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La Team MyAtlas

Carnet de voyage

Chili

8 étapes
20 commentaires
Novembre 2016
4 semaines
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Première étape Chilienne, on s'invite dans le petit village-oasis de San Pedro de Atacama.

Situé à 2400m d'altitude, il n'existe pas d'enregistrement de la durée d'ensoleillement tellement les journées couvertes et nuageuses y sont rare.

Petite anecdote sur les peuples d'attacama, arrivés il y a 11 000 ans, un de leur hobbie était de pratiquer la déformation de leur crâne dès l'enfance avec des planches maintenues par des bandelettes de laines pour se faire un front plat.

Malheureusement, nous n'avons pas rencontré d'héritier de ces traditions, tout le monde avait la tête ronde.

Le climat a rythmé nos activités, avec le vent qui se lève dès le début d'après midi pour souffler très fort, nous faisions nos excursions de bon matin.

À vélo, pour le côté pratique et les longues distances, on a bravé routes goudronnées, caillouteuses, sableuses pour arriver à des cailloux , du sable, et... Des lagunes!

Heureusement les VTT loués étaient de bonne facture

Nous avons suivi les plans très complet du loueur de vélo pour aller dans des endroits aux noms très évocateurs : vallée de la Lune, vallée de la mort.

La vallée de la mort est tout de même arrivée à bout de nous, pas assez d'eau pour finir de grimper jusqu' au mirador, on s'est résigné.

Le vélo "posé", on révait d'une oasis...

Le lendemain, on s'embarque pour la lagune Cejar, oversalée, overfroide aussi, on a pas tenté l'expérience mais on y flotte très facilement.

Marie se laisse tentée par un bain de pieds, moi je tente une traversée .

ll y avait encore de belles choses à voir, mais il fallait emprunter les tours privés, hors de prix dans ce haut lieu du tourisme.

J'aurai également souhaité visiter le super centre astronomique d'Atacama mais c'était sans compter les 3 mois d'attente...

Prochaine étape , à Salta en Argentine.

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Partis en bus de Salta ( Argentine ) la veille à 15h30, on est arrivé à Santiago ( Chili ) à 17h après plus de 26h de bus couchette , 7 films ( pour Marie, 9 pour moi ), 5 repas , 1 passage de frontière, 6 pipis... Bref on a fait du bus!

On débarque à Santiago, avec un terminal de bus à l'échelle de la ville, plus de 150 quais de départ... Ça fourmille de partout, et à la complexité du plan de bus, on préfère marcher les 40min qui nous sépare de notre hôtel.

Hostal Talès, cosi, calme, hors du temps...

Arrivés à la calle ' Concha y Torro' , on fait la rencontre de Scott, notre hôte des prochains jours. Un américain, la 50aine, expatrié au Chili, pour fuire le 'système'... Contre les gouvernements, le capitalisme, pour...les Amish! Au 3ieme soir, on aura compris qu'il faut éviter de rester à table après le repas et fissa avant de devoir écouter le monologue de Scott pendant 2h...

Scott a quand même des bons côtés

1- Scott, c'est un comique, exemple:

- Scott, do you have sugar ?!

- Oooh... i'm sweeeeeet !!?

- You too fat to go in my cup of tea....

- I'm sweet, you can squeeze me !

- ...

2- Scott connait bien la ville, et tout ses petits recoins,

On a pu ainsi découvrir Santiago avec toutes les petites annotations rajoutées avec le temps.

The map 

On a aussi complété nos connaissances de Santiago par un 'free' City tour. C'est ainsi que Pedro de Valdivia construisit en lieu et place d'un village Inca, la ville de Santiago. Pedro ( on est devenu familier 😀 ) était venu cherché Eldorado au Chili mais devant la difficulté des éléments et avec la perte de la plupart de ses équipages dans le passage des Andes, il décide de s'arrêter à ce que deviendra Santiago pour son climat méditerranéen et ses ressources minières importantes.

Aujourd'hui, Santiago c'est 7millions de Chiliens, soit 30% de la population. Capitale mais aussi centre économique, les bâtiments des banques sont impressionnants et les grattes ciel chatouillent les sommets enneigés de la Cordillera en arrière plan.

Business center de Santiago.

...les premières stations de ski sont à 1h30. Ça fait penser que cette année , nous passerons notre tour pour les stations de ski du Vercors 😦 Mais ce n'est que partie remise !

On a aussi apprécié les parcs arborés de palmiers.

