Carnet de voyage

Cambodge

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4 étapes
5 commentaires
Par OLJVB
Cambodge, du sud au nord en passant par le centre ...
Novembre 2018
20 jours
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La ville

On arrive le 28 octobre en fin de journée, on fait un passage éclair à l'hôtel pour jeter nos bagages et on ressort pour notre première rencontre avec une autre famille française qui fait aussi le tour du monde, mais en camping car. Leurs aventures sont ici : https://coqsoftheworld.com . Dîner très sympa, les enfants sont contents d'en rencontrer d'autres... On prend RDV pour se revoir dans le nord de la Thaïlande.

Notre hôtel, le Ohana Palace Hôtel, est très bien placé, a une salle de restaurant sur les toits vraiment sympa, une grande piscine mais qu'est ce qu'ils ne sont pas souriants (voir désagréables). Autant pour le pays du sourire.

Le 29, grande balade à pied et on rentre en tuk-tuk. Le guide du routard la disait fatiguante, on la trouve plutôt très sympa cette ville ! L'installation des câbles électriques me laissent un peu pensif.... Mais comment font ils pour s'y retrouver ?

On tombe un peu par hasard sur le monument de l'indépendance dont, sans le savoir à ce moment, on verra l'original quelques jours plus tard. Il serait la copie d'une des tours du temple d'Angkor (ou au moins très inspiré). On finit la journée au marché de nuit, au bout de la balade le long de la rivière Tonle Sap. En ressortant on a la chance de tomber sur un feu d'artifice (encore).


Monument de l'indépendance
Monument de l'indépendance
Norodom Sihanouk
Norodom Sihanouk

L'île de la soie

Le 30 octobre, on part pour continuer notre balade à pieds mais on croise un chauffeur de tuk-tuk qui nous convainc de nous laisser embarquer, et c'est parti pour une super journée. Il s'avère super sympa et parle bien anglais. Il nous fait faire le tour des temples principaux (cf. Plus loin) et surtout nous emmene sur l'île de la soie. Pour y arriver il faut prendre un ferry atteignable par un chemin de terre ultra pentu, certains tuk-tuk chargés n'arrivent pas à remonter, on aidera même à pousser au plus grand étonnement des locaux. Pour attendre son arrivée, le chauffeur nous offre un "banana rice" (une banane entouré de riz, sucré et salé, le tout emballé dans une feuille de bananier et cuit sur un bbq rudimentaire) et c est très bon !

Premier arrêt dans une famille de tisseurs. Oscar et Vanessa vont s'essayer au filage pendant que j'essaie de comprendre comment ça marche, et j'y arrive enfin ! Les motifs sont encodés dans les nombreuses barres qui sont devant (15 il me semble pour le motif en cours). Elles sont soulevées l'une après l'autre, en alternance avec les deux plus éloignées qui donnent la couleur de fond, et cycliquement ... Ok, c'est pas bien clair, mais on voit vraiment l'ancêtre de l'ordinateur (bon c'était la parenthèse geek).

On va ensuite dans une association qui regroupe des tisseuses, qui présente un peu les étapes de la création de la soie, du ver au fil, et où l'on déjeune dans des hamacs dont c'est hyper compliqué de se relever. C'est pas un problème physique, juste un manque de motivation.

Pendant le parcours, notre guide nous montrera une des grandes pirogues (jusqu'à 80 rameurs) qui fera la course avec des centaines d'autres sur la rivière, en face de notre hôtel... un peu après notre départ ... et zut !

Le trajet en tuk-tuk est très mouvementé et nous secoue beaucoup, ce qui n'empêche pas Oscar de dormir un peu, même pendant la sortie sportive du ferry.

Pour finir la journée on visite le palais royal et la pagode d'argent... Un peu décevant. Très cher, de l'architecture à l'image de la multitude des temples visités gratuitement pendant la journée et interdiction de rentrer dans la pièce intéressante, la salle du trône.

On rentre bien fatigué pour faire les sacs. Le lendemain, départ pour Kampot, au sud ouest du Cambodge.


Les temples

Au cours de nos balades, à pied ou en tuk-tuk, on croise énormément de temples hindous et de pagodes bouddhistes et même un bateau temple qui regroupe les deux. Ils ont en commun de tous avoir beaucoup de dorure, voir d'être complètement dorés, et de proposer des décorations "chargées", notamment à l'aide de LEDs clignotantes du meilleur goût.

