Andorre / Espagne / Maroc / Portugal

2020: Un 2ème circuit marocain

Du 3 février au 30 mai 2020
117 jours
Dernière étape postée il y a 5 jours
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Publié le 11 février 2020

C'est reparti pour notre 4ème grand voyage depuis l'acquisition de notre baroudeur il y tout juste 2 ans. Et de voyage en voyage, la durée de nos grandes vadrouilles s'allonge : 7 semaines pour la première, 13 pour la seconde, 3 mois pour la suivante, et cette dernière est planifiée, sauf imprévu, sur 4 mois. Nous avons dans nos malles, des projets bien plus ambitieux ... et donc encore plus longs.

Ce blog sera certainement beaucoup moins dense que le précédent puisque pour un bon tiers du circuit marocain, notamment la côte Atlantique au sud d'Agadir et toute la région du sud de l'Anti-Atlas jusqu'en bordure du Sahara, nous retournerons voir tous les sites que nous avions particulièrement appréciés l'an dernier. De fait, le blog comportera, dans ces cas-là, moins de photos et moins de commentaires. De même,le dernier mois au Portugal sera surtout en mode détente et randos sur les étapes les plus attrayantes de notre dernier périple en fin d'année 2019, laissant de côté toutes les visites culturelles déjà faites.

Mais nous aurons tout de même l'occasion de vous faire découvrir, en même temps que nous, des régions qui nous sont inconnues et qui devraient mériter le détour, notamment une route à travers l'Atlas et toute la région Est du Maroc, avec la remontée vers le Nord par la côte méditerranéenne et le Rif.

Ainsi le 3 Fevrier, après avoir dit au revoir à tous nos enfants et petits-enfants à l'occasion de repas bien sympas, nous avons fait une première étape traditionnelle en Andorre, histoire de faire un petit plein d'apéritifs et un gros plein de gasoil. Au passage, nous avons apprécié les paysages enneigés des Pyrénées sous un beau soleil et une température printanière...et cela va durer pendant toute la traversée de l'Espagne. Tout se présente au mieux.... et merci de votre présence encore une fois.

Descente ensuite le long de la vallée et des gorges de l'Ebre

Nous atteignons la grande bleue et faisons halte en bord de plage à Castellon de le Plana

Nous arrivons à Grenade pour une première pose de 2 jours qui va nous permettre de découvrir cette ville que nous souhaitions visiter depuis longtemps, et autant le dire de suite, nous n'avons pas été déçus.

En premier lieu, bien sûr, l'incontournable Alhambra. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont pas moins de 5 palais se jouxtant sur une plateforme dominant toute la ville. Pour 4 d'entre-eux, les plus anciens et les plus remarquables, nous les devons à la dernière dynastie régnante pendant la longue occupation arabe de l'Andalousie. Cette ultime dynastie des Nasrids débuta les premiers travaux en 1238 et le dernier sultan fut chassé par les catholiques en 1492.

Chronologiquement, il y a d'abord la forteresse de l'Alcazaba qui dominait et protégeait tout l'ancien quartier arabe de l'Albaicin. Curiosité: La médina est à l'intérieur de l'enceinte.

Puis le joyau, le palais Nasrid. Là, cela se passe de commentaire, que des photos pour mettre en valeur l'époustoufflant travail d'orfèvre des constructeurs .

Nous sommes admiratifs devant tant de grâce, de beauté, de délicatesse, démontrant encore combien cette prestigieuse civilisation musulmane était raffinée.

Autre palais, El Partal, réaménagé au 20 è siècle , avec sa belle pièce d'eau

PETIT ORATOIRE ET UNE VUE SUR L'ANCIEN QUARTIER ARABE DE L'ALBAICIN 

Mais s'il fallait une preuve supplémentaire quant au raffinement et à la qualité de vie de ces sultans, il faudra la chercher du côté du 4è palais, dit palacio Generalife, qui fut construit à usage de résidence d'été. Ce n'est pas le palais mais les splendides jardins qui en font toute la splendeur.


Le 5ème palais, construit sous la directive de l'empereur Charles Quint, pour asseoir l'emprise catholique, paraît comparativement très massif et ne vaut , selon notre goût, que pour sa cour circulaire de style Renaissance.

Notre première journée de visite fut entièrement consacrée à 2 quartiers, que nous avons visité à pied, puis en petit train touristique. D'abord l'Albaicin, ancien quartier arabe, avec ces superbes maisons blanches à patios.

L'ALBAICIN VU DE L'ALHAMBRA 
L'ALHAMBRA VU DE L'ALBAICIN, AVEC, AU FOND,  LES CIMES ENNEIGÉES DE LA SIERRA NEVADA 
ET TOUJOURS L'ALHAMBRA VU DE L'ALBAICIN 

Dernier quartier, le centre avec la cathédrale et le quartier qui l'entoure, extrêmement vivant et festif.

Superbe ville, patrimoine unique, l'Alhambra est le monument le plus visité d'Espagne et à juste titre!

On termine notre traversée de l'Espagne sur la Costa del Sol, à Torremolinos, 21 ° , belle balade en front de mer


Et aujourd'hui Algéciras où nous avons pris notre billet pour le ferry. 27° au soleil cet après-midi. Demain le continent africain, le Maroc, YES!!!

