Carnet de voyage

Athènes, fin du voyage

63 étapes
547 commentaires
Bergerac-Athènes à vélo. 3800 km pour traverser la France, le nord de l'Italie, la Slovénie, la Croatie, le Monténégro, l'Albanie et la Grèce, le plus souvent en bordure de côte.
Du 31 mai au 26 juillet 2019
57 jours
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Pause à Monpazier 

Après le vélo d'appartement il nous faut enfin nous confronter à la vraie route.

Weekend à Siorac : 75 km aller et autant retour. Super beau temps. Un vrai bonheur !

2ème grande sortie. 3 jours en bord de mer : Royan, Rochefort, La Rochelle, Rochefort, Royan. 250 km avec un très fort vent de face ou de 3/4. Dur-dur !!!

Le bac sur la Charente à Soubise 


Le pont transbordeur de Rochefort 
Sur l'estuaire de la Gironde 
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Quelques jours encore et nous serons parties.

Les emplois du temps sont très pleins. Jardin, pelouse, maison, démarches, derniers achats... Dernières invitations à honorer.... Les jours sont trop petits.

Mais nous y arriverons !

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Il nous reste 2 semaines avant le départ.

Pourvu que la météo soit plus clémente que ce matin. En fait on dit bien "mariage pluvieux, mariage heureux", pourquoi ne dirions-nous pas "départ sous la pluie, cyclo sans souci" ??

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Bon , voilà, dans le cadre des entraînements, j'ai fait une sortie sous la pluie, 38 km, 2h09. J'ai longé la Dordogne rive gauche et j'ai traversé à Gardonne, retour par la rive droite.

Petite pluie tout du long sauf juste après le pont de Gardonne où ça tombait dru.

Le ressenti est bon, il ne faisait pas froid, la visière du casque protège bien des gouttes et les lunettes restent raisonnement transparentes.

Dès qu'il pleut fort j'oublie tout et j'appuie sur les pédales, +5km/h de moyenne environ.

C'était une bonne ballade.

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Dimanche 26 mai, nous avions prévu une sortie en vélo avec Maryline et Cécile (Cécile qui devait nous rejoindre en Croatie pour pédaler jusqu'à Dubrovnik).

Lors d'un bête arrêt, Cécile a mal négocié l'appui du pied gauche au sol et s'est retrouvée par terre.

Une chute banale pour laquelle la tête a porté en premier (merci le casque) mais le dos ensuite a cogné le sol dur. Bref, le résultat, c'est une fracture de la dernière vertèbre dorsale T12.

Grosses douleurs, transport aux urgences de Bergerac, puis le lendemain transfert à Périgueux pour un diagnostic qui dit : 3 mois de corset, un mois d'arrêt de travail et les vacances sont annulées.

Triste dimanche.

Cécile est en rage ! Et en plus elle souffre le martyre.

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Les vélos sont prêts, les sacoches accrochées.

Une bonne nuit de sommeil (peut être), et le grand jour sera enfin arrivé.

Et... vogue la galère !

Non pas la galère, le PLAISIR, la découverte, les petits et grands bonheurs de la route... avec le soutien moral de tous nos potes !!

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Pour le départ, accueil de stars au sport nautique de nos familles, copains et copines...

Impressionnant mais bien agréable.

Étape de 62 km sur des petites routes de campagne au milieu des vignes avec pas mal de côtes, sous un soleil de plomb.

Belle première journée.


Le bronzage cycliste s'installe doucement. On va faire fureur sur les plages !!!

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On quitte Marmande sous un beau soleil. On rejoint le canal assez rapidement.

Ensuite que du bonheur, de vraies vacances : un beau sentier sous les platanes, de l'ombre fraîche, un beau paysage et aussi des guinguettes accueillantes... Un petit café au bord du canal, imaginez un peu !!!

Il faut dire que nous sommes "protégées" par nos porte-bonheurs, 2 petits coeurs en céramique que nous avons découverts accrochés à nos sacoches. D'où viennent ils ? On ne sait pas qui les y a mis. Mais ce qui est sûr c'est que ça nous a fait chaud au cœur.

Merci, pour cette délicate attention.


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Une étape de vélo le long du canal, avec une halte à Moissac vers midi, juste pour faire trois courses au marché en ville.

Il n'y a qu'un réacteur qui fonctionne ce matin à Golfech. 

L'après midi le soleil tapait bien et on a apprécié les arbres en bordure qui nous mettaient à l'ombre.

C'est une péniche bleue accrochée à la rive du canal  on y vient en vélo...

Arrivée en fin d'après midi à Verdun sur Garonne, joli petit village tout en briques.

Nous avons fait étape chez Aurélie, maire de Verdun, membre du réseau Warmshower. Accueil très sympa, soirée très agréable. Pendant la conversation, j'ai eu la surprise d'entendre parler d'une collègue restauratrice qui a son atelier à Verdun.

Une visite s'impose demain matin avant de continuer notre périple.

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Comme convenu, on commence par une visite de l'atelier de Carole qui travaille sur un décor gallo-romain. C'est l'occasion de retrouver Aude.

Retour sur notre vélo avec les nuages et quelques gouttes de pluie, juste histoire de nous faire sortir les vêtements.

Nicole prête à affronter la pluie. 

Eglise de St Sernin, petit café sur la place du Capitole, en vraies touristes, et visite en vélo à travers les rues étroites.

St Sernin 
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Et quand on dit vent... c'est du vent : rafales à 60 km/heure qui nous arrêtent presque et de face évidemment !!

La piste est bétonnée sur la moitié de l'étape, c'est à dire Castelnaudary, puis elle devient un chemin plus ou moins large, toujours au bord du canal avec un beau décor de verdure et d'eau qui la met un poil à l'abri du vent.

Il y a des passages avec des vrais nids de poule, ils ont été creusés par les engins de chantier qui sont venus abattre et brûler les platanes malades.

Des orchidées Bouc, des ophrys et d'autres plantes inconnues tout le long du chemin. Je regrette de ne pas avoir pris mon bouquin de botanique.

Orchidées Bouc 

Arrivées à Carcassonne un peu moulues mais pas assez pour nous empêcher d'aller déguster un cassoulet !!!


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100km avec le vent dans le dos : bien plus facile que 88 avec le vent de face.

On était parti pour suivre la piste le long du canal mais le revêtement en purs cailloux avec ses nids de poules, nous a fait devier rapidement sur la petite route parallèle.

La route a suivi l'Aude jusqu'à son embouchure, superbe paysages. Enfin la mer, verte et moutonneuse.

Après la traversée d'une zone de camping, nous avons atteint Valras plage. L'activité est au ralenti, on attend les vacanciers.



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Étape repos, 50 km à plat ... et avec le soleil.

On roule pas mal de temps en bordure de mer.

Puis on arrive à Sète

Et on se délasse !!!

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Le temps semblait beau ce matin en partant mais nous avons vite déchanté.

On se serait cru en Bretagne un jour de tempête.

Le vent venait de la mer, souvent de face mais aussi parfois légèrement arrière selon les virages de la route. Et alors on a l'impression de voler.

Arrivée à Aigues-Mortes. Visite rapide de la ville.

Jasmin recouvrant presque la maison 


Les salins du midi. 



Etape à St Gilles dans un gîte de pèlerins.

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L o n g u e étape : 111 km, sous un soleil brûlant mais sur des routes bien roulantes.

Traversée de la Camargue de bon matin accompagnées par les chants de centaines d'oiseaux de toutes sortes.

Rizière de Camargue 
Déjà sèche 
La fondation Lima à Arles dans les anciens ateliers de la SNCF

Arles et son marché gigantesque.

Pique nique au bord de l'étang de Berre qui est, soit disant, dépollué et désormais baignable.

Étang de Berre à la Petite Camargue 

Arrivée à Aix en fin d'après midi, fourbues. Il faut dire que les 10 derniers km ne sont que côtes.

Aix est pleine de vie, de musique, de restaurants, de terrasses... Les vacances dans une ville du sud !!

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Fini le canal du midi, finie la Camargue, on entame les étapes de montagne. (digne d'un commentaire du tour de France...)

La Sainte Beaume à la sortie de Aix 
Parvis Charles d'Anjou devant de l'église de St Maximin 
Avant l'effort de l'après-midi 

On savait que l'étape ne serait pas marrante : 66 km sur route, vent de face sur les deux tiers et 700 m de dénivelé positif. Et on finit par une vraie côte de montagne en lacets.

La Roquebrussanne 

On est "rincées" et en plus on a peu de photos. Pas envie de redémarrer en côte !!

On adore lire vos commentaires d'encouragement. Ça nous booste vraiment.

Enfin, là présentement, on est en train de boire une bière avant d'aller piquer une tête dans la piscine du gîte, donc pas d'inquiétude, on survivra.

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Une étape qui a commencé par un raidillon qui menait à un petit col, point de rencontre des cyclistes de la région.

Puis une immense descente de près de 10 km avec de beaux paysages, une route bien lisse et très peu de voitures, dans le parfum des genets en fleurs et des pins.

La campagne vers Cuers 

La suite était sensée être une piste cyclable. C'était plutôt une bande sur le côté de la route et parfois rien du tout, juste la route.

La circulation était assez dense, les gens en WE qui se sont levés tard et s'en vont à la plage... Comme nous.

A Hyeres 


Pique nique sur la plage, sous un pin.

Sieste.

Et ça repart. La piste, sur une petite route, est très belle. Nous la dégustons d'autant plus que la fatigue d'hier a laissé des séquelles. Nous "ramons" quelque peu !!!

Arrivée au Lavandou.

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68 km en corniche : magnifique !

On a suivi la côte depuis le Lavandou jusqu'à Cavalaire, donc là, on vous met quelques cartes postales...


C'est un peu une surprise mais il y a beaucoup de cyclistes dans cette région. Pas les cyclotouristes que l'on rencontrait jusqu'à présent avec des vélo lourds et des grosses sacoches mais plutôt des citadins suréquipés qui font du vélo comme d'autres font un footing. Il faut dire qu'il y a beaucoup de pistes cyclables et vue la densité de bagnoles sur les routes, ce n'est pas du luxe.

