Carnet de voyage

Guatemala

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Dernière étape postée il y a 1681 jours
Au pays des Mayas.
Février 2017
3 semaines
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Précédemment sur l'île de Caye Caulker au Bélize, on change totalement d'ambiance ...

Jour 1: On monte dans notre premier school bus jaune américain pour rejoindre la frontière entre le Belize et le Guatemala. De là, on a marché 4km pour faire le passage de frontière à pied, et ensuite s'en suivront 2 trajets mini-bus pour arriver après 9h de transport à TIKAL!

Juste le temps de poser nos backpack à l'hôtel Jaguar Inn "Grrrr", on court profiter de la dernière heure de visite du parc pour observer le coucher de soleil.

On aura courru en tong jusqu'au temple II pour y monter et voir de là haut les dernières lueurs sur le temple I.

Dernières lueurs, on se décide à rentrer, le parc plonge rapidement dans le noir et on n'a pas trop envie de se faire manger par un puma, un léopard et j'en passe...

Jour 2: Petite nuit au camping, car on a mis le réveil à 5h pour profiter du levé de soleil depuis le temple IV.

Temple jumeaux sous la brume matinale. 

La brume est bien présente et celà rend le spectacle plus impressionnant encore. On voit se découvrir le temple II et chacune des 300 espèces d'oiseaux du parc se réveille petit à petit pour donner le ton.

Le temple II dans la brume matinale

Au cœur de la jungle, dans une végétation luxuriante, Tikal est l'un des sites majeurs de la civilisation maya qui fut habité du VIe siècle av. J.-C. au Xe siècle. Son centre cérémoniel comporte de superbes temples et palais et des places publiques.

Place principale de TIKAL. 

Le parc national de Tikal est l'un des rares biens du patrimoine mondial inscrit à la fois sur des critères naturels et culturels, tant pour son extraordinaire biodiversité, que pour son importance archéologique. Il comprend 57 600 ha de zones humides, de savane, de forêts tropicales de feuillus et de palmiers, et des milliers de vestiges architecturaux et artistiques de la civilisation maya depuis la période préclassique (600 av. J.-C.) jusqu’au déclin et à la chute de ce centre urbain autour de 900 apr. J.-C. Cinq félins, y compris le jaguar et le puma, plusieurs espèces de singes et de fourmiliers, ainsi que plus de 300 espèces d'oiseaux font partie de sa faune sauvage remarquable.

Singes, faisan,et coati (mi singe, mi renard).

Les forêts abritent plus de 200 espèces d'arbres et plus de 2 000 plantes supérieures ont été enregistrées dans les divers habitats.Tikal, centre politique, économique et militaire précolombien majeur, est l'un des plus importants complexes archéologiques laissés par la civilisation Maya. Une zone urbaine intérieure de près de 400 hectares contient les principaux monuments et éléments d’architecture qui incluent des palais, des temples, des plates-formes cérémonielles, de petites et moyennes résidences, des terrains de jeu de balle, des terrasses, des routes et de grandes et petites places. Beaucoup des monuments existants ont conservé des surfaces décorées, y compris des sculptures en pierre et des peintures murales avec des inscriptions hiéroglyphiques, qui illustrent l'histoire dynastique de la ville et ses relations avec des centres urbains aussi éloignés que Teotihuacan et Calakmul au Mexique, Copan au Honduras ou Caracol au Belize.

Nous sur la grande place de Tikal 

Levés depuis 5h, on sort du parc à 10h pour se refaire un petit déjeuner. Il est temps de plier la tente pour se diriger vers la ville étape de Florès.

Florès, petite ville en bordure du lac Peten Itza. On fera un petit tour rapide Histoire de pas partir sans visiter.

Florès est sur une petite île, quand on monte, on arrive sur la place principale. 


Les rues colorées de Florès

On profite d'un magnifique couché de soleil sur le lac Peten Itza avant de se préparer à une longue journée de transport vers notre prochaine étape: Sémuc Champey.

Sunset sur les bords du lac Peten Itza
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Publié le 4 février 2017

Quel trajet pour arriver à Semuc Champey !

On est bien parti de Florès à 8h, il n'y avait pourtant que 260km mais il aura fallu 11h pour arriver jusqu'à notre hôtel... L'Utopia, qui porte bien son nom.

