Carnet de voyage

Hawaii

17 étapes
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Fantasme de bien des rêveurs, l'archipel d'Hawaï paraît paradisiaque sous tous les points de vue. Faisant partie de ces rêveurs, je me devais de m'en assurer.
Avril 2019
19 jours
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Enfin à Hawaii !

J'en rêvais depuis mon enfance, comme beaucoup. Mais comme je dis souvent : "les gens rêvent, je fais". C'est donc après toutes ces années d'attente que me voici enfin à Honolulu, capitale d'Hawaï.

Cela fait des années qu'il m'arrive traditionnellement quelque chose au tout début de mes voyages, principalement à l'arrivée. Et cette année n'y échappera pas. En effet, arrivé à l'agence de location de voitures vers 22h, muni de mon permis international et de mon passeport, on m'explique que je ne peux pas acquérir de véhicule sans mon permis de conduire national. Cette loi appliquée depuis peu m'était inconnue. Un véritable effroi s'empare de moi à ce moment là. Comment vais-je faire pour visiter les coins les plus reculés des îles ?

Pas le temps de pleurer sur mon sort, je prends le bus pour me rendre à mon auberge de jeunesse située à Waikiki. Malgré ce déboire je dois m'installer et tenter de trouver le sommeil.

Le lendemain matin, le beau temps n'étant pas au rendez-vous, je décide de reporter mes randonnées au jour d'après et de visiter Honolulu.

Waikiki Beach

Waikiki Beach est sympathique quand on arrive sur Hawaii, mais il y a mieux. Bétonnée d'un bout à l'autre, elle permet aux touristes de se baigner sans être trop dérangés par les vagues. Eh oui les pauvres, la nature est si rude. Cela ruine le paysage et tout le charme des lieux, pourtant si bien entretenus.

L'idéal est de s'y baigner tôt le matin, on y évite le tourisme de masse. Même à 7h, l'eau est vraiment bonne, et le soleil ne tape pas encore.

C'est même l'heure idéale pour une promenade, pour les mêmes raisons. Finalement, Waikiki est plein de charme, grâce notamment aux superbes resorts et hôtels qui jonchent toute la côte. Les routes sont propres, verdoyantes et bien entretenues.


Pour ce qui est de Honolulu, c'est bien différent. A part quelques monuments, il n'y a absolument rien à voir en ville, inattendu. Par contre de nombreux sdf, dont un certain nombre à perdu la raison, à crier partout...

Ma visite se limitera donc aller voir entre autres le Palais Iolani, entouré d'arbres probablement centenaires.

Un petit tour à China Town sans intérêt et retour vers Waikiki, un peu déçu. Je passe devant la statue du Roi Kamehameha 1er, reconnu comme le souverain qui a unifié tout l'archipel sous une seule bannière.

Fin d'apès-midi à Waikiki pour profiter de la plage, en attendant le dur lendemain qui s'annonce.

Une petite journée finalement.

Levé à 7h00, je prends le bus pour Diamond Head pour lancer ma première randonnée de la journée. Même en ayant commencé à 8h00 c'était déjà bondé de touristes. LA masse touristique. Celle que je fuis constamment.

Ce cratère de volcan vieux de 200 000 ans est assez facile d'accès, ce qui explique la présence de tous ces gens. Tant pis, il faut faire avec, ça fait partie du voyage !

Cela m'a pris trois heures aller-retour. une heure de plus que prévu à cause du trafic pédestre. Au moins on profite pleinement du paysage.

Vers la fin de la randonnée, on doit prendre un long escalier en béton menant à un bunker situé au sommet du cratère, probablement construit à l'occasion de la seconde guerre mondiale. Et une fois à l'extérieur, une vue panoramique s'offre à nous.

Une fois terminé, je prends un bus pour Koko Head, ma deuxième destination de la journée. En sortant de la route pour y accéder, on passe près d'un stand de tirs dont les coups de feu résonnent jusqu'en haut de Koko Head.

Arrivé sur place, on comprend vite la difficulté que l'on va ressentir.

Koko Head Trail était autrefois une ligne de tramway utilisée pendant la seconde guerre mondiale puis laissée à l'abandon.

Il m'aura fallu à peu près 1 heure pour parcourir un peu plus de 500 mètres à l'aller, c'est l'une des deux randonnées les plus difficiles de mon voyage.

Une montée pareille, même à seulement 300 mètres de dénivelé, je l'ai sentie passer. Avec un soleil de 11h00 du matin sans vent et sans nuage, j'ai dû multiplier les pauses pour y arriver. La moindre petite brise avait un goût de paradis. Ma tête devait ressembler à un pare-mouches avec tous ces insectes qui venaient se coller dans ce mélange crème solaire/transpiration sur mon visage.

Excellent endroit pour s'entraîner au cardio, j'ai été surpris du nombre de gens en surpoids voire obèses qui tentaient de venir à bout de cette dure épreuve.

Au terme de nombreux stops, me voici arrivé fièrement au sommet de Koko Head.

Pour le retour, je mets presque autant de temps à descendre, on a vite fait de se casser quelque chose à la moindre inattention.

Ce fût une randonnée difficile mais bien sympathique, qui aura marqué quelques esprits dont certains l'ont fait savoir en y laissant un souvenir.

