Carnet de voyage

Iran & Oman

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Par MelDon
Nous partons découvrir une partie du monde que nous ne connaissons pas encore !
Juillet 2017
27 jours
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Publié le 16 juillet 2017

Un peu stressés par les démarches à venir nous partons en voiture direction Angers, nous trouvons un endroit où la garer pour les 3 semaines à venir !

Train jusqu'à Paris CDG, à l'arrivée lors de l'enregistrement la dame bug sur nos passeports... elle hésite à nous laisser partir car nous n'avons pas le visa iranien... Finalement, elle fini par nous enregistrer nos bagages ! Ouf !

L'avion décolle, on commence à regarder les films dans l'avion. Mel apprend à mettre son foulard autour de la tête et Don' enfile 2 grosses doses de whisky ! Pas d alcool pendant 3 semaines il va falloir tenir le choc ! ^^

En Iran, impossible ici de retirer du cash avec une carte européenne donc nous partons avec du liquide que nous nous répartissons. Il va falloir être précautionneux !

Dernier stress, le visa à l'arrivée, s'il est refusé c'est demi tour à la case départ... les boules !

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Publié le 17 juillet 2017

Arrivée à Mascate, 6h15, et déjà... 37 degrés !


Longue et peu logique est cette escale ... mais comme nous n'avions pas ou peu dormi dans l'avion voici où nous avons optimisé l'essentiel de ces sept heures !


Merci à ces deux banquettes pour nous avoir apporté un minimum de récupération 😊

Mise à part un sommeil dérangé par une alarme dysfonctionnante... la sérénité (vis à vis des vols du moins) est de mise : ici, chacun dort mais ne surveille pas ses affaires !! (Paris est déjà loin 😉!)


Embarquement pour Téhéran, et oh surprise, madame est surclassée ! 😎La business class de la compagnie oman air n'est pas mal du tout ! Le retard du vol sera donc vite oublié !

Monsieur lui est resté avec le bas peuple de la class' économique... il n'a pas oublié le retard lui... 😭


Petite attraction lorsque nous sommes à quelques mètres de la piste d'atterrissage et que, non non non, on refait un petit survol de l Iran , qui soit dit en passant, a l'air d'être une terre sèche, aride et vide de vie par endroits...


Une fois les visas en poche (formalités longues et toujours stressantes😫), cest le moment du passage de l immigration! Et plus ça va moins plus les douaniers reconnaissent Don' en photo...


Bref, bagages sur le dos, quelques "rials iraniens" dans le porte-monnaie nous prenons un taxi pour l'hôtel. Au passage, petite arnaque pour cette heure de route...🤐

Don' a merdé la négo...


Qualificatif de l'hôtel : très basique mais accueil serviable et bienveillant. Trop cool la sensation des ressorts dans le dos 😬


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Publié le 18 juillet 2017

Réveil programmé à 8h45, nous nous réveillons à 11h ... (merci à Turkish Airlines pour les boules quiès et le masque !)


Nous partons échanger 500 euros, nous sommes désormais richissimes ! Avec plus de 21 millions de rials dans les poches nous nous permettons d'acheter une pizza et un coca cola international !

1€ = 43 800 rials


Après presque 24h sans avoir mangée et crapahutée sous 38 degrés, Mél siffle son coca et fini assise dans la rue à faire un espèce de malaise vagal ! Rien de tel pour se faire remarquer !


Réhydratés et reposés nous continuons la visite de la ville. Cherchant à ne pas se faire "baiser" lors des négociations, Don' demande à un iranien de lui apprendre l'écriture des chiffres. Nous rencontrons alors Mehdi un iranien de 29 ans qui illustre très bien l'hospitalité iranienne ! Il sera avec nous jusqu'au dernier métro qui nous emmène à l hôtel ce soir!


Il nous fait visiter la Mosquée Imam Khomeini. Après l'épisode où nous sommes séparés dans le métro (wagon homme - wagon femme ), nous le sommes de nouveau à la mosquée. Puis visitons le grand bazar à la local "allah local" ^^.

Place Khomeini
La mosquée Khomeini (côté mâle^^) et l'entrée de la place Khomeini

Petit thé dans le plus petit salon de thé au monde, visite d'une fabrique de tapis dans le fin fond du dédale du grand bazar de Téhéran !

Micro-salon de thé bien caché  : trop chouette !
Tapis persans du souk de Téhéran 
L'arrière-boutique (fabrique) de tissus iraniens

Quelques photos du Golestan palace (jardin des roses), un endroit reposant et hors du temps :


A l'intérieur du Golestan palace : les jardins 
Golestan palace  
Artisanat des divers "musées" du Golestan


La salle des miroirs vaut le détour, agrémentée de miroirs du mur au plafond, de toutes tailles et de toutes inclinaisons !

une partie de la salle des miroirs 

Toujours avec notre super guide nous allons dans le Romance café, boire et goûter local puis direction le pont national dit "naturel" (lieu-dit des selfies des iraniens) !

Selfie avec Mehdi
Sorties avec Mehdi
Le pont national au nord de Téhéran


Le gouvernent iranien éduque ses citoyens à travers différents types de com' :

- Aux automobilistes et piétons de respecter les feux piétons aux carrefour (Cf photo)

- Aux passagers et conducteurs de boucler leur ceinture et ne pas la mettre juste en déco sur le torse...

- Aux jeunes de laisser la place aux plus anciens dans le métro

- etc...



Tout ça est très drôle pour nous qui avons l'habitude !





Et histoire de finir la journée: nous avons passé du temps avec les "shah" d'Iran :

Un chat d'Iran 😉
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Pour ceux qui suivent, on a déjà commencé à changer notre itinéraire !! Nous partons donc vers l'Ouest sur les conseils de Medhi ! On annule donc les hôtels réservés pour partir vraiment à l'aventure et vivre au jour le jour !

Lever matinal pour quitter Yassim, sa bienveillance et ses services rendus. Nous avalons quelques prunes et un pain iranien (le « plat » avec du sésame) achetés parmi les innombrables marchands de la ville (qu’ils vendent depuis leur véhicule, en boutique, par terre au bord de la route…).

Nous ne quittons pas tout à fait Téhéran puisqu’en métro nous nous rendons à « Azadi Tower » dite tour de la liberté, célèbre symbole de la capitale iranienne. Maintenant que nous savons lire les chiffres dans la langue perse, nous pouvons aisément comprendre que nous ne payons pas le même prix que les iraniens 😉.


Tour Azadi 

Nous avons le temps d’y pénétrer, de monter ses étages (merci les divers ascenseurs !) et d’admirer le panorama de la ville (et ainsi de repérer de loin le terminal ouest pour pouvoir nous aventurer à Hamadan juste après). Au sous-sol, le dit « musée » nous a surpris avec ses robots, sa maquette iranienne contemporaine illuminée, ses miroirs déformants et sa grande salle aux 12 fenêtres. Chacune d’elle illustre la vision attendue et souhaitée du futur de l’Iran (l’argent, la propreté voire l’écologie, des futurs JO etc.)


Musée sur Téhéran au sous-sol de la tour Azadi 

A côté, dans l’immense terminal de bus ouest de Téhéran nous trouvons notre bus parmi les … bus ! Nous tombons à pic : en route pour l’ouest iranien ! (non initialement prévu mais nous sommes « flexible » ;) !)

Les bus VIP iraniens portent admirablement bien leur nom : climatisation (si appréciée !), sièges dignes d’une première classe et petite collation servie (ça tombe bien on n’avait pas eu le temps de déjeuner !)

Quelques paysages le long de la longue route vers l'ouest

Après avoir sillonné un plateau aride et inhabité sur … km, nous arrivons à Hamedan et un vieil iranien nous emmène jusqu’à notre hôtel « Ordibeshr hotel » (merci Amir de nous avoir écrit l’adresse en perse !!).

Nous décidons de filer à Ali Sadr tant que nous avons le temps. Il faut compter une heure de route. Malgré des paysages pouvant apparaitre comme monotones, c’est tout le contraire, le « vide » à perte de vue, cette nature immobile est une vraie coupure ! Hassan nous y emmène en taxi puis une dame nous récupère, puis un autre monsieur… bref en Iran on n’est jamais seuls et très souvent bien accompagnés ! ;)


Nous profitons de l’agréable fraicheur souterraine des grottes de Ali Sadr. Le cadre est impressionnant, entre dédales étroits et labyrinthiques, et immenses caves/grottes de plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Les jeux de lumières sont intéressants et nous pouvons imaginer toutes sortes d’animaux, d’aliments en admirant ces concrétions de roche, ces stalagmites et stalactites. En groupe, nous alternons la marche à pied et les barques tirées par un pédalo ! Nous faisons de nouvelles rencontres vraiment sympas (toujours des hommes au passage !).

Grottes Ali Sadr

Retour de nuit jusqu'à l’hôtel et …

😦😦😦😦😦😦😦

Oh mauvaise surprise, tu nous tiens ! Et oui, tandis que nous rédigeons (tant bien que mal) le récit de cette heureuse journée, nous recevons un mail fort inquiétant car le vol Téhéran-Mascate de Madame est avancé… !! Impossible nous sommes dans un vol intérieur à ce moment là… et pire encore : impossible aussi de nous séparer (l’une serait déjà en Oman tandis que l’autre encore en Iran ???!) Panique générale ! Les services français que nous appelons nous laissent tomber car « tous les conseillers sont actuellement en attente »… (#administration de m***),et bien sûr, notant nos coordonnées, ils promettent de nous rappeler… Il est actuellement 1h du matin, nous attendons toujours…

Bonne nuit french guys !

Quelques minutes plus tard … :

Nous venons d’apprendre que nous sommes tous les deux dans le même vol avancé, cela reste très problématique mais nous trouverons une solution, au moins nous sommes ensemble ! On peut davantage savourer ce petit hôtel plus propre et confortable que le précédent, petit déjeuner compris et vue sur une petite ruelle type « marché » de notre fenêtre (dont les rideaux doivent malheureusement rester fermés si jamais madame retirait son nijab … !)

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Premier véritable petit déjeuner iranien et qui plus est, accompagné d’un iranien (Amir) et de deux espagnols. Et on s’y retrouve : thé, pain (le …) avec miel/confiture/ou un fromage type feta et omelette.

Amir, en recherche de job en tant que professeur d'anglais, nous fait découvrir Hamedan et répond à toutes nos questions sur l'Iran : sa culture, sa politique, sa religion, ses modes de vie ... So interesting ! Nous avons également beaucoup échangé sur les relations hommes-femmes.