D'ailleurs les 45 dernieres minutes de trajet se sont faites à l'arrière du pick-up de l'hôtel, sur une route déglinguée...Mmmeeuuuh , oui cette fois-ci j'ai vraiment eu l'impression d'être transporté comme des bovins. On en a fait des stops à l'arrière de pick-up, mais sur route en bon état. Bref, mieux que des mots, une vidéo...

On arrive ainsi au terminus, toutes les bestioles descendent, on nous fait un brief check-in et on nous dirige vers le lieu du campement, à la lumière de la frontale....

Jour 2: Après avoir installée hier soir notre tente de nuit, à 200m de l'hôtel, à la lampe torche, réveil difficile pour moi...oui, je n'avais pas vu la pierre sur laquelle j'ai posé la tente. Mon matelas après 3 mois tient environ 1h30-2h, le temps de s'endormir...mais quand la pierre fait fusion avec le dos, bref.

Il est l'heure de se lever, petit déj désormais inscris dans les moeurs: avoine melangé à des bananes.

Nous voilà prêt à marcher 5km pour atteindre les piscines naturelles de Semuc Champey.

On part avec le plan de l'hôtel, qui nous fera perdre dès la première intersection. Heureusement, les villageois de la petite communauté agricole nous aideront à nous mètre sur le bon chemin, tous sourire.

La route est bordée de bananiers, de cacaotiers, c'est la jungle ici...

Cette église est si loin de l'agitation du village le plus proche...On sent sa valeur pour les petites communautés environnantes.
On passe un pont suspendu...

On arrive enfin à l'entrée du site après 50min de marche, il est 8h10 et nous sommes les premiers sur place. On commence par une montée de 30min au mirador, d'où nous voyons les piscines petit à petit à la lumière du soleil.

Les piscines naturelles

Le mirador est entouré par la jungle et l'on entend depuis le début des bruits forts, comme des jaguars, ou des pumas ou peut être même des léopards, espèce protégée et présente dans ce parc...notre imaginaire est débordant !

On s'approche du bruit, on est curieux, mais celà monte en intensité... Il me semble que celà vient des arbres, mais peut être une coline se cache derrière la forêt...

Mais d'où viennent ces bruits étranges...

Marie rebrousse chemin, moi je reste sur place, sur mes gardes puis finit par rebrousser chemin.

Un groupe finit par arriver et nous rassure, il s'agit en fait de singes!

Nous voilà rassurés, on continue notre redescente vers les piscines naturelles.

C'est un site particulier où la rivière plonge en sous terrain sous ces piscines pour re-apparaitre quelques centaines de mètres plus loin.

L'eau est à bonne température, on part donc en exploration sur ce site à plusieurs niveaux. Ce sont 4 terrasses de plusieurs piscines , certaines bien cachées par la végétation, avec des toboggans naturels.

Le paradis a des piscines...Semuc Champey!

On y reste quelques heures, l'endroit est paradisiaque. On y pique-nique puis on rentre en direction de notre hotel, à 5km!

Fin d'Après midi détente dans les hamacs de l'eco lodge, les bancs balançoires se laissent balancer également... 😀

L'Utopia éco Hostel, un havre de paix.

Des ateliers fabrication du chocolat sont dispensés, pour connaitre tout le processus depuis la cueillette des graines de cacao.

Du cacaotier, on récolte les fruits à maturité pour en extraire les graines et les faire sécher au sol. 

Avant la nuit, on deplace la tente sur un magnifique petit spot herbeu , sans aucune pierre qui viendra me gâcher la nuit.

Jour 3: Mon dieu , décidément... Il est 4h du matin et on se fait réveiller par une pluie torrentielle. La tente est étanche mais on reçoit quelques goutes à l'Interieur, normal peut être apres 4 mois d'utilisation intense.

Le réveil etait prévu à 5h50, on décide donc de plier les affaires, la pluie s'arrête, on plit donc rapidement la tente pour finir notre heure et demi de sommeil dans le hamac du salon de l'eco lodge...

Et on a bien fait, 6h20, il se remet à pleuvoir, jusqu'à notre départ...

