Carnet de voyage

Une semaine à Pékin

32 étapes
5 commentaires
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Pékin : capitale de la Chine. 3.000 ans d'Histoire et 22 millions d'habitants. Une véritable ville mégapole de laquelle bat le cœur tout un pan du monde oriental. Découverte de la ville en août 18
Août 2018
7 jours
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Aéroport international de Pékin

Pékin s'ouvre au monde

A l'aéroport de Pékin - Août 18 

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Place Tian'anmen

La Place Tianan men

Quarante hectares, dont 800 mètres à traverser dans la longueur. La Place Tianan Men est un imposant lieu de centralité où dominent tous les symboles du pouvoir de l'Etat chinois. Autour de la place, les monuments, nombreux, évoquent la grandeur de la Chine : Musée National, Mausolée de Mao, Assemblée Populaire font partie des très voyants édifices imposants encerclant ces très impressionants lieux.

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En plein centre de Pékin, ce beau bâtiment dû à un architecte français incarne le nouveau vcisage harmonieux de la capitale. Le Centre national des arts du spectacle est LA grande salle de spectacle dotée d'un opéra, une salle de concert et une salle de théâtre. Le bâtiment se trouve en plein centre à quelques hectomètres de la Cité Interdite.

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Le nid d'oiseau, le Cube d'Eau et la Tour Ling Long font partie des symboles des JO  de 2008

Les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 ont oermis une transformation radicale de la Ville avec l'aménagement d'un superbe parc aux infrastructures sportives. Dix ans parès leur Jeux, les Pékinois continuent de s'approprier l'héritage olympique en faisant du site un lieu populaire de promenades et de fêtes.

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La Cité Pourpre est actuellement le site touristique le plus extraordinaire de toute la Chine. Sa surface démeusurée ( 72 hectares !!!) constitue la résidence impériale au XVème siècle. Véritable ville dans la ville, le Palais représente un lieu de pouvoir sur l'Empire du Milieu cumulé à son rôle de résidence officielle. Si vous visitez la Cité Interdite, prévoyez beaucoup de temps (six heures me furent nécessaires pour en faire le tour, en abrégeant un peu sur la fin).En raison de sa fréquentation surabondante, les autorités ont plafonnés à 80.000 visiteurs quotidiens. Il n'y a plus de billeterie - ce qui est bien pratique pour ne pas attendre à l'entrée). Les réservations se font depuis le site officiel :http://www.dpm.org.cn/Home.html

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Une soirée mi figur mi raisin au théâtre rouge pour le spectacle de kung fu. Le show, bien rodé depuis ses quelques 5.000 représentations semble un peu essouflé malgré son efficacité et son peps'.

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Peu de touristes occidentaux s'aventurent dans ce grand musée dédié à l'Histoire de la capitale de la Chine. Le Musée de la Capitale est située un peu en dehors des circuits, à quelques stations de métro seulement de la place Tian'An'Men, le long de l'avenue la plus longue du monde - 36 kilomètres de ligne droite.Très courus des visiteurs chinois, le Musée de la Capitale permet de mieux cerner l'Histoire mouvementée de la ville à travers des âges, depuis des dynasties impériales jusqu'à la république populaire que l'on connait aujourd'hui.

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Sur une simple question de gigantisme, le Palais d'Eté de Pékin est une étape incroyable. Un espace de 2.9 km². Si l'essentiel est une pièce d'eau - déjà impressionante en elle même - les jardins et bâtiments représentent 70.000 m² à découvrir lors de longues promenades. Ce Palais d'Eté date du XIXème siècle, construit par l'impératrice Cixi après les terribles destructions des Européens (dont la France) de l'ancien palais d'été.

Classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco, le site est reconnu pour sa qualité universelle.

