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La Team MyAtlas
Notre roadtrip d'une semaine dans les parcs nationaux de Charlevoix, à Tadoussac et au Fjord du Saguenay.
Du 18 au 25 juillet 2020
8 jours
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J1
matin

Après trois mois de confinement et un hiver plus ou moins interminable, il est enfin temps de sortir prendre l'air ! Et autant dire qu'on attend ce moment depuis bien longtemps...

-Itinéraire : check

-Location de la voiture : check

-Hôtels : pas check. Pas de dépenses inutiles, on dormira dans la voiture !

On embarque nos couettes (été pour la couverture, hiver pour le "matelas"), notre plaid et nos coussins pour se construire un nid douillet à l'arrière de la voiture. On fait des courses de tous les produits non-frais qu'on peut emporter et qui pourront décemment survivre à une semaine en voiture et on emporte tous les accessoires nécessaires pour cuisiner à l'arrache (un couteau, deux tup-tup, deux fourchettes, un ouvre-boîte, un économe, du sel, de l'huile d'olive et même du persil séché, taboulé oblige ! et un peu de liquide vaisselle). On se permet un sac de vêtements à deux, majoritairement des vêtements de sport car cette semaine est placée sous le signe de la randonnée ! Et on emporte un savon, un gant de toilette, une brosse à dent et un pot de dentifrice solide, car l'hygiène, c'est quand même un peu important ! 😝

On case tout cela dans notre nouvelle voiture fraîchement récupérée et on quitte enfin la ville ! Cette semaine, on veut du vert, de la nature, des chants d'oiseaux, le bruit de la rivière et de beaux paysages ! Tout le reste, c'est du bonus !

J1
après-midi

Après trois heures et demi de route en direction du nord, il est déjà plus de midi lorsqu'on arrive au fameux Parc national de la Jacques-Cartier. On a beaucoup entendu parler de ce parc, très populaire au Québec. Il s'agit d'un parc SEPAQ (Société des établissements de plein air du Québec). Ça tombe bien, quelques semaines plus tôt, nous avons acheté le pass annuel de la SEPAQ (à moitié prix !) On entre donc à la Jacques-Cartier sans débourser un seul centime, juste en montrant notre pass à la guérite de l'entrée.

Le parc est à l'image du pays : immense. Le sentier que nous voulons faire se trouve au kilomètre 18, on roule donc au pas, d'abord sur une route, ensuite sur un chemin de gravier, s'attendant à tout moment à voir surgir des bois une biche. Déjà, les paysages nous impressionnent. Après tous ces mois passés en ville, on retrouve la quiétude de la nature avec le plus grand plaisir.

Arrivés au départ du sentier, on apprend qu'il vient tout juste de rouvrir après avoir été fermé à 10 heures pour limiter le nombre de personnes l'empruntant. Autant dire qu'on tombe à pic ! On enfile nos baskets, on prend nos sacs à dos - l'eau et l'appareil photo pour monsieur, le pique-nique pour moi - et c'est parti !

Sentier des Loups - 11 kms - 446 m de dénivelé - Classé difficile

On s'enfonce directement dans la forêt et ça monte raide, dès le départ. Il nous faut 1 heure pour atteindre le premier belvédère. La vue est évidemment magnifique !

Nous avons peine à croire que le matin même, nous étions dans les embouteillages de Montréal. On s'installe sur un talus pour manger notre reste de quiche cuisinée la veille et des chips. Puis c'est reparti ! Le sentier est plus agréable sur la deuxième partie, il monte moins et on est seuls au monde. On arrive au deuxième belvédère après une autre heure de marche et on a droit à une vue saisissante sur les fractures du massif des Laurentides et la spectaculaire vallée de la Jacques-Cartier. Plutôt pas mal 😎

Après la descente, on fait une halte au centre de service pour remplir nos gourdes, notre poche à eau et notre bidon d'eau potable puis on décide de partir à la recherche d'une "plage" près de la rivière pour faire un brin de toilette. On s'arrête finalement au point de départ des balades en canoë, fermé à cette heure-ci, on vérifie que personne ne se trouve aux alentours et c'est parti pour la douche ! L'eau est glacée mais quand faut y aller, faut y aller ! On se mouille, on se savonne, on se rince, le tout en se faisant dévorer par les moustiques. C'est froid mais ça fait du bien !

