Carnet de voyage

Balade en Indochine

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Nous partons Dominique et moi, Jeannine, avec 6 amis , pour 5 semaines au Vietnam avec incursion au Cambodge et au Laos.Notre objectif est d’admirer les sites et de vivre au plus près des populations
Du 19 février au 29 mars 2020
40 jours
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Publié le 23 janvier 2020

Nous partons avec 6 amis, Bernard notre génial guide qui, connaissant déjà les lieux, nous a concocté ce voyage, Odile et Paul, Soizic et Michel, et ma sœur Annie.

Partant du Limousin, du Portugal, de Bretagne, de Savoie ou de Gascogne, nous avons rendez-vous à Roissy pour dîner ensemble le 19/02 et passer la nuit sur place avant de prendre l’ avion le lendemain.

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Publié le 22 février 2020

Mercredi 19/02/2020

Enfin le grand jour tant attendu est arrivé. Après avoir rempli et bouclé nos valises, nous montons dans la voiture de Heinz et Lora, nos gentils voisins, qui ont la complaisance de nous conduire à la gare d’Agen.

Nous prenons le train pour Bordeaux, et après 2 heures d’attente en plein courant d’air celui pour Roissy où , arrivés à l’hôtel nous retrouvons les amis arrivés plus tôt.

Petit dîner ensemble pour faire connaissance, car nous sommes les seuls à connaître tout le groupe .

Après le stress des derniers jours pour arriver, à préparer nos affaires en essayant de ne rien oublier et à régler la multitude des dernières petites choses avant notre départ, le lit est le bienvenu, plus rien à penser, juste à profiter . Quelle chance.


Jeudi 20/02/2020

Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner nous sommes prêts pour rejoindre l’aéroport avec la navette rose, et oui nous voyons la vie en rose, jusque dans la couleur de notre bus!

Après les formalités habituelles pour l’embarquement, dont je passe les détails, nous décollons pour un vol d’ une durée de 11 heures qui , avec les 6 heures de décalage horaire nous fait arriver à 6 heures du matin à Saïgon, le vendredi.

Vendredi 22/02/2020

Dans le taxi qui nous conduit à notre hôtel nous sommes impressionnés par les flots de scooters qui surgissent de tous côtés, pensez donc, 8 millions de scooters pour 9 millions d’ habitants, cela vous donne une idée du trafic en heure de pointe, je préfère ne pas être au volant surtout après une nuit blanche dans l’avion.

Vu l’heure matinale, les chambres n’étant pas disponibles, nous laissons nos valises à l’hôtel et partons pour la découverte de Saïgon, ou plutôt Hô Chi Minh-ville devrai-je dire. De larges avenues bordées d’ arbres, de prestigieux monuments,cafés,boutiques de luxe,hotels, maisons coloniales et immenses tours modernes en verre, forment le centre ville. Les 2 flèches de la cathédrale Notre Dame ne dominent plus la ville comme elles le faisaient à l’époque coloniale.


La cathédrale  

Nous déjeunons dans un restaurant à la végétation luxuriante, où tout autour de la salle du premier étage les cuisiniers œuvrent devant vous, le menu est dans un livre à l’épaisseur impressionnante vu le choix inimaginable de plats. Le fraîcheur de la climatisation est la bienvenue après la chaleur extérieure.

Retour à l’hôtel pour une petite sieste bien méritée avant de retourner visiter la vile.

Après une douche délicieuse, nous nous allongeons avec plaisir sur un lit monumental ( 2m10 de large ) et ne tardons pas à partir dans les bras de Morphée.

Notre hôtel se situant en plein centre ville nous pouvons voir ce soir en flânant au long des rues les principaux monuments, la cathédrale construite en briques de Toulouse, la poste centrale,


monument imposant de l’époque coloniale française, la rue Catinat, ainsi nommée en souvenir des premiers colons français ayant débarqués à bord de la frégate Catinat, le célèbre palais de la réunification, le marché Ben Thanh, où nous dînons dans le « Street food market « ,nourriture de rue, typique de l’Asie, et délicieuse .


Notre groupe  
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Publié le 23 février 2020
Cathédrale Notre Dame 
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Publié le 23 février 2020
La poste  
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Publié le 23 février 2020
Palais de la réunification  
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Publié le 25 février 2020

J’ ai oublié de vous annoncer la bonne nouvelle, en arrivant au Vietnam je suis devenue millionnaire, quelle chance, en changeant quelques centaines d’ euros, j’ai reçu quelques millions de dôngs, et comme nous ne nous refusons rien pendant les vacances, nous avons pris l’apéro hier soir au bord de la rivière Saïgon et, nous avons échappé de justesse à la crise cardiaque en lisant le montant de l addition, à nous huit nous avons consommé pour plus d’un million!!!!

Les illuminations de la ville  

Aujourd’hui dimanche nous nous détendons en flânant dans les jardins de la ville.

