Passeports en poche, sacs à dos blindés, nous sommes parés à l'aventure.... À notre première aventure !!!
Du 12 février au 6 mars 2020
24 jours
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13
fév

C'est parti pour l'aventure !

6 mois ... 6 mois que nous avons les billets en poche ! Ça y est nous y voilà, le jour J est arrivé, l'excitation et l'appréhension aussi. Une première aventure s'offre à nous, pour 23 jours de randos, de paysages atypiques, d'ampoules aux pieds, d'excursions, de soleil et de pluie, bref 23 jours de folie !

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Jeudi 13 février, 14h30

Dernières vérifications dans les sacs à dos, les passeports et les billets en poche, les chaussures de rando aux pieds, nous pouvons prendre la route direction l'aéroport ! C'est Fanny, ma soeur, qui nous accompagne à Paris CDG, où notre avion décolle à 20h05 direction Zurich, où nous attend notre première escale.

Sur la route direction l'aéroport ✈️
Aéroport Paris CDG 🛫

Tout allait bien, jusqu'à...

Jeudi 13 février, 20h30

Jusqu'à ce qu'on apprenne que notre vol pour Zurich est annulé. Nous voilà bloqués à Paris. Catastrophe, coup de pression, la colère et le stress montent, elles commencent bien les vacances... Par grande chance, la compagnie Swiss Air a trouvé une solution pour le soir même : nous ne faisons plus Paris-Zurich-Sao Paulo-Santa Cruz, mais Paris-Buenos Aires-Santa Cruz.... Certes nous arrivons 5h en retard par rapport à notre trajet de départ mais l'essentiel est qu'on soit sur la route des vacances ! En plus, ça fera moins d'escales ! 👍

14
fév

Buenos Aires nous accueille avec grand soleil et 24°C à 10h heure locale, ça sent déjà les vacances. On commence à se rendre compte que nous sommes de l'autre côté de l'océan, une première étape qui finalement nous met l'eau à la bouche, le stress s'est envolé, et nous commençons à y prendre du plaisir.

On se souviendra de ce "mauvais départ" comme un bon souvenir, comme une étape insolite !

Hugo prend son goûter🥤  escale de 6h, en attendant le vol direction Santa Cruz

Finalement une péripétie qui se termine bien ! En espérant qu'on arrive à Santa Cruz aujourd'hui ! 🤞

14
fév

Vendredi 14 février, 19h30 (heure locale)

Premier pas sur le sol bolivien, première bouffée d'oxygène, et nous sommes déjà dépaysés. La sensation de soulagement d'être enfin arrivés à Santa Cruz laisse très vite place à une sensation de chaleur étouffante et très humide, malgré la nuit tombée (le soleil se couche tôt même en été en Bolivie)

Ça y est nous sommes bel et bien en vacances ! Rapidement, nous sautons dans le premier "trufi" (minibus) direction le centre ville. Ici, les conducteurs sont des fous furieux, mieux vaut ne pas tenir trop à sa vie pour conduire comme un bolivien !

Puis commence notre virée nocturne, à la recherche d'un hôtel...

Hotel Magisterio, Libertad 461, Santa Cruz de la Sierra

Hôtel trouvé, nous avons même le droit à la salle de bain privative et l'eau chaude pour 280 bolivianos la nuit (37€). Aussitôt prêts et reposés, nous décidons d'aller flâner dans les rues de Santa Cruz.

Plaza  24 de septembre y Basilica Menor de San Lorenzo

Irish pub, Plaza 24 de Septiembre

Obligé d'aller boire un verre pour fêter notre arrivée, et par la même occasion la St Valentin, qui est célébrée avec beaucoup d'intérêt ici (concerts, spectacles de rue, danse, distribution de fleurs,...)

15
fév

Samedi 15 février, 6h

Le décalage horaire se fait ressentir, nous sommes réveillés tôt, mais en forme pour attaquer la journée. Déjà en sueur à cette heure, le thermomètre affiche 27°C.

Petit déjeuner englouti, nous prenons la route à la découverte des coins les plus atypiques de la ville : la Plaza, Los Mercados, El Jardin Botanico,...

La Plaza 24 de septiembre

Le cœur de ville est certainement le plus bel endroit de Santa Cruz. Avec ses palmiers, ses centaines de pigeons, sa basilique et son animation, la Plaza est un endroit des plus agréables pour faire une pause sous l'ombre de la végétation exotique.

Plaza 24 de septiembre 

Paseo Artesanal la Recova

La ville déborde de marchés et de rues commerçantes, où vous pouvez retrouver toutes sortes de choses, des fruits et jus exotiques au outils de bricolage d'occasion, en passant par les machines à coudre et les pots de peinture. Les étalages et la foule inondent les trottoirs et les rues, parmi le bazar et la pauvreté. Mais celui qui a retenu notre attention, c'est ce petit marché artisanal, où nous retrouvons des instruments de musique, des sacs de cuir, des étoffes et autres linges en laine d'alpaga, et quelques stands de bijoux très colorés. Palmiers et hibiscus entourent les stands dans des cabanons de bois. Couleurs uniques et ambiance reposante garanties.

Paseo Artesanal la Recova 

Jardín Botánico

"Jardin" est un mot faible pour décrire l'immensité de ce parc ! 3h de ballade à travers des forêts humides de lianes, de palmiers, de cactus et de fleurs au nom imprononçable. La faune prend aussi une place importante dans ce parc : des oiseaux aux couleurs incroyables, des lézards, des criquets et fourmis géantes, des tortues qui se promènent en liberté... Hugo repart avec une déception, celle de ne pas avoir pu observer de crocodiles, à cause des pluies qui ont recouvert le sable autour du lac et qui les empêchent de venir s'y reposer.

Jardín Botánico 

Photo coup de cœur :

Vue sur le parc national de Santa Cruz, à 10m du sol

Une cabane était perchée à une dizaine de mètres. .. Je n'ai pas de mot de décrire la vue qui nous attendait là-haut, nous ne pouvons qu'admirer l'ampleur de cette forêt infinie.

Notre retour en ville se fait grâce au fameux "trufi"

Trufi en direction de Santa Cruz Centro

Repas local du jour : les salteñas

Les Salteñas sont de délicieux chaussons fourrés à la viande et aux légumes. Ceux là étaient au poulet, petits pois et pommes de terre, le tout mariné dans des épices douces.

Salteñas 

Une première journée découverte des plus dépaysantes. La beauté des paysages et la culture nous fait peu à peu oublier le climat pesant, que nous finissons par apprécier.

16
fév

Dimanche 16 février, 7h30

À peine réveillés, nous n'avons qu'une idée en tête : prendre la route direction Samaipata.

Samaipata est un village au cœur des montagnes des Andes, connu pour sa richesse culturelle et sa nature abondante.

Carte du village de Samaipata et des sites touristiques 

Meilleur moyen d'y aller : le taxi ! Nous choisissons une agence de taxi qui a pour principe d'attendre que le taxi soit plein (6 personnes) pour prendre la route.

Les fameux taxis pour Samaipata 

20min d'attente... 30min...1h, trouvant le temps long, nous décidons de négocier et offrons un billet de 20$ en échange d'un départ immédiat. Éric, notre chauffeur, accepte sans hésiter ! Ce billet fait de nous des rois, Hugo a le droit à la place à côté d'Éric, qui va lui tenir la conversation pendant les 3h de route ! 3h qui sont passées très vite, tant le décor était à couper le souffle, entre les montagnes, les aigles, et les explications d'Éric qui nous faisait rêver.

Sur la route avec Éric 

Refugio Zoologico, Samaipata

Nous arrivons au refuge, en pleine campagne de Samaipata, à 30min du centre ville. Nous sommes accueillis par Manuella, une Suisse venue s'installer ici il y a 18ans afin d'ouvrir un refuge pour les animaux blessés ou en danger. Elle est accompagnée de son singe araignée espiègle et curieux, Chiquinha.

