Carnet de voyage

Saison 3 // Le Laos

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L'Asie du Sud-Est // Étape 3
Du 16 mars au 14 avril 2018
29 jours
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Publié le 19 avril 2018

JOUR 65 // Une belle entrée en matière

Je vais me souvenir longtemps de mon entrée dans ce pays. La veille de mon arrivée au Laos, je me renseigne sur le passage de la frontière entre le Cambodge et le Laos. Le maître-mot c'est corruption. Problème: je ne supporte ni la malhonnêteté, ni qu'on me prenne pour un jambon. Je suis donc bien décidée à entrer en résistance, en espérant très fort pourvoir trouver des gens pour rallier ma cause.

Le ciel m'a entendu et m'a envoyé Kevin, qui me jure soutien et complicité. Peu de temps après, on met Benoît dans la combine. Ça y est, le gang anti-corruption est sur pied.

Puis on en discute avec un Germano-américain et un couple de Néerlandais. Tout le monde semble prêt à faire front ensemble, on partage une dernière Cambodia (la bière locale). Ça s'annonce bien!

Le cirque commence lorsque notre van passe chez le garagiste. Il est déjà une heure bien avancée de l'après-midi, on sait tous que la frontière ferme à 18h. Sérieusement les gars, la vidange? C'est bien le moment! On est sûr que ça arrange leurs petites combines pour qu'on soit un peu short niveau horaire, pour pouvoir nous mettre la pression juste avant la frontière et qu'on se sente obligés d'accepter leur "aide" moyennant finance. Arrivés juste avant le bureau de l'immigration, le van nous dépose dans un resto qui nous fait remplir les papiers officiels et qui nous annonce que c'est 15$, que c'est eux qui se chargent de nous obtenir le tampon de sortie et nous donne rendez-vous 30 minutes après côté laotien, pour le nouveau visa. 15$, voilà qui devrait suffire à arroser tout ce petit monde du garagiste au chauffeur du van et sa compagnie, en passant par le resto complice, les officiers khmers et laotiens. Ou quand le culot n'a pas le limite.

Merci Bernard, c'était une bonne blague, mais on n'est pas des lapins de trois semaines et on va y aller tout seul avec nos petites jambes. Il n'a pas le choix d'accepter mais nous dit que si on n'est pas de l'autre côté dans 30 minutes, il part sans nous. On sait que c'est ce qui nous pend au nez, mais là je vois mon petit Jiminy Cricket apparaître sur mon épaule, avec une cape de justicier faisant un joli doigt d'honneur à ce brigand. :) 1ère arnaque: déjouée.

Quand on arrive pour le tampon de sortie du Cambodge...

- C'est 2$.

- Bonjour Monsieur.

- C'est 2$.

- En quel honneur?

- Pour le tampon.

- Ha désolée, comme c'est une démarche gratuite, je n'ai que les 30 $ pour le visa laotien.

- C'est 2$.

- Je n'ai que les 30$ pour le visa.

- ...

Il boude mais finit par me tamponner mon passeport gratuitement. Il n'a même pas essayé de faire le coup à mes deux compatriotes après ça. Arnaque n°2: esquivée.

On est contente mais on sait que les vrais ennuis commencent maintenant et qu'il va falloir développer des trésors de ténacité (ça c'est ok) et de patience (là j'ai plus de mal).


1er bureau, je tombe sur deux odieuses connasses scotchées à leur smartphone. (Pardon, je m'étais jurée d'être moins vulgaire mais là, je ne peux pas faire autrement). Comme d'hab, pas un bonjour, pas un regard.

- 31$.

- 31$? Je n'ai que 30$, le prix du visa. Pourquoi 31$?

- Pour les heures supplémentaires.

- Mais quelles heures supplémentaires? Vous êtes ouvert de 6h à 18h et il est 16h30. Donc on parle de quoi? Je ne comprends pas.

- 31$.

- Pouvez-vous m'expliquer?

- 31$. Pay. Now.

Bigre! Voilà qui est très gentiment demandé. Tant de douceur, de chaleur et de politesse dans une seule personne, ça force le respect.

- Et bien je ne peux pas puisque je n'ai que 30$.

- Alors retournez au Cambodge.

- Vous savez bien que c'est impossible. Je viens de faire faire le tampon de sortie.

- Faites-le annuler.

- C'est impossible, enfin.

- Faites-le annuler.

- Sûrement pas.

- 31$.

Tiens, ça faisait longtemps!

- Vous devez payer ou vous retournez au Cambodge.

Est-ce que quelqu'un peut mettre une claque à cette dame?!

- Je ne comprend pas. Je vais donc attendre là.

- Vous devez retourner là-bas, me montrant le bureau cambodgien.

- Non, je vais rester là.

Et elles se remettent toutes deux sur leur smartphone en me claquant la petite vitre au nez.

Résultat, mes deux complices qui passent après que je les ai un poil agacées, se sont fait accueillir avec un:

- 31$. Vous payez maintenant ou vous retournez au Cambodge.