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Publié le 27 février 2020

Nous quittons Saïgon, pour 4 heures de route dans un minibus privé, pour nous diriger vers CAN THO dans le delta du Mékong . Ce fleuve qui se jette dans la mer de Chine méridionale et prend sa source à Qinghai dans l’Himalaya à 5216m. d’ altitude traverse la Chine, la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et le Vietnam . D’une longueur de 4500km environ il se sépare en 2 bras au Cambodge pour se terminer en un delta de 9 bras ,d’ou son surnom de fleuve aux 9 dragons; sujet à un climat de mousson , l’amplitude entre le niveau bas et le niveau haut est de 2m.50. Grâce à ce fleuve, le sud Vietnam est très fertile, les cultures de riz , de fruits et de légumes sont très florissantes.et les gens y vivent heureux. La province de Can Tho à une abondante production rizicole et Can Tho est la ville la plus peuplée du delta avec 1,1 million d’habitants. Nous séjournons chez Tuan, qui possède une homestay très récente, réalisée avec beaucoup de goût .

Après avoir déjeuner sur la terrasse de Tuan, au bord d’un des sous bras du Mékong,nous partons faire une balade à vélo le long de l’eau, puis nous rentrons pour prendre une barque qui nous promène pendant plus de deux heures avant de nous faire découvrir un coucher de soleil sur le Mékong.

Coucher de soleil vu du Mékong  

Nous regagnons la homestay pour nous attabler devant un dîner gargantuesque avec une variété infinie de viandes, de poissons, de légumes cuisinés avec de nombreux aromates et de subtils épices, un vrai régal.comme il faut bien boire en mangeant, nous démarrons par du Floc de Gascogne, suivie d’ une bière et pour terminer un alcool de riz qui peut concurrencer l’Armagnac.


Le dîner  

Aujourd’hui mardi25 février, nous embarquons à 5h30 pour voir le plus grand marché flottant de la région et comme le jour n’est pas encore là, c’est comme hier soir du bateau que nous admirons le lever du soleil .

Dans chaque village que nous longeons, nous apercevons un marché terrestre mais le marché flottant de Cai Rang est beaucoup plus curieux pour nous. Il y a plus d’une centaine de bateaux marchands, qui sont reconnaissables car sur leur mât est accroché un exemplaire de chacune des denrées qui y est proposée. De plus comme souvent dans nos marchés, il y a des quartiers par produit, exemple, tous les marchands d’ ananas sont proches les uns des autres, puis ce sont ceux des mangues, un peu plus loin nous trouvons les légumes, puis les herbes et aromates ,il y a aussi des marchands multi produits qui ont le mât décoré du haut jusqu’en bas.Les bateaux sont de toutes tailles, avec ou sans moteur et tous se croisent en tous sens, se frôlent, se touchent et se repoussent et quand on est acheteur on s’accroche pour pouvoir marchander et faire passer les achats d’un bord à l’autre. Ce qui m’a surpris, est que le marché est uniquement alimentaire, .


Le marché flottant de CaiRang 

puis nous descendons à terre faire notre marché pour aujourd’hui. Tuan achète poissons, crevettes viandes, légumes et fruits ,en nous demandant ce qui nous fait plaisir, pour moi mon choix se porte sur des grenouilles,elles sont vivantes et ficelées par 4 ou 5.

Tuan nous montre également la fabrication des pates de riz

Puis retour au bateau où nous allons acheter des soupes pour notre petit déjeuner car jusqu’à maintenant nous n’avons eu que du café ou du thé et c’est réellement amusant de voir la cuisinière préparer avec une rapidité surprenante les soupes et de voir les bols pleins passer d’un bord à l’ autre. La soupe est comme toujours délicieuse.

Petit déjeuner au marché flottant  

Cet après midi nous partons à bicyclette ,sauf une certaine personne que je ne nommerai pas et qui par favoritisme est montée derrière Tuan qui nous accompagne en moto, visiter une plantation de cacaoyers .

et la fabrique de chocolat entièrement artisanale et familiale, seuls ouvriers, le père,la mère,la fille et le fils.Les cabosses de cacao mûrissent en toutes saisons ,tous les 10 jours les ouvriers font le tour de la propriété (1 hectare) pour cueillir les cabosses mûres, ils les ouvrent pour retirer les graines, entre 30 et 45 par fruit, les rôtissent dans un four à manivelle manuelle pendant 1 heure, les mettent à sécher pendant 8 jours de soleil, puis retirent la peau, les écrasent entre 2 meules et par centrifugation le cacao est ensuite réduit en crème.puis cette crème est chauffée et déposée dans un cylindre creux ayant à la base une évacuation et un lourd cylindre intérieur vient presser la crème et enfoncer à intervalles réguliers ce cylindre permet d’ extraire le beurre de cacao, pour la fabrication du chocolat blanc.

Fabrication artisanale du cacao 

Cette famille produit donc des chocolats noirs, blancs , en poudre ou en morceaux mais aussi,beaucoup plus surprenant du vin de cacao.

Bouteille de vin de cacao  

Puis nous rentrons à la homestay en pédalant dans un dédale de petits chemins très étroits, de quoi se perdre si Tuan n'était pas là pour nous montrer la route et ce soir nouveau dîner de gala.