Vers 18 heures, on quitte le parc car il est interdit d'y faire du camping sauvage. On a repéré une aire au pied des pistes, à 20 minutes du parc, et sur laquelle il est autorisé de se poser pour la nuit. Pour cette première soirée, c'est grand luxe ! Dans la malle de la voiture, on cuisine un taboulé pour le pique-nique du lendemain et on se fait des wraps thon-concombres-tomates-chips pour le repas du soir, qu'on déguste assis à l'arrière de la voiture.

Lorsqu'on veut se brosser les dents, malheur ! on se rend compte que notre dentifrice solide a fondu durant l'après-midi passée dans la voiture ! Bon ben ce sera du dentifrice liquide pour ce soir ! On fait ensuite notre lit à l'arrière. En guise de matelas, on met notre plaid plié en deux ainsi que notre grosse couette d'hiver pliée en deux également. On suspend les serviettes aux vitres arrière, comme quand on était petit et qu'il fallait se cacher du soleil ! Et, entre les deux sièges avant, on tend une troisième serviette pour cacher la vue depuis le pare-brise. Le résultat est plutôt cosy mais il fait chaud ! On décide de laisser les vitres avant entre-ouvertes. Dès que la nuit tombe, on s'enferme dans la voiture pour échapper aux moustiques. À 22 heures, extinction des feux !

J2

Réveil sous la pluie ! L'intérieur de la voiture est moite et humide comme l'intérieur d'une serre. On ouvre la portière et le premier grand bol d'air frais de la journée est un vrai bonheur ! Pendant la nuit, il a fallu se lever en urgence pour fermer les vitres car il pleuvait dans la voiture et on a eu du mal à trouver une position confortable tellement le "sol" était dur. Mais pour cette première nuit, nous avons plutôt bien dormi et nous en sommes les premiers surpris !


Debout à l'arrière de la voiture, on se fait des tartines de confiture entre deux gouttes d'eau. Puis on fait notre lit. Chaque affaire trouve sa place. Il faut rester organisé sinon cela va vite devenir le bazar... et Rémi et moi, nous sommes les pros du bazar ! Tout est très humide...

Malgré la pluie, on retourne au parc de la Jacques-Cartier pour faire une autre randonnée.

Sentier l'Éperon - Boucle de 5,4 kms - 210 m de dénivelé - Classé intermédiaire

On marche sous la pluie et dans la boue mais il ne fait pas très froid et la balade reste très agréable. Je me fais attaquer par une sangsue (ça nous rappelle des souvenirs) et on croise des crapauds et grenouilles et plein de moustiques. L'ambiance sous la pluie et dans la brume nous plaît beaucoup !

Après la randonnée, on se trouve un endroit près de la rivière pour déguster notre taboulé. Délicieux ! On fait une vaisselle à l'eau dans la rivière.

Il pleut toujours, on décide donc d'improviser. On quitte le parc et on s'en va faire un tour à Québec, à 30 minutes de là. On se promène dans le Vieux-Port et dans la Vieille Ville. L'ambiance est agréable. La dernière fois que nous étions à Québec, c'était il y a quatre ans et il faisait -20° ! C'est drôle de se promener au même endroit mais en t-shirt et en mangeant une glace !

