Carnet de voyage

Thaïlande

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Par OLJVB
Novembre 2018
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Publié le 12 janvier 2019

Samedi 17 novembre 2018

Après un vol encore secouant, il semble que cela soit la norme dans les pays chauds, nous sautons dans un taxi pour traverser un Bangkok embouteillé et gris. On n'en voit pas grand chose mais ce n'est pas grave on y retourne pour Noël. Finalement on arrive à la gare principale, sorte de hangar au toit courbe coloré par la lumière d'un grand vitrail. Autour de ce grand espace, un balcon donne accès à des commerces dont beaucoup semblent fermés depuis longtemps. Il nous reste quelques heures à attendre et on se demande vraiment à quoi va ressembler ce trajet. Entre nos expériences chinoises et vietnamiennes, on s'attend à tout. L'heure est arrivée, on se dirige vers un train à l'aspect vieillot, des voitures en taule grise et à la forme très "ancien train de banlieue". Une fois dedans, très bonne surprise ! En fait il est très récent! Des larges sièges (on tient à deux) se font face à face de chaque côté du couloir. Le personnel passe vers 21h pour transformer les paires de sièges en une couchette et font apparaître la seconde au dessus d'un tour de clef. Des rideaux permettent de s'isoler, les lits sont dotés de petites lampes et de prise USB. Le luxe ! On commandera même des plateaux repas, notre première expérience, pas désagréable, de la cuisine thaï.


Dimanche 18 novembre 2018

Après cette plaisante nuit on arrive de trop bonne heure à la gare. On patiente en petit déjeunant puis on rejoint notre guest house "Baan Rao" (chez nous) où on sera chaleureusement accueillis par "Dada" (David), son fils Victor et l'un de ses animaux de compagnie, un gentil mignon tout doux bébé python. Maison traditionnelle en teck, exceptionnellement placée, et surtout lieu de vie incomparable (mais on reviendra là-dessus). Le fonctionnement est simple, les frigos sont pleins, tu notes ce que tu consommes.

Dada, installé depuis des années, est une mine de bons conseils. Dans la foulée il appelle sa femme thaïlandaise pour qu'elle nous réserve "les éléphants", ceux qui sont heureux et bien traités. Hopopop .. on est dimanche soir, il nous fait remarquer que c'est le soir DU fameux marché nocturne qui commence à la porte Est, ça tombe bien, on est juste à côté. Toujours selon Dada les bons tuyaux on y va de bonne heure (17h) et heureusement à 19h on a du mal à marcher et à 20h on s'enfuit par une rue transversale. La rue accueille une ribambelle d'étals proposant d'un peu de tout, artisanat, chinoiseries, art, vêtements, sacs ... Dans les cours des nombreux temples on retrouve tout ce qui peut exister comme nourriture de rue thaï. Canne à sucre pressée, smoothies, brochettes, Pad Thaï, trucs rond et blanc dans de l'huile (aucune idée de ce que c'est), poulpes séchés au fumet particulier...

Retour "chez nous", une journée éléphantesque nous attend le lendemain.



Porte Est
Porte Est

Lundi 19 novembre.

Le chauffeur du Dumbo Spa et son van nous récupère pour nous emmener voir les éléphants. Le chauffeur doit être grand champion de conduite sur jeu vidéo, la petite dizaine de passagers s'accroche aux accoudoirs en gémissant... Mais on finit par arriver 1h30 plus tard dans la montagne. 20 minutes de marche et on voit enfin les éléphants. Après en avoir croisé quelques uns au Cambodge qui tournaient autour des temples, chargés de touristes et l'air hagard, on appréhendait un peu ce que l'on allait trouver. Mais Dada ne nous avait pas mené en bateau. Ils sont gros, ils sont trois et un bébé de 4 mois, ils ne sont pas accrochés, une vague barrière incomplète permet de nous positionner par rapport à eux. On enfile une sorte de pancho et on commence à les nourrir à la banane (épluchée pour le petit, sauf quand il vient chaparder dans le panier). On leur prépare une décoction médicinale puis on les accompagne en foret. C'est étonnant, après quelques mètres seulement on a énormément de mal à les voir, ils se fondent dans la végétation. On enfile les maillots et c'est l'heure du bain de boue. La sensation est peu habituelle, selon Oscar "beurk dégueu". On s'enfonce jusqu'aux genoux et la gadoue gicle entre nos orteils et bien sûr, ça finit en bagarre de boue. Après ça, plus le choix, tous à la cascade pour se laver. Les éléphants s'amusent dans la cascade à se couler mutuellement et à nous éclabousser. Je vois même passer un mignon petit serpent d'eau que je pointe du doigt à un des guides qui se jettera dessus, machette à la main, pour le couper en deux ... Mignon ? Finalement j'ai un doute.

Retour au camp, goûter, et chemin inverse en voiture. Le chauffeur est différent et le trajet beaucoup plus calme, tout le monde dort.


Mardi 20 novembre

Journée tranquille et devoirs sont au programme. En fin de journée on va faire un tour au Warorot market. A 10 minutes de marches de Baan Rao* c'est un marché couvert reparti sur deux bâtiments avec un balcon circulaire surplombant le RDC et un entre-sol dédié à la restauration. On y trouve de tout, des tongs aux vers à soie sèchès pour l'apéro. La fête des lanternes approchant, les couleurs sont particulièrement chatoyantes.

On prolonge la balade en direction de la rivière Ping, on la traverse et oh surprise, on tombe sur un temple (Wat)... Bon on fait on découvrira très vite qu'il est plus dur de ne PAS tomber sur un temple, rien qu'à Chiang Mai il y en a 300.


