Carnet de voyage

Malaisie

8 étapes
2 commentaires
3 semaines en Malaisie: deux sur la péninsule et une à Bornéo
Du 20 juin au 12 juillet 2019
23 jours
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Nous partons de Tokyo en avion à 23h30 et arrivons à 6h du matin en Malaisie. Le changement est radical: la chaleur est pesante et moite, la pauvreté est beaucoup plus visible avec des gens qui dorment sur des cartons dans la rue et le pays est étonnement cosmopolite et multiculturel. En effet trois communautés (malaise, indienne et chinoise) cohabitent dans le pays, on croise donc dans la rue des chinoises en mini-jupe, des indiennes en saris et des malaisiennes voilées (hijab, niqab). Le mélange des genres et leur cohabitation est assez impressionnant de prime abord. Et clairement en quelques minutes on est déjà loin du Japon 😀.

Le pays a ses règles: risquer deux ans d'emprisonnement si on fume sur le quai de la gare ça peut étonner... Et attention aux comportements indécents 😀.

Kuala Lumpur (KL) est une ville de 7 millions d'habitants. Son nom signifie "confluence boueuse". En effet en 1857 le Rajah Abdullah monte une expédition pour remonter la rivière Klang en vue de trouver de l'étain. Après plusieurs jours de navigation il arrive au confluent des rivières Klang et Gombak et est stoppé car le confluent est trop boueux. C'est la naissance de KL.


On loge dans le centre-ville dans une chambre double au 1000 Miles Hotel et pour cette première journée on se promène dans le quartier colonial et l'hyper-centre: le "Golden Triangle".

Un premier (notre premier!) temple indien:

La mosquée Masjid Jamek contraste au milieu des immeubles modernes.

Le Merdeka Square où flotte le drapeau malais, c'est ici que fut proclamée l'indépendance en 1957 (merdeka signifie indépendance en malais).

En fin de journée on monte en haut de la Menara KL Tower. Haute de 421 mètres c'est la 7è plus haute tour de télécommunication du monde. D'en haut on voit les fameuses Petronas Towers, les plus hautes tours jumelles du monde (452 mètres de haut).

On se rapproche à la nuit tombée des Petronas Towers, le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles en imposent! Dommage pour le spot lumineux qui gâche la photo mais on ne peut pas faire sans...

On termine la journée en se cherchant un endroit pour dîner. Il y a beaucoup de stands de street-foods, les terrasses des restaurants sont de sorties, les rues sont bondées, grosse ambiance le soir à KL 😀. Par contre la pauvreté affleure et on voit des scènes que nous n'avons pas chez nous. Dans cette grande rue passante, un homme faisait la manche par terre, il avait le visage brûlé à 100% il n'avait même plus d'oreilles...

Finalement on arrête notre choix sur un restaurant indien où on se régale pour 4€/personne.

La nourriture indienne est clairement la moins chère donc on ne se privera pas durant tout le séjour! En optimisant on arrive à manger pour 1€-1€50 par personne en prenant un seul plat et pas de boisson.


Le lendemain matin on s'éloigne du centre-ville pour aller visiter les Batu Caves. C'est un ensemble de grottes naturelles aménagées en temple il y a plus de 100 ans. C'est aujourd'hui le plus important sanctuaire hindou du monde, en dehors de l'Inde.

On a aussi la version girly avec le groupe de chinoises qui font une photo souvenir 😀. Andréa s'est glissée dans le groupe, saurez-vous la retrouver?

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Malacca est le plus ancien port de Malaisie, la ville a connu au XVème siècle une formidable expansion grâce à sa position stratégique au carrefour des moussons dans le détroit de Malacca. Cette richesse a attiré les convoitises: la ville a été colonisée par les portugais et est restée sous leur domination pendant près de 130 ans. Elle est ensuite tombée sous le contrôle des Pays-Bas puis est devenue une colonie britannique en 1824 pour finalement ne redevenir une ville malaise qu'en 1957 au moment de l'indépendance du pays.