Le guide nous explique en anglais que les personnages heureux sont ceux qui ont eu une vie épanouie, avec danse, femmes et alcool, et les tristes, ceux qui n'ont pas assez vécu avant de passer l'arme à gauche. On traduit pour les garçons et le guide se moque de nous... c'était une blague. Les personnages représentent les émotions extrêmes par opposition aux moines qui s'efforcent de rester "zen", pile poil entre les deux.

On retrouve sur les murs de la plupart des édifices, des fresques illustrant la vie de bouddha, de prince richissime à celle de guide spirituel "éveillé", l'évolution étant mesurable à la longueur de ses lobes d'oreilles.

Dans le premier temple il y a des singes habitués aux visiteurs et le guide étant habitué aux touristes, il a prévu des cacahuètes pour rapprocher les deux. Oscar a particulièrement apprécié.

Et comme d'habitude, les photos :

https://photos.app.goo.gl/YUCnZrUe4DmMChtY7

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Oulala, qu'est ce que le retard dans la rédaction du blog continue de s'accumuler....


Kampot

On arrive après 150 km et trois heures de très mauvaise route à Kampot. Tout de suite la ville semble beaucoup plus calme, la circulation est faible et on peut se balader agréablement à pieds. On loge au "bouddha bleu", simple, sans petit déjeuner mais d'un très bon rapport qualité prix et un accueil très sympa. Le soir même on va faire un tour sur la rivière pour admirer: le coucher de soleil, quelques lucioles et les étoiles. Attention la tête ! Pour admirer les paysages, tout le monde s'installe sur le toit du bateau mais lors des passages sous les ponts il faut complètement s'allonger, c'est tellement juste qu'en levant le bras on touche le pont (cf. Vidéo dans l'album Google, lien en bas). La fin de la balade, allongés à la belle étoile et voguant sur la rivière, fut un moment zen des plus agréables et donc légèrement ennuyeux pour les enfants. Enfin au début, jusqu'à ce qu'ils s'intéressent à la chasse aux étoiles filantes et aux souhaits les accompagnant.

Retour à quai, il y a beaucoup d'Européens en terrasse (dont nous) et l'on voit quelques "couples typiques", un occidental d'un âge certain et une (très) jeune cambodgienne, parfois enceinte. (Gloups, oui ça existe encore)

Le matin à l'hôtel, on croise une famille française sur le départ, avec deux petites filles....

Cooking class

Le lendemain nous avons un cours de cuisine à "La Plantation". Le poivre de Kampot est connu dans le monde entier. Le matin on commence par le marché avec le chef "one two" (prononciation phonétique de son prénom : van tu) et comme il parle français, il est surnommé "un deux". Il prend le temps de nous expliquer et de nous faire goûter, on découvre par exemple que l'on mange les fruits du lotus en extrayant les graines qui ressemblent à des pistaches.

En arrivant à la plantation, on commence par une dégustation de poivre, du rouge, du blanc, du noir... À ce moment, on se promène tous la langue pendante en essayant de retrouver quelques sensations. Dans les poivres "rigolos", il y a le "poivre oiseau", récolté dans les fientes qui ont dissous l'écorce du grain pour faire du poivre blanc, mais il est trop rare pour être dégusté. Il y a aussi le poivre fermenté dans du sel qui est excellent et qui s'utilise sans moulin, directement sur une salade, viande...

Au menu "Amok de poisson" et "Lok lak de bœuf", les recettes sont à la fin de l'album Google.

On apprend que le lait de coco n'a rien à voir avec l'eau de coco (eh oui, on ne le savait pas !) Pour le préparer :

1. Casser la noix avec dextérité

2. Jeter le "jus" (l'eau de coco)

3. Gratter la pulpe (ce que fera Oscar avec beaucoup de persévérance)

4.Mélanger la pulpe avec de l'eau (en bouteille) et malaxer

5. Jeter la pulpe, le lait est prêt.

On utilise un mortier pour écraser un peu tout et on découvrira que ce n'est pas une lubie de "un deux" (le chef) mais que tout le monde l'utilise, même le plus petit étal de street food est équipé d'un "énorme" mortier en bois.

Après la cuisine, on déguste et, oh surprise ! On revoit la même famille avec les deux petites filles ....

