Définition et mise en pratique concrète : Découvrez comment pratiquer le tourisme durable à travers quelques actions concrètes et accessibles. Devenez à votre tour un voyageur responsable et engagé !
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Qu’est-ce que le tourisme durable et comment le mettre en pratique ?

Le tourisme durable, tout le monde semble en parler. Pourtant, vous ne voyez peut-être pas vraiment de quoi il s’agit et surtout comment le mettre en pratique. Devez-vous renoncer à toutes vos envies de vacances lointaines pour voyager localement ? Comment savoir si l’activité, la destination ou l’hébergement que vous choisissez s’inscrit dans une démarche responsable et prend en compte les enjeux environnementaux ? Quelles sont les différences entre le slow tourisme, l’écotourisme et le tourisme responsable ? Dans cet article, découvrez toutes les réponses à ces questions. Nous vous partageons également une définition du tourisme durable ainsi que les actions à envisager de votre côté pour devenir un voyageur responsable en France et à l’étranger.



Quels sont les principes du tourisme durable ?


La définition de l’OMT du tourisme durable

L’Organisation Mondiale du Tourisme donne une définition du tourisme durable. Ainsi, il s’agit d’une forme d’accueil de voyageurs qui « tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ».

Autrement dit, une démarche de tourisme durable n’est pas orientée uniquement sur la maximisation du profit mais accorde une attention toute particulière à son impact social, économique et environnemental.



Les 3 grands principes du tourisme durable


Ainsi, le tourisme durable s’articule autour de 3 grands axes :

Environnemental. La sauvegarde de la biodiversité et des écosystèmes est un enjeu essentiel ;

Social. L’arrivée des voyageurs sur le territoire ne doit pas dégrader la vie ou la culture des populations locales. Le tourisme doit même se penser en faveur des habitants pour faciliter l’entente et la tolérance entre touristes et locaux ;

Économique. Le tourisme doit participer positivement à l’économie en étant un vecteur de création d’emplois, de services sociaux et de réduction de la pauvreté.


Plusieurs types de tourisme, que vous connaissez sûrement déjà, s’inscrivent donc dans cette vision durable :


Tourisme social ou communautaire. Dans ce type de voyage, les touristes vont souvent à la rencontre des populations locales, en logeant chez l’habitant et en découvrant leur mode de vie ;

Tourisme éthique et solidaire. Le voyage humanitaire rentre dans cette catégorie. Le visiteur ne se contente pas seulement d’aller à la rencontre des locaux : il participe activement à leur prospérité ;

Écotourisme. Il laisse de côté le volet social pour se concentrer exclusivement sur le volet environnemental, c’est-à-dire la préservation de la biodiversité, de la nature mais aussi la limitation de l’empreinte carbone.



D’autres formes de tourisme voient le jour et s’inscrivent également dans la lignée du tourisme durable :

Slow tourisme. Il s’agit de voyager lentement, souvent en limitant son empreinte carbone et en prenant le temps de vivre le voyage et de s’imprégner en profondeur du lieu visité. Ce type d’aventure est en rupture totale avec les escapades à toute allure qui consistent à faire une collection de jolies photos ;

Tourisme régénératif. Le voyageur qui le pratique cherche à laisser un impact positif sur son environnement. Il donne donc en général un petit moment de ses vacances pour participer à un projet d’intérêt général.


Pourquoi devenir un voyageur responsable ?


L’impact carbone du tourisme

Le tourisme génère tout d’abord une empreinte carbone non négligeable. En France, l’ADEME chiffre l’impact du tourisme à 118 millions de tonnes de CO2 équivalent en 2018, ce qui représente les émissions de gaz à effet de serre annuelles de 11 millions de Français, soit la quasi-totalité de la population francilienne.

C’est la mobilité des voyageurs qui représente la plus grande part de ces émissions de gaz à effet de serre : 77 %. La majorité est liée au transport aérien et routier en voiture individuelle. L’hébergement, les achats et la restauration contribuent quant à eux à 20 % de cette empreinte carbone.



L’impact sur la biodiversité

La faune et la flore souffrent également du tourisme, en particulier dans les zones très prisées des voyageurs.

La destruction des écosystèmes est un des premiers problèmes. Qui dit plus de touristes, dit un besoin plus important d’infrastructures, comme des hôtels ou des restaurants, et une bétonisation excessive. La biodiversité marine n’est pas épargnée. Par exemple, la plage de Maya Bay en Thaïlande a été fermée pendant 3 ans entre 2019 et 2022, pour permettre aux récifs coralliens endommagés par les bateaux à moteur de se restaurer.

De nombreuses espèces se retrouvent également menacées par l’activité touristique humaine. C’est le cas du Tétras-lyre, un oiseau de montagne. Le nombre d’individus est en nette diminution notamment dans les Alpes. Les oiseaux y sont en effet dérangés lors de leur hibernation par l’activité humaine liée aux sports d’hiver. Plusieurs stations de ski s’engagent en mettant en place des zones de préservation interdites en hiver.


L’impact sur les populations locales

Enfin, avec l’explosion du tourisme, certaines zones ont été prises d’assaut par les voyageurs. Les habitants de plusieurs grandes villes, notamment Venise, Barcelone ou Paris, voient leur accès au logement rendu plus difficile par le nombre de logements utilisés comme locations de vacances, notamment les petites surfaces. Cette tension immobilière a pour conséquence d’augmenter le coût de la vie et de rendre les centres-villes moins accessibles aux revenus modestes.