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Publié le 3 mars 2020

Mercredi 26/02/2020


Aujourd’hui nous partons pour Nha Trang ville balnéaire au bord de la mer de Chine, départ en taxi pour l’aéroport pour nous envoler vers Nha Trang, arrivés à l’aéroport,oh surprise notre vol a été annulé, nous sommes reportés sur un vol qui part 2 heures plus tard. Puis petit problème au moment des formalités pour Annie et moi, une faute d’orthographe dans notre nom sur nos billets fait que le nom n’étant pas identique à celui inscrit sur le passeport, le billet n’est pas valable. Après une promenade dans les bureaux,nous obtenons un papier écrit qui est notre sésame pour obtenir un billet bien orthographié.

Jeudi 27/02/2020

Station balnéaire très appréciée avec sa longue plage de sable blanc et sa mer chaude permettant de se baigner toute l’ année , son microclimat et ses restaurants proposant des fruits de mer. Nha Trang voit se multiplier les hautes tours et les grands hôtels .Le notre est un petit hotel avec une cour intérieure paysagée très reposante, de belles chambres avec de grands lits, celui de Soizic et Michel remportant le record avec une largeur de 2,55m., inutile de vous dire qu’ils ont passé la nuit à se chercher sans pouvoir se retrouver avant le lever du jour.

Ce matin, nous visitons les tours de Po Nagar, l’un des plus importants vestiges de l’art Cham, ethnie aujourd’hui disparue. Situées sur une colline dominant la rivière Cai et un joli petit port de pêche, ce site religieux est dédié à la déesse ayant initié les Chams à l’ agriculture.

Nous avons eu la chance de voir un spectacle de danses traditionnelles

L’ après midi, visite de la pagode Long Son, dédiée au bouddha Gautama, représenté par un immense bouddha de 18 m., couché sur le flanc droit car il est sur le point de quitter son existence physique.la pagode est adossée à une colline que domine un immense bouddha de marbre blanc (1964), assis en position de lotus; on y accède par un escalier de 152marches.

A sa base 8 bustes en bronze, entourés d’ un halo de flammes, en hommage aux bonzes qui s’ immolèrent en 1963, en signe de protestation contre la politique du gouvernement Diem. De là haut la vue sur la ville est magnifique. En rentrant à l’ hôtel nous passons devant la cathédrale qui est malheureusement fermée. Ce soir nous dînons dans un restaurant qui ne propose que des soupes, mais ne soyez pas inquiets pour nous car les soupes vietnamiennes sont tellement copieuses, qu’une soupe égale un repas complet avec, bouillon, pâtes, viande et légumes.

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Publié le 3 mars 2020

Samedi 28/02/2020

Ce matin nous prenons un van qui nous conduit à Dà Lat nous faisons une pose en cours de route dans un endroit magnifique, dans un jardin arboré nous pouvons admirer des animaux en galets, singe, rhinocéros , serpents, maman et bébé éléphant, tous merveilleusement bien réussis.

L’arrivée à Dà Lat est malheureusement moins jolie, les pinèdes ont été remplacées par des cultures sous serres, procédé importé par un Hollandais, principalement des fleurs et des fraises, ce qui donne des hectares et des hectares de plastique en guise de paysage.

Au Vietnam, au milieu des champs se trouvent éparpillées des tombes et des petits autels; autre curiosité,les camions et les vans ont ,en plus de la plaque habituelle, l’immatriculation imprimée à l’arrière et sur les 2 côtés. Sur tous les trottoirs, tant au bord des routes qu’en ville , des hamacs sont suspendus,dans lesquels les commerçants font leur sieste.

La ville de Dà Lat a gardé sa beauté, ses maisons coloniales, souvent typiques de la région d’origine du colon qui la faisait bâtir, côtoyant les maisons et les échoppes vietnamiennes, ouf! Plus de plastique visible.

Après avoir pris possession de nos chambres dans une homestay tenue par un canadien, nous dînons dans un restaurant indien.

Le fils de Bernard, Nicolas, sa femme May Phuang et leurs deux garçons sont venus nous rejoindre et passent la soirée avec nous. Nicolas est un des rares français vivant à Dà Lat qui parle couramment le vietnamien, aussi nous sert-il à la fois de guide et d’interprète.

En sortant du restaurant où nous avons savouré une cuisine excellente, nous flânons dans le marché de nuit en plein air, marché quotidien important tant en alimentaire, qu’ en vêtements, électronique ou gadgets de toutes sortes, il est vrai que Da Lat compte plus de 400 000 habitants


Da Lat située à 1500 m. d’ altitude sur le plateau du Lang Bain, au milieu des pinèdes et des cascades, fut à l’époque coloniale une station très élégante, prisée par les colons qui l’avaient surnommée « le petit Paris » et qui venaient se reposer de la chaleur tropicale de Saïgon. Cette ville est née sous l’impulsion du docteur Yersin ( découvreur du bacille de la peste bubonique) qui est considéré comme un héros au Vietnam.


Dimanche 29/02/2020

Ce matin, Nicolas vient nous chercher à l’hôtel pour conduire ceux d’entre nous qui sont intéressés par l’achat de lunettes de vue. Pour ma part, j’ ai opté pour des verres anti reflet bleu, me permettant de voir de près, et avec une jolie monture j’en ai pour 880 000, mais je n’hésite pas devant la dépense ! ( je parle en dôngs bien sur, soit 35€, quelle folie!)

