Carnet de voyage

A vélo et parpente en europe

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Dernière étape postée il y a 3 jours
20 000km en vélo de randonnée accompagné de mon parapente je visite l'europe au rythme des saisons.
Du 14 octobre 2018 au 3 février 2019
113 jours
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Publié le 5 juin 2018


Il est l’heure le sujet est mûr, les affaires prêtes et le trajet dessiné dans les grandes lignes. La date de départ est choisie, 14 octobre. Parce que c’est un dimanche et que c’est en mi-octobre… mais en fait de quoi je parle ?


Je parle de mon voyage, mon année sabbatique, mon petit délire, mon road-trip. Parait que c’est la mode chez les jeunes, et bien soit. Je serai dans l’ère du temps. Toujours est-il que j’ai envie de prendre l’air. De voir du pays, de voir autre chose que la France, voir comment c’est fait ailleurs, comment les gens sont... Voyager quoi, découvrir des choses avant de m’enterrer dans une boite avec CDI, un crédit et une routine.

Le but de ce voyage : rejoindre le Cap nord en vélo et revenir, le tout avec un petit détour par le Maroc avant. Une sorte de grande boucle finalement.


Deux mots sur les raisons du voyage... Ça faisait un moment que ça me trottait dans la tête. Les voyages en vélo dans la famille c’est un peu une tradition, mon frère avait trainé en Angleterre après s’être cassé les deux pouces au ski, ma sœur avait fait Strasbourg-Istanbul elle était d’ailleurs revenue accompagnée. Mon jumeau envisage de rejoindre la Chine. Bref c’est pas le genre de truc à nous effrayer bien au contraire. Pour ma part ça fera trois ans que je réfléchis à ce voyage, que tous les matins quand je prends mon petit déj, je rêve devant ma carte d’Europe accrochée sur le mur de la cuisine. Les détails techniques sont venus au fur et à mesure. Les points de destinations aussi d’ailleurs, certains sont des conseils de la part d’amis, d’autres sont juste l’envie d’aller cet endroit plutôt qu’un autre. Et je vous avoue que plus la date approche plus j’ai hâte et j’ai peur. J’essaie de ne pas y penser pour ne pas me faire de fausses idées sur ce que ça va être, mais bon c’est compliqué.

La bête chargée pendant un essai sur 10 jours en mai 


Pourquoi le vélo ? Parce que c’est le genre de voyage où on peut prendre son temps et que je n’ai pas envie de me presser. On va où on veut, on s’arrête où on veut, on rencontre plus facilement, c’est bio, bref le discours classique du cyclo randonneur amoureux de la nature et des rencontres, je ne vais pas réinventer l’eau chaude.


Pourquoi le cap Nord ? : Je crois que j’ai dû voir un reportage sur ARTE une fois qui montrait le cap nord et j’avais dû trouver ça sympa, donc je m’étais dit que une fois j’irai.


Pourquoi le détour par le Maroc ? ÇA c’est une vraie question ! Avec une réponse très simple, vu que je finis mes études fin Septembre et que j’avais pas envie de me peler les miches au Cap nord en plein hiver je me suis dit que j’avais qu’à faire comme les oiseaux et descendre migrer pour l’hiver dans les chauds pays et ne remonter qu’avec le printemps… Initialement je pensais descendre en Italie, mais je me suis aperçu que l’Italie ne me tiendrait pas trois mois d’hiver et que je serais de retour dans le nord un peu trop tôt quand même, et c’est là que mon frère m’a dit que je pouvais aussi très bien descendre un peu plus loin que l’Italie. Au début je trouvais que ça allait faire long, puis à force d’y penser l’idée a fini par me séduire, puis c’est n’est pas comme si j’étais pressé finalement. Et c’est ainsi que je me retrouve entrainé pour le tour de la Méditerranée à la poursuite de mes cigognes natales.


Pourquoi ce gros sac blanc à l’arrière de mon vélo ? Certains d’entre vous qui me liront et me connaissent sauront reconnaitre en moi l’amateur de parapente ! Ce sport tellement addictif et chronophage. Il était pour moi impensable de ne pas voler pendant un an. C’est pourquoi j’ai pris la décision d’emmener avec moi 8kg de matériel en plus. À savoir un parapente, une sellette, un parachute de secours, un casque léger, le sac de portage, et enfin le sac étanche me permettant de tout ranger sur le vélo. Ça me permettra de découvrir les pays que je visite avec des points de vue plus aériens, de varier les plaisirs et de continuer ma passion, tout en voyageant.

Donc à la question « Est-ce que trainer 8kg en plus tous les jours pour ne voler peut-être qu’une fois par mois vaut le coup ? » Je réponds un grand OUI. (Cela dit je reverrai peut-être ma copie après trois mois de pluie).


