Carnet de voyage

Lost in the West : California

23 étapes
8 commentaires
Les américaines ont de gros seins
Juin 2019
3 semaines
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J0

8h, aéroport international Paris Charles de Gaulle : la team est au complet.

Enregistrement des bagages, passage de la PAF, du PIF, du POUF, embarquement : jusqu'ici, tout va bien.

Un chinois qui se saoule à base de flasques de whisky et de bouteilles de vin miniatures, une hôtesse sympa avec qui on passe le temps, des escaliers pour se dégourdir les gambettes : jusqu'ici, tout va bien.

Météo idéale a l'arrivée, vue imprenable sur le Golden Gate, passage dans le cockpit du 380 : jusqu'ici, tout va bien.

Vue aérienne du Golden Gate et Cockpit de l'A380 

On fait la queue pour le passage de la douane. Une petite heure d'attente visiblement. Peroush demande à toutes les filles de la file leurs boucles d'oreille pour changer sa carte SIM, c'est une approche comme une autre. Les douaniers américains sont réputés sévères, on en rigole. Passage à la douane, la réputation n'est pas infondée : "what is your job", " where are you staying", "and after that", " Who is that guy", "what kind of car do you rent" : les questions s'enchaînent. Le passeport est tamponné, c'est bon : nous sommes enfin en Amérique. Jusqu'ici, tout va... Ah, non. Dijols et Louis manquent à l'appel. 10 minutes, 20 minutes, une demie heure : l'attente est longue. Alors que l'idée d'abandonner la moitié de la team fait son chemin, Louis apparait enfin, la mine soulagée. Dijols suit. Les douaniers voulaient s'amuser.

Mathis attend ses copains
Mathis a retrouvé ses copains 

Enfin réunie, la team attrape un bus de justesse. Après quelques miles, notre climatiseur ambulant tombe en panne. C'est pratique car ça nous laisse le temps de nous rendre compte que nous sommes dans le mauvais sens.

Après moult péripéties, la team parvient finalement à l'auberge de jeunesse. Jusqu'ici, tout va (très) bien.

J1

Arrivée a l'auberge de jeunesse en fin d'après midi.

Accueil très agréable, on nous donne les clefs du dortoir commun, on pose nos affaires, on sort faire un tour. La baie et ses mythiques Golden Gate et Alcatraz s'offrent à nos yeux emerveillés depuis le jardin de l'auberge. La météo est toujours idéale, Peiroush peut enfin exprimer ses talents de photographe.

Quelques minutes de marche le long de la baie et nous voilà sur une large rue touristique. Il fait faim. Comme on avait convenu d'éviter au maximum les fast-foods pendant notre périple, on s'arrête au premier tacos que l'on croise.

Retour à l'auberge. La nuit est tombée, le sommeil vient rapidement. Un son étrange nous réveille quelques heures plus tard (excepté Louis, dont la qualité du sommeil rendrait jalouse une marmotte). Est-ce un chinois au téléphone, un chinois qui parle dans son rêve, un chinois en plein délire, un chinois qui récite la propagande à la gloire du régime ? En tout cas, c'est un chinois casse-couilles. Le dortoir retombe bien vite dans les bras de morphée, plus uni que jamais. "Ce soir tenons-nous la main, Ne faisons plus qu'un Contre les chinois" : Max Boublil avait vu juste.

J2

9h, grand ciel bleu : aujourd'hui, on part sillonner la ville à pieds.

On comprend rapidement pourquoi le tour de France n'est jamais passé ici : les rues sont bien trop pentues. Les maisons victoriennes arborent fièrement leurs teints pastel. Passage obligé sur la célèbre Lombard street. Puis direction les quais et notamment la touristique Pier 39, où les lions de mers mènent la grande vie (comprendre se dorent la pilule au soleil toute la journée).

Lombard street et ses maisons fleuries
L'alpe d'Huez ne tient pas la comparaison 
La dure vie du lion de mer
Le Pier 39 et ses boutiques 
Saint Paul and Peter Church 
Les maisons colorées côtoient les buildings 
Point de vue panoramique en haut de la Coït Tower 

Direction l'océan en début d'après midi. L'eau est glaciale, même nos deux bretons doivent reconnaitre leurs limites. Alors on bronze et on apprend a jouer au mus, un jeu de cartes du Pays Basque. Peroush impressionne toute la team par l'imprévisibilité de son jeu, au plus grand désarroi de son coéquipier Louis.

