Kitami et Kushiro

Au programme : parcs nationaux, lacs, volcans, mer/océan, couchers de soleil, animaux sauvages, fleurs et même de la danse !
Octobre 2019
2 semaines
Dernière étape postée il y a 4 jours
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Publié le 11 novembre 2019

Kitami, ville des chrysanthèmes, des barbecues (Yakiniku), des oignons rôtis et du curling, sera notre porte d'entrée pour les parcs nationaux de Shiretoko et d'Akan.

La veille, on a fait le trajet en bus entre Asahikawa et Kitami, pour une fois de jour ! On a pu profiter de beaux paysages montagneux et voir des cerfs. Le bus est même passé par Sounkyo, notre destination de la veille pour ceux qui suivent.

La chambre de notre hôtel, en plein centre de Kitami, est un peu petite. Léa doit ouvrir le tiroir du petit bureau pour y poser sa tablette et travailler.

La fenêtre donne sur l'arrière d'un restaurant, avec moins de 2 mètres d'espace. Une soufflerie fait un bruit de respiration à la Dark Vador toute la nuit, car oui, en plus, la chambre est mal insonorisée.

 Notre palace pour la semaine

Le petit-déjeuner est sympa par contre, et à la japonaise :

  • en chaud : riz / soupe miso / curry de légumes
  • en froid : diverses salades / condiments / poissons / omelettes / boulettes de viande / œuf cru ou mi-cru / pain de mie et pain au lait
  • boissons : café / thé / faux jus d'orange ou de poire
Buffet froid et nos premiers petits déjeuner avec oeuf surprise, sera-t'il cru ou légèrement cuit ? A ce stade on ne sait pas ! 

Après un bon petit-déjeuner (hum plus jamais de curry le matin !), on découvre un peu Kitami. Certaines rues dans le centre sont couvertes (pratique si il pleut dans la semaine), il y a pas mal de restaurants mais on a vite fait le tour. On se rend alors à un parc que j'avais seulement repéré sur une carte, sans savoir à quoi s'attendre. Une partie du chemin pour s'y rendre est au bord d'une route pas très piéton-friendly et qui longe un nombre étonnant de motels un peu bizarres.

Une fois arrivés devant le parc on hésite car ça à l'air d'être plutôt pour les voitures mais le monsieur de l'accueil nous encourage à y aller, alors c'est parti pour un tour du Paradise Flower.

Paradise Flower 

C'était un endroit très particulier, on n'y était sûrement pas à la bonne saison (plus de fleurs à part quelques roses).

Quelques roses tardives et la roseraie, de loin, plutôt tristounette à cette période de l'année 

Mais au final, on a vu de belles couleurs d'automne, de beaux panoramas et absolument personne.

Le parc offre de beaux points de vue 
 Est-ce que j'ai déjà dit que j'adore les momiji quand ils deviennent tout rouges ? C'est pour eux qu'on est revenu en automne !

Le soir, on a mangé dans un Izakaya (c'est un peu notre équivalent du bistrot). On nous a placé dans un petit box se fermant avec un panneau en bois. Pas plus mal, on a pu se couper de la grosse table d'à côté, très bruyante et très fumeuse (malheureusement les restaurants ne sont pas toujours non fumeurs ici !).

Totemo oïshikata desu ! (C'était très délicieux !)
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Publié le 17 novembre 2019

Pour l'excursion d'aujourd'hui, on loue une voiture. On commence à être rodés et on y prend goût. À peine sortis de la ville, on voit une voiture défoncée devant un grand cerf mort au milieu de la route. Ça calme.

Shiretoko, qui veut dire en Aïnou "là où finit la terre" (un peu comme le Finistère), est une péninsule à l'extrémité Est d'Hokkaido, très sauvage et préservée (classé à l'UNESCO) avec l'une des plus fortes concentrations d'ours bruns au monde.