Entrée du refuge, où nous attend Chiquinha

Entre les perroquets, les singes en liberté, les chats des montagnes et les toucans, nous ne pouvions trouver plus paisible pour y passer la nuit.

Notre chambre et quelques occupants du refuge 

La Bella Italiana, Plaza principal

Petite pizza chez un vieux monsieur sur la Plaza principal de Samaipata, avant d'attaquer notre première randonnée, sur les traces des civilisations incas...

Bon appétit ! 

Au moment de partir, un chauffeur nous interpelle et propose de nous emmener à notre destination pour un prix raisonnable. Nous ne savions pas encore que ce chauffeur allait devenir un ami...

Nous prenons la route avec Raúl, qui pendant le trajet nous donne tous les bons plans pour nos visites du jour et à venir. Il est d'une sympathie incroyable, et est très curieux sur notre voyage et notre vie en France. Nous sentons dans ses mots un véritable amour pour son village et ses richesses.

Voici Raúl ! 

El Fuerte, Samaipata

Nous arrivons à "El Fuerte", berceau de la civilisation inca dans cette région.

Entrée du site EL Fuerte 

Un climat paisible et puissant survole le site archéologique, les vestiges et ruines des premiers temples incas nous murmurent l'histoire des ancêtres andins. La beauté et la grandeur des paysages montagneux nous donnent le frisson.

Au cœur d'El Fuerte 

Sur la route du retour, Raúl nous fait remarquer un imposant visage dans la falaise, il s'agit de "la Cara del inca", visage du dieu des incas, qui aurait été creusé par les forces de la nature.

A vous de trouver le visage du Dieu Inca... 

Il est temps pour nous de rentrer au refuge, et nous restons dans ce repos et cette tranquillité que notre découverte du jour nous a offert.

17
fév

Lundi 17 février, 6h

Refugio Zoologico, Samaipata

Pas besoin d'attendre que le réveil sonne au refuge, Chiquinha le singe est déjà en train de gratter à notre porte, et les perroquets crient des "Holá" à tue-tête...ambiance loin de l'ordinaire !

Bonjour Chiquinha ! 

Partons prendre un petit déjeuner en ville ! Nous allons dans le café où nous devons acheter des billets de bus pour notre départ ce soir direction Sucre. Au menu : Café, thé, pain fourré au fromage, biscuit à la confiture.

Pas le courage de remonter à pied jusqu'au refuge, nous décidons d'essayer les mototaxis.

Hugo content d'avoir testé les mototaxis. 

Ici à Samaipata, c'est le moyen le plus rapide et le moins cher pour se déplacer, par contre l'état des routes de cette campagne donne à ce trajet un goût d'aventure périlleuse, surtout si on prend en compte la super conduite des boliviens !

Nous arrivons vivants au refuge, où nous attend Luisa pour une ballade a cheval à travers les sentiers de Samaipata.

Ballade à cheval, avec Spirit et Bronco

Une ballade des plus agréables, le temps est très doux, la température aux alentours des 25°C, une sérénité nous transporte.

Lundi 17 février, 13h

Comme promis, Raúl vient nous chercher au refuge afin de nous emmener sur un autre site touristique du coin. Mais avant ça, il nous conduit dans un petit restaurant afin de déguster des plats locaux. Sopa a la quinoa, costillo al jugo, accompagné de linaza (jus à la graine de lin) des assiettes énormes qui nous calent pour la journée !

Sopa de quinoa 

Las Cuevas, Samaipata

Nous arrivons à la Cuevas où la baignade nous attend ! Le site est composé de 3 cascades des plus impressionnantes, que nous rejoignons par des sentiers entourés d'arbres et de fleurs exotiques, ainsi que de nombreux papillons aux couleurs incroyables.

Las cuevas

Quel plaisir d'aller se baigner dans cette eau fraîche après ces randonnées et ces ampoules aux pieds ! La détente est absolue, le climat idéal et l'environnement paradisiaque.

Au retour au centre ville, nous ne pouvions quitter Raúl sans lui offrir un verre. Nous retournons à la Bella Italiana afin de boire una "cerveza" locale, la Paceña.

Cerveza Paceña  

Raúl nous dépose à notre point de rendez vous pour prendre notre bus direction Sucre.

Nous clôturons ces 2 jours de pur bonheur à Samaipata avec un pincement au cœur, nous étions sur un nuage, le village nous a accueilli les bras ouverts, nous repartons des souvenirs plein la tête, des paysages plein les yeux, des rencontres plein le cœur.

C'est parti pour 10h de bus direction Sucre! Un bus couchette pour 10h de route, départ prévu à 19h ! Une nuit sous un ciel aux milliers d'étoiles nous permet de rêver encore un peu de ces derniers jours passés...

C'est parti pour 10h de route ! 
18
fév

Mardi 18 février, 5h

Nous voilà arrivés à Sucre, capitale de la Bolivie, située à 2800m d'altitude! Très vite, à la descente du bus, des personnes viennent nous accoster pour nous proposer taxi et hébergements. Ça tombe bien, nous partions à la recherche d'un nid douillet pour notre séjour ici. Première proposition, une bonne affaire ! 180 bs la nuit (24€) pour une chambre avec salle de bain privée, un taxi qui nous y emmène pour 5 bs (0.70€), la recherche fut rapide et facile, tant mieux nous sommes fatigués du trajet !

Traveler's guest house

L'auberge de jeunesse nous accueille gentiment à 5h du matin, et nous propose leur meilleure chambre, que demander de plus ! Nous décidons de réserver pour 2 nuits, afin de prendre le temps de visiter la capitale.

Notre chambre à Sucre 

Mardi 18 février, 8h30

Malgré une nuit courte, il faut se lever, la ville nous attend ! Premier réflexe : manger bien sur! Nous filons en ville pour prendre le petit déjeuner.

Café Time&Coffee

Notre ventre nous dit "pas le temps de faire des kilomètres", nous nous arrêtons à 10m (littéralement oui oui) de l'auberge !

Jugo de frutilla y canela, café americano, pan de jamon y queso, tarta de chocolate

Le ventre plein, nous sommes prêts à arpenter les rues de Sucre, à la recherche de monuments, de parcs et de musées à visiter. La ville déborde de sites historiques. Sucre, dont la devise est "la Unión es la Fuerza", est connue pour son architecture à la pierre blanche, de style colonial apporté par les espagnols.

Dans les rues de Sucre... 

Castillo de la Glorieta

Le premier lieu à attirer notre attention est le Castillo de la Glorieta. Ce château situé à la périphérie de Sucre est un monument culte de la ville. Il s'agissait de la résidence de Don Francisco Argandoña Revilla, prince de la Glorieta à Sucre au XIXème siècle. Le château est entouré de la caserne militaire, toujours en activité.

Castillo de la Glorieta 

Son architecture atypique et son jardin agréable font de ce lieu un site agréable pour une bonne ballade.

Café Time&Coffee

Nous avions tellement apprécié ce café que nous sommes retournés là bas pour un casse croûte et un jugo de frutilla, limon y menta le midi ! Un pur délice, posés en terrasse devant le parc Simon Bolivar.


Nous reprenons la ballade dans l'après-midi, ballade qui s'arrête devant un bâtiment qui attire notre attention...

Templo de San Felipe Neri

Il s'agit de la plus remarquable des églises de style néo-classique de Sucre. Sans hésiter, nous décidons d'y entrer. Une sœur nous accueille et nous propose la visite à 15 bs (2€) pour Adélaïde la gringa, 10 bs (1,30€) pour Hugo le bolivien, ehh oui en Bolivie les boliviens paient moins cher que les touristes, la sœur est tombée dans le piège cette fois !

Sur les toits de Sucre... 

Nous ne regrettons pas une seconde d'avoir passé la porte... La structure du temple, la pierre blanche, les peintures et dorures, tout nous captive.

Vue sur les montagnes, frontière entre Sucre et Potosi 

L'église nous offre une vue imprenable sur tout Sucre, la prise de hauteur nous permet d'observer les montagnes qui sépare la capitale de la ville de Potosi, prochaine étape sur notre parcours.