Ce soir c'est le 5e match de la finale de NBA, l'équipe locale des Golden State Warriors affronte les Raptors de Toronto. On rejoint un pub pour assister au match. Tels de vrais américains on commande de la bière et un plat équilibré à base de frites, fromage, crème fraîche. Le match est très serré et se conclut par une victoire de dernière minute des Warriors. Le bar exulte, les supporters sont en liesse. Go Warriors, Go.

Le pub et ses menus diététiques 
J3

Après les dix-huit kilomètres parcourus hier, notre petite troupe se réveille à 8h les pieds douloureux mais la tête pleine de beaux souvenirs. La tartine de peanutbutter commence à devenir un classique aussi savoureux que calorique (elle permet à elle seule de fournir des forces pour toute la journée). Le ventre plein nous commençons une marche qui nous mènera à Chinatown. Une église retient cependant notre attention sur la route, nous en profitons pour assister à ce que nous pensons être un entraînement à la communion d'une trentaine de jeunes garçons. Arrivés à notre destination, nous pouvons admirer les lampions, dragons et décorations du quartier chinois. Nous nous faisons interpeller par une youtubeuse dont le succès croissant est notable (elle possède tout de même 364 abonnés), nous allons devenir des stars mondiales !

Grace Cathedral 
Chinatown 
🙈🙉🙊

La faim se fait alors sentir et nous trouvons une épicerie proche des "painted ladies" où nous restons admiratifs devant la qualité ainsi que le prix de la nourriture américaine (cependant des chips en libre service sont proposées ce dont nous profitons allègrement).

Les fameuses Painted Ladies, saurez vous trouver les 7 différences ?
Tâchons d'oublier le fromage pendant deux mois 

On déambule ensuite dans les rues de San Francisco. On croise une voiture de police puis le City Hall, qui nous occupent quelques instants.

Mathis répète pour le hold-up qui lui permettra de financer le reste du séjour
 California meets Brittany

L'après midi fut consacré au quartier de street art nommé mission district, nous avons pu ainsi admirer de nombreux graffitis et être témoins du design de l'un d'entre eux par un artiste mexicain. Cependant, ce quartier possède quelques rues où il ne fait pas bon de s'aventurer tout seul la nuit et nous avons pu faire la rencontre d'un individu sous l'emprise de substances louches qui essayait de nous raconter une histoire au ralenti en ayant des spasmes.

Le quartier hispanique Mission, ses ruelles étroites et ses graffitis

Passée cette charmante rencontre, nous rentrons dans une grande surface américaine où nous sommes marqués par l'omniprésence des produits sucrés, nous nous attardons quelques instants sur la "chicken cream" mais ne l'achetons pas en nous promettant d'y goûter plus tard. À sa place, nous nous rabattons sur des Tupperwares possédant la contenance d'une demi-portion pour enfant (hélas il n'y avait rien d'autre) censés nous permettre de transporter notre salade de riz le lendemain. Cependant le soir nous réalisons autour d'un savoureux plat de pâtes au pesto que nous allons rentrer pour faire à manger le midi et que les Tupperwares étaient superflus.

Le rayon des sauces est le mieux fourni du magasin
Au régime 

Pour finir cette journée nous réalisons une toute petite balade digestive afin de tomber paisiblement dans un sommeil réparateur

J4

Notre liberté s'arrête aujourd'hui : direction la prison d'Alcatraz dans la baie de San Francisco. La vue de la ville est superbe depuis le ferry. Au menu sur l'île un ancien prisonnier d'Alcatraz qui nous fait son speech de présentation, un sanctuaire pour oiseaux et une prison aussi glauque que Vedrines !