Arrivés à la ville d'Utoro, centre touristique de Shiretoko, on se renseigne pour les croisières le long de la péninsule. L'une d'elles permet d'observer les ours depuis la mer car ils ont pour habitude d'y pêcher du poisson. On peut également voir une faune terrestre et maritime très variée, de belles falaises et des cascades se jetant directement dans la mer. Faut imaginer une chaîne de montage qui s'étend sur la mer, donc à voir depuis un bateau, sur le papier, c'était vendeur ! Hélas, on nous dit qu'avec la mer agitée, toutes les croisières du matin ont été annulées, et que la dernière, à 14h, le sera très certainement aussi. On savait qu'on n'allait pas pouvoir tout faire, notre planning à la base était serré. Du coup ça a au moins l'avantage de l'alléger.

On monte sur un gros caillou par un escalier bien violent. On a vu d'un côté sur la mer, de l'autre sur les montages.

A Trouver : le caillou qui s'appelle "Godzilla Rock" 

On aperçoit le bateau qu'on devait prendre. La mer (d'Okhotsk) a pourtant l'air calme, tant pis.

Premier aperçu de Shiretoko 

On va ensuite vers la cascade de Furepe. Toute la zone est protégée (des ours) par des barrières électrifiées, du parking, au centre d'information et tout autour des chemins de randonnée.

Le panneau dit qu'aucun ours n'a été aperçu ce mois-ci, je garde quand même un œil sur Léa 

La petite balade est sympa, on ne voit pas trop la cascade mais la vue autour est super !

Furepe trail 

Avec la croisière, la 2ème activité phare à Shiretoko est la balade des 5 lacs (qui s'appellent respectivement Ichimizumi, Nimizumi, Sanmizumi, Shimizumi et Gomizumi se traduisant par lac un, lac deux, lac trois...)

Deux balades possibles :

Une petite sur un chemin en bois surélevé et protégé des ours pour voir le premier lac.

Et une deuxième, plus longue qui fait le tour des 5 lacs. Sauf que pour celle-là, entre le 1er août et le 20 octobre, on doit regarder une vidéo de 10min pour nous parler de sécurité, c'est-à-dire que faire si on rencontre un ours (la réponse n'est pas de courir autour de lui en hurlant, tout en lui lançant de la nourriture, ce qu'on prévoyait de faire en cas de panique). Avant le 1er août, en plus de la vidéo, on doit obligatoirement être accompagné d'un guide.

Le chemin en bois est électrifié et surélevé de 2 à 3 mètres.

On se rassure, si dans deux jours, ils ne prennent plus la peine de montrer la vidéo, il ne doit plus y avoir beaucoup d'ours dans le coin en ce moment. Dans les photos en dessous, vous pouvez voir les feuilles où ils notent les jours où des ours ont été vus.

Par exemple, sur la première, pour le mois d'octobre, on voit qu'il y a eu des ours, les 3 derniers jours... Celle remplie de mignonnes têtes d'ours c'est juillet. Ensuite vous pouvez lire la triste histoire de l'ours Sausage, placardée dans toutes les toilettes du parc. Partout, partout, on nous dit de ne surtout pas nourrir les ours.

Pauvre Saucisse... 

Et finalement, cette fameuse 2ème balade était fermée pour rénovation, super...

C'est parti pour le chemin safe alors!

Vu le paysage, on regrette de ne pas faire tout le tour  

Tout à gauche c'est le mont Io, tout à droite le mont Rausu, point culminant de Shiretoko.

À partir de là, on n'a plus vraiment de programme, on va improviser. En sortant du parking, Léa me dit qu'elle veut voir "un cerf, une biche, un renard et un ours (de très loin)". Ça tombe bien au bout de 5min, on croise au bord de la route un cerf, puis juste après une biche.

Au col de Rausu, on aperçoit (en plus du mont Rausu) l'une des l'îles de l'archipel des Kouriles (détenue par la Russie depuis 1945 mais contestée par le Japon).

Rausu Pass 

On bascule de l'autre côté des montagnes en direction de la ville Rausu. On repère un chemin menant vers un lac. On jette un coup d'œil mais on est vite refroidi par un panneau qui conseille d'utiliser des bottes (zone marécageuse) et d'avoir du matériel anti-ours (la fameuse clochette et du spray au poivre).