Nous roulons sur une vraie piste cyclable qui relie Toulon à Sainte Maxime.

Bougainvillier 
Végétation du sud 

Pique nique à Port Grimaud, cité lacustre construite dans les années 70. Les bâtiments sont assez jolis, l'ensemble est bien conservé, on sent que le nerf de la guerre y est.

Port Grimaud 

Il y a donc beaucoup de bateaux, des gros prétentieux, des plus petits , des p'tits joufflus... et même des voiliers en bois !

Un gros prétentieux et un voilier  tous deux amarrés à Port Grimaud 
Ste Maxime, de loin 

Nous avons vu 2 surprenantes perruches. Non non, pas sur des vélos, celles-ci sont jaune et rose !!! Non, mais des vraies perruches vertes !!!

La plage de Beauvalon (souvenir souvenir ...) 


L'auberge de jeunesse de Fréjus. 
Figuier de Barbarie en fleur 
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Il en reste encore beaucoup !

Sortant de Fréjus nous avons suivi la corniche de l'Esterel, 40 km magnifiques avec des paysages à couper le souffle.

Estérel 

Dès qu'on sort des zones protégées, on s'aperçoit que le littoral est privé. Au début de belles villas qui se fondent assez bien dans le paysage.

Puis au fur et à mesure que l'on s'approche de la baie de Cannes, l'urbanisme est de plus en plus sauvage, les immeubles se suivent. Franchement c'est moche.

Quel dommage !

Les sept nains n'ayant pas réussi à fonder une famille avec Blanche Neige, ils se sont installés dans ce coin paradisiaque. 



Casse croûte à Cannes, sous les palmiers, avec le vent qui s'est levé d'un coup.

Vers la mairie de Cannes 

On continue la corniche au soleil.

Petit bain à Antibes.

Antibes 
Bain pour nous aussi. En évitant le plus possible le sable (pas très confortable dans les cuissards) 

L'arrivée sur Nice est longue avec un passage le long de l'aéroport.

Arrivée dans l'auberge de jeunesse remplie de jeunes cette fois.

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Adieu la France ; Vive l'Italie !!

Comme hier nous partons pour 90 km.

Dès le matin, toujours un très beau front de mer. On traverse le port de Nice, ses beaux grands immeubles souvent colorés. On retrouve les plages de galets, sur la route nous sommes doublées par des bagnoles toutes plus belles les unes que les autres, sans compter les bateaux !

Encore une route de corniche.

Les villas des milliardaires au Cap d'Ail


Et tranquillement on arrive à Monaco.

Densité urbaine 

Alors là, on ne compte pas les super belles voitures. Mais ça ne nous fait même pas vibrer. Nous, on préfère notre ... vélo !!!

Quelle expérience, la traversée de Monaco par les tunnels. Bien sûr nous n'étions pas en bord de mer mais c'était à faire.


Cachée imposante 

Menton avec son musée Cocteau

Puis on passe la frontière et d'un coup le paysage change, finis les grands immeubles, fini le luxe ostentatoire juste un beau pays, vivant, bruyant.

l'Italie qui vit !

Vintimille 
Ancienne gare de San Remo . 

Après Vintimille, on retrouve une piste cyclable qui emprunte une ancienne voix ferrée. Les raidillons sont remplacés par des tunnels. Très frais !!!

Cette piste était bordée de haies de bougainvilliers, de haies de lantanas, de haies de lauriers roses de diverses couleurs, d'ipomées bleu foncé grimpant dans les buissons... Bref une pure merveille. Et n'oubliez pas les parfums...

Et aussi les "oiseaux de paradis" 
On croyait que c'était la fin de l'étape, ravies. Il nous restait bien  quelques km à avaler
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Aujourd'hui on vous parle de nos petits tracas.

Ce matin on s'est levé très tôt (5h45) pour prendre le Flixbus entre Imperia et Turin, billet acheté sur internet il y a deux mois, avec le supplément vélo.

Le bus nous a laissé au centre de Turin à 11h. L'application Google Maps devait nous conduire directement à l'auberge, en 50mn à pied, à partir de l'adresse rentrée dans les contacts.

La galère provient, car galère il y a eu !! de noter dans les contacts :

90 via de Palermo au lieu de 90 Corso Palermo.

On s'est retrouvées après 2h de vélo dans les banlieues de Turin devant un immeuble qui ne ressemblait pas du tout à un hôtel, avec une voie ferrée qu'on croyait ne jamais pouvoir traverser...

Là c'est dur !

Bon, qu'à cela ne tienne, on a pris une BPM (Boulette Pour Monter), l'EPO s'est dépassé Madame ! On a rectifié l'adresse et c'est reparti...

La recette ne se donne qu'aux sportifs et/ou aux gourmands !!!

Pour le reste de la journée c'était visite de Turin, à pied bien sûr.

Le Pô 
Campanile de la basilique 
Le Dôme de l'église... 

Et ce soir on est plus fatiguées qu'après une belle étape sur nos vélos.

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A Turin le Pô était déjà bien large et puissant. Il était gris, plein de schistes, d'eau de fonte des neiges.

Et on le découvre maintenant un peu plus vert, beaucoup plus large toujours plus puissant, se découpant en divers bras formant des îlots.

Une première partie du trajet qui se passe sur la route.


Nous avons eu un magnifique accueil dans un tout petit village à midi : un carillon de plus de 5 mn. Le clocher était penché mais les cloches étaient tout à fait justes.

Brusasco là où le clocher penche !! 


Dans l'après midi nous avons essayé de prendre la piste cyclable mais les cailloux et les nids de poule nous ont vite remis sur la route. Elle nous a permis malgré tout de rouler au milieu des rizières.

Arrivée à Casale Monferrato vers 17h, jolie petite ville animée. L'usine d'Everit est aujourd'hui fermée et les procès ont été rendus depuis quelques années avec des records d'indemnités (environ 2000 morts liés à l'amiante)

C'est à Casale Monferrato qu'était produit  l'Everit

Fin de l'étape à Terruggia, petit village situé sur le côteau droit du Pô. L'accueil est chaleureux, le gîte très confortable mais la côte pour y accéder est SUPER raide.

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Étape de 75 km sur route, avec soleil.

Depuis Turin nous voyons trois types de culture : riz, blé et maïs. Les champs de blé et maïs sont en hauteur et non innondables. Les rizières sont séparées par des petites levées de terre et leurs surfaces restent raisonnables. L'eau d'irrigation provient du Pô, un système de canaux régulés pas des écluses permet d'innonder les rizières et également d'arroser le blé et le maïs car nous n'avons vu aucun arroseur dans les champs.

Vus les tracteurs qui pulverisaient, ça ne semble pas être spécialement bio !

Et au loin des plantations de peupliers 
Du maïs, du blé et toujours le ciel bleu 


Les fermes sont énormes, grands bâtiments d'habitation qui devaient loger de nombreuses familles d'ouvriers agricoles et bien sûr des hangars attenants très grands également et des silos. Aujourd'hui on voit certaines fermes abandonnées, d'autres encore en activité mais avec des machines et peu de monde.

Plus de fleurs, mais quelques oiseaux, aigrettes, hérons et ibis, corneilles mantelées qui nettoient les cadavres de lapins et de serpents écrasés.

Pendant la pause café nos destriers nous attendent sagement 

Pavie, belle ville très animée un dimanche soir.

La traversée du Tessin se fait par un pont couvert. 
La brique, matériau de construction. 
Toujours la brique. 

Nous logeons dans la très respectueuse Auberge de Santa Maria in Betlem, attenante à l'église du même nom.

Là où nous avons soupé 

Demain matin on va essayer de partir tôt car c'est une étape longue et il fait chaud dès midi.

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7h c'est l'heure où tous les italiens vont au boulot, en voiture bien sûr, comme en France. Et sur cette sortie de ville, il y avait deux françaises en vélo, de bon matin au milieu de tout ce trafic, à faire des kilomètres de route pour avancer le chemin. Autant dire qu'on n'a pas pris de photos


Parties à 7h00 ce matin😛ce devait être une étape longue (90 km) mais relativement tranquille.

Sauf que je (N) me suis offert un joli coup de mou sur les premiers 30 km.

Un coup de mou comme un coup de mou !!! Contrariée par notre appli GPS qui ne voulait pas fonctionner sur mon téléphone, mal dans les cuisses, les bras, les épaules.. plus de jus, le moral en berne !

Et puis quelques respirations sophro, un Doliprane et c'est reparti.

Vers 10h30, on est passé par une petite ville sympa, Codogno, on a fait les courses, bu un jus bien serré comme on l'aime puis on est reparti doucement avec l'idée de se trouver un coin à l'ombre pour casse croûter et faire la sieste.

Mais aujourd'hui les dieux ne nous sont pas favorables, c'est peut être parce hier on a dormi chez Santa Maria in Betlem. En tout cas à plus de midi on tournait encore à la recherche du coin ombragé. Pour finir on s'est contenté d'un parking de cimetière désert.

Glauque à souhait !

Bon, voici tout de même quelques photos des fermes de la vallée.


Sorte de moucharabieh que l'on rencontre fréquemment dans les bâtiments agricoles y compris sur des parties 20e. 

Bon, l'étape était publiée par erreur, c'est à dire trop tôt car, en arrivant à Crémone nous avons passé le Pô et découvert la superbe cathédrale romane de Santa Maria Assunta. Évidemment chaque période a ajouté ses fresques, statues...

Le Pô à Crémone 
Campanile du duomo , le plus haut d'Italie


La façade sud de la cathédrale. 
L'intérieur est entièrement peint. 

La forme est revenue, le moral est au top à nouveau. Les gelatti y sont pour beaucoup !

L'auberge est accueillante, propre, la douche impec et comme tous les soirs on a une forte impression de détente.

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Au départ ça devrait être 75 km. Sauf qu'à arrivée ça fait BEAUCOUP plus (106).

Pourquoi ? Parce qu'après une vingtaine de km sur la route pourtant bien roulante et pas trop surchargée, nous avons opté pour la piste cyclable de l'autre côté du Pô.