"Le Palais d’Été de Beijing est une expression exceptionnelle l’art créatif du jardin paysager chinois. Il intègre réalisations humains et nature en un tout harmonieux. Il est l’archétype de la philosophie et de la pratique des jardins chinois, qui ont joué un rôle déterminant dans le développement de cette forme de culture dans tout l’Extrême-Orient. Les jardins impériaux chinois, illustrés par le Palais d’Été, constituent un puissant symbole de l’une des principales civilisations du monde."


On pourrait passer une journée entière, uniquement en faisant un tour rapide. En trois heures de visite, j'ai mis la priorité sur l'imposant Pavillon des Nuages Ordonné dominant les hauteurs du parc.

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Entrons dans l'intimité des Pékinois. Les hutongs sont ces petites habitations basses, que l'on retrouve un peu partout dans la capitale. Cet habitat traditionnel répond aux grands ensembles de type immeubles, qui prennent petit à petit toute la place dans l'urbanisation de Pékin.

De petites rues conduisent à ces jolies portes cochères rouges. Derrière, on retrouve en général une cour ou des ruelles où sont aménagées des habitations. Souvent sommaires, les habitations sont composées d'une unique pièce à vivre. Les sanitaires sont collectifs et sont regroupés plus loin pour l'ensemble du quartier.

Il y a toutes sortes d'hutongts à Pékin. Il peut s'agir de magnifiques artères commerçantes où la foule se retrouve pour du lèche-vitrine. Plus rarement, on devinera une belle cour d'une habitation - individuelle alors - plutôt cossue. Très souvent, on trouvera les travailleurs pékinois dans un mode d'habitat qui concerne encore 20% de la population, sous une forme semi-collective.On visite à pas de loup. Le silence est roi et on a vraiment l'impression de pénétrer l'intimité des familles. Sur les quelques personnes que j'ai pu y croiser, l'accueil fut tantôt chaleureux, tantôt moins sympa lorsque on ne me chassa pas carrément.

Les zones touristiques ne posent bien évidemment aucun soucis.

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Pour le plaisir, j'ai tenté de capter l'ambiance et le calme de ces quartiers populaires une fois la nuit venue.Une photo ne peut pas tout dire. Imaginez vous trouver le silence alors qu'il est à peine 20 heures, dans une mégalopole de 23 millions d'habitants, que la chaleur humide accompagne la nuit tombante, que les rares lumières viennent de ces petites habitations desquels on perçoit un peu de vie.Ce fut un des moments les plus forts du voyage.

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Une part du mystère de Pékin se retrouve sur cette belle place rectangulaire au coeur d'un quartier étrangement préservé. Ici, les hutongs remplaçent les immeubles et la Tour des Tambours répond en écho à la Tour de la Cloche. Nous nous trouvons un peu au nord de la Cité Interdite et de la Colinne au Charbon pour découvrir ces deux beaux édifices du patrimoine pékinois. Les habitants se rassemblent sur ce lieu assez passant. Les gamins jouent au foot et les aînés font danser le ruban sous le rythme d'une musique traditionnelle chinoise.On penserait que le temps s'est arrêté si la Tour des Tambours n'était pas là pour battre le temps. Les musiciens offrent une démo rythmé tout au long de la journée, faisant revivre une tradition vieille du XIIIème siècle.

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Pour tout dire, impossible de ne pas voir l'imposant édifice construit dans le plus pur style soviétique. Bordant la Place Tien An Men sur son côté est, il propose quelques 64.000 m² d'exposition, en faisant l'équivalent du Louvre pour vous permettre de situer.Il est gratuit (et oui !) et accueille chaque année près de 8.000.000 visiteurs (donc peu en rapport avec les 80 milliers quotidiens de la Cité Interdite). C'est à la fois un bâtiment impressionant par ses volumes gigantesques, et tout aussi passionnant pour sa plongée dans la culture et l'Histoire de la Chine.Quelques clichés avec des oeuvres picturales à la gloire du régime, des sculptures des héros de révolutions populaires aux côtés de suprenantes oeuvres dans ce petit coin du globe : Dali et De Gaulle !

Au passage, vous apprécierez la belle photo sur la grande place Tian an Men sous l'épais nuage de pollution.