Parque Santa Lucia 

Lors du City tour, on est passé par le quartier très coloré, bohème de Bella Vista. Très forte concentration de bars, restaurants, ateliers d'artiste, c'est le must-do de Santiago.

Façades colorées du quartier 

Nous avons testé un midi un lieu incontournable de Santiago, le mercado de pescado ( ou Fish market ). C'est une institution ici, ouvert de 6h ( pour une paëlla anti-hang over ) à 15h, on y trouve autant de poissonniers que de petits restaurants, avec des plats allant de 4€ à + de 100€. Cette grande halle, c'est un melting pot réussi, ça bouillonne de moules, de crabes, de filets, de soupes...etc

Au fond, Crabes au fromage. Devant, paëlla.

3- Enfin, Scott connait bien TOUTE l'Amerique du Sud, il a bien baroudé. Ainsi, on a programmé ensemble nos 2 prochaines semaines hors de Santiago...

Quel bus prendre, quel chemin de randonnée emprunter, tout ça hors des sentiers touristiques connus , et des tours opérateurs hors de prix...

Vous l'aurez bien compris, Scott est un personnage 😀.

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Après 5 jours passés dans la capitale, nous avions besoin d'air neuf, d'air marin. A 2h de Santiago, l'atmosphère change totalement.

Nous voici à Valparaiso, à l'origine un petit port de pêche. La ville est découpée en 44 collines, en forme d'amphitéatres qui sont les quartiers de la ville.

Il n'est pas facile de s'y retrouver, Valparaiso est un vrai labyrinthe et nous avons pu le voir dans la recherche de notre hôtel, pré-reservé par Scott.

La ville est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2003 et ce, pour ses façades colorées intemporelles. La légende dit que les habitants, profitaient des restes de peintures de leur bateau pour peindre leur maison...enfin une autre légende dit qu'ils choisisaient une couleur afin de pouvoir reconnaître leur maison les soirs de fêtes arrosées.

En haut, en blanc, une maison 'bateau' typique de Valparaiso, elle s'adapte aux morphologie des rues. 
Maisons coloniales revisitées.
Façades recouvertes de tôles ondulées, sur lesquelles les artistes laissent libre court à leur créativité
Street art et façades repeintes

C'est l'identité de la ville et bien que les grafitis soient officiellement interdits, les artistes locaux et mêmes internationnaux développent chaque jour la beauté des façades. À savoir qu'ici, une façade sans oeuvre de grafitis ne reste pas longtemps 'propre' et finit par être taguée...mieux vaut donc une belle oeuvre que des 'gribouillis'.

Pour se déplacer sur les hauteurs, 23 funiculaires ont été construits au XIXs lors de l'extension de la ville.

Pour faire un tour de la ville à 1$, rien de mieux que les trolleys, sorte de tramway sur pneus.

En haut un funiculaire, en bas un trolley

Les couleurs ici sont magnifiques et chaque moment de la journée amène une palette de nuances...

En fin de journée, un plafond rose recouvre Valparaiso.

Petit tour du côté de Concon où les résidences se sont construites autour de la petite soeur de la Dune du Pyla.

Les dunes, les buildings...on est pas au Pyla!

Petite escapade à 40km de Valparaiso dans un petit village de pêcheurs, Quintay.

La caletta de Quintay.

Une petite randonnée de 7km nous attends, avec pour objectif d'atteindre des criques à flanc de falaises. On avait prévu d'y bivouaquer 2 jours pour profiter des environs, on regrette pas...

Marie contemple la playa grande... 
Pendant ce temps, j'observe les baleines...sans succès. Marie aura plus de chance en voyant deux jets d'eau de respiration de bale...
J'aimerai bien mais elle n'est pas en vente... 
Sable, montagnes et nuages au petit matin. 
Bercé par le bruit des vagues, après une bonne nuit de repos... 😀
Le retour se fera à l'arrière d'un pick-up...une âme charitable voulant nous éviter 7km en dénivelé ++

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On quitte désormais Santiago pour plusieurs semaines, voir plusieurs mois... On entame la descente vers la Patagonie.

Les distances sont grandes au Chili, et pour rejoindre le parc à 800km, nous choisissons le bus de nuit...départ 22h, arrivée 8h30, c'est top et ça nous fait économiser une nuit d'hôtel.

Cette fois-ci on a allégé nos sacs et laissé 5kg d'affaires à Santiago, lors du dernier treck nos sacs étaient vraiment lourd. On part pour 3 jours de rando.