Bon. Et bien... pied de grue. Je farfouille dans mon sac pour trouver les horaires écrites sur le guide pour lui montrer qu'elle était mignonne comme tout avec ses heures supp' mais que c'était un peu gros. Je retente ma chance. Toc, toc, toc. Coucou! L'accueil n'est plus glacial, c'est carrément un bain d'azote. SuperConnasse et ConnasseWoman lèvent les yeux au ciel, se comportent comme des gamines bêtes et méchantes et jouent de leur téléphone pour appuyer leur dédain. Leur cinéma est consternant. De véritables têtes de pioche!

On sait que ça fait belle lurette que notre van est parti sans nous - ne transportant plus que les trois autres étrangers qui ne nous ont finalement jamais soutenu dans notre lutte anti-corruption - et que potentiellement on va galérer. Mais ce n'est pas grave, on est tous les trois, solidaires, de bonne humeur et toujours aussi déterminés. On ne va pas nous la faire. Finalement, à 17h45, SuperConnasse s'avoue vaincue et nous appelle pour nous réclamer les 30$ pour enfin nous faire ce visa. Alléluia! Arnaque n°3: évitée (non sans mal!).

Mais ce n'est pas fini. L'ultime étape. Nouveau candidat à l'escroquerie. Le mec qui doit te tamponner la date d'entrée. Et ça recommence!

- 2$.

- 2$?! Mais pourquoi?!

- Pour le tampon.

Bah voyons.

- Il n'est écrit nulle part qu'il faille payer pour ça. J'ai donné les 30 $ que j'avais à vos collègues pour le visa qui coûte 30 $. Je n'ai plus rien.

- C'est 2$.

- J'ai entendu, oui. Je ne les ai pas.

- C'est 2$ et il faut payer maintenant sinon votre van va partir.

- Mouarf! Il est déjà loin mon van! Mais c'est bien essayé.

18h00 approchant et aucun de ces abrutis ne voulant faire de vraies heures supp cette fois, il n'a pas insisté trop longtemps. Ah ça, pour escroquer les touristes, il y en a du monde ; mais pour faire des heures supp, bizarrement ça ne se bouscule pas au portillon! Arnaque n°4: knock-out.

PFFFFIOOU! Il faut s'en donner du mal pour tenir tête à une bande de corrompus tous plus butés et malhonnêtes les uns que les autres! Il n'est pas question d'argent mais de principe. Je n'ai eu aucune envie de participer à ça. D'ailleurs j'ai perdu plus financièrement car j'avais bêtement booké une réservation à Don Det. Mais l'honneur est sauf et on l'a fait!

Du coup, il est 18h00, la nuit va tomber en quelques minutes. On est face à une seule route. On est à presque 19,5 km de notre point de chute. On tente un peu de stop. Très peu de voitures passent, aucune ne s'arrête. Ben se met en quête d'un éventuel endroit pour bivouaquer. Kev se tartine d'anti-moustique et moi j'ai foi en la gentillesse des Asiatiques. Il est encore bien trop tôt pour que je m'avoue vaincue. On peut marcher. Mais on n'a pas d'eau... Il faut en trouver. On va bien tomber sur des gens, une maison, un village. On avance dans la nuit. Pas une lumière à l'horizon. Même la lune n'est pas là pour nous éclairer. Elle a du rester coincée à la frontière. Les papillons de nuit sont comme une tempête de neige dans les phares des rares véhicules qui passent. De temps en temps on éclaire la route pour voir un peu où on avance. Mauvaise idée. Un marquage au sol détoure ce qui était une moto accidentée, ainsi que deux corps. C'est suffisamment frais pour qu'on distingue des tâches plus foncées d'huile et de sang. Ça nous a fait l'effet d'une douche froide.

On finit par passer devant un village. Hélas, les quelques âmes présentes ne semblent pas enclines du tout à nous aider, ni à chercher à nous comprendre.

On finit quand même par trouver de l'eau (à  prix d'or)...!

On est tous les trois étonnés que des Asiatiques d'habitude si aidants, nous laissent galérer comme ça. On ne se démonte pas. On fait quelques petites pauses. Si je voyage plutôt léger, mes deux compagnons d'infortune eux, se trimbalent des sacs de 25 kg. On trouve de l'eau, c'est le plus important.

Après 5 km de marche, on finit enfin par trouver un hôtel où on décide de passer la nuit. Heureux d'être arrivés quelque part pour se reposer un peu, même si ce n'est pas le point prévu. Il faut fêter ça quand même! Toute cette folle aventure! Ça tombe bien, un improbable karaoké est là et il semblerait qu'on n'ait pas d'autre choix. On est néanmoins bien accueilli. Mais la musique hurle et les quatre seuls clients chantent aussi juste que la Castafiore. Après une bière qui fait du bien, on met en commun tout ce qu'il nous reste à grignoter pour s'offrir un semblant de dîner.

C'est à partir de là que l'on a commencé à tout partager...

Khoneohapheng Hotel // à 5 km de la frontière pour ceux qui auraient les mêmes problèmes que nous...!

