Carnet de voyage

Bali, l'ile des dieux.

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Interlude avant de trouver LE bateau.
Du 16 septembre au 15 octobre 2019
30 jours
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Publié le 16 septembre 2019

Ça commence bien.

Sylvie a enregistré la première étape dans le précédent carnet de voyage. Hihihi

On se reprend pour la suite.




Notre chambre est au fond de la ruelle. Vue de la chambre. Petite rizière urbaine.
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Publié le 22 septembre 2019

Quand on vous a dit Bali vous avez pensé à quoi? Plage de sable blanc? coucher de soleil romantique? Temples et expériences mystiques? Massages balinais à quatre mains? occupation double?

Et bien ce n’est rien de tout ça pour nous! La ville de Denpasar (la capitale) est grande et remplie de monde, de voitures et de scooters. Chaque cm est occupé. Il y a des Warung (petit bistrot local qui ne paie pas de mine) à tous les coins de rues. Et des vendeurs de n’importe quoi: paniers en bambous, bouffes que l’on ne connaît pas, de bidules fait en Chine, de scooter de bouffe de rues, de vêtements balinais, vêtements occidentaux, atelier de couture, de fabrication de meubles, de sculptures en bois ou en pierres, de réparation de motos, de nettoyage de vêtements et j’en oublie. Le coin de rue suivant ça recommence.

Les rues sont étroites, pas vraiment de place pour marcher agréablement. Plutôt de la file indienne en regardant où on marche car il y a aussi des chiens errant.

Tous les matins et tous les soirs les balinais font des offrandes à leurs dieux. Ils fabriquent des paniers dans lesquels ils placent fleurs, riz, nourriture et font brûler un bâton d’encens. Ces offrandes sont sur le pas de la porte et dans des temples de différentes grandeurs que chaque famille a.


Un mélange de bruits (coqs, chiens, scooters, Klaxons, d’enfants qui pleurent et de conversations en Indonésien) et d’odeurs (déchets, eau grise, essence, bouffe épicée et encens). Je dois dire que les premiers moments nous happent de plein fouet. C’est loin de l’idée que nous aussi on avait.

On habitait dans un Homestay, des chambres privées avec salle de bain, un peu éloigné des zones touristiques. On était les seuls occidentaux du coin. Malgré tout on se sent en parfaite sécurité. Les balinais sont extrêmement gentils. Ils sourient et semble apprécier nos essais de parler indonésien.

On a mangé un riz frit aux légumes servi avec un oeuf frit 12000 IDR ($1.20/p). C’était excellent malgré que bien relevé!

On doit s’habituer aux prix en Rupies (IDR) qui se conjuguent par milliers. Une bouteille d’eau 1,5 litres entre 7000-10000 IDR. L’essence: 9850/litre. Une visite à une activité touristique 10 000-20 000. Un taxi de l’aéroport à notre guest house 250 000 et la chambre pour 2 nuits 400 000. Pas beaucoup de paiement électronique possible presque exclusivement du comptant. On est allé au guichet pour retirer 2,5 millions chacun. Première fois qu’on est millionnaires!

Offrande matinale.
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Publié le 22 septembre 2019

Nous avons loué une voiture avec chauffeur pour la journée. D’abord aller acheter un sarong (il faut en porter pour visiter les temples). Ensuite visite d’une chute. Comme on est en saison sèche elle est minuscule mais il semblerait que durant la saison des pluies ça vaut le déplacement. Je dois dire qu’on a été déçu c’est un marché à ciel ouvert et a spot de photos pour Instagram. Pas beaucoup de naturel, mais beaucoup de touristes et de déchets!

TEGENUNGAN WATERFALL  

Arrivée ensuite à notre hébergement Leging View en pleine campagne avec vue sur les rizières et la montagne.


Notre maisonette et ses vues

Randonnée dans la campagne et les rizières de Tirtagangga avec Ketut notre guide. Il y a des détritus de plastique et emballages partout dans les sentiers , même dans les coins qui nous semblaient le plus reculés.

