Petites escapades ou grands voyages, un monde à découvrir pas à pas ... Rester c'est exister mais voyager c'est vivre ... G Nadaud

Cognac... une ville,un terroir,un savoir-faire...

Découverte de la ville de Cognac , le musée des arts du Cognac, visite d'un chai à Ségonzac, balade à Jarnac ...
Avril 2019
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Découverte de la ville en commençant par une balade le long des quais avec un œil sur les maisons du Cognac ...

Les quais de la Charente et les Tours Saint Jacques

En accordant à sa “bonne ville” de nombreux privilèges, François Ier lançait le départ d’un florissant commerce du sel à Cognac, par le fleuve Charente. Depuis cette époque, puis celle qui vit le développement du commerce des eaux-de-vie les quais de la Charente à Cognac sont un point névralgique de la ville. Les deux tours à courtine, appelées Tours Saint Jacques ou Porte des Ponts, sont les vestiges les plus visibles de ce qui était l’enceinte fortifiée médiévale. Face à ces tours, un pont médiéval, démoli en 1855, donnait accès à l’autre rive de la Charente.



Le Château de Cognac

Détruit au 12e siècle puis reconstruit au 15e, le château des Valois doit sa notoriété au fait qu’il abrita une famille princière et royale. Le roi François Ier y vit le jour en 1494. A l’intérieur il faut voir la Salle du Casque, la Tour du comte Jean et la superbe salle voûtée dite salle des Etats. Le château appartient maintenant à la Maison de Cognac Otard.

La vieille ville

Visite gratuite du Centre d'interprétation du territoire de Cognac


Petite anecdote concernant "Le Torula compniascensis"

En arrivant à Cognac vous serez certainement surpris par les murs noircis des bâtiments. Nous devons cette particularité à un champignon microscopique appelé Torula Compniacensis qui se nourrit de l’évaporation du cognac (la fameuse Part des Anges). Là où le cognac a séjourné vous le trouverez !

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Berceau d’un certain art de vivre à la française, le vignoble du cognac couvre environ 75 000 hectares, répartis entre la Charente-Maritime, une grande partie de la Charente, et quelques communes de la Dordogne et des Deux-Sèvres.

Officiellement délimitée en 1909, cette aire de production, traversée par la Charente et composée de plaines et de collines aux doux reliefs, est divisée en 6 crus qui font référence aux différentes appellations :


  • Grande Champagne (plus de 13 200 ha) ;
  • Petite Champagne (plus de 15 200 ha) ;
  • Borderies. Avec 4 000 ha, ce plus petit des six crus donne des eaux-de-vie rondes, bouquetées et douces, caractérisées par un parfum de violette ;
  • Fins Bois. Il entoure les trois crus précédents avec 31 200 ha ;
  • Bons Bois (9 300 ha) ;
  • Bois ordinaires ou Bois à terroir (moins de 1 000 ha) ;


On peut aussi nommer la Fine Champagne qui, sans être un cru à part entière, correspond à un assemblage d’eaux-de-vie de Grande et de Petite Champagne, composé a minima de 50 % de Grande Champagne.


Les eaux-de- vie issues de sols argilo-calcaires (Grande et Fine Champagnes) présentent un bouquet à dominante florale tandis que celles des sols sablonneux (Bois ordinaires), se situant le long de l’océan ou sur les Îles de Ré et d’Oléron, vieillissent vite et sont marquées par des arômes de terroir prononcés.

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Le cognac est un savoir-faire de spécialistes et de traditions ...

La double distillation

De l’alambic charentais à la bonne chauffe

Les procédés de distillation n’ont pas changé depuis la naissance du cognac… au XVIIe siècle !

La distillation s’effectue en deux « chauffes », au moyen d’un alambic dit « charentais » en cuivre rouge d’une forme bien spécifique, avec sa chaudière, ses cols de cygne et son serpentin.

Le vin blanc, récolté dans la zone d’Appellation d’Origine, est introduit dans la chaudière pour être porté à ébullition. Les vapeurs d’alcool se condensent pour former le « brouillis », liquide trouble titrant environ de 28 % à 32 % volume.

Le « brouillis » est ensuite mis en chaudière pour une seconde distillation, appelée la « bonne chauffe ». Pour cette seconde chauffe, la capacité de la chaudière ne doit pas excéder 30 hectolitres, le volume de la charge étant limité à 25 hectolitres avec une tolérance de 5 %.


La double distillation

Le premier liquide obtenu, très riche en alcool et appelé « tête de distillation » est écarté lors de cette seconde distillation. Nommée « la coupe », cette opération fait diminuer progressivement la teneur en alcool. Après les « têtes » coulent le « cœur », eau-de- vie claire et limpide (le futur cognac), puis les « secondes », recueillies quand l’alcoomètre indique 60 % volume, et en fin de distillation, les « queues ». Le « cœur » de bonne chauffe est ensuite placé en fût de chêne pour commencer son vieillissement. « Têtes » et « secondes » seront redistillées avec le vin ou avec le « brouillis ».

Cette double distillation charentaise, dite « à feu nu », dure 24 heures et nécessite une attention continue et une grande maîtrise du distillateur, pour donner au cognac toute sa personnalité. Achevée au plus tard le 31 mars de l’année suivant la récolte, la distillation est assurée par des viticulteurs-bouilleurs de cru (4 000 sont en activité dans la région) qui distillent ou font distiller à façon leur propre production ou par des bouilleurs de profession (un peu plus de 100) qui achètent les vins, les distillent et revendent les eaux-de- vie.