Que dire d’autre… Si certains d’entre vous souhaitent faire un bout de route avec moi sur un week-end, une semaine ou un mois sur la route ou dans les airs je vous invite à me contacter. Si vous souhaitez m’accueillir parce que vous vous trouvez sur ma route ou si vous connaissez du monde qui voudrait entendre mes histoires n’hésitez pas à me donner des adresses. Vous pouvez trouver mon trajet grâce à la carte en photo. Prenez en compte que le trajet est une feuille de route mais peut être susceptible d’évoluer. J’ai également fait un petit planning dans lequel figurent les dates approximatives, ce qui peut aider. Sinon vous pouvez aussi tout simplement me suivre sur ce blog, (j’essaierai d’être un peu assidu pour donner des nouvelles, promis).

Et enfin si vous souhaitez recevoir des cartes postales envoyez moi votre adresse !

Planning grossier (je vais pas faire plus précis je le respecterai pas)  

Et bref voilà il ne reste plus qu’à partir pour aller voir du pays. Allons forger la jeunesse !!

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Publié le 17 octobre 2018

Ca y'est, chose promis chose due, j'ai dit que vous auriez droit à la photo avec toutes mes affaires étalées par terre et bien c'est bon elle est là ! Vous pouvez même me dire ce que j'ai bien pu oublier ...

L'ensemble de mes affaires à ce jour  

Le but du jeu peut aussi être de me dire ce que j'emmène en trop !

Quelques aperçus du barda 

Voila voila, je m'arrête là, départ demain pour la suite on verra bien !

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Ça y est, je suis parti, le mercredi 17 octobre vers 11h50.

Au départ de la cathédrale avec mon frère qui m'accompagne sur les premiers jours. Nous retrouvons quelques spectateurs : ma Mamie, une amie à elle , un copain du parapente et ma nièce.

Dans l'ordre moi, Mamie et Benoît

(Ça doit être le problème des départs décalés, le public en délire n'est plus là ) peu importe. Quelques photos, nous enfourcheons nos montures et zou !

Premier arrêt du voyage -->1,5 km plus loin chez Mamie justement, qui nous a préparé un petit repas d'adieu. Après avoir tout englouti et fait la sieste qui s'imposait, nous finissons l'étape à Geispolsheim après 17km de rudes efforts. J'en profite pour récupérer quelques affaires et finir mes paquetages.


18 octobre départ de Geispolsheim en direction de Colmar où nous nous arrêtons après 97km chez le premier hôte de ce voyage , Claude un autre collègue parapentiste !


Benoît dans les vignobles alsaciens et Claude a la préparation des lasagnes !

19 octobre et 53km plus loin nous stoppons les machines chez mes grands parents cette fois ! Histoire de profiter encore un peu de pouvoir me faire dorloter au chaud !


Le 21 c'est reparti, mes parents et mon oncle se joignent au convoi. Ils nous accompagneront jusqu'à la première frontière et nous laisserons continuer la route à partir de Bâle !

Papa, Maman, Tonton, Grand-mère, moi, Chef et Benoît
l'Allemagne de l'autre côté du Rhin !

Nous finirons cette étape en pays Suisse proche de la frontière allemande, avec un superbe panorama, et des petites escalopes. Vous l'aurez compris , la bouffe est au moins aussi importante que le vélo dans ce genre de voyage !

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Publié le 27 octobre 2018

Nous arrivons à Zurich après 60km de tricotage dans la banlieue zurichoise en luttant contre le vent de face. Nous sommes harrasés et heureux d'arriver chez les amis de notre cousin. Comme l'hiver est proche les journées sont courtes et nous n'avons même plus le temps d'aller visiter la ville. Heureusement nos hôtes nous font une fondue Suisse pour nous consoler.



De haut en bas Amaury Pierre et Renaud les nouveaux zurichois

Le lendemain Ben me quitte pour rentrer en alsace. Comme il préfère faire de la slack que du vélo avec moi, il doit rentrer vite. Résultat --> il va faire en une journée ce que nous avons fait en deux ! Bien fait NA !!


Pour moi le programme est différent, j'ai droit à une grasse matinée ! En effet j'attends Caillus !

Caillus, c'est le petit surnom d'un pote de promo qui est assez fou pour venir m'accompagner une semaine complète. Comme il arrive par le bus j'ai toute la matinée pour aller visiter la cité.

Après 20km dans Zurich, je vous avoue que je suis pas emballé. La preuve je n'ai même pas une photo à vous montrer ! La ville ne dégage rien pour moi, j'ai juste l'impression qu'elle est "pratique". Le tram y est très développé et il y a quelques pistes cyclables. Malgré tout j'ai surtout l'impression que c'est le royaume des voitures.

Finalement, malgré une heure de retard, le flixbus de mon nouveau compagnon arrive en ville.


Clément en train de remonter le vélo

Un rapide tour en ville, une petite photo et nous prenons la route. Seulement, nous ne sommes même pas sortis de la ville que les premiers pépins mécaniques commencent. Le vélo de Caillus est en fait celui de ma sœur, qu'elle lui a gracieusement prêté. Et même s'il est gracieux, il est quand même pas très bien entretenu !

Schips c'est n'importe quoi tout ça !!!


Le pédalier semble avoir un peu de jeu. Après analyse approfondie de deux ingénieurs fraichement diplômés en Haute-Savoie, on arrive a la conclusion suivante: Ça va bien y faire jusqu'à ce soir ! Et en plus pour le coup la soeurette n'y est pour rien.