* Quand on vous dit que la guest house est parfaitement située !! Pour y aller, il suffit d'indiquer le temple du shampoing au chauffeur : "Wat Shampoo" (Wat Chomphu dans son écriture originale)


La guest house étant un magnifique lieu de vie, nous y rencontrons une super geniale famille québécoise tourdumondiste Julie, Sylvain et leurs deux filles Arielle et Viviane. ils sont trouvables sur Facebook au patronyme de katpaksaks (et en fait ils sont super célèbres, ils sont mêmes régulièrement interviewés). Les garçons sont super contents d'avoir des amies francophones et nous sympathisons immédiatement.

Mercredi 21 novembre

Nous allons tous les neuf au musée en "taxi rouge", songtheaw de son vrai nom que je n'arriverai jamais à retenir. Ce sont des taxis communs qu'il suffit de héler, de lui indiquer un lieu qu'il connait et de patienter. Il choisira son chemin en fonction de ses autres passagers et de son appréciation géométrique de la ville. Ne JAMAIS essayer de leur indiquer une destination sur un plan, ils ne savent pas lire un plan ! C'est comme au Cambodge où il fallait piloter les tuk-tuk en leur tapant sur les épaules pour être sûr d'arriver à bon port. Le coût est de 20 Bath, gratuit pour les jeunes enfants. Il ne faut pas demander le prix, sinon c'est que vous êtes des "touristes" et le prix sera "ajusté".

Bref, on arrive au musée qui est quasiment vide, on télécharge l'application et c'est parti. Il s'agit de peintures qui, vues sous un certain angle, ont un rendu 3D étonnant. Et quand on les regarde avec l'application, elles s'animent ! Il y a aussi des illusions d'optique dont une représentant les rues d'une ville que je trouve vraiment bluffante, elle est difficile à décrire, allez voir la vidéo dans l'album pointé en bas de la page. Nous y avons passé un super moment !!

On déjeune tous ensemble et retour "chez nous"

PS : il faut penser à charger à bloc les smartphones, voir à apporter des batteries de secours.

PPS : le rouleau de papier est une peinture de 2m de haut et illustre un long débat sur le positionnent du rouleau par rapport au mur (et j'avais raison).


Plus de photos : https://photos.app.goo.gl/XjQLtidokzyJR9TR8

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Publié le 20 janvier 2019


Mercredi 21 novembre

J'avais oublié de vous dire, mais le soir on a retrouvé les Coqs of the World, mais si, souvenez-vous, les tourdumondistes déjà rencontrés au Cambodge.

Jeudi 22 novembre

Un sympathique membre du groupe Facebook des familles autour du monde a proposé aux tourdumondistes francophones présents à Chiang Mai de se retrouver pour déjeuner. Au final nous étions au moins une dizaine de familles !!! Le restaurant ayant une grande aire de jeu, les enfants se sont tous retrouvés dessus pendant que les parents se racontaient leurs déboires, leurs coups de cœur et leurs astuces. L'après midi a filé, l'ambiance était super sympa, "communautaire", on vivait tous plus ou moins la même chose, ça rapproche.

Il a fallu repartir car ce jour là était aussi le début de la fête des lanternes, Loy Krathong. Plusieurs cérémonies ont lieu dans la vielle ville et à partir de 19h il était possible de faire envoler des lanternes de papier depuis certains endroits et de déposer des offrandes de fleurs avec des bougies sur la rivière Ping. On se retrouve à quatre familles pour participer à l'illumination du ciel. Les lanternes s'envolent par centaines, par milliers même. Le ciel est constellé de points rougeoyants et les rues sont grises de monde, presque noires.



Vendredi 23 novembre

Toutes ces belles lanternes de papier blanc sont montées haut dans le ciel tout au long de la nuit, pour retombées noircies par les fumées du pétrole qui imbibait les disques de coco à allumer pour les faire s'envoler. Il y en a vraiment partout, le fils électriques ressemblent à des séchoirs à linge sale.

Le second soir de Loy Krathong il y a un défilé de chars lumineux en tout genre allant de l'ultra kitsch au kitschissime. Celui de la ville, celui de l'amitié USA/Thaï (sans commentaires), des chars publicitaires et bien sûr les chars de Miss et Mister Chiang Mai. Ils sont tous suivis d'un pickup équipé d'une méga sono assourdissante et tractant un groupe électrogène pour alimenter la sono et l'éclairage du char. Le défilé commençait à la porte Est, celle juste à côté ça tombe bien, à 19h. On arrive à se glisser sur le trajet vers 19h30 en espérant apercevoir au moins les derniers chars. Après une heure de défilé non stop, ils sont vraiment les uns derrière les autres, on décide d'aller picniquer (s'assoir par terre pour manger de la street food) à la porte Est avec nous copains Coqs of the World et Katpaksaks* (on se demande si on aurait pas du se trouver un "nom"). À 22h il y avait encore des chars qui arrivaient !! Aucune idée de combien il pouvait y en avoir, si quelqu'un trouve nous sommes preneur.

* Pour simplifier on va les appeler COQ (ceux de Colombes) et KAT (les Canadiens).


Samedi 24 novembre

Avec COQ et KAT nous partons en virée sur les conseils de Dada que je ne représente pas. Nous louons une voiture et les KAT embarquent dans le camping-car des COQ.

Première étape, on se retrouve au temple Wat Ban Den. Il pourrait s'agir d'une attraction de Walt Disney, un ensemble de temples et d'animaux fantasmagoriques tous plus clinquants et brillants les uns que les autres. On y trouvera même un bouddha géant allongé.