Parmi nos visites :

  • Visite du mausolée d'Esther et Mardochée >> lieu juif (Don' vous dira qu'on s'est fait estorqué du fric à la sortie ^^!). Un vieil iranien se fait plaisir à pratiquer son français en nous donnant les informations ! "Cyrus le grand fit libérer des milliers de juifs détenus en captivité par Nabuchodonosor roi de Babylone (écrivez cela en quatre lettres 😉 !)"
  • Ganjnameh, idéal pour profiter de la montagne et d'une cascade "rafraichissante"
Ganjnameh : le côté nature d'Hamedan
  • Place centrale bien animée autour de ses mosquées. C'est ici que nous avons l'honneur de discuter avec un Ayatollah ! Alors, on nous apporte chaises, abricot, pommes et le cercle s'agrandit d'âmes curieuses. Nous sommes traités comme des rois, nous repartons même avec de quoi manger pour la journée !
Cour intérieure de la mosquée 
Amir, l'Ayatollah, le crédit mutuel et Mélanie 😉

Nous accompagnant dans les taxis négociant leurs prix, dans les traductions, ... et jusque dans le bus pour notre départ, Amir, un véritable ange gardien est difficile à quitter. En quelques heures, nous avons tisser de vrais liens. Il nous répétait souvent qu'il agissait ainsi pour "a good behaviour" : un musulman d'actes plus que de prières (comme il se définit lui-même).

Mosquée de Hamedan 


Grâce à sa prévoyance, nous avons eu un bus pour se rendre à Qom, un taxi pour un transfert entre deux terminaux puis un taxi pour nos cent derniers kilomètres jusqu'à Kashan. (Merci pour ton message en perse Amir !!)

Bon tout n'a pas été tout rose une fois avoir quitté Amir... En effet, sans la présence permanente d'un local, tout est devenu plus compliqué (mal déposés à 200 mètres près, prix plus élevés que prévus et attente interminable pour "remplir" le taxi...). Bref, nous sommes quand même arrivés à bon port et avons trouvé une guest house charmante et très typique, et pour une fois des français 😉

 Noghli house : un petit coin de paradis !
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Publié le 21 juillet 2017

Après un petit déjeuner de fruits et légumes, nous réglons nos soucis d'avion avec le personnel de l'accueil, là encore, très serviable !

Sur notre chemin, des artisans-boulangers nous donnent le pain nommé lavash (feuille fine à base de farine blanche) alors que nous observons l'art du métier. Nous avons déjà goûté le barbari (épais et de forme ovale) et le sangak (cuit sur un lit de pierres).

Les "boulangeries" iraniennes  

Plus loin, nous entrons dans la mosquée Agha Borzog où nous sommes quasiment seuls, pourtant le bâtiment mériterait un flot de touristes !

Mosquée Agha Borzog

A pied, direction le quartier des "historical houses" : de grandes demeures du XVIII ème siècle organisées autour de bassins et avec différentes pièces selon les saisons. Nous visitons :

- Maison de Tabatabei (Khaneh-Ye-Tabatabei)

Maison de Tabatabei 


Maison de Tabatabei

- Maison Abbasi (Khaneh-Ye-Abbasiha)

Maison Abbasi

C'est à la fois majestueux et paisible. Les coins et recoins, les grandes pièces aux hauts plafonds et les toutes petites, les étages et les caves, tout l'ensemble mériterait un cache-cache géant (à condition d'abaisser la température de 20°C ... 😛 ). D'ailleurs, on retrouve quasiment cet écart de 20°C en passant de la cave aux toits ...!

Maison Abbasi

Premier restaurant où nous faisons une bonne pause : Abbasi restaurant. Il vaut vraiment le détour : nous avons pu y goûter des spécialités dont on nous a tant parlées : le "dizzi" et of course, le "kebab" de veau, (bien différents de nos kebab français 😉 !). Et petite surprise au dessert, la commande du yaourt typique de Kashan : un espèce de mélange crême fraîche - menthe mais très ... salé ! Mistake... 😦

Abassi restaurant

Les bains de sultan Amir-Ahmad sont appréciés sous un après-midi torride ! Nous avons la chance de monter sur les toits et de jouir d'une bonne vue sur Kashan.

Bains de sultan Amir-Ahmad

Nous rentrons profiter de la climatisation de l'hôtel pour faire une petite pause reposante. Puis, nous marchons vers le fort de Kashan pour y admirer le coucher du soleil. Encerclé de loin par les montagnes, de près par les toits de la ville, l'endroit est splendide ! Nous marchons sur les remparts de l'ancienne cité dominant ainsi la ville de Kashan.

Fort de Kashan

C'est ici que nous faisons la connaissance d'Anne et Thibaut (suisse et français) puis d'une famille iranienne, littéralement surexcitée de nous rencontrer ! Chants, danses, mix de fran-glais-perse, c'est de la joie à haute dose partagée ! Ils nous emmènent goûter des "faloudeh" : une espèce de glace à l'eau de rose avec des noddles ^^ ! Notre foie en prend un coup au vu de la dose de sucre dans notre bol ! Le dîner est pris 😉 La marche digestive pour rentrer est appréciée.

Rencontre d'une famille iranienne à Kashan et découverte des "faloudeh"...


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Publié le 29 juillet 2017

Nous partons nous imprégner des odeurs d’épices et de fruits, des couleurs de l’artisanat local et des tissus, des voix dont nous saisissons juste l’intonation et le timbre, bref, nous errons dans le souk de Kashan.


Bazar de Kashan and simple kebab in front of the bazar 😀

Après un bon petit kebab (cette fois-ci du style français), nous nous rendons dans un salon de thé bien caché : le Traditional cofee shop Le maitre de maison nous explique rapidement l’historique de son "affaire" et se prête bien volontiers à une séance photo. Il se fait tout beau, allume le feu dans sa fontaine et peigne sa belle moustache ! Un moment hors du temps où la température est bonne et le bruit de l'eau apaisant.


A savoir : En été la chaleur est pesante et on transpire rapidement. En Iran, le nijab est obligatoire pour les femmes, épaules couvertes et pas de bas moulants. Pour les hommes, c'est beaucoup moins restrictif, pas possible de mettre un short cependant.

Traditional cofee shop

A pied, nous retournons chez taxi Reza où nous avons réservé un tour-opérator pour visiter les points suivants :

- la cité souterraine de Nooshabad : un véritable dédale jusqu’à plusieurs mètres sous terre (15 m), s'étalant sur plusieurs kilomètres, prévu par les habitants de cette bourgade pour se protéger des raids nomades. Nous y rencontrons un iranien-québécois qui nous fait toute la traduction de la visite : quelle chance ! 😀 Il y avait un mot de passe pour rentrer : "Hoy", si il n'était pas dit, des gardes assénaient un coup de bâton sur la tête !!

Nooshabad 

- Plus loin, le « château » de Nooshabad construit avec la « glaise » évacuée lors de la construction de la cité souterraine. Cette dernière se devait d'être totalement secrète !

"château" de Nooshabad

- Holy shrine, lieu où Mel est obligée de porter la totale : le tchador (enfin le drap de chez mamie du coin ^^). Mosquée très conservatrice, dans une ville déjà particulièrement religieuse. On voit beaucoup plus de femmes portant le tchador à Kashan qu'ailleurs.

Holy shrine

Juste à côté ; un cimetière iranien. Enfin... des pierres au sol avec pour certaines une photo du soldat iranien plantée au-dessus, on peut d'ailleurs marcher dessus sans gêne !

Holy shrine et son cimetière 

- Nous quittons petit à petit la ville et son petit train-train, l’immensité s’ouvre à nous. Après avoir passé le « péage » pour entrer dans le désert, nous découvrons le premier caravansérail (auparavant les caravanes de nomades y faisaient halte) puis nous continuons notre chemin, rencontrons des chameaux, des dunes de sable et un second caravansérail.

Deux caravansérails du désert (nuit dans le premier)

Nous nous arrêtons près d’un désert de sel.

Lac de sel  du désert Dasht-e-Kavir

Notre super chauffeur « Moïn » trace pour nous faire profiter du coucher du soleil dans les dunes, mais ce dernier ne nous attendra pas… C’est pas grave, nous grimpons quand bien même ces montagnes de sable, retrouvant de (vieilles) sensations 😀😀

Désert d'Iran 
  • Au pied des dunes, nous buvons le "tchaï", thé autour d'un feu de camp et mangeons quelques pastèques locales. L'occasion d'apprendre à connaitre un couple de belges qui a beaucoup voyagé dans le monde ! Les étoiles sont magnifiques et la musique iranienne rend le moment inoubliable, posé et hors du temps ! Nuit au caravansérail où nous jouons à "Oak", une sorte de belote iranienne et nous leur apprenons le "tarot africain" ! Nous tuons la colonie de fourmi dans notre chambre avant de se coucher sur des "lits" particulièrement durs. 😉
Désert Dasht-e-Kavir d'Iran 

Près d'un tiers de la superficie de l'Iran est recouverte de désert : le Dasht-e-Kavir (désert de "sel") et le Dasht-e-Lut (désert dit de "vide").

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Sur la route pour sortir du désert, Moïn, notre chauffeur nous invite à s'assoir sur le rebord de la fenêtre pendant qu'il conduit en le faisant aussi ! ^^ Moment excellent où nous profitons d'autant plus du désert !! 😀 La veille nous avons vu l'anneau de la voie lactée !

De retour à Kashan, nous changeons de voiture pour aller sur Ispahan en faisant halte :

  • au Jardin Fin (Bagh-e Tarikhi Fin), un des jardins populaire d'Iran. C'est ici qu'on trouve la meilleure eau de rose du pays (et bien sûr, tous les produits y découlant : parfums, glace, gâteaux...)
Fin Garden et alambic pour la distillation de l'eau de rose
  • Quelques heures après, nous arrivons à Abyaneh, petit village très typique de part sa couleur ocre et son emplacement à flan de montagne (au pied au mont Kargas, 3 400 m). Déserté par les jeunes, Abyaneh va certainement pouvoir reprendre peu à peu vie avec le tourisme. En effet, c'est une étape presque incontournable pour les voyageurs passant dans le secteur !! 😀😀 Ici, les toits de certaines maisons servent de terrasse aux autres !
Abyaneh : très charmant village avec ses ânes 😉
  • A Natanz : où seule la mosquée du vendredi vaut la pause.

En rejoignant Ispahan la route passe par Natanz, un endroit particulièrement connu pour ses activités nucléaires militaires assez controversées. En effet, il y a un gigantesque blocos sous-terrain ultra gardé dans lequel les iraniens chercheraient à faire des recherches sur la bombe atomique. IL nous est interdit de prendre des photos du site. Une réglementation sur le nucléaire iranien est mise en place par la communauté internationale, mais sans doute ne sait on pas tout ! Notre taxi, nous explique que tout le monde s'intéresse à l'Iran pour ses richesses ( gaz, pétrole, etc.. ) ,qu'ils veulent pouvoir se défendre et trôner parmi les grands en possédant l'arme de dissuasion massive. De plus l'Iran est en conflit avec Israël et elle s'est dotée d'un système d'espionnage et d'anti espionnage très puissant.

