Carnet de voyage

LE MAROC EN MOTO ENDURO

28 étapes
72 commentaires
 avec 
2 participants
Une idée un peux folle de faire un trip moto d'enduro au Maroc début janvier 2019 avec 2 amis.
Janvier 2019
3 semaines
Ce carnet de voyage est privé, ne le partagez pas sans l'autorisation de l'auteur.
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Voilà c’est prêt pour rejoindre Eric sur l’autoroute direction Méthamis (250km) dans le Vaucluse. Hé bien non ! La batterie de la Yamaha rend l’âme au moment de partir. Donc pour le départ final de11h30 c’est à 16h00. En fait c’est pas grave en soit sauf que à partir de Rians la nuit tombe avec un fort mistral et un froid de canard. Passer le col de Murs (700m) dans ces conditions sur des motos de trail ce n’est pas triste. Ça fait des années qu’on avait pas eu aussi froid en moto...

De plus avec le faible éclairage des motos et le GPS pas allumé car Éric connaît bien la route ! Hé bien on s’est perdu !

Heureusement Ben nous attendait sur la route du village et nous avait préparé une bonne soupe très ravigotante.

Une bonne soirée rigolades et dodo.


La Honda CRF L de François 
François 
Arrivée d’Eric et François à Méthamis 
Ben en plein test... 
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Après 250km nous avons rejoint Sete sans problème particulier.

Départ de Methamis 
Benoit Éric et François

On a eu de la chance on est tout les 3 dans la même cabine. Un repas pas terrible et comme il n’y a rien à faire sur ce ferry on est partis dans la cabine pour regarder des films avec mon système wifi perso.

Bref on a pas vu la fin des films on s’est endormis. Éric ronfle comme toujours et à fait des bonds sur sa couchette supérieure donné par Benoît qui ronfle tout autant que lui... Bref une bonne nuit et on se réveille à Barcelone sous un grand soleil. Départ pour Nador au Maroc à 11h00.

Les 3 blaireaux...à Barcelone  

La suite au Maroc.

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Arrivée ce matin à 12h00 à Nador sous un beau soleil.

On rentre pas facilement au Maroc. Un contrôle des passeports sur le bateau puis un enregistrement des motos puis à la descente du bateau un contrôle des passeports puis un contrôle de la moto puis encore un contrôle du passeport... Ouf on y est. On change de l’argent une carte SIM pour Internet et un peu de communications et installation dans les téléphones avec un spécialiste... Bref 1h00 de palabre et on part. Éric a programmé son GPS Garmin et .... il a du se tromper car on est monté sur une toute petite route dans une superbe montagne pour finir après 50 km a 10km de notre point de départ...

Attente sur le bateau  et les premiers dromadaires  

Maintenant il nous faut trouver un hôtel et là commence la galère... Il n’y en a pas... Finalement on roule jusqu’à Berkane et là on demande mais personne ne parle Français ou Anglais. Finalement un Marocain avec son vélo nous guide et on trouve un très bel hôtel tout neuf avec un garage pour les motos.

Une bonne douche et on va dans un resto Marocain.... Génial pour 8€ chacun on a eu droit à :

Du pain, de l’eau en bouteille, 6 thé à la menthe, une assiette de tomates, une assiette de pois chiche, une assiette de légumes cuits super bon, des brochettes de poulets, viandes, boulettes de viandes et un gâteau. Bref un super repas qui compense vraiment ceux infects du bateau.

Il nous reste des brochettes que que l’on à pris pour demain midi...

Ce soir on étudie les parcours pour demain pour faire des pistes dans une forêt de pins d’Alep et descendre ensuite sur le plateau du Rekam.

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Après une très bonne nuit à l’hôtel Rosalina de Berkane et un bon pdj nous voilà partis pour nos premières pistes.

Vue de la chambre  
Pdj 

L’angoisse c’est comment vont se comporter nos motos avec nos bagages ? On emporte tout ce qu’il nous faut avec nous et pas de 4x4 d’assistance ou autre...

Le soleil brille mais il fait froid ce matin et ça se réchauffe vite mais comme on monte dans les montagnes l’air est très vivifiant...

Aujourd’hui le GPS d’Eric est punit et il sera remisé car on a pas le loisir de tester 50km pour rien comme hier. Le pauvre pour une fois qu’il était devant...

La première piste est une route en réfection bien facile mais glissante. On perds l’avant facilement à cause du poids sur l’arrIère des motos. On s’y fait et on trace au travers de superbes paysages.

Lac d’Oueda 

Un peu de route car au Maroc il bitume beaucoup de pistes.

Arrivée sur Debdou tout en bas du canyon 

Au total on à fait 250 km et 50 km de pistes environ.

On arrive à Debdou sans essence car on est sur la réserve depuis 60 km... Heureusement que j’ai installé un réservoir complémentaire de 5 litres.

Surprise à Debdou il n’y a pas d’essence... On va au Dar Sbyla. Il faut tourner à gauche dans une rue de 1,50 m et en très forte pente et devant moi un âne surgit à ma droite d’une rue identique... grosse chaleur.

Ici il fait un froid de canard car la ville est encaissée entre les montagnes. Rien est chauffé mais ils sont très gentils.

Debdou est tout au fond 
Heureux 
Le Dar  Sbyla
Dar Sbyla 
La prière du soir 
Le parking !  En GS impossible !

Un super repas dans une petite pièce avec 2 radiateurs et des converties tout autour de nous. Un musicien nous a joué de l’orgue électronique que pour nous de façon merveilleuse.

Tajine au poulet, sardines, olives, salades et corbeille de fruits. 

Maintenant au lit avec 3 couvertures épaisses et un chauffage radian asthmatique

A demain et on va rêver pour trouver de l’essence en bidon...

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Aujord’hui c’est une étape de liason car le plateau du Rekkam est immense et les seules pistes sont maintenant bitumées.

Petit déjeuné par 3 ou 4 degrés  

Après une nuit très froide à Edbou on a pris du carburant au bidon entonnoir et filtre bas nylon.

Ensuite on fait route et pistes pour Talsint à 280 km. Il fait pas chaud même en plein soleil car on est à 1500m d’altitude.

Plateau du Rekkam  

On roule de temps en temps sur des pistes.