Encore une longue journée de transport de prévu... quelques 11h de transport pour se rendre au lac Atitlan, notre prochaine étape.

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Après plus de 10h de bus, on arrive aux bords du lac Atitlan, à Panajachel. Il fait nuit, il est 19h et nous prenons le dernier bateau taxi qui traverse le lac jusqu'à San Pedro.

Nous avons repéré un hôtel, et nous serons cette fois-ci récompensés. Une chambre matrimoniale, au dernier étage, vue sur le lac avec hamac et petit banc sur la terasse.

Jour 2: Quelle nuit! Plusieurs mois que je n'avais pas aussi bien dormi...il est 7h , le soleil vient de se lever et je me télé transporte dans le hamac.

La Pura vida!

Les premiers rayons de soleil me chauffent , la vue est magnifique, on est bien. De là, je vois la large caldeira formée lors d'une éruption il y a 84 000 ans. C'est le lac le plus profond d'Amérique centrale avec une profondeur max de 350 mètres. Il est bordé au sud par trois grands volcans, le San Pedro, le Tolimán et le volcan Atitlán qui culmine à 3 537 m.

Ce matin, on prend le temps, on va faire le marché pour s'acheter fruits-légumes, des saucisses...le tout pour moins de 3€. On prend également du fromage frais de vache, pour les sandwich du midi.

On se balade dans les rues de San Pedro, ça monte et ca descends, on se laisse perdre, les rues ici sont biscornues. Les tuc-tuc sont les seuls moyens de locomotion dans ces petites rues,mais nous préférons utiliser nos jambes, on prend le temps de dire bonjour aux passants.

On pic nique à 11h, difficile de repousser plus loin l'heure du déjeuner, la faim se fait sentir.

On continue ensuite notre chemin pour aller au village de San Juan, qu'on nous avait dit plus authentique.

On entre dans les boutiques d'artisanat, c'est un peu l'activité phare...Ici, les femmes se sont regroupées pour former une coopérative, elles sont 46 à travailler le coton. On assiste ainsi à une présentation du procédé de fabrication de tissus aux colorations naturelles issues de plantes ou d'écorces de la région. Elle nous explique qu'une même plante peut donner plusieurs colorations suivant le temps de cuisson.

De l'arbre à cotons aux fils de coton colorés,que de savoir faire.

On parcourt les rues, les murs sont magnifiquement peints de scènes marquantes de la vie de San Juan.

En bas à gauche,le Quetzal, oiseau emblématique du Guatemala qui a donné le nom à la monnaie.

L'église sur la place principale a ce quelque chose de spécial...de l'ancienne église, ils n'ont gardé que la face avant pour en reconstruire une "nouvelle" derrière.

 L'église de San Juan en haut, en bas un tuctuc circulant dans les ruelles pavées et étroites.

On prend ensuite une embarcation pour San Marcos, autre village typique...

Alors là c'est radical, on est chez les hippies, tous les occidentaux un peu portés babba cool se sont donnés rendez-vous ici au Guatemala.

L'offre 'zen' déborde et les stages spiritualité s'affichent à chaque coins de rue.

Et voilà pour cette journée.

Jour 3: On ne se lasse pas de cette vue depuis notre chambre. Marie profite de chaque matin pour observer le levé du soleil depuis le transat.

Quelle vue de notre terrasse, une des meilleures de notre voyage. 

Ce matin, on se dirige vers un autre village, celui de Santiago Atitlán. On prend l'embarcation pour 45min de traversée.

On est dejà charmé à l'approche du village situé dans un renfoncement . De magnifiques propriétés de riches guatémaltèques se sont accrochés aux roches en bordure de lac. On observe de loin les femmes laver leur linge en bordure de plage, leur mari sont sur de petites embarcations, une rame à la main et avancent debout, revenant de leur pêche.

En bas à gauche, les femmes lavent leur linge dans les eaux du lac.
Le village de San Pedro.

On profite comme tous les matins des marchés locaux de fruits et légumes pour faire nos courses. On trouve celui-ci particulièrement attrayant, beaucoup de femmes habillées typiquement colorent les rues. Elles portent en haut le huipil, typique du Guatemala et leur jupe longue appelée Corte.