Après le repas on visite le plantation et on goute du poivre vert à même les branches (ça pique toujours autant)


Pour se rafraîchir, balade en buffle jusqu'au lac secret où les buffles piquent une tête, la carriole à leur suite avec nous dedans. Le lac est "secret" car il s'agit d'une étendue d'eau artificielle creusée à la main par les prisonniers des Khmers rouges dans des conditions atroces. Il n'est plus si secret, il est indiqué sur Google Map. Par contre il est très propre et la nature environnante est très préservée, ce qui est très très rare. Pas un seul sac plastique en vue.

Après un beau coucher de soleil sur la plantation, retour à l'hôtel par le même chemin complètement défoncé par les camions "chinois" (c.a.d provenant de la mine exploitée par des chinois). Les ornières sont énormes et comme pour beaucoup de "biens publics" dans le pays, personne ne s'en préoccupe. Le ressentiment contre "les chinois envahisseurs et le gouvernement corrompu" (je cite) semblent grand.


Kep

Départ pour Kep. On utilise les bus locaux très économiques. On est d'abord ramassé par un premier bus puis emmené par un second qui oubliera de s'arrêter à notre hôtel. Un petit coup de tuk-tuk en arrière nous permettra d'arriver à bon port. Bel hôtel de bungalow avec une grande piscine, nous sommes ravis de pouvoir nous rafraîchir. On déjeune sur place et on peut voir la fameuse pêche de Kep en espérant y trouver un petit restau sympa. La mer est belle et d'huile mais la plage est d'une propreté douteuse et sans ombre. Il y a pas mal de locaux qui se baignent tout habillés. Ils vident leurs poches et s'enfoncent dans l'eau. Les abords de la plage semblent un peu abandonnés, il y a des nattes à terre et des mini stands de street food peu engageants proposant entre autre le fameux crabe bleu de Kep (que l'on ne goûtera pas, un de nos échecs). Finalement, retour hôtel.

Et oh re surprise, qui voit on arriver ? La famille française avec les deux petites filles ! On sympathise et les garçons sont ravis d'avoir des copines, on organise une table adultes (avec des bières) et une table enfants. Aurélie, Nicolas, Gaëlle (5 ans) et Valentine (3 ans), rendez-vous est pris pour se revoir à Siem Reap.

Le lendemain, randonnée dans le parc naturel à proximité. On espère traverser par des petits sentiers mais on apprend que la personne s'en occupant étant décédée, ils ont été laissé à l'abandon et sont impraticables. On se contentera d'en faire le tour, 3h tout de même pendant lesquelles on verra des singes et un ancien bar à l'abandon, orné d'un graffiti étonnant (cf. Photo)

Retour à l'hôtel, piscine piscine et piscine !


Et on repart pour Siem Reap. On fait une première pose à Phnom Penh pour la nuit puis à mi-chemin on s'arrête voir "un temple" ... Cf. Plus bas.


Sambor Prei Kuk

Plus qu'un temple, c'est un site de plusieurs km dans la foret. Il regroupe des dizaines de constructions plus ou moins en bon état. N'Ayant été classé que récemment (2017) au patrimoine mondial de l'UNESCO et sa position au centre du pays, éloignée des centres d'intérêts touristiques biens établis font que l'on a pu le visiter quasiment seuls. Les quelques autres touristes croisés furent des moines, smartphone à la main, et un groupe de cambodgiens très accueillants et qui nous ont remercié de nous intéresser à leur histoire.

C'était notre premier "temple archéologique" nous plongeant dans l'histoire de cités disparues et un moment très agréable à se balader dans les bois ombragés permettant de supporter la chaleur.

Sambor Prei Kuk (en khmer « le temple dans la forêt luxuriante ») est un site archéologique préangkorien situé au Cambodge. Le site archéologique, identifié comme Içanapura, l'ancienne capitale du royaume de Chenla (fin du VIe siècle - IXesiècle), est classé en 2017 comme patrimoine mondial de l'UNESCO. [Extrait wikipédia]


Après cette pause de mi journée en plein cagnard on repart direction Siem Reap.

La suite au prochaine épisode.


Les photos : https://photos.app.goo.gl/DeQXcDMGNArBzKSK6

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Nous sommes restés du 05 au 17 novembre 2018 à Siem Reap où nous avons été merveilleusement et chaleureusement accueillis par Sylvie, Antoine et Léon (le chien). On ne les remerciera jamais assez pour tout ce qu'ils ont fait pour nous, l'accueil, les précieux conseils, nous avoir expliqué la vie locale et nous avoir fait partager leur quotidien.