Et si vous voulez nous faire un petit coucou, c'est en dessous , dans commentaire. On répond toujours , le lendemain au plus tard.

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Publié le 17 février 2020

"Nous y voilà", et on reprend vite nos petites habitudes. D'abord le climat depuis 5 jours, brumeux ou légèrement nuageux, mais 25° l'après-midi et 16° la nuit , cela permet de suite de passer beaucoup plus de temps dehors. Les restos ensuite, poissons grillés à Moullay Bousselham, qui reste une petite bourgade charmante et accueillante, avec sa lagune et ces bateaux de pêcheurs.

CAMPING EN BORD DE PLAGE, LE BAROUDEUR SOUFFLE UN PEU. 

Une halte en bordure d'océan à Mohammédia, histoire de fractionner un peu le trajet qui nous mène à Marrakech.

L'ILE MIMOSA A MOHAMMÉDIA 

Marrakech enfin, après quelques centaines de kms d'autoroute. A propos de Marrakech, on peut toujours jouer les blasés en objectant qu'elle n'est pas représentative du Maroc profond, que les projets immobiliers inconséquents et toujours plus nombreux ont eu raison de sa magnifique palmeraie, que tout ici est mercantile, et surtout que le tourisme y est non maitrisé et particulièrement dévastateur. Tout cela est indéniable. Mais cette ville, tumultueuse, vrombrissante, bigarrée, débordante d'énergie et de vitalité, excessive en tout, est avant tout une drôle d'enjoleuse récidiviste. Pour ma part, je suis tout près de la dizaine de séjours à Marrakech et Anne-Marie en est à la moitié, mais il nous suffit de repasser devant les principaux sites qui ont fait sa réputation, puis de s'aventurer dans les quartiers plus populaires, moins fréquentés mais gonflés d'énergie, pour replonger une nouvelle fois et s'avouer vaincus : malgré tout ce qu'on peut lui reprocher, on se sent bien dans cette cité, c'est une saveur très particulière. De plus, quand, en ce mois de Février, les murailles d'enceinte ocre-jaune scintillent au soleil, dominées au loin par les cimes enneigées de l'Atlas, le décor ainsi planté est incomparable.

Quelques photos qui ne pourront aucunement rendre l'ambiance si particulière de cette ville, sa sensualité, sa suavité.


LA MOSQUÉE DE LA KOUTOUBIA OU DES LIBRAIRES , SON MINARET  DE 69M DE HAUT ET LES JARDINS  AUTOUR.
LA MOSQUÉE DE LA KASBAH
LE CELEBRE HÔTEL DE LA MAMOUNIA, SES 56 SUITES ET DES CELEBRITÉS DU MONDE ENTIER COMME CLIENTS.
LES CALÊCHES POUR FAIRE UN TOUR DES MONUMENTS 

Enfin les 2 stars de Marrakech, le centre névralgique de la cité, son cœur aux palpitations effrénées.Le souk d'abord, inégalé, frénétique, multicolore et polymorphe, assourdissant et éreintant, mais toujours aussi attractif, voire addictif.

Et la très (trop) fameuse place Jemaa El Fna. Pour tout dire, nous avions décidé d'un commun accord de l'éviter pour cette année. Mais nos bonnes résolutions ont à peu près tenues une demi-heure après notre descente du bus ! Un tajine plus tard dans l'un des restaurants typiques de la place, et nous passons une petite heure à simplement contempler le spectacle. C' est quasiment hypnotique : théâtre de rue, jongleurs, acrobates, dresseurs de serpents, maquillage au henné, les étals magnifiques de fruits et d'agrumes, et tant d'autres vendeurs ambulants. Cette place est aussi le grand rendez-vous des fêtards et des noctambules. Mais le plus extraordinaire de tout est le montage en quelques dizaines de minutes des stands de restauration à la tombée de la nuit, c'est hallucinant.

En programmant notre étape de 2 jours à Marrakech, et contrairement à la place Jemaa que nous souhaitions éviter dans un premier temps, nous avions vraiment envie de revoir le jardin Majorelle. D'autant que des jardins autour de la villa Oasis sont maintenant ouverts au public, ce qui , de mémoire, n'était pas le cas auparavant, pour une visite encore plus attrayante et riche. Pour ceux qui ne connaisse pas encore, cette villa avec ses merveilleux jardins fut initialement construite et habitée par Jacques Majorelle, un peintre des années 1930, qui fit planter un bon nombre d'arbres exotiques. Mort en 1962, sa propriété fût sauvée de la destruction en 1980 par le couple célèbre Yves St Laurent et son pygmalion Pierre Bergé, qui firent encore de gros investissements pour lui donner l'aspect qu'on lui connaît maintenant et qui y séjournaient fréquemment chaque année. Ce parc dégage une telle douceur, une telle sensibilité, un tel goût artistique, qu'on n'a beaucoup de mal à se diriger vers la sortie, faisant presque abstraction de la nuée de touristes qui le parcourent en continu.

LE JARDIN COTÉ ATELIER 

Puis le jardin entourant la villa Oasis

Nous conseillons, on ne s'en lasse pas.

