Camping en Islande

Si comme nous vous aimez l’histoire et êtes passionnés par la nature, l’Islande est un endroit merveilleux pour y passer ses vacances! Terre de grands espaces, d’histoire, de volcans et de glaciers.
Du 16 juin au 15 juillet 2019
30 jours
13
juin

J'ai utilisé les voyages documentés sur MyAtlas pour préparer le nôtre, très utile cet outil; nous nous sommes également inspirés du voyage que nos amis avaient fait. Le trajet est planifié mais nous n'avons pas fait de réservation de camping seulement les hôtels à Reykjavik et celui de l'aéroport à Keflavik. Nous avons presque terminé de préparer nos valises. Nous avons hâte de partir, les grands espaces de l'Islande nous font rêver!

16
juin

Des amis nous ont gentiment offert de nous conduire à l'aéroport.

Nous décollons à 23h25. Je n’avais plus de place pour une couverte en polar mais chaque siège de l’avion avait son oreiller et sa couverture!! Nous avons dormi quelques trois petites heures 😴

Le vol s’est très bien déroulé, il est 8h20 le 17 juin.

17
juin

Nous atterrissons à Keflavik à 53 km de Reykjavik,

Nous avions réservé avec « Airport express » de Grayline. L’autobus nous laisse à notre hôtel qui se trouve sur le coin de l’église « Hallgrimskirkja ». Le paysage est aride mais tout le long des routes le lupin mauve et blanc est roi et les maisons que nous croisons ont une architecture très minimaliste.

Nous laissons nos bagages à notre hôtel au « Loki 101 Guesthouse » pour aller prendre un léger dîner au « Mokka kaffi ». Ce café est l’un des deux plus vieux de la ville, il a conservé sa décoration initiale et tout son charme. Il fait beau et au soleil nous sommes bien, 15 degré C.

Aujourd'hui c'est la Fête de l'indépendance de l'Islande (1944) il y a donc plus d’islandais dans les rues que de touristes. Nous avons arpenté les petites rues du centre ville et nous avons suivi la foule, en se disant que les gens savaient où aller fêter. En effet nous nous sommes retrouvés devant un gâteau de 75 mètres de long que des dames distribuaient habillées en costume d’époque.

Plusieurs personnes portent le costume traditionnel 
Défilé dans les rues 

Nous avons fait le tour du Lac « Tjörnin » peuplé par 40 espèces d’oiseaux. Ce lac servait auparavant à conserver la glace de l’hiver, il est alimenté par une source souterraine.

Le lac se trouve au centre de la ville et est bordé de plusieurs parcs.

Lac  Tjörnin

Retour à l’hôtel pour prendre notre chambre. Nous retournons dans le quartier des restaurants pour souper au restaurant italien « Primo » nos spaghettis étaient bons. Nous faisons un petit marché au retour vers l’hôtel, il est 21 h et le soleil est encore présent.

18
juin
18
juin

Ce matin il fait 9 C. Nous déjeunons dans la cuisine commune de l’hôtel, c’est assez propre et bien organisé (il y a même un lave-vaisselle).

Nous allons sur la promenade qui part du port de croisière et longe le centre ville. Dès que l’on s’est approché de l’eau le vent nous a congelé, la température ressentie est de 5 C!


Vue de la rue « Frakkastigur »
 Solaris : voyageur du soleil (Œuvre de Jón Gunnar Árnason)
Promenade au bord de la mer 

Nous dînons sur un banc près de la maison Höfôi ayant servie à la rencontre de Gorbatsjov et Reagan en 1986 à la fin de la guerre froide. Nous retournons au centre d’information vers le centre ville pour nous joindre à la visite guidée.

Nous avons visité l’église luthérienne «Hallgrimskirkja » dont la tour offrent de superbes points de vues sur la ville, construite de 1945 à 1986.

Statue de Leifur Eiríksson ( même statut qu’à Terre-neuve près du site des vikings) 
Vues de la tour de l’église 

Nous nous sommes promenés dans les jardins du musée Einar Jónsson et marché jusqu’au lac « Tjörnin ». La guide nous raconte l’histoire de l’Islande qui débute à l’arrivée de Ingólfur Anarson fugitif norvégien en 871. Nous avons appris que les contes de Marvel concernant Thor sont inspirés de la mythologie islandaise.

Nous sommes revenus à l’hôtel, il est 22h sous le soleil.

19
juin

Levé à 9h, il fait nuageux et 10 C. On nous dit qu’il n’y a pas de problème pour le camping sans réservation. Nous déjeunons à l’hôtel et nous nous dirigeons vers le musée “The settlement exhibition“. C’est une autre journée mitaines de laine mais je les ai oubliées dans la chambre, ce sera donc mains dans les poches. Le centre ville est en continuelle rénovation depuis 25 ans, moment où le tourisme a débuté. Auparavant il était en piètre état et déserté par la population, maintenant c’est joli et les “Guesthouses” comme la nôtre poussent partout.

L’entrée au musée comprend la visite de deux autres sites tout près. Ce musée est sur le site archéologique de trois maisons longues de vikings du Xe siècle que nous pouvons voir sous terre. On peut y voir les fondations de tourbes et les différents espaces de vie. Une présentation animée nous montre la maison principale reconstituée. Les vikings apportaient avec eux du bétail, ce qui a provoqué la destruction de la végétation insulaire. Tout le tour de la salle on peut voir le paysage qui longeait le bord de l’eau de la ville à cette époque, des insertions multimédia montre les activités quotidiennes, concept très intéressant.

Nous nous rendons ensuite à la maison du gouverneur, la plus vieille maison de Reykjavík, il y a une exposition de photos de 1918, année de l’hiver le plus froid, des grandes privations dues à la fin de la première guerre (aucun approvisionnement de vivres) et à l’automne la grippe espagnole supprime 50% de la population. Toute une année à oublier!

Maison du gouverneur  bâtie en 1762

Il est 13h mais il fait trop froid pour manger sur un banc de parc, nous nous rendons au “City hall”. Nous avions vu hier qu’il y avait des tables et des chaises à l’intérieur lors de la visite avec la guide.

Nous retournons en direction du port pour visiter la maison Gröndal. Cette maison construite avec le bois de bateaux échoués chose commune à cette époque, fut achetée par le poète Benedikt Gröndal, il la rénova et la peint en rouge ce qui détonnait des autres maisons plus sobres du quartier. Mais cet homme, au dire de sa petite fille, était un excentrique d’une très grande créativité et intelligence qui le rendait névrosé. Après sa mort la maison fut déplacée et restaurée, maintenant patrimoine de l’Unesco.

Jolie rue résidentielle du vieux port 
Maison Gröndal  

Nous continuons vers le port que nous n’avons pas encore vu.

Port de Reykjavík à gauche le mont “Esja”
Centre ville de Reykjavík, vue du port 

Il tombe quelques gouttes, nous allons prendre un café. Nous revenons par l’autre côté du lac “Tjörnin”, pour traverser sur le pont séparant le lac en deux.

Vue de la rive droite du lac où se trouve l’ambassade du Canada

Retour, sous la pluie.

Cour de notre hôtel  mais trop froid pour manger dehors !
20
juin

Il fait beau ce matin mais 10 C. Après dîner nous marchons jusqu’à l’université pour visiter le musée National d’Islande, il y a une exposition sur l’histoire du peuplement. Notre hôtel est très bien situé, il permet d’accéder à pied à tous les endroits à visiter; Tout près de notre hôtel il y a aussi un autre hôtel qui semble bien, l’Aurora’s Guesthouse. Sur la photo de gauche le building blanc est l’entrée du site de l’université, à droite on voit le lac Thjörnin.