Le lendemain, on s'entasse avec nos sacs sur un tuk-tuk et zou! Don Det, tiens-toi prête!

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Publié le 14 mai 2018

JOUR 66 // DON DET & DON KHONE

Après toute cette épopée de la veille, on est heureux comme des papes quand on arrive à Don Det. On ne peut pas trouver plus reposant. Il fait bon vivre ici. On se dégote deux bungalows au bord du Mékong. Oooouuh qu'on est bien!

Don Det est toute petite. On en fait rapidement le tour. C'est si joli. On part à pied pour explorer l'île voisine. Et je tombe sur mon pote allemand Hannes, que j'avais rencontré à Koh Lanta en Thaïlande, qui nous conseille vivement de louer des vélos. On s'exécute. Et mieux vaut en louer, car Don Khone est bien plus étendue. Elle cache de jolies merveilles et notamment d'insoupçonnables et non moins impressionnantes chutes d'eau, celles de Somphamit. Il y a une micro plage où on fait trempette parce qu'il fait une chaleur à crever.

Et on décide de louer un petit long tail boat pour aller voir le coucher de soleil et potentiellement les fameux dauphins d'eau douce. On ne le fait pas pour eux, car ils ont vraiment une sale gueule (c'est les vilains qui ont la face arrondie) et que les dauphins... bon. En revanche, les couchers de soleil, on aime ça!


Je leur parle de la boucle de Thakhek qui se fait en moto, dont j'avais entendu parler par d'autres voyageurs et que tenais absolument à faire. L'idée les branche, on continue la route ensemble. Let's go to Pakse!

Mr. B Guesthouse // On avait le choix entre bungalows avec salle-de-bain privée ou bungalows avec 'common bathroom', mais vue sur le Mékong. On a choisi le Mékong sans hésiter!!

20
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Publié le 14 mai 2018

JOUR 70 //

Pakse en soi est une ville sans grand intérêt. Donc on loue des scooters pour aller dans les environs de Champasak pour aller voir le Wat Phu.

Petite puce trop mignonne à la fois toute excitée par les photos mais toute intimidée. À croquer!

On se balade dans les vieilles ruines et on grimpe tout en haut pour profiter d'une vue superbe.

En rentrant on a du faire un mission de sauvetage de mes vêtements sur l'auvent du resto. Alors que ma lessive séchait, le vent s'est littéralement engouffré dans notre loggia pour faire danser mes petites culottes et engloutir à jamais ma jolie combi thaïlandaise.

Il y a toujours un animal qui traîne quelque part...

Vilaysing Hotel // une immense chambre avec un lit double par personne et une énorme loggia. Fait également resto chinois qui pue la mort. Donc pour dormir ok, mais pour manger, mieux vaut changer de crèmerie.

Ha oui et Machin était de la partie...!
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Publié le 19 mai 2018

JOUR 70 // La boucle de Thakhek

On arrive à Thakhek pour une petite nuit avant d'entamer la boucle. On trouve de super infos sur l'itinéraire notamment grâce à un blog de voyageurs.

Voilà la super carte qu'ils ont fait et notre plan d'attaque. Certaines infos ont évidemment changé depuis.

On loue nos scooters, on troque nos gros backpacks contre de petits sacs à dos bien optimisés et zou! C'est parti pour 4 jours de routes en scooters!!

On décide de faire le tour dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Dès le début, c'est superbe! Kev est le plus expérimenté et le seul en moto, Ben a plus de bouteille que moi (et ça marche aussi pour la bière) et la règle veut que ce soit le 'baby-driver' qui ouvre la route et qui donne son rythme. Tant mieux, le petit sentiment de liberté n'en est que meilleur: seule face à la route et l'immensité des paysages... Quel pied!

"Chi va piano, va sano e va lontano"

Entre nous, même si c'est cool de pousser un peu, les paysages sont tellement beaux que mieux vaut rouler tranquillement pour en profiter, parce qu'à chaque seconde, tu en prends plein les mirettes. C'est tout simplement superbe.

On commence par la grotte de Xieng Liap. Super chouette!

La vue magique arrivée au bout.

Puis on va à la Tham Sa Pha In. Il y a un moine qui prie à l'entrée. Quelques offrandes à l'intérieur. Et je ne veux pas spoiler mais arrivé au bout, il y a une grosse paire de couilles minérale. C'est idiot mais c'est drôle.

Tham Sa Pha In

Ensuite on se fait avoir en essayant la Tham Nang Ene car on entend parler de ses couleurs... On pensait à des couleurs de roche nous! Bah non, pour 20 000 Kip, ils ont foutu d'affreux spots de toutes les couleurs! C'est super laid et kitsch à souhait. Ils on aménagé le sol en le barbouillant de béton. C'est absurde et mal fait. Et en fait, dès qu'une grotte est payante, c'est qu'ils l'agrémentent de merdes en tout genres et toujours avec un goût de chiotte. Bref, à boycotter sans complexe.

On quitte la route principale pour aller déjeuner à Mahaxay, très joli petit village. Ça fait du bien de se poser un peu mine de rien.