Nous arrivons à Ispahan et au pied de notre hôtel, nous rencontrons Ali, un natif de la ville qui nous invite chez lui pour la soirée. Il parle un français approximatif mais se fait bien comprendre. Nous l'accompagnons récupérer son fils à son cours de Taekwondo, déguster les meilleurs glaces d'Ispahan en passant dans l'arrière boutique afin de comprendre la fabrication. Après l'achat de pain, de fruits et de gâteaux nous arrivons chez lui ! Nous découvrons pour la première fois la maison d'un Iranien ! 😀


Avec Ali, sa famille et d'autres invités (dont un ayatollah) : on cuisine, on joue, on apprend à écrire en perse (chiffres, lettres), on chante, on rit et on passe une SOIRÉE INOUBLIABLE !

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Publié le 29 juillet 2017

Lever de plus en plus tardif mais notre ami Ali nous attend à 11h pour nous faire découvrir la partie plus éloignée d’Ispahan :


  • les minarets branlants, particularité : ces tours de 17m bougent sous une certaine force (humaine) ! Erreur architecturale ? Calcul savant des années 1300 ? Intervention divine ? Nous ferons durer le mystère 😀


  • le temple du feu (vers 200) : un promontoire rocheux nommé Atach-gah dont nous n'escaladerons pas les pans (too hot !)


  • le pigeonnier d'Ispahan, pouvant abriter jusqu'à 2000 volatiles au sein des petites niches de pisé. De là-haut, on admire le petit panorama de la ville.
Minarets branlants (1) ; Temple du feu (2,3) ; Pigeonnier (5,6)


  • la cathédrale Vank (ou église Saint Sauveur), une des plus célèbres d'Iran (et la seule que nous avons visitée) mérite le détour avec sa coupole de style islamique. A l'intérieur : de superbes fresques illustrant des scènes de l’Évangile. Devant : des pierres tombales et une grande tour avec horloge.
Cathédrale Vank

>>> Juste à côté, nous profitons du musée, connu pour son exposition sur le génocide arménien, son micro-livre et l'inscription sur un cheveu de jeune fille (inspirée de la 1ère phrase traduite en arménien au Vè s) ! La phrase mesure 7mm de long.


  • Nous terminons notre matinée par l'explication (en français) de la fabrication de tapis et kilims dans une usine artisanale (Armani carpet) : très intéressant !


Ali nous emmène déguster une spécialité dont nous avons oublié le nom : de l'agneau frit arrosé de citron vert à l’intérieur d’un pain iranien. Et comme d’habitude : du thé. On oublie de le préciser mais en Iran le thé se boit autant qu’on respire !

Armani Carpet (1), Lunch (2), Shisha chez Ali (3) 


Puis, notre hôte nous ramène chez lui où nous nous posons : raisins, gâteaux, prunes … et … thé ! « Encore manger, toi, énergie » nous dira-il pour la énième fois !! Il est même passé acheter du charbon et produit à la menthe pour partager avec nous la shisha !

Bonne ambiance autour du jeu iranien que nous baptisons « Hokn ».

Aliashka, son fils doit se rendre à son cours d’anglais. Aussi, nous l’accompagnons.

École d'Ispahan (cours d'anglais) 

- A l’école, Mélanie assiste à la fin d’un cours d’anglais de 4 petites filles (5-6 ans) qui sont déjà dotées d’un certain vocabulaire ! Puis de jeunes adolescents (cours mixte) qui rêvent d’entendre parler français ;)

- De son côté, Donatien assiste à un cours d’anglais de filles d’environ 13-14 ans (et qui parlent mieux que lui !). Leur professeur d’anglais en profite pour alimenter la fin de son cours pour un échange avec cet invité improvisé ! La discussion tourne autour de Paris, la France, l’Iran (ses recettes…) et l’enseignante pose des questions sur le système scolaire français. Alors que Donatien s’apprête à poser à son tour des questions, elle lui signale que tous les cours sont filmés en montrant discrètement la caméra ! Elle lui fait comprendre qu’il y a des questions à éviter (gouvernement…). En Iran, on comprend alors que l’espionnage et le contre-espionnage font partie intégrante du pays.

- Lorsque nous nous retrouvons, Mélanie comprend alors pourquoi on est venu lui signaler l’interdiction de prendre des photos (too late, y’en aura quelques unes dans la boîte ! ). 😉


Dîner chez Ali et pont Khadjou de nuit 

De retour chez notre hôte, nous dinons « en famille », rien de tel pour s’imprégner de la culture iranienne !

Et dans son petit fourgon, nous partons pour les magnifiques ponts d’Ispahan (sortie en ville : les femmes s’apprêtent, elles qui restent souvent à la maison !). 😀 Dommage que l'eau ne coule plus dans le fleuve Zayanderoud d'Ispahan. 😦

  • le premier : le pont Khadjou ; lieu de prédilection pour les chanteurs voire les danseurs (quand la police n’est pas là pour stopper ces « écarts de conduite »… !!!). Dommage, car le mélange des voix masculines et l’ambiance de fête sous les arches est un chouette moment !
Pont aux 33 arches


  • le deuxième pont (Allahverdikhan) impressionnant avec ses 33 arches est davantage prisé par les touristes mais on ne retrouve pas la chaleur humaine iranienne du soir.


Il est grand temps d’aller dormir, nous avons besoin de sommeil ! Ali ne peut s’empêcher de nous montrer 3-4 sites de nuit avant de nous ramener à l’hôtel Orchid.

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Publié le 31 juillet 2017

Lever compliqué… la fatigue se fait vraiment sentir !

Place Naghsh-e Jahan d'Ispahan 

Nous partons dans le grand centre d’Ispahan : la place Naghsh-e Jahan, l’une des plus grandes places du monde. Effectivement, elle est incontournable !

Place Naghsh-e Jahan d'Ispahan

Elle est entièrement entourée d’une galerie correspondant au bazar et à chaque côté de la place, un célèbre monument à visiter :

Bazar d'Ispahan
  • La porte d’entrée du bazar qu’abrite le plus beau bazar qu’on ait vu. On y trouve toute sortes d’objets d’artisanat (tapis, boites, cuivres, porcelaine, vaisselle d’art, etc.), d’épices, de vêtement, de fruits…

On y croise, entre autres, le fils de Fernandel (dommage qu'on ne l'ait pas pris en photo, cet iranien avait vraiment sa tête !) 😉

  • Elle fait face à la grande mosquée de l’imam : splendide bien qu’en rénovation ! Nous y découvrons entre autre l’impressionnante acoustique, la hauteur de la coupole, et des minarets.
Grande mosquée de l'imam : Masjed-e Meam

On nous pointe le rôle des couleurs dans les porcelaines sur les murs, les mosaïques, les plafonds de la mosquée (jaune : soleil, vert : nature, bleu : eau).

Grande mosquée de l'imam : Masjed-e Meam 
  • Côté Est se trouve la mosquée du cheik loftollah : ses bains, ses jeux de lumière (dont la célèbre queue du pan sur la coupole)…
Mosquée du Cheik Loftollah
  • En face, côté Ouest donc, se trouve le Palais d’Ali Qapu en grande rénovation lui aussi. Il avait été construit pour le Roi qui pouvait, de cette place, profiter pleinement du match de polo qui se jouait sur la place centrale. D’ici, nous profitons de la magnifique vue sur la place place Naghsh-e Jahan.
Palais Ali Qapu



Pour se rendre à Grand Ma's table nous nous posons dans la mosquée Hakim, non indiquée sur notre guide mais qui nous permet d’observer les rituels de prières musulmans (un des cinq piliers de l'Islam) :

- Se laver le visage (nez, oreilles, bouche) : être propre pour recevoir Dieu par les différents sens

- Se laver les mains, les avants bras

- Se laver les pieds

Le tout avec l'intention d'enlever la saleté, de se "purifier" ; ce n’est pas juste passer un coup d’eau.

Tournés vers la Mecque, ils se déchaussent avant de se placer sur le tapis, prennent ensuite un morceau plat d’argile qui servira à poser le front lorsqu’ils le poseront au sol lors de la prière. Ils alterneront les positions debout et à genoux plusieurs fois de suite tout en récitant des sourates.

Les femmes sont séparées des hommes afin de ne pas les perturber pendant la prière.

Mosquée Hakim et Grand Ma's table

Le restaurant ouvre, nous dégustons deux plats encore jamais appréciés (dont un à base de feuilles de vignes farcies) qui nous régaleront ainsi que la glace au safran et à l'eau de rose, avant de partir dormir à l’hôtel où nous tombons de fatigue.

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Publié le 31 juillet 2017

Nous retrouvons Ali, ponctuel, qui nous emmène au garage ; par cause, il a eu un accident la veille, une moto lui est rentrée dedans.

En Iran, les accidents sont ultra fréquents. Au regard de la circulation, du non-port de la ceinture et du casque, nous ne sommes pas surpris... Seul l'alcool au volant n'est pas cause d'accident ! 😉

Ispahan : un garage (avec Ali) et la Mosquée du Vendredi

Après le quartier arménien, le quartier du centre, nous partons visiter le 3ème et dernier grand quartier d'Ispahan : le quartier juif. C'est ici que nous admirons la mosquée du vendredi bâtie dans une grande place, elle-même entourée d'un autre bazar, mille fois moins touristique. 😉

Mosquée du Vendredi dans le quartier juif d'Ispahan

Nous décidons de retourner au grand bazar du centre où Ali négocie pour nous un petit sachet de safran et une boîte à mouchoirs handmade, ça y est, nous ramenons un petit souvenir du pays 😀

Notre ange gardien nous emmène de nouveau chez lui, devenu notre deuxième chez nous, pour y déjeuner un nouveau plat encore jamais goûté. Rien ne vaut les repas chez l'habitant !

En route pour le terminal de bus, la route vers Yazd sera très longue et le bus aura un peu de retard...

Fazeli Hôtel à Yazd

Nous arrivons tard le soir. Heureusement, un chauffeur de taxi nous attend pour nous emmener à l'hôtel conseillé. Nous nous laissons porter. ET ON FAIT BIEN !! On atterrit au Fazeli Hotel : un splendide hôtel (de luxe ?!) doté d'une charmante cour intérieure, de chambres à vitraux et sur les toits d'un restaurant dont la vue n'a pas d'égal ! Tombés sous le charme du lieu, ce regain d'énergie modifie notre programme : nous décidons de dîner sur les toits, sous les multiples parapluies colorés. On s'endort heureux comme des papes, remerciant la Providence 😉 (et ne payant qu'un tiers du prix initial !).


Restaurant sur les toits du Fazeli Hotel
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Publié le 31 juillet 2017


Après le petit déjeuner le plus complet du séjour (merci Fazeli hotel : ci-contre), nous partons admirer le centre de Yazd, ville-oasis au milieu du désert.