Puis nous partons tous à la gare, construite en 1932 par l’architecte Paul Moncet dans le style de celle de Deauville,


où nous prenons le train pour aller visiter la pagode Linh Phuoc, érigée en 1944, elle est ornée de mosaïques et de céramiques, à l’extérieur un imposant bouddha piqué d’immortelles, la plus haute statue en fleurs du monde. Malheureusement, il faut reprendre le train et je suis un peu frustrée, car je suis loin d’avoir tout vu, mais il faudrait y passer au moins une journée entière.

Nous mangeons au restaurant du train, derrière la gare, dans lequel trône un vieux wagon, mais nous déjeunons sur la terrasse et avons la chance d’assister à un spectacle de chants et danses traditionnels d’une ethnie dont j’ai oublié le nom.

Cet après midi nous visitons une plantation de caféiers bourbon pointu, importés de l’île de la Réunion et donnant un des meilleurs café au monde . actuellement les arbres sont couverts de grappes de fleurs blanches. Nous voyons les ouvriers séparer les bons grains des mauvais et nous avons dégusté un café et un thé de café résultat de l’infusion de l’enveloppe du grain de café.

Dernière photo = thé de café  

Puis nous partons en ville visiter le centre historique de la broderie, une merveille.

Les tableaux créés par des peintres, sont ensuite brodés des deux côtés en fils de soie les noeuds étant cachés entre les deux . Nous pouvons voir les peintres et les brodeuses au travail. Certaines broderies représentent plus d’ une année de travail. Certains tableaux sont brodés en coton français dmc. Ce centre est le berceau de la broderie, avec 4 peintres et 200 brodeuses, mais cette entreprise a différentes antennes an Vietnam. Ici aussi, une journée entière suffirait à peine pour admirer la finesse et la beauté de tous ces merveilleux tableaux.je me suis donc juré que si nous revenons au Vietnam, ce que nous envisageons, je viendrai passer au moins 2 semaines à Dà Lat, pour profiter du climat et prendre le temps d’admirer toutes ses merveilles.

Quelques tableaux + peintres au travail 

Dernière visite à la tombée de la nuit, la maison folle, une construction complètement déjantée, construite par la fille de Truong Chinh, leader du pays dans les années 80 et qui est architecte. Construction entièrement en béton, elle consiste en une suite de troncs d’arbres, de cheminées, de passages plus ou moins vertigineux, de coins et de recoins. Cette maison est , dans l’optique de l’ architecte, qui se dit incomprise, une homestay de 10 chambres. Pour moi, c’est une pâle copie du style d’un facteur Cheval ou d’un Gaudi.

Ce soir nous dînons dans un restaurant typiquement vietnamien, et guidé par Nicolas, nous mangeons comme de réels autochtones, les plats choisis étant partagés entre tous les convives. Nous commençons par un potiron cuit à l’étouffée creusé en son milieu et empli de viande et d’épices, puis différents plats de poissons et de viandes accompagnés de riz frit à l’ail et pour terminer un bouillon d’artichaut, le tout accompagné de vin de Da lat.


01/03/2020

Ce matin,

Nicolas nous conduit chez l’ opticien récupérer nos lunettes puis nous fait visiter les villas coloniales qui abritaient les gendarmes, la maison principale que nous pouvons visiter, est toujours meublée.

Le Vietnam a été très influencé par la colonisation française, pays non structuré avant l’arrivée des français, il a découvert alors l’organisation et France se dit aujourd’hui en vietnamien fap, mot qui signifie loi, règlementation, le vocabulaire vietnamien comprend environ 5000mots dérivés du français.

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Publié le 7 mars 2020

Dimanche 1er /03/2020

Nous quittons Dà Lat pour une semaine au Cambodge. Nous prenons une autre route pour quitter la ville, route beaucoup plus jolie puisque nous roulons au milieu des pinèdes sans la moindre présence de culture sous plastique. Un vol domestique nous conduit à Saïgon où nous embarquons pour Phnom Penh, capitale du Cambodge.

Le Cambodge, petit pays relativement plat, bénéficie de deux grands systèmes hydrologiques, le Mékong et le lac Tonlé Sap. Le premier arrive du Laos pour traverser le Cambodge sur 500 km , atteignant 5 km de large à certains endroits, avant de passer au Vietnam.A Phnom Penh il se divise en 2 bras. Les principales plantations sont les rizières, les hévéas, le tabac et le maïs. Quelques grands mammifères survivent, tigres, léopards, rhinocéros et éléphants. Ours, cerfs et bovidés sauvages sont plus nombreux, tandis que singes, écureuils, campagnols et rats de toutes sortes ne courent aucun danger d’extinction.

Le climat tropical comprend 2 grandes périodes, la mousson de mai à octobre et la saison sèche.

Lundi 02/03/2020

Ce matin, après, comme tous les matins au Vietnam, un copieux petit déjeuner comprenant systématiquement une assiette de fruits, un jus de fruit frais pressé, une boisson chaude et un plat principal au choix, nous partons à la découverte du palais impérial.

Construit en 1866 par le roi Norodom 1er, lorsqu’il transfère la capitale royale d’ Udong à Phnom Penh, l’édifice est le fruit de la collaboration entre architectes français et architectes khmers. Dans ce palais construit au confluent du Tonelé Sap et du Mékong ,tous les rois du Cambodge y élisent domicile., les appartements privés ne se visitent donc pas.