Aujourd'hui, changement complet de décor puisque nous allons attaquer les premières pentes du massif de l'Atlas. Dans la matinée, nous nous engageons dans la vallée de l'Ourika, nous longeons la rivière avec des vues splendides sur le massif enneigé. Sur les rives, des restaurants sont installés au plus près de l'eau.

Nous arrivons à 1500m d'altitude dans le village de Setti Fadma, point de départ d'excursion vers les cascades. Nous prenons un guide, même si le chemin s'avèrera parfaitement balisé. L'avantage, c'est que nous avons discuté de la région, du manque de neige sur le massif, et de bien d'autres sujets, sans oublier qu'il nous a un peu retenus en descente car les rochers étaient très humides et glissants.

LE DÉPART, ANNE -MARIE EN COMPAGNIE DU GUIDE, COMME D'HABITUDE! 
LE VILLAGE EN COURS D'ASCENSION 
LES MACAQUES QUI SE RÉGALENT DE NOIX 
LES CASCADES 

Et au retour, le restaurant au bord de l'eau pour se remettre...et récupérer en poids les quelques grammes perdus dans l'ascension

PHOTOS PRISES DE NOTRE PLACE À TABLE 

Retour sur nos pas, puis direction Asni, également à 1500m d'altitude pour une étape avec vue sur le Touhkal qui culmine à 4200m

Fin de l'ascension demain jusqu'au col du Tizi N'Test à 2100m , puis descente jusqu'à Taroudant. On nous promet 150kms de virages sans interruption, mais aussi la plus belle et la plus impressionnante route du Maroc.

17
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Publié le 24 février 2020

Il s'agit là d'une nationale, peu fréquentée car son tracé doit en décourager beaucoup. Nous avons croisé 2 camping-cars sur l'ensemble de la journée. Néanmoins, malgré une vitesse horaire dérisoire, cet itinéraire n'est pas vraiment pénible à emprunter, dans cette région de haute montagne, offrant un spectacle tout à la fois majestueux et sans cesse renouvelé.

D'abord, la preuve par l'image que nous y sommes passés, au Tizi'N Test, à 2100m d'altitude!

Des routes en lacets ciblant l'horizon, dévalant les pentes arides du massif jusqu'au replat de la plaine du Souss,

Mais aussi une succession de panoramas au caractère africain bien marqué,

VERSANT NORD DU COL, VUE  SUR LE  DJEBEL TOUBKAL , EN MAJESTÉ
VERSANT SUD , EN DIRECTION DE TAROUDANT, AUSTÈRE .

Dans ces étendues désolées et quelque peu hostiles, seules les chèvres, agiles et actives, semblent pouvoir trouver comme pitance, quelques broussailles raccornies.

Les piémonts atlassiens ne sont pas en reste et dévoilent un cadre d'une beauté sauvage et d'une infinie douceur, contrastant avec l'aridité et la nudité de la montagne en arrière-plan.

Ici, l'ombre portée du massif ne saurait voiler le manque d'eau criant de ce beau lac de barrage

Et si vous passez à côté de l'incroyable mosquée de Tinmel, posée au milieu de nulle part, ne faites pas comme nous, ne vous contentez pas de photographier les extérieurs admirables, trouvez le gardien qui vous fera visiter l'intérieur tout aussi rare et précieux. Anne-Marie l'a aperçu quand nous repartions, nous proposant de loin les clés de la mosquée, mais bêtement, j'ai poursuivi, ne pensant pas cette incursion possible.

Cette mosquée du 12è siècle fut érigée par la dynastie Almohade, dans leur cité d'origine, juste avant la conquête de Marrakech et leur prise de pouvoir. Monument symbolique rapidement devenu un haut lieu de pélerinage, la chute de la dynastie marqua le début d'un abandon progressif jusqu'à la fin du 20è siècle , oû elle fut sauvée de la ruine par une rénovation d'ampleur, pour un classement justifié au patrimoine de l'UNESCO.

Au cours de la descente du col, une petite pause-déjeuner, en bordure de route, avec une dernière vision sur ce magnifique massif de l'Atlas.

Taroudant au bout du voyage, comme alanguie à l'entrée de la riche plaine du Souss. Sa superbe enceinte fortifiée de 8 km de long, d'un ocre rougeoyant aux derniers rayons du soleil, sa place centrale aux allures de mini place Jemaa El Fna et ses souks multiples, dont le souk berbère, avec un artisanat de bonne qualité, la font nommée " la petite Marrakech". La différence essentielle, outre la taille des 2 cités sans communes mesures, se fait sur l'ambiance : Marrakech "survitaminée" et tonitruante, face à l'appaisante et sereine Taroudant.