Nous sortons de la ville a 17h et n'arrivons qu'à 19h30 dans la nuit chez notre premier hôte du voyage.


Coucher de soleil aux alentours de Rüti

En discutant avec lui on apprend qu'il est également parapentiste. Il nous dit qu'il y a un spot à 10km d'ici. En entendant ça, je commence à avoir des étoiles dans les yeux et des fourmis dans les ailes ! Parce que oui ça fait deux semaines que j'ai pas volé et le manque commence à se faire sentir. Il ira même jusqu'à proposer de prêter son aile a Caillus qui est venu sans la sienne.


Malheureusement nos impératifs mécaniques prennent le dessus. La réparation du vélo est placée en priorité. Le premier magasin visité nous annonce texto : "Leider gibt es heute keine möglichkeit zu arbeiten"


Direction le deuxième magasin : Velo Schmid. Nous débarquons alors chez Kurt Schmid.

Ça c'est Kurt

Kurt c'est notre nouveau héro. Kurt, il a su comment démonter l'ancien pédalier qui ne ressemble a aucun autre pédalier. Kurt, il a trouvé le moyen de mettre un nouveau pédalier grâce un montage extrêmement ingénieux. Kurt, il a même changé les gaines et les câbles de dérailleurs, réglé les vitesses, gonflé les pneus , graissé la chaîne et réglé les freins. Kurt, il nous a offert de l'eau gazeuse, et donné le meilleur itinéraire pour rejoindre Bolzano. Il nous conseille d'éviter le col à 2400 m parce qu'il va faire froid et bientôt neiger. Il nous dit que c'est pas une bonne idée surtout si on dort en tente. Il nous dit qu'on peu prendre le train et passer sous la montagne. Ça permet de rejoindre directement le deuxième col qui, même s'il est plus petit (2000m) est par contre incontournable.

Voici le montage , l'idée est simple: prendre un nouvel axe avec des vis en plastique et tout bourriner car rien d'autre n'allait!

La monture de Clem refaite a neuf et nous même un peu plus informés sur les trois jours de galère qui nous attendent, nous décollons enfin du village où nous avons passé la nuit.


Il nous reste une journée et une nuit pour choisir le programme des prochains jours.

-Soit nous enchaînons un col a 2400m puis un deuxième a 2150m sachant que le deuxième peut finir sous la pluie.

-Soit nous prenons un train qui nous évite le premier col et nous fait gagner deux jours pour aller directement sur le deuxième col.



En attendant nous sommes le 24 octobre et nous profitons d'une journée peu ensoleillée mais agréable , voici un petit aperçu :

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Publié le 30 octobre 2018

Bien comme j'ai la chance d'avoir un compagnon de route, j'en profite ! C'est lui qui vous contera les prochaines aventures du voyage. Je laisse donc la plume à Clément :


Les pédales tournent toutes seules jusqu'à Flums ou presque ! Après un plein de jus de pommes fraichement pressées et un arrêt touristique dans un château en ruine, nous sommes accueillis chez Silvia, son fils et ses moultes colloques. Leur maison, fraîche par la température, chaleureuse par l'ambiance qui y règne, nous permettent de charger les batteries à 100% pendant la nuit.


Café, tartines et en selle pour atteindre Davos où nous passerons la nuit. Quelques tours de pédales plus tard nous chapardons une pomme après 200m de dénivelé sur la mauvaise route. Son goût fait passer l'amertume de devoir redescendre puis remonter les 200m !


+1400m, Davos, escale ! Un lac, un barbecue, une table et quelques arbres, il ne nous en faut pas plus. On monte le camp ! Ce qui consiste à allumer un feu dans le barbecue et à planter la petite tente qui nous fera gagner 8°c pour passer la nuit. Froide nuit étoilée sur Davos, l'herbe a blanchit et le lac est recouvert d'une fine brume. Les cendres du barbecue de la veille ont disparues ! En Suisse tout est rangé, y compris les cendres qui sont vidées chaque matin par les agents municipaux. Prenant exemple, nous rangeons d'un côté du foyer les bûches en partie calcinée, de l'autre les cendres du feu du matin, puis nous quittons les lieux.

Davos, son lac, ses barbecues suisses, et ses 2 campeurs du jeudi soir

On lève le camp, direction : la vallée de gauche et le Fluelapass. Le pédalier de Kurt n'a pas bronché sur les 800m pour monter au col. C'est avec un rythme régulier dans une pente régulière que nous arrivons au col vers midi. Toujours à l'heure pour le pain, le saucisson et le fromage ! Il y a des choses avec lesquelles il ne faut pas plaisanter. Points culminant de la semaine avec ces 2400m, le Fluelapass nous permet de parcourir les 10km suivant jusqu'à Zernez sans un coup de pédale !


Zernez. La météo du lendemain nous décide, nous irons tant que nous pourrons ce soir pour en faire moins demain !

Nous passons donc la nuit en tout illégalité dans les bois du parc national Suisse, en bas de la pente qui nous mènera samedi au Ofenpass.

22h, puis 23h, puis minuit, plic ploc... Ça commence...