La ville conserve une certaine empreinte de cette époque coloniale et nous faisons l'A/R depuis Kuala Lumpur dans la journée pour y flâner quelques heures.

En arrivant on attend le bus et on se rend compte qu'ici l'écologie ce n'est pas la priorité numéro 1. On voit une scène inédite et aberrante de notre point de vue: un chauffeur de bus s'arrête, descend de son bus en laissant le moteur allumé, part et ne revient que 30min après. Trente minutes de moteur qui tourne à l'arrêt pour le plaisir. Mais pourquoi!? Cette habitude semble être répandue, on verra plusieurs fois la même chose en Malaisie...

Enfin notre bus arrive et on rejoint le centre colonial. On y trouve notamment la fameuse Christ Church construite en briques rouges à la mode hollandaise ainsi qu'une fontaine en marbre érigée en commémoration du décès en 1901 de la Reine Victoria.

On se balade dans les ruelles de la vieille ville.

Ensuite on croise les célèbres tuk-tuks (très) colorés de Malacca. Il y en a pour tous les goûts: My Little Pony, Pikachu, Hello Kitty et j'en passe, c'est un festival et... les touristes chinois adorent 😀.

On fait un tour du côté du mémorial de proclamation de l'indépendance et de la Porta de Santiago, le seul vestige de la forteresse qui entourait la ville du temps des hollandais.

On termine par une balade le long du canal avec ses grandes fresques murales.

Pour quitter la ville on souhaite reprendre le bus pour rejoindre la gare et on tombe sur un os: tout le monde nous dit que le bus passe toutes les heures mais personne ne sait précisément quand. Il faut bien tomber, au pire tu attends une heure. Pas de chance, on attend 30 minutes et toujours pas de bus à l'horizon. Le temps nous étant compté on prend un taxi pour ne pas rater notre car.



NB: Andréa n'était pas sur la photo avec le groupe de chinoises aux Batu Caves, mais ça aurait pu 😀

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Après la chaleur étouffante de Kuala Lumpur nous nous rendons dans la ville de Tanah Rata dans les Cameron Highlands, à 1400 m d'altitude. La température y est supportable toute l’année, aux alentours de 20°C. Cette bouffée d'air frais est la bienvenue ! Les collines plantées de théiers font la réputation de la région, on va voir ça de plus près 😀.

Après 5 heures de bus, de nombreux virages (remake des routes de montagnes du Laos) et une finale de Koh Lanta en replay (😀), on arrive à destination.

Le lendemain matin on prend un taxi pour aller visiter la Cameron Tea Valley.

Et nous y voilà: les collines recouvertes de théiers, plutôt sympa!

Les théiers sont récoltés tous les 21 jours. Grâce à l’utilisation de grosses pinces avec réservoirs chaque cueilleur (en blanc sur la photo) récolte plus d’une centaine de kg de feuilles par jour.

Dans l'après midi on part en randonnée sur un chemin balisé. Il y en a une dizaine et, le temps étant incertain, notre choix s'arrête sur le trail n°1(le plus court). Au final c'est trop simple, on en veut plus, les mois de voyage passant on devient des machines, sans nos 10 km de marche minimum par jour on ne se sent pas au top (sans rire). On rattrape donc d'autres chemins plus sportifs, on mouille "le maillot" et on passe au final 3x plus de temps que prévu dans la forêt malaisienne.

Il y a pas mal d'autres activités qui nous semblent "attrape-touriste" donc on boycotte tout le reste et dès le lendemain on prend le bus à l'aube en direction de l'île de Penang, plus au nord.

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Après 4 heures de bus et une pause de 20-30 minutes le moteur allumé (malaysian style), on arrive à Butterworth et on prend un ferry pour 1.20 RM (soit 20 centimes/pers pour 20 min de traversée) pour rejoindre l'île de Penang.

Penang a attiré les colons européens dès le XVIIIè siècle grâce à sa position stratégique dans le détroit de Malacca et a ainsi connu un essor important. Georgetown est la ville principale de l'île et est classée, comme Malacca, au patrimoine mondiale de l'Unesco.