LA MURAILLE DE L'INTÉRIEUR, L' ENCEINTE CRÉNELÉE ET  LES TOURS DE GUET.
BAB EL KASBAH AU FOND, PRINCIPALE ENTREE DE LA VILLE
UNE AUTRE ENTRÉE A L'OPPOSÉ DE LA VILLE
LA PLACE CENTRALE, COEUR DE LA VILLE , SES VENDEURS AMBULANTS ET SES PETITS RESTAURANTS AVEC TERRASSES

Une super bonne surprise le dernier de nos 3 jours à Taroudant, la rencontre avec Virginie et Guy, des blogueurs de My Atlas avec qui nous échangeons fréquemment. C'était notre première rencontre effective, apéritif obligatoire et Guy en profite pour me donner de précieux conseils pour optimiser l'utilisation du blog. Il a eu du boulot pour m'expliquer, car je suis loin d'être expert en la matière. Si vous voulez beaucoup découvrir du Maroc à un rythme soutenu, rendez-vous sur https://www.myatlas.com/campingcar/maroc1


LA TROP BELLE IZZIE ET GUY, UNE RENCONTRE FORTUITE MAIS TRES SYMPATHIQUE. 

Départ le lendemain pour Takate où nous attend là aussi des retrouvailles, et de grosses difficultés de réseaux pour publier ce blog, d'où le retard et le décalage.En attendant, juste un aperçu de la piscine et du restaurant du camping de Takate. On vous racontera tout cela la prochaine fois.

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Publié le 29 février 2020

Nous voilà donc en compagnie du couple varois que nous avions rencontré lors du voyage marocain de l'an dernier, et avec qui nous avions beaucoup sympathisé. Le rendez-vous était plus ou moins pris depuis 2 mois: Ce sera à Takate, au sud d'Agadir. Là nous avons pu profiter tous les jours de la belle piscine du camping, enfin tous sauf Anne-Marie, qui n'est pas vraiment convaincue par la température de l'eau.

ET PAS VRAIMENT EN TENUE POUR FAIRE TREMPETTE

Outre les longues heures de farniente et de bavardages au bord de la piscine et quelques courses au souk, nous avons fait ensemble une belle balade de 8kms jusqu'au village de pêcheurs voisin, dont les maisons construites avec sans doute peu de moyens, reflètent un dénuement certain. Le cadre est cependant sauvage et nous avons déambulé dans ce village quelque peu.... fantôme, sans rencontrer âme qui vive. Les hommes devaient être à la pêche, mais le reste des familles..??

Retour au travers des étendues de sable qui gagnent du terrain à l'intérieur des terres ; une fois encore, seuls les troupeaux de chèvres et de moutons sont sources de revenus.

Après 5 jours où nous nous sommes très peu quittés, nous allons reprendre notre route chacun de notre côté, eux vers la vallée des Paradis, Tafraoute et Amtoudi, que nous connaissons déjà, et nous, vers le Sud encore, le long de la côte atlantique, avant de nous engouffrer, plein Est, entre montagne et désert, notre terrain de jeu préféré. Mais en regardant nos itinéraires respectifs, nous avons de bonnes chances (et l'envie surtout) de nous retrouver dans le désert, du côté de l'Erg Chigaga dans 3 semaines. Ils ont déjà randonnés à pied pendant 2 semaines sur cette zone de dunes sahariennes et devraient nous faire découvrir de belles choses.

Après le départ, nous nous dirigeons vers Tiznit, une ville que nous n'avions guère appréciée l'année dernière (beaucoup trop de campingcaristes français sédentaires et comme installés) à notre goût, mais où Guy nous a donné l'adresse d'un peintre carrossier travaillant très bien et pour pas cher. Nous nous y rendons, car j'ai 2 gros "pètes" sur le pare-choc avant, de chaque côté, et nous ne voudrions pas que cela s'aggrave et pour rendre notre baroudeur comme neuf. Après l'intervention, c'est ainsi que nous l'avons retrouvé. Un travail remarquable, avec pourtant peu de matériel, et les travaux faits dans la rue !! Mais ils ont consolidé, fait les reprises de résine avec art, réalisé de nombreux voiles de peintures, et inlassablement poncé et lustré. Un travail d'orfèvre. Le résultat est plus que parfait, ils ont bossé à deux jusqu'à 8 h du soir et 2 heures le lendemain matin pour.......100€. (No comment !!!). Jugez vous même du résultat et regardez les conditions de travail.

Sincèrement, il est complètement impossible de voir la reprise, c'est neuf.



Quant à Tiznit, notre baroudeur en réparation, il a bien fallu passer le temps et nous avons donc flâné de nombreuses heures â l'intérieur de la médina. De fait, il y avait d'abord beaucoup moins de touristes dans les rues et finalement, nous avons trouvé la ville plus sympathique et plus digne d'intérêt, même si nous ne saurions pas y rester plusieurs semaines comme beaucoup le font ici. Mais il en faut pour tous les goûts. Nous avons revu la source bleue, mieux mise en valeur du fait d'un meilleur entretien,

Nous avons surtout beaucoup plus apprécié certains aspects originaux du souk, avec des placettes, des patios, des galeries désservies par des escaliers, le tout créant une atmosphère très orientale de bien-être, propice à mettre les promeneurs dans les meilleures conditions pour d'éventuels achats.

Retour vers l'océan à Mirleft, déjà visitée également l'année derniére. Nous allons faire une nouvelle balade en bordure de falaises, 6 kms sans doute, avec une descente sur une plage large et ouverte, avec des vagues ruisselantes jusqu'au sable, puis une remontée le long de l'oued asséché, où culture et élevage semblent jouer des coudes pour, hypothétiquement, profiter du moindre regain d'humidité .