On a vu des Warung (bistros) et des vendeurs. On a vu des sculpteurs de pierres de lave. Ils utilisent des ciseaux à froid avec mailloche ou des scies à eau (comme pour la céramique) et des grinders. Pour la sécurité c'est inexistant. En flip-flop et sans lunettes avec la cigarette aux lèvres. Nous avons dû croiser une vingtaine d'artisans ils fabriquent tous la même chose destiné à bâtir des temples du plus petit au plus gros avec plus ou moins de fioritures.

Les gens font pousser des fruits (mangues, bananes, papayes, jack fruit, ananas) et élèvent du bétail (vache, poule, canard, cochon) pour vendre au marché. Ils font sécher les feuilles de maïs pour vendre comme contenant pour les offrandes journalières et tressent des paniers avec feuilles de bananiers ou de palmiers.


Jack fruit, ananas, tailleur de pierres, travailleuse aux champs et Ketut!

Dans les rizières tout se fait à la main. Selon la variété de riz une récolte prendra 4 à 6 mois. Entre chaque récolte on alterne entre la culture de légumes (tomates, concombres, maïs, piments forts), fleurs (vendues sur le marché et pour les offrandes) et riz. On sème les graines et 3 semaines plus tard on repique à la main les plantes dans les champs. Les rizières sont en étages (mais les photos ne rendent pas la beauté des lieux). L’eau provient de sources dans la montagne et est acheminée par un réseau d’irrigation assez complexe. Les plans doivent être une semaine dans l’eau et une semaine au sec. Alors on innonde le premier plateau pour une semaine puis on envoie l’eau au deuxième plateau pour la semaine suivante et ainsi de suite jusqu’à maturité. Selon les guides touristiques les rizières de Tirtagangga sont les plus belles rizières de Bali. Les plantes poussent et ressemblent un peu a du blé. Tout est vert flamboyant. Quand le plan commence à jaunir c’est que les grains sont prêts. On coupe alors les plans avec une faucille à 20-30 cm du sol. Ensuite on transporte les ballots en scooters. Les tiges sont battues à la main encore pour détacher les grains de riz du plan. C’est un mouvement assez violent. On sèche ensuite au soleil une journée puis une machine enlève l’enveloppe du grain et c’est mis en sac. Il y a un temple pour chaque champs et on fait des offrandes pour des récoltes fructueuses.

Histoire de riz
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Publié le 24 septembre 2019

Après la ville et la campagne... la mer de Java. À environ 30 minutes à l’est en voiture nous avons déplacé nos pénates dans la ville de Amed. Mais pour s’y rendre déjà une aventure. Trop creux dans la campagne pour un taxi, nous avons décidé de marcher avec nos bagages vers le water palace de Tirtagangga car il ya beaucoup de transport selon Benoit. Environ 10 minutes de marche en descendant. Quand on arrive...plus rien. 30 minutes à essayer taxi, les deux versions d’Uber rien n’y fait. Il fait 30 celcius sans compter l’humidité. On a l’air de deux touristes désespérés! Puis un Bemo arrive. C’est une sorte de bus dans une minivan dans laquelle les bancs sont latéraux. Pas de climatisation, ceinture et même pas de porte. 200000IDR qu’il nous dit on bluff, fait mine de partir, «Non pas intéressé » bon finalement on s’entend pour 120 000 IDR. Mais il roule 15 minutes dans la mauvaise direction! Comment on le sait? Google Maps. Il va reconduire la dame qui était déjà dans le bus, reviens sur ses pas et nous amène à Amed. Rien n’est simple. Tout est une aventure!

