Andorre / Espagne / Maroc / Portugal

2020: Autre circuit marocain, tout Mai au Portugal

Du 3 février au 30 mai 2020
117 jours
Dernière étape postée il y a 3 jours
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Publié le 11 février 2020

C'est reparti pour notre 4ème grand voyage depuis l'acquisition de notre baroudeur il y tout juste 2 ans. Et de voyage en voyage, la durée de nos grandes vadrouilles s'allonge : 7 semaines pour la première, 13 pour la seconde, 3 mois pour la suivante, et cette dernière est planifiée, sauf imprévu, sur 4 mois. Nous avons dans nos malles, des projets bien plus ambitieux ... et donc encore plus longs.

Ce blog sera certainement beaucoup moins dense que le précédent puisque pour un bon tiers du circuit marocain, notamment la côte Atlantique au sud d'Agadir et toute la région du sud de l'Anti-Atlas jusqu'en bordure du Sahara, nous retournerons voir tous les sites que nous avions particulièrement appréciés l'an dernier. De fait, le blog comportera, dans ces cas-là, moins de photos et moins de commentaires. De même,le dernier mois au Portugal sera surtout en mode détente et randos sur les étapes les plus attrayantes de notre dernier périple en fin d'année 2019, laissant de côté toutes les visites culturelles déjà faites.

Mais nous aurons tout de même l'occasion de vous faire découvrir, en même temps que nous, des régions qui nous sont inconnues et qui devraient mériter le détour, notamment une route à travers l'Atlas et toute la région Est du Maroc, avec la remontée vers le Nord par la côte méditerranéenne et le Rif.

Ainsi le 3 Fevrier, après avoir dit au revoir à tous nos enfants et petits-enfants à l'occasion de repas bien sympas, nous avons fait une première étape traditionnelle en Andorre, histoire de faire un petit plein d'apéritifs et un gros plein de gasoil. Au passage, nous avons apprécié les paysages enneigés des Pyrénées sous un beau soleil et une température printanière...et cela va durer pendant toute la traversée de l'Espagne. Tout se présente au mieux.... et merci de votre présence encore une fois.

Descente ensuite le long de la vallée et des gorges de l'Ebre

Nous atteignons la grande bleue et faisons halte en bord de plage à Castellon de le Plana

Nous arrivons à Grenade pour une première pose de 2 jours qui va nous permettre de découvrir cette ville que nous souhaitions visiter depuis longtemps, et autant le dire de suite, nous n'avons pas été déçus.

En premier lieu, bien sûr, l'incontournable Alhambra. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont pas moins de 5 palais se jouxtant sur une plateforme dominant toute la ville. Pour 4 d'entre-eux, les plus anciens et les plus remarquables, nous les devons à la dernière dynastie régnante pendant la longue occupation arabe de l'Andalousie. Cette ultime dynastie des Nasrids débuta les premiers travaux en 1238 et le dernier sultan fut chassé par les catholiques en 1492.

Chronologiquement, il y a d'abord la forteresse de l'Alcazaba qui dominait et protégeait tout l'ancien quartier arabe de l'Albaicin. Curiosité: La médina est à l'intérieur de l'enceinte.

Puis le joyau, le palais Nasrid. Là, cela se passe de commentaire, que des photos pour mettre en valeur l'époustoufflant travail d'orfèvre des constructeurs .

Nous sommes admiratifs devant tant de grâce, de beauté, de délicatesse, démontrant encore combien cette prestigieuse civilisation musulmane était raffinée.

Autre palais, El Partal, réaménagé au 20 è siècle , avec sa belle pièce d'eau

PETIT ORATOIRE ET UNE VUE SUR L'ANCIEN QUARTIER ARABE DE L'ALBAICIN 

Mais s'il fallait une preuve supplémentaire quant au raffinement et à la qualité de vie de ces sultans, il faudra la chercher du côté du 4è palais, dit palacio Generalife, qui fut construit à usage de résidence d'été. Ce n'est pas le palais mais les splendides jardins qui en font toute la splendeur.