Seconde étape, déjeuner à Om Waters. Il s'agit d'une immense réserve d'eau artificielle entourée de forêt dense sur des flancs escarpés.

A l'entrée du parking une femme nous montre un menu et nous propose d'aller à ce restaurant, on demande s'il y en a pas d'autres, Dada nous avait dit de "bien choisir" et on en veut un avec des jeux aquatiques pour les enfants (et les grands mais chuuut) ... Selon elle, non il n'y en a pas d'autres. On résiste. Sylvain, le papa KAT, part à la pêche aux informations qu'il trouvera finalement en haut d'un sentier montagneux. Et en fait il y en a une petite dizaine de restaurants ! Le mieux semble être le troisième. Le choix se fait au niveau de la berge où il faut trouver le bon bateau/pirogue associé au restaurant désiré. On se répartit en deux bateaux, on est tout de même quatorze, et on part pour vingt bonnes minutes à fond les moteurs, l'étendue d'eau est colossale. A l'arrivée on n'est pas déçu, la table est déjà réservée et les structures gonflables semblent nous tendre les bras. A noter, il est obligatoire de porter un gilet de sauvetage, enfants comme adultes. L'après midi va se passer entre discussions, bières, nourriture et moultes ploufs !

Encore une journée parfaite, enfin jusque là. On a la voiture jusqu'au lendemain matin mais pour éviter de se lever trop tôt on décide de la rendre le soir même. 17:55 pour 18:00, ouf, on la restitue. 18:03 bilibilip message des COQ, ils sont en panne encore assez loin et les KAT ne trouvent pas de solution pour rentrer, mais pourquoi on a rendu la voiture ??? Finalement la super femme de Dada connait quelqu'un qu'elle envoie les chercher et avec les embouteillages locaux, les KAT n'arriveront que très tardivement. Les COQ sont partis pour quelques jours de galère entre l'identification de la panne par le garagiste (l'alternateur qu'avait immédiatement identifié Fred, le papa COQ) et les délais pour récupérer la pièce. Mais ils sont repartis !!



Dimanche 25 novembre

On va avec les COQ au marché nocturne, on ne s'en lasse pas et on a encore des courses de Noël à faire.

Le temps file, on se sent si bien à Chiang Mai avec en plus des amis pour les parents et les enfants, pour faire les activités, prendre l'apéro... Cela fait du bien après quelques mois repliés sur le cocon familial.... Mais il y a tellement de choses à voir, alors on se botte les fesses et on part pour un road trip vers le nord..

Pad Thaï omelette
Des savons en forme de fleurs

Et pour plus de photos : https://photos.app.goo.gl/CcdkyJSuGKZYLkdJ7

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Publié le 23 janvier 2019

26 au 30 novembre 2018

Dans l'épisode précédent nous avions loué pour 24h une voiture et redécouvert la joie d'être "autonome" ! Après la Chine, le Vietnam et le Cambodge où il n'était pas trop possible de le faire, cela fait du bien et nous décide à repartir sur la route. Nous reprenons donc le volant quelques jours pour aller découvrir le nord de la Thaïlande et accessoirement faire un mini saut au Myanmar pour faire prolonger nos visas.


Les grottes de Chiang Dao

On monte une bonne volée de marches pour rejoindre l'entrée de la grotte, on rentre sous terre et on redescend. Là, une ribambelle de guides (uniquement des femmes), lanterne à la main, attendent. Une jeune femme nous explique qu'il y a deux chemins, celui éclairé à faire tout seul pour voir le bouddha et l'autre... En fait on ne comprend pas tout ce qu'elle dit, juste qu'il faut faire une donation, qu'une guide va nous accompagner et que ça dure une heure. C'est parti, une des guides se lève, pompe sa lanterne à essence qui ronfle doucement et nous ouvre la voie. Pour le coup, pas d'electricité, pas de chemin betonné, on suit les structures naturelles marquées de l'usure des pieds touristique. On est seul, on traverse des salles gigantesques et silencieuses que la faible lumière n'arrive pas a éclairer complètement. Notre guide nous indique les structures aux formes les plus singulières, des éléphants, des champignons, des méduses, des arbres ... Régulièrement dans ce dédale elle baragouine un vague "carefull" et disparaît dans trou si petit que je suis obligé d'y lancer mon sac avant de m'y faufiler. "Problème", c'est elle qui a la lumière, elle passe la première et on passe les uns après les autres.. les derniers se retrouvent régulièrement seuls, dans le noir complet et doivent avancer à tâtons, très légèrement angoissant. Je "triche" rapidement et je sors une lampe de mon sac. L'air est saturé d'humidité, on transpire abondement mais on apprécie vraiment ces "paysages" et ce calme.

Revenu de notre expédition, on attaque le chemin "grand public". A part les couleurs étonnantes, il est sans grand intérêt et il y a d'autres gens (on s'habitue vite à la tranquilité). On y croisera un bouddha allongé vaguement sculpté et au visage doré d'offrandes*.


* Dans de nombreux temples plutôt que d'acheter une bougie il est possible d'acheter une petite feuille d'or à coller.


Trou où il faut se faufiler
Trou

Les cascades de Sang Wan

Coin de tranquilité, aménagé, fléché et payant. L'eau s'écoule sur des roches ressemblant à de la pierre ponce, absolument pas glissante malgré l'eau. On va y grimper pour tremper les pieds, on hésite à tremper plus mais c'est presque la fin de journée et on a encore une autre étape.