Marche jusqu'au Bemo, Bemo et Amed

Amed est une petite ville étendue le long de la plage où foisonnent des Dive shop. Ici on peut plonger en français (de France) en espagnol, en anglais (UK, USA, Australien) et en indonésien! On retrouve des bons spots de plongée et snorkling. Donc beaucoup de plongeurs et une ambiance sympa et relaxe. La plage est de sable noir mais consiste plutôt en des galets et rochettes de pierres volcaniques. C’est très très chaud pour les pieds. La température de l'eau est très confortable et la visibilité tres bonne. On est allé faire du snorkling au USA Liberty, c’est un bateau cargo de 100 mètres de long qui a été torpillé par les japonais durant la deuxième grande guerre. Il est resté sur la plage jusqu’à l’éruption en 1963 du volcan Gunung Agung pour éventuellement être poussé plus loin en mer, recouvert de coraux et faire le bonheur des plongeurs car il est en 3 parties à des profondeurs de 6 à 30 mètres. On y a vu les parties peu profondes du bateau, des coraux et énormément de poissons. On aura pleins de photos prises avec la caméra sous-marine à vous partager mais, comme l’ordinateur est en Australie et qu’on ne peut pas les télécharger, il faudra patienter quelques semaines pour les voir.

On est aussi allé faire une autre sortie de snorkeling à Jemeluk. Les coraux sont très près de la plage dans une eau peu profonde et claire. Les coraux sont en bon état mais il y a beaucoup moins de poissons.

Le lendemain on a loué un scooter pour la journée: 50 000 IDR soit un gros 5 piastres. On s’est levé tôt, avant le chant de prière sur les hauts parleurs et pris la route vers le temple Pura Lempuyang, un des plus importants (et populaires auprès des touristes) de l’est de Bali. Il comporte sept temples et un total de 2900 marches. On a fait le premier, le deuxième étant 2km et 1700 marches plus loin.

Quoi dire? Les points de vue sont tout simplement magnifique mais comme chacune des activités que nous ayons fait c’est le cirque. J’aurais espéré un peu plus de mystique ou de recueillement mais à Bali faisons comme les balinais.

On arrive et doit revêtir le sarong et avoir les épaules couvertes. On nous demande une « donation! » pour le temple. Puis on passe à travers les vendeurs du temple. De tout. Même l’usage des toilettes est monnayé (5000 IDR). On nous bénit avec l'eau bénite j’assume, puis des lignes de touristes. Il est 7:00 am.

PURA LEMPUYANG

Oups on a pas encore pris de numéro pour la photo dans le candi bentar (split temple gateway ou arches de passage). On a le numéro 134 on est rendu au numéro 33. Les groupes de 2,3,4,5 et 6 personnes qui prennent des photos en groupe et individuellement: on entend les photographes dirent:

Pose

-next pose-

next pose-

last pose-

jump.

Et ça recommence

Voici le résultat 2,5 heures plus tard:

Benoit:

Et Sylvie

Youppi la prise de photos est terminée, on décrisse ...
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Publié le 30 septembre 2019

À l’est de l’île de Bali se trouve Lombok. Pour s’y rendre nous avons pris le « speed boat » et traversé le détroit de Lombok. Il s’agIt d’un zone de transition entre l’Asie et l’Australie et du lien entre la mer de Java et l’océan Indien. Ce détroit est un des plus profond au monde avec des profondeurs de 400 mètres à 1500 et même 3000 mètres. C’est à cet endroit que se trouve « the Wallace line ». Russell Wallace est un explorateur anglais (1823-1913) qui a découvert que la faune et la flore de chaque côté de cette ligne était très différente. Du côté ouest se trouve les tigres, rhinocéros et ours et à l’est les marsupiaux, les cacatoès et les « Komodo dragons ». Selon sa théorie de l’époque (qui a été confirmée par la suite) les îles se seraient séparées suite à une ou des secousses sismiques il y a fort longtemps.

Donc on a pris le bateau à Amed il y aura 3 arrêts: Gili T, Gili Air et Lombok. Après notre inscription les bagages sont identifiés selon les arrêts et mis sur la plage. Puis les femmes mettent les valises sur leur tête et vont les porter sur le bateau. Lorsque toutes les valises sont placées on commence l’embarquement. Un bien grand mot pour dire que tout le monde se retrouve en « tapon » pour monter dans le bateau par une petite échelle sur le devant. On remplit le bateau à capacité, ferme les portes et fenêtres et on part après les consignes de sécurité heureusement en anglais et se terminant avec la chanson disco des années 70 Rock the boat (par le groupe The Hues Corporation). Le petit air climatisé suffisait à peine et les sièges étaient collés-collés...on a eu chaud.

