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La Team MyAtlas

Cambodge : le pays du sourire

"La sagesse : avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit" Oscar Wilde
Du 2 mars au 8 août 2020
159 jours
Dernière étape postée il y a 10 jours
Publié le 1er avril 2021

Bonjour à tous

Enfin le livre pour vous conter notre expédition au Cambodge,

https://www.paperturn-view.com/?pid=MTU154462

Bonne lecture à tous, en attendant nos nouvelles aventures

Bises de Fabienne et Martine

De Kampot nous avons parcouru 148 km pour arriver à la capitale sous des trombes d’eau. Le Tuk Tuk nous fait traverser la ville sous la pluie, un vrai slalom pour ne pas rester bloquées dans les rues inondées..

Mais ce n'est qu'une question de patience ici, car les pluies diluviennes ne durent que quelques instants....

Nous arrivons à notre hôtel bien mouillées. Le Bali Hôtel, une oasis de verdure située à quelques km de l'aéroport nous a fait vite oublier la mousson qui s'abattait dans les rues de Phnom Penh.

Une bonne nuit s'imposait avant de terminer notre périple de 5 mois sur ce continent asiatique.

Le Cambodge recèle de nombreux joyaux comme les temples d'Angkor,  mais pas que cela, d'autres vestiges khmers, le patrimoine architectural des villes, la population accueillante, souriante et des paysages fabuleux... Nous avons eu largement le temps d'apprécier ce pays atypique, nous revenons avec beaucoup de souvenirs, d'émotions et voyager dans un pays pauvre comme le Cambodge, nous a forcément remis les idées en place, face à certains acquis dans notre pays, dit riche. Bon nombre de nos compatriotes devrait ouvrir leurs yeux sur leur situation et sortir de leur bulle hyper aseptisée.

Certes, on ne pas porter toute la misère du monde, mais ce voyage nous a remis les deux pieds dans la réalité.

Fabienne & Martine "Les princesses de Siem Reap" notre surnom au Cambodge🥰👍📸🇰🇭🙏

Publié le 9 août 2020

Nous avons quitté Siem Reap le coeur gros et dit au revoir ( Choum Reap Lear) à notre famille d'accueil JP Prana. Un moment très émouvant, nous avons passé 4 mois dans cet hôtel et nous y étions comme à la maison.

Nous avons pris un bus de nuit pour le sud du Cambodge, direction Sihanoukville pour rejoindre Koh Rong, et découvrir les plages du sud. 11 heures de bus couchettes. Un voyage à faire, pour le fun, mais les couchettes à deux un peu étroites, restent inconfortables. Une pause pipi s'imposait en pleine nuit car le bus ne possédait pas de toilettes😩😩Après avoir roulé toute la nuit nous sommes arrivées vers 6h00 du matin à Sihanoukville sous une pluie battante. Eh oui la mousson démarre en cette saison🌦️🌧️⛈️☔

Un Tuk Tuk nous prend en charge pour nous conduire à la descente du bus et nous amène à l'embarcadère direction Koh Rong. Nous découvrons avec stupeur Sihanoukville, une ville chantier avec des dizaines d'immeubles en construction. Les chinois y investissent des milliards et la transforme en nouvelle Macao😩😩😁😁.

Descendues à l'embarcadère, grosse déception, la mer étant trop agitée en cette période de mousson, aucun bateau taxi ne partira sur les îles durant ces 3 jours. Il ne nous reste plus qu'à nous rendre à Kampot pour passer dire au revoir à des amis français rencontrés chez JP Prana. 😩😁

Kampot est une petite ville coloniale. Les commerces et restaurants tenus par des expats sont nombreux et il y règne une atmosphère douce et tranquille. C'est aussi une ville réputée pour ses plantations de poivre et ses marais salants que nous avons déjà visité en arrivant au mois de Mars dernier. Située à 148 km de Phnom Penh, au sud-ouest du Cambodge, la ville est dominée par la montagne de Bokor. Nous y avons passé 4 jours chez Markus, Catherine, des Suisses qui y vivent depuis quelques années. Ils habitent un p'tit village composé de 6 maisons de tradition khmère, en bois sur pilotis au bord de la rivière. Cet ensemble de maisons communautaires est tenu par un Français, Philippe, un expat, un personnage qui vit au Cambodge depuis des années. Il a été médecin dans des camps de réfugiés durant la période des Khmers rouges.