Pour bien comprendre tout cela, rien de tel qu'une visite du musée des arts du Cognac à Cognac ...

Le musée des arts du cognac, adossé aux remparts historiques de la ville, se situe près du port de plaisance et des quais de la Charente.

Au croisement de l’histoire économique, technique et industrielle, le musée des arts du cognac raconte la passionnante aventure de la « liqueur des dieux ». A travers l’évocation des métiers de la viticulture, de l’œnologie, de la distillation, de la tonnellerie, du négoce, de l’industrie verrière et aujourd’hui du design-packaging, des milliers d’objets témoignent de l’évolution des techniques, des stratégies commerciales et de l’ingéniosité dont ont toujours fait preuve les gens du cognac.

Au cœur du vieux Cognac, avec plus de 1600 m2 d’exposition permanente sur deux niveaux et plus de huit cent objets et documents, le musée des arts du cognac est un lieu vivant de référence sur le cognac et les industries associées. En plus de ses collections permanentes, il offre également un fonds documentaire informatisé.

Des projections audiovisuelles, des ambiances sonores, des jeux olfactifs et des manipulations rythment le parcours de visite dans un cadre architectural contemporain qui intègre la réhabilitation d’un hôtel particulier du 16e siècle.


L'esprit du lieu

Inauguré en juin 2004, le musée associe une architecture classique - réhabilitation de l'hôtel Perrin de Boussac, rue Saulnier, dont la façade est classée Monument Historique - et une intervention contemporaine qui s'adosse au rempart du 17e siècle sur une parcelle où subsistaient quelques chais désaffectés et en partie ruinés. Pendant le chantier du musée, le mur d'enceinte qui enserrait la Ville au 17e siècle a pu être dégagé ainsi que les vestiges de la tour de Lusignan dont plusieurs documents d'archives laissaient supposer l'emplacement.



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La découverte se poursuit par la visite d'un chai ...

La maison a été fondée en 1804, la propriété est reconstruite et exploitée à la fin du XIXème siècle par Hippolyte Painturaud, après la grande crise du phylloxera. C’est ensuite en 1934 que Guy Painturaud, son fils, décide de commercialiser ses cognacs et Pineaux des Charentes sous son propre nom, pour se distinguer des grandes maisons de négoce. Ainsi est née la Maison Painturaud Frères. Il est d’ailleurs l’un des premiers viticulteurs de l’appellation à commercialiser le Pineau des Charentes. Son fils Jacques lui succède en 1973 : Jacques développe l’activité grâce à sa participation à de nombreux salons nationaux, et à la création de sa boutique à Segonzac.

En 2010, Jacques passe le relais afin que Jean-Philippe, Vincent, Matthieu et Emmanuel, représentant la 4e génération de la Maison Painturaud Frères, puissent perpétuer 200 ans de savoir-faire et de traditions familiales. Painturaud, une marque, un nom, une famille connue de tous dans la région, dotée d’une véritable identité issue de ces magnifiques terres de Grande Champagne. Producteurs localement, vendeurs sur les salons à travers le pays, voyageurs au long cours, les frères Painturaud se déploient sur la planète pour faire connaître et déguster leurs trésors. Des cognacs et Pineaux des Charentes authentiques, haut de gamme, issus d’un terroir unique au monde, d’un savoir-faire séculaire, des traditions familiales héritées de père en fils qui offrent au consommateur une expérience rare au cœur de la Grande Champagne, le 1er cru du cognac.

Des produits de qualité 


VISITE DU DOMAINE : découverte de la distillerie ainsi que du processus de distillation. La visite se terminera par une dégustation au pied de l’alambic des ancêtres.

La distillation 


Le chai 


L'embouteillage 
Dégustation

Durée : de 1h à 1h30 Tarif : 6 euros, sur rendez-vous.

Adresse : Cognac J. Painturaud, Maison Painturaud Frères, 3, Rue Pierre Gourry, 16130, Segonzac,

En plein coeur du village de Segonzac, dir. Archiac / Juillac le Coq

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L’histoire de la ville est indissociable du fleuve Charente. Comme pour sa voisine Cognac, la Charente et les gabarres ont largement contribué au développement de la ville avec le commerce du sel, du vin, des eaux-de-vie.

Aujourd’hui, comme à Cognac, ce sont le tourisme et les loisirs qui ont pris la relève sur la Charente.


On peut flâner le long de la Charente, sur la rive droite après la Maison Courvoisier, sur la chaussée des Moulins jusqu’à l’écluse.

La Maison Courvoisier fait partie intégrante du paysage de Jarnac.

Située sur les bords de la Charente en venant de Cognac, sur la rive droite, la première image que nous avons de Jarnac sur notre droite est constituée par l'imposant ensemble des immeubles, anciens et modernes, de la Maison Courvoisier.

Cet ensemble architectural se reflète avec de légères ondulations, dans les eaux de la Charente.

Les grandes parties vitrées reflètent la luminosité typique du ciel charentais, ce qui est du plus bel effet avec les barriques de l'intérieur. Tradition et modernité, cela va bien avec le cognac.