3 t-shirt, 3 caleçons, 3 paires de chaussettes...voilà de quoi gagner du poids. Un que je porte, un que je peux nettoyer, le 3ieme pour le jour d'après.

Jour 1: Notre bus arrive à Melipeuco, tout petit village au sud du parc. On achète du pain frais, le reste on l'a déjà. Le parc commence à 20km du village, on débute la marche...

5km que nous marchons, on a quitté la ville pour les champs, la route est encore goudronnée mais ça monte et ça descends.

On se dit que si une voiture passait par là... heureusement le 1er pick-up s'arrête à nos pouces levés, on parcourera les 15km restant avec assistance motorisée...Marie a le sourire.

On se fait déposer au pied d'une petite rando de 12km allé - retour, on en profite pour cacher les sacs dans un bosquet. Et là c'est facile, seulement la première heure... Ça monte , mais on finit par arriver à nos fins , la vue est magnifique...

Derrière nous, le volcan Llaima et le lac Congigllio.  À gauche de Marie, un Araucaria
Les araucarias 

L'arbre Araucaria est protégé , et c'est la principale vedette de ce parc. A l'âge adulte, un tronc de palmier, et des branches de sapins, il peut atteindre des sommets, à plus de 50 mètres..

16km dans les pattes, il est 15h, on se fixe comme objectif d'arriver à notre point de chute pour ce soir, à 6km, le lac Captren!

Et ça n'en finit pas de monter... Nos cartes n'indiquent pas le denivelé, on découvre au fur et à mesure la topographie des lieux.

18h, on y est, on s'installe, au bord de la petite plage, on sent déjà la fraîcheur s'installer. Le soleil ici se couche vers 21h, ça nous laisse donc le temps d'explorer les alentours.

De notre emplacement, la vue recto verso...     Pas mal non ?! 

La journée fut bien longue après un bus de nuit et 23km avec les gros sacs...bonne nuits les petits.

Jour 2: On se réveille par le chant des oiseaux , la nuit fut bonne et bien réparatrice. Petite surprise au réveil, la toile de tente extérieure est totalement givrée, on va donc laisser le soleil arriver à nous avant de sortir de nos sacs !

La toile extérieure sèche, pendant ce temps on prend le soleil derrière la moustiquaire, tout en pliant les sacs et matelas. 

Ce qui nous attends, 12km de randonnée pour rejoindre une autre lagune, ce que nous ne savons pas, toujours ce dénivelé...

Et quand on voit ce magnifique volcan de loin, on ne pouvait pas s'imaginer qu'on y serait quelques heures plus tard, et pourtant si...

Avant la montée du volcan derrière nous...

Arrivés là-haut, le décor change totalement, le contraste neige-roche volcanique est saisissant. En contrebas, la verdure de la vallée.

On prend de la hauteur, on regarde derrière nous, assez content du chemin parcouru 

En haut, le vent souffle des glaciers environnants, il fait pas bien chaud, on entame alors la redescente vers la laguna verde. On y arrive sur le coup dès 13h, petit pique-nique donc.

La laguna verde
Des troncs , une araignée velue  

Il est 15h, on a fait en gros le tour du parc, il est temps pour nous de penser au retour, on est à 20km du village le plus proche et on sait que les touristes en voiture rentrent de balade à partir de 16h... On commence donc la marche, on fait une petite pause au bout de 3km en se disant, à quoi bon marcher, si notre bonne étoile est toujours là, ça finira par du stop.

On patiente au soleil, 10min... 20min notre chauffeur arrive 😀

On rentrera sur Maleupico pour 16h avec des images plein la tête en se faisant ramener à un camping bien tenu.

La douche chaude comme vous l'imaginez se fait bien appréciée, on installe la tente et la suite, comme tous les soirs... Bonne nuit les petits !

En bas à gauche, le jacuzzi au charbon que nous n'avons pas fait (35€, hors budget ), en bas à droite moi qui rédige cet article.
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On quitte le parc national Conguilio, après 2 jours de bivouac. Notre objectif du jour, passer par les villes de Villarica et Pucon pour ensuite atteindre le parc national Huerquehue à 200km d'ici. On commence à aimer ce moyen de locomotion: l'auto-stop. C'est si facile qu'on rejoindra notre objectif plus rapidement qu'en bus avec 4 conducteurs différents dont un taxi sur 50km, surprenant... C'est économique, on ne paye rien, mais c'est surtout un bon moyen de rencontrer les habitants.