Des paysages du même type qu’au Nevada la chaleur en moins.

Les motos fonctionnent à merveilles 
Fin du plateau 
Vue la chambre glaciale de l’hôtel Relais 

Anecdote du jour: Un grand merci au GPS d’Eric qui est le seul à avoir trouvé les bonnes routes et pistes avec la carte OpenStreet Maps du Maroc pour nous menez à Talsint.

Un petit tour dans la ville avec achat de lacets pour mes chaussures et un bonnet car il fait -5 la nuit.

Repas dans une salle de l’hôtel hyper froide avec une soupe et un Tajine à la viande dont on cherche encore le type mais très bon et dodo.

Demain passage du col Belkassem puis 100km de piste pour atteindre Merzouga et ses dunes de sable.

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Vous savez ce que c’est qu’une chambre froide ? Hé bien nous oui...

Dans cette partie du désert Marocain il fait très froid dès que le soleil se couche car il n’a pas plue depuis longtemps.

Heureusement un super petit déjeuné pour nous réchauffer.

Notre pdj et celui de nos voisins... dans le froid.

Départ vers 10h00 pour de beaux paysages et l’ascension du célèbre Col Belkassem.


Col Belcassem 

J’ai demandé à Benoit de faire un bout de descente avec ma moto car c’était trop dur pour moi.

Une belle piste 
Droit devant 
On y va c’est sûr 
François et la 250 CRF L Honda bien chargée

Ensuite piste jusqu’a Boutnib et arrêt pour une pose.

Je commande une pomme et une banane et voilà ce que j’ai de servi !  Bref c’était Bon.

Benoit répare les attaches de ses sacoches pour la troisième fois et devinez ce qui va arriver plus tard qu’une attache va brûler sur le pot d’échappement. La suite à demain pour ses nouvelles aventures de sacoches.

Maintenant on cuit au soleil à Boutnib

Un soleil de plombs  

Dans le café un spectacle amusant

Un ballet d’interupteurs

Ensuite piste vers Erfoud et Merzouga.

Premier sable et là je chute deux fois à l’arrêt et je me fait mal à la cheville gauche.

Donc j’abandonne la piste et je trace par la route pour rejoindre Eric et Benoit à Erfoud. Une ligne droite de 40 km et je me caille...

Ils arrivent une heure après moi pendant que le propriétaire du magasin d’en face ou je l’es attends vient me voir et m’offre un thé à la menthe.

Ils arrivent avec des mines joviales et repus des 90kms de pistes en plein désert sans traces juste en se guidant au compas. Bravo.

On cherche un hôtel et on trouve un Riad parfait avec une belle chambre pour trois.

Au bar une bonne bière la première au Maroc et une chose originale que je vous laisse découvrir dans ce pays réputé pour sa chaleur. Un trio de musiciens qui jouent de la musique locale avec une chanteuse qui doit beaucoup aimer les cornes de gazelles...

Un beau feu de cheminée. 

Repas simple et dodo on est crevé avec une chambre chauffée, ouf !

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Aujourd’hui farniente. Levé tard, entretien des motos car elles en avait besoin. Contrôle des niveaux d’huile, chaînes, nettoyage des filtres à air et resserrage de la boulonnerie car elles souffrent beaucoup sur les pistes.

Maintenance motarde 


Ben a cherché de quoi bricoler une pate soudé sur son pot d’échappement en ville pour que ses sacoches ne frottent plus.

Lavage de nos vêtements sales. On avait tout suspendu avec une corde qui traversait toute la chambre et quand on est revenu les femmes de chambre avaient mis gentiment tous nos sous vêtements au séche linge et étendu le reste sur des chaises au soleil. On était un peu mal à l’aise...

Un grand tour dans Erfoud un petit repas à 14h00 quelques achats et repos au soleil.

La piscine du RiadErfoud 

Un bière au bar (rare au Maroc)

Les alcooliques Marocains 

Repas du soir dans un petit resto de ville avec une belle pizza berbère

La pizza Berbère 

Elle était tellement grosse qu’on en a offert à tous le monde.

Peinture dans l’hôtel sur un mur. 

Demain un peu de piste en sable à Merzouga avec ses célèbres dunes et retour à Erfoud.

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Un départ tardif tellement on a bien dormis.

Déco sur les murs de l’hôtel 

Route vers Merzouga qui est à 35 km. Éric et Benoit partent par les pistes et moi par la route ayant fait un essai pas concluant à cause la foulure à ma cheville. Je profite un maximum du paysage hors norme Européenne.

Les dunes de Merzouga 

Bizarre et kitch comme entrée d’hote

Kitch à mort 

Pendant que j’attend Eric et Benoit je me dore au soleil avec un bon thé à menthe et une brochette de poulets.

Brochettes de poulet pour 5€ 
Les deux Yamaha XT 

Allô ici blaireaux 1 et 2 appel blaireau 3 ou es tu ? Son reçu au travers des talkies-walkies. On se retrouve et tout le monde se restaure. Ils ont des mines réjouies et bien fatiguées. Ils ont fait 80 km de hors pistes...

Éric dans ses œuvres
Dans le petit resto le Ténéré un foulard original 

Ensuite départ pour un test dans les dunes. Le sable est super mou même à pieds c’est difficile.

Ben va tester sa moto dans les dunes.

Les dunes de Merzouga  
Une CRF et une XT 

Maintenant retour par les pistes et un peu de route vers notre Hôtel à Erfoud.

Ben à fond 

Demain départ vers Ramlia et le Riad Nomad perdu dans les montagnes et le désert.

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Aujourd’hui départ vers 10h00 cool vers Merzouga, Taouz et le Riad Nomadavec 110 km de pistes environ.

Premier problème mécanique sur la Yamaha d’Eric qui a une petite fuite d’hille A un record d’une durite d’huile entre le réservoir et le moteur. On trouve un garage à Merzouga qui diagnostique une fente sur la durite et nous dit qu’il faut aller à Risani pour faire la réparation mais que aujourd’hui ce n’est pas possible car nous sommes vendredi et tout est fermé !

La petite fuite au raccord  
Le garage 

Pendant ce moment de réflexion l’électron libre de Ben nous cherche et fini par nous trouver grâce à mes mauvaises indications. On décide de démonter et contrôler les joints. Le mécano Mendez (les cinéfiles comprendront) se met au travail et répare les joints en les limants et miracle plus de fuite.

