Petites escapades ou grands voyages, un monde à découvrir pas à pas ... Rester c'est exister mais voyager c'est vivre ... G Nadaud

Musée Hergé à Louvain-la-Neuve.

Tintin et Milou, Quick et Flupke ... au coeur d'une ville nouvelle.
Octobre 2019
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Dans ce carnet , je vous propose de découvrir la ville nouvelle de Louvain-la-Neuve lors d'un dimanche après-midi et aussi l'envie de découvrir la vie et l’œuvre d'Hergé dans le musée qui porte son nom.

Le soleil était au rendez-vous pour la balade en ville, par contre dans le musée j'ai respecté les consignes données à l'accueil : photos autorisées mais sans flash !


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La grande histoire d'une petite ville ...


Pour bien comprendre la ville, il faut se rappeler les circonstances de sa création ...

L'université de Louvain fut fondée en 1425 dans le Brabant Flamand. C'est l'une des plus anciennes universités au monde. Erasme, Vésale, Mercator et bien d'autres vinrent à Louvain. Jusqu'à la fin du 18e siècle, elle forma la plupart des hauts fonctionnaires, légistes, magistrats, avocats et médecins des Pays-Bas (successivement bourguignons, espagnols et autrichiens).

L’incorporation des Pays-Bas autrichiens et de la Principauté de Liège à la France aboutit, en 1797, à la fermeture de l'Université. Elle fut reconstituée sous la forme d’une Université d’Etat en 1816 (au temps du Royaume des Pays-Bas) puis refondée comme Université catholique en 1834, après l'Indépendance de la Belgique.

Au cours du 20e siècle, l’Université catholique de Louvain voit progressivement sa population estudiantine se diviser entre flamands et francophones. A la fin des années 60, la présence des étudiants et professeurs francophones est de plus en plus contestée par leurs compatriotes néerlandophones. L'année 1968 voit les pavés voler et les manifestations se multiplier, à grands cris de "Walen Buiten" ("Les Wallons dehors"). La situation est telle que le gouvernement de l’époque chute. Le Parti social-chrétien au pouvoir, est profondément divisé sur cette brûlante question communautaire. Le Premier ministre du gouvernement Paul Vanden Boeynants, est contraint de remettre sa démission au Roi en février 1968.

Cette querelle communautaire, associée à la forte augmentation de la population étudiante, contraint l'ensemble des facultés francophones de l'UCL à déménager en Wallonie. La commune d’Ottignies accueilla le projet sur le plateau de Lauzelle, vaste étendue de champs et de bois de 920 hectares. Le développement de la nouvelle ville a tenu compte du souhait initial de préserver et transformer les fermes existantes. La ferme de Lauzelle est toujours en exploitation. La ferme du Blocry est devenu un lieu de spectacle tandis que la Ferme du Biéreau a été rénovée et est devenue un pôle culturel et musical.


Le tout premier chantier est celui du Cyclotron en 1970. La première pierre de la ville nouvelle est posée le 2 février 1971. Les nouveaux habitants s’y installent dès 1972. Le 20 octobre 1972, l’Université Catholique de Louvain accueille ses premiers étudiants qui inaugurent les auditoires Sainte-Barbe parmi la boue des chantiers. Un groupe d'étudiants décident de prélever un pavé de la place du Vieux-Marché à Louvain et, en se relayant, le transplantent au centre de la place Sainte-Barbe. Il y est encore, c'est le seul pavé noir de cette place.


Le nombre de gens fréquentant alors Louvain-la-Neuve est très réduit. En 1973, moins de 1000 personnes logent sur le site. Rejoints en journée par des étudiants et membres du personnel de l’Université.


Au 1er janvier 1977 nait la nouvelle commune d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, englobant les anciennes communes de Céroux-Mousty, d'Ottignies et de Limelette. Elle reçoit le titre envié de "Ville" en 1980.







Le nombre d'habitants a supplanté celui des étudiants dans la ville universitaire qui n'en finit pas de se développer. Le nombre de personnes domiciliées sur le territoire d'Ottignies-Louvain-la-Neuve est en hausse. On est passé de 30 696 le 31 décembre 2009 à 31.347 habitants le 31 décembre 2018.


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Une visite incontournable à Louvain-la-Neuve  😀

Plus de 80 planches originales, 800 photos, documents et objets divers ont été rassemblés en un seul lieu, magique, lumineux, audacieux. Son architecte, Christian de Portzamparc, poète du volume et de l’espace, a rêvé et conçu un bâtiment hors-norme pour un patrimoine qui l’est tout autant.



C'est parti pour la visite !


Embarquement immédiat pour une visite qui commence à l’étage supérieur du musée. L’ascenseur vous conduit au niveau 3. C’est le début d’un fabuleux parcours qui vous entraînera, à travers 4 salles, à la découverte d’une œuvre majeure de l’histoire de la Bande Dessinée.