Bon ben en fait non alors 

À nouveau dans la voiture, arrive le grand moment de la journée : un renard assis au milieu de la route. Alors non, voir des voitures lui foncer dessus ne le stresse pas du tout, il reste peinard sur la route à se gratter derrière les oreilles, à bailler et à faire sa toilette. On s'arrête, la voiture venant d'en face aussi, car bon on ne veut pas l'écraser et surtout parce qu'il est trop mignooonnn ! On a le droit à un vrai show. Il vient nous voir, nous tourne autour. La conductrice d'en face sort de sa voiture pour le prendre en photo (alors que ça pouvait être un coup monté du renard et d'une bande d'ours prêts à dévorer tous ces touristes inconscients en quête de photo de bestioles mignonnes ! )

Trop chou ! Hey mais attends il nous a tiré la langue là ! 

Après 5min à le prendre en photo et en vidéo, on se dit qu'il est temps de repartir. Il nous regarde nous en aller, toujours maître du milieu de la route.

Peu de temps après, on croise un troupeau de biches qui broutent au bord de la route. Elles non plus ne sont pas stressées par notre approche; des touristes elles en ont vu d'autres.

On s'arrête à un geyser (qu'on attend pendant 10min, téléphones prêts à l'immortaliser à l'instant où il jaillirait du sol).

Notre premier geyser ! 

Et on effectue un dernier stop à un observatoire à Rausu.

Allez, dernière chance de voir un ours, peeeeetit petit petit 

Sur le chemin du retour, je suis un peu tiraillé entre rouler à une bonne allure (le timing est serré pour rendre la voiture) ou doucement vu la densité de la faune locale (3 autres renards ont traversé devant nous).

On rend la voiture juste à temps et on mange dans un Yakiniku (barbecue japonais). Pas de carte en anglais ni de photo, mais heureusement une des serveuse parle très bien anglais. On la laisse plus ou moins choisir notre menu.

Trop bonne la sauce !! 

On avait tellement faim et c'était si délicieux qu'on a pas eu le temps de prendre une photo de pendant la cuisson.

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Publié le 19 novembre 2019


Aaaah !!! Je viens de découvrir que myAtlas a augmenté le nombre de photos max par mosaïque, attention craquage complet !!!! (allez vous chercher un café, un thé, un chocolat, une bière ou une coupette de champagne pendant que les photos chargent...)


Le 19 octobre (la veille) était très pluvieux, on n'est sortis que pour manger dans la brasserie Ohotsuku beer factory avec au menu bœuf en sauce, encore un délicieux oignon rôti et une pizza. Et, qui dit brasserie, dit bière !

Faut pas se laisser abattre !

Aujourd'hui, en cette belle journée ensoleillée, on a prévu de faire le tour de la ville.

 Welcome to Kitami ! La ville du curling !

On débute par le 67ème festival des chrysanthèmes de Kitami :

Je vous avais prévenu pour les mosaïques (en plus Léa ne va pas me modérer cette fois, elle vous laisse apprécier mon engouement) 

On s'imaginait un tout petit truc, mais, après avoir traversé un hall d’exposition, on tombe par hasard sur une esplanade avec des kiosques de nourriture et beaucoup, mais alors vraiment beaucoup, de courges et citrouilles !

Cucurbitacées Fest 

Puis on découvre la suite de l’exposition de chrysanthème dans plusieurs chapiteaux. Il y en a pour tous les goûts : costumes traditionnels, jeux olympiques et même un célèbre détective...

Chrysanthèmes en folie 

On a mangé des Imagawayaki trop trop trop (trop) bons. Sorte de pancake épais, l'un fourré à l'anko = pâte d'azuki = petit haricot rouge japonais et l'autre à la crème pâtissière (absolument délicieuse). Fallait juste pas être pressé, le petit vieux travaillait à son rythme.