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Partons à l'extrémité sud du centre-ville de Pékin. Un grand parc de 270 hectares ( ! ) concentre une pléide de monuments datant des dynasties impériales Ming et Quing. Quatre entrée : au nord, au sud, à l'est et à l'ouest, pour ne pas faire compliqué - mais s'orienter n'est jamais compliqué en vérité à Pékin.

Au centre du site, le Temple des Prières impressionne avec ses trois terrasses de marbre et ses toits colorés. Sans conteste, on est devant l'un des plus beaux sites de Pékin. Il est accompagné par la Voûte céleste impériale et son mur écho. On découvre aussi l'autel circulaire, imposante place dédiée aux sacrifices d'antan, très adaptée pour cuire sous la fournaise de Pékin un après-midi d'été.

Il faut savoir que ses parcs pékinois sont de véritables lieux de vie. En marge des visites touristiques, les nombreux arbres apportent repos et fraicheur aux habitants qui s'y regroupent. Il n'est pas surprenant de retrouver les anciens danser ou faire la gymnastique. Ici, le long d'un long couloir orné, on découvre les Chinois jouer aux cartes ou à divers jeux de société en toute simplicité. Dans cette ville gigantesque, cette simplicité nous rappelle que la proximité et les moments de bonheur se partagent à partir de petits riens.

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Si l'Argentine a son tango, la Chine détient sa page culturelle avec l'Opéra de Pékin. Ce genre artistique est ultra-ritualisée et codifiée, proposant un mélange de danse, de théâtre et de musique autour d'histoires traditionnelles du folklore national. Les acteurs sont formés dans les moindres détails pendant des années avant de pouvoir jouer une première représentation. L'onirisme de cet univers nous mène très loin du concept d'opéra à l'italienne que nous connaissons en Europe.

Le genre devient en desuetude cependant. Et c'est dans une vieille salle de théâtre d'un hôtel cossu qu'une centaine de spectateurs se retrouvent pour découvrir la représentation du soir. Installé au premier rang, j'ai eu droit aux petits gâteaux et au thé tout en faisant copain-copain avec mes voisins de tables chinois.

Pour les néophytes, c'est une plongée dans un univers complètement inconnu. Les sous-titres anglophones permettent de comprendre l'argument des histoires - tirées des légendes populaires et traditionnelles. La gestuelle lente et cadencée est empreinte de symbole. La musique aiguise le rythme de la pièce.

La plus connue est sans doute Adieu Ma Concubine pour laquelle les cinéphiles connaissent le film éponyme de Chen Kaige. La pièce nous conduit 2200 ans en arrière, à l'époque de Xiang Yu, seigneur de guerre à quelques heures de sa terrible defaite contre son rival qui sera suivie du suicide de sa concubine, Yu, en gage d'amour éternel.

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Ce n'est pas une étape du voyage. C'est le but du voyage ! Beaucoup à raconter, beaucoup à vivre en tutoyant les sommets et en contemplant les siècles depuis son sommet.

Comment passer à côté de la Grande Muraille de Chine ? Ce long serpent de granit promène ses quelques 21.000 kilomètres depuis le VIème siècle.Il existe en fait des murailles, avec des longueurs cumulées qui permettent d'atteindre cette distance astronomique - près de deux fois et demi la distance entre la France et Pékin. Aujourd'hui, bien que classée à l'UNESCO, la Muraille est un gigantesque monument, dans des états de dégradation ou de conservation très variable selon la situation. Passant de manière rapprochée de la capitale, de nombreux sections sont visitables depuis Pékin.

Les sections visitables sont vraiment variées et proposent des approches très différentes, en fonction de la sensibilité de chacun. La plus touristique sera Badaling, avec ses nuées de touristes pour un lieu pensé d'abord comme une adaptation au tourisme de masse. Les adeptes du treck tenteront Jiankou.