Vue de la passerelle au dessus de la rue Sudurgata  

L’exposition du musée relate le peuplement de l’ile qui c’est fait avec les vikings hors la loi et les femmes qu’ils avaient kidnappées en Écosse et en Grande- Bretagne ainsi que leurs esclaves qu'ils affranchissaient après plusieurs années de travail.

La vie devait être difficile avec le froid, les journées de noirceur dans les maisons longues en tourbes sans fenêtres que seul le feu central éclairait et les éruptions volcaniques...

Calendrier des éruptions selon une coupe de sol 

L’exposition sur trois étages couvre du 9e au 20e siècle, très bien élaborée, vaut la visite.

Nous revenons à l’hôtel et nous allons souper au petit resto au coin de la rue, le Café Loki. On a mangé du poisson, c’était excellent. Nous prenons un taxi pour aller au lieu de départ de la course.

Ligne de départ  

Denis fait le demi marathon dans son meilleur temps. Retour à l'hôtel vers minuit.

21
juin

On s’est levé à 8h30, il fait 10C. la compagnie CampEasy vient nous chercher à 11h. Très bon service, Nous avons pris la carte de camping (Camping card) qui propose 40 campings dont un maximum de 28 au choix. On vide nos valises car il n’y a pas de place dans la camionnette pour les mettre, on rentre le linge sous le banc, c’est presque plein. C’est très petit.

Le GPS est inclus, c’est un départ pour l’épicerie Bonus. Direction le Cercle d'Or, par la route 36, où on voit des bandes de chevreaux courir et jouer ainsi que des moutons s’abritant du vent entre les nombreuses roches.

Route sinueuse 

Un bout de la route 36 est en reconstruction, le détour sur la 365 contourne le lac Pingvallavatn du parc, mais tout de même un meilleur choix pour la vue. Le Cercle d’or se situe à l'est de Reykjavik et regroupe les trois sites les plus touristiques d'Islande: le parc national de Pingvellir (inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco), les sites de Geysir et la chute de Gulfoss. Nous arrivons au premier centre d’information du parc, c’est à cet endroit que l’on trouve la faille tectonique entre les continents d’Europe et de l’Amérique du Nord, c’est quand même assez impressionnant, nous marchons un peu le long de la faille.

Les plaques s’écarte de 1 à 18 mm par an 

C’est ici que les Vikings fondèrent le premier Parlement démocratique en 930 où les clans se rassemblaient une fois l’an pour décider et officialiser les lois. Elles étaient récitées à haute voix car il n’y avait pas d’écriture. Cet endroit fonctionna comme tribunal jusqu’en 1798

Plaque de l’Amérique du nord et la vallée d’effondrement qui la sépare de celle Eurasienne
Première église d’Islande du 11e siècle , celle-ci date de 1859 que nous visiterons demain
La nature fait des choses spectaculaires! 

Nous camperons ce soir au camping du parc non loin de la faille. Il y a peu de campeur.

22
juin

Il fait beau et plus chaud ce matin, 11 C.

Nous partons pour la vallée du parc près du lac, le stationnement est de 1000 kr par jour. À plusieurs endroits il y a des amoncellements de neige dans les montagnes, les Islandais espèrent que la neige ne fondra pas trop vite pour limiter la crue des eaux.

Nous faisons la randonnée de la chute d'Oxararfoss qui provient de la rivière Oxarar, c’est très beau avec la mousse et la roche volcanique.

La rivière et la pluie alimentent seulement 10% du lac 

Nous dînons au bas du mur de la faille près de l'église, il faut profiter du soleil!

Vue de la plaque Nord Américaine lors du dîner 

Nous marchons ensuite jusqu’à l’église bâtie en 1907, lieu des rassemblements des clans Islandais pour le parlement à compter du10e siècle.

Le lac Pingvallavatn, qui résulte de la fonte des glaciers de l’air glacière, a une profondeur de 114 mètres, son eau est limpide. On y voit des groupes de plongeurs, car l’eau de la source souterraine provenant du glacier Langjökull est limpide et la visibilité est de 60 mètres.

La source souterraine alimente le lac à 90% (voyage sur 40 km en 30 ans pour arriver du glacier au lac) 

Puis direction Geysir.

Nous faisons le tour du site qui est peu étalé, Il y a plusieurs sorties de vapeur plus ou moins grosses, mais le principal geyser encore en activité est le Strokkur qui entre en éruption aux 8 minutes environ, il parait moins imposant que celui de Yellowstone mais il est plus haut. Le Geysir quant à lui a eu sa dernière éruption en 2000.

Strokkur 
Au centre le Geysir 

Nous allons donc au Skjól près de la chute Gullfoss. Très gros terrain plus de 800 sites... mais collés, collés, collés.

Cela semble la norme, les campeurs s’installent tous côté à côte  

Le camping Geysir serait aussi un bon choix s’il vente beaucoup car il y a des arbres, contrairement aux autres qui sont dans les champs. Le vent s’est refroidi mais le soleil est toujours présent.

23
juin

Il fait un soleil radieux pas de nuages et peu de vent. Nous continuons vers la chute Gullfoss à quelques minutes du camping. Au début du sentier on peut voir au loin le glacier Langjökull et les différents pic qui l’entourent

D’une hauteur de 31 mètres pour les deux chutes, son canyon est de 70 mètres de profondeur, les dépôts de sable donne à l’eau une couleur vert pâle.

L’eau s’est creusée un passage dans le basalte empruntant les fissures de la roche, la vitesse du courant est entre 109 à 2000 mètres cubes. En raison de la crue importante des eaux de cette année je dirais que l’eau coule pas mal vite.

En route pour la péninsule de Snæfellsnes. Nous ne prenons pas le tunnel, nous préférons contourner par la route 48.

Sur la route, le Glacier Langjökull  
Lac Laugarvatn dans le Cercle d’Or

Nous arrêtons à Borgarnes pour un petit marché et on visite le musée de l’histoire des Vickings, pittoresques mais intéressant (pour ceux que cela intéresse). Nous soupons près du port où un cairn souligne la mort d’une esclave tuée par son maître alors qu’elle s’enfuyait à la nage, pas facile ces Vikings. L’Islande regorge de Sagas de ce genre sur leur histoire, toutes plus sanglantes les unes comme les autres.

Sur la route 54 rapidement nous longeons le glacier Snaefellsjokull. Nous arrivons à notre camping vers 19h45.

Notre terrain de camping au Tradir Guesthouse, avec une vue sur le glacier Snaefellsjökull 

Nous allons marcher sur la plage derrière notre campement, nous sommes dans la Baie Faxaflói, il y a beaucoup d’oiseaux.

24
juin

Ce matin il fait un beau soleil et presque pas de nuages, 12 C. mais le soleil nous réchauffe. Nous prenons à nouveau la route 54 qui contourne le glacier Snæfellsjökull. Premier arrêt, à Ytri Tunga longue plage de sable doré que l’on a marchée.

Phoques se faisant dorer  au soleil 

Nous nous arrêtons pour voir une chute et en profitons pour dîner.

Quelle vue pour dîner! 
Nous sommes montés jusqu’au pied de la chute. La descente à pic n’est pas évidente.
Rivière de la chute provenant du glacier serpente jusqu'à la mer

À Budir, une église construite par une femme avec l’autorisation du roi mais sans celle de l’Eglise. L’anneau sur la porte en fait mention.