Après l'effort, le réconfort, et au bord de l'océan, c'est tajine de.....poissons bien sûr, en l'occurrence au congre,dans ce resto. Un des meilleurs tajines depuis le départ.

Le soir, l'inévitable retour en bordure de falaise pour le non moins inévitable coucher de soleil ( je ne m'en lasse pas depuis 2 ans et 4 voyages, mais vous oui, je pense... tant pis, je persiste)

L'aire de CC où nous sommes retournés, a innové depuis notre venue : outre un coq qui se balade sur la bordure de terrasse du gîte au 3ème étage et chante la nuit dès qu'un campingcariste allume une lumière pour un besoin naturel, le matin, nous avons aussi les braiements du frère aîné de ce tout jeune anon, mais finalement, ce n'est pas si gênant et cela alimente les conversations du matin

Départ pour Sidi Ifni, où nous resterons deux jours. Un camping (bien plein)en bord de mer, au bas de la colline sur les flancs de laquelle s'échelonne la cité.

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Publié le 5 mars 2020

Nous terminons notre premier mois à Sidi Ifni, dont l'intérêt principal, outre un centre ville propret datant de l'occupation espagnole et une plage devant le camping bien fréquentée pour un soir du mois de Février,

C'est surtout le petit souk qui se termine par quelques restaurants savoureux dont nous avons bien profité : couscous le vendredi comme d'habitude, et le lendemain poissons grillés, daurades (2 par personne !!!) et sardines.





En repartant vers l'oasis de Tighmert, notre prochaine étape, nous avons volontairement allongé notre itinéraire initial d'une cinquantaine de kilomètres, vers le Sud, pour voir un petit village de pêcheur dans ce qui est déjà le désert,

mais surtout voir Foum Assaka, et l'oued Noun, l'oued permanent le plus au sud du Maroc. Et c'est vrai que la piste qui longe l'oued jusqu'à la plage, est de toute beauté.

Malheureusement, au retour par la piste, et malgré une prudence inhabituelle de ma part, j'ai violemment touché un rocher affleurant, le marche-pied amovible a mal supporté, m'obligeant à une réparation de fortune en bord de route. J'imagine déjà mes enfants, surtout le second qui connait mon aversion pour la mécanique, mort de rire 🤣🤣🤣🤣🤣 en voyant cette photo.

Heureusement, nous arrivons à l'oasis de Tighmert, et là, c'est le grand bonheur, peut-être encore plus que l'année dernière où nous avions pourtant eu, en plus, un concert d'anthologie. Je ne voudrai pas trop promotionner cet endroit et le retrouver dans quelques années avec des foules de touristes sillonnant la palmeraie, mais, puisque nous sommes entre amis, je vais tenter de vous donner quelques pistes. D'abord, c'est un camping où les sanitaires et les services ne sont pas du derniers cris, mais où absolument tout est fait pour que chacun y trouve une forme d'apaisement, de bien-être, de calme, de douceur de vivre. C'est un comble : on est tellement bien dans ce camping qu'on en oublie presque de sortir. Et pourtant dehors... enfin vous verrez après. Le camping donc :

LE CAMPING A NOTRE ARRIVÉE, SEULS, ET APRÈS 5 OU 6 CAMPING-CARS MAXI, SUR UN ESPACE ENTRETENU EN PERMANENCE

Le jardin bien sûr, petite merveille pour pouvoir s'isoler, lire, siester, ou faire ses devoirs de vacances comme Anne-Marie🥰, dans des espaces indépendants, à l'ombre des palmiers qui ceinturent ce jardin du bonheur, où nous sommes restés de nombreuses heures sans voir le temps passer.


Le coin concert ou veillée autour du feu, super convivial.

Tout cela dirigé de main de maître par le propriétaire des lieux qui organise des randonnées de découverte en 4x4 que nous avions faites l'année dernière, des repas, etc... tout en se donnant le temps de promener son jeune dromadaire de 5 mois qui a perdu sa maman à un mois. Un lieu vraiment magique dont nous ne nous lassons pas.

Et que dire de l'oasis lui-même? Après l'avoir reconnu l'année dernière et avoir fait 2 randonnées cette année dont une de 10 kms, seulement guidés par nos pas et nos envies (et quelques coups d'oeil au GPS pour vérifier), on peut dire conjointement qu'il n'y a pas beaucoup de lieux aussi beaux, exotiques à souhait, d'un calme absolu (on s'est même demandé si c'était habité) et où nous nous sommes sentis aussi bien, en parfaite harmonie avec cet environnement si particulier. C'est comme pour le camping : on ne veut pas que cela s'arrête et on ne ressent même pas les kms dans les jambes tant c'est un bonheur absolu.

Première rando, la plus courte:

La plus longue, inoubliable.

Partis de l'extrême Est de l'oasis, nous l'avons entièrement traversé, abordant successivement la maison nomade, le musée de la mémoire nomade, la villa bojouf et le beau petit jardin botanique dont voici quelques photos

LA DERNIÈRE PHOTO: LA MAISON NOMADE , UN GITE AU MILIEU DE LA PALMERAIE.