Pour ma part, j'ai opté pour la section de Mutianyu. A titre exceptionnel, j'ai pris parti de ne pas m'y rendre par mes propres moyens mais avec une excursion proposé par le service tourisme. Ce service offre le confortable avantage de ne pas s'épuiser, ni se perdre dans les transports en commun. Notre bus est rempli de baroudeurs euroopéens, un peu contraints comme moi de choisir le cadre organisé par défaut. Le principal inconvénient sera de bénéficier d'un temps limité une fois sur place (entre 1h30 et 2 heures sur la Muraille) - donc une certain frustration sur le manque de temps pour en profiter pleinement.

Après deux heures de transport, le bus nous dépose en pleine zone montagneuse. C'est un télésiège (comme au ski) qui nous emmène à 800 mètres d'altitude où la chaleur attend les visiteurs du jour.


La section de Mutianyu est vraiment intéressante car elle a été parfaitement entretenue et reste à l'abri du flux touristique que connait Badaling. Les nombreux montées et descentes assassines longent les crêtes des montagnes sur 2200 mètres avec d'importants dénivelés. Les marches d'escalier succèdent aux longues pentes-montées à plat. C'est un superbe panorama de montagne qui s'offre - même si la pollution vient un peu casser le truc. Plusieurs tours de guet sont disposés sur ce parcours - 22 que vous pourrez compter lors de votre voyage.


La visite de Mutianyu, c'ets un moment intense. On n'a pas forcément envie de redescendre tant le lieu parait extraordinaire. La promenade est rapidement éprouvante avec un effort physique pour monter les marches dans les endroits les plus pentus.

Ce court passage restera un souvenir impérissable. Lors du prochain voyage, j'organiserais sans doute de manière à vraiment profiter - quitte à investir le paquet pour un guide et un véhicule conduisant sur une autre section. La Grande Muraille est vraiment un incontournable. Et je ne peux que conseiller en Top One de faire le crochet jusqu'à Elle - même pour un séjour de transit à Pékin.

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Si le dépaysement ne vous a pas encore surpris lors de nos premières étapes, gageons que vous serez surpris à présent par le Temple des Lamas - ou Lamaserie Yonghe. Dans une ville où tout est grand, ce temple est le haut-lieu du boudhisme tibétain dans la capitale chinoise. C'est donc avant toute chose un lieu de culte, dont la visite se fait en cohabitation avec les moines boudhistes veillant sur les lieux et les pratiquants.

Construit à la fin XVIIème siècle, le Temple dut d'abord une résidence impériale avant sa reconversion en 1744. Ce sont une succession de petits bâtiments rouges et de cours sur un axe sud nord qui permettent aux visiteurs d'évoluer dans cet espace clos. Comme pour les nombreux autres sites, on se sent au calme, très loin de l'agitation de la foule. Pourtant, au delà des murs, le périphérique déverse quelques unes des 150 millions de voitures ...

Les Pékinois se saisissent de trois bâtons d'encens à allumer devant chaque bâtiments tout au long de la visite. Une épaisse fumée s'échappe de gros caissons. L'odeur capiteuse caractéristique de l'encens saisit chacun. Malgré une fréquentation importante, les lieux sont très silencieux. Il n'y a pas de groupes de centaines de personnes ni de mégaphones assourdissant.

Le Bodhisattva géant de douze mètres de hauteur est la plus belle pièce à découvrir dans ces bâtiments. On se sent tout petit face cette statue écrasante.

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Un voyage à Pékin ne laisse pas toujours le temps de découvrir l'un des nombreux musées. Ce serait pourtant se priver d'une introduction enrichissante à la culture et civilisation chinoise. A Pékin, les principaux musées sont gratuits. Comme toujours, j'encourage chacun à en pousser les portes - même pour une heure - afin de faire un petit tour et s'imprégner de l'ambiance et découvrir les oeuvres proposées.

Le musée national des beaux-arts de Chine, grand bâtiment à l'est de la Cité Interdite, propose de belles collections dédiées à l'art moderne. Curieux de tout univers pictural, je ne pouvais pas faire l'impasse sur cette étape.