Depuis le ferry 


Oiseaux et fleurs 
Cellule aussi petite qu'une chambre Enac et douches dignes de Vedrines 

Au retour à l'auberge on s'inscrit à une sortie découverte du quartier gay du Castro avec Sunny. C'est une belle découverte, on rencontre des gens chaleureux dont cette mamie australienne qui a tout lâché pour faire un tour du monde de 2 ans. La soirée ne pouvait pas se finir sans rencontrer Miss Michael, fameuse drag-queen du quartier qui aguiche tout les passants avec son one, two, tchatchatcha ! Après quelques verres on décide de rentrer à l'auberge. Le sommeil vient rapidement malgré les ronflements (plus proches des râles d'agonie d'un mourant que du simple trouble du sommeil) d'un camarade de chambrée.

Les Rainbow crosswalks de Castro 
J5

Première grasse matinée du voyage aujourd'hui avec un lever aux alentours de 9 am. La fine équipe se réveille tranquillement et finalise la planification de sa dernière matinée sans voiture. Passage obligatoire par wave organ, construction possédant de nombreux tuyaux permettant d'entendre des bruits mélodieux grâce aux mouvements des vagues, puis au Place au Fine Art, qui nous émerveille par sa grandeur et par la beauté des bébés cygnes présents dans les lacs.

Faut pas être dur de la feuille 
Palace of Fine Art, merveilleusement anachronique 

Puis nous visitons le premier coffee shop aperçu du voyage (interdiction de prendre des photos), ce dernier ressemble davantage à un restaurant de par la complexité de la carte et la décoration intérieur.

Le temple sacré est enfin découvert 

Ensuite il faut récupérer la voiture, étape fondamentale de tout road-trip et donc étape sous haute tension. On approche de l'agence. "On répond pas yes si on comprend pas hein", "On lit bien toutes les petites lignes sur le contrat les gars" : les remarques fusent, l'heure fatidique approche. Entrée dans la pièce. Aux comptoirs, un afro-américain, la quarantaine approchant, et une jeune de notre âge, l'air blasé. Lecture du contrat. "Est ce qu'on peut changer le lieu de retour ?" "heuuuuu" "Ouais c'est bon, regarde fais comme ça" ; tout se passe parfaitement en notre faveur. Le schéma de jeu est immuable : on demande, l'afro-américain voudrait juste bien faire son travail mais ne sait pas trop comment, la jeune est blasée mais contente de pouvoir nous aider. Signature du contrat puis direction le garage. Premier échange de regards avec la bête : notre cinquième compagnon de voyage sera donc une Jeep Grand Cherokee. Big Chee est une très belle monture à la robe gris métallisé, nous tombons sous son charme immédiatement. Les deux femmes chargées de nous livrer Big Chee semblent sortir d'une session de fumette. Elles nous lancent simplement, une grand sourire aux lèvres, "have a good trip, life is short" "what you do is great, enjoy your life guys". Encore une fois et comme depuis le début du voyage, la grande gentillesse des américains que nous rencontrons nous impressionne. Peroushka ayant gagné le chifoumi, c'est lui qui a le privilège de tester les premières accélérations, petites déception néanmoins car l'automatique met du temps à réagir aux coups de pédale. Après un fameux "double double", nous nous attaquons a un gros morceau de San Francisco: le Golden Gate ! Dans un brouillard de plus en plus dense, le vent redouble d'intensité sur la colline de l'autre côté du pont, nous devons battre en retraite car la vision nous fait défaut ...

Les autos, c'est important ici 
Golden Gate, et Big Chee qui prend la pose 

Les retrouvailles avec Sunny autour de l'atelier dégustation de vin et de fromage nous permettent de rencontrer de nouvelles personnes : une allemande solaire et bavarde qui espère reprendre la ferme familiale, un rennais venu assister à un festival underground, une japonaise qui espère échapper à la froideur humaine de son pays (au pays du Soleil levant, on n'embrasse pas même ses parents...), une néerlandaise qui entrera fin août dans la même université que Peroush (et qui semblait très encline à lui faire découvrir le pays), ou encore Caroline, une Québécoise qui préférera souper avec nous plutôt que d'aller à son date Tinder. Caro nous explique avoir participé à "La voix" (ben oui câlisse, nous autres au Québec on traduit tout, c'est plus correct comme ça ! Tire toi un bûche et mange au lieu de moquer nos expressions). Au terme d'un "pour combien" perdu contre Peroush, on aura donc l'honneur de finir le repas sur du Céline Dion interprété par une authentique Québécoise. C'est sympa, les auberges de jeunesse.