Puis on roule jusqu'à Thalang pour aller à la fameuse guesthouse dont on a tant entendu parler.

Sabaidee Guesthouse // conseillée par plusieurs personnes, on n'a pas été déçus! Terrain de pétanque, délicieux BBQ et bonne ambiance. C'est d'ailleurs la seule fois au Laos où l'on s'est retrouvé avec d'autres voyageurs.


Jour 2 //

On passe par Lak sao.

Sur la route on recroise Chloé et son vélo, qu'on avait rencontré la veille à l'auberge et qui nous a parlé de son tour du monde qu'elle fait... avec son biclou. Quel courage!

Chloé (en bleu) 

Nous on est en scooter mais on y va tranquille. Ça prendra le temps qu'il faut. On fait des pauses café. Souvent. Du coup on recroise Chloé, quelques fois, qui elle ne doit pas traîner...!

On traverse une ville un peu plus grande. On renoue avec la civilisation de temps en temps. Mais globalement ça ne nous manque pas.

Et enfin, la cool spring. Et bien son nom lui va comme un gant, elle est vraiment froide et elle est cool aussi :) . Faut vraiment être Breton pour y aller! Kev? Présent! Benjam? Préjent!

Benjam?! Préjent!

Pour finir, un petit coucher de soleil sur un champ couvert de bouses. Oui oui. Toutes les tâches marronnasses, c'est d'la marde. Pour vrai.

On roule jusqu'au au village (ban) de Na Hin pour passer la nuit. Une fin de route en travaux donc pas mal de graviers mais rien de bien méchant.

Inthapanya guesthouse // AH15, Na Hin


Jour 3 // Konglor Cave: tentative n°1.

On part on direction de la grotte de Konglor. C'est une grosse grotte.

Un gros pipi. 

Dès le début de la route, Ben aperçoit une sorte d'arène de combats de coqs à côté de ce qui ressemble plus ou moins à une maison. On décide de jeter un œil. On reste là une bonne demi-heure puis je retourne vers mon scooter. Et là, deux petits vieux m'attrapent sous les aisselles et "m'invitent" (me forcent?) à rentrer m'asseoir avec eux et me collent un verre de bière entre les pattes. Je me laisse faire bien volontiers car c'est en grande partie pour ces moments de partage avec les locaux que j'aime voyager. À ce moment là, je ne le savais pas encore mais c'était le début de la fin.

Trois verres plus tard et à peine plus de minutes - parce qu'ils te donneraient presque la tétée! Ils te servent et te regardent en te faisant des grands gestes jusqu'à ce que ton verre soit vide - je commence à me dire que la virée à la Konglor est compromise... Ils m'expliquent que c'est une sorte de fête locale, donc c'est bouffe et bière à volonté. Mais pour la bouffe c'est étrange, les gens ne mangent pas vraiment ensemble. De temps en temps ils vont se servir. Mais ce n'était pas l'évidence même, donc je me suis contentée de boire. (Les Asiatiques sont très accueillants et adorent manger, mais ils n'ont pas du tout le même sens de la convivialité que nous autour d'un repas.) La scène est géniale. Je suis coincée entre un gros chinois bourré, un papy tout gringalet mais soûl comme une barrique, sa femme qui ne sourit pas trop et qui débouche des bières à tour de bras, le propriétaire qui est gentil comme tout, prof d'anglais et très investi dans le karaoké en cours. Pour ça j'admire les Asiats! Ils n'ont pas une jolie voix du tout, ils chantent tellement mais tellement faux, mais ils adorent ça! Donc ils y vont. À fond. C'est un supplice à écouter mais ça fait plaisir à voir!

Au bout d'un moment, je sens que c'est cuit. Je ne suis plus apte à la conduite. Je fais signe aux garçons de me rejoindre. Il n'y a pas de raison que je sois la seule à me faire traquenarder comme ça! Ils subissent le même sort, donc on est d'accord sur l'idée de remettre tout plan au lendemain et de retourner gentiment dormir dans la même auberge que la nuit passée.

Une fin de journée tranquille...

Inthapanya guesthouse // AH15, Na Hin


Jour 4 // Konglor Cave

Cette fois c'est la bonne, en route pour Konglor Cave.

Arrivé là-bas, il faut prendre un bateau. On te visse une lampe frontale sur la tête et zou, tu progresses dans le noir total. C'est immense! Les mecs mettent la main à la patte pour sortir le bateau de l'eau sur certaines portions car les fonds sont ainsi faits. Ensuite on marche un peu et on prend un autre bateau. Arrivé de l'autre côté, on fait une toute petite pause dej et zou, c'est reparti dans l'autre sens, mais par un autre chemin.


C'est si mignons les enfants qui jouent...

Il est déjà l'heure de se trouver une auberge pour la nuit. On se dégote un petit spot bien tranquille où encore une fois, on est seul au monde. Quel kiff! Faut dire qu'on est tellement parfait, on n'a besoin de personne...! ;)

??? guesthouse // un bungalow pas ouf mais le resto est un super spot.