Levé sous les gouttes, nous profitons d'une accalmie pour plier bagage en vitesse, nous déjeunerons plus loin sous en abri en dur. C'est un abri-bus. Doutes, le combat sous la pluie ou le bus.... Ce sera le combat sous la pluie ! Vaillamment et humidement nous atteignons l'altitude à laquelle l'eau ne tombe plus liquide. Puis celle où les flocons ne fondent plus sur les gants et enfin celle du col !


Petit dej sous l'abris bus et pose express au Ofenpass

Photo, 5 minutes de pose pour faire de revenir le sang dans les orteils et on descend direction Müstair. Toujours sous la pluie, et lentement, pour deux raisons. La première, c'est que l'on est mouillé jusqu'aux os et que le vent de la descente nous frigorifie. La seconde, c'est que sous la pluie, nos freins ne freinent plus beaucoup !

A la pose de midi à l'abris d'une grange, nous nous rendons à l'évidence. Il faut dormir au sec et au chaud ce soir.


Nous passons la frontière avec l'Italie pour trouver un toit. Nous logeons donc dans une ferme-hotel avec une chambre comptant 6 radiateurs ! Presque suffisant pour y étendre nos affaires mouillées. Il pleut sans discontinuer cette nuit.


Optimisation spaciale de la chambre d'hôtel

Réveil à 7h pour le Frühstück. L'heure du réveil, de la montre, du portable et de l'église qui sonnent ne concordent pas. "C'est le changement d'heure" dit Olivier, mes oreilles comprennent "on dort une heure de plus". Message reçu ! 7h30, nouvelle heure, le Frühstück n'est donc pas si "Früh" et le "stück" est bien plus qu'un simple morceau !

Les chaussures sont sèches, nous tentons de les préserver en chaussant des sacs plastiques, idem pour les gants. C'est parti pour 88km sous la pluie en légère descente jusqu'à Bolzano. La ruse du plastique n'a pas été efficace bien longtemps. Nous finissons vite aussi trempé que la veille. Heureusement, on pédale fort pour se réchauffer !

La piste cyclable est bien indiquée et nous avançons vite. Jusqu'à un passage sous la voie ferrée où les frein d'Olivier, mal réglés, ne suffisent pas pour le ralentir. Je le vois poser un pied puis un second et il disparaît dans le tunnel. Frrrrrrroooch ! Blang! "Kaput !" "Merde, mon frein !"

Je retrouve Olivier debout devant son vélo qu'il a abandonné après avoir raclé le mur en sortie de virage. Plus de peur que de mal, mis à part le levier de frein arrière qui n'a pas survécu à la poigne de pilote d'acrobatie d'Olivier. Nous repartons, tout doux dans les descentes !

Nous avalons les longues lignes droites bordées de pommiers jusqu'à Bolzano à 26km/h. Nous roulons côte à côte, l'eau éjectée par les roues arrières nous dissuadant de profiter de la dépression créé par le premier.



Appel self service

Derniers kilomètres avant Bolzano, nous suivons les détours de la pistes cyclables. Ènieme flaques. ènieme plus une, la plus profonde de toutes. Nous avançons dedans jusqu'à ce que nos roues ne touchent plus terre, portés par nos saccoches, semblables à des bouées. Nous sortons les pagaies et finissons la traversée de la flaque. Nos chaussures ne sont pas plus mouillées qu'avant...


Mise au sec, chocolat chaud, bière, consultation de la météo du lendemain. Il est annoncé le même temps, mais en pire ! Nous retrouvons notre hôte de ce soir, qui accepte de nous héberger un soir de plus.


Nous profitons de cette journée de lundi pour faire un tour dans la charmante ville de Bolzano, ou du moins Bozen, car ici nous ne sommes pas en Italie mais au Südtyrol. Et au Südtyrol on y parle majoritairement allemand, un peu italien et aussi ladin, la langue locale. Bozen, capitale tyrolienne des Dolomites, c'est ici que la marque Salewa a ses quartiers, dont une grande salle d'escalade. L'après-midi sera consacré à l'escalade et à une initiation à l'escalade de vitesse pour Olivier. Nous voilà défoulés pour la journée !


Je quitte Olivier demain matin pour revenir en France auprès de ma douce. Olivier, lui, quitte Marius, notre hôte, pour peut-être rencontrer sa douce un peu plus au sud. Qui sait ??

Salewa cube
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Publié le 7 novembre 2018

Since the departure of Clement , I'm now alone for the first time of my travel. I hope I will not make a depression.

It is October the 30th and for the first time since three days, it isn't raining! I take advantage of the opportunity to go to the south. Maybe the weather will be more clement in the following day.

When I follow the river I can notice with my own eyes the damages caused by the three last rainy days!


The cyclable racks were under the water the day before I left Bolzano. It was a good idea to stay one day more, anyway the progression would have been limited if we had quited Bolzano earlier.


I arrive in Trento at the end of the day and I can enjoy a little sunbeam!

Little encouragement for the last kilometers

After passing the evening in company of Christina and Stefano I slept all the night to take a lot energy for the next day. In fact the weather looked to be good and I wanted to make a bend to pass near of Malcesine at the "Lago Di Garda". As you know Malcesine is a well known place to fly.