Les visites des fameux temples de la région ont été tellement riches qu'elles feront l'objet d'une note à part.


05/11 : On arrive en fin de journée et les enfants font plus ample connaissance avec Léon* et la super piscine qui sera quotidiennement et largement utilisée.

*Léon est un Rhodesian ridgeback, race de chien originaire du Zimbabwe utilisé notamment pour la chasse au lion ... Oscar n'est pas peu fier d'avoir un tel copain !


06/11 : ayant accès à une super cuisine et un "grand" super marché (n'imaginez pas un méga Carrefour sur plusieurs étages, c'est plutôt un grand Monoprix), Jules n'a qu'une envie, cuisiner des spaghettis bolognaise. En fin de journée on découvre le centre ville, son marché nocturne et sa "rue de la soif". Les deux sont un peu touristiques et faciles à trouver, c'est écrit en gros néons très lumineux dessus .... Et en parlant de touristes on re-re-rencontre dans la rue par le plus grand des hasards le couple argentin déjà croisé en Chine et au Vietnam. À la troisième fois, on prend ça comme un signe du destin et on va boire une bière et dîner ! C'est fou comme le monde des voyageurs est petit, pour les découvrir sur Instagram : @moviendoelglobo

07/11 : devoirs, piscine et organisation du lendemain. Le soir on va au cirque Phare assister à un très beau spectacle mêlant accrobatie, poésie, art et musique. Le dîner est l'occasion de goûter un plat local, le crocodile. C'est un peu comme du poulet avec un léger goût de poisson mais très dur. Je ne sais pas si c'est lié à la viande ou à la façon de la préparer dans ce restaurant...


08/11 : tour en bateau sur le Tonlé Sap et visite du village de pêcheurs Kampong Khleang.

Tonlé Sap se traduit par "grande rivière d'eau douce" ou "grand lac" et ses limites sont très variables en fonction de la saison. En bref, ça désigne toute l'eau douce que l'on trouve dans la région. Notre balade ayant lieu pile poil à la fin de la saison des pluies, l'eau est très haute. La "partie lac" est tellement grande que selon Google Map on navigue dans les terres et les berges n'étant pas visibles on a plutôt l'impression d'être en pleine mer.

Sur le trajet, on passe par un village de pêcheurs sur pilotis (les maisons, pas les pêcheurs) avec son école, ses enfants autonomes sur des barques, ses avenues, ses temples ... On assiste au retour des pêcheurs qui passent leurs filets dans d'ingénieuses machines les "fouettant" (les filets, pas les pêcheurs) pour extraire la friture attrapée. On voit aussi des barques remorquer des "ilots de végétation" pour .. pour... Bein en fait on sait pas, si quelqu'un a une idée, on est preneur.

Cette plongée dans une cité tellement différente (hallucinante) fut vraiment une visite extrêmement belle quoi qu'un peu "bruyante". Prévoyez des boules quies pour tout le monde. Les puissants moteurs crachotants sont directement à portée d'oreilles.

Sur le retour on s'arrête goûter un "bambou rice", c'est une spécialité. De la ville ? Non. De la région ? Non plus. C'est une spécialité de cette grande rue qui rejoint Siem Reap. Il y a une centaine de minis échoppes de part et d'autre de la rue et les voitures/bus/cars s'arrêtent en déguster. Il est quasiment impossible d'en trouver ailleurs et je suis pas très sûr de l'efficacité du modèle économique... Concrètement c'est du riz sucré avec des haricots rouges et de la noix de coco, tassés dans un bambou et cuits sur un barbecue. Ça s'ouvre comme une banane, c'est chaud, un peu gluant mais vraiment délicieux et roboratif. Et donc juste après l'avoir mangé, on va au restaurant dont le seul intérêt est d'avoir des tables suspendues.


Tonlé Sap et Kampong Khleang

09, 10 et 12 novembre, on visite les temples en van, en vélo et en tuk-tuk mais ça sera raconté dans une autre note.

Dans les jours suivants (13 au 16), Sylvie nous emmene avec elle dans son pickup pour voir les activités de l'association dont elle fait partie: l'école du Bayon, située dans l'enceinte des temples.