Église Budakirkja 1703 
Vue du glacier de la route 

À Anarstapi nous prenons un chocolat chaud et ensuite nous marchons vers les falaises de lave. Il faut passer près de la sculpture de Bárdur le gardien de l’esprit du mont Snæfellsnes, du sculpteur Ragnar Kjartansson.


Tunnel de lave 
Falaise de lave où nichent des centaines d’oiseaux 

On mentionne que le voyage au centre de la terre de Jules Verne est inspiré du volcan Snæfellsjökull.

Nous nous arrêtons à Lóndrangar ancien volcan érodé, il a un effet lugubre.

On va voit à l’arrière au loin, le phare de la ville de Malartic 


Champ de lave couverte de mousse  

Nous montons les 300 mètres pour atteindre le haut du volcan Saxhöll. Il vente énormément et les quelques plantes qui poussent sont rares. Une partie de la région est recouverte de sa lave que l’on voit d’en haut.

Volcan  
 Cratère Saxhöll  et les plantes sur le versant

Un peu plus loin à la plage de Skardsvik une tombe a été déterrée, un homme et ses armes sont exposés au musée National à Reykjavík.

Nous campons de l’autre côté de la péninsule, entre le fiord et le glacier à Grundarfjördur (860 habitants) au camping du même nom.

25
juin

Cette nuit il a beaucoup venté notre camionnette bougeait, nos voisins québécois dont la tente est sur le toit du Jeep ont eu très peur.

Le ciel est couvert, il fait 11C. la brume qui descend du glacier nous laisse une bruine.

Des moutons à la plage! 

Nous continuons notre route vers la plus grosse ville de la péninsule, Stykkishólmur.

Nous nous arrêtons au musée du requin, mais nous n’y entrons pas (il ya dégustation de requin fermenté, la viande de ce dernier est poison si non fermentée, met typiquement islandais). Il y a ici aussi des champs de lave.

La ville de Stykkishólmur (1110 habitants) est la plus grande de la péninsule, les maisons sont colorées et toutes très bien entretenues, le coup d’oeil est joli.

Nous visitons la maison Norvégienne bâtie en 1832 par Árni Thorlacus, commerçant de Norvège. La maison reflète la haute société Islandaise du 19e siècle. Cette maison fut longtemps la seule à plusieurs étages. Rénovée avec la décoration d’époque, bien intéressant.

Nous montons ensuite la colline près du port, surmontée d’un petit phare. Cette colline protège le port des vents et des vagues du fyord Breidafjördur, en haut il vente pas mal mais le coup d'oeil en vaut la peine.

Vue de la ville sur la colline Súgandisey  
Pointe de la ville 

La ville a bâti ses propres bateaux pour plus de sécurité compte tenu de l’agressivité de la mer, les pointes sont plus hautes et le bateau est plus profond.

Ce secteur est renommé pour ses nombreuse iles/ sculpture de leur bateau

Au lieu de couper dans la péninsule, nous contournons le fyord Hvammsfjördur sur 70 km de gravelle mais les paysages sont époustouflants.

Au fond, la ville de  Stykkishólmur et à l’avant plan un bateau échoué 

Nous campons tôt ce soir à 16h30. Il fait froid et il vente beaucoup.

Nous sommes à Búdardalur (270 habitants) au camping de la ville, ils ont plantés des haies et des arbres pour couper le vent, ça aide un peu. Nous faisons le tour de la petite ville, bien jolie.

26
juin

Ce matin nous sommes bien, pas trop de vent mais le ciel est couvert. Nous partons vers la route 1 qui fait le tour de l’ile. Il fait 12 C.

Près de la rivière Haukadalsà, visite du site archéologique de la ferme Eiriksstadir du viking Erik Le Rouge, premier européen à atteindre l’Amérique. La maison longue a été reconstituée comme à son époque. Il y vécu environ 15 ans, il quitta après avoir tué ses voisins lors d’un différent. Il eu quelques enfants dont Leif Eiriksson. Ce dernier a colonisé le Groenjand et a passé un hiver à l’Anse aux Meadows à Terre Neuve, Canada.

Maison longue de tourbe 

Les gens dormaient assis pour optimiser la place, 15 personnes vivaient dans ce type de maison. Seul le feu et un trou au plafond fournissaient l’éclairage.

Sortie arrière dans le garde manger 

Puisqu’il n’y a pas de fer dans la roche ici, pour faire des armes en fer ils utilisaient l’ocre ferreux qu’ils broyaient et fondaient, ce qui donnait un métal de moindre qualité. Vers l’an 1200 la généalogie des islandais a été réalisée jusqu’à 300 avant l’arrivée du premier Viking. Les Islandais tiennent ce registre maintenant informatisé très à jour et s’y réfère avant de débuter une relation amoureuse pour éviter la consanguinité, puisque la population est peu nombreuse.

Nous dînons dans le stationnement de la ferme laitière Erpsstadir, bien entendu nous y prenons notre dessert. On y achète des skyr-konfekt (un petit cône de chocolat blanc fourré d’un mélange de skyr, de sucre et d’oeuf) un pure délice.

Après avoir fait un bout de chemin sur la 1 nous prenons la route 711, de l’est vers l’ouest, qui contourne la péninsule Vatnsnes.

Nous nous arrêtons pour marcher jusqu’au site Hvítserkur. La plage de sable noir s’étend dans tout le fond de la baie Húnafjördur près de la ville de Ósar.

Partie de la falaise érodée 

Au bout de la péninsule nous sommes face à la Mer du Groenland, impressionnant quand même. Il paraît que lorsque l'hiver est très froid, quelques rares fois des ours polaires dérivent sur des banquises jusque là.

Mer du Groenland 

Lors d’un arrêt dans une halte, les sternes arctiques étaient nombreuses, ce site est fermé du 1er au 20 juin pour les laisser pondre.

La journée s’est passée sous la bruine et la brume mais une autre belle journée!

Nous campons dans la ville de Hvammstangi (580 habitants) dans le camping du même nom, le mieux à date, cuisine vitrée avec poêle, micro-ondes et cafetière, cela fait du bien d’être au chaud.

Vue de la baie Midfjördur dans le fyord Húnaflói,de notre camping 
27
juin

Ce matin il fait 14 C. et ils annoncent un gros 17 C. Hier soir le camping s’est pas mal rempli, plusieurs personnes en vélo 😮, je ne sais pas comment ils font.

L’eau chaude de se camping provient des sources chaudes et sent le souffre, heureusement pas l’eau froide que l'on boit.

Lac Midfjárdarv 

Plusieurs petits lacs se sont formés au pied des montagnes suite à des éboulis coupant des rivières, souvent ensevelissant des fermes entières.

Les fermes sont rebâties sur les éboulis 
Vue des montagnes enneigées, de la route  

Arrêt à un monument d’un Islandais, Stephan Stephansson né en 1853, a émigré en 1873 au Canada puis aux USA, pour revenir en 1889 en Alberta où il termina ses jours comme fermier et poête..

Nous prenons la route75 pour aller à Glaumbear, nous faisons la visite d’une ancienne ferme du 11e siècle qui a été modifiée au cours des années. Cette maison est la plus riche bâtie en mousse de tourbe de l’Islande. Elle fut reconstruite comme à l’époque avec du bois flotté, la tourbe et du bois importé pour les cadres de porte et de plafond. Toutes les pièces sont fermées mais reliées par un long corridor.