Vers 16 heures, on reprend la route. On prend en direction du nord en suivant le fleuve Saint-Laurent jusqu'au village de la Baie Saint-Paul. Comme beaucoup de villages au Canada, la vue est belle mais il n'y a pas grand chose à faire. On se balade dans la seule rue un peu animée du coin et on fait la queue pendant près d'une heure pour commander un sandwich à la viande fumée que Rémi avait repéré à l'avance. On ne mange pas sur place mais on prend la voiture pour se poser au bord du fleuve, sur une table de pique-nique. Le vent souffle fort mais la vue est plutôt sympa ! Sur la pelouse, se baladent d'énoooormes ragondins qu'on prend au début pour des castors.

Nos sandwiches avalés, on roule un peu jusqu'à notre deuxième spot de la semaine, une aire pour VR (Véhicules Récréatifs). De beaux vans et des Westfalia sont déjà installés et on fait pauvre figure avec notre campement dans la voiture. Un jour... On descend à la rivière faire un peu de toilette puis on s'enferme dans la voiture dès que la nuit tombe. Cette fois, on ferme bien les vitres car il doit à nouveau pleuvoir pendant la nuit.

J3

Nous avons à nouveau bien dormi mais on se réveille encore tout endoloris ! On déjeune sur le pouce des tartines de confiture, on range notre "chambre" puis on prend la route.

Aujourd'hui, nous allons au Parc national des Grands-Jardins ! Et encore une fois, on rentre sans payer car c'est un parc SEPAQ ! Nous faisons une halte d'une heure aux toilettes - enfin 55 minutes de fermeture pour désinfection des lieux. Puis c'est parti pour le sentier le plus dur du parc !

Sentier Le Pioui - 11,1 kms - Dénivelé : 610 m - Classé difficile

La montée est rude pour arriver sur les crêtes. On fait une petite pause rafraîchissante au bord du lac du Pioui puis c'est reparti. Une fois là-haut, la vue à 360° est à couper le souffle !! On est impressionnés par l'immensité qui s'étend face à nous. Ce n'est que de la nature, il n'y a aucune présence humaine visible sur des kilomètres à la ronde. Grandiose !

Au sommet, la végétation est totalement différente des bois et forêts auxquels nous sommes habitués. On évolue dans une tourbière et une végétation alpine balayées par les vents. On se balade de sommet en sommet en suivant les crêtes puis on accélère le pas lorsque le temps se couvre. Sur les montagnes au loin, on observe le nuage noir et la pluie qui s'approchent peu à peu. On sent qu'on va prendre une douche ! Ça tombe bien, on n'était pas sûrs de pouvoir en prendre une ce soir 😅 Notre sentier rejoint ensuite un sentier bien plus populaire car plus accessible, le sentier du Mont-Du-Lac-Des-Cygnes. Ce mont pelé balayé par les vents offre une vue incroyable sur la vallée de Charlevoix, le massif Laurentier et jusqu'au Saint-Laurent qu'on aperçoit au loin entre deux montagnes. La pluie nous contraint de redescendre illico presto.

De retour au parking, il fait beau et on mange notre pique-nique au soleil près du centre de service. C'était bien la peine de trimbaler notre repas sur 11 kms pour au final le manger après la rando ! Au menu, sandwiches de pâté, de concombres et de chips (oui, c'est bizarre mais ça passe bien !)

Après mangé, on reprend la route direction La Malbaie, un peu plus au nord et sur les bords du Saint-Laurent. La route est magnifique et on s'arrête régulièrement pour admirer la vue sur le Saint-Laurent. Ici, le fleuve est si large qu'on dirait un lac immense ! On en discerne à peine l'autre rive.

À La Malbaie, le paysage est beau mais la ville n'a rien de particulier. On s'arrête acheter à manger puis on part directement rejoindre notre spot du soir, trouvé sur l'application IOverlander, comme d'hab'. Le problème : bien qu'il se trouve à 50 mètres de l'entrée du parc, il est directement sous la ligne électrique ! No way. On fait demi-tour et on tombe rapidement sur un petit spot près de la route mais dans les bois. Le propriétaire de la maison juste à côté nous donne sa bénédiction pour dormir là. On dévore notre repas en se faisant dévorer par les moustiques et avant 22 heures on est au lit !