Je m'arrête devant un terrain de base-ball où se déroule un entraînement, et j'attrape le prochain bus pour ma troisième destination.

Située sur la pointe Sud-est de l'île d'Oahu, Makapu'u Point est ma troisième et dernière randonnée de la journée. D'une distance de 4 kilomètres aller-retour, elle est moins facile qu'elle n'y paraît. Car même si tout le sentier est goudronné, ce n'est que de la montée, sans ombre. 1h00 sera nécessaire pour arriver sur la terrasse d'observation. Et quelle vue ! Je suis bien resté 30 minutes sur place tellement je n'arrivais pas à m'en détacher.

En marchant quelques secondes, on a accès à d'autres points de vue. J'ai été surpris de taille du phare de Makapu'u, loin de l'image que l'on a d'un phare traditionnel.

Non-loin de là, une charmante chapelle se dresse au bord de la route.

Peu après, j'essuie une averse en direction de Kailua Beach. Je terminerai cette journée au bord de Waikiki Beach, la météo s'étant bien calmée entre temps. Au total j'aurais bu 4 litres d'eau aujourd'hui, et je n'aurais été aux toilettes qu'une seule fois. C'est impressionnant de savoir que toute cette quantité d'eau est partie en transpiration et en irrigation des articulations et muscles en seulement une douzaine d'heures.

Une bonne journée donc, qui m'aura permis de visiter toute la côte Sud-Est en une fois.

La météo s'annonçant médiocre pour l'après-midi, je décide donc de me rendre aux Mermaid Caves en matinée. Logiquement, je n'ai pas besoin de beau temps pour visiter les navires de guerre de Pearl Harbor, enfin en temps normal...

Et me voilà reparti pour 1h15 de bus. Heureusement, Oahu est très bien desservie. Une fois descendu, ma destination se trouve à 10 minutes à pied.

Les Mermaid Caves sont des grottes en bordure de mer partiellement sous l'eau.

On peut y accéder en faisant attention. J'ai eu raison de prendre mes chaussures aquatiques car les rochers sont coupants et je n'ai pas peur de les mouiller.

Parmi tous les trous, j'ai choisi de m'introduire dans le moins dangereux, l'entrée étant tapie de petits de cailloux et les vague...

Juste à côté des grottes se trouve la superbe plage de Nana Kuli Beach.

Je n'ai pas pu résister à l'envie de m'y allonger pour me reposer un peu.

On se retrouve souvent surpris par la force des vagues. L'eau est aspirée jusqu'à presque 10 mètres pour être violemment propulsée vers la plage. Ayant sous-estimé sa force, je me suis réveillé quasiment sous l'eau.

C'est donc trempé que prends le bus en direction de Pearl Harbor.

Le temps d'y arriver, la météo a complètement changé. Le soleil disparaît peu à peu, et il pleut de bonnes averses entre deux éclaircies.

L'endroit est vaste, prévu pour accueillir de nombreux visiteurs. Je laisse mon sac dans une consigne sécurisée, je passe la sécurité et je prends un ticket pour un tour des lieux.


Il est prévu de commencer le tour sur l'île de Ford, dans le hangar qui a tenu bon face aux bombardements japonais le 7 décembre 1941. On y diffuse durant une vingtaine de minutes des images filmées et photographiées durant l'attaque.

Pour l'anecdote, mon téléphone s'est mis à sonner d'un son étrange et assez bruyant malgré l'interdiction de bruit et le mode silencieux que j'avais activé. J'ai appris plus tard qu'il s'agissait d'un message d'alerte d'itinérance me disant de me mettre à l'abri en vue d'une tempête en approche.

A la fin du film, les employés du site se sont excusés en nous expliquant qu'à cause du temps, il est trop dangereux de visiter l'USS Missouri. Grosse déception. Petit lot de consolation, il y a l'USS Bowfin qui est accessible malgré la pluie.


Ayant le temps devant moi, je ne me presse pas et je décide d'explorer chaque recoin du sous-marin.

Tout est si étroit, les portes si petites... il faut bien se plier en deux pour la franchir.

Cette visite nous donne une idée des conditions de vie des sous-mariniers. Impressionnant quand on sait qu'ils partaient pour une durée minimale de 6 mois.


Il m'aura bien fallu 30 minutes pour faire le tour. Je termine par le pont.

C'est malheureusement tout pour Pearl Harbor, le temps étant trop imprévisible pour autoriser la visite des navires rescapés de l'attaque des Japonais. Dommage.

Ce jour était très important pour moi. Effectivement, cette randonnée est l'une des principales raisons de ma venue ici, la première qui a attiré mon attention sur cette destination.


Depuis le temps que je voyais ces photos et vidéos de voyageurs sur les Haiku Stairs, il fallait bien que j'y aille à mon tour pour profiter de la beauté des lieux !


Il faut savoir que le Haiku Stairs Trail est dangereux et illégal, et que le fait de se faire attraper peut coûter cher, on parlait d'une amende allant jusqu'à 1000$...

N'ayant pas le budget pour ça, j'opte pour la randonnée menant au même endroit. Légale, mais un peu dangereux.

Je commence la marche peu avant 7h30, et le temps est parfait pour commencer ce genre activité. A peine quelques mètres parcourus que je suis déjà sous le charme des lieux.