On trouve de belles oeuvres de peintures : je vous ai sélectionné quelques unes qui m'ont plu particulièrement. L'exposition provisoire du moment retraçait la vision poétique de la jeunesse : un regard sur la place des jeunes dans la révolution. Remarquez la beauté de cette équipe de volley-ball où l'esprit d'équipe se dégage instantanément. Le vieil homme torse nu est issu d'une série de jeunes peintres promus par l'académie nationale de peinture.

Les deux photos quant à elles font partie d'un vaste ensemble consacré à la Voie du Relèvement et donc toute l'ouverture marxiste des pans sociétaux de la Chine. Les clichés sont extraits de deux pièces de l'Opéra de Pékin en version Révolution culturelle : La légende de la lanterne rouge et Le Détachement féminin rouge. Coup de coeur aussi pour ce portrait d'un himme à la pipe, dont le noir et blanc et le graphisme m'ont évoqué Hugo Pratt, inspirateur de mes voyages.


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Parfois, on passe à côté de choses toutes simples.

Cet élégant bâtiment est caché dans le labyrinthe des hutongs, dans le quartier de mon hôtel. Ceinturé par les maisons grises traditionnelles, il échappe totallement au regard et au passage des touristes. Encore une surprise, car on ne s'attend pas à découvrir au détour d'une ruelle.

Choisir un séjour long dans une grande ville, c'est aussi accepter de se perdre, d'essayer des rues sans savoir ce qu'il y a au bout. Et découvrir après le tournant une magnifique architecture ou une rencontre surprenante.

Ce bâtiment proposait une exposition sur des oeuvres réalisées par des écoliers. Je n'ai pu identifier qu'à mon retour qu'il s'agissait du Temple Pudu.

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Continuons notre voyage à quelques pas du Temple des Lamas. Après la visite d'un monastère bouddhiste, nous passons dans l'ambiance confucéenne, à mi chemin entre religion et philosophie.

On est dans un vaste espace de 20.000 mètres carrés autour duquel les dignitaires venaient vénérer le philosophe chinois depuis le XIVème siècle. La pensée confucéenne a une influence sur la civilisation chinoise depuis 2.500 ans et continue de marquer l'époque contemporaine à Pékin, dans toute la Chine, comme dans les pays de l'Asie du Sud Est.

On peut admirer les splendides portes et visiter les bâtiments dédiés à l'enseignement au collège impérial de la pensée. C'est une visite déroutante, très loin de nos concepts occidentaux.

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Nous revoilà plongé dans la verdure à deux pas de mon hôtel et de la Cité Interdite.


Quelques images de ce joli parc situé au pied de la Cité Interdite.

Chang Pu He Gong Yuan est placé entre la Porte Céleste et l'entrée de la cité pourpre. Curieusement, peu de visiteurs dans ces grands espaces croisant le végétal et le minéral.

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Eloignons nous un peu du centre de Pékin pour partir le long du périphérique. Nous sommes dans le quartier de Panjiayua. Dans ce secteur fortement urbanisé, le paysage est surtout composé de ces immeubles impersonnels s'alignant sur des kilomètres. Si les lieux ne payent pas de mine, ils sont pourtant très courrus des Pékinois qui savent retrouver à Panjiayuanle marché aux puces et aux antiquités.

Celui qui a connu l'ambiance des souks sera surpris de l'approche chinoise. Ici, pas d'alpague par les camelots mais un calme relatif. Pas de joyeux bordel mais une organisation et une rigueur toute asiatique.

Ce grand marché est composé de deux parties entre les antiquités et les puces. Les produits proposés restent assez homogènes, à tel point que les vendeurs sont rassemblés en secteurs en fonction des articles proposés.