Nous commençons par la célèbre mosquée du vendredi (histoire de changer de nom !😉) avec son portail particulièrement haut et étroit.

Mosquée du Vendredi (Masjed-e Jameh) de Yazd 

Puis, avec une nouvelle rencontre, nous profitons des quartiers de la vieille ville ultras charmants !

Le vieux centre de Yazd est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

Vieux centre de Yazd et vue des toits 

Notre ami, nous emmène même faire un petit roof top, histoire de jouir d'une superbe vue sur Yazd !

Vue des toits 

C'est d'ici que nous verrons de plus près les célèbres tours du vent de Yazd appelés les badgirs ; ingénieux système pour ventiler naturellement l'intérieur des habitations.

Vue des toits sur la mosquée du Vendredi 

Nous nous rendons ensuite à la prison d'Alexandre mais qui n'a rien d'une prison ! Il s'agit en fait d'une école coranique où nous profitons des petites échoppes d'artisans et d'un qanat accessible par un escalier sous-terrain. (explication à suivre)

Artisanat dans la prison d'Alexandre (Yazd) et boisson répandue mais "chelou" à base d'eau de rose 😉
Artisanats dans la prison d'Alexandre 

Envie d'escapade ? De changer un peu de l'architecture d'Iran ? Nous partons avec Ali (numéro 3) pour un morceau de désert à une demi-heure de Yazd.

Au travers d'une conversation avec Ali, on comprend qu'ils ont la même expression que nous : "Pierre, Paul, Jacques" mais pour eux, c'est : "Ali, Hassan, Hossein" 😉

Tour du Silence (village zoroastrien)  et paysages du désert

Sur notre roue, Ali s'arrête pour nous montrer une tour du silence de la religion zoroastrisme. Ici, les corps des morts étaient déposés pour être mangés par les rapaces et ne pas souiller la terre ! Les ossements étaient ensuite déposés dans une fosse au centre de la plateforme circulaire.

Zoroastrisme : forme de religion qui existait avant l'Islam. Le feu était au centre de leurs cérémonies (d'où les temples de feu comme à Ispahan). La religion de l'Islam s'est imposée face au zoroastrisme leur laissant au choix : conversion, migration ou mort ...


Pause désert 😀

Nous arrivons dans une sorte de caravansérail et grimpons sur les dunes pour dominer ces paysages qui tendent vers l'infini.

Du haut de la dune

Au sommet, le vent est fort, d'ailleurs c'est aujourd'hui qu'on voit les quelques premiers nuages en Iran ! Du coup, le sable vole et nous fouette avec force !

Du haut de la dune

C'est du haut de la dune que nous verrons décliner le soleil, un chouette moment.

Sunset 

Nous nous lions d'amitié avec Ali qui nous emmène alors déguster une glace et visiter deux, trois spots non prévus ! Il nous explique tout ce qu'il peut. On découvre une mosquée qui était restée ensevelie sous le sable, la terre, la cendre pendant des années !

Aux alentours de Yazd

Visite privilégiée (ouverture pour nous !) d'un superbe qanat restauré. Les qanats sont une invention très ancienne en Iran, ils servent à drainer l'eau dans des canaux souterrains où règnent une agréable fraicheur ! Dans celui-ci, la force de l'eau sert à moudre le grain.

Qanat et restaurant du soir

Après le thé et les biscuits briochés, nous resterons dîner avec lui dans un restaurant où nous sommes les seuls touristes 😉 !

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Publié le 31 juillet 2017

Nous partons en taxi pour Shiraz : 6h minimum de route nous attendent ! Nous pensions n'être que 2 en plus du chauffeur et nous nous retrouvons à 5 ! Déception ! Ce n'est pas ce qui était convenu !

Mais nous retrouvons dans le taxi les 2 espagnols qui étaient dans le même hôtel que nous à Hamadan ! 😉 C'est parti pour quelques heures de route tous ensemble !

Sur notre route vers Shiraz : la montagne en forme d'aigle, le très vieux cyprès d'Abarkuh (environs 4000 ans) 

Les discussions vont bon train jusqu'au moment où le chauffeur prend une position particulière quant à la Palestine ! La discussion tourne politique et les espagnols réagissent de manière très virulente... Nous ne savons pas où se placer... Don' relance sur un autre sujet (le nucléaire en Iran ! ) ! 😉



Arrivés à l'hôtel de Shiraz, nous demandons une réduction du prix étant donné qu'on était 4. Chose faite après une discussion houleuse irano-espagno-française, nous prenons possession de notre chambre au Raz hotel (ci-contre) avant de partir visiter cette nouvelle ville.



Jardin de l'Orangerie

Nous commençons par la maison Qavan et le jardin de l'orangerie : un endroit verdoyant, frais et calme !

Maison Qavan et jardin de l'orangerie

A l'intérieur de la maison, de superbes pièces d'artisanat local, notamment en termes de peinture miniaturiste. Jamais vu d'aussi belles ! Mais un peu chères pour un souvenir ... 😉

Maison Qavan et jardin de l'orangerie (en réaménagement ... dommage pour les photos !)

En errant dans Shiraz nous trouvons, au sous-sol d'une maison, le très charmant restaurant Kateh Mas où nous testons une spécialité de la ville : le kalam polo.

Le kalam polo est un plat où les ingrédients (choux, viande,...) cuisent dans le riz.

Restaurant Kateh Mas de Shiraz 

Ici, le cadre est superbe et l'ambiance au rendez-vous grâce à un groupe de musique (1 chanteur maitrisant l'allemand à la perfection, 1 percussionniste et 1 .... ? We d'ont know...) !

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Publié le 3 août 2017

En route pour le site historique le plus visité du pays : Persépolis (dérivé du grec : cité des perses). Nous faisons voiture commune avec les deux espagnols devenus nos compagnons de route 😀

Les vestiges de Persépolis témoignent d'un pan majeur de l'histoire de la civilisation perse. Datant d'au moins 600 ans AVANT J.-C., ils sont extrêmement bien conservés !!!!

Venir le plus tôt possible le matin car le site est peu ombragé et bien sûr, il fait chaud 😉

Entrée du site de Persépolis  : porte des Nations et griffon

Photo 1 - Sur la colossale porte des nations, les sculptures géantes portent de longues barbes représentant la sagesse. Leurs visages ont été détruits car l'islam ne tolère pas de représentation figurative de Dieu et en découvrant ce site, les musulmans ont cru en être une.

Persépolis a été détruit par Alexandre Le Grand, qui l'a incendié après avoir pillé toutes ses richesses de cette cité (1000 ânes et 500 chameaux pour tout emporter !) 😦😦

Le site a été enseveli dans le sable pendant des milliers d'année !

Ce joyau de l'empire perse a été découvert et surtout compris récemment et par les travaux d'archéologues, d'historiens et de scientifiques du monde entier (États-Unis, Iran, Europe dont la France...). Aussi, de nombreux "morceaux" de Persépolis se trouvent à Londres, au Louvre etc.

Photo 2 - Le griffon est un mixte entre :

  • un lion (corps : symbole de force et de puissance
  • un aigle (visage) : symbole d'intelligence
  • un taureau (oreilles) : symbole de fécondité


Escaliers à bas reliefs menant à l'Apadana de Darius

Indispensable à la visite du site (sinon on matte de vieilles pierres sans rien comprendre 😉😉), notre guide nous a détaillé chaque bas-relief de l'escalier monumental. Voici quelques brèves informations :

  • Les peuples venaient à Persépolis de très très loin (de tout l'empire Perse), entre autres de l'Afghanistan, du Pakistan, de l'Inde... et même de la Mongolie ou encore de l’Éthiopie !! On voit les divers faciès, habits, animaux, présents, selon les contrées 😀
  • Sur un autre bas-relief (photo 1), le lion, symbole de l'été, pousse le taureau allégorie de l'hiver pour signifier que Persépolis est la résidence d'été. Dans la résidence d'hiver (Irak) c'est le taureau qui pousse le lion.
  • ...

Pour ceux qui pensent que le taureau se fait plutôt dévorer l'arrière-train, vous zoomerez pour voir que d'une part, ce dernier sourit ! Et d'autre part, un lion dévorant une proie, l'attaque toujours par la gorge et non pas par l'arrière-train ! 😉

Apadana de Darius et palais des 100 colonnes 

Darius (500 av J.-C.) a eu un rôle majeur dans la construction de la cité. Quelques photos de l'Apadana de Darius (palais) et quelques chiffres :

  • le palais s'étendait sur 73 mètres
  • 36 colonnes (en 6 rangées), hautes d'une vingtaine de mètres
  • capacité : 10 000 personnes !!!!
  • plafond couvrant plus d'un demi-hectare !!!!
En grimpant là-haut : une jolie vue sur la cité

Pour l'anecdote 😀 : il est possible de privatiser le site à la tombée de la nuit (effets de lumière inclus) pour 120 € seulement ... (lors de la rédaction du guide)

Nous partons ensuite pour Nécropolis (nécropole royale), de magnifiques tombeaux rupestres (dont celui de Darius) taillés à même la roche !

Nécropolis 

Après s'être levés à l'aube (ou presque), un après-midi posé s'impose : sieste, promenade dans Chiraz et récit my atlas 😉



Le soir, nous retournons dîner au Kateh Mas (puisqu'il fallait déguster le kebab poulet au yaourt) et retrouvons notre groupe de musiciens !

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Publié le 9 août 2017

Journée tranquille pour recharger les batteries avant notre second périple.

Aussi, nous marchons à pied en nous laissant aller à des rencontres imprévues, jusque dans le centre de Chiraz pour y découvrir sa citadelle. Donatien en profite pour récupérer ses quelques grammes de terre pour sa collection de petit pot sur un tas de sable de travaux 😉.

Citadelle de Chiraz

Nous déjeunons dans Sharzey Traditionnel Restaurant, typique lui aussi : au sous-sol, buffet, brochettes, kebabs... et groupe musique !

Quelques rencontres lors de ces dernières journées iraniennes...

Puis sur la place Vaquil, nous nous posons dans le premier bar de notre voyage : le royal café. Seulement quatre tables à l'intérieur mais de délicieux jus mixés et des milkshakes bien nourrissants 😀 MIAM ! En plus, on a le Wi fi gratuit !

Royal café 

Nous errons dans le bazar, qui reste toujours un chouette plaisir pour les yeux et les narines (quoi que parfois ...). On expérimente les gazouillis des perruches perchées sur nos bras 😀

Bazar de Chiraz

Nous trouvons un restaurant à proximité du bazar, indiqué par notre Petit Futé mais le célèbre dizzi iranien n'aura vraiment rien eu d'exceptionnel ici ... grosse déception ! (Le meilleur restera celui d'Abassi restaurant à Kashan !).