Les forêts d'Hawaï sont généreuses en espèces d'arbres et en densité. Ça fait plaisir de voir qu'il reste des pays qui prennent soin de leur environnement.


Pour en revenir à la marche, mon plaisir n'a été que de courte durée. Car au bout de 15 minutes, me voilà perdu !

J'ai été jusqu'à monter une crête inutilement croyant suivre le chemin, c'était finalement un sentier d'animaux sauvages...

J'ai bien perdu une heure avant de trouver le bon chemin, j'ai même croisé deux Brésiliens perdus également, et qui ont abandonné à force d'impatience.

A raison d'efforts et de détermination, je finis par poser pied sur un sentier qui semble être le bon. Ayant rattrapé deux randonneuses canadiennes, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Petit à petit, nous prenons de la hauteur; l'essentiel de la marche se fera sur crête, comme j'aime.

Au fur et à mesure que l'on prenait de l'altitude, la brume s'épaississait, au point que la température chutait de quelques degrés.

Une courte averse plus tard, je croise un randonneur qui m'a confié avoir abandonné à 20 minutes de la fin. Il n'a pas osé se risquer au mur de boue d'une dizaine de mètres qui nous séparait d'une victoire certaine. Pour ma part, hors de question de reculer après tout ce que j'ai fait pour arriver jusqu'ici. Muni d'une corde dans chaque main, j'escalade l'obstacle tant bien que mal. Heureusement que le cordage était mis à disposition, j'aurais bien plus galéré.

Je rattrape des Americains venus réclamer leur part de bonheur. Nous terminerons le chemin ensemble.

Enfin, nous apercevons un radar se dessiner derrière la brume, que nous rejoignons rapidement pour s'y abriter.

Cette station radar désaffectée a été mise en place par l'armée américaine en vue de la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, c'est le symbole de l'arrivée, et point culminant des Haiku Stairs.


Même si l'accès aux Stairs est interdit, TOUT LE MONDE y va, à ses risques et périls. En effet, rien n'a été rénové depuis leur installation dans les années 40. Et comme les tempêtes peuvent être violentes dans cette partie du monde, certaines portions ont été endommagées. Le circuit entier a été fermé en 1987 faute de budget. Depuis, un hélicoptère de la police tourne de temps en temps et alerte des rangers au sol pour amender les contrevenants.


Surtout garder fermement les mains sur les rampes, une glissade est vite arrivée...

Pour l'anecdote, j'ai eu une petite frayeur après 15 minutes de descente des Stairs. En effet, on entendait le son d'un moteur d'hélicoptère se rapprochant dans la brume. Ne voulant pas prendre de risque, nous nous sommes jetés dans les hautes herbes, tant pis s'il y avait des scolopendres !

Nous avons continué à descendre un moment en espérant que la brume se dissipe afin de profiter de la vue. Et effectivement, à force de patience, le paysage se laisse capturer pour le bonheur de tous.

On tombe sur un ancien avant-poste où tout a été tagué, j'ai quand même su reconnaître une référence !

Une autre averse nous tombe dessus, nous décidons de retourner au point de départ, là où la météo est plus clémente. La descente est forcément plus agréable.


Enfin arrivé au point de départ, je me pose à l'ombre et je fais l'état des dégâts en attendant mon taxi.

Ce fût probablement l'une de mes plus belles randonnées.

4h30 de marche pour l'aller et 2h20 au retour. Au total 6h50 sur 6h prévues, pas mal pour quelqu'un qui s'est perdu 1h00 avant de retrouver son chemin.

Ce soir, je me couche tôt, car à 6h le lendemain je pars prendre l'avion et je change d'île !

Il est déjà temps de quitter Oahu. Je n'ai évidemment pas pu aller partout, mais je suis très satisfait d'avoir pu respecter mon planning, ne pas pouvoir louer de voiture était un imprévu de taille, mais ça fait partie du voyage, et jusque là ça n'a pas eu d'incidence sur mes plans.

C'est aux alentours de 8h00 que j'atterris à Kahului sur l'île de Maui.

Un allemand rencontré en auberge de jeunesse m'a confié que certaines agences de location étaient peu regardantes concernant les documents à présenter, je tente avec l'une d'entre elles, et effectivement, l'hôtesse a bien confondu mon permis de conduire international avec mon permis national. Oahu était bien desservie par les transports publics, mais Maui beaucoup moins, les conseils de mon ami voyageur m'ont été d'une grande aide.

Une fois les clés en poche, je fonce remplir mon coffre de victuailles et je me dirige vers mon premier objectif : Ho'opika Beach.


Cette plage n'a rien d'extraordinaire sur le plan esthétique, mais elle est connue pour attirer tortues et surfers. Ça a été la première fois que je voyais des tortues en liberté. Quel bonheur pour les yeux...


Pensant rester 20 minutes, j'ai mis un peu de crème solaire sur les épaules, sans plus. Mais j'y suis resté plus d'une heure, sans t-shirt... le résultat s'est fait sentir.

Après avoir fait le plein de photos et vidéos, je m'attaque à la fameuse Route d'Hana, réputée pour son caractère sinueux et entourée d'une épaisse jungle. J'ai eu besoin de 4h30 pour la parcourir d'un bout à l'autre, m'arrêter, me balader, etc... contre 2 heures seulement pour le retour. Beaucoup de temps passé sur la route, mais ça en valait le coup.