Une magnifique digue qui longe le fleuve, mais... une fois en herbe juste fauchée, une fois en graviers, une fois en chemin agricole très défoncé par les tracteurs... une fois elle aboutit sur une petite rivière sans pont, donc demi tour !!!

Mais c'est très beau.

En herbe 
Hangar dans la plaine 

La campagne est très riche. Les champs de blés, de maïs, de luzerne défilent. De tomates à conserve aussi.



Les "usines" à cochons "embaument" l'air ambiant. Nous ne voyons aucune vache dehors mais plusieurs grandes stabulations.

Petit café mais grande pause à Brescello, le village de Don Camillo et de Peppone.

L'arrivée au gîte est sympathique et nous demandons à être nourries ce soir. Vous savez quoi ? nous n'avons pas du tout envie de reprendre les vélos pour aller au resto !!!

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Nous avons adopté un rythme d'activité lié au climat. Levées tôt, petit déjeuner pour un départ à 7h.

Le grand moment des sorties de ville. 

La température est idéale pour pédaler jusque vers 10h, donc nous essayons de faire le maximum de kilomètres le plus tôt possible. Vers 10h30 nous prenons un petit café, nous nous reposons, parfois nous faisons des courses pour le casse croûte puis nous repartons pour une grosse heure de vélo.

A la pause nous avons fait une grande partie du trajet, aujourd'hui 70 km sur les 86 du total.

La pause dure 2 heures environ. Nous mangeons, faisons la sieste, encore un petit café et repartons, manches longues sur les bras et lunettes de soleil.

Il y a toujours les canaux d'irrigation qui alimentent les arroseurs 

La campagne après Suzzara a changé. Les cultures se sont diversifiées et la taille des exploitations a considérablement augmenté.

Au maïs, blé, luzerne, tomates pour la conserve, il faut ajouter la vigne, les cucurbitacées (melon, pastèque, concombres sous serres) les fraises, et autres légumes. Les champs sont tout simplement gigantesques.

Un champ de melon. 

Nous avons encore croisé une énorme stabulation, il faut être en vélo pour s'apercevoir que les vaches sont muettes. Elles ne verront pas un pré de leur vie !!

Encore une chose liée à cette démesure de l'agriculture industrielle, c'est l'état en ruine de toutes les anciennes fermes, fermes qui étaient déjà très grandes pour leur époque. Dans ce coin on a l'impression d'une désertification à grande échelle. Tout les bâtiments sont en ruine même les églises, ce qui est un comble pour l'Italie.

Ferrare, atteinte par une sympathique piste cyclable ombragée, est une très ancienne ville étudiante (14e siècle), beaucoup d'animation...

Nous logeons dans un AirBnB qui pourrait être tenu par un de nos garçons en co-location étudiante. Sympa.

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Nous sortons très facilement de Ferrare et prenons rapidement la digue, sur environ 50 km.

On domine la vallée du Pô d'un côté et de l'autre la plaine riche et travaillée.

Le Pô après Ferrare
La digue côté Pô 
La digue côté vallée. 
Pô... 


Seuls inconvénients, pas un arbre pour l'ombre et pas une place sympa pour se pauser au bord du fleuve.

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Sorties tôt de Taglio Di Pô, nous avons pris le pont pour Porto Viro. Un pont genre pont d'autoroute mais comme il est le seul à 30 km alentour, il est pour tout le monde : camion, voiture, moto, vélo, piéton. Bon, en France on se serait fait une petite frayeur mais ici ça passe, les vélos roulent tout à fait à droite de la chaussée et les plus gros passent au large, sans regarder si la bande du milieu est pleine ou interrompue.

l'Adige de bon matin 

Ensuite une route du même genre, toute droite qui mène à Chioggia. Là c'est déjà Venise, canaux enjambés par des ponts en escalier, la ville est grouillante d'activités et c'est un gros port de pêche.


Chioggia 


Nous prenons le ferry jusqu'à Pellestrina, en face, sur le Lido que nous allons traverser en vélo.


On quitte Chioggia pour Pellestrina 

Arrivées à Pellestrina, nous tombons sur l'équivalent de l'école d'aviron mais avec des bateaux d'ici. L'esprit est le même, voici quelques photos pour l'illustrer.

Les gamins attendent leur tour. 
Mise à l'eau du bateau. 
Départ. 
On se place... 
Allez, ENSEMBLES. 

On longe cette bande de terre puis on reprend un second ferry pour atteindre le Lido de Venise.

Sur le ferry 

Au passage on croise la route d'un porte conteneurs qui sort du port de Mestre.

Il nous paraît énorme et pourtant c'est sûrement un petit. 

A nouveau des fleurs, lauriers roses et jasmins à profusion.

Au bout du Lido, notre gîte près du départ des vaporetto.

Et la plage qui nous attend !!!


Voyez ce magnifique bronzage qui s'accorde à la couleur de la porte de la chambre. 

Et là ce ne sont que les pieds...

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Temps gris et quelques gouttes de pluie ce matin pour visiter Venise. Et pourtant nous ne sommes pas seules, loin de là :


Et il en arrivera encore ...

On arrive à oublier la foule, un peu, pour découvrir la ville.

Les fondamentaux 
Au fond le palais des Doges 
Le pont des soupirs 
Le grand canal. 
Quand on vous dit qu'il pleuvait. 
Les capes sont de sortie 



Il pleut. les gondoles sont au parking.

L'après midi montée au Campanile.

Les îles vues d'en haut 
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Nous retrouvons les vélos avec un certain plaisir. Nous passons d'un lido à l'autre en vaporetto et c'est reparti !!!

Le Lido de Venise 
Déjà le 2ème monstre ce matin 

L'étape est longue. Pour une reprise ça risque d'être éprouvant. On verra bien.

La partie est de la lagune. 
Nous avons rencontré près d'une dizaine de ces tours assez hautes dont nous n'avons pas compris l' origine ni l'usage.


Les km défilent dans une vaste plaine riche et très travaillée, mais pas d'une beauté à couper le souffle !

Encore et toujours des anciennes fermes en ruine. 
Superbe hangars agricole en fonction. 


On arrive à Cervignano del Friuli. Une voix ferrée, une usine. 

Le ... bordé de nouilles, vous connaissez ?

Et bien nous venons de le vivre en arrivant : l'orage menaçait ; les vélos étaient juste rentrés lorsqu'il a éclaté. OUF !!!

On échappe à l'innondation !
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Encore une lagune pour commencer la journée que nous traversons au ras de l'eau.

C'est inquiétant les montagnes au loin... côtes en perspective ...
Grado 
Grado, une station balnéaire italienne. 
Impossible d'aller jusqu'à la mer 


Avec son insupportable plage privée. 


Casse croûte à Monfalcone, devant les chantiers navals Fincantieri qui fabriquent les monstres qui écument la Méditerranée.

Nous hésitons entre piste cyclable et grande route. Finalement optons pour la route, plus courte par cette chaleur. Pas de regret. Un boulevard bien roulant avec des points de vue superbes sur Trieste qui approche.


La plage à Trieste n'est pas de sable mais faite d'une digue avec des amas d'énormes pierres. Donc les italiens s'installent sur le quai, draps de bain, chaises longues, et il y a des escaliers régulièrement pour l'accès à la mer. L'Italie quoi !

Trieste, l'arrivée fut une belle galère. Il faut savoir que Trieste est un port donc niveau 0, accolé à la montagne...

Donc chaque tours et détours ne sont que montées et descentes !!!

Le logement Airbnb n'est pas cher, mais on en a pour notre argent, nous attendons devant la porte notre logeuse depuis....1/2 heure, mais OUF, nous sommes assises ...sur le trottoir.

Quelques km demain matin et ... salut les Italiens.

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Aujourd'hui petite, très petite étape. Ce devait être la mise en jambe de Cécile qui a préféré s'offrir une fracture de vertèbre !!! On a bien pensé à elle.

Les dernières photos d'Italie pour vous montrer la plage de ce côté de l'Adriatique.

Une très belle route au ras de la mer 
La digue avec les escaliers pour descendre dans l'eau. 

Une fois la frontière passée, il est net que l'activité citadine n'est plus aussi importante : moins de bagnoles, de scotter et aussi moins de gens sauf à la plage où c'est bondé.

Le gros port industriel que nous traversons est Koper, c'est pour les slovènes la porte vers la mer.


Dans le port de Koper 
Gestion des poubelles 

Après Koper, la plage !

Il faut dire que c'est le premier jour des vacances 
L'appel du bain avant les dernières montées. 

Enfin arrivée à Piran, patrie de Tartini (of course !)

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Nous partons pas très tôt de Piran, avec le soleil déjà haut. Nous longeons un canal qui alimentait d'anciens marais salants, aujourd'hui remplis d'algues, une zone à moitié en chantier.

Au détour d'un chemin on découvre un petit chantier naval où on répare les bateaux en bois.


Après quelques km nous entrons en Croatie.

Des champs d'oliviers et de la terre rouge 


Le petit bain du matin c'est un plaisir incomparable.

Notre plage. Le sable n'est pas très fin !!!

Après le casse croûte et le petit café nous hésitons entre la route plus directe mais suite de montées/descentes en pleine chaleur ou la piste cyclable en bord de mer. Nous optons pour la piste.

Certes c'était plus du cross que de la piste mais quel bonheur de découvrir cette côte découpée avec des bords de mer non bétonnés, de l'herbe sous les pins, accessible à tout le monde... la mer translucide là, à 2 pas.

Et pas le temps de se rebaigner. Dommage.


Juste avant de prendre la piste. 
Celui-ci est vraiment présomptueux.. 

Enfin une dernière petite remarque au sujet de la côte croate. Elle est raide, elle est répétitive, elle ne prend pas en compte l'âge du capitaine ni la température extérieure, bref il faut s'en méfier comme du coup de soleil. Le seul avantage qu'on lui trouve c'est qu'elle est toujours suivie d'une descente.

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Étape plus difficile que nous ne le pensions.

Une côte s'il vous plaît. 

De grands faux-plats montant, des raidillons, en veux tu, en voilà, des grandes côtes assorties évidemment de belles descentes, un soleil qui chauffe très vite le matin... Mais des cigales partout qui stridulent sans cesse et encore quelques parfums de jasmin et de genêt.