Bonheur absolu 

On enchaîne avec le parc Notsukeushi et ses superbes érables :

J'ai arrêté de les prendre en photo uniquement parce que j'avais mal aux bras à force de les avoir en l'air. 

On passe devant plusieurs temples dont celui-ci avec un très joli jardin :

Malheureusement on n’a aucune idée de son nom, il est juste à côté du parc Notsukeushi 

Là aussi on s'est fait plaisir à le prendre en photo dans tous les sens.

Vraiment très sympa ces statues avec leurs petits moulins à vent colorés 

Quelques photos des autres temples :

 On ne connaît pas le nom de ceux-là non plus !

En rentrant, on se prend un petit assortiment de ravissants et mystérieux biscuits dans une pâtisserie japonaise. Pour le diner, on opte pour un des restaurants d'un centre commercial. Ils ont l'avantage d'avoir les plats exposés en vitrines (pratique dans un pays où il y a rarement un menu devant les restaurants) et des menus en anglais ! Oui, certains jours on aime avoir le luxe de savoir à peu près ce qu'on va manger. L'inconvénient c'est qu'à 18h30, ils commencent à fermer, on est entrés dans le seul encore ouvert. Pour Léa, plein de petits plats surprises (il faut croire que je suis le seul à aimer savoir ce que je vais manger…) et pour moi katsu-don et udon. Très bon, sauf l'infusion à la pelouse offerte à la fin du repas...

Qu'est ce que c'est que ce machin vert ?
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Publié le 23 novembre 2019


Nouvelle excursion, nouvelle voiture. Cette fois on a le droit à une voiture cube rouge (Léa est ravie d'essayer une voiture au look 100% japonais).

Programme du jour : les lacs Kussharo et Mashu, le volcan Io et se baigner dans un onsen mixte (une des activités de la to do list de Léa, ils sont assez rares mais, heureusement pour nous, on en trouve quelques-uns à Hokkaido, parfois même gratuits et souvent en plein air).

Mais c'est quoi un onsen ?

Le onsen est un bain thermal japonais. Il s'agit de bains chauds, généralement communs, intérieurs ou extérieurs, dont l'eau est issue de sources volcaniques parfois réputées pour leurs propriétés thérapeutiques. La nudité y est de rigueur.


(merci Wikipedia)


On débute la journée par le belvédère du col de Bihoro offrant une belle vue sur le lac Kussharo, le plus grand lac de cratère du Japon !

Lac Kussharo depuis le Bihoro Pass Viewpoint


On fait ensuite le tour de la presqu'île Wakoto où se trouvent deux onsens répondant à nos critères (mixte, plein air avec une chouette vue, maillot de bain autorisés, si possible gratuit) auquel on ira jeter un coup d'œil après la balade.

Le chemin boisé est très agréable (presque pas de dénivelé, juste quelques marches, ça change !). Il manque juste quelques points de vue dégagés à travers les arbres.

Balade de la presqu'île de Wakoto 

On commerce à apercevoir de beaux reflets turquoises au milieu du feuillage automnal. Le chemin va-t-il nous mener sur une plage paradisiaque ?

On en prend plein les cônes rétiniens ! 

On sent qu'on se rapproche de quelque chose, littéralement, ça sent de plus en plus... l'oeuf.

Les coupables : deux bouches sulfureuses ! Si on oublie l'odeur et l'eau acide, on aurait presque envie de se baigner. Ou pas.

Nous qui voulions une vue dégagée, parfait, surtout avec le nez bouché ! 

La nature est vraiment magnifique, c'est dur de ne pas s'arrêter toutes les 2 secondes pour la prendre en photo.

Encore et toujours les belles couleurs de l'automne   

La promenade se termine et on arrive au premier onsen, à l'intérieur d'une petite cabane. Il y fait chaud comme dans un sauna et l'eau est brûlante.

Pour la beauté du sport, Léa a sacrifié 4 de ses orteils en les trempant une demi-seconde. Ce onsen est trop chaud ! 