Ateliers, deux chambres d’amis et entrée principale 
Grand corridor 
Chambre du propriétaire et cuisine 

La pièce des chambres étaient le lieu pour dormir, travailler et manger, la plus chaude de la maison. Chaque lit avait son «askur » (bol rond avec un couvercle) où était déposé la nourriture. Les femmes avaient les lits près des fenêtres pour coudre et filer, les hommes en face cardaient la laine et faisaient des cordes de crin de cheval.

11 lits accueillant jusqu’à 22 personnes 
Arrière du bâtiment 
Tourbe empilée pour confectionner les murs, conserve très bien la chaleur 
Église de Glaumbaer 
Vue sur la route 1 de la vallée Öxnadalsheidi 
Fermes de la vallée  

Nous campons à Dalvik (1 400 habitants), petit village de pêcheurs.

Les maisons reconstruites depuis le dernier tremblement de terre dans les années 30 sont très jolies et avec un style différent. Très beau village enchâssée dans les montagnes et le fyord Eyjafjördur, vaut le détour pour le paysage. Au coucher il s’est mis à pleuvoir.

28
juin

Ce matin le ciel est couvert, nous déjeunons dans la salle commune, nous discutons avec un couple de Suisses.

Vue de la route 82 

À Akureyri (18200 habitants) 2e plus grande ville d’Islande, nous dinons près du Hof (Centre culturel et office de touriste), seul endroit ou il n’y a pas de délais de stationnement. Nous marchons jusqu’à l’église en haut d’une petite colline en passant par la vieille ville et le jardin botanique.

Un don fait à l’Église pour la protection des pêcheurs 

Le jardin est libre d’accès, plusieurs personnes y pique-niquent autour de la fontaine, joli jardin qui regroupe toutes les sortes de fleurs de l’Islande et certaines d’Europe.

Plusieurs maisons du début du 20e siècle  

Nous revenons par la rue piétonnière de la grande place pour prendre un chocolat chaud, et retournons au Hof

Nous contournons le fond du fyord et nous prenons le tunnel de 7 km inauguré en 2018, ce qui évite de remonter tout le fyord. De plus en hiver cette ancienne route était fermée, ce qui isolait les habitants de ce secteur.

Ville d’Akureyri 

Nous continuons notre route jusqu’à la chute Godafoss qui dévale à travers le champ de lave et y a creusé un canyon.

Vues sur la route 
 Godafoss, très belle chute sur la route 1.
Vue du haut de la chute 
Ferme dans la vallée  

Nous remontons la route 85 pour camper à Heidrabaer, en face il y a des sources chaudes, elles sont utilisées pour chauffer les serres.

Des paniers de légumes sont vendus au camping 

Il fait froid, encore. Nous passons une partie de la soirée dans le salon du petit restaurant pour nous réchauffer.

29
juin

Il fait 7 C. et venteux, nous déjeunons dans la camionnette. Nous remontons la péninsule en passant par Húsavik, nous nous arrêtons au GEOSEA, bain thermal d’une source salée.

Nous décidons d’y aller. J’ai bien aimé relaxer au chaud en regardant la mer, et sortir de l’eau pour entrer à l’intérieur se fait vite!

Des moutons frileux se cachent sous la tourbe. On se réchauffe comme on peut!

Nous nous arrêtons au centre d’information du parc Vatnajökulspjódgardur Nord à Asbyrgi pour acheter une carte des randonnées. On en profite pour visiter leur musée sur l’affaissement du plateau lors du dernier tremblement de terre en 1976.

Faille de Misgengi 

Nous continuons notre remontée le long du fyord Öxarfjördur vers Kópasker où nous campons ce soir. Petit village de 120 habitants au bord de l’eau, nous sommes presque sous le cercle polaire. Il fait 4C.

30
juin

Le Cercle de diamant relie Úsavik à Dettifoss par les routes 85 et 862, incluant aujourd’hui nous aurons fait la route en entier!

Ce matin il pleut et il fait 6 C. Nous déjeunons dans la camionnette et retournons au parc Vatnajöhulspjódgardur Nord. À Asbyrgi. La vallée forme un fer à cheval dont la partie centrale n’a pas été touchée lors de la fonte spectaculaire (jökulhlaups) du glacier après une éruption sub-glaciaire. La rivière Jökulsá ainsi créée, de 200 km de long, a balayé en quelques heures toute la lave et a encavé une partie du plateau (100 mètres de profond et 500 mètres de large). La rivière s’est retirée et passe maintenant à côté de cette vallée.

Avant de faire une randonnée sur la partie centrale (l’Eyjan), nous allons dîner au fond du fer à cheval, Il pleut un peu, on fait la randonnée de 30 minutes jusqu’au lac Botnstjörn.

Nous nous rendons au camping du parc pour débuter la randonnée du plateau. Le camping est bien situé et très bien aménagé avec un sèche linge et une laveuse ainsi qu’une salle pour préparer les repas. Nous faisons toute la randonnée sous une bruine avec un vent froid. Mais la vue est impressionnante.

Nous sommes montés sur la partie centrale, de la vallée en fer à cheval, que l’on voit à droite
Vue d’en haut, fond de la vallée et à droite, le début  de la vallée en fer à cheval
Les fleurs s'installent où elles peuvent! 

Par la route 862 nous nous rendons à la chute Dettifoss et Sellfoss. Il est 17h45 et il tombe une neige mouillée, nous décidons de souper et d’attendre que ça passe, on évitera aussi la foule.

Bonne idée que nous avons eu car il ne pleut plus et il n’y a presque personne. il y a deux sentiers, qui traversent un champ de lave, menant aux chutes.

Rivière Jökulsá et à droite la bruine de la chute Dettifoss
Chute Sellfoss 
Chute Dettifoss dont le bruit est fracassant

La brume de la chute nous trempe même à une bonne distance. Nous prenons un sentier étroit sans rampe de protection, et boueux vu la pluie le long de la rivière.

Vue après le sentier mais là il faut revenir!! 

Nous repartons pour notre camping le plus près que notre forfait de camping comprend, à Grimmsstadir. Super de base, pas d'eau chaude ni de douche et en plus il neige. Une nuit de tuque et de bas.

Chevaux de la ferme de notre camping 

Il y a énormément de chevaux, les grands espaces favorisent l’équitation, il y a beaucoup de fermes qui en offre.

1
juil

Il a fait 0 C. cette nuit et il tombe des flocons. Nous partons la journée avec un 5 C. sous la pluie vers Krafla qui est une région de 10 km carré encore en activité, exploitée pour sa géothermie, les nombreuses sources chaudes permettent de générer de l’électricité. La station « Myvatn Nature Baths » utilise également ces sources chaudes tout comme les habitants de la région pour leur maison.

Route vers le volcan Krafla de 818 mètres de haut

Deux événements majeurs ont eu lieu plus récemment, de 1724 à 1729 nommé les feux de Myvatn et de 1975 à 1984 neuf éruptions nommé feux de Krafla. Nous sommes montés sur le bord du volcan avec un vent glacial.

Cratère de Viti  de 300 mètres de large, dans la caldeira de Krafla
Autre cratère s près de Viti 

Sur le chemin nous passons le camping de krafla, nous qui pensions que le camping d’hier était de base... mais eux ils ont de l’eau chaude au moins 🤣

Camping de base de Krafla! Une chance que l’eau est chaude car il fait 7 C. 

En reprenant la route 1, nous visitons Hverir, paysage lunaire de boue dans les tons d’ocre et de gris, étalé au pied du Mont Námafjall.