Joy Ride Café

Sur la route du retour, Hugo remarque un panneau :

Hugo : " oh regarde Adé, le café diffuse le match Dortmund PSG ce soir !!"

Adé : "ah mais avec le décalage horaire, la diffusion est à 16h... Ah ben il est 16h"

Hugo : "on y va ????"

Ni une, ni deux, nous voilà dans un Pub à boire des bières devant le match ! Même au bout du monde, Hugo trouve le moyen de regarder le football ! Il faut dire qu'avec la fatigue, nous avons apprécié cette pause et la bière locale !

Cerveza Potosina 

Il est bientôt 19h. Sur la route du retour vers l'auberge, de la musique nous attire dans le parc Simon Bolivar, nous passons d'abord chercher de quoi nous couvrir, il faut dire que les températures sont de moins en moins élevées à mesure qu'on avance dans notre voyage !

Nous voilà au parc, il y a un monde fou : de nombreux sportifs qui font leur footing et leurs étirements, des jeunes qui s'amusent après la sortie d'école avec des bombes d'eau, des vendeurs de toutes sortes de jus et de friandises, et des fanfares et des groupes de danseurs, qui se préparent pour le carnaval à venir, sur une musique traditionnelle entraînante ! (carnaval : affaire à suivre)

Des danseurs s'entraînant pour le carnaval 

El Marfil

Petit passage par un restaurant qui d'extérieur ne paye pas de mine, mais où nous nous sommes régalés à un prix plus qu'abordable ! Hugo prend una sopa de Pollo, pour moi ce sera una milaneza de Pollo (24 bs le tout, ce qui fait 3,20)

Sopa de Pollo y milaneza de Pollo  

L'ambiance dans les rues est telle que nous ne voulons pas rentrer à l'auberge, nous profitons encore une heure ou deux, à observer cette vie nocturne, à contempler les bâtiments éclairés qui nous entourent.

19
fév

Mercredi 19 février, 8h30

Eh oui, pour la première fois depuis notre arrivée en Bolivie, il faut sortir les manteaux, la pluie est de sortie ! Même pas peur, cela ne nous empêche pas de nous promener dans les rues de Sucre, après avoir pris un petit déjeuner bien gourmand !

Café sifón, jugo de frutilla y canela, pan de canela, brownie y pastel de platano

Première étape du jour : aller à la gare routière chercher des billets de bus pour notre départ demain à Potosi.

Nous faisons comme les habitants de la ville, nous nous déplaçons grâce aux "micros"

"micros" 

Les Micros sont l'équivalent des Trufis de Santa Cruz, ce sont de mini bus qui traversent toute la ville, pour un tarif moindre : 1,5 bs (0, 20€) peu importe votre destination. Les chauffeurs sont beaucoup plus calmes ici, ils respectent le code de la route c'est cool, bon par contre ils roulent la porte ouverte car le principe est de monter dedans n'importe quand et descendre quand cela vous chante.

Les tickets en poche, nous faisons escale à notre prochaine étape.

MUSEF : Museo Etnografia y Folklore

Petit musée sympathique qui retrace l'histoire de la Bolivie de l'époque des Incas à aujourd'hui, en passant par la guerre d'indépendance. L'exposition est surtout religieuse et culturelle, nous y trouvons des représentations du Christ, des bijoux Incas, des tenues traditionnelles et des "Illas" ou des "Ekekos", petites figurines presque caricaturales.

En sortant du musée, sur la Plaza 25 de Mayo, nous croisons un attroupement d'enfants et de musiciens. Il s'agit du carnaval enfantin de Sucre ! Obligé d'y jeter un œil, tant l'ambiance juvénile nous faisait envie !

Carnaval enfantin de Sucre 

Puis nous décidons de monter à la Recoleta, une place sur les hauteurs de Sucre.

La Recoleta

Cette place au sommet nous offre une vue incroyable sur toute la ville, y compris sur les montagnes aux alentours. Elle est ornée d'une basilique blanche, d'une fontaine, d'un marché et d'un café à la terrasse très agréable.

La Recoleta 

Ça y est, midi sonne, le soleil pointe le bout de son nez et la pluie disparaît ! Une douce chaleur nous donne plus d'entrain pour nous emmener à notre prochaine étape !

El Mercado Central

Los Mercados sont comme indispensables aux boliviens, vous ne pouvez visiter une ville sans tomber sur leurs marchés aux multiples stands, débordant de marchandises de toute sorte : fruits et légumes, viandes, mais aussi gélatines, salteñas, épices, matés, jus de fruits, sacs à main, paniers et j'en passe !

El Mercado Central, le marché aux mille couleurs

El Mercado Central propose à l'étage de la "comida rapida" et des plats nationaux. La soupe de poulet et le chorizo nous appellent, l'heure du déjeuner a sonné !

Sopa de Pollo y chorizo con arroz y ensaladas

Bon appétit ! 

En forme pour attaquer l'après-midi, nous marchons quelques kilomètres pour rejoindre le quartier sportif de la capitale.

El estadio Olimpico Patria de Sucre

Le stade de Sucre n'est pas le plus beau c'est vrai, mais il en reste un lieu culte de la ville.

Estadio olimpico 

Malheureusement, le stade est fermé au public et aucune visite n'est organisée. Heureusement, un événement va mettre Hugo de bonne humeur : l'entraînement de football d'un groupe d'enfants aux abords du stade. Admiratif et concentré !

Hugo nostalgique de ses années d'entraînement au football

L'heure du goûter approche, nous nous rappelons le café de la Recoleta, qui nous faisait envie avec sa terrasse. Nous y retournons donc, mais cette fois en taxi, hors de question de remonter cette route en pente interminable jusque là-haut !

En terrasse à la Recoleta 

Aucun regret de revenir sur nos pas. Cette fois, la place est ensoleillée et nous offre un nouveau regard sur sa basilique !

La Recoleta ensoleillée

Après deux bonnes heures à profiter du soleil en terrasse, il est temps pour nous de redescendre de notre petit nuage, et de retourner à l'auberge. Ce soir la température ne se rafraîchit pas... Normal, l'orage nous guette et s'approche peu à peu de nous...

L'orage approche... 

Notre dernière étape de la journée sera celle du dîner !

El Pueblo Chico

Nous entrons dans ce bar-restaurant un peu par hasard, et quel surprise de voir sur la carte.... Du lama!!!

Charquekan :

Il s'agit d'un plat composé de lama effiloché et séché, de pommes de terre, de maïs soufflé, de fromage et d'un œuf dur.

Charquekan

Agréable surprise ! Le lama est une viande assez forte en goût mais c'est très bon, par contre les assiettes boliviennes vous calent l'estomac pour plusieurs jours.

Retour à l'auberge pour une bonne nuit de sommeil.

C'est ainsi que se clôture notre séjour à Sucre, Potosi nous attend demain ! Nous nous endormons sous une lourde nuit, les grondements du tonnerre au loin.

20
fév

Jeudi 20 février, 6h30

Réveil compliqué après une nuit compliquée, l'orage et la pluie n'ont cessé de perturber notre sommeil. Mais qu'importe, une nouvelle destination nous attend aujourd'hui : Potosí !

C'est parti pour 4h et 156km de bus ! 4h pour admirer les paysages sur la route.

Sur la route de Potosí 

Les montagnes sont immenses, les routes sinueuses, les nuages à quelques mètres de nos têtes, c'est à la fois un émerveillement et un bouleversement. À mesure que l'on s'approche de Potosí, la pauvreté est de plus en plus présente. Les favelas bordent les routes et la zone périphérique de Potosí.

Potosí

Jeudi 20 février, 13h30

Nous voilà arrivés à destination ! Potosí est une ville au cœur des montagnes, à plus de 4000m d'altitude !! Le moindre effort ici est insurmontable, les premiers pas nous coupent le souffle. C'est tout en prenant le temps de respirer que nous appelons un taxi, qui nous conduit à une auberge.

Hostal de San Marcos

L'auberge nous accueille à bras ouvert et dispose d'une chambre pour nous, pour la somme de 200 bs la nuit (26,80€).