Les sources chaudes de Pong Amg

L'entrée est comprise dans celle des cascades, à condition d'y aller dans la même journée. On se dépêche d'y aller et on trouve deux mares au fond noirâtre d'où des fines bulles s'élèvent, l'odeur est particulière, ( soufrée ? ), Pas très accueillants. Heureusement, un peu plus loin, plusieurs bassins sont alimentés par ces sources chaudes. On se précipite pour s'y baigner mais la température est telle que l'entrée dans l'eau est très progressive, sauf accident.. contrairement aux cascades les algues/mousses ont proliférées sur les pierres transformant les marches en savonnette. Il faut rentrer à quatre pattes, après la grotte, cette posture va devenir une habitude. On s'y plonge tous, l'endroit est calme, une famille Thaï, un groupe d'amis français, un couple d'un certain âge français et une famille (nous) française... Trois sur quatre .. et on dit que les Français ne se baignent pas ..

Temple Wat Thaton à Maé Ai

Après deux nuits dans des hôtels très sympas mais très différents, un relativement luxe et un "paumé" de chalets entourés d'une flore luxuriante et d'une faune très bruyante, on monte en voiture au temple Thaton pour contempler la vallée. On part de bonne heure et avant d'arriver on admire le bord de la route qui accueille une dizaine de sculptures ou bâtiments imposants. On a réussi à se lever tôt pour être dans les premiers et pouvoir admirer .. rien. On est arrivé trop tôt, tout est noyé dans le brouillard. Qu'à cela ne tienne, on commence par l'intérieur. On grimpe sur le dos du grand dragon (rampe) qui monte en spirale jusqu'au sommet du temple. Les écailles du dragon sont marquées des noms des donateurs. En haut se trouve un genre de gros narguilé sur lequel on peut "coller des offrandes dorées" et un balcon offrant une vue "wahou" sur la vallée. Le temps que l'on monte en traînant à chaque étage, les nuages étaient passés.

Mae Salong et plantation de thé Choui Fong


Sur notre trajet on passe par le "premier village chinois", Mae Salong* connu notamment pour son marché.... Bon en fait le marché n'était pas très intéressant, des étals de chinoiseries, et la ville ne semble pas avoir beaucoup d'intérêt en soit ; on y perçoit très nettement une ambiance plus Chinoise. Perdue en altitude, elle offre des panoramas à couper le souffle et des randonnées certainement géniales, mais on n'a pas le temps. On se promènera dans le marché et on déjeunera dans un café avec une vue superbe et avec un chef pâtissier formé en France...

Mae Salong*, un petit bout de chine en Thailande. Une majorité des familles composant Mae Salong étant des anciens de l’armée anti-communiste du KMT (Kuomintang), ayant combattu l’armée de Mae Zedong durant la guerre civile chinoise à la fin des années 40. 

Source : https://www.thailande-et-asie.com/mae-salong-petit-bout-chine-thailande/


On enchaine par une visite dans la plantation de thé Choui Fong recommandé dans le guide du routard. On emprunte des routes sinueuses sans âme qui vive, on pense se diriger vers un "petit truc" et on trouve un belle grande plantation industrielle... pour les chinois. Une boutique où on peut déguster du thé et deux cafés surplombant les plantations. N'espérez pas en apprendre un peu plus sur l'histoire ou la culture de la plante et c'est très dommage.

On n'a vu personne en arrivant car on ne venait pas de la grande route mais de l'autre côté, de la montagne.

Chiang Rai et Tatchileik

Chiang Rai : sa grande horloge, le marché de nuit avec sa grande place de street food et son temple blanc présenté dans la section suivante...

Cette ville comme intérêt principal pour nous d'être à proximité de la frontière birmane et plus précisément de la ville de Tatchileik.

La frontière naturelle est une rivière. A pieds, on sort de la Thaïlande*, on franchit un pont moche avec quelques mendiants, on change de côté (ils conduisent à droite) on arrive au Myanmar, on paye et on abandonne nos passeports... Gloups. On débouche directement dans un marché qui accepte les baths Thaï. Quasi immédiatement on me propose des médicaments en forme de losange bleu...

On continue notre chemin et on marche jusqu'au Chedi** qui surplombe la ville. On déjeune à proximité, dans un restaurant où on comprend encore moins qu'en Thaïlande. Au début du repas ils déposent des sortes de gâteaux sur la table qui ne sont pas offerts, il faut le savoir. On déambule un peu dans la ville : les birmans sont très souriants et nous parlent de manière spontanée, sans rien attendre en retour. On repart assez vite. On arrive à une guérite pour récupérer nos passeports. La fenêtre est ouverte avec des piles des précieux documents à porté de main, sans personne pour les surveiller ou nous restituer les nôtres. Un agent nonchalant finira par arriver et nous retrouver les nôtres en farfouillant.

On re re change de côté de la route et on re rentre en Thaïlande, c'est reparti pour 30 jours !


* Il ne faut pas perdre le petit papier donné à l'entrée sinon il faut payer. Au moment de ré-entrer ils auront la bonne idée de l'agrapher dans le passeport.


** grosse structure ronde dans l'enceinte d'un temple autour duquel il faut tourner en priant.

Le Triangle d'or

A proximité de Tatchileik se trouve le Triangle d'Or, frontière triangulaire entre le Laos, le Myanmar et la Thaïlande. Voilà, sympa, rien de particulier, c'est juste rigolo de contempler trois pays d'un seul regard.


Wikipédia : comme le Croissant d'or, qui regroupe l'Afghanistan, l'Iran et le Pakistan, il est l'une des principales zones mondiales de production d'opium depuis les années 1920.

Le temple blanc


Voilà LE point d'intérêt de Chiang Rai. Ce temple contemporain est délirant. Tout blanc et très torturé à l'extérieur il est chatoyant à l'intérieur avec des fresques mêlant bouddha à Harry Potter, Batman, Luke Skywalker, Cthulhu, kung-fu Panda et bien d'autres.. mais comme on a pas le droit de prendre des photos, il faudra aller voir sur place (ou chercher sur Google).