Nous nous arrêtons à la ville de Reykjáhlid pour dîner avant de faire le tour du lac Myvatn.

Lac Myvatn dans Reykjáhlid résultat de l’éruption de 1724

Près de Skútustadagigar des pseudo-cratères ont été formés quand la lave en fusion a coulée dans le lac provoquant des explosions de vapeur formant ainsi de cônes et cratères de scories.

Vue de Krafla de l’autre côté du lac 

Nous visitons les champs de lave de Dimmuborgir, gigantesques formations déchiquetées. Nous faisons une des randonnées.

Le Hverfall  apparut il y a 2700 ans, domine les champs de lave. Une randonnée permet de le monter.

Nous terminons la visite par un chocolat chaud au petit café. Nous partons pour le camping Tjaldstæďi à Modrudalur. Site très typique avec des bâtiments en tourbe.

Cuisine des campeurs 
Vue de l’intérieur  
Réception et restaurant 
Vue splendide de notre camionnette avant de se coucher 
2
juil

Il a fait froid encore cette nuit et ce matin le vent est glacé. Le haut du volcan, vu de notre site, est dégagé.

Après le déjeuner nous quittons pour reprendre la route 1. Nous dînons sur la route secondaire 925, près d’une ancienne église du 10e et 11e siècle excavée en 1997 sur la ferme Litli-Bakki. La reconstruction fut de 1999 à 2001, l’église peut être visitée mais à notre passage le mur de gauche s’était effondré, des ouvriers le réparaient.

Église de tourbe et de bois et la rivière Jökulsá á Dal
Chute Rúkandi sur la route 1 près de la 925 

Nous nous arrêtons à Egilsstadir pour faire un marché et nous prenons la route 931 qui fait le tour du lac Lagarfljót. Cet endroit est entourée d’une forêt plantée pour en faire un parc nature, l’Hallormsstadaskógur, très contrastant d’avec la partie nord que l’on vient de traverser.

Au bout du lac à Skriduklausdur, il y a un des accueils du parc Vatnajökulsfjódgardur qui présente une exposition très intéressante sur les différents glaciers et volcans du parc. Un sentier mène à la maison d’un écrivain Islandais Gunnar Gunnarsson, un des rares auteurs dont les livres traduits en allemand n’ont pas été brûlés lors de la dernière guerre. Bâtie en 1939 en pierre de basalte noir et de mortier blanc elle ne fut occupée que pendant quelques années et les bâtiments de ferme ne furent jamais bâtis en raison du manque d’argent dû à la guerre. Nous terminons le tour du lac et prenons la 93 vers Seydifjordur. La montée du col nous donne une belle vue de la ville d'Eglisstadir et du lac Lagarfljót que l’on voit sur toute sa longueur tout comme les montagnes environnantes.

Lorsque nous descendons de l’autre côté de la montagne, la rivière créée par la fonte des neiges du Fjardarheidi forme une multitudes de chutes spectaculaires tout le long de la route pour se jeter dans le fyord de Seydisfjördur. Cette ville (environ 1000 habitants) fut fondée en1848 et est devenue rapidement prospère grâce au hareng en raison de son long fjord protégé.

Nous nous installons au camping de la ville, bien organisé avec une grande cuisine vitrée toute équipée. Je regardait le soleil sur la neige de la montagne; lorsque Denis me rappelle qu'il faudrait penser à aller se coucher, il est 22h, pas facile cette clarté très tard!

3
juil

Enfin une bonne nuit de sommeil et au levé, il fait 11 C. Peu de vent et un ciel bleu sans nuages; Nous sommes au paradis! Nous partons nous promener en ville. Un petit village magnifique qui vaut le détour. Enchâssé dans les hauts pics au fond du fjord c’est comme un joyau, en tout cas aujourd’hui, car à l’accueil on nous a dit que c’était exceptionnel comme température. Le camping est plein et plusieurs campeurs attendent le traversier de demain pour le Danemark. Cela explique le nombre de camping-cars européens. Nous sommes installés comme dans un centre d’achats mais c’est correct car on n’y est que pour dormir.

Église Seydisfjardarkirja

Quelques maisons anciennes sont des « kits » provenant de Norvège. Les maisons sont très jolies.

Un petit lac dont la rivière Fjardará se jette dans le fjord

Nous montons jusqu’à la chute Búdará, une des 100 chutes (certainement) qui coulent dans le fjord.

Nous continuons notre montée jusqu’à la sculpture de Lukas Kühne Tvisöngur, en hommage à la musique Islandaise en 5 tonalités. À l’intérieur, les sons résonnent et font écho.

Rue des restaurants, fort sympathique! 

Nous revenons à la camionnette et nous dînons en face de la chute près du port. Avant de partir nous suivons la route au bout du village jusqu’à un site archéologique d’une église du 10e siècle où ils ont exhumé 60 tombes.

Sur le côté nord du fjord on compte quelques fermes mais du côté sud il y a surtout des fermes abandonnées.

Nous reprenons la route 93 qui longe la rivière Fjardará vers Eglisstadir ensuite nous reprenons la route circulaire no 1.

Nous quittons Seydisfjördur  

À Reydarfjördur il y a une aluminerie de 2 km le long du fjord, nous longeons le côté sud de ce fjord en passant par Vattarnes au bout du fjord, un secteur de pêche du requin.

Vattarnes 

Dans les derniers fjords que l'on passe, on voit plusieurs piscicultures d’installées.

Nous remontons le côté nord du fjord Fáskrudsfjördur jusqu’à la ville du même nom. La ville a conservé les noms français de ses rues et les bâtiments installés par ces derniers.

Il pleut et le vent se lève.

4
juil

Ce matin 6 C. sous la bruine et la brume, nous allons visiter le musée Français. La France avait un grand besoin de poissons, ils venaient pêcher la morue dans le fjord de Fáskrúdsfjordur. Du 16e siècle jusqu’à la première guerre mondiale près de 5000 matelots sont décédés pendant leurs voyages de pêches, le musée nous démontre leurs conditions de vie. C’est pour cela que les Français ont bâti en 1904 le premier hôpital de l’île. Ceci représentait une énorme avancée technologique pour les soins des insulaires. Pour cette raison la ville a souligné cela en rénovant les bâtiments en musée et a laissé les noms de rues en français. 49 tombes de marins français se trouvent dans le cimetière de l’église.

Maison du Docteur/clinique et hôpital  

Les marins se partageaient un lit et pêchaient le plus longtemps possible, certains 20 heures par jour, ils coupaient la langue des morues pour avoir le décompte des poissons pour leur paiement. L’alcool était le seul réconfort, peut-être que cela a participé aux nombreux accidents!

L’intérieur des bateaux français, le confort était absent!

Nous sommes dans la brume tout le long des fjord que nous longeons.

Village de Fáskrúdsfjödur dans la brume 

Le terrain est accidenté et des murs de roches partent de la falaise et s’étendent jusqu’à la mer.

Et les chevaux sont presque tous couchés  

En après-midi la brume se lève un peu et il pleut.

Une des multiples fissures où coulent l’eau de la fonte des neiges de l’hiver.

La rivière Fossá se jette dans 30 chutes le long de la vallée Fossárdalur depuis le Lac Líkávatn. L’eau d’un beau bleu est très jolie.

Nous faisons une pause à la ville de Djúpivogur, première et seule ville d’Islande à rejoindre le réseau Cittaslow (ramification du Slow food). Nous hésitons à y camper ou à continuer un peu. Vu la température nous continuons mais avant nous allons au port pour voir la sculpture Eggin I Gledivík de Sigurdur Gudmundsson. Chaque oeuf représente une des 34 sortes d’oiseaux de la région.