Hawaii est le pays des cascades, j'en verrai pendant tout le voyage. Entre ça et la végétation, si luxuriante et si variée, on y passerait des heures sans rien faire.

Quelques snacks-bars au bord de la route se tiennent prêts à calmer la soif des voyageurs; de l'eau, de la bière, du lait de coco... tous les moyens sont bons !

Il est plus que temps de rentrer à l'hôtel, je dois me coucher le plus vite possible, car le lendemain, je me lève très tôt.

C'est aux alentours de 3h00 du matin que je me lève cette fois, car il y a encore pas mal de route aujourd'hui.

Effectivement, ma première destination du jour est Le cratère Haleakala, et l'hôtel le plus proche que j'ai trouvé se situe à 1h30 de route...

L'entrée coûte 25$ en arrivant, mais pour assister au lever du soleil il faut réserver à l'avance sur internet, à 1$ le ticket. Le système de réservation n'est clairement pas à but lucratif, mais à pour vocation pour réguler les entrées et ne pas surencombrer la zone.

Arrivé sur le parking en haut du volcan, c'est habillé bien chaudement que j'attends comme tous les autres notre étoile se lever.

Puis la lumière se dévoile au fil des secondes, pour le plaisir de tous.

Etant sensible au froid, ces 6°C me sont insupportables, je perds le flux sanguin de 3 doigts, ce qui est assez inconfortable. Mais ces paysages lunaires sont captivants, ce qui vaut largement le dérangement.

On est autorisé à marcher sur des sentiers tracés par les rangers. Même si les lieux semblent vides de vie, il n'en est rien. Des espèces animales et végétales endémiques vivent et prospèrent dans les alentours.

La perdrix Choukar est très présente dans l'archipel

Je profite encore un peu des lieux, je serais resté de 04h00 à 10h00 quasiment.

Deux heures de route plus tard, j'arrive à la petite ville balnéaire de Lahaina.

J'aurais pu arriver un peu plus tôt, mais j'ai dû m'arrêter prendre des photos en cours de route...

En soi, Lahaina n'a rien d'historique, mais elle attire les touristes avec ses nombreuses boutiques dont beaucoup vendent des articles que l'on ne trouve que sur Hawaii; même s'ils ont été designé par Nike et fabriqués en Indonésie, on ne les trouvera jamais sur internet, seulement ici. Et les vendeurs en profitent, les prix sont aussi chers qu'à Genève, exorbitants par moments.

Mais bon, on est en voyage, il faut bien se faire plaisir ! J'ai passé une bonne partie de l'après-midi à faire le tour.

A quelques pas du centre se trouve l'auberge de jeunesse Tiki Beach Hostel. C'est probablement la meilleure dans sa catégorie que j'ai connue. Un mobilier intérieur qui nous ferait croire qu'on est à la maison, un extérieur qui a beaucoup de charme, un personnel jeune et convivial,...

Un vrai plaisir de vivre à plusieurs. J'y suis resté le reste de l'après-midi pour récupérer des coups de soleil de la veille.

Une douche extérieure pour le moins originale

Levé à 6h00, je brûle d'impatience à l'idée de commencer cette journée.

J'ai rendez-vous à 7h00 avec une école de surf, la Royal Hawaii Surf Academy située à 200 mètres de mon auberge de jeunesse. Très bien accueilli, j'apprends que les vacanciers de mon groupe d'apprentissage ne viendront pas. Étant le seul client du groupe, j'ai pensé que ça allait être annulé, mais pas du tout ! Le moniteur m'a donné une combinaison, une planche de surf, et on y va !

Après avoir passé 20-30 minutes à travailler le positionnement sur la planche et l'attitude à adopter dans l'eau, nous sommes passés à la pratique.

Et comme je m'y attendais, ce n'était pas évident...

Eh bien... il y a mieux, mais il y a pire surtout ! Forcément nous sommes allés dans une baie où les vagues ne sont pas trop violentes, c'était assez difficile pour une première. Mais malgré tout, j'ai plutôt vite compris le truc. J'ai eu raison d'observer les surfers à Ho'opika, ça s'est avéré utile.


L'air de rien, c'est une activité qui épuise; lorsque que l'on descend (ou tombe surtout) de sa planche, il faut retourner plus loin à la mer pour y attendre les vagues. Tu le fais 1 fois, 2 fois... au bout de 5 fois tu sens ton énergie baisser, et à 10 tu es presque a plat. Lorsque le moniteur m'a signalé la fin du cours, j'en étais presque ravi.

J'ai vraiment aimé cette première session de surf. De luxe car j'avais un moniteur juste pour moi. J'ai déboursé 75$ et je repars totalement satisfait.

En rentrant à l'auberge de jeunesse, je dépose des affaires dans mon coffre... avec ma clé dedans. L'angoisse. On est dimanche, et tu ne sais pas qui appeler pour un cas pas si unique que ça.

Une responsable de l'auberge a réussi à avoir quelqu'un au téléphone qui a finalement pu se déplacer. J'étais son 3ème client de la journée, et certainement pas le dernier d'après lui. Faut dire que les cons sont légion...