Hostal San Marcos 

Pas le temps de se reposer, nous ne restons à Potosí qu'une nuit ! Nous prenons la route pour participer à l'activité la plus importante de la ville : la visite des mines de Potosí.

Centre ville de Potosí 

L'heure (14h30) pose problème, il est tard pour commencer une excursion... Par chance, une agence nous trouve un guide en dernière minute, et quel guide ! Nous faisons la rencontre de Carlos, fils de mineur et ancien mineur lui même, un homme d'une énorme sympathie et d'une énorme compréhension, qui prendra son temps pour tout nous expliquer sur l'histoire de la ville de Potosí et du fonctionnement des mines.

Cerro Rico

La visite se passe à Cerro Rico, la Corporacion Minera de Bolivia la plus grande et la plus importante.

Entrée du site minier de Cerro Rico 

Avant de commencer la visite du site minier, nous passons par un stand marchand, afin de procéder à une tradition : l'achat d'offrandes pour les mineurs. Le principe est d'offrir à un mineur des cadeaux "de luxe" tels que des cigarettes, de l'alcool, des feuilles de coca ou de la dynamite... Eh oui, vous pouvez acheter légalement et librement de la dynamite et des feuilles de coca ici, éléments essentiels aux mineurs, la feuille de coca apportant l'énergie nécessaire et favorisant la respiration, la dynamite servant à séparer les minéraux de la pierre inutile.

Achat des offrandes pour les mineurs 

Nous voilà à la mine, après une ascension compliquée, le mal de l'altitude est présent. La première étape est de se changer !

Parés pour la mine ! 

Une fois la tenue enfilée, nous pouvons commencer la visite ! Elle commence par la distribution des offrandes aux mineurs, très heureux de croiser des touristes, venant observer leurs conditions de travail précaires, et faire face à la dure réalité du métier de mineur.

Distribution des offrandes aux mineurs 

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Il est important de savoir qu'en Bolivie, les conditions de travail des mineurs sont déplorables et extrêmement dangereuses, à l'instant présent comme à long terme. Les mineurs travaillent encore à la dynamite et à la pioche, et n'ont aucune tenue de sécurité, hormis le casque. Leur masque à oxygène lors des extractions de minéraux est quasi inutile, les maladies telles que la silicose et les rhumatismes sont courantes chez ces courageux travailleurs. La carrière d'un mineur est en moyenne de 10 ans et gagne un maigre salaire. Malheureusement, il est presque obligatoire d'aller y travailler pour survivre, le travail à la mine étant la source principale de travail et de revenu à Potosí. C'est aussi, aux yeux des habitants, une fierté d'y aller pour perdurer la tradition de père en fils.

Instruments de travail du mineur, vestiaire et salle du repas 

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Après cette rencontre sur le site, il est temps de franchir le pas, et pénétrer à l'intérieur de la mine.

Entrée de la mine 

La première étape est de faire une offrande à El Tio. Il s'agit dans la culture bolivienne d'un dieu protecteur de la mine. Chaque semaine, les mineurs déposent sur El Tio des feuilles de coca, de l'alcool et des cigarettes, pour apporter protection, force, abondance et fertilité. La Pachamama (Terre Mère) est aussi vénérée grâce aux offrandes déposées au sol. Nous faisons de même pour se protéger du danger qui nous guette au fin fond de la mine.

El Tio 

Tout au long de la visite, nous sommes en admiration devant Carlos et ses explications sur le métier et sur sa propre histoire, celle d'une famille de mineurs. Nous restons aussi bouche bée devant l'état de la mine, humide, sécurisée par de simples bûches de bois, et aérée par de simples tuyaux percés, transportant un minimum d'oxygène.

Hugo essayant le soulever le marteau piqueur, servant à extraire les minéraux 

Nous sortons de la mine... silencieux. Nous venons de prendre une claque, nous ne savons comment aborder le sujet avec Carlos, qui lui continue de nous conter les tristes récits des mineurs et de l'ignorance du gouvernement sur cette profession...

Sur le trajet du retour / statue en hommage aux hommes et femmes de la mine

Il était important pour nous de passer cette étape, certes compliquée à digérer, mais indispensable pour comprendre l'économie et les conditions de vie dans ce pays, particulièrement dans cette région; mais aussi pour comprendre la chance que nous avons de travailler dans de bonnes conditions. Après cela, se plaindre nous paraît interdit.


L'excursion terminée, nous sommes de retour en ville ! Les festivités du jour nous mettent du baume au cœur, les musiciens fanfaronnent, les enfants nous badigeonnent d'eau et de mousse, les femmes dansent : il s'agit de la Fiesta de Las Conmadres, la tradition étant de fêter les femmes avant le carnaval. Les hommes sont célébrés aussi, Los Conpadres, une semaine auparavant.

Fiesta de Las Conmadres 

La faim nous envahit, nous n'avons pas mangé le midi, alors ce soir, on se fait plaisir !

El Catrin

Au menu de ce restaurant ce soir : Lomo montado (bœuf préparé aux légumes, œufs, frites, riz) et Pailitas (saucisses, bœuf, œufs, frites, riz), servis avec la bière Potosina, la brasserie la plus haute du monde. Le maté de coca vient clore le repas !

Bon appétit ! 

De retour à l'auberge, nous rencontrons Jacqueline, la propriétaire de l'auberge. Une femme adorable et bienveillante qui s'intéresse à notre voyage. En guise de bienvenue, elle nous offre un Mojito et quelques "dulces" au maïs soufflé. Deuxième belle rencontre du jour.

¡Salud! 

Cette journée riche en émotions et en connaissance nous conduit rapidement au lit, demain nous reprenons la route direction Oruro, où la fiesta du carnaval nous attend !!

21
fév

Vendredi 21 février, 8h

Dernier petit déjeuner à Potosí, ce midi nous prenons la route direction Oruro !

Avant de nous dire au revoir, Jacqueline qui tient aussi une agence de voyages nous propose une excursion pour le Salar d'uyuni pendant 3 jours. Le programme qu'elle nous propose vend du rêve, nous n'hésitons pas une seconde et réservons pour un départ lundi.

Nous quittons l'auberge, et passons en ville pour une dernière ballade avant de se diriger vers la gare routière. Nous ne pouvons résister à goûter quelques spécialités, nous faisons une pause dans un café.

Santa Clara

Tuhua tuhua (beignets au miel) et gélatine à l'orange

Arrivés à la gare, nous attendons le bus de 12h30... en retard. La ponctualité n'est pas le point fort des boliviens. Mais qu'importe, nous avons le temps, même si nous avons déjà hâte d'arriver à Oruro.


Vendredi 21 février, 20h30

Oruro

Enfin arrivés !!!!! Nous sommes tombés sur un des pires bus et un des pires chauffeurs, la route nous a semblé tellement longue ! Heureusement, les montagnes, les villages, les lacs et les lamas croisés sur la route nous font oublier ce trajet.

Sur la route... 

Après tout ces expériences font parti du voyage !

Nous appelons un taxi, qui ne sait même pas où se trouve notre auberge... D'ailleurs aucun passant ne sait non plus... C'est bien parti ! Après 30min de recherche, nous mettons le nez dessus

Alojamiento Sofía

Nous allons enfin pouvoir poser nos gros sacs et aller manger !

Nous mourrons de faim, l'odeur des grillades dans la rue nous attire.

Planchitas

Il s'agit d'un énorme plat constitué de bœuf, poulet, saucisses, chorizo, œufs, légumes et frites !

Hugo avait vraiment faim ! 

Le ventre plein, il est temps de dormir, demain la fiesta nous attend !

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Samedi 22 février, 8h

Nous sommes déjà sur la route direction le carnaval d'Oruro !!! Les rues sont bondées de monde, le son des tambours au loin nous met déjà dans l'ambiance. Pas le temps de prendre un petit déj, nous ne voulons rien rater du spectacle ! Des estrades entourent le défilé, il faut bien sûr payer pour obtenir une place et assister au spectacle, 400bs (53€) nous paraît énorme pour 2 places, mais le carnaval d'Oruro n'a pas de prix. A peine assis, nous ne pouvons qu'admirer bouche bée ce qu'il se passe sous nos yeux.