Éric et son mécano  Monsieur <Mendez>

Il est 13h00 et nous voilà repartis pour le Riad Nomad qui est perdu dans les montages sans aucune route bitumée.

A Taouz près de la frontière Algérienne il n’y a plus de route mais que des pistes sur des centaines de kilomètres. On rencontre deux locaux sur une mobylette chinoises qui nous guident de façon très bizarre dans le fesh fesh et qui par la suite nous demandent 500 dirhams pour nous guider jusqu’au Riad qui est à plus de 100 km de pistes. On refuse tout net et après s’etre restaurer dans un village perdu et donné des stylos aux gamins on repart à l’aventure car les deux faux guides nous disent qu’on arrivera pas...

La piste est bonne monte et descend comme dans un manège car des camions tracent la piste pour aller chercher de la silice dans les mines. Il ne faut surtout pas sortir des traces qui sont profondes mais tout va bien sur 20 km environ. Puis viens la piste hypotétique car c’est sur un immense oued remplis de sable ou de fesh fesh et là on a beaucoup de mal avec les motos chargées sauf notre expert de Ben qui fonce toujours devant.

Une petite pause 

2 petites chutes pour moi et une pour Éric sans aucune gravité.

Vidéo oued

La fatigue se fait sentir et le Riad est encore loin. La nuit commence à tomber et il reste encore 50 km à faire....

Dans 30 minutes il fera nuit 

On prend la décision que Benoit le motard volant fonce vers le Riad Nomad pour prévenir que l’on arrive doucement. Il fait nuit le fesh fesh est permanent et c’est épuisant. La nuit est très noire et on roule côte à côte avec Éric quand au loin des phares apparaissent et c’est Benoit avec un 4x4 qui vient à notre secours.

Je lui passe ma moto et je fini les 10 derniers kilomètres dans le confort. Lui qui voulait essayer la CRF c’est parfait.

La moto d’Eric dans le lointain  

Un bonne douche un bon repas et au lit.

A ce moment des crampes des inducteurs nous tombent desssus à Eric et à moi qui nous font un mal de chiens Marocain. On a tellement ramé sur la moto en qu’on à fait notre sport pour 10 ans...

Un bon lit, il fait moins froid et demain est un autre jour....

Le bon repas bienvenue 
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Réveil vers 9H00 pour un bon petit déjeuné et une vue magnifique.

Pdj Riad Nomad 
Benoit et François prêt pour l’aventure
Vue depuis le Riad  Nomad
Riad Nomad 
Les traits rouges sont les pistes en blanc l’oued à sec 

On Départ ves10h00 pour Zagora par les pistes obligatoirement car il n’y a pas de route ici.

On roule dans un oued à sec légèrement sableux 

On fait 50 km environ et on s’arrête à Sidi Ali chez Ali que l’on connaissait de l’année dernière. Il nous à reconnu et on a bien rigolé.

On se grille au soleil 

Ce qui est difficile à comprendre ici c’est qu’il fait très froid quand on roule et très chaud dès qu’on s’arrète.

Ajustement de la caméra 

Certains s’amusent dans les petites dunes.

Un passage plein de fesh-fesh et on est en nage. Nouvel arrêt en plein désert s’impose. On a chaud et crevé à force de ramer. Moteur à fond en première et on pousse avec les pieds sauf pour Benoit qui a une grande maîtrise et passe comme s’il n’y avait rien. Pour moi c’est écœurant.

Un bon coca dans ce Riad perdu à 50 km de toute habitation 
Un passage d’oued stressant  car sableux 

On repart maintenant sur un espace immense plat avec un petit gravier sur 50 km. Benoit et Éric roulent à fond à 70 km/h environ, ils se sont éclatés. Pour ma part je roulais un peu moins vite par peur de tomber et surtout regarder le paysage magnifique. Ce qui est drôle c’est de rouler tout droit n’importe où n’importe comment.

Éric et François sur un terrain facile 

La piste sur 10km finie par un circuit en terre montagneux plein de bosses et de virages remplie de cailloux sableux que l’on fait à fond dans un énorme nuage de poussière. Un vrai régal pour motards II a fini de nous mettre minable.

Retour à Zagora par la route et au beau milieu un 4x4 nous arrête et nous dit : c’est vous qui arrivez du Riad Nomad et avez réparé la Yamaha à Merzouga ? Grosse surprise pour nous ! Le téléphone arabe fonctionne très bien Ici. Il nous propose ses services pour nous trouver un hôtel et faire l’entretient des motos.

Plus on roule plus il fait froid. Benoit pour se réchauffer roule à gauche de la route sur la piste aussi vite que nous 80 km/h !

Après ces 150 km de pistes bien fatigantes pour nous demain c’est une journée sans moto et donc on ira chez lui car effectivement nos motos sont dans un sale état !

Repas en ville sur le pouce et dodo.

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Aujourd’hui maintenance des motos et des hommes.

Après une nuit très froide car la climatisation réversible ne fonctionnait pas... on a été faire la maintenance des motos chez Ali Nassir spécialiste de la maintenance des véhicules des Rallyes Africains.

Maintenance des motos chez Ali  Nassir

Lavage au karcher des motos avec nettoyage des filtres à air et des chaînes. J’en ai profiter pour durcir mon amortisseur AR car le réglage était grippé depuis longtemps.

Puis maintenance pour les hommes et direction chez le coiffeur pour mes deux compères avec une coupe GI pour Benoit.

Ils vont pouvoir draguer les gazelles 

Les achats de Benoit

T’as le look cocote 

Un petit tour dans la Palmeraie

Palmeraie  

Une boutique comme on en voie plus en Métropole.

Le réveil  du matin

Notre départ pour Tombouctou

Donc la suite dans 52 jours.... 

Demain départ pour M’hamid et ses dunes. On dormira sûrement sur les pistes dans une tente Berbère. ( j’espère qu’elles seront chauffées sinon ça être dur dur)

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Notre Hôtel à Zagora le matin 

Départ confiant pour bouffer du sable à gogo.

Direction le sud à là frontière Algérienne pour Chegaga. Après 80 km de bitume pour moi et autant de piste parallèle pour Benoit on arrive dans le sable et les dunes.