Il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir au Maroc et surtout beaucoup de régions inconnues à découvrir, notamment à l'est, coté méditerranéen, et nous espérons bien sûr tomber sous le charme d'autres sites, mais, après 2 passages en 2 ans,Tighmert restera définitivement pour nous, une étape quasi-incontournable, une source de jouvence et de plaisir à l'état pur.

Parmi les nouveautés de cette année, Assa en fait partie. Nous avons passé une petite journée seulement dans cette ville et , demain nous en repartirons, sans doute un peu frustrés.Je m'en explique : bien sûr Assa est surtout connue pour son ksar, en piteux état dans l'ensemble, mais avec quelques quartiers rénovés ou en cours de rénovation.

LA ZOUAÏA (ECOLE CORANIQUE) HISTORIQUE, ENTIÈREMENT RÉNOVÉE
UNE ANCIENNE MOSQUÉE
DES QUARTIERS EXTRÊMENT DÉLABRÉS, TRÈS ÉTENDUS, VÉRITABLE LABYRINTHE
MAIS DES RÉNOVATIONS IMPORTANTES ET DE GRANDE QUALITÉ
ET UNE PALMERAIE TRÈS ORDONNANCÉE ET FLEURIE

Alors pourquoi cette frustration annoncée. A cause de cet homme...(en compagnie de sa fille Hind qui a 6 ans écrit, lit et parle déjà très bien l'arabe et le français)

De fait, tout a commencé par une course effrénée derrière un jeune qui s'est improvisé guide et qui, lui, ne parlait pratiquement pas français et courrait au milieu des éboulis, grimpait, sautait, dévalait dans les gravats ou au travers de minuscules ouvertures, comme s'il guidait un groupe de jeunes sportifs adolescents, ce qui n'est plus malheureusement notre cas. Mais le grand mérite que nous lui reconnaîtrons à posteriori, c'est de nous avoir bien involontairement fait rencontrer l'homme en question, qui se tenait dans la grande bâtisse derrière nous sur la photo,qui fait office de restaurant,et, si des solutions de commercialisation s'ouvraient à eux, de lieu de séjour pour de l'événementiel. Nous avons discuté pendant plus de 2 heures avec lui, il nous a fait aimer sa région en nous présentant sur internet, tous les lieux de visites aux alentours d'Assa et ils sont multiples, très variés, et d'un grand intérêt : le ksar bien sûr, mais aussi 28 oasis, des dunes de sables, des cumulus vieux de 3 siècles, des sites archéologiques et un répertoire impressionnant de peintures rupestres. Je lui ai alors rétorqué que, dans notre cas précis, l'impossibilité de trouver une infrastructure capable d'accueillir des camping cars nous forçait à ne rester qu'une nuit dans cette ville, et sur le parking de la gendarmerie, ce qui n'est pas le plus glamour. Il nous a alors estomaqué en ouvrant sur l'ordinateur un dossier complet et bien ficelé d'un aménagement qu'il envisageait très sérieusement comprenant une aire de CC très bien pensée et complète, avec restauration, piscine ,etc... je vous fais grâce de tout le reste de la discussion, qui s'avéra particulièrement fructueuse, argumentée, en un mot, passionnante. Voilà pourquoi nous repartirons frustrés de cette ville offrant tant de possibilités, avec des gens aussi surprenants. Cerise sur le gateau : toute la population semble ici encore plus accueillante qu'au Nord du royaume, plus aimable et particulièrement souriante et avenante. Quel pied ce pays, quand on rencontre des gens comme ça.

5
mars
5
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Publié le 12 mars 2020

Nous poursuivons notre parcours en longeant l'extrême sud du massif de l'Anti-Atlas, la route est un peu monotone, plus de 100kms à travers un désert minéral où seuls quelques acacias clairsemés offrent une ombre infime aux dromadaires venus se régaler de leurs feuillages pourtant très épineux.

Une seule bourgade rencontrée sur l'ensemble de l'étape. Anne-Marie profite de cette monotonie ambiante et de la traversée de ce village pour faire quelques clichés de la population de ce Maroc authentique, profondément rurale et déshéritée. Ce sont majoritairement des berbères de l'etnie chleuh. Leur dialecte très particulier, avec des " oui" prononcé " ya" et un accent plus guttural, est à l'origine du surnom donné par les français aux Allemands pendant l'occupation.

Nous arrivons en fin de matinée à Icht, dans un camping agréable, avec peu de CC, l'ombre des palmiers, situé en prolongement de la palmeraie, avec une petite piscine sans prétention mais que j'ai personnellement bien appréciée les 2 jours passés ici.

Autre qualité de ce camping, sa restauration de très bon rapport qualité-prix, et une salle de réception fraîche et réalisée de façon traditionnelle.