On loge dans le quartier indien et notre voisin est une star, à plus de 90 ans c'est la dernière personne de la ville à créer des encens manuellement, et il ne chôme pas 😀.

La ville de Georgetown a su se développer tout en gardant son charme et son authenticité, on prend plaisir à s'y balader en admirant ses vieilles maisons, ses jolies ruelles, ses fresques murales, ses restaurants ambulants. On adore l'ambiance!

La mosquée du centre-ville:

Les petites ruelles sympa où on se se perd avec plaisir. A chaque coin de rue on peut encore tomber sur des bâtiments à l'architecture coloniale.

Les petites "spécialités" du coin. La photo de droite on dirait des pasteis de nata au Durian (on n'a pas osé essayer). Le Durian c'est un fruit d'Asie du Sud-Est qui a une forte odeur, tellement qu'il est interdit dans la plupart des transports en communs et hôtels.

On termine notre tour de la ville par une ballade sur la jetée, où on trouve un petit ponton sympa pour se poser quelques minutes.

Après deux arrêts rapides aux Camerons Highlands et à Penang, on est en avance sur notre planning prévisionnel pour la Malaisie donc on décide d'ajouter une étape en nous rendant deux jours sur l'île de Langkawi, à l’extrême-nord de la Malaisie.

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Pour rejoindre Langkawi on part de Georgetown à 8h et on enchaîne 20min de marche, 20min de ferry pour rejoindre la terre ferme, 1h30 de bus (#pauseaveclemoteurquitourne) pour rejoindre la ville d'Alor Setar plus au nord, 15 min de bus pour rejoindre l'embarcadère, 2h de bateau pour rallier l'île de Langkawi et 30min de taxi pour rejoindre sur les coups de 16h notre Guest House du côté de la plage de Pantai Cenang. Tout se mérite! 😀

Dans les couloirs de l'embarcadère pour Langkawi, on est tombé sur une suite d'images de publicité pro - huile de palme. C'est amusant de tomber là-dessus sachant que chez nous l'huile de palme est diabolisée car sa production impliquerait une importante déforestation et elle serait riche en acide gras saturés donc mauvaise pour la santé. Mais l'Indonésie et la Malaisie à eux seuls représentent 80% de la production mondiale d'huile de palme. Donc la Malaisie a tout intérêt - économiquement - à ce que ses habitants soient pro-huile de palme.

Voici quelques affiches avec des messages parfois savoureux au regard de ce qu'on reproche à cette industrie:

Pour revenir à nos moutons, on vient donc d'arriver dans notre Guesthouse à Langkawi et on commence notre période "vacances". Oui on est en voyage depuis 3 mois mais non ce ne sont pas vraiment des vacances (enfin si un peu 😀, mais ultra actives alors). On est en permanence en mouvement donc là on a décidé de s'octroyer une semaine et demi de repos sur des îles. On commence par 3 jours à Langkawi puis on ira 6 jours sur les îles Perenthians (prochain article). En dehors du transfert entre ces deux îles, le programme sera: grasse matinée, bronzette sur la plage, lecture et snorkeling. Une dure période qui s'annonce...

On fait le choix de ne pas visiter Langkawi et de se tenir à notre programme qui consiste à "ne rien faire" (plage, sieste, plage, apéro, grasse mat').

Après deux dures journées à lézarder sur la plage, on part pour les îles Perenthians.

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Après une courte nuit en bus, on arrive à 5h du matin à Kuala Besut le long de la côte est de la Malaisie. On petit déjeune et on fait la sieste en attendant 7h, heure à laquelle on prend un bateau pour parcourir les 19 km qui nous séparent des îles Perenthians. Le trajet est un peu mouvementé car est on sur une petite embarcation et on prend un orage en pleine tête, on arrive trempés 😀!

Il y a deux îles, une grande (Kecil) et une petite (Besar), on commence par 3 jours sur la petite pour ensuite aller 3 jours sur la grande. La petite île est réputée comme étant plus festive car principalement peuplée de backpackers, au final on est du bon côté de la plage et c'est calme.