Nous avons passé quelques jours mémorables (decouverte de bons petits restaurants et une balade en bateau sur le fleuve Preaek Tuek Chhu River❤️) avec Catherine, Markus, Sven, Julia, et y avons découvert la vie d'expats au Cambodge.

Une drôle de vie que nous avons côtoyé lors de ce voyage de 5 mois. Des plus ou moins investisseurs, patrons, managers. Certains y trouvent l'amour, d'autres les emmerdes.. Il y a beaucoup de couples étrangement assortis que l'on peut croiser au Cambodge. Des types tatoués pas forcément beaux, en compagnie de jeunes femmes khmère de 20 ans et 40 kilos de moins qu'eux ? Des filles arrachées à leur misère par un barang de passage tombé amoureux d'elles🤔🤔🤔🤔

Une vie moins reluisante quand on les écoute mais tous adhérent à ce laisser vivre ici au Cambodge. La population est gentille, pas agressive, respectueuse et souriante... la place de la famille est centrale. Elle vit au jour le jour. Ce sont des gens très malins qui ont une sorte de concept de survie ancré au fond d’eux.

Reportages photos

La forêt communautaire des éléphants de Kulen est située dans le district de Prasat Bakong, et se trouve à Ballangk, province de Siem Reap sur 445 hectares. Ce sanctuaire accueille 14 éléphantes qui ont passé la plupart de leur vie à travailler dans l'industrie touristique pour promener les touristes à l'intérieur du parc archéologique d'Angkor. Depuis le début de l'année 2020, le gouvernement cambodgien a interdit l’utilisation des éléphants à des fins commerciales🐘🐘👍

La principale mission du Kulen Elephant Forest est de protéger ces pachydermes en leur offrant une retraite heureuse et d'informer les propriétaires d'éléphants du bien fondé de la préservation de l'espèce restante au Cambodge. Environ 75 éléphants domestiqués subsistent au Cambodge. Certains militants de l'environnement estiment quant à eux qu’il n’en reste plus que 500 à l’état sauvage, parmi lesquels une centaine d’individus vivant dans le sanctuaire de faune de Keo Seima et près de 200 dans les montagnes des Cardamomes. La protection de cet animal incroyable est plus critique que jamais.

Nous avons rencontré Leanne Wallace - Manager du Sanctuaire qui a travaillé auparavant au Royaume-Uni Zoos durant quelques années et sa passion pour les éléphants l'a conduite à s'installer en Asie.

Son expérience en tant que gardienne, formatrice, mahout et éducatrice et le partage de son savoir faire contribuent massivement au succès des objectifs de conservation et de protection de la forêt de Kulen Elephant Forest. Nous espérons, dit elle, être pionnier également dans le programme de reproduction pour les éléphants du Cambodge. Avec si peu d'éléphants restants, nous devons nous efforcer de protéger la diversité génétique pour lutter contre l'anéantissement de la race.

Des moments plein d'émotions de découvrir Chi Ole, Chi Tem, Chi Youl, Chi Chorb, Savah, Chi Tone* dans leur habitat naturel, les nourrir, se balader dans la jungle, les voir se baigner et jouer devant l'objectif de l'appareil photo de Fabienne😍😍😍

Pour information, le sanctuaire a besoin de trois tonnes par jour de plantes pour nourrir les éléphants. Chaque éléphant mange entre 200 kg et 300 kg par jour.


* Chi Ole, 37 ans est très curieuse et dominante, elle aime donc regarder sur le troupeau. Signe distinctif une déchirure en haut de son oreille.

*Chi Tem, 39 ans est notre plus grande et plus forte femelle. Une caractéristique distinctive est ses beaux yeux lumineux.

*Chi Youl, 47 ans est déterminée à obtenir ce qu'elle veut. Elle est très vocale avec sa trompe, elle barėte pour exciter les autres surtout quand elle prend son bain qu'elle trouve très ludique.

*Chi Chlorb, 37 ans est très belle avec une belle forme de tête, de grandes oreilles plates.