La salle du trône royal, la plus vaste est d’inspiration khmère, elle est réservée aux cérémonies du couronnement et aux événements majeurs. Un groupe de bâtiments, le Trésor royal, la salle royale des banquets et le pavillon Napoléon III, offerts par l'empereur à son épouse Eugénie, furent démontés et transportés en pièces détachées par bateau jusqu’à Phnom Penh, cadeau impérial destiné au roi Norodom. Puis nous visitons la pagode d’Argent dont le sol est recouvert de plus de 5000 dalles en argent d’u Kilo chacune, soit 5 tonnes, malheureusement un épais tapis en recouvre la presque totalité, il m’a donc été impossible de marcher directement sur des tonnes d’ argent.


Une couleur pour chaque jour de la semaine. 

Nous déjeunons comme hier soir dans un restaurant que connaissait Bernard, dans la célèbre rue 136, qui doit rappeler des souvenirs à Patrick et Alain. Nous rentrons à l’hôtel pour une sieste ou un plouf dans la piscine avant de repartir flâner dans les jardins d’un temple,

avant de dîner dans un restaurant classe qui ouvrant juste nous a fait 50% de remise sur l’addition, nous avons donc mangé comme des rois pour un prix modique, nous nous sommes même offert une pinacolada, apéritif très prisé de Soizic et Michel.

Puis nous rentrons à l’hôtel en touktouk , moyen de transport le plus répandu au Cambodge pour de l’intramuros. Petite halte face à l’ hôtel avant d’aller dormir, pour une nouvelle pinacolada, suivie d’une bière locale, car il est bien connu que l’apéritif donne soif.

Retour en   touktouk

Mardi03/03/2020

Ce matin, petite balade au marché où certains font des emplettes, pantalons, shorts, chemises ou T-shirt avant de revenir à notre restaurant d’hier où j’avaIs négocier le maintien de la remise si nous revenions aujourd’hui.

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Publié le 8 mars 2020

Mercredi 04/03/2020

Nous quittons Phnom Penh pour Siem Reap soit 300km mais 6h30 à 7heures de route.Notre van Mercedes est très confortable et le chauffeur a une conduite souple et il est prudent, le voyage est donc vraiment agréable. Dans la matinée nous demandons une petite halte technique et notre chauffeur nous arrête dans un marché local

Une petite fille, pour gagner un peu d'argent me tend une superbe araignée que je prends sans la moindre hésitation, même pas peur!!

Bernard, petit cachottier, nous a trouvé un hôtel grand luxe. Notre chambre est spacieuse : douche, toilettes, baignoire, télévision, salon, coffre fort, rien ne manque , même nos prénoms sont inscrits sur le lit. Nous allons nous détendre dans la piscine ombragée et, cerise sur le gâteau, nous prenons une pinacolada au bar de la piscine, assis sur des tabourets immergés.

Jeudi 05/03/2020

Ce matin petit déjeuner à 7 heures pour un départ en tuk tuk pour aller visiter l’incontournable trésor du Cambodge, les temples d’ Angkor. Construits à l’apogée de la civilisation khmère ( 800 à 1300 après J C ) ces temples sont le reflet d’une exceptionnelle maîtrise technologique et artistique, les sculptures sur pierre sont d’une réelle finesse ( je dirais scotchante , pour employer une expression à la mode!).

Ce site couvrent une surface de 428 km2, comprend 287 temples bouddhistes et hindouistes dont nous ne visitons que les 3 principaux.

1) Angkor Wat, le plus grand monument religieux au monde, ( il couvre 210 hectares et est entouré de douves larges de 200m. ), est un temple hindouiste consacré au dieu Shiva. Angkor Wat, c’est la ville temple, jadis occupée par une vraie cité, avec ses Palais Royaux, ses bâtiments administratifs et ses logements réservés au peuple.

Photo en bas à droite : plafond en bois sculpté 

2) le Bayon

Temple bouddhiste connu pour ses representations de visages de Bouddha, renferme d’impressionnants bas reliefs représentant la vie religieuse et la vie de tous les jours. Véritable livre de pierre, il nous décrit aussi bien une armée partant à la guerre , des batailles gagnées ou perdues, des scènes de pêche ou de marché, des fêtes, que des combats de coqs, une description minutieuse de la vie quotidienne.

Au dernier niveau ( malheureusement fermé aujourd’hui), les immenses visages de pierre et leurs inoubliables sourires, que nous pouvons malgré tout admirer des niveaux inférieurs.

3) Ta Prohm

Ce temple possédait 3140 villages, et quelques 79365 personnes dont 18 grands prêtres , 2740 prêtres, 615 danseuses. Les bâtiments se trouvent encore recouverts par les racines de fromagers et de banyans gigantesques. De puissants tentacules s’ enroulent autour des linteaux et fendent les porches voûtés.

vendredi 06/03/2020

Nous partons encore pour une journée exceptionnelle, la visite d’ un village flottant.

Bernard à choisi Christophe, un français installé au Cambodge depuis 9 ans pour nous faire visiter un village flottant et un autre construit sur pilotis.