Carnaval d'Oruro 

Des milliers de couleurs, des milliers de costumes, des milliers de musiciens, des danseuses magnifiques, des danseurs majestueux...

L'histoire de la Bolivie est racontée à travers ce défilé, nous croisons des Incas, des indiens, des pastadores, des Cholitas, des Osos,...

Déguisements et personnages célèbres du Carnaval bolivien 

La célèbre Diablada d'Oruro est très attendue aussi ce jour!

Personnages typiques de la Diablada 

Nous resterons plus de 8h devant ce tableau infini, à danser, frapper des mains et du pied au rythme de la musique.

Aux premières loges pour le Carnaval 

L'ambiance est folle, les enfants se lancent dans des batailles de mousse, le public fait des Ola et chante les hymnes... Je ne saurais comment le décrire autrement, le carnaval d'Oruro doit être vécu pour comprendre à quel point c'est incroyable !


Après la Fiesta du Carnaval, il est temps de retourner à l'auberge, demain nous partons de bonne heure pour Uyuni, où une nouvelle aventure nous attend.

Oruro et ses 3700m d'altitude, de sa traduction en aymara "Où le Soleil est né", nous aura offert beaucoup de lumière et de joie.

23
fév

Dimanche 23 février, 8h

Nous quittons Oruro ce matin afin de poursuive notre itinéraire de voyage. Nous prenons le bus de 10h en direction d'Uyuni, prochaine destination.

Nous avons entendu dire que cette route de 4h et 315km était l'un des plus beaux trajets en bolivie. Nous pouvons confirmer...

Sur la route... 

Les paysages sont d'une grandeur incroyable, entre les montagnes à perte de vue, les sommets enneigés, les plateaux déserts de toute civilisation et les lamas en liberté (qui d'ailleurs n'en font qu'à leur tête et perturbent les véhicules empruntant la route !), nous avons de quoi nous occuper pendant le trajet ! Nous avons même pu observer au loin un miroir géant, il s'agissait du désert de Sel...

Lamas 

Uyuni

Nous arrivons à Uyuni, 3600m d'altitude ! C'est une toute petite ville certes, mais pleine de vie ! La ville est très poussiéreuse, elle est au cœur d'une région très sèche, où rien ne pousse sauf peut être quelques cactus.

Vu la taille de la ville, nous n'avons pas de mal à trouver l'hôtel.

Hôtel Aguilar

Nous sommes agréablement surpris : lit king size confortable, belle déco aux couleurs de la ville, salle de bain privative, ça nous change du confort absent de l'auberge à Oruro, ça fait du bien !

Nous nous empressons d'aller faire le tour d'Uyuni, et de profiter du soleil !

Uyuni et son ciel bleu 

L'ambiance du Carnaval est encore présente, les enfants prennent un malin plaisir à nous arroser ! Ça nous met dans l'ambiance. Le marché central aussi est agréable, nous y passons pour y acheter le goûter, pan con queso (un pain au fromage, un peu comme une fougasse !)

L'avenue principale d'Uyuni est pleine de ce genre de statues en métal ! 

Le calme d'Uyuni est plaisant après avoir visité de grandes villes ! Nous profitons de ce calme pour nous balader tranquillement !

Nous nous baladons jusqu'à la tombée de la nuit, le ciel est magnifique, quelques orages éclatent au loin dans les montagnes.

Balade nocturne 

C'est l'heure du repas, une affiche devant un petit restaurant nous fait envie : ils servent de la k'alaphurka !

K'alaphurka : soupe de maïs avec du poulet et des pommes de terre, dans laquelle on pose une pierre volcanique chaude, qui permet de faire bouillonner la soupe

La soupe k'alaphurka et la pierre volcanique 

C'est délicieux ! Par contre vous pouvez aller vous coucher après ça ! D'ailleurs c'est ce que nous allons faire de suite, une excursion de 3 jours nous attend demain, au Salar d'uyuni !

Nous revenons d'ici 3 jours, pour vous raconter cette aventure !

24
fév

Lundi 24 février, 10h

Nous sommes parés, parés pour une excursion de 3 jours dans le désert d'Uyuni !

Le taxi, Victor, vient nous chercher devant notre hôtel en ville, nous sommes un groupe de 6.

Nous sommes tous si excités de commencer cette aventure, nous avons hâte !

__ Jour 1 : lundi 24 février __

1 - El cementerio de trenes

Nous commençons notre aventure par le cimetière de trains, à 3km de la ville d'Uyuni.

Cimetière des trains 

Comme son nom l'indique, il s'agit de ruines de vieux trains, laissés à l'abandon, mais qui apportent un charme à la région. Les ruines se fondent dans le décor du désert, qui s'étend d'une manière infinie.

Sur les toits des trains 

Un lieu culte à visiter lors d'une visite ici, même si le lieu est très très touristique !

2- El Museo de Sal, Colchani


Colchani est un tout petit village ayant pour première activité la production d'artisanat en sel, provenant du Salar juste à côté. Vous y trouvez des sculptures, différents objets pour les touristes, mais aussi des maisons faites presque intégralement en sel.

Sculptures de sel

C'est aussi un village qui déborde de stands marchands, vendant tout ce qui attire les touristes : des pulls en poil d'alpaga de toutes les couleurs, des bonnets, des flûtes de pan,....

Fier du drapeau ! 

3 - le Salar D'Uyuni, zone humide


Dès notre entrée sur le Salar, nous sommes tous émerveillés...

Salar de Uyuni 

Les couleurs sont sublimes, nous arrivons à peine à distinguer le sol du ciel, tant les nuances de blancs et de bleus s'entremêlent.

Le sol du Salar est tel un miroir reflétant le ciel et les nuages, mais aussi les montagnes et les volcans aux sommets enneigés entourant le désert.

Le silence et l'immensité nous transportent dans une zenitude. Nous n'avions jamais rien vu de tel.

L'admiration laisse place à l'amusement....

4 - le Salar d'Uyuni, checkpoint du Paris Dakar


Nous faisons escale à l'un des points cultes du Salar, le checkpoint du Paris Dakar!

Chekpoint du Paris Dakar 

Son premier hôtel de sel créé et l'exposition de drapeaux venant de tout horizon font de cet endroit un lieu prisé par les touristes aussi, c'est un lieu fondamental lors de la visite du Salar.

Évidement, nous cherchons tous notre drapeau !

Trouvé ! 

5- le Salar d'Uyuni, sunset


Nous avons passé toute la journée à contempler la beauté du désert de sel. Cette journée se terminera sur l'un des plus beaux spectacles que peut nous offrir la nature, le coucher de soleil.

Je ne décrirai pas l'émotion ressentie à ce moment, je n'en ai pas les mots, je vous laisse voir par vous-même.

Le plus beau des couchers de soleil 

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Point culture : le Salar d'Uyuni est le plus grand et le plus haut désert de sel du monde, avec ses 3600m d'altitude et ses 10 000km². Son existence est due à la disparition du lac préhistorique salée Tauca il y a 14 000 ans.

Sur le salar, les températures peuvent varier de 20°C en plein midi voir plus, à des températures négatives le soir et la nuit. Cette différence est due à la réflexion du soleil sur le miroir d'eau et sur le sol blanc.

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6 - Hôtel de sel, San Juan


Épuisés par notre premier jour et les longs trajets en voitures séparant les étapes, nous sommes heureux d'arriver à San Juan pour notre première nuit. Quelle surprise de découvrir un hôtel entièrement fait en sel, du sol au plafond, des lits aux tables et aux tabourets, c'est incroyable !

Hôtel de sel 

Nous partons pour une bonne nuit, demain le réveil est aux aurores.