Icht, hormis son environnement de montagnes rougeoyantes et arides, et sa petite palmeraie dont la fraîcheur incite à la flânerie, Icht donc, n'offre guère d'intérêt, nous laissant tout loisir d'apprécier la quiétude du camping, et une soirée aux couleurs incendiaires

Nous voici arrivés àTata pour 6 jours, qui vont passés trop vite, tant la situation exceptionnelle du camping, la place et la vue que nous avions, la baignade dans l'oued, les balades à faire à pied le long de l'oued ou dans les palmeraies, le site d' Agouliz que nous avons découvert, la ville de Tata avec son souk quasi-permanent, ses rues commerçantes, ses restaurants goûteux aux prix défiant toute concurrence, l'amabilité de sa population, tout contribue à faire de cette halte le prototype de ce que nous aimons au Maroc.2 ème passage et, Inch'Allah, sans doute pas le dernier. ON ADORE.

On commence par le camping avec des photos qui rappelleront celle de l'année dernière à ceux qui nous sont fidèles.

LA PLACE DANS LE CAMPING
VUE DU CAMPING LE MATIN
A PROXIMITE DU CAMPING

La première balade, 6 ou 7 kms en haut de la falaise en surplombant l'oued et en le remontant, sur la rive opposée à Tata : vues sur Tata et les montagnes environnantes, vues sur l'oued en partie asséché par un petit barrage alimentant des rigoles bétonnées permettant l'irrigation de la palmeraie, des vues à l'intérieur et en face de la magnifique kasbah encore habitée de Tagejgalte et de la palmeraie d'Agadir Lehna

TATA VUE DE LA RIVE OPPOSEE
LA PALMERAIE
L'ARRIVÉE VERS LA KASBAH ET LES MONTAGNES DE L'ANTI-ATLAS
A L'INTERIEUR DE LA KASBAH
LE BARRAGE SUR L'OUED VU DE LA RIVE OPPOSEE A LA KASBAH
ARRIVEE À TATA SUR LA PLACE CENTRALE

2 ème balade de 7 kms en descendant l'oued cette fois-ci et en allant visiter le Dar Infiane qui fait face au camping.

LE DAR INFIANE QUE NOUS APPROCHERONS EN FIN DE PARCOURS
ITINERAIRE EN FOND D'OUED TATA COMPLÈTEMENT ASSÉCHÉ
RETOUR SUR LA RIVE OPPOSÉE
LE DAR INFIANE

Au cours de ce long séjour à Tata, nous avons repris aussi notre CC pour visiter en une journée un site qui se trouve à une trentaine de kms , les gorges, les falaises et la source d'Agouliz.Il s'agit d'un petit village de 700 habitants, situé au bout d'une piste de 6 kms qui vient d'être bitumée, parfaitement isolé de tout, qui vit, d'après ce qu'on nous a dit, d'un peu d'élevage de chèvres, des dattes et de jardins, et c'est à peu près tout... peu de touristes viennent, alors que le site est de toute beauté. Une précision : souvent des guides proposent leurs services sans que leur utilité soit avérée, les chemins étant bien marqués et sans difficultés particulières. Là, nous ne sommes peut-être pas très forts, mais sans guide nous aurions été incapables de trouver le chemin qui mènent à tous les Bassins, aux grottes et à la source ultime. D'autant que par endroit, il faut pratiquement escalader des petits murs de pierres (sans trop de risques malgré tout) . Ibrahim, lui, fait toute cette marche en sandales et à bonne allure tout en ne manquant pas de nous indiquer toutes les fleurs sauvages, les cultures, les pierres qui bordent notre chemin. En haut, il n'hésite pas à se mettre en slip pour nous accompagner à la baignade dans une vasque de rêve surplombée de sécrétions et de stalactites, dans une eau d'une pureté et d'une limpidité parfaites. Euh, pas vraiment chaude tout de même et quand on y est, on ne dit pas, comme habituellement : "ce n'est plus froid une fois dedans" ...car c'est faux. Mais quel kiffe!!! Un moment inoubliable, d'autant qu'il se mérite tout de même, pour l'atteindre. Et le reste en image (il faut faire un choix car on a mitraillé avec 2 appareils pendant 2 heures !)




ARRIVEE AU VILLAGE
DEBUT DE L'ASCENSION À TRAVERS LA PALMERAIE DERRIERE BRAHIM
LA PREMIÈRE VASQUE
LES GROTTES
LA VASQUE .....SUBLIME !!! INOUBLIABLE
VERS LA SOURCE
LA SOURCE
D'AUTRES COURS D'EAU ET LA FIN DE L'ASCENSION
LA DESCENTE VERS LE VILLAGE
DANS LE VILLAGE ET A SA SORTIE.....ET LE THÉ CHEZ BRAHIM