On vit comme les poules en ce moment ! On se couche quand la nuit tombe et on se lève quand le jour se lève. On fait de belles nuits de 8 à 9 heures mais ça nous permet de bien nous reposer, nous et nos jambes qui jusque là tiennent bien le rythme !

J4
J4
Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

Toujours plus haut et sous le charme à Tadoussac

Réveil avant 7 heures ce matin car nous voulons être les premiers sur ce sentier très connu et très fréquenté ! On mange une tartine au miel et cette fois-ci on décide d'emporter seulement des bananes et des barres de céréales. On mangera à notre retour de la randonnée.

Direction le Parc national des Hautes-Gorges de la Rivière Malbaie, un parc SEPAQ, à nouveau. On arrive parmi les premiers sur le lieu de départ et on peut se garer à l'intérieur du parking réservé à cette randonnée. Un luxe !

Sentier de l'Acropole des Draveurs - 11,2 kms - 800 m de dénivelé - Classé difficile

On se farcit les 800 m de dénivelé positif en moins de 2 heures ! Autant dire qu'on est chauds patates ! On fait des pauses seulement pour boire. Du premier sommet, on découvre une vue incroyable sur la rivière Malbaie en contrebas et sur les monts environnants. Comme à chaque fois, on est surpris de voir tout ce qu'on a monté. Le vent souffle en rafales glacées et on est obligés d'enfiler nos blousons avant de continuer. On va jusqu'au deuxième, puis troisième sommet où on fait une pause snack bien méritée face à une vue dont on ne se lasse pas.

Puis c'est le moment de la descente. Les derniers kilomètres sont plutôt rudes et on arrive au parking épuisés et les jambes en compote. Mais heureux ! On lève la tête pour admirer la falaise sur laquelle on était perchés, incroyable ! Magnifique sentier que celui de l'Acropole des Draveurs ! On a bien fait de partir tôt car on a croisé un monde fou qui montait lorsqu'on descendait.

On était tout là-haut ! 

On se rend ensuite au centre de service où on mange nos wraps thon-concombres-tomates-chips (en train de devenir un grand classique) sur une table de pique-nique au bord de la rivière.

Après mangé, on se motive et on décide de prendre une douche ! Il est grand temps car cela fait deux jours que nous faisons une toilette minimaliste. On se trouve un accès à la rivière, on se met en maillot de bain, on met un orteil dans la rivière... et là, c'est le drame ! L'eau doit être à 15°, pas plus, peut-être même moins ! 🥶 On hésite. On n'a qu'une seule serviette pour deux donc on décide de la jouer à pierre-papier-ciseaux pour savoir qui devra se jeter à l'eau en premier. Évidemment, comme à chaque fois que l'enjeu est grand, c'est moi qui perd ! Ni une, ni deux, parce que réfléchir serait renoncer, je me jette à l'eau. Je fais deux brasses et je ressors ! Rémi n'en revient pas que je me sois lancée aussi vite xD Mais il n'a pas le choix. Si je l'ai fait, il doit le faire ! Comme moi, il se jette à l'eau, fait deux brasses et ressort aussi sec. "Douche" express mais au moins on se sent déjà plus frais.

Sur ce, on quitte le parc national et on rejoint la ville la plus proche. On a décidé qu'on allait débourser quelques sous pour investir dans un tapis de sol parce qu'on commence sérieusement à avoir mal partout. Aussitôt dit, aussitôt fait. Un beau tapis de sol qu'on pliera en deux pour un confort maximal. On s'arrête également faire quelques courses car nos réserves de nourriture s'épuisent. Du pain de mie pour le petit déj', quelques bananes, du thon et quelques tomates.