*Savah, 47 ans est très petite pour son âge et a une large déchirure dans son oreille gauche. Elle est la plus joyeuse du sanctuaire

*Chi Tone, 47 ans est devenue lz leader du troupeau. Quand elle appelle, le reste du troupeau arrive. C'est une éléphante calme et douce. Quand elle pénètre dans l'eau, elle aime s'asseoir et se rouler.

Reportage photos :

Angkor Eye

A 85 mètres de hauteur l'Angkor Eye offre une vue imprenable à 360° sur Siem Reap. Avec 48 cabines, la grande roue peut transporter 192 personnes à la fois. C'est l'une des plus grandes roues de l'Asie du Sud Est. Fabienne a réussi brillamment son baptême. Quand la passion pour la photo surmonte la peur du vide 👍📷📸

Publié le 17 juillet 2020

Le 12 juillet c’est avec un peu d’avance que le restaurant Khéma Angkor à Siem Reap s’est paré des couleurs 🇫🇷 pour célébrer la fête nationale du 14 juillet. Mesures sanitaires respectées, l'entrée était limitée à 50 personnes. Nous voulions participer et en conséquence, on a pris notre billet pour 5 dollars. L’intégralité du prix des entrées a été reversée à une action solidaire "Hôtels Joining Hands", un collectif d'hôtels à Siem Reap qui œuvre pour distribuer des repas aux plus démunis. Cet événement était initié par la Chambre de Commerce France Cambodge de Siem Reap, en présence de l'Ambassadrice de France au Cambodge Eva Nguyen Binh et du Ministre de l'Education, Santé et Sport, Hangchuon Naron. Le secteur du milieu économique ou résidents expats se sont rassemblés autour d'un buffet concocté par le restaurant Khéma Angkor. (Charcuterie, baguettes, petits fours salés-sucrés, jambon à l'os, crêpes Suzette, macarons, vins, bières, jus de fruits...)👍

Une belle soirée d'échanges, de partage, de nouvelles rencontres...

Un coup de coeur 😍 Un musée hors du commun

L'artiste Lim Muy Theam transforme sa maison pour valoriser l’art et l’artisanat khmers. Il y créé même un atelier afin de transmettre son savoir à de jeunes apprentis et pour continuer à poursuivre ses travaux de création.

Theam est né dans la province de Takeo, où il a vécu jusqu'à la chute des Khmers rouges en 1978. Sa famille s'enfuit et s'établit en France dès 1980 comme réfugiée.

A Paris, Theam suit une formation d'artiste en étudiant l'architecture d'intérieur à l'Ecole Boulle et la peinture à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Après avoir obtenu ses diplômes, il revient 15 ans plus tard au Cambodge, où il œuvre pour le renouveau de l’artisanat cambodgien auprès de la jeunesse.

Pour ses travaux dont quelques uns sont basés sur des photographies de la période khmère rouge, il utilise des techniques de polychromie et de laque. Son style, remplacer la toile par du bois. Ses dessins sont peints puis poncés et laqués, en utilisant des couches de peinture successives pour créer une épaisseur.

Reportage Photos :

Nous avons participé à une action solidaire.

C'est une véritable leçon de vie en allant à la rencontre de Naret Chhoy, responsable de l'association Geneviève's Fair Trade Village. Une expérience unique que nous n'oublierons pas.

Un reportage ci dessous vous expliquera l'action menée par Martine pour l'association GFTV.

Nous avons côtoyé la pauvreté toute une matinée. Un Tuk Tuk chargé de colis nous a emmené avec Naret, pour la distribution de packs alimentaires chez des personnes démunies.

Une vieille femme nous reçoit dans son logis composé d'une unique pièce de paille, bois et végétal posé sur quelques pilotis brinquebalants, fiévreuse depuis quelques jours (la dengue, certainement), les yeux hagards, elle nous bénit parce que nous venons lui apporter à manger. Puis nous faisons connaissance d'un homme qui n'a plus de travail et qui pleure lorsqu'on lui remet également de la nourriture ..... Des moments poignants, nous avons du mal à retenir nos émotions...Nous ne pouvons pas sauver tout le monde certes, mais nous sommes fières d'avoir participé à cette action.