J6

Vendredi matin, départ pour le célèbre parc de Yosemite ; la Grand Cherokee qui paraissait si grande accuse le coup lorsque nous la chargeons avec nos affaires respectives : tout rentre mais il faut encore acheter tout l'équipement de camping et nous commençons à sentir qu'il faudra faire des sacrifices. C'est dans un Walmart - grande surface adorée des campeurs - que nous allons finir de remplir le coffre, nous y achetons notamment une glacière à 5€, un duvet à 50€ qui contraste avec les deux autres à 10€ et une tente 6 personnes qui ne paraît pas si grande que ça. À l'arrière, on ne voit plus les deux passagers qui sont ensevelis sous un amas de sacs, nous sommes même obligés de laisser notre piège à ours sur le bord de la route, tant pis pour la chasse à l'ours. Par contre, on a bien trouvé une place pour la fameuse crême de poulet.

Fallait choisir enter les bières et les oreillers... 

Le moteur rugit, les pneus fument et nous voilà partis pour la deuxième étape du road trip ! La conduite est facile sur les "freeways" au nombre de voies impressionnant. Et puis ici, ça surprend la première fois, mais les voitures peuvent tourner à droite au feu rouge. C'est plutôt malin et on s'y fait vite. On traverse de grandes étendues désertiques qui n'ont rien à envier à notre Creuse. Hé oui, les States c'est de très grosses villes, et souvent pas grand chose entre celles-ci.

Libertéééééé 

Le plan pour dormir à Yosemite est parfait, la première nuit est réservée dans un camping à l'entrée du parc et pour les deux nuits suivantes, il est prévu d'aller trouver des "first come first serve" qui comme leur nom l'indique permettent aux premiers arrivés le matin dans ces campings de réserver des emplacements (sous limite des stocks disponibles). Les campings américains sont peu cher, plutôt spacieux et dotés d'une table de pique-nique et d'un cercle de pierre pour faire un feu. Nous installons notre tente "6 personnes" à l'intérieur de laquelle nos deux matelas rentrent tout juste, Mathis et Louis dépassent et laissent donc la tente ouverte pendant la nuit. Un ranger arrive pour nous accueillir, sa blague "four guys in one tent, you must really like each other" est une telle réussite qu'il la répète deux autres fois dans son discours d'arrivée. La nuit commence à tomber et nous profitons de la lumière du jour pour collecter du bois, l'aridité ambiante facilitant grandement l'allumage du feu qui ne tarde pas à crépiter. Nous mangeons les saucisses avec des tomates avant de nous endormir rapidement, une grosse journée de marche nous attend demain.

Four guys in one tent, you must really like each other
J7

Samedi matin, le réveil sonne à 5h30, le soleil n'a pas encore pointé le bout de son nez c'est pourquoi nous préférons attendre 6h pour nous lever. Nous avons pour objectif de nous enfoncer dans la forêt afin de voir un ours noir (le coin a été recommandé par un ranger) mais nous n'avons pas le temps de sortir de la tente que nous apercevons déjà un petit groupe de 5 jeunes cerfs. Nous les suivons sur quelques mètres afin de voir leurs bonds majestueux. Ce contretemps nous fait arriver dans la clairière plus tard que prévu et nous coûtera peut-être la vision d'un ours prenant ses miel pops au petit déjeuner. Tant pis, nous rallumons le feu pour nous réchauffer et prenons le petit déjeuner.

Cerfs et Peroushka sauvages 

Un couple âgé de volontaires du camping nous indique que nous pouvons rester une nuit supplémentaire car un emplacement se libère ce soir, nous devons juste prendre toutes nos affaires en attendant car il n'est pas encore libre. Nous nous pressons d'empaqueter tout afin d'arriver à Yosemite Valley sans trop de bouchons. L'arrivée est magnifique; la vallée de Yosemite impose sa somptuosité au travers de falaises, rivières et cascades qui nous font nous sentir minuscules. La randonnée commence, les espaces se creusent entre les marcheurs, chacun monte à son rythme mais le soleil est pesant et la pente pentue.