On prend un café à Tagrounite.

Café à Tagounite 

On prends la piste et le sable devient de plus en en plus mou.... car cela fait 3 mois qu’il n’a pas plu et il est très sec.

On pique-nique en plein désert et je décide de jeter l’éponge car la conduite sur le sable est trop difficile pour moi et je retourne sur la route.

Arrêt pique-nique  

Benoit et Éric continue vers Chegaga pendant que retourne à Zagora pour pour Foum Zguid on l’on va se retrouver.

Pendant que je roule les deux compères surfent sur le sable du désert et certain s’ensable...

La moto Éric en mauvaise posture 

Pendant ce temps je roule sur des lignes droites interminables de plus de 30 km sans âmes qui vive sauf des dromadaires. J’ai vu sur 110 km : 3 voitures, 1 mosquées, 1 camion et 3 petits virages et aucunes habitation. La sensation est la même que dans l’ouest Américain.

Finalement je trouve un jolie petit Riad bien sympathique. Le Riad Hiba et je met les chambres en chauffe car Éric et Benoit ont renoncés à attendre Chigaga. Les difficultés sont trop importantes et ont finis par faire la même route que moi.

Moto pour leur signaler le Riad Hiba 

Un thé à la menthe et un bon tagine au poulet ont terminés la journée.

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Ce matin il fait froid pour changer... -1 degré...

Départ pour un petit trajet de 120 km dont 70 de piste inconnue à travers la montagne. On a repéré sur Google Earth la possibilité d’une existence de piste partielle alors on va essayer.

Tout d’abord on traverse plusieurs oasis toutes plus belles les unes que les autres avec une belle petite route tortueuse mais ... nouvellement bitumée.

Soudain dans un village tout escarpé la piste apparaît très raide tortueuse et caillouteuse à souhait. Montée très difficile sans aucun droit à l’erreur.

Pause dans une oasis 
Début de la piste 

Ensuite la piste monte, monte, monte jusqu’a 1600 m. On passe des cols puis un autre et encore un autre sans en voir la fin.

La piste dans le village. Dur dur.
Pause déjeuné  
Un cinéaste amateur 

De temps en temps on passe à côté de 2 ou 3 maisons pleines d’enfants. On donne des stylos mais je manque de tomber tellement ils poussent fort pour en attraper un.

Paysage de toute beauté  
Éric et François le bouchonneur
Éric dans ses oueuvres de pilotage 

Soudain au détour d’une épingle ! Un spectacle incroyable.

Un paysage fantastique 

Une plaine immense avec quelques villages au milieu.

Descente dans la plaine et on trace sur une piste très large pour aller tout au fond. Benoît et Éric font de très belles pointes de vitesse sur cette piste gravilloneuse sableuse par moment mais superbe. Retour par la route pour Taznakht pour trouver un hôtel et faire le plein d’essence.

Dans la cour de l’hôtel les oranges.... 

L’hotelier me présente 2 chambres non chauffées ! Il fait au moins 5 degrés dans la chambre... On monte à l’étage on a droit à deux chambres avec climatisation réversible. Je met en route et le climatiseur affiche 7 degrés c’est mieux.

Un peu de mécanique sur le parking et Éric à la bonne surprise d’avoir la bombe anti crevaison éclaté dans sa sacoche... La joie, tout ce qu’il y a dedans est collé...

Un petit tour dans la ville 1 km de bout en bout et on décide de changer de moto pour transporter plus vacilement nos bagages.

Ils sont fiers... 

Un repas tout simple dans un bouiboui avec un thé très bizarre et des morceaux de sucres bodybuldés.

Des morceaux gros comme ça on avait jamais vu ça. 

Retour à l’hôtel et dans le hall une dizaine d’hommes tous sérés les uns contre les autres jouent autour d’un petit écran de smatphone au petit chevaux !

Demain piste jusqu’à Ouarzazate.

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Encore une nuit dans une chambre froide... 9 degrés au réveil ! La climatisation faisait tellement de bruit qu’on l’avait coupé pour dormir tranquille et bien qu’elle bétise.

Petit déjeuné sans histoire et départ pour Ouarzazate. Une belle piste à travers la montagne avec des oueds à traverser sans beaucoup d’eau et des oasis de temps en temps.

Piste de Taznakht vers Ouarzazate  

Arrivée à Ouarzazate je cherche le centre ville et je reconnais rien. Tout à changé en 10 ans... Évidemment en moto quand on est en groupe et que l’on trouve pas ce que l’on cherche on s’enerve entre nous... Rien de bien méchant mais grosse colère. Finalement on s’arrête pour manger une pizza pas très bonne et tout rentre dans l’ordre.

Benoît nous quitte pour aller à Marrakech ce que François et Éric ne souhaite pas.

On reste donc à Ouarzazate pour plusieurs jours pour se reposer et rejoindre Benoit plus tard.

On cherche un hôtel sympathique en dehors de la ville avec du chauffage et on a trouvé après deux ou trois échecs.

Il se trouve au milieu des maisons en terre et des biquettes au bout d’un passage d’une centaine de mètres très étroit en terre.

Attention babouches obligatoires pour rentrer dans l’hôtel.

Très belle chambre très propre avec tous le confort et bien chauffée.

Lessive et repos sont au menu de cet après-midi avec un bon thé à la menthe et petit gâteau le tout offert.

Photos de l’hôtel et depuis la terrasse en pleine Kasbah 

Une recherche d’un teinturier pour nettoyer un pantalon et un couturier pour recoudre des sangles de sacoches qui se sont abîmées sur les pistes. Le tout sera fait pour demain.

Un petit tour dans la ville une bonne soupe et retour à l’hôtel pour une bonne nuit dans une chambre vraiment bien chaude et confortable.

Demain cool cool 👍

PS :

- Ce que l’on cherchait en arrivant à Ouarzazate et bien on était à 200m quand on a mangé notre pizza...

- Ma cheville va mieux et est uniquement douloureuse dans les escaliers mais malheureusement il n’y a que ça au Maroc dans les hôtels...

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Aujourd’hui farniente...