On va voir le deuxième onsen pour retenter notre chance. Il est en extérieur, avec vue sur le lac mais aussi sur le camping, le parking, les randonneurs... À mon tour d'y tremper un orteil. Hum encore trop chaud mais ça s'améliore. Au suivant !

Trop chaud et pas assez intime  

Le troisième est le bon (comme pour Boucle d'or) ! Belle vue sur le lac, bonne température. Parfait, en tenue !

Kotan Onsen 

Le lac est très apprécié par les cygnes chanteurs qui migreront plus tard vers le sud, avant que le lac gêle entièrement. En attendant, ils profitent comme nous des eaux chaudes (et me matent pendant que je me change...).

On peut supprimer un truc de notre To do list! 

On est curieux alors on est allés voir à quoi ressemblait le 4ème et dernier onsen.

L'accès passe par une route non goudronnée, on croise une carcasse de bus et on passe devant des maisons qui n'ont pas l'air très fréquentées. Ambiance camp de vacances abandonné mis à part, il avait l'air plutôt pas mal, grand avec une chouette vue (sur le lac).

Deux ambiances bien différentes  

Notre tour du lac Kussharo continue avec la plage Sunayu où l'on peut se creuser un petit bain de pieds chaud perso dans le sable.

Sunayu Beach et le monstre du lac 

Puis nous nous éloignons pour faire une petite marche vers le Mont Io.

La balade est sympa et tranquille. Elle serpente (alors qu'elle pourrait parfaitement aller tout droit, ils ont fait le choix de nous balader gentiment sur un terrain plat et dégagé) en direction du mont Io.

La forêt de bouleaux laisse place aux pins nains de Sibérie.

On aime beaucoup ce genre de balade où la végétation et/ou le cadre change totalement au fil du chemin. Mais on se passerait de l'odeur d'œuf pourri qui s'intensifie plus on se rapproche.

Mont Io 

Comme on trouve que ça ne sent pas encore assez mauvais, on va carrément au pied du volcan pour admirer ses fumerolles de plus près. Il y en a plein, c'est assez impressionnant !

Il y a des trous d'où sort de l'eau bouillante, certains du côté accessible de la barrière, faut faire attention où on met les pieds.

Fumeroles du mont Io 

Dans la boutique souvenir à côté on peut bien sûr acheter... des œufs durs ! À écaler avec une technique bien particulière que je vous laisse découvrir en photo ci-dessous !

On a pas testé !  

Avant de rentrer, nous allons jeter un œil au lac Mashu. C'est un lac de cratère renommé pour la transparence de son eau. On ne peut pas vraiment le constater depuis notre point de vue mais il est très beau !

La lac Mashu est surnommé le lac mystérieux dû au brouillard presque omniprésent qui le recouvre... mais pas aujourd'hui 

On rend la voiture après cette belle et grosse journée, à une agence située à 45min à pied de notre hôtel (alors que jusqu'ici on n'avait pas eu de problème pour réserver une voiture à la dernière minute, toutes les agences plus près était en rupture pour ce jour-là).

Pendant que Léa est au petit coin, la loueuse tente de communiquer avec moi mais elle ne parle pas du tout anglais. Elle se lance alors dans un numéro de mime (elle y a mis plein d'énergie, c'était rigolo et bien réalisé) pour nous dire qu'elle va nous ramener en voiture à notre hôtel ! Elle était vraiment adorable.

Voilà pourquoi on aime tant le Japon !!

Nous finissons la journée dans un autre restaurant du centre commercial où nous avons dîné hier (parce que, grâce à la gentille employée de Toyota Rent, on a le temps d'y aller avant que ça ferme). Cette fois c'est chinois ! Léa a testé le "mapo tofu" (littéralement le "tofu épicé de grand-mère"), du tofu un peu épicé avec du bœuf haché. C'était très bon, on a adopté !

Copieux et délicieux !  
23
oct
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Publié le 1er décembre 2019

Hier nous avons fait (en environ 3h de bus) le trajet de Kitami à Kushiro, l’avant-dernière étape de notre séjour à Hokkaido.