On prend ensuite la route, toujours vers le nord en suivant le fleuve. La Route du Fleuve est magnifique, elle nous offre des points de vue incroyables sur le Saint-Laurent qui est de plus en plus large et immense. À ce niveau-là du fleuve, il y a même des marées ! La route est tellement belle qu'on décide même de faire demi-tour sur une portion pour revoir la vue et prendre des photos. On s'arrête dans un joli petit village appelé Port-Au-Persil. Sur la route, tandis que je regarde le fleuve, j'aperçois tout à coup des bélugas ! Il faut dire qu'ils sont difficiles à rater, tout blancs dans l'immensité bleue. Vite, on s'arrête pour que Rémi puisse aussi en profiter.

C'est en fin d'aprem qu'on débarque à Tadoussac. Autant dire qu'on a beaucoup entendu parler de cette ville, célèbre et prisée pour ses excursions en bateau pour voir les baleines. Pour rejoindre la ville située à l'embouchure du fleuve et du Fjord, il faut prendre le traversier. En 15 minutes, la traversée, gratuite, est faite. À Tadoussac, on s'arrête en bord de route pour acheter un burger et des frites dans un food truck repéré par Rémi puis on descend directement au bord du fleuve. On mange sur les rochers en observant les bélugas au loin et en guettant les bateaux remplis de touristes qui partent faire des excursions baleines. Nous avons décidé de ne pas faire d'excursion. Déjà, elles sont extrêmement chères et en plus nous n'avons pas très envie de nous entasser sur un mini bateau avec une horde de touristes en combinaisons jaunes fluo et masques. On se dit qu'il serait encore plus magique de voir des baleines de nous-mêmes depuis les collines environnantes.

Après mangé, nous cherchons un spot pour dormir, ce qui est loin d'être facile dans une ville touristique comme Tadoussac. Nous faisons un détour par le parc des Dunes où nous avons droit à une vue incroyable sur le fleuve au coucher du soleil. Néanmoins, l'amende pour le camping sauvage ici est de 250$. On se contente donc de la vue. On croise alors un officiel du parc qui nous indique un spot pour dormir et qui nous conseille un sentier à faire pour avoir une vue magnifique sur le coucher du soleil. C'est comme ça qu'on se retrouve sur le stationnement de la réserve du Languedoc, un mini parking de 5 places au départ du sentier, à l'écart de la route. Comme il nous l'a conseillé, nous empruntons le chemin de la Pointe-Rouge et après 10 minutes de marche, nous arrivons au sommet d'une petite colline surplombant la baie de Tadoussac, illuminée par le soleil couchant. Il est trop tard pour le coucher de soleil mais l'ambiance ici est magique et tellement paisible. On tombe immédiatement sous le charme de l'endroit et on s'assoit sur un rocher pour regarder le soir tomber sur la baie. Un phoque se balade dans l'eau juste au pied de la colline.

Puis tout à coup, brisant le silence profond du lieu, on entend un "woushhh" puissant qui résonne dans la baie. On ne la voit pas, mais on sait qu'elle est là : une baleine ! L’œil et les oreilles aux aguets, on guette. Au bout de quelques minutes, là voici qui vient prendre sa respiration à quelques mètres du bord, juste devant nous. "Woushhhh" ! Incroyable. Il s'agit certainement d'un rorqual à bosse. Après en avoir observé un pendant 4 heures à Montréal, on sait les reconnaître 😅 Il disparaît sous l'eau et réapparaît quelques minutes plus tard mais il est déjà bien loin dans le fleuve.

Lorsque la nuit tombe, on rejoint la voiture et on se prépare à passer une nouvelle nuit dedans. Avant de se coucher, on aperçoit un renard qui se faufile juste devant nous. Puis extinction des feux à 22h.

J5

Nous aimons tellement Tadoussac et avons tellement apprécié notre soirée à la Pointe-Rouge à admirer la baie de Tadoussac que nous décidons de ne pas prendre la route immédiatement et d'y revenir le soir-même passer une seconde nuit.

Ce matin, nous quittons les abords du fleuve et nous nous enfonçons dans le fjord, direction le Parc national du Fjord du Saguenay, un parc SEPAQ sur la rive nord du fjord.