Note à moi-même, retrouver l'info.


JOUR 5 //

On passe par le Lime Stone view point où on n'avait finalement pas eu le temps de passer deux jours plus tôt pour le coucher de soleil. En effet, ça doit être idéal en fin de journée, il y a des bancs pour se poser et c'est joli.

"Attendez! On la refait parce que je me grattais le menton!"..."Attendez! On la refait parce que vous parliez!"

Kev nous donne un petit cours de moto sur le parking d'une immense station service déserte. C'est trop géniaaaaaaaal! Ça me donne envie de passer le permis moto tout de go.

Ça nous fait une récré sur cette longue portion de route du retour moins intéressante.

Peu avant l'arrivée, on fait un dernier crochet par le Blue Lagoon. L'endroit est sympa mais on y arrive juste avant la tombée de la nuit. C'était vraiment pour s'assurer de ne rien louper mais on ne traine pas car on aimerait autant ne pas finir la route de nuit.

Et pour terminer en beauté avant de rendre nos scooters, on s'arrête pour faire le plein. Que des hommes dans la station service. Et là, deux minettes passent bras dessus bras dessous et lâchent une énorme caisse qui raisonne dans toute la station. Moi je n'en croyais pas mes oreilles, mais ça n'a apparemment choqué personne. En tous cas, aucun laotien. Ça a eu le mérite de nous faire bien rigoler. Mais bon ici c'est monnaie courante de péter, roter, se racler la gorge et cracher, se moucher d'un doigt en pleine rue et en toute décontraction.

Le Gang des Bikers Anti-Corruption

BILAN //

Franchement, je m'attendais à un état de la route bien plus délabré et finalement, pas du tout! Des routes nickel, certaines portions en travaux, mais rien d'infranchissable, quelques nids de poules cela va de soi. Globalement peu de monde sur la route. Il y a pas mal de camions mais ils conduisent bien et se signalent toujours, ils sont pleins de loupiotes dans tous les sens donc ils sont extrêmement visibles à la nuit tombée. À aucun moment je ne me suis sentie en danger. Le seul truc impressionnant c'est les parapets au bord des routes en lacet, qui sont complètement défoncés et là tu sais qu'il a bien du y avoir quelques sorties de route droit dans le précipice...

J'avais déjà pris goût à la conduite du deux roues mais là, ça m'a carrément transcendé et je songe sérieusement à passer le permis moto.

Et comme je me suis essayée au même moment à l’élagage de barbe des copains, j'ai donc décrété que dans mes reconversions possibles, barbière dans un gang de bikers sur les routes américaines, c'est comme tes bottes mon pote, ça m'botte.

28
mars
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mars
Publié le 14 mai 2018

JOUR 76 // La capitale

La vie est si simple avec Ben et Kev, on se marre et on s'entend rudement bien; c'est donc naturellement qu'on continue la route ensemble.

Copains comme cochons

Ce qui est drôle, c'est qu'aucun de nous ne tient habituellement à voyager avec des français et qu'on est plutôt du genre à faire profil bas quand on en croise. Mais nos galères des débuts nous ont immédiatement rapproché et l'amitié - plus intense en voyage - a fait le reste...

Dans le bus à chaque arrêt dans une ville, une foule de femmes montent pour te vendre toutes sortes de choses à bouffer. Dingue!

Bref, c'est presque la mort dans l'âme qu'on débarque à la grand ville. On était si bien dans notre boucle de Thakhek... Et on sait de réputation que cette capitale ne va pas nous botter plus que ça. Et bien, effectivement.

That Dam

On fait quand même un petit saut au vieux stupa en brique That Dam et au Patuxai, qui est la réplique de l'arc de triomphe, revu et corrigé à la sauce aigre douce avec une pointe de spicy. La vue d'en haut est sympa. Mais il fait une chaleur écrasante et là tout de suite, on se verrait plus barboter dans une piscine.

// Douceurs et Voluptés //

Notre guesthouse avait une sorte de grande loggia au dernier étage ; idéal pour nos petits dej ou pour prendre une bière et profiter de l'extérieur.

Un soir, alors que je bouquinai dans la chambre, les garçons ont eu la visite d'une prostitué/ladyboy qui logeait ici aussi et qui s'est prise de passion pour Ben. Kev qui tenait la chandelle et était parfaitement invisible aux yeux de cette demi-femme de petite vertu, a fini par lever le camp pendant que Ben posait mille questions à "sa belle" sur ses opérations chirurgicales. Le pompon a été quand Ben a passé la tête par la porte de la chambre en nous disant "Hé! Elle me kiffe tellement qu'elle me fait tout gratuit!!". Il n'était évidemment pas intéressé et a gentiment décliné l'offre, mais on a bien ri.

Orchid Guesthouse //

On a bien profité du roof top, quoi que sur une rue très bruyante.

30
mars
30
mars
Publié le 14 mai 2018

JOUR 70 //

On renoue avec la nature. Sur la route (en travaux) pour aller à Vang Vieng on a croisé deux camions accidentés complètement renversés sur la route. Impressionnant! Arrivés à Vang Vieng on découvre une petite ville tranquille, assez jeune. Elle est entourée de montagnes. Ça fait du bien!