Stefano's family and a view of the lago di Garda

When I arrive in Malcesine, I can appreciate the view, but from the floor only. The strong wind on the landing site prevents me to get to the take off. Sadly today will not be a flight day. I also continue my road to Verona where I find two Mamas Italians (my host of the day and a friend of her) who will take care of me.


The weather forecast says that it will be raining all the next day. That's why I decide to visit the city. During the night I can hear the wind snapping the shutters. I appreciate the hospitality of my host and fall asleep after a 120km journey.



Some photos of Verona

At last it didn't rain, and it was even sunny ! Remember me do not trust the weather forecast !!!

Sophia on the left, and Katherine on the right my mamas Italian in Verona


I'm leaving Verona under a little rain after having repaired my broken brake. The weather forecast the rain will stop during the day.


But what have I said about the weather forecast?? We should never trust them! NEVER!!

That's why I ended this day completely wet, looking after a dry place to pass the night. I finally found a horse box near of an isolated and closed house. I planted my tent inside (the horse box, not the house). The night was just fallen, I was freezing, my clothes were wet and I was feeling sick. I was getting prepared to pass one of the worst night of my trip.

When suddenly I saw a car parking near the house. I was scared of the owner coming to kick me out.


I took all my courage and went asking for the permission to pass the night in the horse box.

In fact the owner was Stefani, a charming woman, who immediately proposed me to take a shower and have a cup of tea. Of course I accepted! When I came out of the shower, I also met Daniele, her husband. They finally offered me to sleep in a bed in the house and invited me to eat with them.



Daniele and Stefani

Daniele and Stefani, if you read theses lines I want to thanks you once again for your spontaneous hospitality I was very gratefull to you!!!



After this it took me two other days to reach Bologna. When I arrived it was not rainy but there was a lot of grey clouds and I just found the city as grey as the weather. I decided to quit after a little visit of the city.

Then I met a guy, a guy who was also a bike traveler, his name was Lorenzo Barnone. He had traveled 45 000km with his bike in three years. He also went to the north cap, in the Pamir and a lot of country. But contrary to me he prefers to go in such places in winter. He loves the cold conditions. He cycles in the snow, sleeps by -30°C that's what he loves.


Lorenzo Barone in winter (And with me, I'm a little looking for a homeless with my "buona fortuna sciarpa")

Finally he invited me to his home and we spent all the evening talking of travel, bike, sleeping bag, stove cooking and more others things...


But I can assure you that since that night I'm not going to complain anymore!


As a conclusion I will say that even if I met some very helpful and cool people I didn't enjoy a lot this part of Italy, maybe because of the weather, or because I was little ill or because I did not have enough protection against the rain... Maybe a little mixture of all this things. In any case I think I will not notify it as the best part of my trip. But maybe the one I learn the more!


PS: Of course my English is not perfect, and there must be a lot of mistakes, so if someone proposes me to correct them I will accept, of course 😉

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Publié le 14 novembre 2018

Hello,


Dans mon dernier billet certains auront sans doute aperçu une petite note mélancolique. Je vous rassure , je vais mieux !


Sur cette étape, peu de texte, mais des photos.



Attaque des Appenines, je m'extrait de la brume bolognaise et retrouve le soleil tant attendu
8h sur le vélo et 1h a le pousser sur des chemins peu adaptés. J'arrive a la nuit mais heureux après cette longue étape
Florence, ville touristique au possible, elle ne connait pas la basse saison. Elle n'en reste pas moins un musée à ciel ouvert

De Florence, je me posais la question de continuer vers Rome où pas. Les précédents événements pluvieux, m'avaient fait envisager de zapper cette destination pour rejoindre plus rapidement les chauds pays.


Finalement, les prévisions me promettant du soleil je décide de descendre vers Rome. Et comme tous les chemins y mènent , il me fallait décider duquel prendre. Sur les conseils de mon hôte et de la réputation des Tuscans hills , j'opte pour la via francigena, (équivalent du chemin de Compostelle mais pour l'Italie)

Traversée des Tuscans hills, beau beau beau beau et re beau
Fin de l'étape a Sienne

De Sienne je file sur la Toscane avec ses cyprès, ses champs d'oliviers et sa bonne cuisine.

Réveil, dans la brume, je me dirige alors vers la Toscane, les collines sont un peu moins escarpées. Le paysage se lisse doucement
Je prends l'habitude de me lever tôt pour profiter au maximum des heures de jours.

En 4 jours je rallie Florence a Rome , ça y est j'y suis, Rome ce vieux tas de cailloux. Première grand objectif de ce voyage. De Florence j'ai dit qu'il y avait des touristes ... Je m'excuse en fait ils sont tous a Rome, Florence était un havre de paix en comparaison.

Et paf, ça c'est fait !

Dans cette ville j'ai l'impression de me noyer tant elle est grande tant il y a faire. Je croise un monument historique à tous les coins de rue. La ville est bondée du matin au soir, le bruit des macchinas ne s'arrête plus. On y retrouve des habitants, des touristes, des mendiants, des artistes de rues, des arnaqueurs. Tous les ingrédients d'une grande ville sont réunis.