Le Cambodge est un des pays les plus pauvre au monde, 20% de la population vit avec 1$25 par jour, soit 1 euro. Il n'y a pas de sécurité sociale, les soins sont entièrement à la charge des malades.

Le Cambodge est également marqué par une très forte disparité entre les milieux urbains et ruraux. Ces derniers sont les plus touchés et les enfants issus des régions pauvres sont donc majoritairement exposés à la malnutrition et à des conditions de vie très marginales. Encore plus maintenant avec la crise sanitaire du COVID 19. Car ce sont plusieurs centaines de milliers de personnes qui se sont retrouvés sans travail avec un revenu parfois nul ou avec une indemnité dérisoire.

20% de la population cambodgienne gagne 80€ / mois, de plus, la malnutrition touche 50% des enfants de 0 à 5 ans et entraîne de très graves conséquences sur leur santé et leur développement.

Et malgré cela on rencontre des sourires, des regards, des câlins, des petits êtres attachants que nous abordons tous les jours.

Le reportage avec photos que Fabienne a réalisé.


Au fur et à mesure du temps, il devient de plus en plus difficile de poursuivre notre trip puisque les frontières laotiennes ou birmanes restent toujours fermées.

Le sort ou plutôt le COVID 19 en a décidé autrement. Le peu d'informations récoltées sur place ou sur les sites institutionnels, ne nous laissent que peu d'alternatives : rester jusqu'à ...... ou rentrer !

On parle d'une réouverture des frontières après l'été ou l'automne, voir fin d'année... 😁😟😟😟

Nous allons rentrer mais quand ! Nous avons très peu de choix pour les vols et peu de compagnies aériennes pour un parcours Phnom Penh - Paris. Actuellement Korean Airlines propose un billet "one way" à 1500 dollars, Asia Airlines à 800 dollars et Eva Air à 607 dollars. On se renseigne, on étudie...

Plus impressionnant est l'incohérence de ces vols. Pour atteindre Paris, plus vous payez cher, plus vous avez de longues escales (6 heures) qui augmentent la durée du trajet (23h45), alors que pour un prix raisonnable, l'escale est de moins de 2 heures et le voyage dure 18 h 00. 🤔🤔🤔

Comment est notre état d'esprit et comment gère t'on nos journées ?

On est bien, on relativise, on s'informe, on profite de moments simples, on s'est fait des amis, on apprécie la douceur de vivre de Siem Reap qui est notre point d'attache depuis fin mars. On déambule à pied ou à vélo dans cette ville à taille humaine, désertée à cause du Coronavirus : les temples d'Angkor sont peu fréquentés, les rues sont mornes, les commerces sans client et les hôtels, restaurants sont vides ou à vendre… La crise est planétaire et ici aussi, la population, les commerces, entreprises pâtissent de la situation. Certains petits négoces ambulants ont même désertés la ville pour retourner à la campagne, travailler dans les champs pour subvenir aux besoins de la famille.

Ces derniers jours, nous avons découvert le golf avec Jonathan Basset, un jeune Français expat qui vit en Asie depuis quelques années et qui souhaite devenir moniteur de golf.⛳🏌️⛳🏌️‍♂️🏌️‍♀️Nous avons tapé la balle sur le practice du Sporlex Golf Club, rien de tel pour découvrir la sensation d’une balle qui s’envole.

On se retrouve également entre amis pour dîner, flâner, explorer les recoins de la ville et découvrir des lieux insolites que peu de touristes connaissent, par exemple, le temple Enkosei et l'arbre aux bouddhas du Treelinehotel.

On a la curiosité de rencontrer une petite entreprise familiale créée par des français Kambio Nature. Elle produit des huiles essentielles, fabrique des cosmétiques organiques et distribue une gamme de soins naturels SPA, le tout made in Cambodia. Son produit phare l'anti-moustique vendu dans dix pays. Il est composé d’huiles essentielles de citronnelle, de clous de girofle, du basilic, du bois de Hô et de l’hydrolat de géranium.

Fabienne toujours aussi passionnée par la photo, capture chaque jour des moments insolites de la vie quotidienne....