On the road again...!

On entend parler de descentes dans des rapides en grosses bouées. Ça a l'air rigolo mais on est plutôt parti pour louer des scooters et explorer les environs.

Mis à part un petit raté avec un 1er stop dans un "blue lagoon", dont on a été berné par l'intitulé aguichant et qui n'a de sexy que le nom, le reste était génial. Les données "dimanche + blue lagoon" n'ont eu pour corollaire qu'une horde de Chinois et de locaux en slip, tee-shirt, ceinture et bretelles (les Asiatiques se baignent tout habillé), armés de gilets de sauvetage fluo, barbotant maladroitement dans l'eau (les Asiatiques ne savent pas tous nager) et se mouchant habillement à l'aide d'un doigt en dehors (les Asiatiques n'utilisent pas de mouchoir).

Bref, passé ce petit moment malaisant, nous continuons pour des endroits éminemment plus intéressants, petits villages et paysages à couper le souffle. On va jusqu'au village de Ban Nampoun avant de rentrer au bungalow, bien poussiéreux.

On est bien ici mais on ne reste pas longtemps. Direction Luang Prabang!

Molina Bungalows // City Center Laos Road

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Publié le 15 mai 2018

JOUR 81 // L'ancienne capitale

La route pour y aller est une des plus belles que j'ai prise au Laos, mais une des plus flippantes aussi. Une route sinueuse et étroite avec un chauffeur fou. Petite halte en altitude et j'ai eu froid en pleine journée pour la 1ère fois depuis longtemps.

Ce ne sont pas les virages qui nous empêcheront de faire des parties de cartes endiablées.

Arrivés à Luang Prabang, on se dégote une petite guesthouse au bord de la Nam Khan qui et un bras du Mékong traversé par une passerelle en bambou.

Une fleur parmi les fleurs...

Luang Prabang est une ville vraiment paisible qui semble vivre au rythme de l'eau. C'est une ancienne capitale et l'influence d'un passé français est palpable.

Passerelle reconstruite après chaque saison des pluies et entretenue par la même famille.

Il fait bon vivre. Une rue principale très mignonne est bardée de petits restaurants et cafés. Il y a des temples en pagaille. On a voulu se lever très tôt un matin pour assister au Tak Bat, le défilé matinal des moines. Bon, on a un peu foiré le réveil... Du coup, à 3h près, on l'a raté. On a pris ça avec beaucoup de sagesse bouddhique et on n'a plus jamais réessayé...!

Alors je sais, on ne dirait pas comme ça, mais en fait c'est jamais les mêmes temples. Comme on dit ici: "Same same but different"

Un night market s'installe tous les soirs, une étroite ruelle se pare de stands de bouffe. C'est incroyable! On mange évidemment bien plus que de raison car on a envie de tout goûter. On le regrette. On rentre sur les genoux. Et on recommence le lendemain. :) Dans la catégorie "Surtout, n'apprenons pas de nos erreurs", la palme est attribuée... à nous!

On part visiter une waterfall plutôt nase je dois dire. M'enfin, c'est jamais désagréable d'être tranquille dans la jungle ; mais disons que le terme de "waterfall" était un peu présomptueux au vue de la taille de la flaque d'eau. Bon. Voilà. Je crois que c'est celle de Xiengmouak, mais le doute m'habite... Quoi qu'il en soit, l'outrecuidance de son titre n'a d'égale que la densité de son feuillage. Et c'est pô un p'tit pissou comme ça qui va nous impressionner! Non mais alors!

On escalade mon pussy... Hein??! Ha non!! On escalade le Mont Phousi...! Pfiou... Non parce qu'il s'agirait de me prévenir, c'est un minimum.

On vit doucement ici. Enfin nous trois en particulier. Mais il est bientôt l'heure pour Ben de nous quitter pour aller rejoindre sa douce à Bali. On décide donc de profiter d'une dernière soirée tous ensemble. Mais alors qu'on se fait presque chasser du bar où on venait d'arriver - tout ferme tôt en Asie - un laotien au français parfait et l'air complètement déjanté, Vinh, nous embarque pour faire la fête. Ça ne se refuse pas! On arrive dans le seul bistrot ouvert à cette heure-ci, dont la population est 1/3 laotienne, 1/3 expatriée, 1/3 prostituée. Vinh est un sacré personnage de tous les bords ; musicien, peintre, intellectuel et j'en passe. Il semblait avoir couché avec le tout Luang Prabang. Assez évasif sur ses activités aussi. Bref, de toutes façons, passé une certaine heure et je dirai même une heure certaine, il était bien trop éméché pour nous délivrer des informations dignes de ce nom. Et ça tombait bien car on n'était pas tout à fait en mesure de les recevoir non plus.

"Pohpohpop! Pas plus que le bord...!"