Le 5ème palais, construit sous la directive de l'empereur Charles Quint, pour asseoir l'emprise catholique, paraît comparativement très massif et ne vaut , selon notre goût, que pour sa cour circulaire de style Renaissance.

Notre première journée de visite fut entièrement consacrée à 2 quartiers, que nous avons visité à pied, puis en petit train touristique. D'abord l'Albaicin, ancien quartier arabe, avec ces superbes maisons blanches à patios.

L'ALBAICIN VU DE L'ALHAMBRA 
L'ALHAMBRA VU DE L'ALBAICIN, AVEC, AU FOND,  LES CIMES ENNEIGÉES DE LA SIERRA NEVADA 
ET TOUJOURS L'ALHAMBRA VU DE L'ALBAICIN 

Dernier quartier, le centre avec la cathédrale et le quartier qui l'entoure, extrêmement vivant et festif.

Superbe ville, patrimoine unique, l'Alhambra est le monument le plus visité d'Espagne et à juste titre!

On termine notre traversée de l'Espagne sur la Costa del Sol, à Torremolinos, 21 ° , belle balade en front de mer


Et aujourd'hui Algéciras où nous avons pris notre billet pour le ferry. 27° au soleil cet après-midi. Demain le continent africain, le Maroc, YES!!!

Et si vous voulez nous faire un petit coucou, c'est en dessous , dans commentaire. On répond toujours , le lendemain au plus tard.

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Publié le 17 février 2020

"Nous y voilà", et on reprend vite nos petites habitudes. D'abord le climat depuis 5 jours, brumeux ou légèrement nuageux, mais 25° l'après-midi et 16° la nuit , cela permet de suite de passer beaucoup plus de temps dehors. Les restos ensuite, poissons grillés à Moullay Bousselham, qui reste une petite bourgade charmante et accueillante, avec sa lagune et ces bateaux de pêcheurs.

CAMPING EN BORD DE PLAGE, LE BAROUDEUR SOUFFLE UN PEU. 

Une halte en bordure d'océan à Mohammédia, histoire de fractionner un peu le trajet qui nous mène à Marrakech.

L'ILE MIMOSA A MOHAMMÉDIA 

Marrakech enfin, après quelques centaines de kms d'autoroute. A propos de Marrakech, on peut toujours jouer les blasés en objectant qu'elle n'est pas représentative du Maroc profond, que les projets immobiliers inconséquents et toujours plus nombreux ont eu raison de sa magnifique palmeraie, que tout ici est mercantile, et surtout que le tourisme y est non maitrisé et particulièrement dévastateur. Tout cela est indéniable. Mais cette ville, tumultueuse, vrombrissante, bigarrée, débordante d'énergie et de vitalité, excessive en tout, est avant tout une drôle d'enjoleuse récidiviste. Pour ma part, je suis tout près de la dizaine de séjours à Marrakech et Anne-Marie en est à la moitié, mais il nous suffit de repasser devant les principaux sites qui ont fait sa réputation, puis de s'aventurer dans les quartiers plus populaires, moins fréquentés mais gonflés d'énergie, pour replonger une nouvelle fois et s'avouer vaincus : malgré tout ce qu'on peut lui reprocher, on se sent bien dans cette cité, c'est une saveur très particulière. De plus, quand, en ce mois de Février, les murailles d'enceinte ocre-jaune scintillent au soleil, dominées au loin par les cimes enneigées de l'Atlas, le décor ainsi planté est incomparable.

Quelques photos qui ne pourront aucunement rendre l'ambiance si particulière de cette ville, sa sensualité, sa suavité.


LA MOSQUÉE DE LA KOUTOUBIA OU DES LIBRAIRES , SON MINARET  DE 69M DE HAUT ET LES JARDINS  AUTOUR.
LA MOSQUÉE DE LA KASBAH
LE CELEBRE HÔTEL DE LA MAMOUNIA, SES 56 SUITES ET DES CELEBRITÉS DU MONDE ENTIER COMME CLIENTS.
LES CALÊCHES POUR FAIRE UN TOUR DES MONUMENTS 

Enfin les 2 stars de Marrakech, le centre névralgique de la cité, son cœur aux palpitations effrénées.Le souk d'abord, inégalé, frénétique, multicolore et polymorphe, assourdissant et éreintant, mais toujours aussi attractif, voire addictif.