On aurait pu croire que nous traversions le Lot ou le Causse : petits arbres, petits champs entourés de murets de pierres sèches, des genévriers, quelques vignes. Seuls les oliviers nous rappellent à la réalité : nous sommes loin de chez nous !!!


On boit un café vers 11h à Vondnja, petit village à 10km du bord de mer et ça change tout.



Mon fidèle destrier 

Et vous savez ce qu'il vous dit mon vélo ? Qu'il est TRES content et fier d'être ici à Pula. Il vient de passer les 2000 km aujourd'hui, eh oui !!!!

Il se demandait bien si un jour il reverrait les chemins caillouteux, la poussière, les pierres glissantes des sorties VTT d'antan, le goudron chaud et odorant...

Il en avait vraiment assez d'être squatté par les araignées dans le hangar.

Bien-sûr il aura besoin d'un bon ravalement, la route ça laisse des traces....

Arrivée sur Pula. 


Nous sommes arrivés à Pula à l'heure du casse croute, Christian nous a rejoint après une rapide visite de Porec.

Les arènes de Pula 


Pula, un port industriel avec encore des chantiers navals.


Sous-titré  en français. 


Un temple 
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On commence à "taper dans le dur" !!!


On part avant 7h pour essayer de finir l'étape avant midi et ne pas avoir à pédaler sous le soleil.


Étape pas marrante du tout, la chaussée est étroite, les voitures et les camions passent trop près, parfois même doublent alors qu'on est en face avec nos petits vélos. En plus le paysage est monotone, il y a très peu de village.

Les 30 premiers kilomètres c'est UNE côte.

Une côte. 

Les 4 suivants c'est une descente.

Une descente. 

Les 10 suivants, c'est du plat mais avec le vent dans le nez ça ressemble à de la côte.

Le Rasa sous le vent 
Vent de face. 

Et puis pour finir une dernière côte.

C'est la côte finale. 

Arrivée à destination à Labin, tout en haut du piton. Une très vieille ville toute en escaliers et gros pavage.

La fête du village c'est pour demain 


Un poulailler  bien protégé. 


De là haut on a une belle vue sur la mer au loin.

Rabac 


La descente c'est pour demain...

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Ce matin nous sommes parties très tôt, 6h10, toujours avec la même idée : éviter de rouler sous le soleil. Mais à cette heure-là on a un peu la tête dans l'sac...

Nous sommes fadas, certes, mais pas totalement maso (si, si, je vous assure) donc nous avons décidé d'alléger nos montures. Une seule sacoche et la plus vide possible.

Bon je sais, les puristes vont ricaner, mais les autres, tous les autres, comprendront.

Du coup une sensation de liberté dans un paysage de rêve.


L'île de Crès. 
Sortie du fjord, le vent se calme un peu. 


On double une usine qui fonctionne au charbon. 
Le port pour l'arrivée du charbon. 


Et du clapot 

Malgré les bourrasques violentes qui nous font faire des embardées.


Quand on vous parle de vent 


Petit café dans ce joli port 


Mais les côtes, elles, sont toujours là, et sur la deuxième moitié de l'étape nous roulons au milieu des voitures qui nous montrent bien qu'on les emm...de.

Puis c'est Rijeka, grand port adossé à la colline. La ville est presque déserte, triste. Est-ce la chaleur, jour de congé ? Nous ne saurons pas.

Arrivée à Rijeka, la pause-sieste  dans un parc.


Une porte de la ville 



La vie est peut être là haut 


Un petit côté napolitain 



Nous sommes fourbus et dire qu'il va falloir ressortir pour manger... Heureusement, notre chauffeur nous conduit en ville pour dîner au restaurant, nous sommes en vacances ne l'oublions pas...

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Et une de plus à notre compteur !!

Nous la redoutions. En fait après modification du tracé elle s'est passée facilement.

Il y aura pire !

L'entrée du fjord. On en ferait bien un poster de celle ci...
Une raffinerie de pétrole au milieu de nulle part


Au fond du "fjord" 
Pas très encourageant ce côté. 


Ile de Krk, très minérale sur cette face 


Le terrain est de plus en plus aride 


La dernière crique avant Senj  


Le coucher de soleil depuis le balcon. 
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La route - la bande blanche,

le soleil,

un paysage magnifique à droite,

les cigales.

La route - la bande blanche, le soleil, un paysage magnifique à droite, les cigales.

La route - la bande blanche, le soleil, un paysage magnifique à droite, les cigales.

Vraoum - Vraoum - Vraoum - Vraoum -

Vraoum - un troupeau de bagnoles.

Le désert sauf la route.

50 km de route.

Nous quittons le continent en ferry pour aller sur l'île de Pag.

La traversée vers l'ile de Pag se fera évidemment en pédalo. 

Nous nous retrouvons à Novalja, l'Ibizza croate.

Matière à rigoler et à mater !!!


Et les plus ridicules n'ont pas pu être prises en photo. Dommage.

Il y a aussi des garçons...

Zimmer, Room, le confort n'est pas toujours au rendez-vous.



Senj, le salon de coiffure. 

Quentin nous reçoit en bord de mer. Le pied !!!


10 marches et plouf ...
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Départ de Stara Novalja de bon matin. L'équipée s'est enrichie, nous sommes maintenant 4 : les deux filles du début, Quentin qui vient juste d'apprendre à pédaler et M'sieur Morin qui a tombé la combi d'aviron pour un ensemble short-chemisette très british un peu fané !

Dans un abri bus, la seule ombre à cette heure-là 

Petite étape à moitié sur route et l'autre moitié sur piste caillouteuse.


Un pré à moutons. Ici ils sucent les cailloux 

Les paysages sont comme d'habitude : étonnants et beaux

Petit fortin sur île surchauffée 

On s'arrête vers 11h, pas encore fourbus mais déjà bien cuits.

Casse croûte, bain, sieste, dans un ordre variable suivant les individus.

Pour répondre à un commentaire, je donne la liste des mets : melon, tomate, sardines à l'huile (?), fromage frais, saucisson, pain complet, biscuits. Comme vous voyez on n'oublie pas de recharger le moteur.

Des murets de pierres sèches 
Les marais salants de Pag 
Autre vue sur marais salants 
Reg, désert de cailloux. 


L'arrivée sur Razanac. 




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Devant cette abondance de commentaires inquiets quant à l'état physique et moral de Nicole, je vous mets une photo au sortir de la sieste.

Bon, ça va ? vous êtes rassurés ?...

Pourtant nous avons contourné pas mal d'épreuves ce matin pour arriver à bon port.

Tout d'abord il y a eu des attaques d'araignées géantes.

Et des chardons tellement beaux qu'on les voudrait dans son jardin.. 

Puis nous avons dû vaincre le grand Grgurninski, un vilain gnome qui voulait nous empêcher de traverser le canal de Nin.

Une fois terrassé il a montré son vrai visage. 
Chapelle de Nin 

Enfin, avant la dernière ligne droite, un vent de sauterelles carnivores nous a rabattu sur une petite chapelle Saint Nicolas. L'ombre était rare et il a fallu déloger un jeune couple de croates venu chercher une once d'intimité.

Une lutte sauvage que nous avons remportée glorieusement.

Les vacances continuent.

Nous sommes logés dans la vieille ville de Zadar. Un superbe petit appartement.

Les ruelles étroites et pavées sont tellement polies et luisantes qu'on dirait qu'elles sont mouillées.

Nous n'avons jamais vu des platanes aussi hauts. Ils dépassent les immeubles.


Une gargouille qui en a plein la gueule 



Petit cloître.


On est repéré. 
Une petite glace, ça vous dit ? 

Zadar, nous logeons dans la partie ancienne de la ville. Le syndrome touristique atteint ici son paroxysme. Des boutiques de fringues, des restaurants et des boutiques à souvenirs. Les montagnes de cailloux laissent place à des montagnes de crème glacée.

Les officines et cliniques dentaires drainent un autre tourisme, sanitaire celui là.


Stigmates 

Toute la ville est proprette, seules les rues à l' écart rappellent à qui le veut, qu'une guerre s'est faite ici. A deux heures d'avion de Paris.

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Ce matin réveillés tôt et départ à 6h30 pour 75 km. Les hommes ne sont pas encore habitués et ils craignent cette longue étape. Les filles ne jouent pas les gros bras pour autant. Elles savent que ce sera éprouvant.

On commence par la route pour gagner du temps. Puis on prend la piste caillouteuse. Plus de voitures certes. C'est beau, c'est la campagne au milieu de milliers d'oliviers.


Un petit orage, juste de quoi mouiller la route. 



Plus personne à l'horizon... Ils m'attendent quelque part, j'espère ...

Petit café en bord de mer et c'est reparti.

Nouveau panneau de signalisation 
Au loin notre ville étape 


Arrivés à 13h à Sibenik. Nous rêvons tous les 4 d'une bière bien fraîche, Quentin le Ch'ti le dit tout haut et il n'en fallait pas plus pour finir l'étape à la terrasse d'un bistrot.


Rue luisante de la vieille ville 



Belle porte d'église avec impacts de balles 




Le marché au poisson, vide 



Les Morin en mode touriste 
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Split m'aurait-elle dégouté du voyage à vélo ? (N)


Il y a une belle lumière quand on se lève tôt. 
Primosten 
Architecture Lego ?

Bon, étape difficile avec 90 km et 750 m de dénivelé positif. On venait de passer 3 jours tranquilles avec les garçons et aujourd'hui on reprend un bon rythme de pédalage.

Quentin devait rejoindre sa petite famille et Christian récupérer sa trotinette à gasoil.

La route entre Sibenik et Split est belle, les côtes ne sont pas trop raides et les paysages magnifiques. Tout s'est bien passé jusqu'à l'aéroport de Split situé à environ 20 km du centre ville. Là il a fallu traverser une INTERMINABLE zone industrielle et commerciale, avec une chaussée étroite et passablement défoncée. MOCHE en fait. Bon on a fini par en voir le bout, mais l'arrivée sur Split, qui est construite sur un piton, était tout en côte et en descente : pas de plat ici madame ! Et là j'en ai plein le ... dos ! (N)

Mais là, au moment où j'écris (F), nous sommes à la plage - donc, il faut tout de même relativiser l'effort...