La première est une école primaire avec une cantine afin que les enfants aient accès à l'éducation et au moins un repas par jour.

La seconde est une initiative de potagers cultivés par des familles d'élèves et dont la production est achetée par la cantine de l'école. On ira rendre visite à deux familles et on aura l'occasion de croiser une flopée de petits chiots mignons à croquer... Mais dans ce cas là, ce n'est pas une expression...

Le troisième est une école de pâtisserie pensionnat (réservée aux filles) / salon de thé. On ira y manger de délicieux gâteaux (quand la gourmandise peut être utile) et aider à préparer des petits sachets de poivre destinés à être vendu pour aider les projets de l'association. Nous y avons beaucoup appris et passé un bon moment.

Les copains rencontrés à Kep avec les deux petites filles arrivant à Siem Reap, on se retrouve pour dîner. Le second soir on se motive même pour aller au fameux Bugs café, tenu par un chef français pour déguster tarentules, scorpions, blattes, fourmies et autres curiosités gastronomiques.


Prochaine étape, la Thaïlande. On a prévu un avion pour Bangkok et directement un train de nuit pour Chang Mai.

Mais avant cela, il nous reste à vous raconter nos visites des temples.


Les photos : https://photos.app.goo.gl/9aRrizvNNAAUyLmS9

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On a passé trois jours à visiter une foultitude de temples. La première journée assez dense a été consacrée aux principaux sites. Le second jour a été fait en vélo pour aller voir des sites plus lointains et inaccessibles en voiture. On a profité de nos montures pour aller déjeuner au calme chez "l'habitant", loin des zones touristiques. Le troisième a été fait en tuk-tuk avec pour objectif essentiel, voir un beau coucher de soleil.

Si ces visites ont été appréciées par toute la famille, c'est certainement grâce à notre formidable guide francophone qui a su intéresser les enfants et nous concocter un itinéraire permettant d'éviter la foule. Il a fait de nombreuses photos qui, grâce à son expérience, étaient toujours bien éclairées et nous mettaient en scène. À la fin de chaque journée il nous a fait un album Google pour qu'on les récupère (et que vous retrouverez dans l'album pointé à la fin de cet page)... Bref super ! Et en cadeau ses coordonnées :

Vibol Po - povibol.ifl@gmail.com

Whatsapp: +85510848944

Téléphone: +85512786265

Et pour ceux qui se posent la question du coût, 50$ (USD) / jour


Bon, pour en revenir aux temples, avant d'aller les voir en vrai on a regardé avec les enfants "Angkor, les fantômes de la jungle - France 5". Cette émission met en exergue l'ampleur des travaux qui faisaient vivre plusieurs régions et elle donne des informations sur la construction des temples et les éléments encore inexpliqués, notamment l'alignement parfait du temple Angkor Wat avec les points cardinaux... C'est étonnant de se dire qu'il reste encore des choses à découvrir.

En parlant de choses à découvrir, les nombreuses guerres internes et externes, les changements réguliers de religion hindouisme/bouddhisme (et réciproquement) et le passage du temps ont fait disparaitre toutes traces écrites sauf (Selon notre guide) celles d'un diplomate chinois qui aurait été un espion renvoyant toutes ses informations en chine. Le manuscrit aurait été retrouvé et traduit par des français.

Selon Google et wikipédia, il pourrait s'agir de Zhōu Dáguān [1266-1346] diplomate chinois du temps de l'empereur  Témur Khan principalement connu pour son ouvrage "Mémoires sur les coutumes du Cambodge"

Ce que l'on peut déjà retenir sur les temples c'est qu'il y a deux grandes périodes pour les temples. Ceux "avant", les pré-angkoriens, qui sont en briques rouges éventuellement recouverts de stuc (cf. le passage sur Sambor Prei Kuk). Puis les angkoriens, construits avec de gros blocs de pierre cubiques taillés à la fin pour les finitions. Sur le temple d'Angkor Wat, il est possible de voir des sculptures à peine ébauchées, les travaux ayant pris fin avec la mort du roi.


Pré-angkorien et Angkorien
Pré-angkorien et Angkorien

Il existe deux sortes de temple, les temples "montagne" (ceux qui montent très haut) et les autres. Les temples montagne étaient érigés par des rois/chefs pour refléter leur grandeur et ils devaient donc être de plus en plus grands (ils jouaient à celui qui a le plus gros). Bon, certains étaient plus malins, ils se contentaient de récupérer celui de leur prédécesseur et de rajouter un bout en haut.