 Embarquement sur le bateau. Vues de linterieur. Vues de Gili-T et Gili Air

Parlant de tremblement de terre, il y a eu en juillet et août 2018 des tremblements de terre qui ont causé pas mal de dommages. On voit encore des édifices et maisons affaissés ou avec des fissures tout le long des 30 minutes de route entre le port et Senggigi. Par contre le bon côté des choses c’est que l’asphalte est toute neuve et que beaucoup de nouvelles constructions pour les locaux apparaissent.

On voulait une vue de la mer et on a fait la réservation sur Airbnb. On se retrouve dans un grand complexe hôtelier à flanc de montagne. Les chambres sont avec du mobilier indonésien pleins de sculptures et de couleurs. Une autre époque pourrait-on dire.

La preuve que les photos sur les réseaux sociaux ce n’est pas toujours la vérité ou à tout le moins toute la vérité! On ne montre que le bon côté des choses. Voici la vue de notre balcon de chambre. Quand in regarde d'un côte on voit la mer et la végétation luxuriante. De l'autre côté du balcon on voit les tours à cellulaires et la sécheresse.

Vue du balcon de notre chambre quand je regarde à gauche: la mer et à droite: les tours à cellulaire et la nature toute sèche 

Tout au long de notre séjour on vous a parlé des warungs (petits boui-boui pour la bouffe) où souvent se trouvent des kiosques pour vendre de tout ( essence, grignotines commerciales ou maison, fruits frais, boissons gazeuses ( de Coca Cola), bière locale (Bintang) et gugusses faites en Chine (eh oui, ici aussi). A part à Denpasar où on a vu Mc Donald, Pizza Hut er Burger King, pas de grandes chaines. On a quand même vu un BFC oui oui, Bali fried chicken!

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Publié le 30 septembre 2019

De Senggigi on est allé à Gili Meno (Gili veut dire petite île). On a pris le ferry du peuple indonésien. C’est une traversée de 30-35 minutes sur une mer calme. Mais se rendre au bateau a été une aventure. On a payé un forfait mini-bus de l’hôtel et traversier à 70 000 IDR/pers ($7). Mais on avait lu pleins d’histoires sur les attrapes-touristes au port de Bangsal. Le bus nous dépose à un Warung, et nous dit que le départ du bateau est à 11:30. Ils essaient de nous vendre un forfait de retour à 650 000IDR/pers puis à force de refuser on nous fait une offre a 350 000 IDR /personne. Les informations pour le ferry sont d’arriver entre 8:30 et 9:30. On trouve ça louche. On décide de ne pas prendre de chance et on achète rien et marche 150-200 mètres jusqu’au port. Là on va au guichet gouvernemental et on s’achète un billet pour le ferry ($1,40/personne est affiché). Finalement avec les taxes et la prime de touristes $4,30 pour nous deux).

On attend et on nous indique un bateau qu’on remplit de bouffe. Puis les 40 personnes s’empilent sur les côtés.

L'attente au port de Bangsal et chargement des provisions sur notre ferry.
Sur le ferry Bangsal -Gili Meno 

Arrivés à Gili Meno on marche jusqu’à l’hôtel 15-20 minutes dans le sable sous le soleil. Les seuls véhicules sur l’île: vélos et mini calèches tirées par des poneys. Aucun véhicule moteur. On sera ici pour une semaine de farniente à faire les lézards et se reposer à l’ombre. Pas vraiment plus à faire sur cette île. Plage-mer-piscine. Le sable est fait de coraux et peut être très inconfortable pieds nus.