C'est finalement à l'heure que j'arrive à l'embarcadère de Lahaina pour mon deuxième rendez-vous. Je vais enfin avoir une chance de voir une baleine ! Même si on entre dans la basse saison, il reste de grandes chances que quelques unes soient restées un peu plus longtemps dans la région. Plus qu'à croiser les doigts !

Nous sommes partis pour une durée de deux heures en bateau, le corps couvert de crème solaire. Malgré le côté détente de l'excursion, j'étais excité et anxieux à l'idée de ne rien voir. Le téléphone en mode vidéo, la main sur l'appareil photo prêt à shooter, j'étais au taquet.

Au bout d'une heure quarante, le capitaine du bateau s'excuse en annonçant qu'il faut revenir au port car l'excursion touche à sa fin. Je me rappelle encore de la déception que j'ai ressenti à ce moment-là.

Mais je ne voulais rien savoir et continuais à chercher, quand tout à coup le bateau vire de bord, le capitaine et son assistante ont remarqué au loin des formes suspectes ! On pouvait voir une maman baleine et son baleineau, accompagnés par le "nouveau concubain" de la mère.

On ne les a vus que de loin, mais c'était déjà ça. Heureusement que j'avais le gros objectif de l'appareil photo sur moi !

Ces images ne valent pas les belles photos d'instragramers que l'on voit sur internet, mais je m'estimais déjà heureux, qui peut se vanter d'avoir vu d'aussi belles créatures ?

Un baleineau se montre timidement

Voilà 45$ bien investis ! Ce fût finalement une journée riche en surprises, notamment dues aux ascenseurs émotionnels qui sont allés dans le bon sens.

Je passe la soirée à l'auberge avec les autres voyageurs à échanger nos expériences de voyage autour d'un barbecue et d'un tournoi de baby-foot.

Le genre de soirée qu'on raffole en voyage !

Levé vers 8h00, je quitte mon hébergement pour l'aéroport de Kahului. Je rends la voiture, puis décollage vers 11h45 pour Kona, Big Island.

Comme son nom l'indique, Big Island (également appelée Hawaï) est une île à la superficie importante, surtout comparée aux autres. En fait, c'est la plus grosse de tout l'archipel. Île volcanique, elle est connue pour ses paysages lunaires et son parc national basé sur cette thématique.

Impatient de découvrir les secrets de ces lieux dont j'ai lu tant de bien, je me précipite vers la même agence de location que celle que j'ai réussi à embobiner à Maui. Et ça a encore marché. Surfant sur une chance inouïe, je file vers mon prochain logement pour y laisser mes affaires. L'aéroport de Kona étant situé à l'extrême Nord de l'île, j'ai dû conduire durant deux heures et demi pour arriver à l'autre bout.

J'ai dû annuler mon après-midi à la plage, une pluie battante se déchaînait sur l'île. Je suis donc resté sagement dans ma chambre et en ai profité pour donner des nouvelles à mes proches et vérifier la suite de mon planning.

Principale attraction de Big Island, ce parc naturel s'étend sur des dizaines de kilomètres de circonférence. Conscient que ça me prendrait du temps pour le parcourir, je décide d'y aller pour l'heure d'ouverture.

L'entrée coûte 25$. Je récupère quelques informations au Visitor Center et je me dirige vers l'un des volcans les plus importants, le Kilauea. J'emprunte la Crater Rim Drive, La route qui traverse la caldeira du géant volcanique, et m'arrête pour prendre quelques clichés.

Je suis impressionné. Même si j'ai déjà eu ma dose de volcans par le passé, la taille des cratères me laisse sans voix.

Malheureusement, l'activité volcanique est très faible, contrairement à 2018. Là, plus aucune coulée de lave, nulle part sur l'île. Même si je le savais avant même de partir en voyage, c'est une déception que je peine à accepter.

Malgré tout, de nombreux sites dans le parc sont fermés pour des raisons de sécurité. Je ne verrai pas non-plus le tunnel de lave dans lequel on peut entrer habituellement.

Par contre on peut entrer dans le cratère du Kilauea sans problème, étrange.

La ballade pour aller d'un bout est plus longue que prévu, mais ça vaut son coup d'oeil.

Et là on se rend compte que malgré toute la destruction qu'une éruption peut apporter, la vie reprend toujours ses droits. Apportées par le vent ou des animaux, les graines poussent absolument partout.

Après une marche bien physique, je reprends ma route à la découverte de paysages déserts.

A quelques kilomètres de la fin de la route, je m'arrête en apercevant des indications; elles expliquaient la culture d'une ancienne civilisation, les premiers Hommes à avoir vécu sur ces îles. Ils donnaient forme à la lave encore chaude en dessinant ou gravant leurs croyances et œuvres traditionnelles.

J'arrive à la fin du parcours, donnant vue à une arche de lave, structure naturelle créée par des millions d'années de volcanisme et d'érosion.

Il est 15h00 et je décide de quitter le parc. Trop d'endroits sont fermés, ce qui abrège mon temps à passer ici. Ce n'est pas grave, la météo est rassurante, je vais profiter de la plage, chose que je n'ai pas pu faire la veille.

Une bonne heure et demie après, je me retrouve sur Punalu'u Beach, l'une des nombreuses plages de sable noir de l'île.