Les guatémaltèques sont les habitants les plus petit au monde, on peut voir ici à quelle échelle.

Les rues sont également chargées de tuctuc et de chicken-bus, ces vieux school bus américains dans lesquels on est compacté comme des poulets en cage, d'où le nom...

Le chicken bus essaye de se frayer un chemin...
Impressionant ces bus. 

À San Pedro, d'anciens cultes subsistent... Saint Maximon, saint local du lac attitlan n'est pas précisément un saint, il aime la fumée et l'alcool et d'une manière générale les dépravations . Certains l'assimilent à Judas car comme Judas il est symboliquement pendu à Pâques ; il ne peut pas entrer dans l'église lors de sa procession. Chaque année un des membres de la confrérie a en charge son autel et sa statue qu'il accueille dans sa maison; c'est un rude honneur car quand un fidèle vient remercier le saint pour son intervention , le gardien doit boire un coup avec lui , peu de gardiens finissent l 'année sans être gravement alcoolique ! Comme saint Maximon aime l'argent , nous pouvons y assister en lui donnant de l'argent.

Saint Maximon au milieu

On revient ensuite à l'embarcadère pour reprendre un taxi boat direction 'la maison' , à San Pedro.

Jour 4: On change de côté du lac, mais avant on profite une dernière fois du levé de soleil vu du hamac.

Dernier levé de soleil depuis San Pedro.

On prend un bateau taxi pour Panajachel qui coûtait plus cher car direct et plus rapide...finalement il n'arrêtait pas de tomber en panne et nous avons mis double du temps!

On remarque sur les bords du lac de nombreux troncs d'arbres immergés mais aussi des maisons baignant les pieds dans l'eau...les fortes pluies d'il y a 5ans ont fortement rehaussé le niveau du lac.

Des pontons sous l'eau en haut à gauche, le niveau du lac a monté de plus de deux mètres après les fortes pluies.

À deux pas de Panajachel, on trouve une petite réserve sous serre de papillons. Le fait d'y être rentré et sortie gratuitement (20€ dans les poches) a peut être fait qu'on ai plus apprécié qu'en ayant payé... 😀 Ces papillons sont magnifiques, de toutes les couleurs dans un condensé d'espace.

Un petit échantillon de cette serre à papillons.

On a également pu voir les crhysalides de ces futurs papillons que les bénévoles chouchoutent pour ces éphémères de la vie.

Jour 5: Les jeudi et dimanche, c'est le jour du marché du ChiChiCastenengo, le plus grand marché artisanal d'Amerique du Sud.

Pour y aller c'est un peu l'expédition...pour seulement 40km, on met 2h en 3 chicken-bus... sûrement le trajet le plus authentique de notre voyage, à 3 sur des banquettes prévues pour 2, tous les papis nous sourient pour entamer la conversation.

Chicken bus 

La langue parlée la plus couramment est le maya, l'espagnol vient au second rang... fichus conquistadors.

Ici, on ne triche pas sur les traditions, enfants , hommes et femmes s'habillent traditionnellement.

Quelques photos des femmes prises à la volée

On fait quelques achats, ce sont jusqu'à présent les meilleurs prix pour de l'artisanat guatémaltèque.

L'artisanat est très coloré, les petits poussins (en bas à droite ) se fondent dans la masse ici à Chichi. 

On y trouve des masques en bois de peinture acrylique représentant tous les animaux, les têtes de morts en céramique peintes, des bracelets, tissus , tapis , hamac etc... On voudrait ramener un sac chargé mais on doit faire des choix.

On passe devant des églises, bien fréquentées. Les marches sont occupées par des "fleuristes".

Sur les marches de l'église, c'est coloré! 

Devant l'entrée de l'eglise, comme dans le cimetière, une zone de cendres et de braises sur laquelle les fidèles donnent en offrande de la nourriture aux divinités.

Fumées, dons de nourriture. 

Direction ensuite le cimetière de Chichi, tout en couleur, immense, on se laisse se perdre dans les allées. Moins classe que le marbre mais tellement plus chaleureux...ici, les tombes sont de toutes les couleurs avec comme inscriptions 'sunrise --/--/---- sunset --/--/----' pour les dates.