Nous commençons par la visite du marché dans lequel Christophe achète les ingrédients qu’il confiera à une cuisinière cambodgienne afin qu’ elle nous mijote un déjeuner typique.

Puis nous prenons un van qui nous conduit au bord du lac Tonlé Sap dans un village curieux, toutes les maisons sont sur pilotis, afin de ne pas être inondées lors des crues annuelles à l’époque de la mousson .

Village de Siemreab-Otdar  

Puis nous prenons un bateau pour nous rendre au village flottant de Kompong Kleang, nous assistons à la sortie de l’école et nous voyons tous les petits élèves monter dans des barques qu’ils pilotent eux-mêmes pour se rendre chez eux

Puis nous dégustons le curry que Christophe nous a fait préparer, accompagné de bière,bien évidemment.

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Publié le 11 mars 2020

Samedi 07/03/2020

Cet après midi nous disons au revoir au Cambodge pour aller passer 4 jours à Luang Prabang au Laos.

Nous prenons donc un vol international avec Vietnam airline, mais surprise, en plus des formalités habituelles, un employé prend la température de chaque passager avant de lui permettre d’ embarquer

L’ atterrissage au milieu des montagnes, au soleil couchant, nous offre un beau spectacle.

A la descente de l’ avion , ce n’est pas Bernard mais Annie qui est attendue par le chauffeur de l’hôtel , et d’ ailleurs toute fière de son nouveau rôle, en grande dame, elle signe la facture de l’hôtel sans même y jeter un coup d’œil!

Le Laos, traversé et bordé à l’ Ouest par le Mékong est un pays montagneux avec de vastes forêts abritant un grand nombre d’espèces rares et menacées. Le Phu Bia culmine à 2820 m.

Pour les Lao,le Mékong, source nourricière par ses dépôts alluvionnaires et ses poissons, et grande artère commerciale joue un rôle économique majeur.

Au Laos comme au Cambodge,le bouddhisme domine, avec 65% des laotiens contre 90% des cambodgiens, les bouddhistes ici sont adeptes du Himayana ( petit véhicule) tandis qu’ au Vietnam ils sont adeptes du Mahayana ( grand véhicule). Nous voyons, omniprésents, des bonzes en robes safran et des temples richement décorés avec des avant-toits pointés vers le ciel.

Luang Prabang nous surprend par son calme,la beauté de ses petites maisons coloniales et la propreté de ses trottoirs construits en briques. Ancienne capitale du Laos et siège de la monarchie jusqu’ au 16ème siècle , Luang Prabang a gardé de nombreux temples anciens.

Nous dînons dans un petit restaurant au bord du Mékong, rapidement car il ferme à 21 heures et nous nous dirigeons vers le marché de nuit , mais là encore, les camelots sont en train de ramasser leur marchandise. Luang Prabang a tout d’une ville de villégiature, nous devons nous coucher tôt; nous en tiendrons compte les soirs prochains.

Dimanche 08/03/2020

Ce matin nous partons à la découverte de la ville. L’ excellente impression d’ hier soir persiste, pas de coup de klaxon , pas de personnes qui s’ interpellent bruyamment, un havre de paix et de sérénité. Construite sur un méandre du Mékong , elle est inscrite en 1995 au patrimoine mondial par l’ UNESCO.

Nous visitons le Palais Royal, lieu dans lequel les visiteurs doivent avoir épaules et genoux couverts, Paul,Michel et Dominique baissent leur short de quelques centimètres en déboutonnant un ou deux boutons, mais celui de Bernard étant trop court, notre compagnon agrémente sa tenue d’ un joli paréo descendant jusqu’au chevilles ( n’ayant plus de batterie, j’ai manqué une belle photo!), nous devons déposer nos sacs dans une consigne et il est interdit de prendre des photos à l’ intérieur des bâtiments.

Nous déjeunons sur une terrasse en bordure du Mékong où nous voyons passer les barques locales, très longues et très étroites. Retour à l’ hôtel pour une petite sieste pendant la grosse chaleur.


Nous traversons le Mékong sur un pont en bambou, la traversée est payante car le pont étant détruit chaque année au moment de la crue du fleuve, les fonds recueillis servent à sa reconstruction. Nous visitons une petite entreprise familiale de tissage de la soie et une librairie ne vendant que des articles réalisés en papier de fabrication locale, proche du parchemin.

Au retour nous assistons au coucher du soleil sur le Mékong avant de retourner voir le marché nocturne.

Lundi 09/03/2020

Nous prenons le bateau pour aller voir, à 25 km en amont , soit 2 heures de trajet, au confluent du Mékong et du Nam Ou, les grottes de Pak Ou, Découvertes au 16ème siècle, ces 2 grottes creusées dans une grande falaise de calcaire sont emplies de statues de Bouddha, certaines fort anciennes.


Nous apercevons sur la rive des orpailleurs

Cet après midi nous flânons dans les rues de la ville puis au marché de nuit.

Mardi 10/03/2020

Ce matin, nous partons , avant la grosse chaleur gravir le mont Phu Si, éperon rocheux qui domine la ville de 100 m. Nous montons les 328 marchés qui nous mènent au sommet et au That ChomSi, impressionnant stupa de 24m..La vue sur la ville est splendide, aucun immeuble, que des maisons.