On se rapproche de notre départ de randonnée en campant au bord du lac Caburga.

Les bords du lac Caburga

Gros feu de camp pour se réchauffer en début de soirée, on se prépare psychologiquement pour le réveil matinal du lendemain.

Jour 1: Il est 6h, le réveil sonne, il ne fait pas bien chaud (5°c), on plit rapidement sacs de couchages et tente humide. On rallume rapidement le feu pour se réchauffer et on décolle. On est à 20km de l'entrée du parc et avec l'aide de 2 voitures on va s'y rendre sans trop d'efforts, des ouvriers vont même faire un petit détour de 5km pour nous enmener aux portes du parc.

Il est 9h, on fait le point sur la randonnée avec le garde-forestier du parc National, bonne nouvelle, le parcours complet à ré-ouvert il y a une semaine après la fonte des neiges...yes!

Donc petit topo,15km le 1er jour, 10 le 2ième, 30 le dernier...sachant que la pluie doit arriver pour le dernier jour.

Bilan du premier jour, les 15kms étaient vraiment difficiles avec des forts dénivelés, on s'en sort quand même bien...à 16h au campement, après 8h de marche. On aura vu de magnifiques cascades, des lagunes ainsi que des français... Et oui, plein de jeunes couples comme nous!! On est pas les seuls.

Cascades,forêts luxuriantes et lacs.
Et toujours avec le soleil!

Jour 2: On sait que ça va être une bonne journée dès le réveil... seulement 10km de prévu pour finir à des thermes.

Arrivés à las termas de San Sebastian, on est soulagé...par le poids des sacs! Bon débarras, on enfile les maillots, à nous les bains à 38°c !!

Piscines, petit bain ou abreuvoir bovin, tout est bon pour s'y baigner.

Un groupe de local nous donnera la faim toute l'après midi en les voyant cuire poulet, saucisses jusqu'à 17h. Bien content qu'ils partent ( on va enfin pouvoir manger nos pâtes froides tranquilles) , on restera la nuit pour camper.

Jour 3: Réveil très matinal à 5h45, pour attraper notre bus retour à 35km de route, qui part à 13h30...

On marchera en tout 25km, tout de même, et 10km aidé par des co-voit' locaux.

Le bus, on l'aura, à la force des mollets, et on dégustera notre pain et sa confiture de coins faite maison par une bonne femme du petit patelin...un délice après 3 jours d'efforts!

Retour sur Villarica après 3h de bus...on se trouve un petit hôtel de charme pour se reposer de cette dernière semaine de rando et on se fait des courses plaisir... Miam!

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Et voilà, déja deux mois sans travailler, et on a envie de s'y remettre...oui, mais d'une autre manière. Ici, et un peu partout dans le monde existe le principe du volontariat: tu travailles en échange du gîte et de la nourriture, c'est vieux comme le monde! On a fait des recherches sur les sites spécialisés coworking.com et helpx.com qui nous a mis en relation avec des fermiers.

On a choisit pour notre première expérience la ferme de Maria Katrin:78 chèvres, 30 poules, 20 canards, 10 oies, 5 chiens et chats. Expatriée allemande, elle a démarré il y a 20ans cette exploitation pour transformer le lait en fromage, beurre et 'dulce de leche' (crème de lait caramélisée).

Intérieur de la maison cosie, on se sent comme chez mémé.

Jour 1:On demarre un lundi, comme en France 😀. Arrivés 10h30 à la ferme, on fait connaissance avec notre environnement. Petit topo de ce qui nous attends:

7h30: Réveil. Nourrir poules,canards, oies,chats,chiens.

8h:ptit' déj

8h30: traite des moutons, transfert des jarres de lait vers la salle de transformation du lait.

9h30: nettoyage de l'étable de traite. Nettoyage en Place des tuyauteries et cuves.

OU

Transformation du lait, en assistance de l'experte .

PUIS

Attacher les boucs. Libérer les chevreaux de l'étable.

40 chèvres, 18 chevreaux, 2 boucs

10h: 1ere collecte des oeufs de poules.

10h05: arrosage, entretien du potager sous serre.

11h-16h: Pause ET/OU travaux d'entretien.

16h: 2ieme collecte des oeufs, sortie des poules.

19h: 2ieme arrosage du potager

20h: Rentrer poules canards, etc... Attacher 2 chiens, en libérer 3. Sortir le cheval de la propriété.