Le cimetière de Chichi 

Il est 13h30, déjà 3h que l'on parcourt Chichi, il est temps de rentrer avec nos 3 chickens bus, les sacs et les têtes chargés de souvenirs.

Sur le chemin du retour, Marie craque pour un cochon, malheureusement, à part en ramener un saucisson, sinon trop encombrant. 

Dernière soirée au lac Atitlan, on se dirigera le lendemain vers notre prochaine étape, Antigua.

Couché de soleil depuis Panajachel. 
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Publié le 10 février 2017

Après avoir passé plusieurs jours sur les rives du lac Atitlan, on a pris nos cliques et nos claques pour monter fissa dans le 1er chicken bus qui passait par là, direction...Antigua! Bon, en réalité on a du en prendre 3 mais ça s'est très bien enchaîné!

Terminal de Chickybus d'Antigua.

Antigua Guatemala, plus connue sous le nom d'Antigua, est l'ancienne capitale du Royaume de Guatemala. Elle est connue pour son architecture coloniale de style baroque et de Renaissance espagnole et pour ses ruines causées par les deux tremblements de terre de 1773.

Antigua se situe dans une vallée, encerclée par les volcans Agua, Fuego et Acatenango, ce qui donne des perspectives spectaculaires.

Volcan Agua 

Jour 1: Antigua se prête parfaitement à la balade, ses maisons colorées et ses rues pavées sont un vrai régal pour les yeux.

Dans les rues d'Antigua

Nous visitons la Casa Santo Domingo, un ancien monastère reconverti en hôtel de luxe et musée. Très beau, une vraie réussite mais hors budget pour nous 😉.

L'ancien monastère Santo Domingo.

Nous y avons même fait la rencontre de quelques perroquets.

Cocoooo ?!!

Nous poursuivons la visite par l'église de La Merced, construite au XVIe siècle, détruite, puis restaurée. La façade baroque actuelle date du XIXe siècle. Elle se caractérise par des motifs décoratifs en stuc blanc sur fond jaune.

Église La Merced

D'autres églises ayant subits les tremblements de terre ont gardés des stigmates, comme celle de San Francisco, qui garde cependant de beaux restes.

Église de San Francisco 

Jour 2: C'est THE sortie ! Nos chaussures de randonnées commençaient à prendre la poussière depuis le Mexique...la dernière vraie randonnée avait plus d'un mois avec l'ascension du volcan Toluca autour de Mexico.

Pour la première fois du voyage, on est passé par une agence pour faire ce trek. Pourquoi? Des bruits , des rumeurs que ce n'est pas très sûr , qu'on peut se faire embêter...Le pays est globalement sûr mais on ne voulait pas prendre de risque. Ce n'est pas le premier pays où l'on rencontre cette situation, en Indonésie on avait boycotté le Mont Batur pour les mêmes raisons. On est persuadé que ce sont ceux qui tiennent les manettes du tourisme local qui emploient ces personnes anti- touriste ne voulant pas passer par les circuits pompe à fric. Bref, on a fait nos bons touristes de masse et on a booké le tour! 😀

Départ 9h de notre hotel, le minibus vient nous ramasser, on est content, il est déjà rempli aux trois-quart...reste plus qu'à aller chercher 3 autres personnes à un dernier hôtel. Ensuite, aller chercher les sacs de couchage, les tentes pour les gens non équipés et enfin récupérer le food- pack "inclus" (sandwich, yogourt, pâtes chinoises, boisson)...On nous a quand même demandé à tous de prévoir de la nourriture en supplément et 5L d'eau chacun...???pour une montée de 4h, la nuit en campement et le retour en 3h... J'aurai plus misé sur 2L / personne, allez, peut être 3L sous grosse chaleur.