Soirée : restaurant Saray E Mehr et dernière rencontre avant de se coucher 😀
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Nous partons de bon matin pour la mosquée Nasir Al-Molq puisque celle-ci jouit de son meilleur profil lorsque le soleil du matin éclaire ses vitraux et projette les multiples couleurs sur les tapis et les murs alentours. Effectivement, le spectacle vaut le sommeil un peu altéré ;)

Mosquée Nasir Al-Molq 

Nous rentrons à l'hôtel prendre le petit déjeuner et repartons pour une longue marche dans la ville en direction du mausolée de Shah Cheragh : un des sites de pèlerinages de la ville.


Petite pause sur notre route pour une coupe pour Monsieur 😉 auprès de notre ami rencontré la veille au soir.


La visite du mausolée de Shah Cheragh se fait avec une guide officielle. La pièce abritant les reliques du frère de l’imam Réza est notre préférée parmi toutes celles décorées en miroirs biseautés vues jusqu'à présent.

Mausolée de Shah Cheragh 

On a l’occasion d’avoir une discussion intéressante sur les religions, autour d’eau de rose et de biscuits de la ville, avec les guides officielles (en manque de clients avec la chaleur du début d’après-midi !).

Sur notre route, nous nous arrêtons déguster des falafels : boulettes de pois chiches et de fèves mélangées à divers épices et frites dans l’huile.

Jardins du tombeau de Hafez : célèbre poète iranien

Chiraz est dans le cœur des iraniens car c’est la ville de leurs deux poètes célèbres : Saadi et Hafez. Nous nous rendons donc au tombeau de Hafez, entourés d'agréables jardins où nous nous posons, même si dérangés par des iraniens désireux de quelques bavardages et selfies ! 😉

Tombeau de Hafez 

Sur le chemin-retour pour l’hôtel, nous retournons au royal café prendre des forces avant notre périple jusqu’en Oman. Armés de nos sacs à dos, c’est parti pour l’étape 1 : l’aéroport de Shiraz avec un vol intérieur pour Téhéran. La nuit sera longue …

Quelques dernières informations sur le pays qui nous viennent à l'esprit, avant de le quitter :

- Ici, l'air est assez pollué vu toutes les (vieilles voire très vieilles) voitures qui circulent. Certaines ne passeraient pas au contrôle technique chez nous 😉

- D'ailleurs, ici le trafic est un truc de fou. Impossible d'essayer de conduire là-dedans ! Et traverser une route à pied relève d'un défi assez riche de sensations ! Les piétons ne sont ABSOLUMENT pas prioritaires. Finalement, il faut traverser assez doucement sans jamais ralentir ni accélérer 😀

- C'est un pays de thé ! On en boit beaucoup et partout (même dans l'atelier d'un garagiste !) : c'est une façon d'accueillir les gens 😀

- Les WC sont des toilettes à la turque bien que nous sommes bien allés en Iran. Le papier toilette n'existe pas ( et quand il y en a, comme dans les hôtels, interdiction de le jeter dans la cuvette). La chasse d'eau consiste en un jet de douche et d'ailleurs fait office de papier toilettes également 😉

- Merci à l'Iran pour l'hospitalité de ses citoyens +++ !


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Publié le 10 août 2017

Après une nuit quasiment blanche et stressante : 1er vol intérieur avec retard, taxi pour changer d’aéroport en pleine nuit, maintes et maintes vérification des passeports, des visas, de la gestion de la fin de nos rials iraniens, puis vol international (avec retard lui aussi), nouveaux visas à faire pour le sultanat d’Oman…. Bref nous arrivons dans ce sultanat !

Premiers aperçus du Sultanat d'Oman

Petit Don’s tuyau : Comment bien négocier son taxi ?


- Tout d’abord, en sortant de l’aéroport, ne pas prendre les premiers taxis (où est écrit la mention aéroport). Ces derniers sont plus chers car ils paient une taxe pour pouvoir stationner au plus près des arrivées de voyageurs.


- Deuxièmement, marcher plus loin pour quitter l’enceinte officielle de l’aéroport.

- Demander à un chauffeur de taxi le prix pour la destination désirée. Désormais, vous connaissez le prix fort du marché 😀 !

- Plus loin, aborder un autre taxi et proposez-lui au plus la moitié du prix précédent. La négociation peut donc commencer. 😉

- Laissez votre chauffeur s’exprimer. Faites un air non satisfait. Proposez-lui de nouveau votre prix. S’il accepte : jackpot ! Si non, augmentez très légèrement en disant : « x rials, it’s ok » d’un air conclusif. Si vraiment, il refuse : « bye » et retentez quelques mètres plus loin.

>>> C’est ainsi que nous avons eu la liaison entre les deux aéroports iraniens à 300 000 au lieu de 750 000 rials. 😉

Qu'il fait bon avoir la clim, un lit et une douche après cette longue nuit ... ! Merci Mutrah hotel 😀

Au passage, les visas pour 10 jours (et beauuuuuuuuucoup moins chers) n’existent plus depuis avril… petit imprévu qui modifie le budget alors que nous réalisons que ces quelques jours en Oman ne seront pas vraiment économiques...


Bref, nous atterrissons dans la capitale Mascate, voici les premières impressions :

  • Pays extrêmement chaud (il est 8h30 du matin et très franchement, la température ressentie (du moins) tourne autour de 40°C, et la chaleur est assez humide (contrairement à l’Iran où au moins l’air était sec J !). D'ailleurs il fait tellement chaud que le ciel est blanc ici ! (dommage pour les photos 😉 )
  • Habits locaux typiques très récurrents : robe blanche pour les hommes avec kumar (petit chapeau sur la tête) et femmes généralement plus couvertes qu’à Téhéran. Pourtant Mélanie n’est pas obligée de porter un voile ici ! et peut même être en tee-shirt voire les mollets à l’air…mais bon, mieux vaut ne pas choquer !
Le Kumar (toque en coton typique d'Oman) et la ghutra (foulard blanc aux Emirats et à carreaux  pour le Koweit + Arabie saoudite)
  • Pays blindé de belles voitures !!!! Nos deux ford feraient limite poubelle ici ^^ et pire encore : 75% sont des énormes 4x4 !
  • Les routes sont super spacieuses, ultra éclairées, parfaitement goudronnées etc. Les infrastructures nous auront impressionnées tout au long du séjour !
  • Tout coûte cher !! Très honnêtement, nous cherchons où nous pourrons faire des économies… D’ailleurs, il n’existe pas de petits hôtels, le tourisme en Oman est du tourisme de luxe et pas du tourisme massif. Plus tard, on comprendra que seuls les hôtels coûtent vraiment cher (et encore, nous n'étions pas du tout en haute saison !!), le reste ça va, et la plupart des spots sont gratuits !
  • Personne (ou presque) ne marche à pied, à part nous avec nos deux gros sacs ! Il faut dire qu’on dégouline de sueur 😉😉
  • L’architecture, notamment pour les mosquées, est plus épurée, en termes de couleurs, de lignes.
  • Mascate a su conserver ses petites habitations assez typiques et se différencie ainsi de Dubaï … !
  • Une forte population indienne (qu’on sent moins riche et à faire les petits boulots), et cette fois-ci une petite partie semble d’origine africaine (alors que nous avions rencontré environ 2 noirs en 15 jours en Iran ^^ dont une française !).
  • On croise quasiment que des hommes. plus tard on lira que les femmes représentent qu'un quart de la population.
Quelques éléments d'architecture et la monnaie du pays : les rials omanais (OMR)

Un bus (climatisé !! car ici tout est évidemment climatisé !) nous dépose en face de l’hôtel après une légère négociation ! Mutrah hotel est plutôt chic et spacieux, nous y rencontrons deux jeunes français et un polonais dont nous obtiendrons quelques conseils et informations :

  • Il nous faut tout d’abord des rials omanais (les 100€ échangés à l’aéroport avec un assez mauvais taux risquent de vite s’écouler, et, ici, on ne peut rien payer en €). Nous nous rendons chez LULU (équivalent d’un grand centre commercial) où nous en profitons pour acheter un adaptateur (ici pas de prises européennes).
  • Louer une voiture s’avère indispensable dans ce pays, aussi nous effectuons des recherches de ce côté et trouvons une voiture chez AVIS.


Le soir (après une sieste dans la journée évidemment), nous partons direction le souk de Mutrah (une des « communes » reliée à Mascate) : cela ressemble quelques peu aux bazars en Iran mais avec un côté plus style « Ali baba » et plus propre. Les vendeurs nous alpaguent plus facilement (un peu trop !).

Souk de Mutrah 

De nuit, nous marchons également le long des quais du port de Mutrah avant de s’arrêter dîner (toujours un plat pour deux au fait ^^) dans un fast food où la concurrence est rude avec les fast food voisins (« Mister mister, welcome !! » en nous donnant la carte !)

Il fait encore très chaud lorsque nous rentrons à pied à l’hôtel, aussi la douche est une réelle libération avant de dormir !

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Publié le 11 août 2017

Nous nous rendons près du célèbre opéra de Mascate, dans un luxueux hôtel où nous n’avons absolument pas le profil pour y résider mais où nous récupérons notre spacieuse voiture rouge (une mitsubishi). 😀

Notre bien-aimée et indispensable compagne 😉

De la capitale, nous souhaitons voir la grande mosquée Qabus dont nous galèrerons à atteindre l’emplacement… Sans GPS, nous flippons pour les jours à venir ! Il nous faut sortir de la capitale (la mosquée sera détaillée en étape 25) !

Mosquée du Sultan Qabus

En 1970, le sultan Qabus renverse son père à la faveur d'une sanglante révolution de palais (soutenue en secret par les britanniques). Ses priorités : l'éducation, la santé et les infrastructures. Ainsi, il relève et transforme le pays vers la modernité, il est "vénéré" et figure sur les billets omanais.

Sur notre route vers Sour :

  • On ne peut s’empêcher de s’arrêter près des dromadaires qui n'ont pas l'air trop craintifs (ici, pas de panneaux "attention aux cerfs" !)
Ici, on ne voit pas de vaches ou de cerfs mais des dromadaires 😀 Cherchez le chameau parmi les dromadaires 😉
  • On trempe nos pieds dans la mer d’Oman dont le bleu turquoise nous fait de l’œil !
Mer d'Oman. Attention à ne pas perdre ses tongs !
  • On trouve un superbe spot : le gouffre de Bimmah. Cette surprenante cavité de 40x20 m invite à la baignade avec ses eaux bleu-vert. Seuls les poissons aveugles (amblyopsidés) nous dérangent en nous « bouffant » les jambes si on décide de ne plus bouger dans l’eau 😉
Gouffre de Bimmah

Les plus audacieux sautent du haut de la falaise !!! Nous ne sauterons que de 3 mètres 50 😉

Nager sur le dos, admirer les hautes parois qui nous entourent et sentir le soleil chauffer cette eau est un vrai moment de bonheur !