Le sol de Big Island est essentiellement composé de roche volcanique, et le sable n'y fait pas exception. Pendant des millénaires, il n'y avait que de la roche au bord de l'eau, mais le sel ayant un pouvoir d'érosion très fort, il aura eu raison des sols au fil du temps, et a poli chaque grain comme du sable ordinaire.

Après avoir profité d'un peu de tranquillité et de la présence des tortues de mer, je passe manger dans un diner et je rentre à la loge.

En me dirigeant vers la voiture, j'aperçois comme des baraquements enfouis sous une forêt. En me rapprochant je comprends que ces lieux certainement prévus pour les touristes ont été abandonnés. Je fais un détour pour une petite session d'urbex.

Encore une bonne nuit de passée ! Quand tu passes tes journées à marcher, et partir à la découverte d'endroits extraordinaires, tu ne peux que dormir comme un bébé !

L'objectif du jour est de voir un maximum de choses avant de rejoindre mon prochain hébergement situé près de l'aéroport de Kona, en vue d'un départ matinal le lendemain.

Après une petite heure de route, je marque un premier arrêt à l'église "Star of the Sea". Elle est connue pour son charme et pour son triste passé; détruite plusieurs fois à cause des précédentes éruptions, elle est inlassablement rebâtie grâce à la ferveur locale.

La route s'annonçant longue, je ne tarde pas et j'arrive à Beach Richardson, 45 minutes plus tard. L'endroit n'est pas des plus touristiques, mais on y ressent une certaine quiétude. L'occasion de profiter de la vue et du calme.

Une vingtaine de minutes plus tard, je m'arrête au Jardin Botannique d'Hawaï, de très belle réputation. Situé sur Onomea Bay, il a été créé en 1977 par un couple soucieux de préserver la large diversité végétale de l'archipel. D'un bout de terre sauvage et sans grand intérêt, l'endroit est devenu un magnifique sanctuaire pour les amoureux de la nature, plus de 2000 espèces végétales y sont entretenues.

Il est indiqué que même si l'entrée est de 36$, ce n'est absolument pas à but lucratif. Je passe presque deux heures dans ce paradis multicolore, un véritable bonheur pour les yeux.

Pour mémoire, je tiens vraiment à préciser que ces photos sont réalisées sans filtre. Je le fais régulièrement pour mieux réguler les contrastes, mais dans cet endroit-là, l'explosion de couleurs est telle que le moindre filtre se verrait tout de suite, et dénaturerait les photos.

Ce petit coin de paradis est un de mes gros coup de cœur de ce voyage.

C'est avec le sourire aux lèvres et la tête encore dans les fleurs que je redémarre la voiture pour mon prochain arrêt. 20 minutes plus tard, me voici arrivé à Akaka Falls.


Ces chutes sont probablement les plus belles et les plus importantes que j'ai pu voir de mon existence, et il sera difficile de faire mieux.

Hautes de 135 mètres, il est très facile d'y accéder, 5 minutes de marche en sortant du parking. Ce n'est peut-être qu'une cascade, mais sa hauteur, son décor, le bruit que le tout génère, c'est hypnotisant. J'y suis bien resté 30 minutes, et j'ai eu du mal à partir.

Plus tard, j'arrivais devant l'entrée d'une grotte près de la route.

Ayant parcouru plusieurs centaines de mètres à pied à l'intérieur, et ne sachant pas jusqu'où ça s'étendait, je décide de revenir sur mes pas, laissant dans l'obscurité une famille américaine plus curieuse que moi.

Je longe les bords de l'île durant une heure et demie pour faire un arrêt à Waipio Valley.

Ayant beaucoup d'attentes sur ce lieu, c'est un peu déçu que je reprends la route. La météo faisant des siennes, les lieux ont perdu de leur superbe en l'absence de soleil.

Ainsi s'achève cette journée, plutôt fatigante à force de conduire. Je rends ma voiture le soir-même, je prendrai un Uber pour l'aéroport le lendemain.

Généralement, passer d'une île à l'autre prend moins d'une heure, mais pour aller sur Kauai depuis Big Island, il faut passer par Honolulu en escale.

J'ai atterri à Lihue pour 08h00, c'est avec beaucoup de mal que je me trouve une voiture sans mon permis de conduire national. Après avoir essuyé cinq ou six refus, c'est chez la toute dernière agence de location que je tente ma chance, avec succès !

Les avions utilisés pour les vols internes ! Classe non ?
Aux aéroports d'Hawaï, on se croirait vraiment à Hawaï !

Je marque un bref arrêt pour le check-in à l'hôtel, et je pars directement à la découverte des merveilles de l'île.

Premier objectif : les Wailua Falls.

Avec sa végétation luxuriante environnante, cet endroit est incontournable.

J'avais planifié de me rendre à Princeville. C'était sans prévoir les travaux sur la route, j'ai attendu 30 minutes pour rouler moins de 500 mètres. Il m'aurait fallu plus de trois heures pour arriver à destination sans la moindre certitude. Le tout sous un soleil de plus de 30°C, c'est hors de question.

Je fais demi-tour et je décide de chercher une plage sans trop de monde sur laquelle me poser pour l'après-midi.