 Salle 1 : Parcours d’une vie

22 cadres et 4 vitrines pour résumer la vie d’un artiste engagé dans une œuvre monumentale, d’une étonnante variété. Au passage, un détour par les passions d’un homme qui mena sa révolution tranquille au pays des cases et des bulles.




Salle 2 : Créations multiples

Hergé fut beaucoup plus qu’un auteur de bandes dessinées. Avec bonheur, il apprivoisa bien des genres, dans un style qui n’appartient qu’à lui. Il nous laisse aujourd’hui un héritage graphique d’une surprenante diversité. Découverte d’un artiste à part entière...



Salle 3 : Une famille de papier

Personnages incontournables dans Les Aventures de Tintin. Apparition, origine(s), traits de caractère, aspect physique et particularités de chacun d’entre eux, avec le commentaire éclairé de leur créateur.


Dupont et Dupond :

C'est en 1932 que deux policiers veulent arrêter Tintin aux prises avec les péripéties des aventures suscitées par Les Cigares du Pharaon. Ils portent seulement un nom de code : X33 et X33bis. ll faudra attendre Le Sceptre d'Ottokar pour connaître leurs véritables patronymes. On peut les identifier grâce à leur moustache : celle de Dupond (X 33) est taillée droite, tandis que celle de Dupont (X 33bis) est recourbée vers l'extérieur.


Tintin et Milou :

Reporter, à n'en pas douter. Tintin se lance dans la vie comme envoyé spécial pour Le Petit Vingtième en Russie. Il y écrit son premier et dernier grand reportage, mais durant toute son existence, il gardera cette curiosité et cette volonté de faire jaillir la vérité. Hergé était un homme de presse, son fils a hérité de cette vocation.

Si Milou laisse apparaître de temps en temps un goût pour l'aventure, il penche plutôt pour une vie pépère et ne comprend pas toujours les élans à la Don Quichotte de son maître. Sa générosité et sa fidélité le contraignent à sortir de l'oisiveté et à suivre bon gré malgré Tintin dans ses aventures. Son flair, sa fidélité et son courage permettront souvent à Tintin de se tirer d'affaires et d'échapper au danger.


Professeur Tournesol :

Inventeur de génie, étourdi, sourd jusqu'au ridicule, le professeur Tournesol apparaît pour la première fois en 1944 avec la publication du Trésor de Rackham le Rouge. Sa présence sera assurée, particulièrement parce que, à la fin du récit, son argent permet au capitaine Haddock de faire l'acquisition de la demeure de ses ancêtres, le château de Moulinsart.


Bianca Castafiore  :

Bianca Castafiore est une célèbre cantatrice connue internationalement. Elle se produit dans les plus grandes salles du monde, notamment à la Scala de Milan.


Capitaine Haddock :

Haddock est assurément le plus aimé des personnages des Aventures de Tintin. Son tempérament emporté, ses coups de gueule, ses faiblesses, son côté tantôt maladroit, tantôt courageux font de ce personnage un " véritable cœur qui bat ", nous dirons même plus, une palpitation d'âme.


Nestor

Seraphin Lampion :

Séraphin Lampion est courtier en assurances pour les Assurances Mondass. Il ne cesse d'ailleurs jamais de tenter de vendre une de ces polices d'assurances aux gens qu'il rencontre, aux grands dams de ceux-ci.

Abdallah

Rastapopoulos




Salle 4 : Cinéma !

Pour écrire le scénario de ses histoires, Hergé s’est très souvent inspiré des faits marquants de l’actualité de son époque. Quant à la mise en scène de ses récits, elle doit beaucoup aux principes du Septième Art.



Salle 5 : Le laboratoire

L’œuvre d’Hergé a aussi une coloration scientifique. Profonde et récurrente, elle apparaît tantôt sage et rationnelle, sous sa forme la plus cartésienne, alors qu’ailleurs, on la verra revêtir les troubles accoutrements du paranormal, dans la grande tradition du merveilleux romanesque. Science et fiction font bon ménage, et quand l’humour et l’audace s’en mêlent, c’est un vrai régal !






Salle 6 : Rêves de voyages

Invitation aux voyages, visa pour un monde sans frontières, aux portes de la connaissance et des grandes civilisations. Hergé nous entraîne dans son « Musée Imaginaire », jamais loin de l’humain, dans le respect des peuples et des continents rencontrés.



Salle 7 : Studios Hergé  21 ans...

Durant 21 ans, Hergé sera l’homme-orchestre de service. Seul à la barre, ou presque, pour piloter une embarcation très lourdement chargée. Mais la navigation en solitaire finit par épuiser l’artiste. La création des Studios Hergé sera la solution, une solution qui transforme le dessinateur en chef d’entreprise.



Salle 8 : La gloire d’Hergé

Le 3 mars 1983, Georges Remi, alias Hergé, nous quittait. Un grand coup de blues envahit les médias de nombreux pays et plusieurs générations de lecteurs de Tintin eurent soudain l’impression que quelque chose avait basculé au royaume des cases et des bulles. Mais l’histoire nous l’a appris, les grands artistes ne meurent jamais...



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