Par contre il est petit, une seule pièce, rien à voir avec Wat Ban Den. Les jardins autour révèlent aussi quelques surprises comme ce temple doré avec Ganesh au premier étage visible que de l'extérieur ou ces têtes de super héros pendues à un arbre.

Et retour "chez nous" (Baan Rao) pour retrouver nos amis COQ et KAT.


Les photos : https://photos.app.goo.gl/hTgmm5UP7SQumExb7

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Publié le 26 janvier 2019

Après notre excursion dans le nord on repasse quelques jours à Chiang Mai, oui encore, mais quand on aime on ne compte pas. Le soir même on décapsule une paire de Léo* et on s'organise deux journées avec nos amis KAT (@katpaksaks)

*Léo et Chang sont les deux bières les plus courantes.


Jour 1 - 1er décembre 2018

Décembre.... On a vraiment du mal à croire, les tongs n'aident pas à la prise de conscience. Bref, on part de bonne heure avec Sylvain chercher notre véhicule de location, une modeste 7 places dans la quelle on va essayer de se tasser à 9. Enfin ça c'était le plan, la loueuse désolée nous informe que malgré notre réservation la voiture n'est pas disponible et qu'à la place on aura ... Un énorme 4x4 noir rutilant dans lequel on tiendra largement !! La journée commence bien !

On récupère les maillots, lunettes, répulsif anti moustiques, trousse de secours et on y va.


Premier arrêt le "Siam Insect Zoo"

Extérieurement de taille raisonnable (contrairement au prix), on traverse quelques salles avec des explications, des bruitages et une flopée d'insectes épinglés, dont des spécimens des gros trucs que l'on croise dans les salles de bain depuis le début du voyage (petit sentiment de vengeance). On accède ensuite à quelques vivarium un peu sales hébergeant des grosses araignées velues. Jusque là, la visite n'est pas sensationnelle, Dada se serait-il planté dans ses conseils ? On continue la visite par une serre où plein de jolis papillons colorés virevoltent et parfois se posent même sur nos mains, c'est assez féerique (et humide). Pièce suivante, encore des vivarium. Mais cette fois une thaïlandaise nous attend et là c'est une autre histoire.... Elle va tout ouvrir, tout nous montrer, tout nous faire toucher et même tout nous poser dans les mains. Des phasmes aux scorpions en passant par les tarentules et les iguanes. Pas de cris ni d'évanouissement, l'ambiance particulière fait que l'on se laisse aller à tripoter des bestioles que l'on aurait pas approchées sans une grosse pelle. C'est une expérience très étonnante sur cette faune particulière et sur nous même. Finalement ça valait bien le prix, merci Dada !

2nd arrêt, la Snake Farm

Juste à côté du zoo aux insectes. on prend le temps (et l'argent) de rendre visite à quelques reptiles. Quelques enclos avec des serpents très tranquilles, un crocodile au fond d'une fosse et un petit spectacle d'un goût douteux. Bof, ce n'est pas un souvenir impérissable.


3eme étapes Waterfalls

Dada nous a recommandé des cascades parfaites pour déjeuner et jouer dans l'eau. Sur le parking des échoppes sont censées proposer de le street food et prêter tout le matériel nécessaire pour pic-niquer, et ça tombe bien c'est l'heure de manger !

Au volant de notre rutilant véhicule on arrive aux chutes... Sur le parking, rien, pas la moindre chenille grillée. On se rend à pieds aux chutes qui sont assez impressionnantes. On va faire trempette dans l'eau fraîche pour ressentir les forces de la nature nous masser (massacrer) le dos.... Mais on à faim ! On comprend pas on est bien aux Mae Sa Waterfalls, regarde, là sur mon GPS, on est localisé aux... (Silence gêné)... Tad Mork Waterfalls.

Oups, on est allé un peu trop loin. Bon, en même temps, le fait qu'il n'y ai personne et que la jeune femme à la barrière ai insisté pour faire un selfie avec Sylvain et moi (surtout Sylvain) aurait du nous mettre la puce à l'oreille.

On est content d'avoir profité de ce lieu dans la plus grande quiétude, au son des grondements de la cascade et de nos estomacs. Mais on repart.



4eme et dernière étape

Les "bonnes" chutes de Maé Sa. Parking, commande de nourriture, remplissage de panier et on rejoint l'eau.

Il y a là une dizaine de spots avec des agencements de gros blocs au milieu de la rivière où l'on peut se poser. L'eau serpente autour en ruisseaux plus ou moins puissants pour former des cuvettes calmes et repartir de plus belle. On avale rapidement notre repas tiedasse et on s'immerge enfin. On patauge une bonne partie de l'après midi avant de repartir pour "Chez Nous", le plus grand calme régnant dans la voiture.

Pour la petite histoire, au moment de partir Julie, la maman KAT, essayera de convaincre un local de ne pas laisser sur le parking ses poubelles qui attiraient déjà des chiens errants... Sans succès. Le plastic est arrivé plus vite en Asie que la culture de la gestion des déchets non biodégradables.


2nd JOURNÉE (02/12) - Temple Doi Suthep

Le temple est situé en haut d'une petite montagne et la dernière étape se fait à pieds par un grand escalier. Est-ce parce-que c'est dimanche ? Y a-t-il un évènement particulier ? Mais toujours est il qu'à notre arrivée en bas et pendant toute la montée on croisera des centaines de courageux cyclistes ahanants sous un soleil de plomb dans des pentes bien raides et accueillis en haut par un défibrillateur trônant au milieu de la place.