Des bijoux en jade, de la porcelaine, des colliers de perle ou des meubles anciens (sinon rendus anciens) constituent une grande partie du contingent. Dans la partie "puce", on va croiser des objets plus hétéroclites allant de l'utile de la maison aux pièces rares et innatendues. Le plus surprenant aura été cette collection d'insignes à l'effigie du IIIème Reich proposée avec le même détachement que nous aurions en bradant un pins de Pol Pot.

N'hésitez pas à visiter le marché pour trouver les souvenirs de votre séjour à Pékin. Cette expérience vous plongera au contact de la population. Il vous faudra négocier sévère en divisant les prix annoncés par dix.

Pas de vente forcée ici - si le prix ne vous convient pas, on ne vous en voudra pas.

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Ce site remarquable situé au Nord du centre de Pékin est souvent oublié des circuits établis par les tour-operators. Il serait dommage de passer à côté du Palais du prince Gong, tant il représente la structure de la maison traditionnelle pékinoise.

Petit condensé de tout ce que l'on peut voir lors de cette visite 

Comment ne pas succomber au charme ? On traverse cette vaste propriété composée de petits bâtiments. On retrouve la belle couleur pourpre aux murs et les toits cuivrés.

De beaux bâtiments bien préservés 

Si les visiteurs occidentaux désertent ce site, il n'en reste pas moins un lieu touristique très fréquenté par les Asiatiques. Les groupes sont assez nombreux, parfois plus de cent personnes, dans une ambiance bruyante : le guide est souvent armé d'un mégaphone assez puissant pour couvrir le bruit du groupe voisin.

La foule, encore la foule, marque de fabrique de toute visite à Pékin 


On est dans la demeure princière la mieux conservée, peut-être de tout l'Empire du Milieu. Un lieu idéal pour capter l'âme de ces jardins et ces petits bâtiments où vivaient les seigneurs à une époque où nos aristocrates privilégiaient les domaines du Val de Loire.

Ambiance zen dans les jardins

La dernière partie de la visite est consacrée aux jardins et donne un aperçu époustouflant du savoir-faire chinois. Les espaces sont aménagés dans le moindre détail avec une richesse étonnante. La pièce d'eau - ici en photo - n'est qu'une partie des 28.000 m². Comme il est agréable de flâner et s'égarer.

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Le regard bienveillant de Mao veille sur le destin de la Chine
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Pékin ne brille pas partout pour son activité nocturne. Seuls quelques quartiers bravent la tombée de la nuit et offrent une activité passée 18-19 heures. Un des principaux endroits à découvrir reste Ghost Street. Loin d'être fantômatique, cette avenue de 1500 mètres propose une enfilade de restaurants où la jeunesse se retrouve joyeusement.

Si une bonne partie de Pékin n'est pas très expansive, une certaine chaleur humaine se dégage dans ce quartier très animé. La foule est autant dans les restaurants que sur les alrges trottoirs où des petits tabourets font office de salle d'attente avant de retrouver ses potes ou son tour pour une table.

Pour choisir le restaurant, l'embarras du choix prévaut dans un concours de lumières scintillantes.

Pour cette soirée, j'avais choisi un excellent restaurant de viande embrochée et cuite dans une sorte de bouillon épicé. Une expérience culinaire étant donné que je n'ai pas trop compris la composition du repas, ni le mode de cuisson. Mais nous y reviendrons dans un prochain post dédié à la cuisine chinoise.

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Croisé dans un quartier en construction, ces affiches bordaient le chantier d'un immeuble en plein Pékin. Elles évoquent la vision de la municipalité de Pékin sur la vie dans la capitale chinoise.

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Si l'on considère l'étendue de la mégapole, traverser Pékin à pied est impensable. Circuler en bus exige une connaissance de la langue (en absence de plan du réseau). Le taxi serait une bonne option pour les jambes mais il y a les bouchons...

Au final, avouons le, le métro représente le mode de transport en commun le plus pratique et sutout le plus rapide pour se rendre d'un point à l'autre de la ville.

La circulation en métro ne coûte quasiment rien. Le trajet revient à moins de 50 centimes d'euros. En revanche, l'accès demande un petit peu d'attention, d'où ce splendide mode d'emploi qui vous convaincra d'user et abuser de ce noble mode de transport.