Là, vous voyez, c'est la jeunesse qui parle. Mes genoux, eux, (N) ne disent pas vraiment la même chose malgré la plage.

Demain sera un autre jour !!!!!

La fin de la Zone. 

Après le retour de Christian, nous avons visité la vieille ville de Split.

C'est un peu comme de visiter Sarlat au mois d'août, on hésite entre le beau et l'affreux. Nicole qui l'a visitée en octobre en garde un bon souvenir, ce qui ne sera pas mon cas. Il faut ajouter que la fatigue était aussi de la partie.

C'était pire que Venise.


Enfin une rue vide 

Nous sommes cassées.

Vite au lit.

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Ce matin nous envisagions sérieusement la possibilité de nous offrir une étape de repos. La fatigue s'insinue sournoisement dans les organismes. Comme on est obligé de partir très tôt à cause de la chaleur, si on ne se couche pas comme les poules, le lendemain le sommeil manque. Donc il est possible qu'un de ces quatre matins nous profitions de la voiture balai de Christian.

Mais ce matin encore, pour la 36e étape du voyage, nous étions réveillées et donc nous partons.


Petite étape, 55 km et 630 m de dénivelé le long d'une très belle côte.

De plus en plus de bougainvilliers 


Et des agaves en fleur 
Un voilier qui a vécu  
Omis, les pastèques sont couleur coup de soleil. 
Omis, la montagne à la mer.


Des cailloux et des côtes 



Et la moindre étincelle fait des dégâts. 


Non nous n'irons pas sur cette plage : trop de dénivelé 
La côte vers Baska Veda.

Pendant que nous avancions vers Athènes, Christian faisait une visite matinale dans la vieille ville de Split.

Enfin, une dernière photo à Baska Voda, après l'apéro.

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Comment dire ? Loin des circuits purement touristiques avec des villages devenus des cités balnéaires, on arrive dans une ville anciennement industrielle, un port encore en activité et des immeubles habités par des croates. On a l'impression de retrouver un vrai pays, avec des gens du cru, des maisons ordinaires, un paysage de delta simple mais beau. OUF !

Non on ne sature pas avec les magnifiques paysages de la côte adriatique mais plutôt avec les grosses voitures des vacanciers, les bistrots qui diffusent de la musique de boîte, les croates globalement pas bien aimables, qui nous accostent pour nous faire manger dans leurs restos ou nous faire dormir dans leur appartement.

Ça nous avait fait la même impression quand, en longeant la Méditerranée, on était passé de France à Italie.


La côte croate. 
La plage simple et familiale de Ploce 

Sinon c'était une étape de 65 km avec 770 m de dénivelé positif. On est parties à 6h, avec la fraîcheur, on a même failli avoir légèrement froid dans une descente à l'ombre (un comble). Tout va bien jusqu'à 10h et à 10h30 on cuit, limite surchauffe pour moi (F). Avec notre rythme de vacances où on s'arrête pour faire des photos et où on fait une pause avec café et petits gâteaux vers 9h, on est arrivée à 11h.

Pour les prochaines étapes longues il faudra partir encore plus tôt.

Lumière du petit matin.

Ploce n'a aucune grâce. Coincée entre la mer et le delta de la Neretva. Ce port encore en activité transpire l'ancienne Yougoslavie. Une autre conception de l'urbanisme. Et pas de yatchs ni grosses bagnoles.



Et des palmiers comme des sucettes géantes 
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Étape tellement différente des précédentes.

Nous démarrons à 6h avec Christian qui a décidé de pédaler avec nous sur le début du trajet puis de revenir à la voiture par une boucle au bord de la côte.

Nous traversons une large vallée recouverte de cultures : agrumes, pêchers, maraichage en tout genre et puis aussi pas mal de roseaux, le tout irrigué par des canaux.

Lumière du matin pour commencer. 


On traverse le Neretva.
La mer au fond avec l'île en face de Ploce.



Un monstre marin. 
Le bateau du corsaire qui cherchait le monstre marin. 

Le chemin monte sur le coteau et on découvre l'ensemble de la vallée.

Le panorama depuis le coteau.


Champs de mandariniers 


Puis de la vigne sur le côteau 


Un bras de mer dédié à l'ostréiculture et la mytiliculture 

Arrivée à Ston. Et des magnifiques lauriers roses dans cette vieille ville fortifiée.

On retrouve Christian à Ston, il a miséré sur des chemins de montagne avec son vélo à la main (quand on est pas là il n'ose pas pédaler tout seul).

Affiche électorale ou publicité pour un site de rencontre ? 

Une l o n g u e sieste sur les graviers en bord de mer, un Espresso bien court et tassé et la mamie est presque au top (N).

La muraille de Ston, ne rigolez pas, c'est le plus long monument défensif en bon état après la grande muraille de Chine



Une fontaine 
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Aujourd'hui repos !!!

Enfin repos ne veut pas dire ne rien faire. Se lever sans réveil c'est déjà du repos. Ensuite petit déj tranquille et départ pour Dubrovnik.

Trouver une place de parking n'est pas une sinécure. Puis retrouver la foule de touristes (que nous sommes, ne l'oublions pas). Là c'est déjà plus du tout du repos.


Des ruelles perpendiculaires tout en escaliers 


Et puis par hasard une ruelle sans personne 

Les climatiseurs sont de vraies verrues, et ils sont nombreux.

Détails 



La jeune plante et les vielles pierres, une fable ?? 
Héros local qui participa à la reconstruction de la ville après le siège de 92. 
Quand on regarde à gauche (en haut) et quand on regarde à droite (en bas). 

Et puis la sieste évidemment.

En fin d'après midi visite du musée rouge de Yougoslavie. Super intéressant.

On en a vraiment assez du vélo. On finit le trip en "yugo"

Il est bientôt 1h00. Il fait orage et il tombe des cordes !!!

La Croatie nous pleure déjà ...

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Ce matin un lapin....

Non, deux filles quittent la Croatie très tôt. Il a plu une partie de la nuit. Le ciel est couvert et elles espèrent que ça tiendra jusqu'à midi.


On quitte Dubrovnik  

Eh bien oui ça a tenu !!! Donc encore une étape à vélo sans pluie.

65 km et 700 m de dénivelé.

Casse croûte à la plage après avoir retrouvé Christian, à  Bijela, juste avant de prendre le ferry.

Mais ça n'a pas duré. Une fois au sec dans la voiture, l'orage est arrivé et il a plu jusqu'à 5h.

Mais que c'est beau ce Golfe de Kotor. On dirait un grand lac suisse.

Depuis la terrasse de notre hébergement 

Sur la carte ça ressemble à un papillon aux ailes déployées. C'est la mer et la montagne qui fait les contours et qui tombe à pic. Juste une très petite route tout autour.

On est au niveau du point rouge à droite du plan.

Pour nous éviter des km de contournement nous avons pris un ferry.


Une noria de ferries comme celui-ci

On loge tout en haut, là où les roues patinent pour monter.

Vue à gauche 
Vue au milieu 
Après l'orage le vent s'est levé. 
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Les bouches de Kotor sont superbes, comme on le disait dans l'étape précédente, mais la côte qui descend vers Budva à partir du ferry, ce n'est pas du tout la même chose, c'est une succession de villes balnéaires récentes.

L'entrée des bouches de Kotor. 
Pisciculture. 
On ne sait toujours pas à quoi ça sert ces corbeaux percés.

Pour ce qui nous importe directement, la route est très fréquentée avec une chaussée étroite, beaucoup de cars, camions... Les monténégrins roulent comme les croates et non pas comme les italiens, dommage pour nous.


En route on a rencontré un couple de cyclotouristes new-yorkais, pas jeunes, très sympa, qui suivaient notre chemin.

Crazy americans !! Chargés comme des bourricots

Arrivées aux pieds de Budva, il restait qq km : une montée à deux fois deux voix sans bande de sécurité et une glissière au ras de la voix de droite. Comme on dit "On ne la sent pas" cette arrivée en ville (toujours se méfier des abords des villes) donc on a fait demi tour pour chopper une plus petite route qui montait en lacets, 156m de dénivelés, soit une grosse côte de Monbazillac. Il faut vous expliquer : la côte de Monbazillac c'est notre étalon en matière de côtes, elle fait 130m de dénivelés et nous la connaissons bien.

Plus tard Christian nous a appris qu'en plus il y avait un tunnel sur cette route.

Au final, c'était une petite étape de 40km et 500m de dénivelé.


Budva : spécialité le supermarché. Enfin, nous aussi à Bergerac on en a une tripotée de supermarchés, mais à Budva ils sont tout neufs, clinquants, et comme on ne comprend rien, on a du mal à savoir ce qu'ils vendent : électroménager, meubles, nourriture...

Il y a aussi des casinos, petits, comme des magasins. Il faut ajouter que les devantures des boutiques ne sont pas transparentes, il y a toujours une image qui recouvre la vitre, sans doute à cause du soleil. Comme le montrent les photos, la ville est faite d'immeubles très récents, beaucoup d'hotels. On se demande bien comment marche la pompe à fric dans ce coin ? Les gens sont les mêmes qu'ailleurs, pas de rupins par ici, ou alors ils ne sortent pas de jour. Faut-il se méfier des vampires ?

On m'avait dit "tu verras Budva c'est très beau". Sauf que c'était il y a 25 ans.

Depuis c'est néo-capital & cie et c'est loin d'être beau.


En attendant l'heure du café on a squatté deux demi bancs à l'ombre au bord de la plage. Pas fastoche de se défaire de trois Français en surchauffe... Et puis, ils peuvent bien raconter ce qu'ils veulent, on ne comprend rien.


Nous avons fait un tour dans la vieille ville le soir. Le tremblement de terre de 1979 avait fait beaucoup de dégâts mais aujourd'hui tout est reconstruit. Il ont aussi ajouté toutes les boutiques qui vont avec le tourisme.



Les remparts ? 




La vieille ville de Budva, au delà de la "plage"
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Drôle d'étape mais pas étape drôle !!!