Notre hôtel et une calèche au poste d’attente  

3 octobre 2019. Dernier jour à Gili Meno. On s’en va une semaine sur l’île voisine Gili Air. On a fait quand même un petit peu de snorkeling. Devant l’hôtel on a vu des tortues de mer et de l’autre côté de l’île le banc de coraux est très beau et quand même en bonne santé. Surprenant un peu quand on voit des bateaux pleins de touristes déverser les amateurs de spot instagram aller dans l’eau juste pour prendre une photo de la sculpture sous-marine et y remonter presqu’aussitôt. Aussi stressant de nager là que de marcher sur un trottoir inexistant de Bali. En 2017, Il y avait un projet de gros hôtel sur le côté ouest de l’île (là où on voit de magnifiques couchers de soleil) mais juste derrière il y a un lac d’eau salée. Auparavant, avant l’arrivée massive des touristes, les 400 habitants de l’île faisait une production de sel. Maintenant le lac dégage une petite odeur désagréable. Puis en 2018, tremblements de terre. Donc à part la statue au fond de l’eau et une affiche sur la clôture on peut dire que c’est tombé à l’eau.

Coucher de soleil sur la côte Ouest de Gili Meno on voit les montagnes de Bali au loin. La côte est à marée haute et basse. 
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Publié le 9 octobre 2019

Avez-vous vu les nouvelles photos ajoutées à l’étape précédente?

On s’est installé pour une semaine dans l’île voisine, Gili Air. S’y rendre est une aventure même si ça donne l’impression de pouvoir le faire à la nage. Il faut prendre un bateau pour se rendre au fast boat quelques mètres dans la mer qui lui nous amènera à l’autre Gili. La traversée prendra 10-15 minutes. Puis nous arrivons dans une île un peu plus vibrante.

Départ de Gili Meno: les deux bateaux. Arrivée à Gili Air le quai est grouillant de bateaux qui arrivent et quittent l’île!

On est dans un hébergement du côté est de l’île avec vue sur Lombok au Kaluku resort. L’hôtel sert le petit déjeuner sur le bord de la plage chaque matin. Belle vue, bonne bouffe.

La vue devant notre resort 

Durant la fin de semaine il y a eu un mariage musulman entre une fille de Lombok et un homme de Gili Air à 5 minutes de l’hôtel à l’intérieur de l’île. On a vu deux bateaux arriver avec tout l’équipement pour le mariage: échafaudages, scènes, plywood 4’ x 8’, décorations, etc...Les bateaux ne peuvent pas se rendre jusqu’à la plage alors les hommes avec de l’eau mi-cuisses transportent tout ça sur leurs épaules ou leurs têtes. On installe le tout sur un terrain vague où il y a un gros tas de briques sur le côté. Probablement le résultat de tremblement de terre l’année précédente. Le samedi à 20h c’est la célébration musulmane. Tous les hommes sont réunis sous le chapiteau de fortune et la future mariée est sur la scène et il y a des chants et des prières. Le marié devrait être là mais où? Les femmes sont plus loin. Il y en a une qui nous explique un peu dans son anglais hésitants. Elle nous dit de revenir le dimanche entre 9:00-13:00 ce sera la vraie fête et le mariage. On est retourné faire le lendemain et beaucoup des habitants de l’île étaient présents. D’un côté sous le chapiteau les hommes de l’autre, les femmes. Beaucoup de nourriture. Les enfants courent et s’amusent comme à une fête foraine. Il y a un vendeur de crème glacée, de cossins, de barbe-a-papa; beaucoup beaucoup de monde mais où sont les mariés? Honnêtement on ne les a pas vu! Quand même une belle expérience.

On était quand même discret lorsqu’on a pris les photos du mariage   

On a loué des vélos et fait le tour de l’île. C’était amusant sauf que rendu vers le côté ouest on a plutôt fait prendre une marche à nos vélos...pas équipé pour rouler dans le sable. Pas les meilleures selles non plus... mon pêteux peut le confirmer!

Nos belles bécanes! 