L'ascension est rude 

Tout au long de l'ascension, des arrêts au stand sont nécessaires afin de boire de l'eau et d'admirer le paysage. Arrivés tout en haut des chutes de Yosemite, nous avons une vue extraordinaire du parc ainsi que de la cascade qui s'écoule à flot. Les instagrameuses qui sommeillent en nous se réveillent et le shooting photo peut commencer.

Si on n'a pas créé de compte instagram c'est pour ne pas faire de l'ombre à Selena Gomez 
Oh que c'est mignon tout plein gouzi gouzi 

Nous en profitons pour manger les délicieux biscuits au gingembre apportés jusqu'au sommet. Il est 16h quand nous arrivons en bas de la descente, nous mangeons un petit sandwich en attendant pereira qui s'est perdu en route.

Il y a quelques moustiques 

Nous avons le corps tout poisseux et une forte envie de se doucher, malheureusement les douches sont absentes du camping. Nous prenons la direction de "mirror lake", sur la route nous voyons un bout de rivière sans courant ou nous pouvons nous baigner. L'eau est très froide et les gens nous regardent bizarrement mais ce bain nous procure un plaisir fou ! Nous voilà presque propres, rentrant au camping pour manger des délicieuses pâtes au fromage accompagnées des traditionnelles saucisses grillées au barbecue.

Notre baignoire du jour 
J8

Ce soir, on espère pouvoir rester dans le camping. On retourne voir les vieux de la veille au petit matin, plein d'espoirs. Ah, peut-être pourra-t-on enfin laisser notre camp en place ! C'est sympa de jouer au Tetris tous les matins, mais bon, on se lasse vite. Toi, lecteur attentif, tu l'auras deviné en lisant le titre : c'est un échec, nous ne pourrons pas rester sur la camping ce soir. On n'a pas vraiment de plan de secours, donc tant pis, on range tout et on part pour la randonnée du jour. Celle-ci promet deux belles cascades. Des chemins tantôt rocailleux, tantôt poussiéreux, des marches, encore des marches, beaucoup d'humidité, et nous voilà au sommet de la première cascade. Première fracture de la rétine. Tout est idyllique : la vue, le micro-climat ensoleillé, la brise d'air pur, la douce mélodie des eaux rapides de la cascade. Des petits écureuils, ayant depuis longtemps associé les humains à la nourriture, se laissent toucher. C'est une évidence, on pique-nique en ce lieu paradisiaque.

On continue l'ascension vers la seconde cascade. Arrivés en haut, seconde fracture de la rétine. Woaw. Chacun sort son téléphone et appareil photo, espérant sans trop y croire que les captures numériques qu'il enregistre sauront lui remémorer la féérie de l'instant présent.

Aïe les yeux 
Et si on campait ici ? 

Peroushka repère un endroit parfait pour un camping à la belle étoile. Peu confiants - les rangers sont réputés implacables quant au camping sauvage, et de gros nuages menacent - nous abandonnons, à regrets, l'idée de camper au paradis. Bon, du coup on sait toujours pas où on dort, et comme on n'a pas vraiment de plan de secours, on continue la randonnée. La descente est rafraichissante puisque nous passons sur des chemins inondés par des petites cascades. Contrairement à hier, on ne souffre pas de la chaleur aujourd'hui.

Trempés 

On arrive à la voiture : belle performance, on n'a perdu personne cette fois ci. Bon, maintenant, plus le choix, va bien falloir qu'on cherche quelque part où dormir. La jeep commence à devenir une option probable. On décide de prendre le chemin de Séquoïa, "on trouvera bien quelque chose sur la route". On roule, l'horloge tourne, les miles défilent. Les bornes s’enchaînent, pas les campings. Et puis on voit une petite maison et une sorte d'aire de repos. On s'arrête. Miracle : un grand panneau indique 3 campings en libre service. Il faut pour y accéder emprunter une piste poussiéreuse et accidentée. Il reste une heure avant le coucher du soleil, on tente. Après une dizaine de minutes passées à esquiver les nids de poule, on croise une voiture pleine à craquer de mexicains. Ils nous indiquent que le premier camping est dans quelques centaines de mètres et qu'il y a plein de places : ouf ! On y arrive, le coin est super chouette : calme, au bord d'une rivière sympa, avec une sorte de petite plage. Une petite baignade dans la rivière glacée, un repas pâtes-sauce saucisses qui commence à devenir un rituel, et voilà que la journée se conclut. Au final, ne pas avoir de plan pour dormir, c'était un super plan.