Sentier Le Fjord - 6 kms - Classé facile

Petite balade de santé pour reposer les jambes. Nous nous promenons le long du sentier en observant les écureuils, les lièvres et les chipmunks et en écoutant le "tac tac tac" des piverts. Au bout du sentier, on arrive à la Halte aux bélugas qui donne sur la Baie Sainte-Marguerite. On reste là à guetter les bélugas mais c'est finalement un rorqual qui passera tranquillement devant nous. C'est marée basse, ce qui nous permet d'aller nous promener sur la "plage" avant de repartir par le même sentier, très agréable et qui a un petit air de par chez moi, avec tous ces pins.

On reprend la route et on s'arrête quelques minutes au petit village de l'Anse de Roche. Puis, en voulant rejoindre notre prochain arrêt, on s'embarque dans une piste au milieu de nulle part. On passe entre bois et prairies sur plusieurs kilomètres avant de retrouver la route.

Nous quittons ensuite le fjord et prenons la direction du Centre d'Interprétation et d'Observation de Bon-Désir, situé au bord du Saint-Laurent et au nord de Tadoussac. Il s'agit d'un parc Canada et non SEPAQ, nous devons donc payer des droits d'entrée. À cause de la situation sanitaire, toutes les expositions sont fermées, nous n'en saurons donc pas plus sur les baleines mais nous mangeons (le fameux sandwich pâté-concombres-chips devenu culte) sur une aire à pique-nique avant de rejoindre à pied le Cap de Bon-Désir. Nous nous installons sur les rochers, à l'abri du vent et passons là deux heures à observer les canards voler au ras de l'eau et les rorquals et bélugas passer devant nous. On guette une baleine bleue mais on n'aura pas la chance d'en voir.

On pourrait rester ici des heures à guetter l'eau mais le vent nous pousse à quitter les lieux. On quitte le parc et on monte au nord jusqu'à Les Escoumins. On s'assoit sur une balancelle en haut de la falaise pour admirer la vue sur le Saint-Laurent. On discerne tout à coup un puissant jet d'eau au loin et des bateaux à touristes tournent autour de ce que nous pensons être une baleine bleue, vue la taille du jet !

En fin d'aprem, comme prévu, nous retournons à Tadoussac. Nous faisons quelques courses dans la supérette du coin. Comme le parking en ville n'est gratuit qu'à partir de 18h et qu'il est 17h50, nous en profitons pour nous installer dans la malle et cuisiner notre taboulé pour demain ainsi que nos wraps du soir (pas très diversifié tout ça mais sans frigo, on fait ce qu'on peut ! 😅) Puis nous partons nous promener sur le sentier de la Pointe-De-L'Islet avant de nous poser sur les rochers au bord de l'eau, là où nous avons mangé la veille. Nous mangeons nos wraps et chips en observant les phoques dans l'eau et en guettant les bélugas.

Une fois notre repas avalé, nous nous arrêtons acheter des glaces puis retournons à notre spot de la veille. Nous laissons la voiture au stationnement et retournons à la Pointe-Rouge mais le soleil n'est pas au rendez-vous, ce soir. Comme la veille, on s'assoit sur notre rocher et on observe le soir tomber sur la baie silencieuse. Puis nous l'entendons à nouveau : le souffle d'un rorqual qui résonne dans le silence de la baie. Il vient prendre sa respiration juste devant nous. On se demande ce qu'une aussi grosse baleine peut bien venir faire dans cette petite baie, quand on sait la grandeur du fleuve ! Comme à chaque fois, nous sommes émerveillés. Nous restons là jusqu'à la nuit tombée avant de rejoindre la voiture.