A Tata aussi, on boit le thé à la fin du repas au resto

ET ANNE -MARIE, ELLE SOURIT, CHAPEAU BERBÈRE SUR LA TETE, MAIS ELLE EST TRISTE DE QUITTER TATA DEMAIN !!
18
mars
18
mars

C'était inexorable, le Maroc, longtemps épargné par la pandémie, y est maintenant confronté, les frontières sont fermées et les bateaux restent à quai. Les restos, cafés, et autres commerces non essentiels sont fermés, les mosquées également, preuve que les choses sont prises très au sérieux, et le confinement sera définitif au maximum lundi. A partir de là, interdiction de quitter le camping, sauf pour le ravitaillement. Nous sommes donc coincés jusqu'à nouvel ordre. Nous avons pris l'option de rester dans un camping au Sud, oû la météo semble bonne( sauf tempête de sable depuis 2 jours)et assez loin des grandes agglomérations. Nous allons déjeuner le midi sur place, le camping nous livrant des plats directement au camping-car, et le soir nous dînerons de salades comme d'habitude. Nous sommes allés nous ravitailler en légumes et fruits frais, et le camping fera le nécessaire par la suite. Donc, à ce jour, nous ne sommes pas les plus malheureux en comparaison de ce que vous subissez en ce moment. Après, pour le rapatriement, nous sommes, bien sûr, dans l'inconnu. Le voyage offre maintenant beaucoup moins d'intérêt du fait que nous n'allons pas circuler, et le blog va se limiter à vous donner quelques nouvelles de temps en temps, et surtout à en recevoir de votre part, par le blog ou ....par mail, ce sera sans doute plus simple. Pour conclure sur une note optimiste, regardez nous en pleine activité, nous ne sommes pas encore déprimés, loin de là, et de plus, on ne peut rien changer, donc : Wait and see et Inch'Allah!!!

Et encore un grand merci de nous avoir suivis, d'avoir pris des nouvelles. On vous aime tous et on l'aura, ce p... de virus. Bon courage à vous tous et surtout on reste en contact.

25
mars
25
mars

Contrairement aux centaines de campingcaristes français toujours plus forts que tout le monde qui se sont entassés à l'entrée de Ceuta pour un embarquement illusoire, et en bravant toutes les interdictions de circuler dans le royaume, nous, nous sommes bien sagement restés sur place, et nous respectons le confinement qui nous est imposé, à l'exception d'une petite balade chaque matin dans les dunes pour nous dégourdir les jambes, à 2 ou 3 maximum (Anne-Marie, Guy notre voisin blogueur qui nous a rejoint avec Virginie son épouse depuis quelques jours, et votre serviteur), en évitant soigneusement tout contact avec la population locale. Car tout le problème est là : Comment ne pas contribuer à diffuser le virus dans un pays qui va déjà être fortement impacté du point de vue économique, par le confinement strict et la fuite des touristes, le tourisme faisant plus ou moins travailler la moitié de la population. Comment ne pas leur infliger la double peine en les contaminant par une attitude irrespectueuse, provocatrice mais surtout complètement irresponsable. Je pense que ceux de Ceuta sont les mêmes qui, en France, ne respectent aucune mesure et sont dans le défi permanent....et la connerie incurable.

Donc, nous sommes pour quelques semaines(???) au camping Karla à Erfoud et sincèrement, nous aurions pu tomber plus mal.

Présentation des lieux :

L'ENTRÉE DU CAMPING
LA RECEPTION ET LA TERRASSE POUR CONTEMPLER LE COUCHER DE SOLEIL SUR  LA PALMERAIE
LE COIN DETENTE ET LES SANITAIRES 
LE RESTAURANT OÙ SONT CONCOCTÉS NOS PETITS PLATS DU  MIDI 
ET DES VUES DU CAMPING: PAS SURCHARGÉ !! 
NOUS, NOUS SOMMES LÀ : CONFINEMENT PAS DESAGRÉABLE

Il y a quelques jours, de fortes pluies sont tombées sur les massifs , et pour le bonheur de tous ici, l'Oued Ziz est sorti de son lit, baignant toute la palmeraie, offrant un spectacle, parait-il, de plus en plus rare dans ces régions désertiques. En compagnie de Guy, nous nous sommes faufilés le long des canaux d'irrigation pour contempler une nature qui semble reprendre vie, jusqu'aux confins de la palmeraie, là où les dunes n'en finissent pas de grandir et d'avancer, au mépris des pacages réalisés en feuilles de palmiers, et destinés à stabiliser ce décor mouvant.

Car à seulement 1200 m du camping, voici ci-dessous notre terrain de promenade du matin, avec Guy et la belle Izzie comme accompagnateur ce matin-là

Le désert nous manquait à tous les 2, après avoir été obligés d'annuler l'étape de M'Hamid et le parcours 4x4 que nous devions faire. C'est donc un beau lot de consolation de pouvoir arpenter cet erg à proximité, d'autant que lui n'est pas fréquenté par les bivouacs, il est donc resté parfaitement propre et immaculé.

Cette sortie quotidienne est la bienvenue compte tenu de ce qui nous est servi à midi. Ci-dessous la kaïla (l'orthographe sous réserve), spécialité fameuse dont on ne se lasse pas, nous avons aussi des brochettes succulentes, la pizza berbère, le couscous le vendredi bien sûr, et toutes les tagines : bœuf, poulet, légumes, kefta, pruneaux, c'est varié et surtout excellent. En résumé, aucune raison de vous inquiéter pour nous, le Maroc semble avoir pris des mesures drastiques suffisamment rapidement pour limiter au maximum l'avancée du virus, même si on sait que cette saloperie finira par gagner du terrain ici aussi. Nous sommes, nous, beaucoup plus inquiets pour vous en métropole où la situation devient certainement anxiogène. Courage à tous, on vous aime.

POUR VOUS TOUS: LE BEAU COUCHER DE SOLEIL PRIS PAR ANNE-MARIE DE NOTRE PLACE DE CAMPING