Nous nous contenterons de monter les marches, en ahanant aussi, pour rejoindre le temple, quasiment semblable à tous les autres si ce n'est le bouddha de jade. On déambule pieds nus quand nos amis KAT sont interpellés par des Québécois qui les ont reconnus. Quand on vous disait qu'ils sont célèbres !

On tourne autour du chedi et entre les touristes chinois puis on redescend.

Comme on a le temps et un véhicule on sort le guide du routard pour trouver une nouvelle destination ouverte le dimanche. Notre choix se porte sur le musée tribal pour découvrir la culture Siam. On en verra que la grille fermée, en fait ce n'est pas ouvert le dimanche. Merci le GDR. (Plus ça va, moins on a confiance dans le guide, que cela soit pour les idées ou les informations opérationnelles)

Retour "chez nous", on a des sacs à faire.


Voilà pour Chiang Mai, demain on récupère une voiture de location à l'aéroport que l'on rendra à Bangkok dans 20 jours. On part pour un second road trip vers le sud, deux semaines sur une île et quelques jours à Bangkok... À lire dans les prochains épisodes.

Bye-Bye les KAT, vous êtes géniaux, on se revoit chez vous en juin !


Les photos :

https://photos.app.goo.gl/QB7TwFzAsmmuFyKV6

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Publié le 7 février 2019

Le 3 décembre nous sommes partis nous promener en voiture vers le sud avec comme objectif l'île de Koh Chang le 11.


Donc le 3 décembre matin nous allons récupérer une voiture à l'aéroport, c'est plus loin mais cela nous permettra de la rendre à l'aéroport de Bangkok. Après quelques difficultés à trouver notre loueur nous récupérons une belle voiture récente. Elle a un petite rayure sur la poignée passager à gauche. Dans le doute je la prends en photo mais le loueur me dit pas de problème on est assuré à 100%...

4 décembre, fin de journée. Nous roulons sur une deux fois deux voies, sur la file de gauche, lentement car on cherche notre chemin. On le trouve, clignotant, je tourne à gauche BAM !!!! Un jeune motard sans casque roulait sur.. la voie de stationnement ? La bande d'arrêt d'urgence ? Bref hors de la route... Plus de peur que de mal, il a un peu mal au poignet et bonne nouvelle, on ne voit plus la petite rayure sur la porte complètement défoncée...

L'assureur est appelé et arrive, tout le monde est super sympa, les gens apportent de l'eau et de quoi grignoter aux enfants et au moment de partir des locaux éméchés nous offrirons même une bière. Au milieu de tous ce monde qui ne parle pas anglais, on essaye de nous faire signer des formulaires en blanc... On arrivera a y faire un dessin avant de le signer. Comme ce n'est que de la carrosserie, l'assureur nous dit que c'est tout bon et on repart avec la voiture.




Avant cet accrochage, nous avons eu le temps de visiter trois temples :

Wat phra that Hariphunchai

Wat phra that Lampang luang

Et le temple de Lampang.

Dans le premier on y va trouve de Bouddhas anémiques et des traces de pieds géants.

Dans le second, dans une petit pièce (interdite aux femmes) on trouve un drap tendu. Tunique sacrée ou Saint Suaire ?? Que nenni ! Son secret est révélé quand on ferme la vielle porte en bois vermoulu. Un petit trou laisse filtrer la lumière et transforme la pièce en chambre noire. La lumière dehors est si éclatante que l'on peut voir apparaître sur le drap l'image inversée du chedi.

Dans le dernier temple, juste une empreinte de pied géant. C'est la fin de journée, les moines balaient et on s'assoit quelques instants sur une marche. Une très gentille dame accourt alors pour nous offrir du thé au citron très frais plein de glaçons. (Personne n'a été malade)

Dans les différentes offrandes possibles on découvre des grands bâtons qui soutiennent les branches des arbres dans les cours des temples.



Après un peu de route nous avons pris le temps de visiter les ruines des temples de Sukhothai en vélos. Cela nous fait un peu penser aux temples d'Angkor en plus petit, mieux entretenu, plus ombragé et moins fréquenté. Il y a dans l'enceinte du parc une dizaine de temples, des bassins et des Bouddhas. La balade en vélos dans ces allées calmes et entourés de telles ruines est un peu surnaturelle mais excessivement plaisante.



Après encore un peu de route, nous voulons visiter, oh surpise, des temples. Ah ce moment, nous avons de plus en plus de mal à intéresser les garçons à la contemplation des vielles pierres. Pourtant il s'agit des temples de Ayutthaya et notamment de la fameuse tête de Bouddha prise dans les entrelacs d'un arbre. Avant, nous arrivons à notre auberge, juste à côté de la rivière ; notre logeuse nous ayant indiqué les temples "pas loin" avec des activités le soir même, on traverse la rivière en bateau et on part à pieds pour rejoindre les temples. On oublie toujours que la marche n'est pas un mode de transport pour eux et que "pas loin" sous entend en voiture... Bref on finit par arriver. C'est la fin de journée, il n' y a quasiment personne. On cherche à prendre un billet pour rentrer mais deux hommes en uniforme nous font signe d'y aller .. ça semble gratuit (ça c'est une surprise !!) . On déambule dans les ruines et on finit par trouver un arbre avec une tête de statue coincée dedans .. de près, c'est moins impressionnant, l'arbre est seul, on est loin des tableaux de la nature reprenant ses droits, admirés à Angkor. Mais existe-t-il une ruine comparable à celles de Angkor ?