J6

"Boum, boum, boum" ! On est réveillés en sursaut par des coups secs frappés à la portière de la voiture. Branle-bas de combat. On se lève, on s'habille, on déverrouille la voiture, on ouvre la portière. Une mamie se tient là, très remontée et qui nous passe un sacré savon ! On comprend qu'on n'était pas censés dormir là et qu'on a 15 minutes pour quitter les lieux. Elle s'en va et on reste quelques minutes, plantés là, un peu hagard après cette tornade. Qu'en est-il de notre promenade matinale jusqu'à la baie ? C'est qu'on aime tellement cet endroit qu'on avait à nouveau prévu d'y retourner pour observer la baie et les baleines au petit jour. Ni une ni deux, on décide de changer la voiture de place. Rémi la gare en face et on décide de braver l'interdit pour retourner jusqu'à la baie. On est un peu inquiets quand on passe devant les habitations qui bordent le sentier jusqu'à la Pointe-Rouge mais pas de mamie furax en vue.

On prend notre petit-déjeuner bananes et barres de céréales face à la baie, sur notre rocher préféré depuis deux jours. Quelle quiétude ! C'est grandiose. Puis il est l'heure de reprendre la route !

Direction le fjord du Saguenay, mais rive sud cette fois, en retraversant via le traversier ! Nous n'en avons aperçu qu'une toute petite partie durant notre randonnée de la veille, cette fois-ci, via la route, nous nous enfonçons plus loin dans le fjord.

Nous arrivons au Parc national du Fjord du Saguenay (un parc SEPAQ !) sur les coups de 10 heures. C'est plus tard que d'habitude et il y a déjà du monde sur le parking. Sans plus attendre, nous enfilons chaussures de randonnée et casquettes et partons pour notre sixième randonnée du séjour (6 randonnées sur 6 jours, plutôt pas mal comme rythme !)

Sentier de la Statue - 7 kms - 480 m de dénivelé- Classé intermédiaire

Comparé à nos randonnées précédentes, ce sentier-là nous semble plutôt facile. Nous montons en 30 minutes en haut de la colline puis redescendons une bonne partie pour accéder au bout du sentier, qui se termine par une grande statue (un peu moche, on doit l'avouer) qui domine le fjord. La vue, elle, est magnifique ! On se trouve un endroit pour déguster notre pique-nique taboulé et chips face à la vue en guettant les bélugas, que nous n'aurons pas la chance d'apercevoir. C'est l'heure ensuite du chemin retour jusqu'au centre de service.

À ce moment-là de notre semaine, nous n'avons pas pris de vraie douche depuis 6 jours, et autant dire qu'on se sent plutôt crasseux ! On peut difficilement dire que les deux "bains" pris dans des rivières glacées nous aient réellement contentés. C'est donc très motivés - mais un peu timides - qu'on se rend au camping du parc national dans l'intention de demander très gentiment à la dame de l'accueil si elle aurait l'amabilité de nous laisser prendre une douche - on serait très rapides et on salirait rien du tout, promis, promis . Et c'est tout sourire que la dame nous répond "Pas de soucis, les douches sont gratuites pour les visiteurs du parc national !"

On est très heureux ! Mais là, vous vous dites sûrement : mais cela ne fait-il pas une semaine qu'ils se baladent de parc national en parc national ?? Euh... si... Donc oui, c'est à ce moment-là que, nous aussi, on réalise qu'on aurait pu prendre des douches chaudes gratuites après chaque randonnée qu'on a faite cette semaine... Voilà 🙄. Au moins, on le saura pour la prochaine fois !

Évidemment, on prend une douche de folie extrêmement revigorante ! Ça fait du bien de se sentir tout beau, tout propre ! On en profite pour faire une vraie vaisselle et c'est tout content qu'on quitte le parc national. On s'arrête rapidement au belvédère de l'Anse Saint-Jean pour admirer à nouveau le fjord puis on fait halte au petit village de l'Anse Saint-Jean, tout mignon et bien animé. On se commande un repas à emporter qu'on va ensuite déguster sur la jetée, face au soleil couchant et aux canoës qui se baladent sur l'eau. Des riverains sont en pleine baignade et on est plutôt admiratifs car il paraît que l'eau dans le fjord, qui arrive directement du Grand Nord, est autour de 3°... Nous, en tout cas, on n'y a pas mis un orteil ! On s'achète ensuite une énooooorme glace qu'on savoure au même endroit. Très agréable.