Hier Françoise a fait une glissade sur une rampe bétonnée et est tombée. Elle s'est fait mal au coude mais dans la nuit une forte douleur dans l'épaule l'a empêchée de dormir.

Ce matin, hôpital. Rien de grave mais gouttière et 3 jours de repos.

Je pense qu'elle voulait m'éviter une étape longue, difficile et chiante dans le trafic....

Là elle souffre au moindre mouvement

Donc étape en voiture.

Petite île monastère en face de Risan 


Architecture moderne à Budva, depuis la voiture


L'église orthodoxe de Bar 



Un des lustres 

Nous arrivons à Ulcinj, accueillis par le muezzin. Nous venons de voir les premiers minarets de notre voyage.

ATTENTION : demain nous entrons en Albanie. Nous risquons d'avoir des soucis avec nos téléphones. Pas d'Internet ni de WiFi.

Nous allons essayer d'y remédier en achetant une carte sim spéciale.

Tout ça pour vous dire de ne pas vous affoler si vous ne recevez rien de notre part.

En Albanie nous ne sommes pas en Europe !!!

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La vieille ville de Ulcinj ce matin avant notre départ 

Ulcinj, le matin. Dernière ville avant la frontière albanaise.

La plage 
Les systèmes anti-pigeon ..'
Pas finie ?  En cours de rénovation ? 

Tranquillement la ville de met au tourisme avec ses boutiques, ses bistrots, restaurants, ses plages payantes, ses constructions...

Mais il reste encore cette ambiance particulière des villes orientales avec un souk, un marché couvert plein d'odeurs, de fruits et olives...

Puis nous partons pour l'Albanie et la première ville sera Shkoder. Petite ville pauvre aux immeubles délabrés et sales.





Le fil rouge avec le fil rouge... si possible ! 


Petite agriculture vivrière 


On est prié de s'adresser à sainte Rita en cas de retard. 


L'Albanie, pour l'instant, nous semble très agricole et rurale. Beaucoup de petits champs cultivés, des meules de foin, quelques vaches et moutons, de jeunes garçons gardant quelques chèvres.


Campagne prise depuis la voiture 

Puis c'est Lezhe (prononcer léche). Des immeubles partout, plus ou moins beau, des trottoirs défoncés, des mosquées, et..... des.... cliniques dentaires !!! A tous les coins de rues on en voit.

Et des chiens, des chiens maigres, des chiens malades, des chiens galeux mais, et c'est une chance, pas agressifs.

Ils nous feront un concert cette nuit après l'orage !


Des immeubles commencés mais jamais finis. 
La poubelle, le territoire des chats  
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Nuit difficile pour moi (F), j'avais pris mon cacheton d'antalgique un peu tard le soir et les premières heures ont été douloureuses. Le lendemain matin ça allait mieux. Aujourd'hui je sens un début d'amélioration, le moral remonte un peu. Le médecin orthopédiste que j'ai consulté à Risan a dit qu'il n'y avait rien de sérieux et que la prise de médicaments et la reprise du vélo se feraient au ressenti et de toute manière pas avant 3 jours.

Heureusement que Christian était là, sinon c'était la galère complète.


Nous visitons le souk de Lezhe avant de partir. Quelques emplettes dont de délicieuses olives.

La ville grouille d'activité liées au commerce de proximité, ça nous donne une idée de la réalité de nos villes s'il n'y avait pas de grands magasins.


Les poulets resteront à Lezhe 


Sur la route nous décidons d'aller visiter une réserve naturelle. Très bonne idée.

La réserve, elle, n'a de naturelle que le nom. Pollution et saletés en tout genre prédominent.

Tout au bout de la route, il y a une série de restaurants spécialisés dans le poisson, ils ont tous une déco super kitch, on se demande qui fréquente ces endroits, lors de notre passage à 11h30, il n'y avait personne.



Et la route !!!


Mais le café nous manque et nous tombons dans un troquet improbable où les clients nous demandent notre nationalité et vont réveiller le jeune du village qui parle français.

Un échange très intéressant avec ce jeune qui vivait à Nîmes et qui s'est fait expulser car sans papiers.


Tirana, ville de contraste.

C'est une ville qui s'est considérablement agrandie entre 1920 et 1960 et bien sûr aussi depuis la fin de la dictature en 1990.

Environ 1 million d'habitants.

Ville aux grandes avenues bordées d'arbres voire de très grands arbres.

Immeubles très modernes et d'autres très anciens et vétustes.



Morceau du mur de Berlin offert aux Albanais par l'Allemagne 
Des joueurs d'échecs dans la rue.
Des cages accrochées un peu partout. 
Le centre ville. 
Notez la clinique de chirurgie esthétique en bas à gauche de la photo. 
Deux albanaises. 
Deux autres !!! 
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Prononcez comme ça s'éternue !!!

L'Albanie est un pays TRES surprenant.

C'est dans ce pays que nous sommes le plus regardés, des touristes ici, ça paraît le summum de l'incongruité.

Ici TRÈS rares sont les anglophones. Et lorsque on en croise une, elle nous demande "mais pourquoi êtes vous venus à Lezhe, il n'y a rien à voir".

Ou bien Mikel, notre hôte à Tirana, qui nous dit " mais qu'allez-vous faire à Lushnje, ya rien à voir".

Et puis en contrepoint, c'est ici dans ce pays que nous avons été le mieux accueillis :

Hier ce jeune qui se lève pour venir nous parler en français,

aujourd'hui un restaurateur qui nous offre un plat local juste pour nous faire goûter.

L'hôtel où nous allons dormir qui nous offre 2 chambres alors qu'une seule est réservée, au même prix.

Et puis, pour couper court à toutes les mises en garde, je (N) ne me suis jamais sentie en danger depuis 3 jours. Et ça, ça fait du bien au moral.

Station balnéaire, on ose la couleur ! 


Des immeubles, une immense plage de sable et une ambiance familiale. 
Spécialité du pays, les palais modernes à l'architecture neo-kitch. 
Ces deux là sont en ville, mais nous en avons vu d'autres en pleine campagne. 


La rue parallèle est moins chic malgré la clinique dentaire. 


La sieste. 

Expérience de notre pilote :

La circulation des voitures est assez particulière. En ville, les voitures et les camions avancent comme dans le vieux jeu vidéo de pacman, il suffit d'avoir une place libre devant soi, on s'y met. Pour la suite on gére avec le klaxon, qui est l'élément principal relatif à la sécurité routière.

Au début c'est un peu déroutant mais au bout de quelques jours, il faut se rendre à l'evidence cela fonctionne assez bien compte tenu d'une circulation aussi dense au sein de laquelle tout peut arriver et à tout moment. Un marchand de maïs grillé qui s'installe sur le bord de la 4 voies à glissières et voilà la voiture devant vous qui pile et se gare à cheval sur la voie de droite pour se manger un petit épis grillé.

Le plus surprenant reste l'état des routes qui sont souvent vraiment défoncées. Ce qui permet d'assister à des ballets de voitures se suivant très calmement, à touche touche, à 10 à l'heure, ondulant de droite à gauche comme un serpent pour éviter les ornières et les nids de poules. Heureusement les trous sur les quatre voies sont moins profonds.

Bon an mal an, cela se passe assez bien tout de même. Il suffit de rouler calmement sur la voie de droite et de faire des sourires à tous les conducteurs qui vous klaxonnent, vous démarrent sous le nez ou vous prennent la priorité sur les ronds points. En fait sourir à tout le monde, c'est très différent de "chez nous".


Quand je (N) vous disais que nous étions bien accueillis... Cette dame nous a donné au moins 3 kg de tomates juste parce qu'on admirait son jardin. Qui peut imaginer ça ?


Son mari, tout aussi généreux n'a pas voulu être sur la photo.


Les conducteurs font avancer l'âne pour pouvoir passer ! 
Monument aux gloires nationales. 
Les immeubles avec les citernes sur la terrasse sans doute pour palier au manque d'eau du réseau. 
Les petites maisons ont souvent aussi une citerne sur le toit. 
Deux gamins qui jouent sur une vieille machine toute rouillée. 
Enfin notre hôtel avec la chasse d'eau chromée. 
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Reprise du vélo : YES !

Départ tôt, sous les yeux héberlués des autres clients de l'hôtel. Comme si 2 extra terrestres étaient arrivées sur terre. Ce regard ne nous quittera pas de tout le trajet.

On est regardées comme des marsiennes, deux femmes, en short, en vélo avec des casques (alors que les motards n'en portent pas). Les hommes nous regardent passer étonnés, mais se sont surtout les femmes qui nous dévisagent, certaines nous saluent, parfois un sourire surpris mais aussi souvent de la désapprobation dans le regard.

Nous traversons une campagne très active, des gens partout, sur les routes, dans les champs, autour des maisons.


Apiculteurs au travail 


Les ruches colorées sont devant la maison 

On voit tout type de véhicule : charettes tirées par un âne, par un bourricot, triporteur à vélo, des mobylettes, des vélos mais pas de voiture sauf 1 Mercedes, et beaucoup des piétons.

Les travaux des champs ne semblent pas ou peu mécanisés.

Il y a parfois des engins de travaux publics qui entretiennent la route. Il faut dire que nous avons choisi d'éviter les routes principales, donc nous sommes sur l'équivalent des départementales ou des vicinales, c'est à dire que ce n'est que rarement bétonné ou goudronné, la plus part du temps c'est une piste.

Il y a beaucoup d'animaux de basse cour, la plupart sont en liberté. Les poules trônent sur les tas de fumier, les canards et les oies envahissent le terrain de foot où joue une dizaine de gamins. Les dindons sont souvent gardés comme les moutons ou les chèvres, par des bergers.

Les tas de fumier sont courants et ça empeste à des kilomètres à la ronde.

On a l'impression d'un retour au siècle dernier.

L'atmosphère est complètement décalée ne serait ce que par rapport aux villes comme Lushnje.

Ça nous fait penser au cinéma néoréaliste italien.


Vers 10h, il s'est mis à flotter. D'abord un crachin, puis une pluie de plus en plus drue. Au début on s'est abritées, puis résignées, on est reparties après avoir donné rendez vous à Christian (notre sauveur) dans la ville la plus proche. On aura fait 40km seulement, mais quel dépaysement !