Déco et environnement de l’hôtel

Hôtel Dar Bladi 
Petit déjeuné avec notre hôtesse Soulela 
Éric et François (paco_83) 

Ensuite hamman et massages en ville

Bureau du hammam  

Et bien on a été laver au savon noir puis rincé à nouveau puis relavé etc...ensuite gommage et relevage. Lavage des cheveux puis salle de massage ou de torture.

On a été massé par deux charmantes masseuses pendant plus d’une heure... A la sortie on était incroyablement fatigués.

Un thé à la menthe et direction les studios de cinéma Oscar.

Décors divers en plâtre

A vous de reconnaître les décors des films tournés ici.

Une piste : Glagiateur, Ben Hur ( le nouveau), Astérix... etc...

A propos les sacoches d’Eric ont été recousues correctement donc ça devrait tenir maintenant.

Retour à l’hôtel pour se reposer de cette journée exténuante...

Repas tout simple dans un petit resto de rue et dodo.

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Photos de notre environnement de l’hôtel.

Accès à notre hôtel  

Contrairement à ce que l’on pourrait croire on est super bien et un très bon confort. Une grande propreté et un accueil charmant.

En fait l’hôtel est au sein d’une association pour femmes et tout est reconstruit petit à petit.

Aujourd’hui un peu de tourisme autour de Ouarzazate.

On réserve notre billet de bâteau pour le retour et j’ai plein de soucis avec la réservation car j’ai voulu payer avec Paypal mais il m’envoie un code sur ma carte SIM française qui n’est pas dans mon téléphone.

J’essaye à nouveau avec ma CB et je ne reçois pas le mail de confirmation ! Je veux téléphoner et mon compte est à zéro alors qu’il y a du temps de communication... je veux faire un contact écrit et le code captcha est en arabe et j’ai qu’un clavier français...

Je m’enerve un peu puis je décide de tout recommencer et là ça fonctionne...

Bon départ pour le tourisme et à au moment de démarrer la CRF la batterie est à plat ! Pourtant elle est neuve ! J’avais fait quelque chose qui va faire rire certain, j’ai oublié d’éteindre hier soir les poignées chauffantes...

Démarrage à la poussette mais le système d’injection coupe tout les 200 métres. Finalement on a réussi à trouver un garage qui avait un chargeur rapide et en 1/2 heure le tour est joué.

On file vers Haït Ben Atou à 30 km mais c’est remplie de touristes qui nous font fuir. On prends une piste sur 20 km qui raccourcie un peu. Superbe piste avec passage d’oued avec un peu d’eau sans soucis qui nous fait oublier tous les tracas du matin.

Autour de Ouarzazate 

Ensuite je tanke la CRF dans une côte velue...Je n’ai pas pris assez d’élan et la roue arrière a fait un trou. Pratique pour descendre de la moto sans béquille. Grosses rigolades d’Eric qui s’est bien fichu de moi. Il me semble qu’il avait fait la même chose quelques jours auparavant...

Une CRF L tankée sur la photo on ne voie pas la pente

Ensuite un repas léger et direction l’oasis de Fint.

Oasis de Fint 

Cette oasis est superbe et sur le retour à l’hôtel lavage des motos au karcher pour 1,5€ par moto. Lavage complet mousse séchage et même un produit noir sur les flans des pneus.

Lavage des motos 

Repos à l’hôtel avec un bon thé offert par Soulela notre hôtesse.

Petit repas du soir et préparation des bagages pour le départ demain par le sud de l’Atlas car les routes intérieures sont verglacées.

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Départ de Ouarzazate vers 10h00 pour les gorges de Dades et plus si afinités...

Recherche de data pour mon téléphone des façon laborieuse mais on y arrive. On trace la route de la vallée des Roses ou à part des roses en plâtre on en voie pas...

Un petit café sur la route 

Puis on attaque les gorges de Dades et là tout change.

Gorges de Dades 

C’est superbe avec des couleurs magnifiques.

Après 10 minutes d’attente les vendeurs n’est toujours pas là. La confiance règne ou alors il se doutait qu’on achèterait rien. 

Puis le bitume se fait de plus en plus rare et en avant pour de la piste.

On monte de plus en plus sur une piste tortueuse et défoncée mais praticable car bien sèche.

Altitude 2950 m et un froid de canard 

On roule à cette altitude pendant 50 km environ avec des passages glacés avant de trouver un café perdu dans la montagne chez Abdou le bienvenue. On a les mains gelées.

Un thé chez Abbou et son poële merveilleux 

On continue et le temps change pour devenir pluvieux et de plus il commence à faire nuit. On roule toujours sur les pistes et on descend un peu mais vraiment pas beaucoup. Éric passe devant et attaque de plus en plus sur un bout de bitume recouvert de terre...

On arrive à Imilchil et on s’arrête sur la place du village un peu hagard. Derrière nous l’auberge des lacs on y va direct.

Une chambre au second étage pas chauffée fera l’affaire.

Éric qui fait son lit on aura tu vus 

Une bonne douche chaude mais la sortie dur dur.

Un bon repas avec une bière, un soupe Berbère épaisse (harira) et un plat de Kefta au œufs sur un lit de tomates oignons et épices.

Un whisky Berbère pour finir et petit tour de 5 minutes en ville.... histoire de voir qu’il fait froid pour changer.

Kefta au œufs oignon et tomates. 

Ha j’oubliais la fameuse fiche que l’on doit remplir à chaque hôtel.

Fiche hôtelière  

On dirait un décor Eurodysney

Vue de l’hôtel  à 20h30

Hé bien il fait encore plus froid dehors !

Bon maintenant dodo sous 2 couvertures.

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Une nuit tout habillé sous 2 couvertures dans une chambre de congélation. Alors là on a fait très fort ! maxi 5 degrés dans la chambre le radiateur promis venant à pied depuis Casablanca n’est jamais arrivé à temps !

Heureusement le petit déjeuné a été revigorant avec des œufs sur un lit de tomate et d’oignons (omelette Berbère) café thé confiture et pain qui sort du four etc...

François l’aime ce poêle  
L’hôtel et son environnement  

Il commence à neiger doucement et il fait 0 degrés. On décide de partir à travers le haut Atlas pour le cirque de Jafar et au bout de 15km on abandonne et on fait demi tour pour redescendre dans la plaine du Rift. 121 km à faire.