La foule attend de passer les portique à Tian An Men East 

Le métro est un lieu sûr, propre et agréable. Au contraire du métro parisien qui sent mauvais et reste craignos. Pour assurer cette sécurité drastique, les passagers doivent passer sous les portiques de sécurité. Tous les sacs et bagages sont passés aux rayons X (y compris sacs à mains). Les bouteilles d'eau sont inspectées au laser.

L'accès à la station peut donc prendre du temps. Mais, honnètement, en fonction de l'heure et de l'importance de la station, on peut passer direct.

On achète sa carte au  guichet ou aux distributeurs automatiques 

En fonction de vos besoins, on choisit ensuite la billeterie automatique ou bien les guichets pour prendre une carte magnétique qui fera office de titre de transport. Attention, la carte servira à l'entrée ou à la sortie. Le guichet coûte un rial de plus que la machine. Il servira néanmoins en fin de soirée (à partir de 20h30 / 21 heures) ou en cas de problème avec votre carte.

Dois-je vous suggérer de choisir le mode anglais ? 

A Pékin, on paye en fonction du trajet. Du coup, il faut acheter une carte pour chaque voyage. Je vous déconseille d'en prendre plusieurs d'avance. L'écran tactile permet de sélectionner la station d'arrivée. On peut payer en pièces ou en billet. Les plus modernes utilisent les moyens de règlement sans contact.

La suite n'est pas compliqué puisque on présente simplement la carte magnétique pour ouvrir un portique automatique. Curieusement, personne ne s'amuse à sauter par dessus la barrière automatique. C'est probablement dû à la présence des militaires, omniprésents dans chacune des stations.

On accède à des quais assez proches de la zone guichet. Dans 99% des cas, les deux sens se font face à face. On choisit la bonne direction à partir des totems. Les gens se positionnent face aux portes automatiques dans des mini-files d'attente.

Il n'y a plus qu'à prendre le prochain train. Bon voyage et n'oubliez pas de ranger la carte que la machine avalera à votre sortie. 😉

En descendant de votre station, cherchez les plans de la station. Ils indiquent les sorties par des lettres alphabétiques en fonction des points cardinaux ou des points d'intérêts du quartier.

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Wangfujing Street est une grande artère piétonne qui contraste avec les sites patrimoniaux que nous avons ensemble découvert lors des étapes précédentes. On est dans le Pékin moderne, l'univers des immeubles récents dont le panorama gratte le paysage pékinois 90% du temps.

Ce quartier nous plonge dans un monde de luxe, où de gigantesques centre-commerciaux s'alignent au fil des hectomètres. DIfficile de mesurer les écarts de niveau de vie tant on se croit dans un temple de la consommation mondialisé.

Wangfujing est la rue commerçante la plus connue de Chine.

Les immeubles succèdent aux immeubles dans un élan de modernité
Les centres-commerciaux sont concurrencés par les restaurants dans ce quartier dédié à la consommation


Un hôtel de luxe et un centre-commercial brillant de mille feux 
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Le véritable intérêt de ce quartier se trouve derrière un beau portique coloré en style traditionnel. Les touristes sont nombreux à se presser au marché du soir. De petites échoppes proposent des grillades. Ici, on peut manger tout ce qui vous paraitra étrange et innatendu. Scorpions, étoiles de mer, hippocampes, insectes et autres trucs bizarres sont plantés, prêts à faire saliver les plus téméraires visiteurs.

C'est un peu la caricature de la Chine qui se présente sur les étals. Comme nous le verrons dans un prochain épisode, on mange très bien à Pékin, et pas forcément des choses étranges. Mais on vient d'abord chercher des sensations fortes.

Bon appétit
La larve de ??? avait un petit goût bien terreux. Le scorpion était bien meilleur, avec sa saveur cacahouette.
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Etonnant de découvrir cette église en ces lieux pas vraiment bercés par le christianisme.