Au bout de jours, je suis rincé par toute cette agitation. Je me rends compte que je préfère la tranquilité de la campagne ou de la montagne. Qu'à cela ne tienne, le lendemain j'en prends la direction.

Arrivedeci Roma, on se reverra sans doute, mais pour l'instant les montagnes m'appellent.

Sortie de la ville sous les pins méditerranéen et le vieil acqueduque.
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Publié le 19 novembre 2018

As I always say, I only post a new chapter when I have something to tell. But now I have something!


I left Roma on November the 12th, took the direction of L'Aquila. After this I was planning to go to Castellucio Di Norcia.


It took me half a day to go out of the suburb of Roma. But then, I found the calm and the silent.

Previously I said that I took the habit of waking up early. Now I also took the habit to sleep in altitude.

Every day there is a sea of clouds at the bottom of the valley. So to avoid the humidity in the morning I sleep high, and I enjoy the morning sun!


Different sea of clouds
Sunset and sunrise, you can notice the different brightnesses

To reach castellucio I needed 4 days and during these 4 days I travelled a lot of mountains...

But when I speak from mountain there's possibility to fly!


So in a lost valley I suddenly saw the one, the first one . The mountain who saved me from carrying a 7kg bag for nothing for one month. I climb on this mountain, and I flew. It was just a little fly , but it was so good !


At the takeoff site, I was scared if I didn't forget how to do it. But the old reflex were still here and I flew without any problem.

Here is my beautiful glider, who deposes me just near my bike !

2 days after I arrived in the area of Castellucio.

2 years ago, a big earthquake hit the area. And destroyed a lot of villages. I had heard about this but I didn't realize how big it can be. But when I was in the place I understood that a 7th magnitude earthquake is something very powerful.

Delaying landscapes

In these villages the few houses still standing were closed because of the risk of nodding. All their inhabitants had moved in some prefabricated housing. They called it, "Bronx".


It is in this anxious atmosphere that I attacked the climb of Castellucio, fearing about what will stay of the village.


After 2 hours of fight I reach the pass!

The arrival in the valley of Castellucio

And what a surprise, there's perfect conditions for flying. After 20 minutes of lunch to analyse the wind, I decided to go. I spent one hour in the air totally alone facing this amazing valley and the Monte Vettore.

My gift to have reach the valley

Now remember you, Katherine from Verona (my mama Italian) 😉 When she got in that I was here, she advice me to go down the valley by one of her friends to pass the night. Since Roma I haven't take a warm shower so I accepted heartily.


I crashed by Rosella's house. Rosella like the people of the village is now living in the Bronx with his family. She make me visiting the old village and the family farm. She explain me that they have lived one years in a caravan before to receive the new "house" from the state.

Despite the fact they have lost everything, moving in another place is not a option. They have lived here since always and it's here they're working.

So they're rebuilding. A new cooperative had been open with a restaurant, a bar, a butcher and a delicatessen with different families of the village.


I were also presented to the whole family. Uncles, aunties, cousins, grandsons and grandparents, everybody was here. Because this afternoon it was a family meeting. And I was heartily welcomed !! With the help of Google translate we have discussed all the evening.



I have spent here two beautiful evenings with this people who always have the smile and continue to live despite of the disaster who had hit them.


The youngs of the family, and one of the new Bronx in the area
Worker who have took me in autostop the second day to go to castellucio again.
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Publié le 24 novembre 2018

Après 800km coincé entre quatre portes, je croise un homme au chapeau sur son vélo ! Il redescend de la vallée à pleine vitesse.

Mon arrivée immortalisée par Olivier

On échange nos véhicules pour monter pour prendre de l'altitude sur un vallon tout proche. On trouve le spot parfait pour la nuit, une vieille maison inoccupée. Le feu qu'on allume dans la grande cheminée redonne vie à la bâtisse.


Je ne connais pas l'italie, Olivier étant déjà passé par la Toscane, il me fait visiter Firenze. Une belle ville avec de somptueuses églises aux façades en marbre et des rues au charme italien !


Pise ! Il y a vraiment un problème de fil à plomb. Mise a part le képi du militaire, les tours, les remparts et les pavés sont inclinées. Après avoir essayé de monter sur la tour a velo, on fonce en direction de la Méditerranée. Vue sur la mer pour la première fois depuis le début du voyage !

Et maintenant on longe la côte jusqu'aux "Cinque Terre".



Grandiose, époustouflant, magnifique le soleil se couche sur l'horizon. Le ciel passe du jaune oranger au rouge. Un beau couche de soleil sur la mer. Les villages typiques avec leurs maisons empilées au plus serré donnent envie de se perdre dans les escaliers et les passages étroits.

Les joies du diesel c'est aussi de pouvoir poser le vélo et de partir plus léger pour trouver le spot parfait ! Et pour ça il suffit de prendre la petit sentier qui arrive au sommet des petites collines qui entourent ces village. Poser sa tente entre deux pieds de vignes, avec vue sur mer et toute la baie, et c'est le secret d'une bonne gueule de bois !