On verra aussi des éléphants pas très heureux attraper des billets dans les mains de touristes pour les donner à leurs Cornacs. La nuit tombe, le bouddha géant couché est trop loin ça sera pour demain en voiture. On continue à se promener dans le parc et on arrive dans une zone festive avec des ribambelles d'étals de nourriture qui se paye avec des petits cailloux achetés aux entrées. On décide de se poser après quelques achats quand soudainement une pluie tropicale s'invite à la fête. On se retrouve abrité dans le stand d'un photographe avec une escouade de policiers souriants. On repart se balader en direction de la sortie, mais on découvre qu'en fait c'est immense*. Il y a plusieurs zones avec des scènes, des activités (on fait des échasses) et bien sûr encore de la nourriture. On marche, on marche, on marche pour finalement réussir à sortir et prendre un tuk-tuk pour rejoindre nos lits, exténués.

* Il s'agissait du Ayutthaya World Heritage Fair.

Le lendemain matin... Pluie diluvienne dès le réveil, on passe voir le bouddha géant couché depuis la voiture et on part vers notre étape suivante.


Nous rejoignons la région du Kanchanaburi et passons dans la ville éponyme voir un vieux pont ferroviaire sans intérêt particulier évident, pour le plus grand désarroi des garçons qui ne comprennent pas. Et pourtant il est cinématographiquement mythique... Un indice, la rivière qu'il enjambe est nommé Kwaï... Oui, c'est le fameux pont de la rivière Kwaï. On y verra même passer un train.

Nous logeons dans une maison d'hôtes tenue par un Allemand à la retraite et sa famille thaïlandaise. Elle est un peu reculée dans les champs, semblant isolée de tout, et pourtant nos premiers échangent porteront sur la crise des "gilets jaunes" qu'il suit avec grande attention.

Sur ses conseils nous allons voir deux temples (oui, encore) sur la route pour rejoindre des chutes. Le premier temple assez sobre est installé dans une grotte naturelle et a un immense bouddha en extérieur. Le second de style plus "chinois" est tout en sculptures, dragons et décorations chargées, il semblerait que l'on puisse s'y faire offrir le repas, mais nous n'avons pas trouvé.

Les chutes de Sai Yok Noi sont très accessibles, en bord de route, très bien aménagées, gratuites et familiales.... Et on est dimanche. On y trempe juste les pieds, refroidis par la foule d'enfants survitaminés se jetant les uns sur les autres depuis les rochers au mépris de toutes idées de possibles règles de sécurités.

Le soir nous partageons un super BBQ avec nos logeurs et on fait du feu pour le plus grand plaisir des européens présents (l'allemand et nous) sous le regard incrédule des locaux qui ne comprennent pas ce plaisir de produire encore plus de chaleur alors que l'on étouffe déjà.

La guesthouse : Wang Pla - guesthouse & fishing Park

Dans la suite du périple nous passons voir les plages en "dents de scie" de Rayong et visiter la cathédrale de l'Immaculée conception à Chantaburi. Devant cette dernière trône un gand "sapin" de Noël, sorte de grand cône de loupiotes. Décidément on n'arrive pas à s'y faire, avec cette chaleur et cette luminosité on le trouve un peu ridicule et pourtant Noël est dans deux semaines.


Et maintenant, direction Koh Chang, l'île de l'éléphant, pour se "poser" un peu.


Les photos : https://photos.app.goo.gl/FCyA7dTJ49ZhGyC4A

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Publié le 17 février 2019

Koh Chang du 12 au 23 décembre 2018

Pour clore ce périple asiatique et nous reposer nous posons nos bagages à Koh Chang, l’ile éléphant, nommé ainsi en raison non pas de sa faune mais de sa forme vaguement éléphantesque. Nous avons réservé un seul hôtel pour toute la durée, pas de bagages à faire défaire et les blanchisseuses du coin ne vont pas chômer pour redonner une vie à nos affaires. L’hôtel bien que simple a une piscine, se trouve à moins de 10 minutes de la plage et moins de 3 des restaurants … le programme est clair. Piscine, nourriture et boissons locales avec beaucoup de noix de coco et de piments, plage, balades dans l’ile avec notre voiture et devoirs (on a un peu de retard à rattraper), bref ne pas courir et se reposer.



Ile éléphant
Île éléphant

---- Les plages et nos impressions -----

La plage de Klong Prao, celle à coté de notre hôtel, est accessible par une passerelle et un pont flottant permettant de traverser une baie un peu cachée. Elle est encore très sauvage, c.a.d non bétonnée, mais offre autant de stands de massages et de restaurants que l’on peut souhaiter. Ces derniers, à la tombée de la nuit, sortent tables, lampions et BBQ sur le sable. On y dinera un certain nombre de fois, les pieds dans le sable, en maillot de bain, au soleil couchant alors que la température reste suffisamment élevée pour apprécier une bière fraiche, surtout avec des amis tourdumondistes rencontrés sur place, Gwen, François et leurs deux enfants, les @deglutinizertravellers (Instagram), des francais expatriés en Norvège.


La plage de Kai Bae. Découverte comme point de départ de notre balade en kayak, elle est moins sauvage avec des hôtels proposants des bungalow modernes ouvrants sur la mer qui avaient l’air bien sympa. (les parents, si vous cherchez un endroit en amoureux ou en famille … )

White Sand Beach, la plage la plus connue… des russes. Nous n’avons vraiment pas été séduit, ni par la plage ni par l’environnement.

La plage de Ko Man Nai, la petite ile rejointe à la force de nos bras. Elle est petite, sauvage et défigurée par une échoppe façon bidon ville entourée de déchets … ces horribles déchets que l’on trouve partout en Asie.