On loge dans une tente au camping car c'est ce qu'il y a de moins cher (30€ la nuit). On a de la chance, le camping est tout neuf et pendant 2 jours on est les seuls dans le camping et on occupe la tente "présidentielle": placée juste en face de la plage.

La vue de l'entrée de notre tente:

On passe nos journées à lire, à se baigner et à faire du snorkeling. On croise d'ailleurs une belle tortue sur la plage d'en face (la plage du Perenthian Island Resort) où nous sommes partis en bateau une après-midi:

On quitte ensuite cette île pour rejoindre la grande île (Kécil), réputée comme étant plus calme et cette fois on loge dans un bungalow. Notre résidence est "envahie" de français donc on passe l'essentiel de notre temps sur la plage.

On prend également le bateau pour aller sur une plage réputée pour son spot de snorkeling.On y reste deux bonnes heures, c'est incroyable tout ce monde sous-marin qui fait sa petite vie! 😀

Après le snorkeling, un repos bien mérité 😀!

Cette période de "vacances" touche à sa fin, on a adoré et nos corps aussi ont doré! 😀

On reprend le bateau pour rejoindre la terre ferme, sous un superbe soleil contrairement à l'aller. Ensuite on souhaite prendre un bus mais ça ne fonctionne pas: on attend dès 14h le bus de 15h mais il ne vient pas et à 15h30 on rend les armes. On prend donc un Grab en covoiturage avec un couple d'espagnols jusqu'à Kota Bharu d'où on prend l'avion pour l'île de Bornéo située à près de 1000 kilomètres.

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On atterrit en fin de journée à Bornéo, "la perle de la Malaisie", la 4è plus grande île du monde. Elle est partagée entre 3 états: la Malaisie (26% de l'île), le Brunei (1%) et l'Indonésie (73%). L'île compte parmi les zones du monde les plus riches en biodiversité.

On loge à Kuching dans l'état du Sarawak, dans la partie malaise de l'île (au nord). On y reste 6 jours et on compte rayonner tous les jours depuis ce camp de base. Pour illustrer j'ai mis ci-dessous la carte avec en haut à gauche la Malaisie en orange-rouge et la carte centrale représentant le Sarawak avec nous en bas à gauche à Kuching.

La ville de Kuching est plutôt sympa, les gens sont accueillants et la promenade le soir le long du canal est agréable avec la mosquée sur l'eau et le bâtiment de l'assemblée avec son architecture moderne.

Ici il y a très peu de transports en commun et peu de taxis donc pour se déplacer soit il faut opter pour un tour organisé (cher et trop de monde - pas pour nous), soit il faut prendre un Grab (équivalent Uber). C'est très nettement moins cher qu'un taxi (par exemple on paye 35-50 en Grab au lieu de 100 en taxi: il n'y a pas photo). D'ailleurs les taxis se sont aussi mis à Grab donc un conducteur Grab peut être un particulier ou un "vrai" taxi. On se rendra même compte que Grab rencontre un tel succès qu'un bon nombre de lignes de bus ont été supprimées car Grab a pris tout le business du transport, assez dingue!


On prend donc notre premier Grab pour aller au Semenggoh Wildlife Center, un centre de réhabilitation des orangs-outans et l'un des rares endroits au monde où on peut les voir en semi-liberté dans leur habitat naturel.

On arrive sur les coups de 11h et...raté ça n'ouvre que de 8h à 10h et de 14h à 16h. Notre Grab nous dépose donc dans le centre-ville le plus proche. On déjeune au marché central pour 1€ chacun et on va faire 2-3 courses au supermarché d'à côté. Dans chaque rayon du supermarché il y a un message indiquant que voler est un pêché et que Dieu te regarde (...) 😀.

Ensuite on cherche à retourner au centre avec les orangs-outans mais on n'arrive pas à reprendre un Grab. En effet impossible de trouver du wifi dans cette petite ville et - comme on a fermement décidé de tenir tout le voyage sans carte SIM histoire de se désintoxiquer du portable - nous n'avons pas de data, donc on est mort! Il reste une solution: le stop. Notre première expérience de stop 😀! Comme sur des roulettes: en 3 minutes un gros pickup s'arrête et un jeune malais sympa qui a fait ses études d'ingénieur en Australie nous prend et discute en anglais avec nous.