Reportage photos 📷📸👍


Située à Suwon Village près de Phnom Krom, et à 10 km de Siem Reap, cette pagode bouddhiste aux couleurs vives, entourée de stupas colorés, mérite le détour. Le village est soutenu par une ville coréenne.

Nous poursuivons notre visite dans les environs de Phnom Krom et traversons des villages très pauvres. Les habitations sont très modestes. Les maisons sont en bois sur pilotis, à cause des inondations lors de la mousson, d'autres sont en paille ou en tôle. Les villageois ici vivent littéralement dans la poussière, parfois dans les déchets.

Direction Wat Athvea Temple : Un temple hindou construit au 12ème siècle à la même époque qu'Angkor Wat. Le temple fait face à l'ouest, comme Angkor Wat, ce qui suggère qu'il était dédié à Vishnu.

En cours de chemin rencontre avec un troupeau de biquettes, conduites par un chien de garde🐐🐐🐐 .....


Le Lotus existe depuis plus de 5 000 ans. C'est une plante aquatique et dans les religions orientales ( bouddhisme, brahmanisme) les divinités sont représentées sur un trône en fleur de lotus.

Ses feuilles rondes peuvent mesurer jusqu'à 50 cm de diamètre. Leur surface est particulièrement hydrofuge. Les fleurs de couleur blanc rosé, comportent une vingtaine de pétales. Elles ont aussi la propriété d'être thermorégulatrices et peuvent générer de la chaleur afin de maintenir une température oscillant entre  30 °C et 36 °C pendant la période de pollinisation.

Le fruit composé est constitué d'un réceptacle floral et ressemble à une pomme d'arrosoir comptant de 15 à 20 alvéoles renfermant chacune un akėne de la taille d'une petite noisette.

Les fleurs, les graines, les jeunes feuilles, les rhizomes, les pédoncules sont tous comestibles. L'extrait du rhizome possède des propriétés anti-diabétique et anti-obésité. Les graines de lotus sont riches en phenols et possèdent des propriétés antioxydantes.

Nous avons visité la Lotus Farm sur la route du Phnom Krom, à quelques kilomètres de Siem Reap.

Avec les tiges du Lotus on peut extraire des fibres qui sont transformées par filage en fil. Puis on tisse le fil sur un métier à tisser pour créer un tissu rare et luxueux. (En images le processus de fabrication)

Autre utilisation : Le cœur et ses pétales sont transformés en infusions et en thés.

Publié le 20 juin 2020

La ville de Siem Reap est devenue notre port d'attache depuis la fermeture des frontières, nous y sommes depuis le 20 mars, que le temps passe vite....

Nous profitons pleinement : visite des environs, rencontre avec des artistes talentueux, shopping et dégustation des plats cambodgiens....

La mousson pointe son nez, les pluies sont très souvent ponctuelles, prévisibles et rafraichissantes. Ces précipitations ne durent pas plus d’une heure et s’abattent vers la fin de journée.

Voici une rétrospective de ces derniers jours pour vous donner de nos nouvelles :

Visite écourtée sur Phnom Bok

The Kmer house Secret Oasis : brunch entre amis

Accéder à l'univers de la Haute Couture, rencontrer le styliste créateur designer Éric Raisina, un privilège que nous avons eu à Siem Reap.

Une rencontre privée que Fabienne a savamment organisée pour présenter Matthias le fils de JP, notre hébergeur, qui veut entamer une carrière de mannequin. Une expérience émotionnelle, un privilège compte tenu du temps précieux du créateur qui venait tout juste de déménager sa maison de couture.

Qui est Eric Raisina ?