La fin du trajet se fait en voiture jusqu'à Orikum, avec un arrêt à Vlore pour un birek, un café et une ballade dans le souk.


Orikum, gros village en bord de mer.

Orikum, future station balnéaire. 

Les citernes sur le toit, il y en a deux types : des petites avec panneaux solaires thermiques qui servent à faire de l'eau chaude sans doute pour l'hiver et les demi saisons et des plus grosses, simples, qui sont utilisées pour avoir tout simplement de l'eau lors des coupures.

Les deux types de citernes, à gauche eau froide, à droite eau chaude.
Vue du balcon.
Deux vaches qui allaient se faire traire. 
Belle lumière 
Orikum, future ville balnéaire 
Sur la plage abandonnée... coquillages et crustacés...
Ciel plombé 
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Ça faisait un moment que j'avais envie de faire un col à vélo (F), voilà c'est fait !

C'était un col gentil, pas un Tourmalet ou autre col qu'empruntent les vrais cyclistes, non un col avec 1000m de dénivelés et 24km de route et puis on trimballe quand même 15 km d'acier avec nos vélos donc c'était bien suffisant pour se faire une idée. Résultat des courses : un col, c'est dur et c'est long (s'il vous plaît pas de commentaire salace)

Eh bien moi (N) j'avais jamais eu ce rêve là. J'en ai plein d'autres mais pas celui là.

Et très franchement j'en ai chié. Oui vous avez bien lu.

Les 4 jours sans vélo, because chute de la jeunette, m'ont laissé des cuisses molles et sans le Pep's qu'elles avaient auparavant. Et j'ai fini les 5 derniers km à pied, le moral dans les chaussettes (pas très propres en l'occurrence).

Je m'en remettrais c'est sûr. Je me remets de tout, ou presque.

Mais, contre partie, j'ai vu des ruches, plein de ruches de toutes les couleurs, des chardons bleus rarissimes.


En haut, vue sur la mer. La distance de l'horizon à 1000m d'altitude est de 110 km.


Et puis Christian a eu l'envie d'aller visiter un monastère dans la campagne. Un long chemin en plein soleil pour trouver porte close, cadenassée. Un long chemin au soleil pour revenir à la voiture.


Les Morin en pleine méditation... après la visite ratée
A la recherche du monastère. 


La terre ocre. 

Et nous arrivons à notre hébergement. Repas sous un arbre au frais.

Himare est une toute petite station balnéaire avec un minuscule port, juste en face de l'île de Corfou. Et toujours des gens très gentils qui cherchent à nous parler et comprendre ce qu'on fait en Albanie.





La pêche est à vendre. 
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Comme chaque matin nous voilà parties tôt.

Le début de l'étape est très beau.

Les agaves attirent des petits oiseaux et des centaines d'abeilles et pisciculture en arrière plan


Surprenant ce côteau plein d'agaves en fleur 

Et puis ce petit tunnel militaire, abri pour bateaux ?



Et puis, pour gagner qq mètres de dénivelé nous prenons une petite route qui s'avère être une piste caillouteuse et raide. Et qui nous casse les pattes bien plus sûrement que la route.


Qq minutes plus tôt nous buvions un café en bord de mer 

Les routes dans le sud de l'Albanie ne sont pas vraiment agréables. Elles ne sont qu'en côtes souvent courtes mais raides et tout de suite après en descentes souvent raides.

Pas très drôle.

Moi (N) ça me tue. J'ai de moins en moins la "gnaque". Je suis fatiguée. J'ai profité de la voiture pour finir l'étape.

Françoise, elle, est allée au bout seule.

Du coup nous avons fait les courses de midi.


Quel fromage va-t-il prendre aujourd'hui  ?
Sarande, importante ville balnéaire.


Un gros paquebot dans la baie. 
Un très bel arbre fleuri que nous ne connaissons pas
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YES.. YES.. YES !!!!!!!!!!!

Nous avons atteint la Grèce. Certes nous ne sommes pas en encore à Athènes.... mais nous approchons sérieusement du but !

Étape un peu aménagée. On a réduit les difficultés, moins de km et moins de côtes.

Merci. Merci les copains. Ça me (N) permet de pédaler encore sans trop me casser et donc de garder du plaisir dans cette fin de périple.


Dernier paysage d'Albanie 


Première crique grecque .


Un petit port au milieu de nul part. 
Des cultures d'agrumes et d'oliviers dans une vaste plaine 


La pente c'est la fin des cultures d'orangers. 


Passage en Grèce. Nous traversons une autre immense plaine cultivée - orangers ou mandariniers essentiellement, asperges -




La rivière qui alimente les canaux d'irrigation. 


Dans cette région l'eau ne semble pas être un problème 



L'écriture et la lecture en sont un par contre. Heureusement les 2 écritures sont présentes sur les panneaux indicateurs

Et de toute façon on va se mettre au grec !!!


Le nuage d'Igoumenitsa...

Arrivée à Igoumenitsa en milieu de journée, petit bain de mer, puis casse croûte et visite du port à pied avec Christian.

Après notre semaine passée en Albanie, le passage de frontière est net. Tout d'abord l'accueil des habitants est très nettement plus froid, on a même parfois l'impression de se faire arnaquer. En revanche le pays est beaucoup plus propre, fini les décharges au km carré, les cours d'eau immondes, les poubelles qui débordent de manière chronique. Les chantiers arrêtés qui laissent des squelettes de bâtiments sont aussi beaucoup plus rares en Grèce qu'en Albanie. Malgré tout ce que l'on sait des problèmes économiques de la Grèce, ça reste un pays plus développé avec un niveau de vie des habitants bien plus important qu'en l'Albanie.

Vue de la terrasse de notre hébergement 

Dans cet hébergement, ya vraiment que la vue qui nous satisfait. Nous nous sommes fait avoir !!!

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Départ de bon matin , à l'heure grecque qui est une heure plus tôt que dans les pays précédents.

Lumière du matin. 
On passe au ras d'une zone humide, il y a des cigognes, des aigrettes, des hérons...


Puis de nouveau le bord de mer. 


Une seconde zone marécageuse. 




Pour le cyclotouriste moyen que nous sommes, le confort commence par l'état des routes. Une chaussée avec une large voie en bordure, un revêtement assez lisse et surtout des pentes raisonnables c'est le must.

D'ailleurs à ce sujet, nous avons défini un nouvel étalon pour la côte raide qui coupe les jambes : l'albanaise.

Aujourd'hui le parcours était idéal.


Arrivée à Prévéza : bain de mer et casse croûte sur la plage à l'ombre des eucalyptus. Et puis sieste, of course !

Visite d'un petit village avec plage et minuscule port.


Qu'allez-vous penser ? C'est juste un gros boudin.....en plastique ! 
En voilà un qui est bien équipé !! !!

Après notre installation dans l'appartement du jour, situé au milieu des orangers, nous partons visiter le site romain de Nicopoli, cité fondée par August pour commémorer sa victoire navale d'Actium contre Marc Antoine allié avec Cléopâtre, en 31 av. J.-C.

Le site est traversé par une route. 
Enduit avec des incrustations de coquillages. 
Mosaïque présentée sous abri. 


Le musée archéologique, quelques km plus loin, présente les belles pièces du chantier.

Et, cerise sur le gâteau, nous avons passé les 3000 km ce matin.

Et Nicole a fêté ça à la bière .....

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Après une bonne nuit je (N) me réveille plus ou moins fraîche.

Il faut vous dire que la veille je me suis torchée avec UN SEUL verre de bière.

C'est que je n'ai pas l'habitude ! Faudrait que je m'entraîne !!!


Ce matin on quitte Preveza en voiture. En effet nous devons prendre un tunnel sous-marin interdit aux vélos - 1,6 km pour en éviter plus de 150 !!!

Christian nous a laissé à Aktio et nous avons rendez-vous à Mitikas, 50 km plus loin sur la route d'Astakos.




La vie selon les Grecs 


La route est déserte, il faut dire que l'on est dimanche. Il y a régulièrement des animaux en bordure, moutons, chèvres vaches, on voit les cabanes des bergers, en tôle parfois, en bois aussi.


Partout des petits sanctuaires. 

Nous arrivons en vélo vers 11h. La chaleur commence à être torride.

Coup de fil à Christian, qui nous attend depuis 1h, pour se retrouver dans le village. Et là commence un dialogue de sourds : on tourne un moment en vélo sans comprendre les indications de Christian et lui ne voit pas où l'on peut être, son GPS ne lui donne pas d'indication de lieu (trop petit village).

Bon, on finit par comprendre qu'on est pas dans le même patelin et là, au moment où j'écris (F) on l'attend toujours. Ça fait deux fois que le marchand de pastèques passe avec sa voiture et son haut parleur.

Astakos est à 25 km et si on doit les faire sous le cagnard ça va être rude...


La mer, une île au loin. 

Mais tout s'arrange. La dernière côte (une dure albanaise !) sera faite en voiture.


Portrait des vélos, oui ça se fait. 


Mais avant la côte petit café en bord de mer 

Arrivée à Astakos, l'appartement réservé sur Booking n'est pas situé au bon endroit, on nous l'a déjà fait celle là ! Nous débarquond dans un grand hôtel, désert, nous sommes pour l'instant les seuls clients. Il y a un côté Shinning dans cette baraque.

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De très bon matin nous décollons.

Au fur et à mesure que nous avançons dans l'été et vers notre but, la plage horaire agréable pour pédaler se réduit (vous aviez raison Catherine et Vélia), aujourd'hui il faisait bon entre 6h et 9h.

La Grèce démolit ses paysages pour de la pierre 



Nous avons visité Aitoliko, cette ville unique bâtie sur une toute petite île au ras de l'eau et entre 2 lagunes, reliée au continent par 2 ponts.


Voir le site "www.grecehebdo.gr" pour voir les photos aériennes, très éloquentes.

La rue principale reliant les 2 ponts 


Affiche qui doit vanter les qualités de la pâtisserie attenante. 
Un des nombreux mini-market rencontré le long du voyage, notre magasin préféré, l'épicerie de notre enfance.