Tous ces petits détails réglés, on part pour 1h de route pour arriver au départ du trek à 11h. On y croise nos deux acolytes 'Souisse', Paul et Valérie (copine de fac de Marie), qui avait un peu d'avance sur nous, ils étaient parti la veille. L'altitude avait été dur pour eux, le froid visiblement non, ils étaient bien équipés et ils nous ont bien recommandé de sortir couvert. 😀

En même temps ça se comprend, on a fait le trek avec un groupe de 15, c'était festival! Celle qui monte en short t-shirt alors qu'il fait 5°c... Celui qui monte en bottes de jardin, pantalon pate d'ef' blanc...on aurait dit le sozi à Polnaref... Grosse blague! 😀 On avait aussi les deux soeurs parties sans manteau, obligées de se voir en louer au pied du trek à des villageois, au prix d'un manteau neuf au marché...qui j'ai oublié ??? Celui qui fait l'ascension en Converse, oui bon ça va encore. Ce que je retiendrai de ce trek...l'habit ne fait pas le moine, car tous ces costumés sont montés puis redescendus, leur costume intact !

On est toujours au pied du sentier, allez, on va quand même pas passer la nuit ici, il faut démarrer ce trek, accompagnés par 3 guides locaux! Ce qui nous attend, départ de 2200m d'altitude pour dormir au campement le soir à 3300m et le lendemain finir l'ascension jusqu'au sommet à 3976m...Quel programme!

La montée se fait dans le brouillard, on est dans une forêt humide de pins, il fait pas beau vous l'aurez compris. Groupe oblige, on s'arrête régulièrement, toutes les 20min pour attendre les plus lents mais ce n'est pas plus mal...par palier, on s'habitue à l'altitude.

On déguste nos 'délicieux' sandwichs préparés par l'agence et nous repartons pour finalement arriver au camping à 16h30...donc si on calcule bien, 5h30 pour faire 4.5 km ! Champion des escargots, bon, ça montait quand même beaucoup, et surtout dans la cendre du Volcan, sans escaliers... Imaginez 4.5km de 'dune du pyla'....c'est long hein 😉

À la queue 'leuleu ...

Quelques centaines de mètres avant l'arrivée au campement, on passait de la face Nord à la face Sud en laissant la brume et les nuages derrière nous...

Le volcan Agua, avec au Nord les nuages, au Sud le beau temps...ça me rappelle un pays ça.

On découvrait alors la beauté de l'environnement autour de notre campement. On sentait sur le visage de chacun la joie du travail bien accompli😄.

Au campement, ça sent le randonneur qui a bien marché. 

Il est 16h30, il ne reste pas plus de 30min de soleil avant que notre versant bascule dans l'ombre, on installe donc la tente pour au cas où, pouvoir se mettre au chaud.

À notre surprise, les guides n'ont pas perdu une seconde pour démarrer un gros feu de camp.

On passera la soirée tous autour du feu, un melting pot d'américains, canadiens, allemands, français, hollandais, argentins...ça parlait dans toutes les langues.

Alors qu'on engloutissait nos pâtes chinoises et notre chocolat chaud, on pouvait voir au loin le volcan Pacaya en éruption, qui crachait sa lave à plus de 60km à vol d'oiseau de nous... spectaculaire.

Notre volcan, l'Acatenango a eu sa dernière éruption en 1972, il est à ce jour actif mais ça craint pas...😀 L'agence nous a quand même fait signé au cas Zou un papier se déchargeant de toute responsabilité en cas de pépin.

Pourquoi monter sur l'Acatenango alors ? Pour avoir la vue sur le volcan voisin pardis!!

Le volcan Fuego, qui comme son nom l'indique est actif, ET rentre fréquemment en éruption. D'ailleurs, à notre arrivée au campement, des fumeroles se sont échappées du sommet pendant 20min puis plus rien de la soirée...alors que certains ont eu 'la chance' de voir des coulées de lave alors que nous sommes à 500m vol d'oiseau...donc pas de grand frisson pour nous ce soir là.

Les deux photos d'en bas, ce que nous avons pu garder en tête avant de s'endormir: coucher de soleil sur le volcan El Fuego.

Jour 3: C'était pas la meilleure nuit du voyage mais nous n'avons pas eu froid, on a dormi en pointillé avec tous nos voisins ronfleurs, pas facile le bivouac.

Levé 4h...oui oui, vous avez bien lu. Il faut compter 1h30 de marche pour atteindre le sommet, et pour y être au lever de soleil vers 6h20, il fallait donc mettre le réveil.

Avant de sortir de la tente, on se fait un bon pti dej': yahourt fraise avec bananes en morceaux, le tout mélangé avec des flocons d'avoine, de quoi tenir le choc pour la montée.