Je me retrouve rapidement coincée à une table de locaux qui ont terriblement peur que je meurs de soif. À peine ai-je allégé mon verre d'une gorgée, qu'ils me le remplissent à ras bord. Le vieux tient absolument à ce que l'on boive tout cul-sec. Mais c'est toi le cul-sec!

"Tavernier, à boire ou je tue l'chien! "

Vinh connaît tout le monde ou plutôt tout le monde connaît Vinh. Du coup on se fait gentiment ramener par des mecs qui nous déposent en scooter gratuitement. C'est vraiment sympa, parce qu'à cette heure-ci, plus un seul taxi. J'ai mon propre chauffeur, Ben et Kev s'en partagent un.

Bref, la soirée est drôle et finit en beauté le séjour de Ben. C'est dur de lui dire au revoir, on formait une belle équipe tous les 3. Tu vas nous manquer Gros chat! On t'aime Papy!

Dès que je suis remise sur pied, on décide quand même de s'éloigner pour 2-3 jours. Kev rêve d'aller voir les éléphants. Moi je suis absolument contre, mais je lui dois bien ça. En route pour Sainyabuli!

(⚠Méfiance maximale de ces "sanctuaires" d'animaux où l'on prend les éléphants pour des chatons. Et vas-y que je me baigne avec eux, et que je les papouille... Mais certains sont éthiques.)

La petite ruelle un peu cachée du marché de nuit!! Il faut se frayer un chemin, piocher des trucs à droite à gauche sur les différents stands et se trouver une petite place sur les tables à disposition.

Pathoum phone Guesthouse // Ban Vatsene (KhemKhan) Soukhaseum Road Luang Prabang.

Salakpeth Guesthouse // sur la rue principale. Nickel, mais plus cher que la moyenne.

Chinttana Guesthouse // Ban Vatsene, Luang Prabang 06000

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Publié le 22 mai 2018

JOUR 91 // Chou blanc les éléphants

On enfourche nos scooters et c'est parti! C'est magnifique. Traverser des petits villages, des rizières, être entourés de montagnes... C'est superbe!

Petit break sur pilotis, au milieu de l'eau. 

Et c'est vraiment des coins où aucun touriste ne s'aventure. Donc en plus on intrigue beaucoup par notre présence.

La nuit tombe vite, les bestioles volantes commencent à devenir pénibles, on a roulé toute la journée et la fatigue se fait sentir. On décide donc de s'arrêter un peu avant la petite ville qu'on visait. 1ère guesthouse trouvée au pif, dans la pampa laotienne. N'importe quoi fera l'affaire! Là, on ne nous suggère pas simplement, mais on nous demande expressément de garer nos scooters... dans la piaule! Bah voui, c'est ben plus simple comme ça!


Le jour d'après, on arrive enfin à la réserve qu'on avait repéré sur la carte. Raté, en fait c'est un truc qu'il fallait booker à l'avance depuis Luang Prabang, qui dure plusieurs jours et qui coûte un bras... En d'autres termes, on a chié dans la colle. Mais comme on n'est pas du genre à se laisser abattre, on se fait un déjeuner sur le lac Nam Tam sur des petits cabanons flottants. On est les seuls clients avec une autre famille qui veut qu'on s'assoit avec elle. Mais on décline gentiment car c'est le genre de locaux qui aiment un peu trop les occidentaux. Ils ne parlent souvent pas un mot d'anglais donc les échanges sont limités et ce qui les intéresse surtout c'est des photos avec toi. Photos pour lesquelles ils n'hésitent pas à renverser la moitié de ton repas et des boissons sur la table ou parterre pour se frayer un chemin jusqu'à toi, t'attraper sans délicatesse aucune et sourire faussement en hurlant à son ami/mari/frère d'en reprendre une 2ème - te faisant perdre l'audition par la même occasion.

 Trop badass avec mon pédalo-canard

On prend la route du retour pour Luang Prabang, mais une fois de plus, la nuit tombe vite. On s'arrête donc à Xieng Ngeun et on se dégote une guesthouse en haut de la colline d'où on surplombe la vallée. La vue est trop chouette!

Migraine pour moi et grosse beuverie laotienne pour Kev qui se fait arroser par les propriétaires, trop contents d'avoir des étrangers dans leur guesthouse.

Tout est enfumé à cause des cultures sur brûli
Un doux mélange de Hollywood et de La Mélodie du Bonheur...

Kankham Hill Guesthouse // , Xieng Ngeun

Le lendemain cette fois on rentre vers Luang Prabang mais on décide de tenter d'aller à la fameuse grosse waterfall de Kuang Si. Et là on croise d'énormes popos sur la route. Comme diraient les mouches de ce si bel ouvrage de grande littérature hautement intellectuelle, De La Petite Taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, : "pas de doute ma chère", c'est un éléphant! Et ça n'a pas loupé. Trois beaux éléphants déambulaient. La force tranquille. Comme en apesanteur... Bon, bah voilà! Les éléphants: check.

En revanche, quelle ne fût pas la claque que l'on s'est prise lorsque qu'on est arrivé sur le site de Kuang Si. Que des échoppes pour les touristes! Ça nous a fait trop peur et on était pressé par le temps. Du coup, on a rebroussé chemin.