21h: repas.

Bref...une journée à la ferme.

Couché de soleil sur la ferme des chèvres

Premier jour, on nous a montré comment tout faire: 20% en pratique, le reste en théorie expliqué à 22h pendant qu'on cuisinait.

2ieme jour: Maria Katrin s'absente toute la journée, on fait tout ce qu'on a vu en pratique, essayons de faire le maximum des choses vues en théorie (vues du salon), bien-sûr en mettant un temps fou, avec beaucoup d'incertitudes et sans doute quelques maladresses...On prépare un bon repas

22h: la proprio revient de sa journée mais on sent que quelque chose ne va pas. Et... Non pas un merci, ni deux... Non,rien...par contre un reproche...! On a pas rentré le chien avant de sortir les poules, "on est inconscient"...d'avoir laissé les poules avec le chien 'trucbidule' en liberté...pour ensuite la voir s'avaler notre plat cuisiné en top chrono 1min... 'Gracias por la comida😀' qu'elle nous dit quand même.... Bon, on se couche, perplexe...

On entend les chiens aboyer, a-t-on bien mis le cheval dehors quand on a fermé le portail alors qu'il faisait nuit noir... Bon... On verra bien...

3ieme jour: On commence à être rodé, Marie part s'occuper des poules, des canards et du potager. Pendant ce temps je fais les transferts de jarre de lait puis je nettoie l'etable. Quand je termine, je vais à la salle de transformation de lait, et je vois Marie, une spatule géante à la main, avec pour consigne de mélanger 4h consécutives du lait et du sucre...

Bien-sûr la veille, la Maria Katrin s'était bien gardée de nous en parler à 23h...

On se remplace pour terminer le job.

Je suis pas à mon avantage,derrière la moustiquaire dans la salle 'blanche' de transformation.

À la suite de ça, elle nous donne nos jours de repos, au début en essayant de nous les faire prendre séparrement... une vraie petite vie d'entreprise. On a demandé à les avoir ensemble, demande acceptée, faut quand même pas nous prendre pour des ...

14h : on mange, on prépare rapidement nos sacs, la nourriture pour 2 jours et on profite de la proximité d'un lac pour aller y bivouaquer....

Quel bonheur, comme un sentiment de liberté, le bus nous rapproche rapidement de notre objectif: le lac llanquilhé avec la vue sur les volcans.

Nous voilà à Frutillar où nous passerons la première nuit. Petit bivouac tranquille au bord du lac, petit barbeuc, on est bien!

On fait le petit bilan autour du feu de ces deux premiers jours... Il n'en sort pas que du positif vous vous en doutez.

4ieme jour: On plit le bivouac, on se lance pour de l'auto-stop pour objectif de rejoindre Puerto Octay, petite bourgade au nord du lac.

Au réveil , beaucoup de voitures, de bus...au moment où nous sommes sur la route, pas un chat...bon! Des 30kms à faire, on se fait avancer de 6km, puis plus rien pendant plusieurs heures, mais quelle vue!

Le volcan Osorno: matinmidisoir

On déjeune en bord de route avant de finalement rencontrer notre ange gardien qui nous désenlisera de cette route fantôme. On passera notre deuxième nuit dans un camping très charmant de Puerto Octay.

Aux alentours de notre camping à Puerto Octay

5ieme jour: le beau temps n'est pas de la partie, on décide de rentrer plus tôt que prévu à la ferme, et puis... On va aussi lui annoncer qu'on arrête. Pas de confiance en nous, on sentait déjà au deuxième jour qu'il n'y aurait pas beaucoup d'échanges inter culturels, on 'quick' ...! Il y a de bonnes et de mauvaises expériences, mais ce que nous savions, c'est que nous ne rendrions pas service plus longtemps à cette dame qui abuse du principe de volontariat, et on re tentera ailleurs, dans une autre ferme, au sein d'une famille 'normale' ou le volontaire n'est pas exploité pour faire le job d'un salarié 😀.

15h: on mange nos délicieuses empanadas ( pate frie avec à l'intérieur morceaux de viande, oignons, olives,etc) sur le chemin du retour, nous voilà réconcilié avec notre liberté.

On prends le premier bus qui passe direction Puerto Varas où nous passerons les deux prochains jours au chaud, abrités de la pluie.

L'église de Puerto Varas. 