Je tombe sur Kalihiwai Beach, avec seulement 3 personnes qui partaient à mon arrivée. Vide. Personne à l'horizon, une plage juste pour moi.

Alors oui il y a des cailloux, des morceaux de bois, mais ce côté sauvage a du charme, surtout quand on cherche à sortir des sentiers battus.

J'ai beaucoup aimé cette plage, mais les eaux étaient violentes : les vagues font facilement tomber un homme et le courant emmène vite au large, prudence...

J'y suis resté quelques heures, l'une des rares après-midi à faire bronzette. Ça me change de courir partout, je suis en vacances quand même !

Je passerai la soirée à l'hôtel, avec travers de porc fumés au repas du soir, un régal.

Comme d'habitude, je pars assez tôt de l'hôtel pour arriver rapidement au prochain. Ce dernier étant sur les hauteurs de l'île, je fais une longue halte à Waimea Canyon, véritable merveille de l'archipel.

Ce relief, ce mélange de couleurs, est sans conteste l'un de mes endroits favoris pour ce voyage. Ces images sont déjà impressionnantes, alors imaginez en vrai...

J'arrive à Cabins at Kokee , l'une des quelques cabanes à louer dans les hauteurs de Kauai. Là, pas de réseau téléphonique, pas d'internet, pas de télévision. On se sent libéré de nos addictions sans toutes ces commodités.

Les hauteurs de Kauai sont l'une des régions les plus humides au monde. Seul hic, il ne m'a pas été communiqué sur Booking.com qu'il fait très humide dans les cabanes durant la nuit. C'est seulement pendant le check-in que l'on m'informe de ça, et que le paquet de bois coûte 15$ pour se réchauffer à la cheminée.

N'ayant pas trop aimé cette pratique, je décline l'offre, et j'ai laissé le four allumé pour la nuit pour me réchauffer ! C'est de bonne guerre je trouve.

L'une des attractions naturelles est la Napali Coast. Et pour en profiter pleinement, la randonnée Pihea Trail est recommandée. Mais arrivé au parking, un épais brouillard obscurcit sérieusement les lieux. Déçu, je descends à 200 mètres plus bas. Là, la visibilité est nette et je me lance pour la Nu'alolo Trail.

1h15 pour l'aller contre 1h20 pour revenir. En soi, la randonnée ne casse pas trois pattes, mais on finit par arriver sur un plateau en hauteur qui donne une vue sublime sur une partie de la Napali Coast.

Une belle journée donc, à l'instar de celles qui vont suivre.

Je me lève à 5h00 pour cette journée spéciale. Petit-déjeuner léger, je ne suis pas sûr de le garder...

Je quitte (momentanément) les hauteurs de Kauai, j'ai rendez-vous à l'aérodrome de Skydive Kauai chez qui j'ai réservé mon saut en parachute une semaine auparavant. Il faut normalement s'y prendre au moins un mois à l'avance, mais quand on est seul, il faut contacter la compagnie quelques jours avant afin d'être "pairé" avec un autre voyageur solitaire. Avec un seul client, le vol n'est pas rentable.

Après avoir visionné la vidéo des règles de sécurité, j'ai signé une quinzaine de papiers avec inscrit sur chacune d'entre elle la version anglaise de "vous pouvez mourir".

- Courageux ?

- Oui.

- Sans faille ?

- SjfhwjejfOui.


On sait que ça ne sera pas grand à l'intérieur de l'avion, mais il est surprenant de savoir que nous serons six personnes dedans; Il y aura le pilote, les deux clients dont moi, les deux moniteurs, et l'assistante qui s'assurera du bon déroulement du saut des moniteurs.

Une fois installé contre mon moniteur, ce dernier nous attache ensemble bien fermement, s'en suit ensuite du décollage.

Nous sommes vraiment haut maintenant, le moment fatidique ne devrait plus tarder.

Le saut est imminent, l'assistante se jette la première, suivie peu après du premier binôme. Nous sauterons en dernier. Les dernières secondes avant le saut, je réalise ce qu'est vraiment le courage.

Puis vint la chute. La sensation est indescriptible. Ce n'est pas de la peur, c'est le fait de chuter qui est perturbant.

Mais quel panorama !

Puis après plusieurs secondes de chute libre, le moniteur déploie le parachute, entraînant un choc faisant valser mon sang des pieds à la tête. Pas aussi violent que le saut à l'élastique, mais on le sent passer quand même.

Nous voici en descendre douce et contrôlée, on peut mieux profiter de la vue.

Nous atterrissons au point de départ, tout en douceur. Ce fût une expérience inoubliable, mon tout premier saut en parachute, et certainement pas le dernier.

Avant de retourner aux randonnées, je me rends au food-truck Kauai Poke Co. , de bonne réputation où je vais déguster un poke-ball de qualité. Le poke-ball est une spécialité hawaïenne; présenté dans un bol, on y sert une portion de riz blanc sur lequel on ajoute d'autres ingrédients (thon, poulet, oignons grillés, légumes en tous genres, ...)

Puis le dessert, une glace granitée à la fraise avec des morceaux de banane, un régal.

C'est avec le ventre plein que je remonte dans les hauteurs de Kauai pour attaquer le Pihea Trail, cette fameuse randonnée que je n'ai pas pu faire la veille à cause de la météo. Cette fois le temps est magnifique, pas une minute à hésiter.