La droguerie-bricole-magasin de jouets .


La sieste des clébards .
Pêche au carrelet dans la lagune. 
La barque avance à la rame, la lagune n'est pas profonde.


Nous reprenons la route et découvrons des "thermes" naturels, dans la lagune. Nous sommes cordialement invités à nous joindre à ces "curistes".



Sur la route un peu plus loin, les salines de Mesolonghi.
Ni coke, ni neige... Juste du sel pour mettre dans la feta. 


Les futures éoliennes gardées par l'homme en noir.  67 m de longueur les pales !
Un des autels votifs de la église d' Aitoliko 
Françoise y a déposé un ex voto pour la guérison de son épaule. 
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Que c'est difficile de bouger à 5h30. Mais on ne le regrette jamais. Il fait frais, on pédale tranquillement, pas de voiture et, l'air de rien, on avance bien, 50km et deux côtes de Montbazillac plus loin, l'arrivée se fait avant la fournaise, vers 9h30.

Le programme de ce jour était particulièrement alléchant : traverser le golfe de Corinthe pour rejoindre Patras par un pont pas ordinaire. Puis visiter Patras et son musée archéologique avant de retrouver notre prochain hébergement.


On laisse la lagune derrière nous, Christian doit être en train de la parcourir en vélo. 


Première vue du pont depuis le sommet de la côte. 


Le pont avec le Péloponnèse derrière. 
Le pont d'Antirrio 
Patras vue du pont 

Ce pont, entre autre caractéristiques, est le seul au monde à être construit sur 2 plaques tectoniques qui s'éloignent de qq millimètres par an !!!

On l'a échappé belle !!


Les haubans nous semblent costauds, c'est bien.


Le ferry continue à assurer la traversée, pourquoi ?  Certainement moins cher, à la longue.


Nous avons pris la bande pour les piétons, ce qui nous a valu de finir par un escalier.  

Le musée archéologique de Patras est le 2e plus grand musée grec après celui d'Athènes. Il est situé au milieu d'une zone commerciale en abord de la ville. C'est un grand bâtiment avec un genre de dôme en titane à la Gerry. Les collections sont essentiellement romaines, elles remplissent difficilement l'énorme volume, on suppose que l'espace vide est utilisé pour des expos temporaires (?)

Hercule. 


Une accumulation d'urnes funéraires.


Une fontaine. 


Promenade au bord de l'eau et petite friture après l'ouzo....

De vraies vacances quoi !

l'Ehpad à la grecque ??? 


Le marchand ambulant, pastèques et melons.
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Lever à 5h30 en même temps que les coqs, mais sur la route à 6h30, après un sérieux petit déj.

La ligne d'horizon éclairée par le soleil levant. 

Et nous ne trainerons pas trop car les prévisions météo nous annoncent 44 degrés vers midi..

Encore un grand rucher  
Un peu d'eau, de quoi alimenter les canaux d'irrigation pour les cultures. 


Cette côte nord du Péloponnèse n'est pas la plus belle que nous ayons vue.

La route est coincée entre la montagne abrupte d'un côté et la mer de l'autre. Et surtout elle est bordée de constructions tout lelong.

Mais l'eau est très claire et nous en profitons.

Ce soir nous dormons à Xylokastro, une petite ville.



J'aime bien (F) cette côte coincée entre mer et montagne comme dit Nicole. Les bleds s'étirent en longueur, la route est le centre de l'activité, maisons, bistrot, market, magasin, tous sont en bord de route. Ce qui la rend plaisante c'est l'espace, on a de la place, la route est large, il y a un muret ou un trottoir de chaque côté et une large bande avant la mer. Et puis surtout on est pas nombreux, ni en vélo, ni en voiture, ni à pieds, même dans l'eau il y a très peu de monde, il faut dire que la zone de baignade fait des kilomètres de long.

Les touristes sont ailleurs (en Croatie ?) et les gens d'ici ne sortent pas par cette chaleur (?)


Hier déjà nous avions remarqué que les poubelles n'avaient pas été ramassées depuis plusieurs jours, aujourd'hui cela se confirme sur une bonne partie du trajet.

On travaille aussi l'apnée en vélo. 

Bien sûr cela fait le bonheur des chats, chiens, oiseaux et j'en oublie, il faut bien que tout le monde mange.


A l'heure de la sieste, nous nous refugions dans notre "grenier aménagé" de chez AirB&B, avec la climatisation et une connexion Wi-Fi : le confort quoi !

19h. 
19h30. 
20h 


Petite balade à pied dans la campagne, oliviers, citronniers, ronces.

Devinez qui va bientôt dîner. 
Et là, qui est caché ? 
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Bon, ça y est, on a raccroché les vélos à la voiture. D'un commun accord on a décidé de s'épargner les derniers 50 km de route en zone urbanisée, on s'arrête et on se repose !

Au final, il y a 3300km au compteur.


Aujourd'hui nous avons longé la côte jusqu'au canal de Corinthe.


Côté Corinthe. 


Côté Athènes 


Les strates de différentes teintes 



6 km de long pour un gain de temps incroyable
Le petit pont, côté Corinthe, avec son tablier qui va se loger au fond du canal. 



La passerelle qui permet aux piétons de voir le canal en entier. 


La première pierre du canal a été posé en 67 par Neron, la mise en service date de 1893...

Disons un mot de nos montures. Elles ont été à la hauteur de l'enjeu. Aucun problème de frein, de dérailleur, de chaîne cassée.

Seulement 4 déraillages pour moi (N). On sait bien que les vieilles ça déraille !!! Dixit Françoise !!!

Vraiment à la hauteur ces vieux vélos. Ils ont assuré.

Et le vélo ça mène aussi à l'art :


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Voilà, c'est fini.


Fini pour ce qui est de l'effort, du

trip, de l'organisation, de la gamberge...

Mais loin d'être fini dans nos têtes !

Nous en parlons souvent :

-"au fait, c'était où le carillon à midi ?"

-" ce miel très fort, on l'a acheté où ?"

-" tu te souviens comme elles étaient bonnes les pâtes fraîches faites juste pour nous à Suzzara"

Et encore, et encore...

Maintenant nous sommes à Athènes. Nous découvrons la ville au compte goutte. Il nous a fallu récupérer un peu d'énergie et il fait trop chaud pour arpenter les rues. Heureusement une légère brise nous faisait supporter la chaleur.

La preuve par 3 


A vélo ou à pieds le climat est toujours aussi chaud à Athènes. Ce qui est sûr c'est que les vélos garés en bas de la maison n'ont pas bougé depuis notre arrivée et, avouons le, ils ne me manquent pas, c'est Françoise qui cause.

Cette arrivée à Athènes est l'occasion de passer une semaine de vacances tranquilles avec Dany, Camille, Dylan et Vincent qui nous ont rejoints en avion. L'appartement où nous logeons est au bord de la mer, la plage est à 10mn à pied, à côté de l'arrêt du tram. Le programme de la semaine : on se baigne, on visite Athènes, on mange, on boit des coups (pas toujours des cafés), on dort, bref les vacances... Il faut juste composer avec la canicule entre 13h et 17h. Plusieurs possibilités s'offrent à nous : la sieste à l'intérieur, les musées climatisés, le parc botanique.

La ville est très attachante. Les ruines sont éparpillées au milieu de la ville moderne. Souvent les bâtiments récents (verre, béton comme chez nous) comportent un accès à un bout de ruines qui reste visible pour les passants. Ils semble qu'ici, les archéologues soient pris un peu plus au sérieux que chez nous (?)

La voiture est reine et gare au piéton qui pense pouvoir jouer au plus malin.

La vue depuis les collines est splendide. l'Acropole dont l'accès est devenu payant, est un site magnifique.

Vincent, qui est venu à Athènes cette année avec son école d'architecture, nous a fait passer par des coins étonnants.

Moi (N) qui ne connaissais pas je trouve la ville attachante, facile de s'y repairer ; je m'y sens à l'aise.


Les propylées. 


Le temple d'Athena Niké 


Le Parthenon .
Les fameuses Caryatides, ici des reproductions. Les vraies sont dans le musée. 
Derrière nous la ville blanche. 

Le musée de l'Acropole est une vraie réussite. Malgré la foule, on déambule au milieu des sculptures sans être gêné par les autres. La muséographie est agréable, il y a pas mal de reconstitutions et elles sont bien lisibles. En plus, détails qu'il ne faut pas négliger : c'est climatisé, on n'attend pas une plombe pour acheter les tickets d'entrée et il y a de superbes vues sur la ville et l'Acropole.

Les caryatides. 


Ça ramait déjà dans l'Antiquité grecque. 

Nous avons aussi pris le temps de visiter les Halles. Dépaysant.

Beaucoup de viande blanche et de volaille 
A l'heure où nous y étions, les étals de poisson sont presque vides 
Boudins et saucisses  pendus au plafond 


Retour sur les deux derniers mois :

Ce voyage à vélo nous a permis d'avancer lentement mais sûrement de Bergerac à Athènes, de bien voir la progression des paysages, d'étape en étape, par de sauts de puce de 80 km environ. Ça permet d'apprécier les régions que l'on traverse et surtout de sentir les évolutions ou les ruptures. Tranquillement on passe de la Croatie à l'Albanie par exemple, d'un pays devenu touristique en quelques années à un pays qui nous ramène aux années 50.


On veut aussi vous dire que nous nous sommes bien amusées, l'une et l'autre, à faire ce blog tous les soirs. C'était comme un devoir de vacances. Nous y pensions souvent en pédalant, il nous arrivait même de prendre des photos exprès pour le blog.

En retour nous étions ravies de voir que vous nous lisiez et de lire vos commentaires.

Merci de ce soutien. Vous avez été au top des supporters.


Bon, maintenant il va falloir changer de braquet sinon on va rester ici jusqu'à la retraite...

Demain c'est le retour. On grimpe dans la titine et on roule jusqu'à la France, retrouver la maison, le ou les chats, le jardin...

Et commencer à gamberger sur d'autres envies plus ou moins folles !!!!!


Cette fois le blog est F I N I.

Merci à tous pour vos encouragements.

A bientôt.

NicoleetFrançoise