On décolle tous à 4h30, lampe frontale ou téléphone en mode 'lampe torche' à la main. Il fait brouillard, même de nuit on le voit. La montée se fait sur de la pente, reste 400m à monter sur de la 'dune de pyla'. On s'arrête souvent pour des raisons de sécurité, les guides s'assurent qu'ils n'ont pas perdu une brebis en route. Finalement, on arrive au sommet, il fait froid mais sans plus...peut être 2°c, mais c'est surtout très humide, les manteaux et jogging sont mouillés...

On attendra la-haut 30min en 'voyant' le jour se lever, c'est à dire en voyant la brume passer du blanc opaque, au blanc jaune pour finir au blanc orangé...bref, tout le monde n'a qu'une hâte: redescendre pour se réfugier autour du feu.

La descente se fait plus rapidement qu'en montée, on court, comme dans la descente de la Dune du Pyla toujours😀.

La redescente de 20min aura laissé le temps au brouillard de se lever mais personne ne remontera la-haut, on est en groupe! Surtout pas d'initiatives... 😉

La vue est magnifique de notre campement, on déguste nos biscuits beurre et notre chocolat chaud en regardant les volcans Agua, el Fuego et Pacaya au loin.

Au petit matin, sur le retour du sommet, on apprécie les choses simples: soleil et chocolat chaud.

Il est 8h, c'est déjà l'heure de plier la tente, on serait bien resté passer la journée dans cet endroit hors du temps mais les obligations du voyage en tour organisé nous oblige à redescendre.

10h30, on en termine, on en a plein les pattes, on attendra 1h avant que le bus décolle. 13h on est revenu à notre hotel pour déjeuner au calme et nous remettre de nos émotions.

Après midi visite du 'ChocoMuseo' avec dégustations gratuites de Chocolat. Bon, ça n'arrive pas à la cheville de la boutique Valrhona de Tain l'Hermitage où l'on goute à profusion... jusqu'à ce que sieste s'en suive. 😀

Tout s'enchaîne, une fois la dégustation terminée, on se dirige vers le mirador sur une petite colline...vue sur la ville.

Antigua vue d'en haut.

On ne se lasse pas des balades dans le centre ville, tellement de couleurs...

Rues pavées et maisons colorées, on est dans l'ambiance.
La population locale reste traditionnelle bien que l'on puisse trouver McDonalds, Subway, Wendy's dans les rues d'Antigua.
Beau Kombi Vs TucTuc...la base en Amérique Centrale.

Jour 4: Cette nuit fut la dernière dans les draps de soie de notre petit hôtel d'Antigua. Ce matin, nous prenons un bus qui nous fera traverser la frontière Guatemala - El Salvador pour nous arrêter à El Tunco, petit village tranquille, point de chute de tous les touristes voulant se rendre du Guatemala au Nicaragua.

Rio EL Tunco 

Jour 5: Petite escapade de 30km en bus locaux pour la petite ville de La Libertad, connue pour son marché aux poissons.

À 9h, tous les pêcheurs sont déjà rentrés de leur pêche, ils hissent les lanchas sur le ponton avec un palan et un regroupement de femmes se fait autour de chaque embarcation.

On assiste aux négociations, ce sont en suites elles qui vendront le poisson sur leur étale.

Le marché aux poissons. En bas à droite, des crabes encore vivant attachés par douzaine. 

On observe les pêcheurs préparer les gros poissons ainsi que les raies, que dire... Ca sent le poisson.

Tout est frais et au prix que c'est, faut pas se priver, à la plancha, au grill, beurré, salé un peu d'aïoli... Mmm :-) 

On se décide à acheter une belle langouste (2.5€) et 500gr de crevettes moyennes. De retour au camping, le patron qui tient également un restaurant nous agrémente notre langouste déjà beurré d'un petit aïoli local....

En bas à droite, avant cuisson. En haut, prêt à déguster.

Jour 6: On a passé la journée dans le mini bus, de 9h à 20h30 pour faire...470km ! On a dans la journée quitté le Salvador pour traverser le Honduras et enfin....arriver à notre destination, Léon, au Nicaragua.