Carnet de voyage

Mon pèlerinage en Jamaïque

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Dernière étape postée il y a 1686 jours
Par Missyl
Le 29 janvier 1996, sur la plage, je pleurais de quitter Negril à 3 jours du festival "Bob Marley Birthday". Un vieux rasta m'a dit "Don't worry sister, you'll come back". 21 ans plus tard, I AM BACK.
Janvier 2017
18 jours
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Bon pour l'année, je me suis un peu plantée. La ganga devait vraiment être très bonne, car j'ai toujours cru que mon ex et moi s'étions envolés pour l'île de Bob Marley en janvier 1997. Perdu, c'était en 1996 ! Bon pour l'année, mon pèlerinage est un peu bancal mais... pour la date, je suis plutôt pas mal, car je décolle le jour-même où j'ai quitté l'île, il y a 21 ans : le 29 janvier. Et cette fois-ci, je ne raterai pas le festival "Bob Marley Birthday Bash" qui commence le 3 février à Negril. J'ai retrouvé quelques photos de mon voyage de l'époque (j'espère que mon ex ne m'en voudra pas de divulguer son superbe cul) :

Les quelques photos de mon voyage en janvier 1996, enfin celles que j'ai pu retrouver.  
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J'ai choppé un vol pas trop cher (- de 500€) avec la compagnie américaine Delta via Atlanta. Je l'ai trouvé sur Skyscanner et j'ai ensuite fait ma réservation sur le site officiel de la compagnie. Je pars de Marseille pour Paris CDG, le dimanche 29 janvier à 15h20. J'ai choppé mon vol sur le site officiel d'Air France. Après avoir vérifié qu'ils étaient les moins chers sur Skyscanner. 90€, l'aller/retour, avec un retour modifiable (70€ de frais, on sait jamais).

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Du 29 au 30 janvier, je dors au CitizenM Charles de Gaulle, choppé avec 10% de réduction aussi sur Hotels.com en vente flash. Attention pour accéder à ces tarifs, vous devez absolument cliquer sur le lien de mais que Hotels.com vous aura envoyé, sinon la réduc ne fonctionne pas; Tarif pour une nuit 78,67€ petit-déjeuner compris.

Une arrivée la veille pour être en forme, au check-in dès 09h40 le lendemain à Paris/Roissy Charles-de Gaulle, pour un premier vol pour Atlanta (USA). J'arrive à Atlanta le 30 janvier à 14h35 heure locale (paye ton jetlag !). Je repars d'Atlanta à 18h25 pour arriver (sur les rotules), à Montego Bay, à 21h23. J'ai demandé un transfert de l'aéroport à l'hôtel via messenger et la page facebook du Jamaican Tamboo Resort. Négocié par messages privés, et facturé 80USD (70€) pour 130 Km à 22H40. J'ai de la chance le US dollar est légèrement moins fort que l'Euro : 100€ pour 107$ (MAJ le 21 janvier).

 Plan de vols
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Pour l'hôtel, j'ai décidé de rester à Negril les 8 premiers jours de mon voyage. Le festival "Bob Marley Birthday Bash" se déroule du 3 au 6 février. Je déciderai plus tard où je passerai ma deuxième semaine. Je résiderai au "Jamaican Tamboo resort" à Negril, trouvé sur hotels.com (un soir où j'avais 10% de remise exceptionnelle).

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La plage du Jamaican Tamboo aujourd'hui.
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738 euros pour 9 nuits au Jamaican Tamboo, un 3* sur la plage avec petits déjeuners. Je n'ai pas eu trop de choix, beaucoup d'hôtels étaient complets, festival oblige. Les avis sur Tripadvisor sont mitigés mais ceux sur Google et Facebook, nettement meilleurs. Ce qui est en général, le cas.

Mais le hasard a fait que je résiderai à l'hôtel juste à côté de celui où j'ai séjourné, il y 21 ans : Le Golden Sunset Villas. Dont voici deux photos, une d'aujourd'hui, et une, à droite, que j'ai prise en 1996 devant la réception.


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A gauche, une photo du Golden aujourd'hui. A droite, une photo de 1996 devant la réception. Un perroquet vit 100 ans...
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A gauche, la plage du Jamaica Tamboo en 1996. A droite, la même plage aujourd'hui (photo compte Instagram @jamaicatambooresort) 

J'irai voir si les perroquets sont toujours là. Cette espèce vit plus longtemps que l'Homme. Alors, si Jah le veut !

A suivre...