L'inclinaison des escaliers dans les temples est codifiée. 45° pour les humains, moins pour les moins qu'humain et plus pour ceux qui se rapprochent du nirvana/dieux/7e ciel... Des escaliers méga raides + des temples montagnes = quelques crises de vertige et certainement quelques accidents.


Temple "montagne"

Les belligérants des guerres de religion faisaient comme les rois "malins", ils récupéraient les temples et les "transformaient" en grattant les bas-reliefs ou en rajoutant des yeux au milieu des fronts des bouddhas pour créer des Shiva hindous.


Parmi les motifs (très très) récurrents, on retrouve le Lingam et le Yoni. Ce dernier, me faisait penser à une table pour sacrifice avec une rigole et un bec verseur pour récupérer le sang.... Bon après renseignement pris auprès de notre guide, pas du tout. Le Yoni est une représentation du sexe de la femme qui est normalement surmonté d'un phallus stylisé, le Lingam. Alors oui, quand on le sait ça semble évident.

Yoni et Lingam

Et nos visites ? Et bien, sans rentrer dans les détails, on a commencé par le temple Ta Prohm, vu dans le film Tomb Raider de 2001. Il est connu pour ses "fromagers"*, arbres aux racines dégoulinantes sur les ruines (mais rien à voir avec leur nom). On y verra une fresque étonnante, datant du XIIe siècle, représentant la théorie de l'évolution, de la sortie de l'eau aux humains guerriers en passant par les dinosaures et les primates. C'est (peut être) une interprétation de notre guide mais cela reste bluffant. Mais comment ils savaient ?!!

*[wikipédia] Ces arbres devraient leur nom au fait que leur bois était utilisé dans la fabrication de boîtes pour les fromages. L'origine du nom pourrait aussi être expliquée par la déformation de l'expression « forme âgée » inspirée par les reliefs du tronc évoquant des rides.


(On ne met que quelques photos, elles sont toutes dans l'album Google référencé en bas)

On a traversé la foret où l'on verra un arbre "carburant" dont la sève est hyper inflammable. Problème, pour la récupérer il faut comme commencer par brûler l'arbre pour le faire "saigner" ... Ça doit demander un certain coup de main. On arrive a la Victory Gate et son éléphant à trois têtes.


Arbre carbure et Victory Gate

Puis on rejoint la terrasse des éléphants et on emprunte le chemin de l'après vie qui est censée durer 7 jours, couloir longeant le temple, haut de 2 ou 3 mètres et orné de statues plus ou moins grimaçantes. Les piscines du roi, un petit temple montagne, puis un grand temple montagne, Baphuon, connu pour son bouddha couché (pas facile à voir). Et bien sûr le temple du Bayon et ses énormes têtes, mon temple préféré.


Bouddha éclairci

L'après-midi, visite de Angkor Wat, lieu magique. On s'arrêtera au "centre de l'univers" où le guide insistera pour nous démontrer l'alignement parfait du temple. En sortant, il nous fera remarquer des impacts de balles, traces d'une histoire récente encore douloureuse. Fin de la première journée, le lendemain on recommence à 7h.


Centre de l'univers
Impact de balle
Angkor Wat

Seconde journée à vélo. On va (encore) visiter des temples*. On passe voir un potager familial et les enfants donnent un coup de main pour arroser. A défaut de vraiment hydrater les plantes, cela a bien fait rire la gentille dame. Ensuite on va dans un village un peu reculé visiter un marché aux produits biens locaux tels que les serpents et le hachis de fourmis rouge pour acidifier les plats. On reprend nos vélos pour voir encore d'autres temples plus ou moins perdus et aller déjeuner et siester chez l'habitant, c'est fou ce que c'est confortable les hamacs quand il fait chaud, on va en ramener ! On finit la journée aux "artisans de Angkor" assister à de la sculpture sur bois et pierre de bouddhas et d'éléphants.

* Pour les noms et les lieux, les photos sont géolocalisées dans l'album.



Troisième journée, des temples, des bouddhas, des éléphants, et un magnifique coucher de soleil.

Et voilà, le Cambodge c'est terminé, déjà trois pays... RDV pour la suite en Thaïlande.


Les photos : https://photos.app.goo.gl/fZNDo9Q9r4TWN9ye9