D'origine malgache, autodidacte, c'est à quatorze ans qu'il commence à créer ses propres vêtements. ll se destinait plutôt dans l'art culinaire. Dans les années 1990, il participe à un challenge sur la mode à Madagascar et le remporte. Ce concours aidant puisqu'il obtient une bourse, il emprunte un nouveau parcours qui va donner libre cours à sa créativité. Il intègre l'école Duperré à Paris, participe à plusieurs ateliers de stylisme et décide de s'orienter dans la fabrication de textiles. C'est un touche à tout dans tous les domaines, sa passion pour les étoffes l'amène à explorer l'organza, le satin, le raphia, la soie, le sisal, le coton et le lin, il détourne, il triture et déconstruit par des découpes au laser, des opérations de plissage ou de froissage, des jeux de surpiqûres ou des effets de teintures. Ses créations ne jouent pas sur les imprimés mais sur les matières elles-mêmes. On est subjugué par l’association des textures, des touchers enrichis par la broderie et des applications textiles, des coloris flamboyants. Connu aujourd'hui notamment pour sa fourrure de soie, ses dentelles de raphia ou l'assemblage de petites fleurs origamis en organza reliées ensemble par une résille crochetée, Eric Raisina façonne ces matières pour les rendre uniques. Il a réalisé des tissus pour Christian Dior, Yves Saint Laurent, Christian Lacroix et défile à Paris, New York, Dakar, Johannesburg, Bangkok.... toujours par le désir perpétuel de transmettre des émotions par ses tissus....

Ce fut une rencontre d'une heure pour nous parler de sa passion, de ses créations, de ses rencontres, de ses découvertes le tout avec gentillesse et sensibilité. Un créateur "haute texture" d'une grande simplicité et d'une humilité pure.

Ce fut aussi un belle rencontre pour Matthias, Eric fera appel à lui si l'occasion se présente..... Le lendemain Fabienne recevait un message d' Eric Raisina : "la 3ème édition de la Semaine Française de Siem Reap se déroulera en 2021et s’il y a de nouveau un défilé, Matthias serait bien pour représenter la France du coup".


Faut il voir dans cette rencontre, un signe des cieux, pour Matthias....


Publié le 10 juin 2020

Nous quittons la montagne pour rejoindre la ville de Kampong Cham située sur la rive droite du Mékong à 123 km de Phnom Penh. La ville se divise en quatre quartiers et est également surnommée l'or blanc du Cambodge avec ses récoltes d'hévéa et ses usines de transformation de caoutchouc depuis près d'un siècle. Nous avons visité quelques attractions :

1.Les collines de Phnom Pros et Phnom Srei

2.Le pont en bambou,

3.Le temple de Wat Nokor

4. Le vieux phare français

Les collines de Phnom Pros et Phnom Srei (ou la colline des hommes et des femmes)

Elles se trouvent à 7 km de la ville de Kampong Cham. Deux collines légendaires se font face, la « colline aux femmes » Phnom Srei et la « colline aux hommes » Phnom Pros. Stupas, statues de Bouddha, autels et petit monastère. C'est un sanctuaire important pour les grandes fêtes bouddhistes. Dominant la plaine du Mékong, les deux sommets, surtout celui de Phnom Pros, offrent un magnifique panorama à 360 degrés sur toute la région de Kompong Cham. On y trouve aussi de nombreux macaques crabier...🐒🐒🐒🐒🐵🐵🐵

Le pont « Kizoa » est un pont en bambou, reconstruit chaque année à la main après la mousson. Il permet d’atteindre Koh Paen, une île sur le Mékong en face de Kampong Cham. ce pont de près de 800 mètres est un véritable exploit d'ingénierie durable et est devenu le symbole de la ville. La structure de support est constituée de milliers de poteaux de bambou robustes maintenus ensemble par un câblage métallique. La surface, quant à elle, se compose de quatre couches de nattes de bambou qui sont capables de supporter jusqu'à 4 tonnes de poids.

Le Nokor Bachey Temple est situé à 2 km de la ville. C'est  un temple bouddhique pré-angkorien datant du XIème siècle renfermant en son centre une pagode du XIXème siècle aux toitures emboîtées de tuiles orange, vertes et bleues. Le Wat Nokor, véritable petit bijou enfoui au cœur d’une végétation abondante, est particulièrement renommé pour ses décors bouddhiques, notamment ses frontons et bas-reliefs d’une grande finesse.

Nous avons eu la chance de photographier de jeunes mariés en habit traditionnel Kmer 🇰🇭

Le vieux phare connu aussi sous le nom de «The old French Lighthouse» a été construit par les français pendant leur occupation au Cambodge dans les années 1920 et restauré depuis. Il servait de poste de garde pour protéger les plantations de caoutchouc contre les brigands qui remontaient le Mékong. Depuis le sommet, on peut voir une vue magnifique sur le Mékong.