__ Jour 2 : Mardi 25 février __


1 - Chiguana


Nous quittons l'hôtel de sel, avec une voiture décorée ! Les enfants du propriétaire de l'hôtel ont décoré la voiture pour le carnaval ! C'est une tradition ici, tout le monde y participe, alors pas d'exception pour nous !

Nous partons à 7h, pour un loooooooong trajet en voiture, sur des routes sinueuses et rocailleuses.

Sur la route 

Sur la route, nous pouvons apercevoir le volcan de Chiguana et son petit désert de sel.

Salar et volcan Chiguana 

Nous nous arrêtons au mirador de Chiguana, où nous avons une vue incroyable sur le sommet du volcan. Le mirador est composé de pierres volcaniques aux formes particulières, dues aux pluies et aux vents forts.


2- las Lagunas


S'en suit l'observation des plus beaux lacs de la région.

La Laguna cañapa est le premier sur la liste. Il s'agit d'un lac bleu et blanc, qui doit sa couleur au minéral Borax (borate de sodium). Il est entouré de montagnes et de verdures, où viennent se nourrir quelques lamas. Le lac est aussi le repère des flamencos.

Laguna cañapa 

Le 2eme lac est la Laguna Hedionda. Il a les mêmes particularités que la Laguna cañapa, à l'exception de sa taille, il est 3x plus grand !! Nous y observons, dans un silence absolu, l'envol de quelques flamencos.

Laguna Hedionda 

Nous prenons notre pause repas face au lac, la meilleure vue qu'on puisse avoir.

Pause repas 

Le 3eme lac est la Laguna Honda. Ce lac est placé dans un endroit du désert où les vents sont extrêmement forts. Les courants d'air puissants sont dus au tunnel que forment les montagnes autour du lac.

Laguna Honda 

3- El Desierto de Siloli.


C'est un immense désert de pierres.

Il est bordé par la montagne aux 7 couleurs. Incroyable que ce soit naturel !

Nous découvrons aussi un "monument" naturel culte du désert, El Arbol de Piedra.

Arbol de Piedra 

Il s'agit d'une pierre volcanique dessinée par la pluie et le vent, et qui forme une sorte d'arbre de pierre.


4- las Viscachitas


Pas très loin du désert, nous nous arrêtons dans un endroit à la forme particulière. Il s'agit de pierres d'origine volcanique, qui abritent des Viscachitas ! Ce sont de petites bêtes toutes mignonnes, ressemblant à un croisement entre un lapin et un chinchilla.

5- Laguna colorada


Très attendue, nous arrivons à notre dernière destination de la journée, le site de la Laguna colorada ! Ce lac est d'une beauté, sa couleur rouge est due au minéral Ocre. C'est aussi ce minéral qui donne une couleur rosée aux algues, mangées par les flamants.... roses évidement !

Les vents y sont aussi particulièrement forts. Le sol autour du lac ressemble à du sable noir, grain issu des volcans bordant la Laguna.

Notre deuxième jour se termine par notre arrivée dans un hôtel de passage, très précaire, sans douche et au courant limité. Nous dormons en dortoir, sur des lits en béton (avec un matelas dessus quand même !). Plutôt atypique comme situation, nous adorons ! Cela fait parti de l'aventure !


__ Jour 3 : mercredi 26 février __

3h45!!!!!! Le réveil à 3h45 !!!!!! Heureusement il y avait une bonne raison...


1- Sol de la mañana


Nous partons à 4h30, avant le lever du soleil.

Notre première étape aujourd'hui est le volcan Sol de la Mañana.

Nous avons la chance de pouvoir approcher son cratère, qui fume continuellement dû à sa semi activité. Il est entouré de geysers tout aussi impressionnants.

Nous comprenons l'importance d'y aller la nuit, l'ambiance créee par la fumée est stupéfiante !

2- les sources thermales de Polques


Notre 2ème étape est ce qu'on attendait tous : la baignade dans les sources chaudes de Polques.

La température de l'eau est entre 35 et 40°C. Un pur moment de détente.

Le cadre, magnifique, est composé de montagnes et de lacs chauds provoquant des nuages de vapeur au contact de l'air, à la température de 3°C.

En bonus, nous avons la chance d'admirer, depuis la source, le lever du soleil. Magique.

3- El Desierto Salvador Dali


En reprenant la route de l'excursion, nous passons par un désert qui a inspiré le célèbre peintre Salvador Dali, d'où son nom. Les couleurs des volcans sont spectaculaires, la forme des pierres intéressante.

4- las Lagunas Verde y blanca


Les deux derniers lacs de l'excursion ! Il s'agit de deux lacs communiquant, la laguna Verde, qui tient sa couleur de l'arsenic, présent dans le lac, qui empêche toute vie animale d'y habiter; et la laguna Blanca, qui tient sa couleur du Borax.

Au pied du lac se tient le volcan licancabur, un des plus grands volcans du désert.

Les lacs sont très reposants, ça donnerait envie d'y rester....

5- Mallcu


Nous prenons notre pause repas au village de Mallcu. Cette information n'est pas vérifiée, mais je suis presque sûre que le village comporte plus de lamas que d'hommes ! Partout où nous lançons le regard, nous croisons un lama. Adorable !

6- Monolitas


Nous repartons pour 3h de route. Les routes commencent à fatiguer, d'ailleurs ce ne sont pas vraiment de vraies routes, ce sont des chemins tracés par le passage des voitures. Des pierres les envahissent, rendant le voyage mouvementé !


Nous faisons une halte sur un lieu mystique, les Monolitas. Il s'agit d'un ensemble de pierres, ayant la particularité d'être, comme les autres pierres croisées, sculptées par la pluie et le vent, mais elles ont ce quelque chose en plus qui les rendent spéciales : elles portent pratiquement toutes l'étrange forme d'un visage, humain ou animal. Voyez par vous même !


8- Retour à Uyuni


L'excursion est maintenant terminée. Victor nous ramène dans la ville d'Uyuni. 3 jours de découvertes magiques, de balades incroyables, de paysages inimaginables, de superbes rencontres, nous en garderons des souvenirs, gravés à jamais. Nous restons sur notre petit nuage, et nous remercions la nature pour ce spectacle, nous comprenons encore plus l'importance de la préserver.

Nous nous rendons compte de la chance que nous avons de pouvoir être ici, nous souhaitons à tous de vivre ce genre de rêves.


Avec nostalgie, nous quittons Victor et le groupe qui nous a accompagné durant cette aventure, des connaissances que nous ne sommes pas prêts d'oublier.

Nous quittons Uyuni ce soir, nous attendons le bus pour cochabamba, ce sera un voyage de nuit.

Nous quittons Uyuni ce soir, le corps et l'esprit détendus, la tête pleine d'images et de souvenir...

27
fév

Jeudi 27 février, 7h

Après 10h de bus de nuit, nous voilà arrivés à Cochabamba, la ville du printemps éternel !

Cochabamba vue de la colline San Pedro

Nous sommes accueillis chez Inès et Daniel, un couple d'amis franco bolivien. Nous sommes épuisés de notre voyage, le bus était horrible ! Trop d'enfants, des gens très sales et des sièges inconfortables ! Une sieste s'impose !

Nous profiterons de ces 3 jours à Cochabamba pour se reposer, avant d'attaquer dimanche notre dernière étape : La Paz, où nous attend beaucoup beaucoup de visites et de ballades.

27/28/29 février

Cochabamba est une ville agréable à 2270m d'altitude, où les températures sont douces, toujours comprises entre 19 et 22 degrés, d'où son surnom, ville au printemps éternel.

Les rues fleuries de Cochabamba 

Le beau temps nous permettra de très belles ballades dans les lieux cultes de la ville :

La Cancha

La Cancha est un marché gigantesque s'étendant sur plusieurs kilomètres. Certains stands sont dans la rue, d'autres couverts sous des halles ou des bâches. Vous pouvez y trouver de tout, de toutes les couleurs ! Ses allées les plus célèbres sont les stands artisanaux comme la vente de vêtements et souvenirs, et les instruments de musique. Les couleurs et les odeurs y sont incroyables !

Pour nous déplacer dans le centre ville jusqu'au marché, nous utilisons les minibus !