Miam miam 
J9

Aujourd'hui programme plus tranquille : au planning, 4h de route pour rejoindre Sequoïa. On sait pas trop où on pourra poser notre tente ce soir, on commence à prendre goût à cet inconnu. Combien de fois dans sa vie ne sait on pas où l'on dormira le soir même ?

Baignade matinale dans la rivière - l'eau froide, ça réveille, rangement du camp, et on quitte notre petit camping. La route nous mène à travers de grandes étendues d'herbe jaunie par la sécheresse, de collines, de ranchs. Le paysage rappelle celui de la savane africaine, on s'attendrait presque à voir un lion avachi à l'ombre d'un arbre.

On arrive à Séquoïa dans l'après midi. Séquoïa est un parc national où poussent les plus gros arbres au monde : les séquoïas géants. Le visitor center nous indique que tous les campings sont complets : on se remet en route, assez confiants après notre expérience de la veille. Après une petite heure de route montagneuse, on s'arrête au premier camping que nous croisons. Il y a une douche : c'est bon, on a trouvé où dormir ce soir. On finit la journée par le traditionnel barbecue, avec des marshmallows grillés (ou carrément flambés pour certains), la tête vers les étoiles. On reconnait la Grande Ourse, l'étoile du berger, et les fameuse constellations de la sauterelle et du kangourou. On parle de la vie, de la mort, de tout, de rien, et puis on va dormir.

"C'est laquelle qui donne le Nord ?" 
J10

Top ! Je suis le plus gros être vivant du monde, on me trouve exclusivement en Californie, mon tronc dont l'épaisseur peut atteindre 12m me permet de résister aux feux de forêt dont je porte souvent des cicatrices, je culmine parfois à plus de 100 mètres de haut, je suis, je suis... Le Séquoïa Géant ! Et c'est le programme de la rando aujourd'hui. Des arbres gigantesque, ça donne de chouettes photos.

De chouettes photos 
Quelques chiffres, retenez bien y'a interro demain

Passage également par la Lone Rock, qui menace de s'effondrer à tout moment. On n'a pas hésité à braver le danger pour prendre la pose.

On brave pas le danger nous ? 
Bon ok, on n'était pas vraiment dans le vide. Tu peux respirer maman.

On a voulu manger, au bout d'un moment. On avait oublié les assiettes, du coup on a fait avec ce qu'on avait sous la main. Ca nous a donné des idées pour ouvrir un restaurant à thème.

Et je suis même pas tombé malade

Le soir on va boire un verre au restaurant en face de notre camping. Ambiance familiale, au bord de la rivière, on joue au skull, un jeu de bluff, on passe un bon moment. Mais on n'a pas trop aimé leur bière, du coup on le dit à la serveuse qui s'occupe de nous. "Oh, I wouldn't know, I'm not old enough to drink" : ah, oui, ici c'est 21 ans pour boire de l'alcool, et on ne rigole pas avec la loi : au magasin, au bar, partout, il faut montrer le passeport pour pouvoir consommer. Au pays de l'oncle Sam, on peut conduire une voiture à 16 ans, on peut aller mourir pour son pays à 18 ans, mais il faut attendre 21 ans pour boire une bière (pas bonne). Pourquoi pas.

J11

Départ pour Monterey sur la côte en début de matinée, 4h de voiture. L'après midi c'est visite de l'aquarium, l'un des plus grands au monde. La diversité de la faune aquatique impressionne.

Grand bassin  et gros poissons 
Les méduses, fascinantes
La captivante groseille des mers
Trouvez le poulpe
"Envoyez ce bien aimé Black Pearl par le fond !" 
Sensibilisation artistique à la pollution des océans

On rejoint ensuite notre AirBnb. On doit attendre parce que le proprio avait oublié notre venue. Il nous rembourse une nuit en compensation, on n'en demandait pas tant. On fête ça avec une bière et une partie de skull. Et puis on part dormir, et on se rappelle le confort que c'est de dormir sur un vrai matelas. On rêve d'hippocampes, de raies manta, de poissons clowns, de méduses, de requin marteau et de pieuvre géantes, et de tout un tas d'autres animaux tout aussi invraisemblables.