Il neige de plus en plus et en descendant la pluie et le brouillard nous enveloppe totalement. On se gèle les mains grave.

On trouve un café pour se réchauffer avec des jeunes Marocains bien sympathiques et surtout un poêle bienvenue.

2 motos dans le froid du Maroc 

On roule sans rien y voir devant nous et ce pendant 121 km. Un repas minable dans un bouiboui minable et on trouve un hôtel en bord de route avec du chauffage. On saute dessus sans trop réfléchir car on ne peut plus aller plus loin tellement on est fatigués et trempés. On se sèche et on pends touts nos vêtements tellement ils sont mouillés. On claque des dents et on se met au lit pour se réchauffer à 14h30...

En fin d’après-midi la pluie cesse et le soleil va peut-être sécher nos tenues sur le balcon.

Dodo les motos 

Demain on verra ce qui va arriver car je crois que j’ai encore oublié les poignées chauffantes tellement j’étaIs crevé...

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Départ ce matain avec tout nos vêtements mouillés rien n’avait séché dans la nuit...

Une poussette de ma CRF car effectivement la batterie était à plat suite à mon oublie des poignées chauffantes hier soir...

Un bout de route pour nous sécher avec le vent mais non on reste mouillé et on grelotte.

Un peu de piste histoire de nous réchauffer et nous mettre minable avec un arrêt pour un café. On regarde un match de foot à la télé pour oublier le froid.

On repart pour 50 km... Le froid aux mains est terrible surtout la droite... Arrêt repas avec un petit rayon de soleil très timide et retour de la pluie. Une bouteille de Coca du pain frais un poulet grillé au barbecue avec tomates et oignons mais il faut manger avec les doigts...pour 3,7 € pour deux plus les chats du coin.

 Séchage de fortune mais pas suffisant
Deux motos bien sales bien garées mais payant enfin on est pas d’accord et on repartira gratuitement 

On continu la route et on s’arrête à Khénifra pour trouver un hôtel. Sur Map.me il y a des maisons d’hôtes mais rien aux adresses proposées ! Finalement on a trouvé un petit hôtel au nom charmant bien connu chez nous <Hôtel de France>.

Une bonne douche chaude et un peu de repos pour se sècher.

Des motos bien propres 
Un oued bien à sec... 

Un petit tour dans le souk

Souk de Khénifra 

et on a repéré un bouiboui qui fait des tagines aux légumes pour ce soir.

Tagine aux légumes  

Un achat de dates. Le plus difficile c’est de choisir lesquelles.

Choisir des dates est difficile  

Motos au chaud sur la terrasse du restaurant.

Moto sur la terrasse du restaurant  

Mon pantalon moto est chez un couturier local car j’ai fait 2 petits trous et je fait poser un gros bouton à la taille car les boutons pressions fonctionnent mal.

Maintenant comme tous les soirs dodo avec un bon film au choix que j’ai sur mon petit émetteur wifi perso avec un petit disque dur. Éric en regarde un pendant que j’en regarde un autre.

Émetteur wifi avec disque dur 

Demain s’il ne pleut pas trop balade dans le parc naturel de Khénifra.

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Une très bonne nuit de sommeil à l’hôtel de France qui ne fait pas de petit déjeuné. On va donc à 100 mètres dans un café proche.

On discute du choix du parcours et on part pour les sources de <l’Oum er Rbia> à 45 km dans le parc national.

Sortie de la ville et tout de suite piste bien grasse par moment. Ensuite une petite route tortueuse et pleine de pièges ( poules, moutons, ânes, oiseaux, enfants, adultes hommes puis femmes en groupes et pour finir nid de poules et gravillons dans les virages).

Superbe paysages comme dans le Luberon et arrivée aux sources. Il faut marcher 500 mètres donc avec nos bottes non merci...

Problème de sacoches pour Eric 

On décide d’aller vers la forêt de cèdres et bout de 20 km que passe t’il ?

Bof c’est rien on continue  

Puis au détour d’un virage de beaux cèdres mais

Le terrain devient difficile  

Eric continue vaillamment comme si de rien n’était. Mais pour ma part je fais demi tour car ayant étudié la carte auparavant ça ne va pas s’arranger car va monter de plus en plus.

Il fait froid et j’ai les pieds gelés. On décide de rentrer cool et on s’arrête dans un hôtel gitenpour touristes Marocains et au bout d’heure d’attente la truite et le tagine n’arrivent toujours pas, alors on décide de partir. Dommage.

Le mobilier est tout de même bizarre !

Sièges en cornes et un drôle de zébre affalé 

Retour rapide sur une belle route tortueuse en sens unique à fond avec la CRF L. Ça fait du bien de rouler fort 100/110 km/h avec ce froid ça réchauffe.

On arrive à Khénifra et on prends un thé à la menthe avec un pain aux raisins et une chocolatine. Banal me direz vous ? Hé bien non : le pain au raisins est coupé en quatre et chauffé et la chocolatine à subie le même sort... Bref bon quand même mais quand j’ai pris une autre chocolatine sans le traitement spécial j’ai eu l’impression d’être une bête curieuse pour la serveuse.

Benoît nous rejoint ce soir et il vient de nous contacter sous le soleil... Ça va le changer...

Un petit tour au souk un bon poulet frite... je récupère mon pantalon de moto chez le couturier qui a super bien travaillé et on s’aperçoit Éric et moi qu’on s’est trompé de date pour le retour en bateau ! On a réservé pour le 6 février au lieu du 29 janvier. Maudit écran de smartphone trop petit. Bref on va arranger ça demain.

Une bonne nuit dans la chambre pour une fois bien chaude.

A demain...

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Départ plus que cool vers 12h00

Motos devant l’hôtel De France 

On roule et soudain la pluie et le brouillard nous enveloppe. Vers Azrou on cherche un hôtel et on trouve rien de bien. Ben décide de rester à l’hôtel Panorama mais Eric et moi on est pas d’accord sur la chambre proposé et on sépare. Éric et moi on roule assez longtemps sous une pluie battante et un brouillard incroyable. On traverse Fès et sa Médina et on fini à Tahla dans le seul hôtel que l’on a trouvé qui est en fait un centre de vacances quand il fait chaud. On a traversé des montagnes et des cols pour essayer de quitter la pluie. Étant donné le temps exécrable je n’ai pas fait de photos. Désolé.