Évidemment les beaux couchers de soleil à tous les soirs mais jamais pareils! On voit l’île de Gili Meno (et les lumières de notre hôtel) et au loin les montagnes de Bali

Deux soirs, deux coucher de soleil  

Ce matin, le 9 octobre à 6:05 il y a eu un petit tremblement de terre. À peine deux secondes. Une petite secousse, comme le bruit d'un frigo. Puis une autre un peu plus forte comme un meuble lourd déplacé dans une pièce. On était pas certain. Le serveur nous l’a confirmé au déjeuner. C’était 3,9 selon la presse Indonésienne. Rien pour changer quoi que ce soit. Sylvie dormait et ne s’en est même pas rendu compte.

Demain on prend le bateau pour terminer notre séjour à Bali avant notre retour en Australie.

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Pour nos dernières journées on a décidé d’aller à la pointe Sud-Ouest de Bali. Le traversier était top comme dirait les très (trop) nombreux touristes français. 3 heures en bus et un taxi plus tard: Petit hôtel en montagne avec vue sur la mer et les couchers de soleil... enfin presque. On est à au moins 20 minutes de marche de la plage de Padang Padang. Belle vague de surf et on l’a appris par la suite endroit où ont été tournées les scènes de plages du film Eat-Pray-Love.

Vous l’aurez deviné ça prend un scooter car aucun restaurant à distance raisonnable de marche. En plus les Uber de ce monde ne desservent pas notre hôtel (il y a une mafia du taxi dans les endroits plus touristiques de Bali )🚖 . L’hôtel se charge de faire livrer le scooter et les deux casques. On se prépare pour aller souper. Il y a un bon dénivelé en sortant du stationnement de l’hôtel et Benoît n’arrive pas à redresser le scooter. Le mur arrive vite en titi même si le scooter lui ne va pas vite du tout. On a pas fait 10 mètres qu’on se retrouve par terre à peu près aussi égratignés que le scooter. On était à côté de l’hôtel donc trois personnes sont venues nous aider, nettoyer nos plaies et ramasser le scooter et les deux rétroviseurs arrachés. Fin de notre carrière de motocycliste. Définitivement!

Seulement des blessures superficielles sauf celles de l’égo  

À 5 heures le lendemain matin des voisins de cottage (Allemands? Russes?) ont décidé que ce serait bien de prendre un bain tourbillon à la piscine et de continuer le party avec de la musique! Pas notre meilleure journée mettons!

On s’en sort vraiment bien: on avait réservé pour 5 nuits mais l’hôtel a accepté d’annuler sans frais les trois dernières nuits, nous n’avons pas eu à payer la location du scooter, seulement les réparations qui ont totalisées $37 et on a trouvé facilement un hôtel à Ubud où tout se fait à pied à deux heures au Nord dans les montagnes et rizières.

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Publié le 18 octobre 2019

Quelques fois un accident peut être positif. Hôtel merveilleux entre deux routes du quadrilatère formant le centre ville de Ubud à côté de rizières se trouve notre havre de paix. Merveilleux.

Le petit chemin menant à notre bungalow en suivant les rizières en plein centre d’Ubud et notre chambre avec ses vues

On a fait une randonnée dans la montagne et les rizières tôt le matin puis un super petit déjeuner dans un restaurant bio au milieu d’un champ!

Rizières d’Ubud avec la « machinerie », les travailleurs et les canaux d’irrigation 

Notre hôtel était situé près du Monkey Forest. Dès qu’on marchait dans la rue il on pouvait y voir des singes. Les guides touristiques recommandent de faire attention à nos lunettes, chapeaux et cellulaires car il est fréquent que les singes les confondent avec de la nourriture hihihi

Bali est très sécuritaire...sauf pour les singes 🐒

Le soir de la pleine lune on a eu la chance qu’Indra un employé de l’hôtel en congé nous amène à un temple sacré qui date du 10e siècle pour faire la cérémonie du rituel de purification à Pura Telaga Waja. Il a demandé la permission au prêtre et il faisait la traduction pour nous (une chance car notre indonésien n’est pas tout à fait au point). Le temple principal est en haut de la montagne entouré de champs de riz. Pour le rituel de purification il faut descendre une centaine de marches vers la rivière.