Jour 6: Petite excursion en mini bus pour se rendre à Petrohué. Le temps est toujours menaçant, on fera donc seulement un petit trek de 6km avant de repartir vers notre prochaine étape: l'île de Chiloé.

Vue du volcan d'Osorno depuis un trek proche de Petrohué.
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Chiloé, deuxième plus grande île du Chili après Terre de feu (Ushuaia). 300 jours de pluies par an. On est resté 3 jours , pas un jour de pluie... On a été bon!!

Pour s'y rendre, on prends le ferry pour une traversée de 20min. On prend le bus pour se rendre à Ancud, deuxième ville de Chiloé, Ancud l'authentique.

On l'aime pour sa tranquillité, nous on l'a surtout aimé pour le super spot de camping 'cabanas bellavista'.

L'herbe est bien verte, avec 300 jours de pluie/an

Le lendemain on souhaite se rendre dans un magnifique parc national mais en vain: pas de bus, l'auto stop ne marche pas après 1 heure à tendre le pouce.

On se dirige alors vers Dalcahue, la perle de Chiloé puis vers la 'capitale' économique de l'île: Castro.

Le port de Dalcahue

De magnifiques églises tout de bois parsèment l'île, mais manque de chance, c'est la période des fumigations et toutes étaient fermées.

On aura tout de même vu les maisons sur pilotis de Castro, qui nous rappelle les cabanes Tchanquee de l'île aux oiseaux (du bassin d'Arcachon).

À marée basse, vue des 3 zones de maisons sur pilotis...au total, 150 maisons! 

De Castro, nous irons ensuite à Cacuo à 80km de là pour goûter à l'air marin de l'océan Pacifique.

Et quand la cabine du pick-up est pleine, on s'installe derrière les cheveux au vent.
Sur la route de la plage...
Une lagune sur la plage, un cheval, 2 belges! 
Les chèvres sont partout!!! Aaaaaah 😀

Ça fait du bien de revoir un peu l'océan aprés ce concentré de montagnes et de lac. Malheureusement on ne s'est pas baigné, l'eau doit froller ici les 10 °c....

Et puis je remets une autre photo que Marie a soigneusement préparée 😀

De beaux terrains verdoyants

On passera la nuit au bord d'un lac pas très loin de là, sur la route de notre prochaine ville: Quellon.

Notre avancée de terrain pour la nuit

Quellon, départ de notre ferry qui nous ramène sur la terre ferme à Puerto Chacabuco après 30h de navigation.

Départ 23h, arrivée 09h à J+2, on a traversé une partie de la région des fjords, magnifiques.

Le Ferry vu de l'intérieur, nous, on a dormi au chaud. 
Les fjords dans toute leur beauté

La suite, c'est dans la prochaine étape 😉

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Après 30h de ferry, on se laisse monter dans un bus pour rejoindre Cohyaique, 'capitale' de la région.

On se dirige vers l'Office de tourisme pour programmer nos deux prochaines semaines, on y restera 2h avec en poche nos prochains vols nationaux et internationaux. Vol prévu fin décembre pour remonter du sud Patagonie, récupérer nos affaires laissées chez Scott à Santiago de Chile et repartir le lendemain pour gagner le Mexique. Billet retour France également acheté pour mi Avril...ça c'est fait! 😀 Enfin, ça nous laisse quand même encore le temps d'en profiter.

On se lance ensuite dans du stop pour rejoindre Cerro Castillo à 100km où nous passerons la nuit.

Tracé de notre route entre Puerto Aysen et Chaltén
Pour illustrer les distances parcourues et celles restant à parcourir
Magique cette route, courbes parfaites  

Quel camping original, acceuil par un gaucho typique de la Patagonie. À peine le temps de s'installer qu'on est invité à passer à table pour grignoter les 'restes' ltr'un agneau "asado" braisé au feu de bois.

Petit agneau de 3 mois, assaisonné à l'huile d'oignons fris... Mamaa 😀

Je dis les restes car ce sont de magnifiques morceaux accompagnés de pomme de terre... Quel bonheur, goûter à 16h à l'agneau, ça n'a pas de prix. Quelques français dans le camping, on passe l'après-midi à lézarder.

Jour 2: On s'engage dans une rando de 15 km allé-retour, 6h, dénivelé de 1000m pour rejoindre la laguna Cerro Castillo.

La montée se fait sentir mais les paysages sont magnifiques.

Paysages dans la montée vers le glacier.