P'tit plus : le "gardien" du lieu qui illustre la sympathie et l'accueil des gens du pays !

Gouffre de Bimmah
  • Plus loin, nous sommes impressionnés par notre premier Wadi (immenses gorges) : le Wadi Bani Shab dont nous détaillerons le périple en étape 24. Car le temps nous presse vers la côte orientale.
Wadi Bani Shab ... sans y pénétrer aujourd'hui

Enfin, nous arrivons à Sour et dans cette région de la côte orientale, la plus à l'est de toute la péninsule Arabique.

Sour 

Impossible de manquer le château de Sunaysilah dans le centre-ville de Sour. Vieux de trois siècles, il illustre la construction classique des forts du pays, ouvrage de défense pour la cité.

Château de Sunaysilah 

Plus loin, nous admirons la corniche avec ses trois tours de guets, les plages animées par les flâneurs, les sportifs et les pêcheurs. On en profite pour observer les boutres (embarcations de bois traditionnelles).

Ville portuaire de Sour 


Nous arrivons à Ras Al Jinz et nous dormirons à l'hôtel de la réserve de tortues de Ras al-Jinz (cf photo). Compris dans le prix de la nuit : une visite à 21h, une autre à 5h du matin et l'entrée au musée. La visite à l'aube, étant mille fois plus magique, nous la détaillerons dans la journée de demain 😀

SURPRISE !!

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Publié le 11 août 2017

Après la session de la veille au soir 21h, nous nous levons aux aurores pour revoir les tortues au moment de la ponte ! Le réveil sonne, il est 4h30... Il fait encore nuit, le soleil va se lever entre 5 et 6 heures. Nous sommes un petit groupe de 8 personnes et retrouvons la plage où se déroule la ponte. Quelques tortues sont là pour y creuser leurs trous et déposer leurs œufs. Ce spectacle, beauté de la vie, est inoubliable !

Plage de Ral al-Jinz : site de nidification des tortues

Quel est le processus de ponte ?

Voici quelques explications :

  • Elles creusent un premier trou avec les nageoires de devant et de derrière plus ou moins simultanément.
  • Elles remontent légèrement le trou afin d'être un peu plus penchées vers l'arrière. Ainsi, elles creusent uniquement avec les pattes arrières pour accentuer la profondeur du trou.
  • Elles y déposent leurs œufs si elles ne se sentent pas menacées (plus de 100, gros comme une balle de golfe molle !)
  • A environ 2m, elles creusent un deuxième trou : le sable alors évacué permet de recouvrir le 1er trou contenant les œufs (qui deviendra alors une petite dune). Mais ce second trou permet aussi d'être un leurre pour les renards et autres prédateurs qui cherchent à manger les œufs !
  • Les œufs déposés près de la plage seront à une température plus basse, donc seront des mâles, et les œufs déposés plus loin de la mer seront à une température plus élevée donc des femelles ! 😀
  • Les femelles tortues pondent à l'endroit où elles sont nées ! à 100 mètres près ! Et pourtant elles peuvent s'éloigner de plus de 3000km du lieu de naissance !
Plage de Ral al-Jinz : site de nidification des tortues 

Ce n'est pas un mythe : les tortues sont lentes ! 😉 Aussi, nous ne verrons pas le processus de ponte en entièrement. En même temps, travail qu'elles fournissent reste impressionnant pour cet animal qui n'est pas terrestre de base ! (D'ailleurs, les mâles ne sortent jamais de l'eau eux !) 😉

Plage de Ral al-Jinz : site de nidification des tortues

Les tortues (ici les tortues vertes : 1 des 4 espèces présentes en Oman) sont aptes à pondre entre 20 et 70 ans. Elles pondent alors 3 fois (pontes espacées de deux semaines) puis s'arrêtent de pondre pendant 3 années !

Tortue verte de la plage de Ral al-Jinz 

Miracle ! Bien que ce soit très rare à cette période de l'année, nous découvrons des bébés tortues sortir de leur nid pour rejoindre la mer !!!

Entre les prédateurs qui rôdent (rapaces, crabes, renards et poissons), la non-éclosion de l’œuf, les bébés tortues qui se ne dirigent pas bien vers la mer, ainsi que la difficulté pour ces petites tortues de se mouvoir dans le sable, on comprend mieux pourquoi seulement 1 œuf sur 1000 va survivre...

Les premières heures de vie d'une tortue verte ! 

Nous en aidons quelques uns, perdus, à atteindre la mer. En leur faisant gagner 20 mètres on leur a permis de réaliser la première très grosse étape de leur vie ! Mais il faut accepter aussi de laisser faire la nature, de les laisser se tromper sans pour autant les aider, ou de se faire dévorer par les prédateurs...


Nous restons 2 heures à contempler ce spectacle qui restera un des plus beaux souvenirs d'Oman !

Ensuite, petit déjeuner et nous nous recouchons jusqu'à 11h du matin ! 😉 Nous trouvons un bébé avec qui nous jouons avant de visiter le musée du site : de quoi compléter nos informations sur les tortues dont nous sommes désormais encore plus fans !


Nous partons direction le Wadi Bani Khalid. Sur la route, nous avons une tempête de sable et au loin une petite tornade !! C'est excellent de rouler sur une route où l'on voit le sable se déplacer devant nous et fouetter la carrosserie avec un petit bruit cristallin. Peu après une pluie abondante où en quelques minutes les routes sont gorgées d'eau ! La terre étant tellement sèche et riche de roches, que rien ne s'infiltre.

Village du Wadi Bani Khalid 

En arrivant dans le Wadi après avoir roulé longtemps, très longtemps et sur des routes de montagnes nous nous garons pour entamer la randonnée dans le Wadi.

Plusieurs personnes arrivent vers nous en disant " Wadi is coming, you have to go !! ". On comprend alors qu'avec la pluie tombée 30 minutes plus tôt, tout ce qui est tombé sur les hauteurs redescend dans les gorges et inonde le wadi ! Nous risquons de ne plus pouvoir repartir et se retrouver bloquer (la voiture y compris). Frustrés, la mort dans l'âme, nous décidons de partir vers Al-Minitrib où nous passerons la nuit. Toute cette route pour rien, pour faire demi tour au pied du parking !!!

Arrivée à Al-Mintirib : porte d'entrée du désert avec ses dunes et dattiers 

Peu après, nous arrivons à Al-Minitirib, petite ville au pied des dunes du désert des Djebel Shams ! Ici, il n'y a que des 4x4, l'intérêt de cet endroit est de s'exiler dans le désert de sable ! 😀

Nous trouvons un hôtel dans la ville (car hors budget pour une nuit au milieu du désert... grosse déception...). Notre technique de négociation est désormais bien rodée, nous baissons le prix de 25 à 18 rials, soit 15 euros ! 😉 Nous préparons notre sortie dans les dunes de demain ! Et ... comme d’hab, une petite lessive à la main pour le lendemain !

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On se lève avec l’envie d’aller faire notre petit tour d’une heure en 4x4 dans les dunes ! Mais avant cela, il faut se trouver de quoi avaler un petit déjeuner car l’hôtel n’en fournit pas !

Sharkiya Sands du côté d'Al-Mintirib

Chose faite, on retrouve notre chauffeur qui nous emmène dans ces magnifiques dunes dont les couleurs se déclinent de l’orangé à une sorte de jaune pâle. Ayant plu la veille, le sable orangé correspond à celui encore humide et le jaune pâle celui juste sec. Voilà donc pourquoi vers 9h du matin, le dessus des crêtes est jaune pâle et le reste orangé ! Cela rend les lieux encore plus beaux !!

Sharkiya Sands 

On dégonfle les pneus pour gagner en adhérence dans les dunes, on se met en mode 4 roues motrices et c’est parti ! Quelle heure riche de sensations !!! Montée, moteur à fond, parfois reprise à deux fois (il ne faut pas rester ensablé !). Traversée des pentes ultra penchées au point de croire que nous allons basculer avec le véhicule sur le côté ! Descente quasi-verticale … et même l’une d’elle en marche arrière !!

Quelques flashs du mode de vie bédouin

Nous avons aussi l’occasion d’échanger sur le mode de vie bédouin dont nous apercevons quelques camps et sur la vie ici, intimement liée au désert.

Oasis parmi les Sharkiya Sands

Nous récupérons notre chère voiture rouge et décidons de retourner au Wadi Bani Khalid, frustrés par la tournure des évènements de la veille (notre « driver » des dunes nous ayant dit que les risques surviendront en soirée). Nous nous trompons de route… En regardant les paysages à droite en même temps, nous avons raté le panneau du Wadi sur la gauche de la route… Et 20 km plus loin, on réalise qu'a priori il faut faire demi tour… On débat vigoureusement pour remettre le tort sur l’autre ! 😉Décidément ce Wadi se mérite !

Wadi Bani Khalid

Enfin, nous y arrivons, après avoir serpenté dans les montagnes et traversé des routes submergées d’eau ! D’ailleurs, le niveau est plus élevé que la veille ! Donatien est aux anges à faire le c** avec sa voiture en se prenant pour un 4x4 !!

Wadi Bani Khalid

Avec l’eau jusqu’aux mollets nous suivons le chemin et grimpons entre les rochers ; le cadre est superbe. Nous sommes ravis de profiter ainsi de paysages naturels fascinants. C'est ce que nous voulions après nos 15 jours en Iran. La seule déception : la couleur de l'eau sensée être vert émeraude mais qui tend vers le vert kaki / marron à cause des grosses pluies de la veille qui ont tout balayé sur leur passage ! 😦

Wadi Bani Khalid

On s’arrête boire un jus, la chaleur tape malgré la présence de l’eau. La pause fait du bien, Mélanie n’est vraiment pas en grande forme au niveau digestif. Et cette intoxication alimentaire (??) prendra plusieurs jours ... Donatien sera touché aussi ! (raisins mal lavés ?)

Wadi Bani Khalid

Seul Donatien marchera jusqu’à la grotte de Moqal, sillonnant dans un chemin de trek au fond du wadi. Ce sera en tongs et avec la caméra, qu’il fera le trek parmi les rochers, et les traversées de rivière ! Excellentes sensations même si la crainte de faire tomber l’appareil est présente !

Grotte de Moqal

Le trek est franchement beau et il aboutit sur la grotte ! Il faut y rentrer à 4 pattes, et ramper par moment. N’ayant pas de lumière, Donatien s’aide du flash de l’appareil photo pour avancer entre les cailloux humides, les chauves souris et l’obscurité totale ! Finalement, il arrive à une cascade sous-terraine et sort de la grotte complètement en sueur. Efforts pour ramper + petite frousse dans le noir au moment où il a cru ne plus trouver la sortie…

Trek jusqu'à la grotte de Moqal 

Le pire c’est qu’on avait tout anticipé comme le conseillait le guide Lonely Planet : nourriture, eau, chaussettes et chaussures de marche, lampe torche, boussole… Mais tout est resté auprès de Mélanie allongée dans sa grotte ... Hum, très utile ! 😦

Sur la route vers Nizwa

Nous roulons jusqu’à la ville de Nizwa avec 3-4 pauses pour faire un somme… Le splendide coucher de soleil entre les montagnes nous fera passer le temps ! Arrivés à Nizwa (deuxième lieu touristique d’Oman), bien que fatigués, nous prospectons et négocions les hôtels pour trouver le meilleur. Le jeu en vaut la chandelle puisque pour une fois, nous ne resterons pas qu’une nuit !