Pas surprenant que des légendes de monstres et de Trolls ont peuplé l’imaginaire Islandais, quand on se promène dans la brume sur la côte, les montagnes dentelées donne des frissons.

La température ne s’améliore pas! 

La baie de Lónsvík forme un delta de sable gris et les rivières qui le traversent laissent des amas de roches de rivière qui s’allongent au gré de la marée. Nous avons marché un bout dans cette lande mais elle couvre presque toute la baie.

À perte de vue ces galets de rivière séparent la baie de la mer 

Plusieurs cygnes qui passent l’hiver en Europe viennent couver leurs oeufs en Islande.

Ce sont de gros oiseaux! 

Nous campons finalement à la ferme Stafafell, nous pensons que nous aurions dû rester au camping de Djúpivogur, il semblait mieux entretenu et certainement plus propre. Mais nous nous en accommodons. Il vente et il pleut, demain ils annoncent beau.

5
juil

Ce matin il fait 11 C. et un beau soleil, à part le vent, mais la vue de la baie de Lónsvík est très belle.

Marée basse 

Nous partons pour Hofn. Nous montons vers un point de vue avant de traverser le tunnel allant à Hofn, quelle vue spectaculaire que l’on a du glacier Vatnajökull.

Observatoire à l’Amannaskard

En arrivant à Hofn nous allons au centre touristique voir l’exposition sur les volcans et nous allons dîner sur la colline d’Ósland.

Monument aux marins Óslandsvegur 
Oiseaux dans le fjord de Hornafjördur  
Les glaciers du Vatnajökull, vue de la colline
Glacier Heinabergsjökull 


Glacier Fláajökull 

Nous revenons vers le camping de la ville pour s’installer. Ce soir nous soupons au restaurant le Humarhöfnin, nous y allons à pied, la ville se visite bien à pied.

La bisque de langouste était délicieuse, la morue aussi mais mon agneau un peu dur, le dessert très bon! Le resto Pakkús aurait été un autre bon choix.

6
juil

Ce matin il fait 10 C. un beau soleil et peu de vent, wow!, En réalité en haut de 12 avec soleil on est très bien car ce n’est pas humide et on annonce 14 C. pour cet après-midi! Nous profitons du soleil un peu, en prenant notre café. Le camping est plein, je crois qu’à partir d’ici il y aura plus de monde sur la route, cette section de l’île est plus prisée pour les courts séjours.

En marchant nous avons vu une clôture originale.

Nous retournons prendre une photo du glacier puisqu’il n’y a pas de nuage ce matin et l’on reprend la route 1. On voudrait bien aller proche d’un glacier, alors on prend la 984 pour aller au glacier Hoffellsjökull mais rapidement un 4 x 4 est nécessaire, alors retour sur la 1.

 Hoffellsjökull

Nous arrêtons un peu plus loin pour le glacier Fláajökull.

Nous dînons à Háli, le musée Pórbergssetur présente la vie de Thórbergur Thórdarson écrivain et poête du 20e siècle. Nous visitons le musée, très intéressant avec beaucoup d’information sur la vie des gens à son époque entre coupé par des faits de sa vie personnelle. Un beau petit musée bien présenté ( si on mange au resto le musée est gratuit).

Là, il y a une obsession de glaciers pour les 3 prochaines heures 😉. La calotte glaciaire Vatnajökull s’étend dans les fissures et les vallées pour former des langues de glaciers qui descendent et fondent vers la mer, soit tous ceux que l’on voit de la route, entre autre.

Nous nous arrêtons avec une multitude de touristes au glacier Breidamerkurjökull pour y voir les morceaux de glacier qui tombent dans le lagon de près de 200 mètres de profondeur. Seulement 1/10 du morceaux est au dessus de l’eau. Ils offrent des tours de canoës, de cayak et d’hélicoptère, mais on peut marcher autour du lagon pour s’approcher du glacier.


 Jökulsxálón lagoon du glacier Breidamerkurjökull
Les traits noirs sont les cendres des différentes éruptions 
Le immenses morceaux peuvent demeurer 5 ans dans le lagon avant de descendre vers la mer 
Des formes amusantes 
Les morceaux immergés sont d’une eau cristalline  

Les morceaux se déplacent sous le pont vers la mer pour finir sur l’Eystra Fellfjara (plage des icebergs). Nous traversons pour suivre certains blocs de glace jusqu’à la plage.

Des humains et des phoques sur la plage! Ces derniers profitent du soleil 

De la route circulaire nous pouvons voir plusieurs des glaciers, nous prenons la route du glacier Fjallsjökull. Il est moins impressionnant que le précédent mais il n’y a presque personne. Nous descendons près du lagon et en faisons le tour.

Fjallsjökull 
Les blocs de glace se déplacent plus lentement ici  
Il y a beaucoup de cendre dans ces morceaux de glace 

Se promener au pied d’un glacier et de voir les énormes morceaux de glace dériver, c’est comme de regarder un feu de camp ou la mer, on reste captivé.

Le volcan Öraefajökull dont le pic Hvannadalshnúkur est le plus haut de la calotte glaciaire du Vatnajökull soit 2119 mètres.

 Hvannadalshnúkur

Nous campons à Svifnafell dans une ferme, très bien, grande cuisine toute équipée et le camping est presque plein. Nos voisins viennent de Barcelone, bien sympatiques. Ce camping est près du parc Skaftafell. Le paysage est vraiment beau entre la mer, un glacier, une chute et les animaux de la ferme.

Svinafelljökull 

Finalement nous avons eu une super belle journée de 16 degré avec du soleil!

7
juil

Quelle belle journée 18 degrés avec un ciel magnifique! Nous partons pour le parc Skaftafell, mais nous passons par le glacier près du camping. Une petite marche d’approche en hauteur.

Glacier Svinafellsjökull 
Cela a l’air proche mais on est assez haut du bord du lagon

Le parc n’est pas très loin, nous arrivons vers le dîner, on s’installe au camping. Après dîner nous allons faire la randonnée de la chute Svartifoss, le basalt en forme de colonne à six côtés donne un effet d’orgue. Nous montons jusqu’à Sjónarsker, point de vue plus élevé.

Puis nous nous séparons, je redescends seule, Denis continue sur la piste plus difficile qui passe près du glacier Skaftafellsjökull.

Bordure du glacier 
 Partie de la plaine Skeidarársandur et la pointe du glacier Skaftafellsjökull

La plaine de gravier a été créée par l’éruption de 1362 qui détruisit toutes les fermes sur son passage. Maintenant 40 km sépare la calotte glaciaire et la mer.

En 1996 l’éruption du Grimsvötn sous le glacier Vantnajökull, indiqué par la lumière rouge, a généré la débâcle glacière qui a lavé les plaines du haut et du bas de la carte (de Asbyrgi à Vik). Ce corridor longe la fissure des plaques tectoniques Amérique et Europe.

Vue de notre site de camping, pic du Hvannadalshnúkur en haut du glacier

Plusieurs Islandais sont en camping avec la famille, le site est assez fréquenté, il est bien organisé et on a accès à un "food truck".

8
juil

Il fait 7C., un ciel gris mais peu de vent. Nous faisons notre lessive avant de déjeuner, à 9h il y avait 3 personnes en attente de la laveuse. Nous quittons le parc.