Après le traditionnel repos de début d’après-midi, chaleur oblige, nous louons un van pour aller visiter des cascades de Kuang Si qui allient leurs étonnantes formations calcaires avec des bassins d’eau cristalline. Au premier niveau, il y a beaucoup de monde, mais au dessus un bassin nous invite à la baignade, son eau rafraîchissante est un véritable bonheur. En continuant de monter une vue magnifique s’offre à nous, ce n‘ est pas la hauteur ni l’amplitude des chutes qui fait la beauté du tableau mais les découpes artistiques du calcaire sur lequel l’ eau coule en se séparant en filet plus ou moins larges, une véritable œuvre d’art.

Nous retrouvons notre chauffeur, qui nous ramène à l’hôtel en conduisant toujours aussi prudemment qu’ à l’ aller, roulant entre 30 et 40 km/h, sauf dans une grande descente avec vent arrière où il se permet une pointe à 45 km/h, soit 52 mn pour parcourir 30 km!

Aujourd’hui mercredi, avant de réintégrer le Vietnam,nous devons remplir un dossier sanitaire pour prouver que nous ne risquons pas d’ être porteur du virus. Nous espérons que notre arrivée au Vietnam va se passer sans problème. Bonne surprise, probablement par manque de clients, nous serons logés dans un autre hôtel à Hanoï, et nous gagnons1 étoile.

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Publié le 14 mars 2020

Nous sommes heureux, nous sommes tous arrivés à Ha Noï sans problème. Une chance car à partir de demain 12/03 les français ne peuvent plus obtenir de visa à l’ aéroport ni entrer au Vietnam pour moins de 15 jours sans visa, mais Bernard, grand marabout, nous a fait voyager le 11 mars. Bravo Bernard. Bien évidemment, en arrivant sur le sol vietnamien, on nous a pris la température

Le départ de l’aéroport vers la ville se fait sur une magnifique autoroute paysagée et nous passons sur un pont dont l’éclairage change en permanence de couleur. De même les éclairages de toutes les tours que nous apercevons rivalisent de beauté, que ne fait on pas avec les leds, et le Vietnam est vraiment très fort pour ces jeux de couleurs.

Notre hôtel est en centre ville, juste à côté de la cathédrale et nous avons des chambres grand luxe, Bernard n’ arrête pas de se surpasser.

Jeudi 12/03/2020

Ce matin nous commençons par la cathédrale Saint Joseph, construite en 1886, de style néogothique, Elle se situe sur une place très animée bordée par de nombreux restaurants, elle est malheureusement fermée au moment de notre passage.

Nous traversons de très beaux jardins pour nous rendre au lac Hoan Klêm ( l’ épée restituée)

Un pêcheur rencontra un jour une tortue au bord du lac qui lui donna une épée avec laquelle il repoussa l’envahisseur Chinois, puis il rendit l’épée à la tortue qui la ramena au fond du lac, ce pêcheur devint un héros national (photo ci dessus) puis nous empruntons le joli pont de laque rouge pour aller visiter le temple de la montagne de jade dans lequel on peut voir la momie d’une tortue de 250kg, morte en 1968 et supposée être celle de la légende. Pour les vietnamiens la tortue symbolise la longévité, l’univers et la chance.

nous visitons le vieil Ha Noï, appelé le quartier des 36 corporations, dédale de petites rues où sont installés depuis le XIII ème siècle les artisans et les marchands. Chaque rue porte le nom de la marchandise qu’on y fabrique et qu’on y vend.

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A gauche, ferblantier au travail , à droite homme fumant sa pipe 

Vendredi 13/03/2020

La journée est perturbée car le Vietnam vient de fermer tous les sites touristiques, la baie d’ halong, l’ile De Cat Ba, Hoï An, nous ne pouvons donc pas poursuivre notre voyage comme prévu, même le bâtiment dans lequel se situe l’agence de voyage est fermée au public, Bernard est donc obligé de négocier par téléphone. Nous nous baladons dans les rues, apercevons l’entrée du palais de la littérature à travers les grilles fermées, Nous arrivons près de la ligne de chemin de fer où nous découvrons avec surprise que le train passe au milieu des maisons, dans une petite rue équipée de rails.

Pour nous consoler nous nous arrêtons dans un bar (le A99) en bordure des rails boire une pinacolada .

Cet après midi notre fin de voyage est arrêtée, nous partons passer 3 jours dans les rizières, la campagne étant encore accessible aux étrangers, puis nous reviendrons à Ha Noï et prendrons le 18 l’avion pour la France.

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Publié le 22 mars 2020

Samedi 14/03/2020

Bernard a trouvé Jade, une jeune guide très sympathique pour nous faire visiter les rizières aux alentours de Mai Châu à 160 km d’Ha Noï. Petite anecdote, Jade nous a donné son prénom français, car son prénom vietnamien mal prononcé par un français signifie idiote, quant à moi je n’ai pas fait de différence entre les deux prononciations, je préfère l'appeler Jade.

Nous traversons des villages typiques et des rizières d’un vert très marqué.


En route nous nous arrêtons dans un village où Jade nous fait entrer chez des particuliers.