Écouter les vagues s'écraser contre les rochers et profiter de ces petit villages italiens une dernière fois avant de remonter découvrir la côte en direction de gènes.

C'est sous la pluie (et au chaud dans la voiture) que nous longeons la cote. La première tempête hivernale est passé par là quelque semaine auparavant. Au détour d'un rond point la route a disparue pour laisser place à un bateau échoué ou un demi voilier.

Après les Cinque Terre, nous prenons la direction de gene. Nous suivons le rythme d'un porte containers qui nous mène au port industriel de la ville ! C'est impressionnant de voir de le nombre de containers sur un bateau et s'imaginer autant de camion pour les acheminer à leur destination finale. A quelques mètres de là un immense bateaux de croisière a fait escale et lâché des milliers de touriste dans la ville. Mais malgré cela, Gêne reste une ville vivante. Un centre ville bruyant avec tout ces scooters, mais c'est ce qui fait l'âme de l'Italie. Mais avec un climat aussi agréable, peut être un jour se mettrerons t'il au vélo ?

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Publié le 8 décembre 2018

Retour en France, retour au français ! Parce que même si mon blog se veut d'avoir une dimension internationale, il est néanmoins bien plus plaisant de rédiger dans ma langue maternelle.


Après Gènes je longe la côte avec la même énergie qu'un cheval qui rentre à l'écurie. L'impatience de revoir certains copains et connaissances qui m'attendent dans le sud sans doute.


Le samedi 24 novembre, la belle piste cyclable et la météo me font forcer l'allure. C'est ainsi que je finis mon étape en une matinée et arrive à 13h30 à Roquebrune Cap Martin. Cela me laisse pile le temps d'attraper la navette de 14h. Les efforts du matin payent ! Je m'octroie 40min de vol contemplatif avec vue sur Monaco et la Mer.

La piste (floue a cause de la vitesse bien entendu) et la vue qu'on peut s'offrir depuis un rap'lapente

Après une nuit sur la plage, et un deuxième vol au petit matin pour de donner du courage. Je me lance, 50km et 2400m positifs au cumulé m'attendent. Il me faudra 6h pour en venir à bout.

Mon hôtel du jour et mon arrivée au col ! Fatigué ...

Au col, les flocons fêtent ma victoire ! C'est dans cette chorégraphie silencieuse que je rejoins le foyer chaleureux de Mabel, la grand mère de mes cousins.

Le lendemain matin sera blanc et gelé. La neige est tombée pendant la nuit. Je ne sais pas si c'est la France qui me chasse ou l'Espagne qui m'appelle mais je ressens le besoin de Sud. Tant pis pour le ski je me rattraperai l'année prochaine.



Pour la suite c'est la tournée des copains, Marseille, Montpellier, Toulouse j'ai la chance d'avoir des pied-à-terre dans chacune de ces villes et je compte bien en profiter !


De Marseille je ne sais que dire. Le mélange me semble être tellement important. Cette ville est vraiment dépaysante, c'était pour moi la première fois que j'y mettais les pieds mais j'ai littéralement adoré. J'ai l'impression d'être dans le sud de la France, au Maroc, en Algérie, et d'autres encore. Je reconnais quelques rues du film taxi ! (Hé ouais chacun ses références). Chaque quartier a son histoire et ses particularités. Passer d'une rue à l'autre donne l'impression de franchir plusieurs centaines de kilomètres voire même de changer d'époque. J'ai malheureusement peu de photos.

Mais franchement, si vous passez à côté et que vous avez le temps, allez y faire un tour on y rigole bien.

Et en plus cerise sur le gâteau ! J'ai même pu aller faire un tour dans les calanques et esquiver la descente.



Au sommet de Marseille vert, quelques rues de Marseille et mes deux hôtes pour Marseille !

De Marseille il faut aller à Montpellier mais entre les deux il y a la Camargue ! Et avant il y a Fos-sur-Mer. J'y découvre la pompe à essence de la France. Et en voyant la quantité de pétrole brassée là-bas je ne peux m'empêcher de penser que le jour où il y en aura plus, on sera pas dans la m.....



Les cuves de pétrole qui s'alignent sur des kilomètres, puis l'entrée en Camargue

La Camargue, c'est beau, c'est plat et c'est vide. Je passe une journée et demie sans croiser autre chose que des flamands roses. J'ai été surpris par la différence de paysages qu'on peut trouver avec maximum 2m de dénivelé. Je finis sous la pluie la deuxième matinée. Même si c'est plat c'est mouillé pareil.


À Montpellier je m'enlise dans une partie d'horreur à Arkham et reste deux jours chez divers potes ! On mange on joue on boit des bières, bref la belle vie.

Mon départ matinal donne un aspect peu réveillé a Erwan (sur la gauche)

Je repars ensuite direction Carcassonne puis Toulouse. La cité de Carcassonne est un véritable château fort avec ses vieux remparts. Moi j'aime bien le Moyen Âge, mais le souci c'est qu'en hors saison c'est mort... Et pour le coup, à l'inverse des 5 terres je pense que Carcassonne c'est mieux quand c'est vivant.

Je quitte Carcassonne le 4 décembre et oui il me reste encore plein de choses à raconter qui se sont déjà passées.