Nous nous arrêtons pour voir des poutres d’un pont détruit en 1996 par la crue de l’éruption. La crue enfla rapidement pendant 15 heures et coupa la route de la plaine Skeidarársandur, (Cette plaine est le cauchemar des cyclistes, avec ses vents de côté). Le débit a été de 50 000 mètres cube/sec. Des blocs de glace entre 100 et 2 000 tonnes ont été soulevés par l’eau. Le pont de 6 mètres de haut a été emporté en partie.

Photo prise hier de la plaine Skeidarársandur (Sandar)
Tordue par la force de l’eau et de la glace 

Nous dînons à Dverghamrar, un point de vue sur une formation de basalte, chaque pièce est fissurée sur six côtés.

Puis nous décidons de prendre la route 204, nous quittons la 1 temporairement. Hum, pas grand chose à voir et une route en partie en gravier. Mais un champ de lave à perte de vue, à faire si vous ne faite pas le tour de l'Ile car les côtés Est et Nord ont aussi des champs de lave.

De retour sur la route 1 

Nous arrivons à Vik, nous faisons un petit marché et nous décidons de camper ici. On fait des réservations pour un traversier qui va aux Îles Vestmannn, au village d’Heimaey; On a eu une place pour après-demain. Le ciel est toujours gris et le vent s’est levé.

9
juil

Vik (300 habitants). Ce matin, 11 degré avec des passages de soleil mais un vent froid et de fortes rafales, faut tenir les portes du camion à 2 mains!

En quittant le camping nous passons par l’église du village, perchée sur une colline, les vitraux sont très beaux. De là-haut nous voyons les colonnes de basalt trônant devant Vík.

La vallée et les montagnes verdoyantes font places au désert de roches des dernières journées.

À11h le ciel s’est dégagé, il fait beau. Nous nous arrêtons à la Réserve de Dyrhólaey, ce promontoire de 120 mètres de haut a été formé par une éruption sous-marine. Auparavant une île, il est maintenant accessible directement depuis que la mer s’est retirée. Il vente tellement en haut de la falaise que j’ai de la difficulté à avancer. D’en haut on peut voir des sections de la falaise détachées et percées par les vagues tout comme le bout de la falaise.

On peut aussi admirer une superbe plage de sable noir balayée par de très fortes vagues. Au bout de la plage, on peut aller voir un avion américain qui s’y est écrasé en 1973, une navette permet d'y accéder de la route 1.

Plage de Reynisfjara 
Vue d’en bas, de l’autre côté de la réserve. 

Nous continuons sur la route 1 jusqu’au glacier Sólheimajuökull, langue glaciaire de la calotte glaciaire Myrdaelsjökull. Ce dernier est le quatrième plus gros glacier du pays, 700 km carré. Endroit très achalandé pour ses randonnées guidées sur le glacier. Nous dînons avant de faire la descente vers le glacier.

Glacier Sólheimajökull
On peut évaluer l’épaisseur de la glace en fonction des personnes au pied du glacier 

Nous arrêtons ensuite pas très loin à la chute Skogafoss de la rivière Skógá alimentée par les glaciers Eyjafjallajökull et Myrdalsjökull. Très impressionnante quand on l’approche très près.

62 mètres de haut et 15 mètres de large 

Après une montée de 527 marches jusqu’à son sommet, nous avons une superbe vue.

D’en haut, un sentier longe la rivière qui compte en tout 20 chutes. On voit des fermes au pied des montagnes qui me semble dangereuses pour les éboulis!

Sur la route, d’anciennes maisons ayant été ensevelies lors d’éruption sont en cours de restauration. elles pouvaient pas être visitées encore.

Site de Drangurinn 

On s’arrête ensuite au musée sur le volcan Eyjafjallajökull qui a fait éruption en 2010 dont la fumée a nuit au transport aérien de l’Europe. Des photos et un film montrent l’épaisse fumée et l’évacuation des habitants et des animaux, on ne voudrait pas être dans cette situation!

Nous campons au Langbrók sur la route 261, à 10 km après Hvolsvöllur. Camping très moyen mais nous prenons le traversier demain et c’est à 30 minutes de là.

10
juil

On se lève plus tôt pour aller prendre le traversier. Il fait 9 C. mais pas de vent, on est bien. Nous continuons sur la route 261, cette route devient une route de 4 x 4 après la 250 pour aller au Landmannalaugar. Nous prenons ensuite la route 250en gravier jusqu’à la route 1. Un peu en avance, nous décidons de passer voir la chute Seljalandsfoss, cette chute a un cachet spécial puisqu’un sentier permet de passer derrière.

Nous n’avons pas assez de temps pour y aller et surtout on ne veut pas être trempé pour le bateau. La route 254 nous mène au jusqu’à Lanceyjahöfn au traversier. Au loin on aperçoit les iles dans la brume, lugubre un peu.

La mer est houleuse, je reste dehors pour ne pas avoir le mal de mer, trente minutes ce n’est pas trop long même si une bruine s’invite.

Les Îles Vestmann sont un regroupement de 15 îles dont la dernière, l’île Surtsey, a surgit de la mer en 1963 lors d’une éruption qui a duré 4,5 ans. Cette île est sous limitation scientifique. Les autres îles datent de 11 000 ans environ, paradis des macareux. Heimaey est la seule île habitée ( 4 200 habitants).

Entrée du port de Heimaey

Nous y arrivons à 11h45, nous allons dîner sur le chemin qui longe le port.

Vue de la ville d’un point d’observation

Nous nous arrêtons à un jardin débuté 15 ans après le tremblement de terre de 1973 qui détruisit 400 maisons sur 1 200, le tiers des habitants ne sont pas revenus vivre sur l’île. Ce jardins a été créé sur la cendre et la lave volcaniques, les bénévoles ont voulu démontrer leur volonté à surmonter cette épreuve.

Les jardins Gaujulundur de 700 plantes différentes 

Nous nous rendons ensuite au musée Eldheimar, cette visite s’impose, on peut y voir une des deux maisons qui ont été déterrées sous la cendre du volcan. Le musée a été construit au dessus d’une des maisons. Un film raconte l’histoire de ses habitants et l’exposition relate également les événements de l’éruption.

Maison entièrement déterrée  

La deuxième maison enfouie est en partie sous la cendre et les scories. Ces maisons étaient près d’où le volcan s’est créé. Certaines ont été ensevelies d’autres ont brûlées.

Malgré le vent avec des rafales de 60 km/ heure nous allons voir les macareux. Une petite cabane avec des vitres que l’on coulisse permet de les photographier.

Les macareux nichent dans l’herbe haute 
Napi Fjósin 
Un baiser avant de partir faire le marché!

À la sortie nous avons de la difficulté à avancer tellement le vent est fort. Nous partons pour le camping près du terrain de golf.

Terrain de golf 

Nous décidons d’aller souper en ville, nous parcourons les menus des 5 restaurants et choisissons le Slipplurinn. Dans une ancienne usine, un décor industriel chic, mais un menu super délicieux, nous nous sommes régalés.

De retour au camping le vent est moins fort, ce sera mieux pour la nuit.

11
juil

Le vent est tombé ou presque, il fait 11C. Nous profitons de la cuisine du camping pour se faire des crêpes. Ce camping est très bien avec une belle vue et offre aussi une chambre dans de petites maisons.

Il y a aussi une maison longue en mousse de tourbe sur le terrain.