L’impact positif du tourisme

Face à tous ces éléments négatifs, vous vous dites peut-être qu’arrêter tout simplement de voyager résoudrait bien des problèmes. Eh bien, pas vraiment ! Le tourisme présente heureusement de nombreux aspects positifs :

Un vecteur important d’emplois : en 2017, le tourisme représentait 1 emploi sur 10 dans le monde !

Une ouverture d’esprit très précieuse. Découvrir de nouveaux lieux et partir à la rencontre d’autres cultures et d’autres manières de vivre apporte beaucoup à chaque voyageur. À vous de continuer à vous offrir cette ouverture d’esprit pour grandir à travers chacune de vos aventures et leur donner du sens.

Ainsi, vous avez tout intérêt à rester un voyageur… mais responsable !


Comment pratiquer le tourisme durable ?

Mais alors, comment s’engager concrètement à son tour dans le tourisme durable ? En étant nombreux à mettre en place quelques petites actions simples, il est possible d’inverser la tendance, de réduire significativement l’impact néfaste du tourisme et de renforcer ses aspects positifs.


Respecter et soutenir les populations

Pour rester dans les bonnes grâces des habitants du pays que vous choisissez de visiter, commencez par adopter quelques bonnes habitudes.

Essayez de vous adapter aux us et coutumes locales, autant que possible. Par exemple, ne parlez pas trop fort dans les transports en commun au Japon, c’est considéré comme impoli.

Si vous le pouvez, efforcez-vous de consommer local, que ce soit lors de vos courses ou au restaurant. Ainsi, évitez les grandes enseignes internationales et préférez les petites adresses. En plus, vous vivrez une expérience plus authentique !

Tentez également de limiter les activités touristiques de masse. Si vous vous rendez sur un site très prisé, choisissez des horaires décalés. Votre expérience n’en sera que plus agréable et en bonus, vous ne nuirez pas à outrance à la vie des populations locales.


Respecter son environnement


Lorsque vous voyagez, c’est souvent pour explorer les richesses que la planète peut offrir. Alors n’oubliez pas de les respecter !

Pour cela, commencez par réduire votre quantité de déchets, par exemple en investissant dans une gourde filtrante et dans un set de couverts à glisser dans votre sac à dos pour ne pas avoir à en prendre des jetables. Rien que ces petites actions vous permettront de diminuer votre volume de déchets, surtout quand vous mangez sur le pouce.

Laissez les endroits que vous visitez en bon état. Ne jetez rien par terre. Si vous le pouvez, ramassez les déchets que vous trouverez sur votre chemin. Pourquoi ne pas prendre un sac poubelle avec vous lors de votre prochaine journée à la plage par exemple ?

Interrogez-vous également sur l’impact environnemental de vos activités. Comment sont traités les éléphants sur lesquels vous allez faire une balade en Thaïlande ? Avez-vous réellement besoin de découvrir le lac Léman en jet-ski et de contribuer au réchauffement climatique, à la pollution de l’eau et aux nuisances sonores ?

Enfin, respectez les infrastructures : ne sortez pas des sentiers balisés, n’allez pas dans des lieux interdits ou ne plantez pas votre tente si ce n’est pas autorisé. Ces mesures restrictives ne sont pas là pour vous embêter. Elles sont là pour protéger l’environnement dans lequel vous évoluez.



Repenser sa manière de voyager


Vous voulez faire un pas supplémentaire dans la bonne direction ? Alors commencez à repenser votre vision du voyage.

Demandez-vous avant de partir si vous avez besoin de toujours partir loin. Peut-être pouvez-vous réduire votre usage de l’avion ou de la voiture en voyageant en France pour une partie des escapades que vous organisez ? Peut-être pouvez-vous aller plus loin et tester le voyage à vélo pour réduire encore plus votre impact ?

Osez également sortir des sentiers battus. Vous ferez sûrement de jolies découvertes et éviterez les désagréments des foules de voyageurs. Pour cela, rien de mieux que d’effectuer quelques recherches en amont, demander aux locaux sur place et vous laisser porter par les événements. C’est aussi cela le tourisme durable : laisser place à l’imprévu !


Enfin, essayez de réserver des hébergements écoresponsables et engagés dans une démarche de tourisme durable. De plus en plus d’établissements se mettent au vert et prônent un mode de vie simple et sobre auprès des voyageurs, accompagné d’activités écoresponsables. Eh non, vous n’aurez pas à dormir dans une cabane dans la forêt avec des toilettes sèches ! Les adresses écoresponsables se déclinent pour toutes les envies, toutes les destinations et tous les budgets. Souvent, vous découvrirez même des petites pépites : des adresses à taille humaine, parfois insolites, où vous pourrez compter sur les précieux conseils de vos hôtes pour rendre vos vacances inoubliables.


Pour les trouver, rendez-vous sur une plateforme comme Ethik’Hotels qui référence de nombreuses adresses d’hôtels écoresponsables autour du monde.

Vous avez maintenant quelques idées pour commencer à devenir un acteur du tourisme durable. Par quoi allez-vous commencer ?

Pour aller plus loin sur le sujet, découvrez les 10 commandements du voyageur responsable, publié sur le blog d’Ethik’Hotels.