Et la très (trop) fameuse place Jemaa El Fna. Pour tout dire, nous avions décidé d'un commun accord de l'éviter pour cette année. Mais nos bonnes résolutions ont à peu près tenues une demi-heure après notre descente du bus ! Un tajine plus tard dans l'un des restaurants typiques de la place, et nous passons une petite heure à simplement contempler le spectacle. C' est quasiment hypnotique : théâtre de rue, jongleurs, acrobates, dresseurs de serpents, maquillage au henné, les étals magnifiques de fruits et d'agrumes, et tant d'autres vendeurs ambulants. Cette place est aussi le grand rendez-vous des fêtards et des noctambules. Mais le plus extraordinaire de tout est le montage en quelques dizaines de minutes des stands de restauration à la tombée de la nuit, c'est hallucinant.

En programmant notre étape de 2 jours à Marrakech, et contrairement à la place Jemaa que nous souhaitions éviter dans un premier temps, nous avions vraiment envie de revoir le jardin Majorelle. D'autant que des jardins autour de la villa Oasis sont maintenant ouverts au public, ce qui , de mémoire, n'était pas le cas auparavant, pour une visite encore plus attrayante et riche. Pour ceux qui ne connaisse pas encore, cette villa avec ses merveilleux jardins fut initialement construite et habitée par Jacques Majorelle, un peintre des années 1930, qui fit planter un bon nombre d'arbres exotiques. Mort en 1962, sa propriété fût sauvée de la destruction en 1980 par le couple célèbre Yves St Laurent et son pygmalion Pierre Bergé, qui firent encore de gros investissements pour lui donner l'aspect qu'on lui connaît maintenant et qui y séjournaient fréquemment chaque année. Ce parc dégage une telle douceur, une telle sensibilité, un tel goût artistique, qu'on n'a beaucoup de mal à se diriger vers la sortie, faisant presque abstraction de la nuée de touristes qui le parcourent en continu.

LE JARDIN COTÉ ATELIER 

Puis le jardin entourant la villa Oasis

Nous conseillons, on ne s'en lasse pas.

Aujourd'hui, changement complet de décor puisque nous allons attaquer les premières pentes du massif de l'Atlas. Dans la matinée, nous nous engageons dans la vallée de l'Ourika, nous longeons la rivière avec des vues splendides sur le massif enneigé. Sur les rives, des restaurants sont installés au plus près de l'eau.

Nous arrivons à 1500m d'altitude dans le village de Setti Fadma, point de départ d'excursion vers les cascades. Nous prenons un guide, même si le chemin s'avèrera parfaitement balisé. L'avantage, c'est que nous avons discuté de la région, du manque de neige sur le massif, et de bien d'autres sujets, sans oublier qu'il nous a un peu retenus en descente car les rochers étaient très humides et glissants.

LE DÉPART, ANNE -MARIE EN COMPAGNIE DU GUIDE, COMME D'HABITUDE! 
LE VILLAGE EN COURS D'ASCENSION 
LES MACAQUES QUI SE RÉGALENT DE NOIX 
LES CASCADES 

Et au retour, le restaurant au bord de l'eau pour se remettre...et récupérer en poids les quelques grammes perdus dans l'ascension

PHOTOS PRISES DE NOTRE PLACE À TABLE 

Retour sur nos pas, puis direction Asni, également à 1500m d'altitude pour une étape avec vue sur le Touhkal qui culmine à 4200m

Fin de l'ascension demain jusqu'au col du Tizi N'Test à 2100m , puis descente jusqu'à Taroudant. On nous promet 150kms de virages sans interruption, mais aussi la plus belle et la plus impressionnante route du Maroc.