Notre spot pour la nuit est également particulièrement agréable. On a droit à des toilettes en dur et au doux son de la rivière tout à côté. Une aire spécialement mise à disposition des VR par la municipalité, gratuitement, c'est rare et appréciable !

J7

Pour notre dernier jour de vacances, on retourne au parc national du Fjord du Saguenay de bonne heure. C’est simple, on est les premiers sur le parking et aussi sur le sentier et ça, c'est plutôt agréable ! 😊 Être seul dans la nature, c’est toujours quelque chose. On apprécie vraiment ces moments-là.

Sentier des Caps jusqu’au point de vue du Géant - 10 kms - 450 m de dénivelé - Classé difficile

Le sentier commence au bord de l'eau et, la marée étant basse, nous nous promenons un peu sur la plage.

La randonnée est agréable. Le chemin monte et descend et, dans les sous-bois, on se fait dévorer par les moustiques. Plus haut, un serpent nous coupe la route. On a droit au manège des chipmunks et des écureuils auquel on est maintenant habitués et on croise même le chemin d’une énorme perdrix (ou quelque chose dans le genre). Au sommet, le point de vue donnant sur la baie du fjord est magnifique et on mange tranquillement notre snack du matin, seuls au monde. On trouve même de petites crottes et, après une recherche google, on apprend qu’il s’agit de crottes d’orignal ! On redescend donc prudemment, tous les sens aux aguets, en espérant en croiser un enfin ! Plutôt un orignal qu’un ours ! Mais pas de traces, ni de l’un, ni de l’autre.

Après cette belle randonnée, on se cuisine notre recette phare de la semaine, les wraps, directement dans la voiture et on les déguste sur un tronc d’arbre au bord de la rivière. Puis on retourne au camping de la veille pour y reprendre une douche ! C’est gratuit et autorisé, autant en profiter !! Maintenant qu’on est au courant, on ne va pas se gêner.


Vers 14 heures, il est temps de reprendre la route, vers le sud cette fois !




On fait une halte au parc de Bec-en-Scie et, après avoir payé l’entrée, on suit le sentier de 3 kms qui nous mène dans le canyon et jusqu’au barrage abandonné. Plutôt impressionnant ! Pas de trace du saumon de l’Atlantique remontant la rivière, cependant.

Après cet arrêt, on reprend la route du retour. Et pas n’importe quelle route ! On emprunte la route 381, classée parmi les 5 plus belles routes du Québec. Rien à dire, cette route qui serpente dans la forêt est très agréable, autant pour moi que pour monsieur le conducteur 😋. On guette un orignal, mais toujours pas de chance de ce côté-ci. Après plus de deux heures de route, nous rejoignons l’autoroute à Québec où on s’arrête acheter à manger. Puis on emprunte le Chemin du Roy pour continuer à éviter l’autoroute. Il s’agit de la première route jamais construite sur le territoire et qui reliait Québec à Montréal. On a droit à des baraques splendides posées face au Saint-Laurent, on n’en finit pas de s’extasier. Vers 21 heures, on arrive sur notre aire pour VR près de Trois-Rivières, pour passer notre dernière nuit dans la voiture avant de continuer jusqu'à Montréal au petit matin.

J7

Nombre de kilomètres parcourus en voiture : environ 1 800 kms

Nombre de kilomètres parcourus à pied en randonnée : environ 61,7 kms

Total de dénivelé gravi : environ 3 000 m

Nombre de baleines observées depuis la rive : 5 rorquals à bosse, 1 baleine bleue ou rorqual commun, plein de belugas, 2 phoques (ce ne sont pas des baleines, hein, mais ça compte 😜) !

Nombre de parcs visités : 4 parcs SEPAQ, 1 parc Canada, 1 parc privé

Nombre de randonnées en 7 jours : 7 !