Évidemment, avant de monter l’escalier extérieur en bois, nous nous déchaussons. La propriétaire, en habit traditionnel nous invite à nous asseoir sur le tatami et nous offre le café avec quelques petits grignotis faits maison, mais dont j’ai oublié les noms, suivi d’un alcool de riz en guise de digestif. Son mari, à côté fume la pipe typique de la région .

Puis elles nous présente l’artisanat qu’elle fabrique, sacs et écharpes.

Ce soir nous dormons dans un dortoir, mais un dortoir de luxe puisque chaque matelas est séparé des autres par un rideau.

Après le dîner il nous est servi l’alcool de riz dans un grand pot, équipé de très longues pailles, vu ma haute taille, je suis obligée de monter sur ma chaise pour atteindre la paille sinon, pas de digestif.

Dimanche 15/03/2020

Après un bon petit déjeuner nous partons pour une marche d’ 1heure1/2 à travers les rizières, nous sommes dans une région montagneuse et les paysages méritent vraiment de faire quelques efforts pour monter les côtes parfois raides. Mais Jade nous a dit que faire la promenade dans l’autre sens risquait de nous occasionner de belles glissades pas toujours maîtrisées.

Nouvelle déception, le gite réservé pour ce soir est fermé et nous devons regagner Ha Noï dès cet après midi. De plus notre ancien hôtel est fermé et les autorités nous imposent un hôtel en centre ville où sont regroupés tous les européens.

Nous errons dans la ville où beaucoup de magasins sont fermés et où d’autres, ouverts, refusent de servir les européens. Je me suis fait rejeter d’une banque dans laquelle j’ étais entrée pour changer de l’argent.

Mais dans d’autres commerces nous sommes accueillis avec le sourire et nous pouvons acheter quelques souvenirs.

Bien que notre avion ne parte qu à 23heures 35 demain , l’agence qui doit nous prendre à 20 heures nous préviens que l’hôtel doit être évacué avant 7 heures 30 et que tout le monde est rapatrié vers l’aéroport où dans les hôtels proches de l’aéroport pour ceux qui ne partent pas aujourd’hui.

Autre surprise en arrivant à l’aéroport, notre avion est supprimé. Plus aucun vol entre le Vietnam et l’Europe. Après négociations, nous obtenons un billet pour le Japon, d’où nous pourrons nous envoler vers Paris. Mais cet avion ne décolle qu’ 2 heures demain matin, 19 heures à errer dans l’aéroport, nous n’avons plus qu’à prendre notre mal en patience ! Heureusement nous sommes 8 et pouvons discuter et rêver de revenir l’année prochaine car Bernard avait gardé le meilleur pour la fin, la baie d’Halong , l’île de Cat bâ, Hué, la ville des chapeaux coniques et Hôi An la ville aux lampions.

Au Japon, comme toujours une organisation parfaite nous permet de faire notre transfert sans aucun problème, une hôtesse étant placée à chaque croisement pour nous donner la direction à suivre.

Vue de l’avion 

Arrivés à Roissy-en-France, heureusement que Bernard, prévoyant , nous a réservé des chambres car bon nombre d’hôtels sont fermés.

Depuis plusieurs jours nous réservons notre train pour Agen, et ce soir, c’est la 4ème réservation qui est annulée, les trains étant supprimés. De plus, message de Solène nous annonçant qu’Olivier ayant attrapé le virus, ils sont tous consignés à la maison et ne pourrons donc pas venir nous chercher à Agen. Mais comme nous sommes les heureux parents d’enfants adorables, Aymeric nous propose de venir nous chercher à Roissy-en-France et de nous prêter sa voiture. Par bonheur, à 3 heures du matin nous trouvons un train pour Saint Pierre des Corps.

Nous attendons plus d’une heure la navette rose et décidons de prendre un taxi. La réceptionniste de l’ hôtel à qui je demande un taxi, est très surprise de me revoir et renseignement pris, la navette ne circule plus. Elle me dit de prendre la première qui passera dans l’autre sens , qu’ exceptionnellement le chauffeur nous acceptera.

Mais ce bus est déjà plein, et c’est entassés les uns sur les autres , plus ou moins grimpés sur les valises que nous regagnons le terminal où nous prenons le bus pour Montparnasse. Bonjour la distance de rigueur pour éviter la contagion !

Paris est ville morte, les trottoirs désertés, tous les commerces fermés, Paris n’est plus Paris.

Notre train n’est pas supprimé et Aymeric nous attend à la gare. Il nous invite à déjeuner, sur 2 tables dans le jardin, à 3 mètres l’une de l’autre, une pour nous et une pour Tom.

Que c’est dur de ne pas pouvoir serrer dans mes bras mon petit fils! Mais la prudence exige. D’ailleurs, vu la promiscuité dans l’avion et dans la navette nous allons respecter un isolement de 14 jours à la maison, nous avons de quoi nous occuper entre le grand nettoyage de printemps et le jardin.

Nous prenons donc la route après déjeuner dans la cacahuète d’Aymeric et arrivons sans encombre à Moncrabeau. Juste un contrôle au péage mais avec nos billets d’avion,nos passeports et notre autorisation de circuler remplie, nous sommes passés sans problème.

A l’année prochaine pour un nouveau périple en Asie du Sud Est.