Aujourd’hui ça fait un mois qu’on est partis (on ne l’a pas vu passer) et le programme est chargé : balades autour du lac Akan puis marche nocturne Kamuy Lumina et spectacle de danse aïnou Lost Kamuy pour clôturer la journée.

Encore un lieu dont on ne connaît pas le nom 

Les Aïnous sont une population aborigène vivant dans le Nord du Japon et à l’extrême Est de la Russie. Premiers habitants d'Hokkaido puis colonisés par les Japonais, ils ne sont plus très nombreux aujourd'hui. C'est à Akan qu'on trouve leur plus grande communauté (entre 100 et 200 personnes suivant les sources).


Un Kamuy est un esprit ou un dieu dans la mythologie aïnou.

Nous commençons par une petite balade dans la forêt au bord du lac Akan.

Akan par la forêt  

En nous rapprochant du lac, nous découvrons des volcans de boue, bokke en japonais.

Bokke 
Vue du lac Akan 

Nous continuons notre balade au bord du lac, vers la « ville ».

Encore un bien beau lac 

En chemin nous croisons un chasseur de canards peureux, quelques momijis flamboyant et un bain de pied...

Rencontres variées  

Puis nous faisons un petit tour de la ville au bord du lac (enfin, des infrastructures touristiques, hôtels de luxe, restaurants, boutiques de souvenirs à gogo).

Toujours plus de lac et de momijis 
Jardin aïnou « Iyomap »  

Après avoir traversé un jardin aïnou nous entrons par hasard dans un hôtel gigantesque. On y fait qu'un petit tour pendant lequel on décore une courge d'Halloween. On en profite également pour acheter nos billets pour les spectacles de la soirée.

Pause décoration de citrouille 
Exposition aïnou à l’hôtel Tsuruga Wings  


Ceux qui nous suivent sur Instagram (pour les autres il n'est pas trop tard) savent tout sur les tampons qu'on trouve partout au Japon et que Léa collectionne. La chasse au tampon a même été certains jours, notre objectif n°1.

Pas besoin donc de vous faire un dessin de sa tête devant ces innombrables et magnifiques tampons aïnous !!



Nous visitons également le Kotan (village) aïnou.

Kotan aïnou 

Le tour de la ville continue avec un onsen pour main, une boutique très décorée (la spécialité ici est la sculpture sur bois) et un temple avec un petit chemin de torii.

Je ne vous ai pas encore parlé de la star du lac Akan : le marimo !!

Décliné sur tous les supports et à toutes les sauces, on retrouve des représentations de ces algues sphériques absolument partout dans la région et plus particulièrement ici, au bord du lac Akan.

Je vous conseille de lire cette BD de Joranne dédiée aux marimos, très bien faite et très intéressante, pour tout apprendre sur cette algue et leur étrange mascotte.

Marimos à gogo . On a même pu en toucher une vraie !

L’après-midi, nous nous rendons au lac Onnetoh pour lequel Léa a eu un vrai coup de cœur, avec ses eaux calmes qui reflètent les montagnes environnantes.

Lac Onnetoh 

On se lance dans une balade pour atteindre un belvédère au dessus du lac. On grimpe, on prend des risques dans des chemins fréquentés par des ours et des arbres qui tombent et à la fin : pas de vue sur le lac ! Dommage, plus qu'à redescendre en faisant bien attention aux chutes de troncs !

Mais où est le lac ? 
 C’est de la route qu’on le voit le mieux !
Il est magnifique ou il est pas magnifique ? 

Nous revenons vers le lac Akan pour nos activités de la soirée. En attendant que la nuit tombe, nous nous installons au chaud sur un canapé du Tsuruga Hôtel.

Un vrai parc d’attraction avec super déco, stand de patates chaudes à volonté pour les guests et salle de jeux.

Nous dînons dans un petit resto trouvé par hasard,à côté d’une grosse caisse de poissons morts… Heureusement, ça ne sentait pas trop finalement et notre dîner est très bon ! Notre serveuse, qui a réalisé cette mignonne petite maquette du restaurant (2ème photo ci-dessous), est très gentille et nous offre une petite portion de dessert !