Le centre est petit et entouré d'une forêt dense. L'attraction principale est le moment où les orangs-outans sont nourris. A heures fixes deux fois par jour, les employés du parc apportent des grands bacs de fruits sur une plateforme dédiée et préviennent les orangs-outans que le repas est servi en poussant le cri de tarzan dans un porte-voix (sans rire! 😀). L'ambiance est marrante, tout le monde attend de voir si les orangs-outans vont venir ou non, tout est possible, ils sont dans la nature et font ce qu'ils veulent.

On aura au final la chance de voir une femelle enceinte puis une femelle et son bébé. On a adoré les regarder malheureusement ils étaient trop loin pour qu'on puisse obtenir des photos satisfaisantes:

Le lendemain, on se rend en Grab au Kampung Annah Rais, un village où vivent une centaine de familles Bidayuh (un groupe indigène de l'île de Bornéo) dans des maisons traditionnelles appelées longhouses.

On arrive à 11h sur place, au milieu de nulle part et après notre aventure d'hier, on demande à notre chauffeur s'il peut nous attendre. Il nous répond qu'il ne peut pas mais qu'il a des amis Grab ici et que nous n'aurons aucun problème à retrouver un Grab. Soit.

On visite donc le village, c'est mignon, c'est typique, on voit des femmes mettre leurs récoltes de poivres à sécher mais en 45 minutes on en a fait le tour (et nous sommes un peu déçus).

On se renseigne donc pour réserver un Grab pour faire la route du retour et là, le drame, on nous dit qu'il n'y a aucun Grab ici (le chauffeur nous aurait menti !?) et pas de wifi donc que la meilleure solution c'est de faire quelques kilomètres à pied pour récupérer la grande route et de là, faire du stop en plein cagnard. On ne le sent pas trop (pas du tout même) donc on demande à des touristes s'ils peuvent nous réserver un Grab, verdict: impossible, aucun réseau ici. Mince (pour être poli) !

On s'assoit donc au bord du parking et on attend que notre bonne étoile s'active. A ce stade là tout est possible. Une bonne surprise comme une énorme galère. Au bout de 5-10 minutes à peine, deux mecs s'approchent de nous et nous expliquent qu'ils rentrent à Kuching et qu'ils peuvent nous ramener, gratuitement. On n'ose pas y croire mais on y va ! 😀 Il s'avère que ce sont deux potes qui travaillent ensemble pour l'Eglise, en cuisinant pour les frères, on voyageant en Chine pour répandre la bonne parole etc. On se retrouve à l'arrière de la voiture, on passe un bon moment avec eux et ils nous ramènent en un peu moins d'une heure.

C'est ça qui est superbe dans le voyage, l'incertitude, le doute, l'inattendu, les bonnes surprises. Quel plaisir de vivre tout ça!


La journée suivante, on se lève à l'aube pour aller visiter le Parc National de Bako. C'est le plus ancien parc national du Sarawak et la grande diversité de ses paysages (forêt tropicale, falaises, plages) en fait une étape incontournable pour découvrir la forêt primaire de Bornéo. On accède au parc en bateau et on compte mettre la journée à profit pour faire plusieurs parcours de treks histoire de découvrir les paysages et idéalement apercevoir les animaux du parc notamment le célèbre singe nasique (j'y reviens plus bas).

On commence par croiser les sangliers barbus. On se demande bien ce que cette moustache fait là! Il va être temps de te raser mon grand 😀!

On commence ensuite la randonnée et ses différents paysages. On se balade sur des passerelles en bois:

Parfois le sentier est constitué d'un enchevêtrement incroyable de racines pendant plusieurs centaines de mètres, qu'il faut parfois escalader.

D'un coup on peut tomber sur des paysages assez lunaires:

Le parc possède également de belles plages, mais gare aux crocodiles!