Puisqu’il vente peu nous allons monter jusqu’au cratère du volcan Eldfell de 221 mètres, hier cela aurait été impensable avec le vent. Le sentier monte graduellement sur la pente de l’Eldfell au côté de son voisin l’Elgafell.

L’Elgafell dont l’éruption remonte à 5 000 ans environ, 226 mètres 
Vue de la ville de Heimaey du haut du volcan 

Toute la section que l’on voit à droite de la ville et devant la montagne est le résultat de 30 millions de tonnes de lave et de cendre du volcan de 1973. L’entrée du port qui aurait pu être bloqué, a été sauvé par des bénévoles qui ont arrosé la lave pour la refroidir. Ce qui a permis aux résidents de quitter par bateaux. L’île s’est ainsi agrandie de 2,2 km carré.

Terre de la coulée nommée l’Eldfellshraun que des sentiers sillonnent 

On visite le musée de médecine Landslyst qui relate le travail des sages femmes à une époque ou un enfant sur quatre survivait. À côté, une église médiévale en bois, don de la Norvège, datant du 12e siècle. La construction s’est faite sur la lave. Cette église est originale, elle a un double mur entre lesquels on peut marcher.

Église Stafkirkjan 

Le fort Skansinn dont le ruines ont été ensevelies par la lave en 1973 tout comme une partie de la citerne d’eau salée.

Vue des deux volcans
Vue de l’île Heimaey 

Pas très loin sur la route 1 nous visitons le musée LAVA, sur les volcans de l’Islande. Très instructif, avec des présentations interactives et un film sur l’activité des volcans. À la sortie on peut regarder les sismographes indiquant l’activité de chacun, l’Hekla avait des séismes presque aux heures de 1,3.

Volcan qui a perturbé le traffic aérien en 2010  

Et nous campons à Hella au camping Gaddstadaflatir (sans douche, elles sont en construction) mais avec une cuisine et des toilettes neuves. Nous essayons de prendre les camping de la « Camping card », demain ce sera notre 13e (rentabilisée à partir de 8).

12
juil

Ce matin 12 degré mais une pluie fine sans vent. Nous arrêtons à la Chute Urridafoss dont le débit est de 300 mètres cubes/sec mais au printemps il passe à 1 500. La rivière Pjórsá est la plus longue rivière, 230 km. Des pêcheurs tentent d’y attraper des saumons ou de la truite, tout comme certains phoques d’ailleurs qui remontent la rivière depuis la mer.

Nous prenons ensuite la route 30 vers le nord puis bifurquons sur la route 32, ce secteur a de nombreux champs cultivés. Nous faisons un arrêt a Arnes au « Visitor Center », seulement un court film de la région. Vers 11 h le ciel se dégage et le soleil nous réchauffe. Nous faisons une pause pour dîner au Gaukshöfdi point d’observation de la vallée Pjósárdalur.

Rivière Pjórsá

Petit arrêt aux chutes Hjálparfoss dont les pourtours de basalt sont tordus.

Un peu plus loin, nous ne pouvons pas visiter le site Stöng car la piste de 5 km exige un 4 x 4. Nous revenons sur nos pas pour rejoindre la route 30. En chemin nous passons voir les enclos à moutons, utilisés l’automne pour les séparer selon leur propriétaire. Aujourd’hui seulement les moutons du secteur sont amenés à cheval et triés ici. Cet enclos est en roche de lave et en tourbe, habituellement ils sont en bois. Il a été reconstruit, comme à l'époque, à deux reprises suite à des tremblements de terre.

Cet endroit, Skaftholtsrétir est relaté dans des documents en 1283 
Chaque enclos est identifié au nom du propriétaire  

Nous passons par Fludir, possédant une source chaude dans laquelle on peut se baigner mais il y a foule à l’étang de Gamla Laugin en cet après-midi plus chaud. En passant par Reykholt pour prendre la route 35 nous achetons des fraises et des framboises chez un fermier, cette région est la seule où nous avons vu de la culture de fruits et de légumes sauf une fois mais en serres. Dernière visite de la journée, le cratère de Kerid, formé il y a 6 500 ans dont le diamètre est de 270 par 170 mètres, d’une profondeur de 55 mètres mais selon la saison d’une variation entre 7 et 14 mètres.

Nous terminons la journée dans le port de Stokkseyri où nous campons pour notre avant dernier soir.

13
juil

Un ciel couvert à 12 C. sans vent. Le propriétaire du camping n’est pas passé pour se faire payer, nous avons attendu jusqu’à 10h20...

Nous prenons la route 34 qui longe le bord de mer jusqu’à Eyrarbakki, nous marchons sur le bord du port et ensuite nous passons à Porlákshöfn. Nous allons voir le phare mais la pluie se met de la partie. La sculpture de bateau Viking honore Audur the Deep-Minded, une femme qui a construit son bateau et monté un équipage pour atteindre l’Islande à partir du Royaume-Uni.

Karlsminni , cercles de pierres sculptées sur la route 38 

Nous avons remarqué qu’à quelques exceptions près que tous les villages ont leur piscine chauffée.

Plus loin à l’intersection de la route 38 et de la 1, nous visitons un Parc Géothermique. Nous pensons que la visite n’en vaut pas la peine, depuis 2012 tous les lagons se sont asséchés suite à un tremblement de terre. Il ne reste que trois sorties de vapeur et un filet de ruisseau. Mais on peut y prendre une collation.

Jet de vapeur aux 20 minutes et cuisson de pain comme autrefois 

Ce secteur possède plusieurs sources d’eau chaude et des serres sont installées un peu partout.

Sortie de vapeur dans la ville de Hveragerdi

Un peu plus loin la brume s’est levée, on y voit plus grand chose! Un temps morose pour notre dernière journée.

Nous visitons la centrale géothermique d’Hellisheidi, très intéressante, l’exposition explique l’utilisation des sources chaudes pour le chauffage et l’électricité de l’Islande. Ce site vaut la visite. Malgré la brume, nous nous arrêtons quand même au Lac de Graenavatn, ancien cratère de volcan, mais la vue n’est pas très bonne.

Lac de Graenavatn 

Nous décidons de remonter par la route 42, et de longer le parc Reykjanesfólkvangur. Là aussi on n’y voit peu de chose.

Lac Kleifatvatn dans le Parc national du Reykjanesfólkvangur

Nous ne nous arrêtons pas au tunnel de lave "Raufarholshellir". Dernier camping à Hafnarfjödur (très petit mais avec une belle cuisine) près de Reykjavík. Nous retournons la camionnette demain à 9h.

14
juil

Ce matin on se lève à 6h45, il faut remettre la camionnette à 9h. Il pleut mais sans vent avec un 12 degré. Faut se ramasser et nettoyer un peu. Remise du camion, aucun ennui mécanique et aucun incident sur la route. Nous avons parcourus 3 131 km, Tout s’est très bien déroulé.

On nous conduit au terminus d’autobus pour aller à notre hôtel, « The Base », près de l’aéroport.

Nous allons nous promener en ville et profitons d'un excellent souper au LiBRARY-H57 et dodo tôt car notre transport pour l’aéroport est à 6h30!

Pour ceux qui seraient intéressés par un voyage similaire, voici un sommaire de nos dépenses en dollars canadiens.

Avion : 1 880$ pour deux personnes

Location camionnette et camping card*: 5 680$

Essence : 485$

Épicerie : 575$

Camping, visites, restos et divers : 2 200$

Hôtels 5 jours : 890$

*« Camping Card » : 238$ (plus 333 kr par nuit sur place) rentabilisée après 8 nuits, utilisée 13 fois.