Al-Diyar Hotel à Nizwa 

Finalement, c’est Al-Diyar Hotel qui l’emportera avec sa chambre spacieuse, sa salle de bain à l’occidental très propre et sa piscine dans la cour intérieur. Ce sera le meilleur de tout notre périple de 25 jours ! 😀Petit plus, l’hôtel a un restaurant, qui ne fait pas que les petits déjeuners. Nous en profitons donc pour dîner un vrai repas, tellement attendu ! Miam la salade de légume et la succulente « pizza » égyptienne au poulet !

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Après un long petit déjeuner bien varié, accompagnés de nos nouveaux amis belges d’origine marocaine, nous partons direction le point culminant d’Oman : le Djebel Sham dite « montagne du soleil » (3009 m).

Sa renommée vient plus des gorges vertigineuses qui la bordent (Wadi Ghul) que de son sommet en lui-même (où réside une antenne militaire interdite au public). Les parois sont si abruptes qu’il est appelé « le Grand Canyon d’Arabie » !!!

Sur "la route" qui monte, qui monte, qui monte ... vers le Djebel Shams

Plus nous montons tous les deux en voiture, plus les paysages sont impressionnants et grandioses (et plus la descente fait peur !) ! Heureusement à certains endroits, des glissières de sécurité ont récemment été installées, limitant les plongeons dans l’abime !

La route goudronnée s’arrête laissant place à un chemin de terre et de cailloux disparates, plus ou moins nivelée… On file… mais on monte encore et encore, se demandant si ce périple est sérieux… D’autant plus qu’on ne croise que des 4x4 et que nous sommes les seuls touristes dans une berline à deux roues motrices (ah les touristes … 😉😉! ) !!

Heureusement, Donatien a anticipé et téléchargé une carte sur google map qui nous permet, à l'aide de notre livre-guide, de comprendre un peu mieux où nous sommes, au beau milieu de ces montagnes et gorges.

Spot d'observation du Wadi Ghul : merci pour l'installation des barrières de sécurité !!

Surprenant ! Nous retombons à nouveau sur une portion d’asphalte ! Et c’est ainsi, qu’on arrive au magnifique spot pour observer le Wadi Ghul : complètement INCROYABLE, un paysage à couper le souffle au sens figuré comme au sens propre du terme ! On se sent si petit face à la verticalité et la hauteur des parois, supérieure au kilomètre !!

La nature dépasse de loin tout ce que l’homme peut créer et ce paysage en est émouvant !

Point d'observation du Wadi Ghul 

Et les photos ne rendent pas un dixième de ce qu'on a vu et vécu ...!

Spot d'observation du Wadi Ghul

Avide de sensations, nous décidons de continuer plus loin notre route pour trouver le départ du trek W6 dit « le sentier en balcon » ! La route redevient chemin et on se demande encore combien de temps nous mettrons à descendre en limitant l’utilisation des freins…

Wadi Ghul

Nous arrivons au mini-village d’Al-Khateem où un troupeau de chèvres nous souhaite la bienvenue ! 😀

Al-Khateem : départ du trek W6

Nous repérons les balises colorées du W6 nous invitant à parcourir ce vertigineux sentier en balcon posé tout au bord du canyon.

Sur le sentier en balcon

Nous décidons de n’en parcourir qu’une partie car le ciel est un peu gris par endroits et si la pluie venait à creuser des trous sur le chemin du retour, nous n’aimerions pas rester coincés ici… 😦

Sur le trek W6 

Le sentier valait tellement la peine ! On est seuls, au beau milieu du Grand Canyon d’Arabie !

Très frustrés de devoir faire demi-tour… 😦😦😦

(Malheureusement ?) la raison l’emporte sur la passion ... !!

Wadi Ghul 

Le retour, bien riche en sensation, dans les virages en lacets, sur le goudron comme sur les chemins de terre/caillouteux se déroule sans encombres. Ceci dit, nous conseillons fortement les 4x4 pour ne pas mettre votre voiture et votre cœur à rude épreuve 😉 Dans la descente, nous croisons (ENFIN) deux voitures comme la notre : et... des touristes à l’intérieur !

Wadi Ghul parcouru grâce au sentier en balcon W6 

Sur le retour pour Nizwa, nous faisons halte à la grotte d’Al-Hoota (semblable à celles d'Ali Sadr, visitées en Iran : stalagmites, stalactites…), nous profitons donc simplement du très intéressant musée interactif.

Un p’tit tour chez Lulu (grand centre commercial) pour échanger de nouveau nos euros en rials omanais.

Nous plongeons dans la piscine, de nuit, (le soleil se couche à 18h30 ici) avant d’aller dîner et dormir ! Sans doute rêverons-nous d'infinies hauteurs et d'avancées au bord du vide... 😉

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Histoire de varier les plaisirs, nous décidons de s’attarder sur l’architecture plutôt que sur les paysages pour cette journée. Aussi, nous partons pour Bahla (après une petite erreur de bifurcation, nous inversons le sens de nos visites 😉 ! )

Mosquée de Bahla

Le soleil tape vraiment fort lorsque nous nous promenons autour de la forteresse de Bahla, avant de pénétrer à l’intérieur.

Forteresse de Bahla

Celle-ci fait partie intégrante du célèbre fort de Bahla qui rend cette ville fortifiée l’une des plus complètes au monde avec ses murs s’étirant sur plusieurs kilomètres apparemment conçus par une femme il y a 600 ans !

Double arc monumental : porte d'entrée de Bahla

Nous nous attardons à chaque coin d’ombre de cette imposante forteresse, admirant la vue et la propreté du lieu, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987. Dommage qu’en explication, on nous donne seulement une petite feuille A4 d’imprimé…

Forteresse de Bahla 

En route pour Jabrin, nous nous posons pour le premier déjeuner dans un restaurant (alors que le seul du coin, conseillé par notre guide, était fermé). Cela dit, les jus d’avocat et de mangue fraichement mixés ne nous ont pas déplus !

Château de Jabrin
Château de Jabrin (1 : escalier avec marche en bois pour repérer les ennemis)

Le château de Jabrin vaut vraiment la venue. La visite ne vaut que 500 bz (l’équivalent d’un peu plus d’un euro) avec audioguide en français inclus ! Nous prenons notre pied !

Château de Jabrin

Le château jouit d’ailleurs d’une vue imprenable sur la plaine environnante, bordée de dattiers. Et depuis la terrasse là-haut où flotte le drapeau omanais, la vue ultra-plongeante sur la cour centrale est tout aussi impressionnante !

Vue du haut du château de Jabrin 

Voici quelques informations sur les lieux et les pièces visitées :



· Château datant du XVII, appartenant à un imam. D’ailleurs, ce dernier a été attaqué par son frère et on dit que voyant la mort de profiler, il aurait prié pour mourir, son vœu s’exauçant !! On peut d’ailleurs visiter sa tombe.


· École coranique + bibliothèque


· Salle des armes + toute une zone pour les soldats


· Multiples pièces pour recevoir, certaines cachées (salle de murmures) où étaient échangés les secrets… même si certaines pièces adjacentes étaient prévues pour écouter !! 😉


· Cave pour faire sécher les dattes et fabriquer du jus de datte à travers les rigoles (ce dernier, bouilli, pouvait être jeté depuis les meurtrières sur les ennemis attaquant le château)


· Salle de jugement : les innocentés sortaient par la grande porte tandis que les coupables devaient sortir par la petite porte, les obligeant à se courber…


Mosquée - École coranique - Salle des armes - Cave pour les dattes (Château de Jabrin)

Ayant encore un peu de temps devant nous, nous décidons de nous rendre à Misfate : un petit village perché, pittoresque, accessible sans 4x4 (rare !) et bien préservé.

Village "perché" de Misfate

Le lieu est très mignon : de loin (vallée d’à côté) pour avoir une photo d’ensemble mais surtout de près, en déambulant dans ses ruelles étroites et en descendant parmi les dattiers !

Nous nous arrêtons boire un jus dans la Misfah Guest house où nous dégustons nos premières dattes fraîches : un succès ! Mais il faut prendre les moches et molles qui donnent moins envie … 😉 sinon c’est spécial !

Village de Misfate (1 : dattier - 2 : falaj)

La descente est raide mais fraîche, à l’ombre des dattiers (manguiers et citronniers) et le long des cours d’eau (falaj) qui alimentent ces plantations.

Village de Misfate

Bien satisfaits de cette belle journée, nous rentrons plonger dans la piscine et s’amuser avec les bouées dignes du Titanic 😉 (Ici, les gens ne savent pas nager et nous observent pour apprendre à nager !!)

On réussit même à se mettre debout sur les bouées et à «surfer» sur quelques mètres !


On s’habitue au bon restaurant de l’hôtel où nous testons le «fatoush » (salade de crudités avec des sortes de croûtons) et un mix poulet-légumes dans un pain roulé.

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Publié le 13 août 2017

Prêts pour notre escapade dans le Djebel Akhdar, nous proposons aux deux français, voisins de petit déjeuner, de se joindre à nous (nous les avions déjà rencontrés au site de nidification des tortues !). Décidément, le peu de touristes vus, sont quasiment tous francophones !!

Donatien renégocie une dernière fois pour ne pas payer plus cher à 4 dans le 4x4, puis nous partons. Ce genre de véhicule est obligatoire pour le Djebel Akhdar où un contrôle de police vérifie si les 4 roues sont motrices !!

Djebel Akhdar

Le Djebel Akhdar, dit « montagne verte » correspond à la montagne elle-même et toutes les hautes terres qui l’entourent, à une altitude moyenne de 2000m, dont notamment la superbe plateau de Saiq.

Djebel Akhdar 

On ne peut pas dire que la montagne est verte à proprement parler, mais en comparaison avec le Djebel Shams :

  • Ici, l’air est frais (tout est relatif mais on est passé de 27°C au plateau à 44°C à Nizwa !)
  • Et les précipitations permettent de récolter les fruits des vergers (grenades, abricots etc.)
Djebel Akhdar 

Ces cultures en terrasse déployées plein sud forment un arc de cercle supervisant le Wadi al-Muaydin.