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Le Temple de la Terre répond, au nord de Pékin, au temple du ciel, que nous avions visité plus au sud. Bien moins de monde dans ces lieux peu fréquentés par les touristes, et laissés pour une fois à la disposition des habitants de Pékin.

Si ce site traditionnel tient aujourd'hui du parc public, il a été sous le règne de quatorze empereurs le lieu des sacrifices rituels. On peut découvrir en écho au site méridional ce vaste espace au septentrion de l'ancienne enceinte impériale.

Visitant un jour de semaine, je n'ai pas croise foule. Mais dans un recoin du parc, j'ai pu assister à une compétition de cricket animée par de paisibles retraités.

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Des chats en vitrine d'un magasin 
Les scouts chinois - Une biche 
Le canard laqué version cuisiné et version lyophilisée 


Un panneau d'expo à la Cité Interdite
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Si l'on visite la Chine, on s'attendra forcément à une expérience culinaire aventureuse au moment de passer à table. Difficile de parler de "cuisine chinoise", tant la vision que nous pouvons en avoir reste segmenté aux restos chinois de zones commerciales.

Comment résumer la cuisine d'un pays trois fois plus peuplé que l'Europe et tout aussi vaste ? Chaque région possède ses influences, ses spécialités, ses habitudes pouvant totalement varier d'un endroit à l'autre.

Mettons les clichés de côté. On mange très bien à Pékin - et en général pour pas cher. Les restaurants sont partout et offrent une expérience gustative surprenante. Les viandes ne sont pas vraiment différentes de chez nous - le marché aux brochettes restant un cas à part pour amuser la galerie.

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Dans une ville de 22 millions d'habitants, les solutions pour manger ne manquent pas. On croise souvent de petites épiceries sous le modèle de nos épiciers arabes parisiens. On croise aussi des superettes dont la priorité va au primeur et à la viande. Les quantités mis sur les étals sont toujours impressionnantes.

Un supérette de quartier  avec les fruits et légumes à gogo

La restauration n'épouse pas le concept français du service. On peut venir à toute heure de la journée. Les salles se veulent avant tout conviviales avec de grandes tablées pour que passe un moment sympa en famille ou entre potes. J'ai eu l'impression que la priorité n'était pas dans l'assiette mais plutôt au lieu de socialisation que représente le restaurant. Les plats sont servis très vite - on n'attend pas plus de cinq minutes après la commande.

Un peu de légumes et des ravioles 

Le quartier de Ghost Street, que nous avions évoqué, est une longue artère bordée de restaurants de tous côtés. J'avais flashé sur le concept de l'un d'entre eux. Il fallait faire cuire son morceau de viande dans une sorte de bouillon épicé très fort et chauffé sur une plaque. Une sorte de fondue bourguignonne avec une large variété de viande.

Les petits morceaux de viande sont bouillis dans la soupe chaude épicée 

La viande est présentée coupée en fines lamelles et associée à un légume et/ou un féculent qui pourra être du riz ou du milet. C'est l'association des trois qui forme le plat unique proposé. On peut aussi compter sur des soupes. Sur un restaurant spécialisé, j'ai goûté à la cuisine de la Chine du Sud avec la surprenante fleur de bananier.

Mon plat coup de cœur restera sans doute cette étrange soupe de tripes épicée aux piments. Un délicieux plat. Renversant !

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Une des allées de la Cité Interdite 

Nous tournons à présent la dernière page de cette aventure chinoise. Mon séjour de 8 jours a été riche en découvertes. J'espère, au travers cette trentaine d'épisodes, vous avoir donné envie de découvrir la capitale de l'Empire du Milieu lors de vos prochaines explorations.


Avant de nous quitter, je voulais vous soumettre quelques littératures qui m'ont convaincu de prendre le billet d'avion pour la Chine. Et peut-être d'y retourner pour mieux connaître d'autres régions. Une vie ne suffirait pas à en faire le tour...