Dans les rizières et avec Indra ainsi que les les deux escaliers pour se rendre au temple  

La seconde partie du temple comporte plusieurs sections. Il y a en haut un autel. C’est là que le prêtre a demandé aux Dieux et aux esprits du temple si nous pouvions être présents. Puis, après l’offrande, comme on avait de belles énergies il fait une cérémonie de bénédiction. Juste au dessous de l’autel il y a le bassin des Dieux (aucun humain n’y va) et de l’autre côté à la gauche de l’autel, sur des pierres recouvertes de mousse, le prêtre nous a permis de prier et méditer face à la piscine des esprits dans une portion sacrée du temple.

Deuxième partie du temple (crédit photo internet)

Ensuite on est descendu aux bains pour le rituel de purification. On se place la tête et tout le corps sous le robinet le plus au Nord (waterspouts) où coule l’eau de source sacrée (holy spring water). Quand on a terminé notre prière et purification on se place sous le deuxième etc jusqu’au dernier. Il y en a une douzaine. Pour terminer on est remonté à l’autel pour une dernière bénédiction avant de quitter. Une très belle expérience surtout qu’on était les seuls occidentaux. On n’a pas pris de photos durant le rituel on a participé très humblement et avec gratitude à une version locale et non touristique de ce rituel en respectant leurs croyances et coutumes. Les balinais le font deux fois par an et privilégie la pleine lune ou la nouvelle lune.

Lieu du rituel de purification au bas du temple (crédit photo internet) 

Nos dernières journées à Ubud, Bali: bouffe et culture bio, piscine, les temples et offrandes partout, Benoit s’est fait couper les cheveux et la barbe ( très réussi pour une demande moitié en anglais moitié en indonésien, le barbier a bien compris « sexy ») , et on ne pouvait pas passer à côté d’un massage balinais ($12,50 pour une heure de pure relaxation).

A taste of Ubud  

Ce qui nous restera c’est la gentillesse des gens. Leur façon de voir la vie nous a touché sinon changé (en mieux). J’ai oublié les mots en indonésien mais pas leur signification: l’autre est une partie de nous. Si je lui fais du mal, je me fais du mal. Si on regarde seulement la conduite, il y a peu ou pas de règles, de feux de circulation, de voies réservées mais pourtant tout le monde circule partout et c’est sécuritaire. Des routes dans les deux sens où selon nos critères une voiture passe à peine mais tous se respectent et se laissent une chance. Personne ne perd patience, ne crie. Pas d’insultes, de comportements agressifs entre piétons, motocyclistes et voitures. Ce qui est un choc à l’arrivée devient une tristesse au départ car on sait comment est la conduite occidentale.

Comme à chaque fois que l’occidental découvre un trésor il en veut plus. Des champs de riz sont vendu ou loué par les fermiers pour construire plus et plus d’hébergement touristiques. Peut-on leur en vouloir? Bien sûr que non. Chacun veut une place au soleil et le travail dans les champs de riz est très difficile et ne permet pas d'en vivre si on a pas des à côté. Mais restera-t-il un Bali dans 10-20-30 ans? Y aura-t-il de l’eau?

À notre arrivée on ne comprend pas pourquoi les gens viennent et reviennent à Bali. Au départ...oui

Terima kashi Bali 🥰

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Publié le 19 octobre 2019

Durant notre voyage à Bali, on a fait de belles sorties de snorkling.

À Amed, dans l'épave du bateau SS LIberty

À l'ouest de Gili Meno, la sculpture sous-marine: plus de touristes que de poissons.

En fait ce sont les touristes les poissons hihihi 

À l'est de Gili Meno, snorkling avec les tortues tout juste en face de l'hôtel.

Montée de la tortue pour aller respirer! 

On profite aussi de la piscine...

Infinity pool 

Notre interlude à Bali en Indonésie se termine ici. On ferme ce carnet de voyage!

Vous voulez suivre la suite? On retourne au carnet Mission Horizon.