Là, il faut prendre le temps d'admirer les paysages d'une beauté sans pareille. Les vidéos rendent mieux que les photos, mais on a déjà là une certaine idée du charme des lieux.

Ayant fini assez tôt cette marche mémorable, je décide de ne pas en rester là, et de me rendre à l'une des plages les plus réputées de Kauai, Polihale Beach.

Bien que reconnue comme étant l'une des plus belles plages, Polihale Beach se mérite. Pour s'y rendre, il faut sortir à un moment de la route et rouler sur un terrain de cailloux et de trous sur 7,2 kilomètres. Avec ma voiture de ville j'ai mis 40 minutes... Ma patience étant limitée surtout sous une chaleur de 30°C, j'étais bien content d'avoir de la musique.

Finalement, nous y sommes. Très agréable. La plage s'étend sur quelques kilomètres, juste pour les quelques déterminés qui ont décidé de faire le chemin jusqu'au bout. J'ai appris que la route n'est pas goudronnée dans le but de décourager les foules et donc éviter le tourisme de masse. Jusque là ça a très bien marché.

Fin d'après-midi, j'ai pris quelques couleurs, je décide de rentrer pour manger un morceau et finir tranquillement ma soirée.

Poke ball de poitrine fumée, sauce fruit de la passion

Je quitte ma cabane après deux nuits, mais je vais encore encore profiter de la région, j'ai tellement rêvé d'être ici que je veux en profiter encore un peu.

Je descends à hauteur de Waimea Canyon où je me suis arrêté il y a deux jours, et pars en randonnée. J'en ai entendu du bien alors autant en profiter.

En fin de compte j'ai eu tort d'hésiter, la randonnée vaut vraiment le détour, et l'arrivée est sans appel. En seulement 2h30 A/R, ça passe tout seul.

Quel pays magnifique. J'ai un petit pincement au ventre en me disant que je ne reviendrai pas. Je prends la route cette fois en direction de Spouting Horn, attraction naturelle aux allures de geyser.

Aux allures seulement, car il ne s'agit pas d'activité volcanique comme on pourrait croire, mais tout simplement d'une évacuation d'eau sous pression. Quand l'eau est en retrait, il ne se passe rien. Un plateau rocheux comme un autre.

Puis, l'eau arrive massivement par dessous le récif, gorgeant les grottes sous-marines qui les évacuent avec la force du courant.

Cette réaction intervient de manière aléatoire, toutes les 1, 2 minutes, rarement plus.

J'arrive à l'hôtel, et profite pleinement de ses conforts, avant de me régaler d'un délicieux travers de porc.

Avant-dernier jour dans l'archipel et pour le coup j'ai encore vu les choses en grand, j'ai rendez-vous tôt le matin chez Jack Harter Helicopter pour un tour de l'île en hélicoptère donc, mais avec les portes ouvertes ! Forcément ça m'a coûté plus cher, mais il faut savoir ce que l'on veut.

J'ai été placé avec un groupe de trois filles pas très bavardes, mais peu importe.

Une fois emmenés à l'héliport, on est rapidement acheminés vers notre transporteur, fin prêt.


C'est première fois que je rentre dans un hélicoptère. J'étais comme un enfant à l'intérieur. On décolle, et on est parti pour une bonne heure de vol.

Nous approchons Waimea Canyon, je me trompais quand je pensais ne plus le revoir.

Les Wailua Falls.

Puis la Napali Coast, si unique, véritable merveille de la nature. J'ai l'impression d'en faire des tonnes en en parlant, mais ce lieu me fascine depuis des années.

On croît avoir tout vu, eh bien non.

Cette ballade le long de la Napali Coast était un rêve éveillé, je n'oublierai jamais ces moments.

Mais le tour n'est pas terminé, nous rentrons dans les terres, vertes des forêts qui les peuplent, et des cascades, encore et toujours des cascades.

Le tour se termine à mon grand regret, mais les meilleures choses ont une fin. Cette ballade m'a coûté un peu moins de 400€. Un coût qui vaut le coup.

Retour à la voiture, je pars pour Lahaina. J'espérais me rendre à Tunnels Beach, mais la route était barrée, un tournage de film avait lieu dans les environs, seuls les riverains avaient le droit d'aller plus loin. Tant pis, je déchaîne ma déception sur un poke-ball et je me contenterai de passer l'après-midi sur Hanalei Beach.

A peine rentré à l'hôtel, je m'installe sur la plage privatisée pour flâner une petite heure avant de calmer ma faim.

Étrange quand même

C'est le cœur rempli de tristesse que je prépare mes bagages pour la dernière fois.

Je me lève tôt afin de profiter une dernière fois de la plage de l'hôtel avant de me rendre à l'aéroport.


Pour conclure sur ce voyage, c'est en le relatant sur cet album que j'ai réalisé que c'était finalement mon plus beau de tous. Celui-ci était peut-être plus complet que les autres. Peut-être aussi que j'attendais de venir ici depuis des années, ce qui a donné un goût si particulier à ce voyage. A cela on peut ajouter l'importance de l'environnement que l'on ressent à travers la population et les autorités hawaïennes.

Toujours est-il qu'Hawaii est un véritable coup de cœur qui restera gravé dans le mien.