J12

Nos quatre compères ont bien du mal à se lever ce matin tant les lits sont douillets. A force de courage et de bravoure, l'équipée se met en route. Ce matin, ils partent explorer Point Lobos, une réserve naturelle au bord de l'océan. Les paysages rappellent à nos breton et demi (Louis vient de Nantes) leur contrée natale. La richesse de la faune maritime est saisissante : les loutres, otaries et autres phoques pointent le bout de leur museau au détour des nombreuses criques, tandis que les oiseaux marins, pélican en tête, illuminent les cieux de leurs battements d'aile gracieux et embaument les effluves maritimes de leurs déjections.

Mais quand reverrai-je, de mon pays natal... 
Ca fait beaucoup caca un oiseau 
Boh pas très hidden cette beach, on l'a trouvée en 30 secondes, sont nuls ces américains 

La petite troupe part ensuite à la découverte du la petite ville côtière de Carmel. Le ventre commence à gronder, un passage au restaurant s'impose. La décoration et l'ambiance sont atypiques, il semble que l'on entre dans un endroit hors du temps en passant la porte. Il est tard et les plats sont limités, chacun trouvera tout de même de quoi se sustenter agréablement.

Loin du cliché américain 

Carmel est une ville très riche, comme en témoigne l'horloge du village qui n'est ni plus ni moins qu'une Rolex, marque d'horlogerie haut de gamme. Les galeries d'art sont légions et les compères se perdent entre les élégantes statues de bronzes et les toiles tantôt énigmatiques tantôt saisissantes de réalisme.

L'argent coule à flots à Carmel 

La visite se termine par un passage à la Mission, un des premiers édifices chrétiens de la côte pacifique érigés par les colons espagnols. Au plus grand désarroi de tous, l'accès au bâtiment n'est plus possible car il est trop tard. Cela aura quand même valu le coup d’œil.

Les missions furent bâties sur la côte de sorte à ce que l'on puisse se déplacer de l'une à l'autre en une journée à cheval 

Nos quatre amis retournent à leur maison la tête pleine de souvenirs, satisfaits de leur journée. Ils s'endormirent facilement et firent de très jolis rêves.

J13

Pas grand chose à raconter aujourd'hui, du coup je mets juste des mots-clefs. Ça nous économise du temps à tous les deux, gagnant-gagnant, it's a win-win comme on dit ici. Ce te va ? Super !

Lever, départ, highway 101, Los Angeles, bouchons, palmiers, laverie, mus, dodo.

Ah et je rajoute quelques photos quand même, et même un petit time-lapse. Allez c'est tout pour aujourd'hui, bisous !

Vue depuis la Highway 101 
Digne d'un poster 
J14

Marylin Monroe, Tom Hanks, Elvis Presley... Ce matin, on va voir tout un tas de stars sur Hollywood Boulevard et on fait même des photos à leur côté. Elles n'ont pas du tout la grosse tête et sont très accessibles, c'est vraiment agréable !

Quand une star rencontre sa star 

De nombreux magasins proposent plein d'articles tous moins nécessaires que le précédent, et on adore ça.

Avec de bons yeux vous pouvez lire "oscar de l'acteur le plus sexy" sur la statuette 

Petite surprise de retour à la voiture, apparemment on n'avait pas très bien regardé les panneaux dans la rue, du coup Los Angeles nous a fait un petit cadeau de bienvenue. Super, ça nous fera un chouette souvenir !

Un chouette souvenir, bien qu'un peu onéreux

Après une salade de pâtes aux petits oignons aux petits oignons, passage obligé du côté des lettres géantes HOLLYWOOD.

On voulait voler le D pour le ramener en France, mais on l'a remis en place quand on a compris que ça ne passerait pas en soute

Puis découverte du quartier de Beverly Hills, pour aller voir les stars, en chaire et en os cette fois. Le quartier transpire le luxe, que ce soit à travers les maisons, les boutiques, les voitures. Ici, pas un sans-abri en vue, alors que ceux-ci sont légion dans le reste de la cité des anges. Même les quelques oiseaux aperçus semblent avoir été éduqués pour ne pas faire caca n'importe où.