Et sur le chemin du retour, on recroise un des trois éléphants. Ça roulait au pas et le combo d'un frein arrière pourri, du pick-up de devant qui pile et des toutes petites oreilles de l'éléphant qui volaient au vent comme une fine dentelle happant mon regard... Et paf! J'ai embouti le pick-up. Rien de mal pour moi. Mais mon scooter déjà bien merdique, s'est retrouvé un peu défoncé... Kev essaye de remettre ça en place et préfère me laisser son scooter par sécurité.

Vingt minutes après, mon portable jaillit de ma poche et se retrouve sur la route. Dans la hâte et voyant un gros pick-up foncer dessus, je tente de le sauver. J'en fais tomber le scooter et ça pète le rétro...!! De là je vois un scooter rouler sur mon téléphone. Noooooon! J'arrive à le sauver. Il est (presque) intacte.

Je suis un peu penaude et je me sens carrément nulle d'avoir réussi l'exploit d'amocher deux scooter en moins de vingt minutes et alors qu'on est déjà en retard pour les rendre au loueur. Je vois déjà la facture s'alourdir. Je repense aux histoires où des touristes se retrouvent à payer des sommes astronomiques pour une petite rayure.

Finalement, le mec ne voit absolument rien!! Il faut dire qu'ils étaient déjà bien nases et bien rayés. Donc je me dis que j'ai vraiment une chance de cocue: je n'ai rien, pas d'hôpital à payer, pas de téléphone à remplacer, pas de double réparation à payer...! Pfiou!!! Mais on prend l'avion demain, pourvu que le loueur ne me tende pas une embuscade à l'aéroport...! Dans le doute on décide quand même d'aller dans une autre guesthouse que celle du contrat de location. Je me suis sentie bien couillonne et surtout que tout s'est très bien passé jusque là en scooter. Bref. Ça m'apprendra. Demain est un autre jour et on s'envole pour le Myanmar.

Le départ est de Luang Prabang le jour de la fête de l'eau. On n'avait pas imaginé que ça serait un tel bazar à cause des festivités nationales. On est resté 20 plombes dans ce taxi ouvert et on a ramassé plein de flotte dans la gueule. Tout était bouché, donc on a du bondir en catastrophe du tacos avec nos backpacks au beau milieu des voitures. Tout était bloqué. On a mis un coup de pression à un tuk-tuk en lui disant d'appuyer à fond sur le champi moyennant la seule petite poignée de biftons qu'il nous restait. Il a trop assuré avec son bidule qui tenait à peine la route! On est arrivé à l'aéroport de justesse. Ils étaient justement entrain d'essayer de prononcer mon noms dans le haut-parleurs. Et ils ont galéré derrière leur micro...! On est monté trempés dans l'avion et on s'est fait fusiller du regard par l'intégralité des passagers qui nous attendaient. Oupsy... Sabaidee everybody...! Mais on l'a fait!!! Accrochez-vous les Birmans, c'est nous que v'là!

Des trois pays d'Asie du Sud-Est que j'ai fait pour l'instant, le Laos vient se placer en première position.

J'ai aimé le calme de cette traversée du Sud au Nord. On a croisé très peu de touristes globalement et on a toujours profité au mieux des environs si beaux et si paisibles.

Si j'ai un seul conseil, c'est d'acheter une moto/un scooter une fois arrivé sur place et de prendre 2-3 mois pour sillonner le pays. Du Nord au Sud ou du Sud au Nord, peu importe, mais rouler.

Faire de la route et en prendre plein les mirettes. Partout. Tout le temps. C'est ça le Laos.

LES LAOTIENS //

Très gentils et accueillants. Pas encore usés par les touristes. RAS.

Mouais. Bon.

LA CONDUITE //

De la Thaïlande, du Cambodge et du Laos, c'est bien ici que les gens roulent le mieux. Ils ont l'air d'avoir davantage la notion de code de la route. Globalement chacun respecte sa voie et est conscient des autres usagers. Donc à aucun moment je n'ai eu peur.

LA CUISINE //

Elle est assez similaire de la Thaïlande et du Cambodge. Mais on a mangé d'excellents bouillons, très légers.

Guess who's back?? C'est le grand retour... du STICKY RICE!!! Happy Momo!! J'en ai englouti des quantités pharaoniques, on peut le dire. J'ai rarement raté une occasion d'en manger. Yummy! Yummy! #amour #passion #happymomo #StickyRiceForEver

Un peu je-m’en-foutiste en Asie: aucun problème d'écrire des trucs justes puis d'autres qui n'ont aucun sens. "Sticky vice, grr!"

Aucun doute que si j'ai tant aimé cette aventure laotienne, c'est en immense partie grâce à mes deux compères avec qui ça a été que du bonheur de faire la route. On était trois voyageurs sur la même longueur d'onde. Ils étaient simples et de bonne composition. On s'est marré comme des baleines et c'était un pur régal. Bisous les copains et merci pour tout! 😘