Les bus très folkloriques de Cochabamba et la cancha 

El Cristo de la Concordia

Cette statue géante de Jésus Christ de 40m est installée sur le sommet de la colline de San Pedro, à 265m de hauteur par rapport à la ville.

2000 marches séparent el Cristo de Cochabamba, ou alors vous pouvez prendre le téléphérique, qui vous emmènera là haut en moins de 2 minutes.

La vue de là haut sur la ville est incroyable. Nous avons décidé de partager l'effort, nous sommes montés en téléphérique, mais descendus à pied !

Dumbo

Dumbo était une étape indispensable ici, surtout pour Hugo... Dumbo est une chaîne de restaurant en Bolivie, qui a pour spécialité les glaces ! Elles sont énoooooormes, avec des parfums extraordinaires. Hugo y est allé quand il était petit, revenir ici était important pour lui, Dumbo c'est comme sa madeleine de proust, les souvenirs reviennent à chaque cuillère de glace.

La nourriture

Durant notre séjour à Cochabamba, nous avons eu la chance de goûter beaucoup de recettes typiques du pays:

Anticucho : ce sont des brochettes de cœur de bœuf, surprenant mais très bon, les morceaux sont coupés très fins et sont bien grillés, un délice. Elles sont accompagnées de papas (pommes de terre) ou yuca (sorte de racine)

Sopa de mani : il s'agit d'une soupe classique (bouillon de légumes, herbes, mouton ou bœuf, pommes de terre) dans laquelle on rajoute des cacahouètes ! C'est excellent !

Sopa de mani 

Relleno de papa : pomme de terre farcie aux légumes, œufs, cuites au four puis à la poêle avec de l'huile, un régal !


Nous avons passés un excellent séjour à Cochabamba, Inès et Daniel sont des hôtes très accueillants et attachants ! Le repos chez eux a été bénéfique, nous sommes prêts à reprendre la route dès demain, pour la Paz, mais cette fois en avion (terminé le bus, on en a fait une overdose !).

1
mars

Dimanche 1er mars, 11h30

Nous venons d'atterrir à la Paz, la plus grande ville de la Bolivie, perchée à 3640m d'altitude, et entourée par les hautes montagnes de l'Altiplano, dont la plus plus connue l'Illimani.

El Prado  

Il s'agit de notre dernière étape, il nous reste 4 jours avant notre retour... Nous allons donc en profiter un maximum !


Dimanche 1er mars

La première chose que nous faisons en arrivant chez Ivonne, une amie qui vit à la Paz et qui nous héberge pour notre séjour ici, c'est manger ! Bien sûr, Hugo demande à aller dans l'un de ces endroits préférés à la Paz, c'est Pollo Copacabana. Il s'agit d'un fast food spécialisé dans le poulet, un peu comme KFC.

Pollo Copacabana

Le ventre plein, nous sommes prêts à arpenter les rues de la Paz !

Plaza Murillo

C'est une des plus belles places de la ville, entourée de monuments incroyables tels que la Cathédrale Basilica Nuestra Señora de la Paz, El Palacio de Gobierno, ou encore El Palacio Legislativo de Bolivia.

Plaza Mayor de San Francisco

Cette place a son importance grâce à sa magnifique basilique ! La place est toujours pleine de monde, avec beaucoup d'animations ! Elle est au cœur de la ville, bordée par l'avenue principal El Prado.

El Mercado de las Brujas

Voici un lieu culte de la ville à visiter ! C'est un marché, au premier abord artisanal, avec des stands pour les touristes, vendant des vêtements en poil d'alpaga, des sacs, des miniatures de la Diablada ou de campesinos,... Mais aussi ! Ce marché est réputé pour ses stands mystiques, où sont vendus des encens, des remèdes, des incantations, des fœtus de lamas séchés, tout pour préparer de bon (ou de mauvais....) sorts, ou pour protéger ses biens et se protéger soi-même. Nous retrouvons aussi dans ce marché des Ekekos, les fameuses miniatures à qui on apporte des offrandes pour espérer l'abondance.

Restaurant Dumbo

Nous revoilà au Dumbo pour le dîner, cette fois nous goûtons un plat typique du pays, El Pique Macho, un énorme plat constitué de frites, de bœufs, de saucisses, d'oignons, de poivrons et de tomates, le tout arrosé d'une sauce assez épicée.

Gourmande que je suis, je finis bien sûr avec un dessert, sans savoir que la part de gâteau allait faire la taille d'un gâteau entier !!!

Lundi 2 mars

Pour le deuxième jour, nous décidons de continuer nos visites des lieux incontournables de la Paz.

La Valle de la Luna

Ce site naturel, situé dans le sud de la ville, est une région à l'allure particulière. L'érosion a laissé place à une forêt de stalagmites, d'une couleur très claire, faisant ainsi penser aux déserts sur la Lune.

Il s'agit d'une ballade d'une heure, très agréable. Vous pouvez y croiser quelques lapins et de temps en temps, un joueur de flûte !

Le joueur de flûte 

Mi teleferico

Obligé de passer par la case Teleferico, la grande nouveauté de la Paz. La ville a mis en place l'équivalent d'un réseau de métro, mais dans les airs. Il y a 9 lignes, traversant toute la ville ! Nous partons de la Zona Sur de Calacoto pour atteindre Camacho, grâce au téléphérique, qui nous permet une visite de la ville vue du ciel, incroyable !

Brasso

Pour le restaurant aujourd'hui, ce sera du grignotage de Alitas de Pollo (ailes de poulet) avec una cerveza Huari (bière locale) et pour Hugo un jugo de frutilla con leche (lait à la fraise)

Le Street art est aussi très présent à La Paz. Les fresques sont énormes et pleines couleurs.

Près de la Plaza San Francisco, à côté du Prado. 
Dans le quartier de Camacho 
3
mars

Mardi 3 mars

Calacoto

Nous revoilà dans le quartier de Calacoto, cette fois pour un rendez vous important, que nous avons planifié depuis plus de 3 mois.

Eternal Tattoo

Eh oui, nous avons décidé de repartir avec un souvenir gravé dans la peau, un souvenir inoubliable, indélébile, un tatouage.

Au salon Eternal Tattoo 

Nous avons rendez vous avec Rodrigo Jimenez, un talentueux tatoueur à la Paz. Il fait des merveilles je vous promets ! Nous avons deux créneaux dans la journée, la matin pour moi, l'après midi pour Hugo. Il s'agit du premier tatouage d'Hugo, le stress et l'appréhension sont présents, d'autant plus que pour un premier, Hugo vise haut !

En cours 

Pour le mien, 3h de travail ! Pour Hugo, 4h de travail ! Pour moi tout va bien, pour Hugo c'est un sacré baptême ! Mais c'est une bonne douleur, le tatoueur est compréhensif et prend son temps, et le résultat final est stupéfiant !

Résultat final ! 

Nous repartons heureux d'avoir chacun notre souvenir, mieux que nous l'avions espéré. Merci Rodrigo !!

Mercredi 4 mars

Copacabana

Dernier jour. Dernier jour de vacances. Nous avons le cœur lourd. Mais pas question de pleurer le départ aujourd'hui, ce n'est que demain ! Nous partons pour la journée à Copacabana, à 3h et 151km de La Paz. Le bus est à 6h30, oui on s'était jurés de ne plus prendre de bus, mais c'est tellement pratique et peu cher !!!!

Copacabana est une petite ville qui vit du tourisme. Elle est située à quelques kilomètres de la frontière du Pérou, sur le lac Titicaca, à 3800m d'altitude.

Nous arrivons à 10h, pour prendre un bon petit déjeuner en terrasse, face au petit port de Copacabana, en terrasse oui même s'il ne fait que 10°C!

Nous visitons ensuite les ruelles commerçantes de la ville et son église, magnifique ! Nous croisons la Virgen de Copacabana, la femme la plus célèbre de la ville. Les habitants de l'île la fête le 5 et 6 août.