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Ça : c'est moi ! L'auteur de cette étape. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis le cousin d'Olivier ; j'ai divers surnoms dans la famille mais vous pouvez m'appeler Étienne. J'habite Toulouse et c'est dans cette ville que mon cousin va passer quelques jours en ma compagnie, dernière étape de la partie française de son épopée.

Après ma matinée de cours, je retrouve un Olivier qui m'a l'air plutôt en forme et content de son début de voyage. Il me narre sa traversée du sud de la France en m'expliquant qu'il peine à avancer à un rythme soutenu tant il a de connaissances à visiter et chez qui il reste souvent plusieurs jours. Le programme de l'étape toulousaine est encore très flou, sa durée également, mais je compte bien l'y faire rester le plus longtemps possible ! (Disclaimer: l'opération sera réussie puisqu'il s'agira de sa plus longue pause à ce jour, quatre nuitées ! Il va devoir pédaler vite en Espagne héhé).

Il faut savoir que même une fois installé chez moi, il est impensable pour le Coco d'effectuer ses déplacements en ville autrement qu'avec son fidèle destrier. Malheureusement, j'ai cassé le mien il y a plusieurs semaines et délaissé ses réparations depuis, ce qui m'empêche de suivre mon cousin dans nos activités. Ni une, ni deux, Olivier s'empare du problème, et grâce à son expérience de la « mécanique cycliste » (je reprends là son expression), ses outils, et une après-midi passée dans un atelier collaboratif, mon vélo est remis sur roues !

Olivier en pleine action de dévoilage d'une roue.

Dans cet atelier, on fait la connaissance de Cyprien, un ami de Benoît et tout à la fois parapentiste, slackeur, et bientôt cycliste puisqu'il est à quelques mois d'entreprendre un périple similaire à celui d'Olivier. Nous le retrouverons plus tard dans la soirée pour un sympathique spectacle de cirque dont il nous aura refilé le bon plan : chaque semaine, des écoles viennent se produire gratuitement pour tester leurs numéros devant un public. Tout n'est pas incroyable d'autant plus que la troupe est espagnole et donc les clowneries difficiles à comprendre, mais les numéros d’acrobaties sont néanmoins très impressionnants.

Les activités des jours suivants seront en partie centrées autour la bonne bouffe : faire des courses, cuisiner, manger... Entre autres, cassoulet maison (Olivier tenait à ne pas quitter le sud-ouest sans avoir coché cette case), mousse au chocolat, et sans oublier le traditionnel repas de Saint-Nicolas avec ses mänele (ou "pantins", comme ils sont appelés ici). Ce fût également pour Olivier l'occasion d'aller voir quelques amis, de m'accompagner à un concert, celui du groupe "L'Impératrice" : pour les curieux, en voici un extrait. Et bien sûr, nous ne manquâmes pas de nous promener, accompagnés de mes colocs, dans les rues de la ville rose plongée dans une atmosphère mi-Noël, mi-gilets jaunes.

Mais l'envie de remonter en selle, malgré les « bonnes vibes » qui règnent à Toulouse, commence à prendre le Coco : il a encore du chemin à faire l'animal ! Je me motive pour l'accompagner jusqu'aux Pyrénées, et nous convenons du plan suivant : prendre le train avec son vélo jusqu'au col de Puymorens, tout proche de la frontière espagnole, pour y faire une randonnée avant se séparer, lui poursuivant vers le sud et moi rebroussant chemin. Cependant les annulations de trains dues à une grève des cheminots occitaniens nous pousserons à revoir nos projets. Je vous passe les détails techniques et les nombreux changements d'avis, mais nous voilà un jour plus tard que prévu dans les montagnes, à Ax-les-Thermes.

Ironie du sort : le train n'ira pas plus loin que la gare d'Ax-les-Thermes, en face de laquelle se trouve l'hôtel "le terminus" ! 

Une fois le vélo et son chargement déposés à l'hôtel "le terminus", nous partons randonner dans les montagnes avoisinantes. Nous ne sommes pas très hauts (entre 600 et 1600 mètres) mais début décembre le temps est déjà bien froid, avec un fort vent du nord (qui au passage avait balayé toutes nos intentions de parapente).

En arrière-plan, la chaîne enneigée des Pyrénées, dernier rempart avant l'Espagne.

Une fois le soleil couché, la température chute et passe en dessous de zéro. On allume un feu avant de se coucher et Olivier pourra ensuite essayer tout content son nouveau duvet certifié "confort -10°C" qu'il avait fait livrer chez moi, pendant que je grelotterai toute la nuit à côté dans la tente.

Les "sorcières" sur la photo de gauche témoignent du fort vent de cette nuit-là.

Nous redescendons tranquillement le lendemain, se réchauffant peu à peu. Arrivés en bas, on s'offre un petit repas au restaurant grâce à des chèques vacances bientôt périmés, et il est temps pour moi de rentrer à Toulouse, abandonnant ainsi mon cousin à sa rude ascension... vers l'Andorre !

Fin du chapitre français, bientôt l'Andorre, puis l'Espagne ! 

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