On fait des rencontres avec la faune du coin! A gauche un langur argenté, un singe à l'air un peu destroy. A droite, vous aurez deviné... 😀

Enfin, on tombe sur la star du parc, le célèbre singe nasique! Cette espèce est en danger et le parc abrite environ 200 singes sur une population totale qui n'excède pas quelques milliers d'individus.

Le singe nasique a un physique qu'on pourrait qualifier... d'atypique! On le repère assez facilement avec sa longue queue blanche et son gros nez mou et tombant en forme de ... euh... j'en perds mes mots 😀 !

Le plus incroyable c'est de le voir de près de face. Pour dire les choses comme elles sont: il a une gueule absolument hallucinante! Un nez proéminent qui occupe une bonne moitié du visage, un énorme bide (mollo sur la bière!), de longs membres, une queue blanche et un sexe qui ne se cache pas! Un drôle de spécimen!


Le lendemain, journée flemmingite aiguëe, on ne décolle pas du lit et de la guesthouse. Ça fait un bien fou des fois 😀!

Pour notre dernière journée, direction le Parc National de Kubah. On commence par un trek dans la forêt de 3h aller/retour qui mène à une chute d'eau où on fait une pause pour se rafraîchir.

On déjeune puis on rejoint le Matang Wildlife Center de l'autre côté du parc. C'est un centre qui recueille des espèces menacées et les réintroduit progressivement dans leur milieu naturel. On peut y voir des orangs-outans, des crocodiles, ours, etc...

On est tombé sur Peter, mon alter ego orang-outan, un mâle imposant qui ressemble vraiment à Chewbacca. On a eu du mal à l'avoir en photo mais on se rend qu c'est une incroyable masse de poils! 😀

Je mets ci-dessous une photo trouvée dans le musée du parc qui nous montre un mâle ressemblant à Peter s'il avait daigné prendre la pose. Le visage est ressemblant et on voit tous ces poils !

C'est clairement l'animal le plus impressionnant que j'ai vu de près! Je suis d'accord avec l'impression d'Andréa sur le moment: "on dirait un homme qui a mis un costume". C'est clair! On a presque du mal à croire qu'il soit vrai...

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Bilan de ces trois semaines en Malaisie:

La Malaisie nous a d'emblée surpris avec son multiculturalisme et ses 3 communautés (malaise, chinoise, indienne) qui cohabitent harmonieusement. Les visites dans la Malaisie péninsulaire ne nous ont pas incroyablement emballé donc on retient principalement le plaisir de se prélasser aux îles Perenthian et les incroyables faunes et flores de Bornéo. Si nous revenons un jour nous irions 2 à 3 semaines uniquement sur l'île de Bornéo pour parcourir la partie malaise des forêts tropicales du sud aux plages paradisiaques du nord.


Côté budget, on arrive à tenir l'objectif de 25€/jour/personne alors qu'on a explosé le budget sur le logement aux îles Perenthian, on est au top et on reste en avance sur le budget global du voyage 😀 !


Nos 3 tops/flops de la Malaisie:

Tops Andréa: le moment privilégié dans l'eau avec la tortue, se réveiller face à la mer aux Perenthian Islands et profiter d'une petite baignade au saut du lit, les jungles de Bako et Kubah.

Flops Andréa: Kuala Lumpur (surpeuplé et atmosphère moins cool), les horaires de bus totalement aléatoires, les odeurs de durians.


Tops Pierre: les impressionnantes Petronas Towers, nos vacances sur les îles Perenthian, le trek dans la forêt tropicale du parc national de Bako.

Flops Pierre: l'ambiance parfois oppressante de Kuala Lumpur, cette habitude malaisienne absolument pas écolo de laisser le moteur tourner à l'arrêt pendant un temps infini, la longhouse Annah Rais.


Maintenant on prend l'avion pour Singapour où on restera 3 jours.


Pour continuer à suivre nos aventures en Asie, voici le lien vers nos carnets de voyage:

https://www.myatlas.com/PierreEtAndrea/tour-d-asie