Long Beach, dans la trompe de l’éléphant. Elle n’est pas loin à vol d’oiseau, mais la route circulaire n’est pas tout à fait complète… on doit faire tout le tour dans l’autre sens. Il n’était pas prévu d’y aller, mais ayant fait une bonne partie du chemin pour voir la mangrove et ayant encore pas mal de temps, on décide de continuer un peu au pif. « Long Beach », le nom est sympa GO ! La route à la fin est assez démente, des pentes de folies, des virages aveugles avec la moitié de la chaussée en moins et des troupes de singes s’épouillant le dos au milieu. Mais à l’arrivée, qu’elle découverte, une immense plage sauvage, belle, une eau turquoise et limpide et un restaurant/hotel minimaliste de cases 68tardes avec une superbe ambiance, et je ne dis pas cela parce que la maitresse de maison a dit que je ressemblais à Georges Clooney. Par contre la route pour y aller… le guide du routard dit que … ah bein qu’elle est fermée aux voitures (il n’y avait pas de panneaux) et déconseillées aux deux roues, qu’il vaut mieux y aller en bateau taxi… ceci explique cela.

BangBao Beach. Une des dernières visitées, il y avait des grosses vagues qui nous repoussaient vers les fauteuils du restaurant, on n’a pas résisté. On s’affale, cocktails de fruits frais pour tout le monde, puis déjeuner et massage d’1h en dessert … on commence à prendre le « bon » rythme.

--- Les visites ---

Khlong Phlu Waterfalls et fish pédicure.

A quelques minutes en voiture nous allons admirer une cascade… « encore !?! » disent les enfants. On paie l’entrée et après une quinzaine de minutes de marche on arrive aux bassins alimentés par un cascade assez sympa, mais la surprise réside dans ses poissons de la race des « fish pédicure ».  On y trempe les pieds et ils viennent grignoter les petites peaux mortes. Alors autant dans le commerce ils font au plus quelques centimètres, là il y a aussi des bestiaux de plusieurs dizaines de centimètres qui viennent nous « sucer » les orteils. C’est impressionnant, mais en fait très délicat et légèrement chatouillant.



L’ile de Koh Man Nai depuis Kaibae Beach

On loue des kayaks pour une demi-journée et on part à l’aventure. Vanessa et Jules dans l’un. Léo, Oscar et moi dans l’autre. On tire sur les bras et on arrive rapidement à la petite ile. On passe un peu de temps sur la plage et on repart faire le tour de l’ile… enfin on essaye, arrivés au bout, la mer est moins sympa et les rochers affleurent de partout... demi-tour toute !! on va plutôt longer la côte avant de rejoindre le port. A pic et sauvage, on admire, on tire sur les bras, ils font demi tour récupérer le chapeau de Vanessa, et on rejoint tranquillement le port. On rend les kayaks et restaurants pour se remettre de nos efforts.




Petit tour dans la mangrove.

On a repéré une balade qui serpente dans la mangrove, on se prépare, bonnes chaussures, anti moustiques, habits adaptés, maillots de bain au cas où, bref en mode aventurier ! Une fois sur place on s’enfonce dans la végétation en suivant …. Un ponton bétonné, à moitié abandonné, qui fait une grande boucle et ressort un peu plus loin… au temps pour l’aventure ! Mais cela nous a quand même permis de voir de près cette végétation luxuriante avec ces myriades de racines qui attrapent et poussent au travers des sacs, bidons, crocs et autres déchets … ENCORE ! comme on a encore beaucoup de temps, on pousse jusqu’à Long Beach.


Bangkok du 23 au 28 décembre 2018

On loge dans une rue « piétonne » (envahie de piétons avec des voitures qui forcent parfois le passage) et fait marché nocturne. Les restaurants y abondent, on y déambulera et dinera quasiment tous les soirs. On y visitera des temples, dont un avec un grand bouddha couché et un autre sur l’autre rive sur lequel on monte très haut pour avoir une belle vue (mais il est fermé à mi-hauteur) . On visitera aussi le palais royal, avec des temples et des fresques, très « joli », toujours dans le même style clinquant brillant avec une touche d’éclatant. On y trouve aussi une maquette de Angkor Vat que l’on prend comme une sorte de clin d’œil à notre périple.

On flânera dans les centres commerciaux plus ou moins décoré aux couleurs de noël (ex : un sapin en verres Stella Artois), notamment pour trouver de quoi garnir le pied sapin , ah et de quoi dessiner un sapin à coller au mur pour avoir quelque chose à garnir. On ira voir les requins à l’aquarium et on passera beaucoup de temps, mais alors énormément de temps dans les embouteillages et la pollution. Uber ? quasi impossible, ils arrivent une fois sur dix et annulent les courses. TukTuk, bien plus rapide, mais faut pas trop aimer la vie, ils font la course. Le métro, certainement génial, mais il n’y a que deux ou trois lignes qui ne desservent pas la vieille ville. Il y a aussi le bateau bus, parfois. Bref, les déplacements sont une vrai plaie qui gâchent beaucoup le plaisir.


Voila qui clôt nos quatre premiers mois et notre découverte de l’Asie. Le temps passe très vite, on a un peu de vague à l'âme, l'impression de ne pas en faire assez et en même temps de ne pas prendre assez le temps à chaque endroit. De trop bouger, ou pas assez. Qu'il faudrait une vie dans chaque pays pour les découvrir réellement…. et en même temps on a hâte de rejoindre l’Australie pour retrouver la « civilisation » (l’eau potable), une nourriture plus connue, notre ami James et sa famille et surtout de nouvelles aventures !! Koalas, nous voilà !


Les photos : https://photos.app.goo.gl/XWv38JFN14o9wnPC8