Cultures du Djebel Akhdar (grenades)

Notre chauffeur Ibrahim nous dépose aussi au Diana’s Viewpoint (si on ne s’est pas trompés) d’où la vue est plus vertigineuse ! Même si les sensations n’égalent pas les gorges du Djebel Shams ! 😉


Diana’s Viewpoint

A deux reprises, il nous laisse nous promener sur les traces de deux treks :

  • Un premier parmi les vergers, longeant l’arc de cercle formés par les pentes des montagnes
Djebel Akhdar : 1er trek
  • Un second , dont les escaliers descendent au Wadi Bani Habib (sans eau) et d’où l’on peut remonter dans un vieux village pittoresque complètement en ruines.
Djebel Akhdar : 2nd trek pour aller au village abandonné 

On comprend surtout au retour pourquoi le 4x4 était obligatoire alors que la route est parfaitement large et goudronnée …. La descente est ardue ! On remarque les multiples pistes (tous les 300m quasiment) de freinage d’urgence et on lit qu’il y a eu un bon nombre d’accidents fatals… 😦


Ibrahim et notre 4x4 pour la virée au Djebel Akhdar !

Un petit plat à l’hôtel et notre première sieste en Oman puis nous repartons au souk de Nizwa !

Le souk ouvre tôt le matin jusqu’à 13h puis ré-ouvre de 17h à 20h, heure à laquelle nous souhaitons déambuler. Malheureusement, les stands sont plutôt vides et nous ne verrons pas le souk au moment où l’activité bat son plein.

Poteries : spécialités du souk de Nizwa 

On observe cependant les célèbres poteries de Nizwa, très sobres, mais également le quartier du poisson, celui des fruits et légumes, celui des vêtements, celui de la viande …

On s’arrête dans le marché des dattes où un omanais nous fait goûter les différentes variétés (fraîches, sèches, avec plus ou moins de sucre, noires, jaunes, marron etc.) : l’occasion de comparer ce fruit si omniprésent ici ! On goûte également le sirop de datte et on boit le café typique (avec de la cardamone) dans une petite tente au sein du marché aux dattes.

Souk de Nizwa : ses remparts et son marché aux dattes 

On décide d’en acheter pour re-goûter en France cette délicieuse douceur sucrée. 😀

Devant le souk, on goûte à une des spécialités d’Oman au Al-Duhli : les schawarma. Cela ressemble à un wrap chaud (pain arabe) fourré au bœuf ou poulet + petits ognons, légumes etc.

De retour à l’hôtel : petit rituel à la piscine (plus difficile après avoir mangé ! )

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Publié le 13 août 2017

Alors que nos bagages sont quasiment terminés et que nous trions nos photos, Mélanie voit du coin de l’œil un truc noir filer … elle rêve ? Trois minutes plus tard, une souris traverse la pièce ! On appelle la réception et avec les deux indiens, on la retrouve ! L’occasion de demander « another discount » ? 😉

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Tellement avides de paysages, nous décidons de parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour retourner au Wadi Bani Shab sur la route Mascate-Sour (dont l’accès était en cours de fermeture lorsque nous étions passés).

Aucun regret !! 😀😀😀

Wadi Bani Shab

D’abord, nous devons prendre une petite barque pour traverser la rive, moyennant 1 OMR l’aller-retour.

Ensuite, il faut marcher entre les deux falaises, parfois sur de gros graviers, parfois sur un petit chemin de terre ou bétonné, et le plus souvent entre d’énormes rochers ! De la verdure agrémente ce trek ; notamment des lauriers roses fleuris et des genévriers auxquels on évite de s’accrocher !

Wadi Bani Shab

On arrive à un trou d’eau où quelques locaux se baignent mais le meilleur est plus loin !

Il faut encore marcher une bonne demi-heure et croyez-nous, il fait très chaud ! On a du boire environ 2L d’eau sur ce trajet !

Il faut savoir qu'en Oman, on a vécu quotidiennement avec des températures de 45°C !

Wadi Bani Shab 

Nous sommes obligés de laisser appareil photo, sac, passeports, clés de voiture, vêtements … parmi les innombrables rochers car le reste du parcours se fait dans l’eau ! 😀

Wadi Bani Shab

Il ne faut pas oublier de lever la tête de temps à autres pour se rendre compte des gorges dans lesquelles nous sommes et donc des falaises abruptes qui nous entourent !

Wadi Bani Shab

De vraies « piscines » naturelles reliées les unes aux autres, nous attendent. Dans la dernière, il faut oser nager dans un étroit tunnel de roches, un par un, sur environ 10 mètres (on a quand même juste la place pour avoir la tête hors de l’eau !). C’est magique, on arrive dans une grotte où coule une cascade, l’eau est turquoise !

Quel dommage de ne pas avoir eu l’opportunité de prendre des photos !! 😀😀😀


Wadi Bani Shab

Un groupe d’Omanais occupait leur bon temps à sauter d’un rocher à quelques mètres de haut. Donatien les a rejoints pour faire le saut de l’ange ! 😉

Ce wadi restera dans le top 3 des lieux que nous avons aimé en Oman !

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Et c’est reparti, en sens inverse, direction Mascate. Nous trouvons un hôtel avec une petite piscine au 5ème étage sur les toits : Al Maha intercontinental hotel. Comme d’habitude, nous sommes les plus « sales » de la clientèle mais obtenons un rabais😉

Repas omanais typique chez Bin Ateeq (Mascate)

Il faut absolument goûter le haris, un plat typique omanais : sorte de pâte (farine) avec de la viande. Nous décidons de nous rendre dans le restaurant Bin Ateeq qui propose aussi le style omanais pour manger : au sol sur des tapis avec une salle pour chaque clientèle et un vieux téléviseur ! Nous dégustons aussi une soupe coco-curry qui permet de relever le goût assez fade du haris.

Le restaurant Bin Ateeq est l’un des rares à servir de la nourriture traditionnelle omanaise car les habitants aiment manger non local lorsqu’ils sortent. Mais le tourisme joue son rôle… et les restaurants omanais commencent à se développer ! 😀

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Logés proches de la mosquée du Sultan Qabus, nous décidons d’y retourner pour en admirer l’intérieur et les jardins cette fois-ci ! Celle-ci a été offerte par le Sultan Qabus au pays pour son trentième anniversaire d’accession au pouvoir.

Mosquée du Sultan Qabus

Effectivement, elle vaut le détour ! Le lieu est plus digne d’un palais que d’une mosquée !

Mosquée du Sultan Qabus

D’une propreté remarquable (on voit au total environ 15/20 ouvriers typés indiens à s’affairer pour nettoyer, jardiner, dépoussiérer…), les marbres luisent au soleil, les jardins nous offrent leur plus beau vert.

Mosquée du Sultan Qabus

Nous pénétrons dans la mosquée pour les femmes puis dans celle qui vaut toutes les mosquées vues jusqu’à présent. Cette salle de prière principale est immense et sublime !! 😀

Mosquée : salle de prière (hommes) 

Le lustre serti d’or de 24 carats pendu au centre de la mosquée attire d’emblée le regard avec ses 8 tonnes et ses 1122 lumières ! Sur les 2 allées latérales, des reproductions réduites de ce bijou achèvent ce somptueux décor.

Pour l’anecdote, ce chandelier peut contenir 3 personnes !!! 😀

Lustre de la mosquée

Le tapis persan est fait main : 1,7 milliards de nœuds par 600 tisserandes iraniennes (😉)qui ont œuvré pendant 4 ans !!! De 70 par 60m c’est le deuxième plus grand du monde ! Il pèse environ 30 tonnes.

Tapis persan de la mosquée et salle des ablutions

On retrouve nos fameuses mosaïques mais aussi des formes de vitraux conçus en France. Cet édifice s’inspire d’éléments d’architecture de divers pays : Oman, Inde, Iran, Mongolie, Turquie et Maroc.

Quelques mosaïques des allées de la mosquée, elles sont toutes différentes !!!  
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On décide d’aller découvrir la côte nord (Golfe d’Oman) histoire de respirer l’air de la mer pour cette dernière journée.

On commence par déjeuner dans un starbucks dont la vue des fauteuils donne sur la mer. Pas très local mais c’est le premier de notre vie et on en profite avec toutes les économies faites (merci les négos...!). 😉 On déjeune ainsi "en mode gourmands" : deux parts de superbes gâteaux et des cafés froids mixés avec des goûts (chocolat, caramel…).


Golfe d'Oman : jetée, plage et .... Starbucks 😉

En se promenant sur la jetée, on repère un petit stand proposant diverses activités dont du jet ski. La demi-heure nous attire et nous décidons de nous initier à ce sport nautique. 😀 Le jeu en vaut la chandelle !

On a le temps de tester la position chauffeur ou passager. Le compteur a affiché 77km/h ! L’adrénaline monte alors que nous sommes à deux doigts de tomber et lorsque, prenant les vagues de front, le scooter décolle !! La puissance du moteur nous a bluffé ! Bref, ce fut 30 minutes de sensations fortes ! 😀😀😀

Jet ski dans le Golfe d'Oman : adrénaline au rendez-vous !

Après une petite baignade histoire derécupérer nos esprits, nous décidons de retourner au port et au souk de Mutrah pour rapporter de l’encens en France. Cette fois-ci nous en profiterons de jour !

L'encens est à l'origine de l'histoire des empires arabes ! Cette résine aromatique (lubban = encens) est prélevée dans l'écorce des arbres appelés Boswellia sacra. Chauffée par des charbons ardents, ces perles de sève libèrent une huile qui parfume agréablement l'atmosphère. Elle est utilisée pour chasser les mauvais esprits, parfumer les vêtements, les maisons... et participe aux fabrications de parfums. Les arbres à encens les plus réputés sont ceux du Dhofar (sud d'Oman) ! Où malheureusement nous n'avons pas eu le temps d'aller...

Port de Mutrah, à proximité du souk et perles d'encens

Pour cette dernière journée, on recompte sans arrêt nos rials omanais en déduisant chaque étape de la fin de notre voyage : le taxi pour rentrer à l’hôtel depuis AVIS, de quoi payer la dernière nuit, de quoi dîner ce soir et de quoi payer le taxi collectif de demain matin qui nous emmènera à l’aéroport ! Ri-crac, ça passera !

Le lendemain, nous ferons un retour en France sans problème, fiers et très heureux de notre périple dans une région du monde que nous ne connaissions pas.

Merci pour chaque rencontre humaine marquée par la bienveillance, l'hospitalité et la douceur de vivre.

Merci pour les beautés de la nature, sa faune fascinante, ses paysages et reliefs dont la puissance ont envahi nos âmes.

Merci pour cette rencontre avec l'Islam, qui nous a baigné ces 26 jours avec ses appels à la prière, ses splendides mosquées, son patrimoine exceptionnel et à travers le quotidien des iraniens et omanais.

Merci pour ce goût aux voyages, et surtout pour la volonté et la chance de l'honorer !

Mélanie & Donatien

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