Nous n'avons pas pu emprunter les escaliers car ce n'est pas accessible pour les personnes qui ont le vertige. 🥵👎

Le nord-est du Cambodge est la région la plus sauvage et la moins peuplée, qui tente de lutter contre la déforestation massive que subit le pays. Ses forêts sont les terres de groupes minoritaires, en grande majorité des Bunong.

Cette ethnie représente environ 30 000 personnes dans la province du Mondolkiri. Elle vit d'agriculture : riz, hévéa, anacardier, légumes divers, de cueillette, d´élevage, de pêche, de chasse et de tissage. Elle est en étroite symbiose avec son environnement, notamment la forêt et cohabite avec les animaux qu´elle élève notamment les buffles, les vaches, les cochons, la volaille, les chats et les chiens. Aux habitations traditionnelles de huttes de paille se substituent progressivement de jolies et coquettes maisons en bois. Ce sont des animistes, avant de manger, il prie pour le lieu où pour la forêt, pour les esprits du lieu en leur demandant sécurité, joie et que tout se passe bien.

Si ce peuple s´habille, mange et travaille comme nous, il ne parle pas le khmer, langue nationale du Cambodge. La vie est très difficile pour ce peuple. Il travaille avec acharnement même les personnes âgées pour se nourrir et survivre. La médecine traditionnelle est encore très présente chez les Bunong, elle recouvre différentes pratiques du rebouteux à l'herbaliste, en passant par l'accoucheuse et le sorcier. Ces professions se transmettent souvent de père en fils et de mère en fille.

Nous partons de Senmonorom en Tuk Tuk, direction le village de Dak Dam situé à 50 kilomètres dans le district d’Or Raing et à seulement 10km de la frontière vietnamienne. La région montagneuse de Mondulkiri est magnifique, un mélange séduisant de collines herbeuses, de pinèdes et de forêts tropicales de couleur vert jade.

Arrivées à quelques kilomètres du village nous nous engageons sur un chemin de terre rouge. Tout au long des 2 côtés de la piste, il y a des plantations comme le caoutchouc, le café et les noix de cajou.

Nous arrivons au village de Dak Dam et sommes très curieuses d'approcher cette ethnie.

Notre guide et chauffeur de Tuk Tuk, marié à une Bunong, nous amène visiter une maison traditionnelle en palme. Il nous explique la vie et la culture tribale et nous décrit les différentes parties de la maison qui ne comporte qu'une pièce dans laquelle tout est organisé : cuisine, couchage, réserve, poulailler.. on y trouve également de grosses jarres et les traditionnels gongs.

Nous avons vécu un moment fort en traversant à pied le village à la rencontre de ce peuple indigène.

Reportage photos :


Après un petit dej bien copieux, nous voilà à l’arrière du pick up du Mondolkiri Project* sur les chemins accidentés, les cheveux au vent. Un début d’aventure épique...

Une demi heure plus tard, le 4×4 s’arrête, on s’installe dans une cabane en toit de palme et nous découvrons une vue à couper le souffle sur la jungle, les forêts et les collines aux alentours.

Mr Tree le fondateur du Centre Project Mondolkiri nous raconte les différents combats qu’il mène pour préserver la forêt primaire, son soutien aux communautés Bunongs et bien sûr la protection des éléphants. Il nous informe qu'il rachète des éléphants victimes de violences et de mauvais traitements, à leur propriétaire pour leur offrir une nouvelle vie : une liberté et une vie sereine en pleine nature.

Son discours de présentation terminé, il annonce le programme de la journée : ce matin nous allons nourrir les éléphants, puis déjeuner vers 13h30, ensuite petite sieste et enfin vers 14h30, nous irons laver les éléphants dans la rivière. Chaque femelle éléphant que vous allez rencontrer, est accompagnée d'un mahout, la personne qui s'occupe d'elle chaque jour.

Après toutes ces informations, il est temps d'aller à leur rencontre. Mr Tree va nous servir de guide et nous remet à chacune un régime de bananes pour les pachydermes.