Hôtel à Tahla 

On a fini dans une chambre froide comme d’habitude avec triple couvertures qui ne servent à rien.

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Le matin on se lève frigorifiés et on part vite de cet hôtel glaçon. On prends le petit-déjeuner dans la ville voisine et on va dans la montagne pour visiter le parc Tazeka.

La route est coupée ! 

Sur un gué on rencontre un pauvre Marocain en panne d’essence. Notre bon cœur a fait qu’un tnnour et on s’est arrêté pour lui en donner avec ma fameuse pompe poire.

Un Marocain chanceux 

On continue à monter dans superbe décor.

Et bien sûr le brouillard nous rattrape pendant 40 km sur une route hyper tortueuse. On navigue sur les crètes et les paysages doivent être magnifiques mais on à rien vu.

Un peu de neige sur les bords et on redescend sur Taza.

Plateau à 1500 m 

Descente sur Taza

Taza au fond en blanc 

Un petit repas dans un resto de type Européen

Pour infos 

On décide de remonter sur le bord de mer pour enfin trouver un peu plus de chaleur et de beau temps et on prends la route pour Al Hoceima. Route à 4 voies superbe avec pleins de virages rapides qui monte et descend tout le temps pendant 100km. Cette route avec une moto plus rapide doit être une tuerie.

Puis tout d’un coup des travaux partout et même un immense éboulement.

Éboulement rapidement évacué bravo la DDE Marocaine 

Au loin la mer

La mer au loin 

Recherche d’un hôtel et on a trouvé la perle rare.

Un hôtel sur une crique plage privée avec un chambre sur la plage. De plus pas cher et une grande chambre 2 grands lits et surtout plus besoin de chauffage car il fait 17 degrés le soir.

Vue depuis l’hôtel  

Repas poulet frite salade et dodo on est crevés.

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Au réveil voici ce que l’on voie de notre fenêtre.

Vue de la fenêtre de la chambre 

L’hôtel vu de la plage. On est super bien ici, il fait chaud il y a du soleil, l’hôtel est impeccable et la situation idyllique. On va rester quelques temps car pour dormir il n’y a que le bruit des vagues et des goélands pour nous bercer.

Hôtel Amir Plage 

J’ai trouvé la Honda des mers

La Honda des mers 

Petite journée cool. Il fait très beau avec une belle lumière. Ça nous change...

Lavage des motos.

Lavage chez Total  25 Dh par moto soit 2,30€

Maintenance des motos et séchage du matériel qui était dans les sacoches. Lavage des vêtements.

Lavage et séchage 

Ensuite on est partie voir la ville et la côte. La ville est très occidentale bien propre avec des villas partout c’est un peu la côte d’Azur Marocaine. Beaucoup de mots Espagnol dans tous les coins.

La côte est splendide

La côte  

C’est très escarpé avec des chemins très pentus partout et on a même trouvé au bout d’une piste une plage privée Royale gardée par des gendarmes...

On a fait un peu de piste très pentue mais assez facile, 74 km en tout quand même.

Au sommet d’une piste 

Retour en ville pour un bon sandwich.

Boui-boui Marocain 

Éric cherche un resto de poissons donc on se dirige vers les grandes plages.

Les plages de sable noir

Pas de resto ouvert mais je me plante en moto dans le sable... Éric au secours... Décidément le sable c’est pas pour moi.

Une île fortifiée

Sauvetage d’un goéland coincé par une pâte dans un filet par un Espagnol.

Le goéland est partis à fond vers l’ile 

Retour à l’hôtel où Benoit nous a rejoint.

Il a visité Fès et est venue directement par la route.

Un repas dehors sur le haut de la baie en terrasse pour clôturer la journée.

Bières et Boulaoune 

Retour après mettre mis par terre à pied sans gravité à cause de ma cheville encore fragile mais pas à cause des boissons comme certains pourraient le penser...

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Finalement on s’aperçoit qu’on est bien fatigués de notre parcours au Maroc. On arrive plus à décoller tellement on est bien dans cet hôtel.

Finalement on est partis pour des pistes.

Piste du parc national  

Une piste magnifique dans un canyon

Descente vers la mer et la plage Royale 

Dans les villages haut perchés ils font sécher le foin de cette manière.

Séchage du foin dans le Rif 
Le foin sous haute surveillance  

Me sentant pas super en forme je décide d’abandonner mes amis et rentrer à l’hôtel. Eux continue sur des pistes inconnues des GPS.

Sur le retour quelques photos de la côte

Éric dans son trip

Eric 

Un bon repas du soir et Éric a enfin son plat de sardines

Une bière des sardines un homme heureux  

Et Benoît qui fini tous les plats. Pauvres chats ils auront rien ce soir...

Benoît bouffeur de sardines 

Un petit tour en ville, visite chez un vendeur de téléphones et bien le même modèle neuf sur Amazone et chez le marchand il y a une différence de - 50% en neuf...

Dégoûtés on part se coucher...

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Que dire inest tellement bien dans cet hôtel qu’on ne bouge plus des vraies larves.

Un peut de bricolage sur les motos et on décide de faire des courses en ville car on ne veut rien acheter sur le bateau tellement c’est mauvais. Éric le roi des courses achète ce qu’il nous faudra pour plusieurs repas.

Les courses 

Des achats indispensables au prix défiant toute concurrence

Total  5€... 

Le plus dur sera de trouver la place sur les motos car demain on à 126 km à faire au bord de mer.

Un repas pour les morfaloux de sardines.

Les morfaloux 

Ensuite un petit tour chez le coiffeur.

On y est passé tous 

A la sortie j’ai froid aux oreilles....

Repas du soir chez notre Boui-boui habituel.

Excellent  

Retour à l’hôtel et au lit à 20h00 on bat tous les records...

A demain.

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Départ ce matin pour Nador pour prendre le bateau demain pour un retour en France par Sète.

Préparatifs 
Méditation de François devant la beauté du site 

Trajet par la rocade méditerranéenne en fait la route du bord de mer. Route magnifique très escarpée avec de belles plages de sable noir. Le temps est beau mais beaucoup de vents. Trajet de 120 km.