A 2km de la fin, le temps est vraiment menaçant, on hésite à rebrousser chemin mais l'objectif est si proche... On repousse la décision en déjeunant dans un bosquet, nos sandwich agneaux 'asado' , oeuf, avocat...quel délice!!

On se motive et on finit d'arriver à l'objectif et 'Wahouuu' qu'on fait chacun à notre tour.

Le glacier Cerro Castillo termine dans la lagune. Le temps n'est pas de la partie...

On y restera 15min le temps de se refroidir, et on repart, galopant dans la descente où on retrouve vite de la chaleur.

Jour 3: Après une nuit sous les étoiles et les nébuleuses, on se réveille sous la tente et sous les gouttes... première fois dans le voyage ou l'on doit plier la tente sous la pluie. En discutant avec les voyageurs, ça nous arrivera de plus en plus en descendant dans la Patagonie.

Après des bons pains grillés au feu, confiturés, on commence le stop à 9h et la pluie s'arrête. Sans attendre plus de quelques minutes, on fera plus de 120kms avec un local adorable puis un couple de français en voyage de noces...so romantic!!

On arrive à 13h à Puerto Tranquillo où la pluie commence à tomber... On veut faire une attraction à touriste en bateau, on va attendre quelques heures au chaud dans une 'panaderia' pour déguster des 'pasteleria' chiliennes ( pâtisseries ) en avançant la rédaction du blog.

16h, on sort de nos coquilles, petit stop de 5km pour se rendre à Puerto Marmol.

Petite crique de Puerto Marmol, spot de campement en haut. En bas, plage de Puerto Tranquillo.
Tous les glaciers alentours déversent leur eau dans le lac, qui lui donne sa couleur glaciaire, invisible sur la photo 😀.

On embarque sur un petit zodiac pour visiter la 'Cathédrale de Marmol'. On est là sur le 2ieme lac le plus grand d'Amerique du Sud (après Titicaca): le lac Général Carrera. Nos 3 compagnons d'embarcations nous racontent que le temps peut se dégrader très rapidement sur le lac avec des vents très violent malgrè le calme apparent... difficile à croire mais quelques jours après, on apprendra d'autres voyageurs qu'ils ont eu des vagues de 1m apparaissant-disparaissant en 10min.

Formations Rocheuses de marbre.
On a le sourire, 10min de soleil dans la journée,ça fait plaisir.

Ce fut une attraction dans tous les sens du terme, formée par les vents forts et par les pluies, ces formations de marbres baignent dans l'eau turquoise des glaciers... magnifique!

Sur la photo, le turquoise se devine difficilement en dehors des 10min de soleil.

Le pilote nous a donné aussi des sensations fortes en faisant de belles courbes terminant à quelques mètres des falaises... Ouf! Heureusement on a pris une bonne assurance avant de partir.

On passera la nuit sur place, camping offert par la compagnie, on nous offre également le repas, ce qui ne se refuse pas 😀

Pâtes bolognaise, fromage râpé, flambis, Coca-Cola  ...la base!😇

Pour l'emplacement de la tente, on choisit la sécurité en se mettant à l'abri de la pluie sous les branches.

Jour 4: On plit la tente, on commence par rejoindre la route principale par une petite montée de 30min. Là, on attendra 1h avant de voir passer la première voiture après avoir vu passé de nombreux vélos et motos. La Carreterra Australe est une route mythique pour les 2 roues.

Vue de la Carreterra Australe. 

Ce sera notre jour de chance, on accompagnera une famille dans leur 4x4, sellerie cuir, pour faire 250km ensemble de 09h30 à 16h. On passera de nombreux auto-stoppeurs attendant au bord de la route. Pour les remercier, on leur a partagé 'oune pan dé navédad' (pain de Noël, aux épices, fruits confits).

On passera la journée en voyant défiler des paysages magnifiques de montagnes, de glaciers, de rivières.

Arrivés donc à Caleta Tortel, on apprends par d'autres français qu'il existe un camping gratuit, habrité, où l'on pose la tente sur des planches de bois. Accessible après 3km de passerelle en bois, on découvre Caletta Tortel, construite à flanc de falaise sur pilotis.

Les passerelles en bois de Caletta Tortel
Ici les bateaux servent plus à transporter du bois que des poissons ou des touristes. 

Chose surprenante, personne ou presque ne travaille dans la pêche ici, tous ou presque travaillent dans l'exploitation du bois de Cyprès, ce pourquoi la ville à été fondée en 1955.