Petit rafraîchissement local en terrasse au soleil, avant de la grand tour de la Isla del sol.

Isla del Sol

Après 1h30 de bateau, nous arrivons sur la Isla del Sol. C'est une île voisine de Copacabana, qui elle vit à la fois du tourisme et de l'agriculture et de la pêche. Elle a été peuplée par les Incas pendant un petit siècle, avant d'être conquise par les espagnols. Nous sommes accompagnés d'un guide, vivant sur l'île. Nous partions pour une ballade.... Nous voilà embarqués dans une randonnée ! Et ça monte et ça monte : escaliers, lacets, sentiers de pierre.... Mais c'est une marche qui valait le coup !

De la haut nous apercevons Copacabana mais aussi la Isla de la Luna, la 3eme île la plus connue du lac titicaca.

La descente, plus agréable, nous permet de rencontrer sur notre chemin une petit fille, accompagnée de son lama, Poncho.

Nous reprenons le bateau pour rejoindre Copacabana, après 1h30 de marche.

Nous sommes fatigués, mais aussi pensifs, car c'est ainsi que se termine notre dernier jour en Bolivie. Nous reprenons le bus pour La Paz, la musique locale aux oreilles, et observons les merveilleux paysages sur la route, nous rappelant tous les bons moments de ce rêve que nous avons réalisé...

5
mars

Jeudi 5 mars

Nous quittons avec émotion Ivonne, notre hôte à La Paz. Nous prenons le taxi à 5h30, direction l'aéroport. Toutes les bonnes choses ont une fin, nous nous disons que nous avons de la chance d'avoir pu faire ce voyage, et qu'il est temps de rentrer.

Notre retour durera plus de 24h!

- La Paz 7h30 / Santa Cruz 8h40

- Santa Cruz 13h10 / Sao Paulo 17h05 - Sao Paulo 19h20 / Zurich 10h30

- Zurich 12h35 / Paris 13h55 (heure locale)


Vendredi 6 mars, 14h.

Aéroport Roissy Charles de Gaulle, Paris

Françoise et Didier, les parents d'Hugo, nous attendent à l'aéroport. Malgré tout, nous sommes heureux d'être arrivés à bon port, la route a été longue ! Nous avons même le droit au soleil, super !

Nous avons tellement de choses à raconter, qu'il nous faudra plus que les 3h de voiture qu'il nous reste avant d'atteindre la maison pour tout expliquer !! Nous avons hâte de partager ces souvenirs, ces images, ces anecdotes, avec vous qui avez été présent ici et qui avez participé de cette manière à notre voyage !

Pour finir, voici une dernière chose que nous voulions partager avec vous, il s'agit d'une liste de choses que nous avons pu observer en Bolivie et qui marquent les esprits de tout touriste croisant leur chemin :

Les chiens errants

On les compte par centaine par quartier !! Il y en a partout, de toutes les tailles de toutes les couleurs, dans tous les états. Les chiens errants sont plus que présents partout en Bolivie, c'est un combat pour les boliviens, qui cherchent des solutions à ce problème, comme l'incitation à la stérilisation ou l'ouverture de refuges.

En voici un bien sympathique ! 

Les maisons "pas finies"

Beaucoup de maisons en Bolivie sont comme "pas finies", c'est à dire, comme sur la photo si dessous, qu'elles restent brut, en brique rouge, sans finition. Parfois même, les toits sont plats, comme si un étage n'avait pas été construit... Il s'agit en fait d'une ruse pour la plupart des personnes, qui consiste à ne pas finir sa maison, pour ne pas payer une certaine taxe, si j'ai bien compris. Malins ces boliviens ! De plus, à l'inverse de la France, quand il commence un chantier, le bolivien n'a aucune obligation de le finir ! Enfin, il y a ceux malheureusement qui n'ont pas l'argent pour la terminer.

Les couleurs

Sur les murs, sur les vêtements, sur les étalages, dans les marchés, dans les rues, dans la jungle, les fruits, les tissus, les peintures, les animaux, les fleurs, partout les couleurs sont comme irréelles, elles paraissent beaucoup plus puissantes qu'en France.... Pourquoi ? Bonne question, peut être parce qu'en Bolivie, la sobriété et ses couleurs sombres sont peu présentes ? Ou tout simplement parce que tout est différent. Nous allons essayer de ramener quelques couleurs de la Bolivie en France, voir si elles rendent pareilles...

1001 couleurs! 

Le courage des Cholitas

Elles commencent leur journée à 6h, la terminent à 19h, elles transportent toute leur marchandise sur leur dos, grâce à de grands tissus, noués au niveau de la poitrine. Elles parcourent plusieurs kilomètres pour atteindre leur lieu de travail, qu'il s'agisse du marché ou de la rue, elles travaillent en extérieur. Elles portent la tenue traditionnelle par tous les temps, longue jupe et châles, tresses avec des pompons, chapeau rond... Je parle de ces femmes au courage incroyable, les Cholitas. J'ai été très impressionnée par leur force, surtout que beaucoup d'entre elles sont âgées ! J'ai compris en observant leur façon de vivre pourquoi les femmes ont autant d'importance dans ce pays et pourquoi elles sont autant célébrées, les Conmadres sont des forces de la nature, gloire à elles.

Les enfants travailleurs

J'ai été mise au courant avant mon voyage, bien entendu. Le choc était quand même présent quand j'ai découvert le nombre d'enfants qui travaillent au lieu d'aller à l'école de Bolivie. Et pour beaucoup le travail est peu gratifiant : vente de rue, photographie avec les touristes, distribution de papier toilette, et même des enfants de 14 ans à la mine à Potosí. Les enfants des familles pauvres sont une source de revenu, ils sont l'espoir de la famille, quand le père est trop malade pour travailler ou quand la mère travaille déjà d'arrache pied. D'ailleurs, les enfants ont manifesté il y a quelques années car l'âge légal du travail des enfants avait été décalé, ils n'étaient d'accord et ont réussi à obtenir un changement, et placer l'âge légal à 12 ans, c'est dire ! Le travail des enfants fait parti des mœurs ici.

L'entraide

Anecdote ! Nous avons assisté à un vol à l'étalage au début du voyage, un homme a tenté de voler les bijoux d'une vendeuse de rue. Résultat : l'homme a été poursuivi dans la rue par une dizaine de personnes, a été forcé de rendre les bijoux et à subi la honte devant un attroupement de boliviens, le maudissant. Autre anecdote ! Un conducteur de taxi tombe en panne, 4 hommes viennent en aide au chauffeur et poussent sa voiture jusqu'à la garer au plus proche. Encore une ! Nous avons croisé beaucoup de personnes ne savant pas se garer...les passants n'hésitent pas à guider, voire même proposer de garer la voiture à la place du conducteur. Une dernière allez ! Nous étions perdus, nous cherchions notre hôtel à Oruro, nous sommes entrés dans une pharmacie sur le point de fermer, la jeune femme a pris le temps de nous aider, à rechercher le numéro de l'hôtel sur internet et a appelé, pour ensuite nous guider.

Conclusion : nous avons observé une entraide importante chez les boliviens, beaucoup plus qu'en France ! Pas partout bien sur, mais nous en avons vu assez pour comprendre que les mentalités sont très différentes. Certainement dû à la manière de vivre ...

Les marchés

Immenses, désordonnés, odorants, bruyants, plein de monde, les marchés en Bolivie sont un vrai divertissement ! Peu importe la ville ou le village, ils sont toujours étalés sur je ne sais combien de rues ou de halles, vendant de tout, mais vraiment de tout ! Alimentation, quincaillerie, bricolage, déguisements, produits ménagers, décoration, meubles, couture, objets de sorcellerie et j'en passe ! Les couleurs sont impressionnantes, l'ambiance est hors du commun, un lieu incontournable et surtout passage obligatoire lors d'une visite en Bolivie !

Le code de la route

Inexistant.


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Merci de nous avoir suivi, nous espérons que vous avez un peu voyagé à travers nous !

À la prochaine aventure !


Les voyageurs du dimanche.

Adélaïde et Hugo