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En 1996, l'Internet en France vivait ses prémisses. La toile, c'était, en tout et pour tout, une centaine de sites officiels de grands groupes industriels, des voyagistes précurseurs, et, quelques "tchats" avant-gadistes, comme Netmeeting et Icp (souvenez-vous, la petite fleur). Bref, en janvier 1996, je ne pouvais savoir qu'en quittant Negril le 29 janvier, j'allais raté un événement où tous les fans de reggae et de Bob Marley rêvent d'aller, LE FESTIVAL A NE PAS MANQUER chaque première semaine de février à Negril : Le Bob Marley Birthday Bash. Du 3 au 6 février 2017, à Negril, ce sera la 25ème édition et "I'll be there". Voici un lien Youtube d'une vidéo de l'édition 2015 :

L'aftermovie de l'édition 2015 

Voici ce qu'en dit le site visitjamaica.com : "This annual event gives you a taste of authentic Jamaican culture through music, food and creative art expression. The Bob Marley Birthday Bash in Negril, Jamaica features popular international reggae artistes performing live in honour of one of the island's music legends."

Bref, le "must be" de la Reggae planet !

Bob Marley 71ST Birthday Bash Redemption live 

Ah ! ça, je peux vous en parler de la popularité de ce festival, car j'en ai entendu parler pendant les 20 jours de mon premier voyage en 1996, surtout les 12 derniers jours, que nous avons passés à Negril. Et à chaque fois qu'on me disait : 'It's cool my friend, you gonna go to Bob Marley festival !", je prenais ma mine de chienne battue pour répéter que je partais quelques jours avant, que je ne savais pas, et, que j'avais juste envie de m'ouvrir les veines si je n'avais pas l'espoir de... revenir un jour.

Ce jour, c'est dans 15 jours. Et comme disent mes amis italiens, "Non vedo l'oro !"

L'affiche officielle de la 25ème édition du "Bob Marley Birthday Bash" festival. Du 3 au 6 février 2017, Negril, Jamaïque.
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Publié le 29 janvier 2017

Décalage pour Paris imminent.

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Publié le 2 février 2017

Negril n'a pas changé. A part cet immense Burger King qui défigure l'entrée de la ville. Arrivée avant hier soir j'ai déjà l'impression que j'ai vécu mille trucs. La plage de seven miles est toujours aussi splendide. Ce sable, cette mer qui toute la journée vous donne 500 degrés de bleus, c'est juste le paradis. Mon hôtel le tamboo est parfait. Un peu roots par rapport à mes voisins plus "resort", pas trop de monde, du personnel gentil : à part le Wi-Fi et la chasse deau que jai lamentablement cassé, tout est parfait.

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Cette vieille tolérance religieuse et "culturelle" ne tenait plus la route. Car il faut savoir que jusqu'en 2014 la législation sur le cannabis était au moins aussi répressive qu'en France. A part qu'il foutait la paix aux communités rasta qui en profitaient pour alimenter les touristes sous le manteau. Il y a 21 ans on nous demandait d'être discrets et de faire très attention lors des achats car le malheureux Jamaicain risquait très gros si un policier voyait la transaction. Aujourd'hui tout a changé. Le transport de ganga est dépénalisé. Tout le monde a le droit de transporter 5 onces. Tous les Jamaicains ont également le droit de planter 6 pieds de cannabis chez eux. La vente est autorisée et gérée par l'état dans les pharmacies pour les traitements médicaux. Pour le récréatif c'est comme avant, on en achète partout. Mais avouez que fumer son pétard au bar, à la plage, au restaurant et parfois meme devant des policiers qui vous sourient, c'est juste fantastique.

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Publié le 3 février 2017

MARSHALL : LE RASTA GENTLEMAN.

La drague est le sport national ici. Avec plus ou moins de tact leur approche est sans équivoque : comme au vélodrome, ils vont droit au but. Tous sauf Marshall. Ce rasta gentleman de 43 ans m'a fait la cour à l'ancienne. "Old school baby" comme il dit. Grâce à lui depuis 2 jours, je découvre le peuple Jamaicain sans le filtre touristique. Grâce à lui la ganga et la vie sont bien moins chères et les mauvais dragueurs tracent leur chemin. Suis au top.

RED BULL : LE CHIEN CÂLIN

Parmi tous les toutous qui sont venus me gratter un gâté, Red Bull est celui qui n'a plus voulu me quitter ensuite. Il me suis partout. Très bien éduqué, il ne rentre ni dans les magasins ni dans les bars, il m'attend sagement à l'entrée. Je kiffe ce chien qui agit avec moi comme si j'étais sa maîtresse depuis toujours. Un bon dragueur lui aussi.


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Publié le 3 février 2017

Cette ville qui est accrochée à une falaise commence par une plage de sable longue de 7 miles. C'est d'ailleurs son nom : seven miles beach. Elle vit 24h/24 au rythme du reggae des bars et des sound systems. Chaque concert est une révélation. Car ici on rigole avec tout sauf avec la musique. C'est du sérieux.

Entre le centre ville et la plage la Negril river est le quartier des pêcheurs et des noctambules locaux. On y boit, fume, mange et rigole toute la nuit. Mais je dois avouer qu'aucun touriste ne s'aventure ici. Et je comprends pourquoi. Mais escortée de mes fidèles compagnons Marshall et Red Bull, je peux rencontrer des gens avec qui je n'aurais jamais pu rigoler s'il n'était pas là.