Nous commençons par descendre la colline pour rejoindre la jungle, curieuses et impatientes de voir ces animaux de plus près. Après 15 mn de marche, Mr Tree nous fait signe de la main et nous montre la première éléphante "Happy" 35 ans, qui pèse 2,5 tonnes. Si la rencontre est plutôt timide les premières minutes, on découvre avec émerveillement et curiosité, la façon dont Happy engloutit le régime de bananes que nous lui donnons soit dans la bouche ou par la trompe .... Moment magique, d'être aussi près.

Puis Mr Tree nous demande de le suivre pour aller nourrir 2 autres éléphantes. Pour les trouver, Il faut traverser, tour à tour, une passerelle en bois pas très solide ! Nous n'étions pas très à l'aise il est vrai, mais on l'a fait 🥵

Nous marchons encore quelques minutes dans la jungle, puis arrivons au niveau d'une plaine. 2 pachydermes femelles, Princess 45 ans, 2,5 tonnes et Comvine, 30 ans, 3,5 tonnes se dirigent sur nous. Il faut avouer que c’est flippant de les voir rapidement avancer, attirées certainement par l'odeur des bananes. Les gourmandes ! ! Le repas frugal est vite avalé.

Notre présence les indiffère dès les bananes englouties. Elles continuent leurs activités : couper l'herbe, l'ingérer, se frotter aux arbres, se jeter de la terre, sans se préoccuper de nous. Nous continuons de les admirer pendant de longs instants.

Le guide en profite alors pour nous expliquer qu'en fait les éléphants passent leur temps à ingurgiter 200 kg de nourriture par jour et dorment seulement 3 à 4 heures. L’éléphant d’Asie est végétarien. Il se nourrit d’une grande variété de végétaux comme de l’herbe, des plantes, des fruits, des racines ainsi que des tubercules. Il est plus petit : 2 à 3.5 mètres au garrot contre 3 à 4 mètres pour son cousin africain. Il est plus léger, 2 à 5 tonnes contre 3 à 8 tonnes pour l’éléphant de savane d’Afrique. 

Une autre particularité pour l’éléphant d’Asie : seuls les mâles ont des défenses proéminentes. Il nous précise également que les éléphants d’Asie ont une dépigmentation de la peau sur certaines zones comme la trompe et les oreilles. Ils doivent donc se recouvrir de boue, de poussières, et de feuilles pour se protéger des agressions du soleil et des insectes. Leur dos est également vulnérable à cause du développement très prononcé des épines dorsales de leurs vertèbres.

Nous repartons dans la jungle, pour rendre visite à Lucky, la plus vieille du sanctuaire, 70 ans. 4 tonnes. Notre guide nous informe qu'il ne faut pas l'approcher car solitaire elle devient agressive. Nous lui jetons alors les bananes à distance qu'elle attrape avec sa trompe. Il est vrai qu'elle est impressionnante. Nous restons quelques minutes pour prendre des photos, puis le guide nous précise qu'il est l'heure d’aller déjeuner.

Nous remontons donc jusqu’au camp de base du sanctuaire où nous attend un déjeuner assez simple à base de riz, de poulet, légumes, puis fruits et café.

Comme annoncé dans le programme du matin, une petite sieste d'1/2 heure s'impose dans les hamacs, avant de repartir dans la jungle pour donner le bain aux éléphantes.

Le moment unique tant attendu de la journée

Qui va se jeter à l'eau et partager un moment magique avec les éléphants? Devinez !

Martine bien sûr, la plus téméraire de nous deux 😍 Mais qui va capturer ces moments inoubliables, c'est bien sûr Fabienne..... 📸📸📸

Martine a assuré. Il n’y a rien de plus beau que de voir ces éléphantes profiter en harmonie de la fraîcheur de la rivière et regarder Martine les éclabousser d’eau pour les aider à se laver.

Vers 17h00, la journée mémorable se termine avec plein d'émotions insolites, vibrantes, atypiques.

* Le projet Mondulkiri a trois objectifs principaux. Le premier, est de protéger la forêt de l'exploitation forestière. Le second, développer un sanctuaire pour les éléphants à sauver. Le troisième, aider le peuple indigène Bunong vivant dans la région.