Rocade méditerranéenne  

Benoît avait réservé un appartement situé dans un quartier neuf à Nador.

Je laisse le contact sur la CRF le temps de manger une crèpe et bingo plus de batterie. J’ai une consommation anormale du courant ! Éric me pousse et comble de tout j’oublie de mètre le contact. Le pauvre il en peut plus à cause de ma bétise. Nouvel essai et elle part. On recherche un garage pour la recharger et le garagiste sympathique n’a pas voulu un seul Dhiram.

Repos dans l’appartement.

Le repos 

On va manger dans un restaurant dans le quartier et il nous reste 230 dhiram ça va être séré pour le choix des plats...

Pâtisserie  

Bon 3 plats de spaghettis 1 gaufre 1 bouteille d’eau 160 dh il en reste un peu pour déjeuner et compléter en essence vu le prix du litre à 0,90 € le litre.

Retour à l’appartement pour une soirée télé...

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Bon on quitte l’appartement de Nador pour le port qui est à 17 km.

Notre appart au 4 étages 

Tous les bâtiments sont vides sur des kilomètres avec des rues immenses tout autour.

On arrive au port et pas de bâteau... il est en mer car il avance pas à cause du vent.

Pour un bâteau qui devait là... 

On patiente sur un bord de trottoir et on suit son avancésir l’application VesselFinder bien pratique.

Bâteau où es tu ? 

Le bateau tourne en rond et on attend d’avoir des informations. En fait la compagnie a les mêmes informations que moi.

A priori il finira par acoster un jour peut-être.

Tourne tourne tourne.... 

Aux dernières nouvelles il y a eu une émeute dans le bâteau car les transporteurs ont l’abitude des douanes de Nador et non celle de Tanger ou le bâteau voulait aller.... Une chance pour nous sinon il fallait faire 410 km pour aller à Tanger.

Voici notre camps de base.

Camp de base 

Retard de 8 heures pour l’instant

Une fois le bâteau arrivé au port ça été la panique pour avoir la confirmation du billet. Grosse bagarre pendant 2 heures environ.

Bagarres pour la confirmation du billet 

Une fois que la confirmation est faites il faut faire contrôler le passeport avec une fiche puis nouvelle queue pour valider le document que l’on avait reçu à l’aller pour la moto puis nouvelle queue pour enregistrer ce document.

Ensuite filtre de la douane pour contrôler ce document avec un nouveau tampon.

Un vrai parcours du combattant...

Finalement on monte les motos dans le bâteau.

Fin du territoire Marocain 

Ensuite nouvelle déconvenue malgré ma demande nous sommes dans 3 cabines séparées... Alors là la chef d’escale en a pris pour son grade la malheureuse. Elle voulait nous faire payer un supplément de 60 € pour une cabine en fond de cale. J’ai vu tout rouge et à force de négociations j’ai obtenu avec l’aide d’Eric qui a dit qu’Il était Corse la disponibilité et la gratuité de la chambre.

Bref il est 23h30 et nous sommes toujours pas partis du port. On va dormir et a bientôt sur Barcelone pour l’escale avant le débarquement à Séte.

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Que dire... le bâteau a beau être Italien on est toujours au Maroc. Ceux qui se battaient pour avoir leurs confirmations de billets en premier ont choisis les meilleures places pour s’installer dans les meilleurs recoins. Voila j’ai compris... Donc grand déballage de couvertures de nourritures et tout ce petit monde s’installe pour être le mieux possible sans couchettes ou fauteuils. La cafétéria qui est chère à beau faire de multiples annonces promotionnelles elle reste vide inexorablement. Il n’y a rien à faire sur ce ferry donc on dort... et on prends le soleil en chippant un fauteuil que tu mets sur un des ponts.

Le sillage toujours fascinant  

Le temps est beau on a de la chance. On a pris à manger pour éviter nous aussi la cafétéria mais les boites de thon commencent à nous saturer. Il nous tarde d’arriver et de rentrer à la maison.

La Costa Brava 
Der’nier rayon de soleil en mer 
Port de Séte en vue sous le froid 

On arrive à Séte a18h15 et il nous reste 340 km à faire pour Saint Raphaël et 400 km pour Éric pour Nice. Benoît lui a beaucoup moins à faire pour Méthamis.

Le bilan du voyage est de :

Au Maroc on a fait environ 800 km de pistes et 3000 km de routes et en France 700 km de routes.

Soit un Total de : 4500km

Bilan mécanique :

Une panne sur la Yamaha TTR d’Eric avec une légère fuite d’huile à un raccord.

De vidage de la batterie par deux fois de la CRF Honda de François à cause d’oublie d’éteindre les poignées chauffantes. (Promis je modifie le câblage)

Et sur la Yamaha XT de Benoît rien, aucun soucis et qui a plus de 30 ans mais bien révisée a fonctionnée à merveille et pourtant il ne l’a pas ménagé.

Pas de crevaison malgré le terrain difficile dans le sud du Maroc.

Santé:

4 chutes : 3 pour François dans le sable à l’arrêt et une pour Éric aussi dans le sable.

1 cheville foulée pour François car la botte s’est coincée entre le sable et une sacoche... Ça va beaucoup mieux maintenant c’est presque fini.

Finances : Levbateau coûte environ 350 € A/R avec moto et la cabine.

Le litre de super est à 0,90€ le litre au Maroc ce qui fait pas très cher en carburant surtout avec la CRF qui consomme que 3 L/100km sauf dans le sable. Les Yamaha tournent autour de 4,5 L/100km.

Pour informations le coût moyen par jour hors essence est inférieur à 45€ (hôtel, pdj, repas midi, repas du soir et boissons).

Et surtout il y a de la connexion en 4g partout même dans les endroits les plus reculés.

Conclusion :

Un super voyage entre copains qui nous a permis de sortir des pistes connues et d’improviser au maximum. Des passages impossibles et improbables mais sans danger grâce à nos motos adaptés. Des paysages magnifiques et une météo capricieuse qui nous marquera à jamais.

Merci à vous tous qui nous on suivis avec plus de 1000 connexions.

Merci pour vos commentaires bien sympathiques qui nous sont allés droit au cœur.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Le trio infernal 

François alias Paco_83, Éric alias Algremag et Benoît le roi de Méthamis.