Un bon dîner avec, en fond sonore, un reportage sur l'écologie et le recyclage... en France ! 

Notre soirée commence avec Kamuy Lumina, une promenade au bord du lac (exactement là où on s’est baladés ce matin ! On avait repéré aucune installation) de nuit avec son et lumière.

On nous fournit un bâton magique qui fait de la lumière, diffuse de la musique et avec lequel on est censés battre le rythme pour aider les personnages de l'histoire.

On ne comprend pas grand chose à ce qui se passe mais il y a de très beaux tableaux.

Kamuy Lumina 

Pour finir cette belle journée, nous nous rendons au théâtre Aïnou pour le spectacle de danse traditionnelle Lost Kamuy. Sur le chemin, on repasse devant le jardin Iyomap illuminé de toutes les couleurs.

Ah, c'est mieux quand il n'y a plus de voitures garées au milieu du village 

Le spectacle de danse est très chouette mais tellement court ! Quatre tableaux et les danseurs sont déjà tous sur scène pour le final… avec nous ! Les artistes viennent chercher une partie du public pour danser en rond et nous faisons partie des heureux élus. Pour finir, ils proposent à ceux qui veulent un souvenir d’être pris en photo avec eux, c’est sympa !

Lost Kamuy 

Sur le chemin du retour on repère une trentaine de daims en 30min et deux renards, une véritable haie d'honneur ! Il faut vraiment être prudent quand on roule dans le coin !

24
oct

Nouvelle journée, nouveau parc national : le Kushiro Shitsugen. Cette vaste zone marécageuse (autrefois la mer pendant la dernière ère glaciaire) est l'un des habitat privilégié des grues du Japon, un des symboles du pays et une espèce menacée.


Nous commençons notre tour de Kushiro Shitsugen par le Kushiro Marsh Observatory (ancien fort occidental) où nous faisons une agréable promenade sur un chemin de bois (plein d'escaliers biscornus) qui offre une belle vue en hauteur sur le parc.

Belle vue mais pas de grue à l'horizon 

On se promène ensuite dans le marécage même sur le chemin en bois d’Onnenai.

Pas de grue ici non plus. On a longuement regardé un truc blanc, au loin, en espérant qu'il bouge. Soit c'était une grue très contrariante, soit un arbre...

Le carex et le roseau, ne poussant pas ensemble au même endroit, se disputent le territoire du marécage

Et les voilà, posées au beau milieu d'un champ, très loin et là où ce n'est pas du tout pratique de s'arrêter en voiture. Les coquines... Les renards sont bien plus sympas, ils viennent nous voir au bord de la route, eux.

Grues contrariantes et renard amical 

On va tenter notre chance plus loin, à un sanctuaire pour grues où on peut souvent en observer. Pas de bol pour nous, elles ne sont pas au rendez-vous.

On continue notre tour du marais de 268 km² bordé de collines et donc d'une multitude de points de vue.

Ça a l'air sympa mais on souffre avec toutes ces montés et ces marches ! 

On fait plusieurs petits balades autour de la rivière Kushiro et du lac Toro. On est à chaque fois accompagné de biches ou de cerfs. Et les rares fois où on n'en voit pas, on les entend : on dirait un concours de celui qui imite le mieux une porte qui grince.

Première photo : piste au milieu du marais (on croise parfois des routes non goudronnées dans les zones les plus reculées au Japon).

On passe devant une hutte Ainou et une ancienne poste

Des cerfs sont cachés sur l'une des photos ci-dessous :

Rivière Kushiro

Pour finir la journée en beauté, nous nous rendons au « Grand observatoire » Hosooka pour regarder le soleil se coucher sur le parc national Kushiro-Shitsugen.

Couché de soleil au point de vue Hosooka  

Sur le chemin du retour, on voit cet affichage. Ça aurait été dommage de le voir avant de rester pendant 30min dans cette forêt à regarder le soleil se coucher, on aurait beaucoup moins profité du spectacle.