Petite illustration des habitants de la région, aujourd'hui ils ont adoptés un style vestimentaire plus occidental.

Ici, chaque habitant sait construire sa maison... Franchement il y en a des belles mais y'a aussi quelques unes, on se demande comment elles tiennent!! 😀

Un calme légendaire, on croise quelques habitants par ci par là...

On prends un peu de hauteur sur le village en faisant une petite ballade, toujours sous le crachin 'tortellien'.

Fjords vus des hauteurs du village

Depuis qu'on est en Patagonie, le beau temps n'est vraiment pas de la partie...espérons que ça change.

Les 20min de soleil quotidiennes à Caleta Tortel:au coucher de soleil.

Jour 5: Dormir sous un toit en camping, c'était une première, et c'est top, surtout qu'il a plu toute la nuit. Dormir sur des planches avec un matelas gonflable, c'est plutôt confortable. Le plus original, remplacer ses sardines par des clous, c'est le kiff total 😀 ( Désolé je n'ai pas de photos). Dernier jour à passer ici, on va utiliser les bois flotté de la veille pour se mettre au fourneau.

Riz, porrotos, saumons ou agneau le tout poellé et petit pain crème au fromage,oregan,fromage...miam!

Au programme de la journée: atelier fabrication de petits pains, fabrication de 'Dulce de leche' et fabrication d'un arbre de Noël en bois flotté.

Jour 6: L'objectif de la journée sera de rejoindre la ville la plus au sud du Chili: Villa O'Higgins.

On ne tentera pas le stop cette fois-ci, on a entendu dire que cette fin de Carreterra Australe Chilienne n'était pas assez fréquentée. On prendra ensuite un ferry qui nous permettra de relier Puerto Yungay avec Puerto Bravo, puis le bus pendant 2h pour arriver au bout du bout...

Les alentours de Villa O'Higgins sont magnifiques, et ce village fait vraiment bout du monde, comme une impasse avant l'immensité des fjords et des lacs. Village fondé en 1966, il ne sera accessible par la route qu'en 1999.

Le village 'O'Higgins

On s'installe dans un petit camping cosie, on prendra une bonne douche bien chaude avant de partir à la recherche de LA compagnie de ferry qui nous fera rejoindre la frontière Argentinoise.

On a vraiment du mal à rentrer en contact avec le boss de l'agence, ici c'est dans la culture, ils tiennent agence de bateau croisière et 'cabanas' (chalet), de ce fait ils ne sont pas à leur bureau avant 21h voir plus... Réservation en poche, nous trépignons d'être au lendemain.

Jour 7: Réveil matinal, on monte à l'arrière du pick-up avec deux américains pour se rendre au port de Bahia Bahamondez à 7km, l'air est vif.

On embarque à bord du bateau 12 places pour une traversée du lac San Martin de 60km de long en 5h. La première heure, quel régal, le lac est entouré par les monts enneigés.

Sur la photo, on le devine pas mais le vent est glacial alors de rigueur: capuche sur latête,mains dans les poches.

Puis le vent se lève, créant un clapot et des vagues de 1m... le bateau se fait secouer dans tous les sens...mais un petit détour sur la route en vaudra la peine: le glacier O'Higgins, on y verra des icebergs , petit verre de Whisky offert par le capitaine, glaçon venant d'un iceberg.

Rencontre avec les icebergs sur le chemin du glacier
Petite approche du glacier.
Vue d'ensemble du glacier O'Higgins avec deux touristos.

On ne reviendra pas à notre point de départ, on nous laisse sur une péninsule à Candelario Mancilla où nous devrons passer d'abord par la frontière Chilienne puis après 20km à pied sur les hauteurs de l'île, nous arriverons à la force de nos mollets jusqu'au poste frontière argentin...non sans difficulté.

Borne du passage frontière Chili-Argentine 
Traversée de l'île après avoir traversé le lac en bateau.

Le cadre est à couper le souffle, au bord du lac 'desertio' , on pose la tente sur de l'herbe bien grasse, parfait pour nos petites sardines 😀 .

En bas vue du lac Desertio, au fond vue du Fitz Roy.

Jour 8: Réveillés par la chaleur des rayons de soleil, c'est assez rare depuis quelques semaines, on avale nos tartines de 'Dulce de leche' sur le pain 'handmade by Marie'. D'après le douanier argentin, seulement 3h nous attendent pour parcourir le bord du lac ... La suite dans l'article côté Argentine. 😉