 Belles voitures, belles rues, beaux gosses

Ce soir on est samedi et on entend bien découvrir LA de nuit. Après un apéritif à l'appart, un Uber nous emmène devant un nightclub. L'entrée nous est refusée à cause de nos chaussures, probablement trop classes, ce qui aurait complexé les autres fêtards. Le club voisin veut bien de nous, mais les 50 dollars pour rentrer nous refroidissent. Nous rentrons à l'appartement, déçus. Tant pis, nous allons nous coucher. La vie nocturne de Los Angeles aura perdu gros ce soir, c'est certain.

J15

Direction Santa Monica, ville au bord de l'océan célèbre pour sa grande jetée touristique. Les artistes de rue en tout genre pullulent sur le Pier : peintre génial, violoniste virtuose, magicien raté, danseur banal... Un groupe de jeunes nous propose un spectacle athlétique et humoristique. Les incitations au don sont nombreuses mais toujours drôles ("by giving us money, you keep us away from two places : the street, and your homes", "we know where your car is parked", etc), sur fond de compétition entre pays. Le show se termine par un noir sautant au dessus de quatre blancs. "You just got jumped by a black man in LA" (jumped peut aussi signifier attaqué) conclut le spectacle. En bons français voulant faire honneur à leur réputation de radins, on ne lâchera pas une pièce.

Le Pier de Santa Monica 

La plage est immense, les infrastructures nombreuses et de qualité : exercices de musculation (auxquels les enfants semblent bien meilleurs que nous), skatepark, terrains de beach volley à perte de vue... On n'a pas de balle mais on a la tchatche, on joue contre quatre américains, la trentaine. On gagne au terme d'un match accroché (et heureusement, à quatre contre trois). On discute, on apprend que ici c'est "same weather all year" : il fait minimum 15 degrés toute l'année, il y a du monde sur la plage en toute saison.

On termine la sortie plage par les boutiques le long de Venice Beach, et par un shooting photo compliqué.

Pas facile le métier de photographe
Dans le doute, laisser la priorité 

On rentre à la maison et on s'autorise une petite folie sur le repas (au risque de rendre les pâtes jalouses) : dinde, riz, haricots et même crème fraîche ! Il fallait bien fêter notre victoire au sommet contre l'Amérique.

J16

Universals Studios aujourd'hui. Habitués aux Disneyland, Futuroscope, Puy du Fou et autre Parc Astérix, on arrive un peu avant l'ouverture pour profiter au maximum du parc. La déco est pas mal du tout, mention spéciale pour les mondes d'Harry Potter (de loin le plus populaire) et des Simpsons.

Dans le désordre, Harry Potter, Simpsons, Moi moche et méchant, The Walking Dead, Madagascar

En revanche les attractions sont décevantes. C'est comme si Disneyland, Futuroscope et Puy du Fou avaient eu un enfant (si si, c'est possible, l'accouplement se fait à trois chez les parcs d'attraction), et que l'enfant était un peu raté. Heureusement, le dernier spectacle auquel nous assistons, Waterworld, termine cette symphonie passable sur une très belle note. Des acteurs et cascadeurs jouent devant nous une scène sortie tout droit d'un film d'action : un méchant qui aime trop parler, une jolie héroïne, un gentil héros, un happy ending, tout y est. Courses poursuites en jetski, plongeons d'une vingtaine de mètres, effets pyrotechniques, bon jeu d'acteur : le spectacle est de haute volée. Mention aussi pour la visite des studios Hollywood en petit train, avec des démonstrations d'effets spéciaux saisissantes : inondation contrôlée, course poursuite digne d'un Fast and Furious... Bon, on n'aura pas vu Tom Cruise qui sort du taff, tant pis.

Scène de Waterworld et carcasse d'avion des studios

En sortant du parc on passe devant une boutique healthy, on adore.

Pas sûr que le slogan passe en France 

Pour fêter nos adieux avec Los Angeles on va au Griffith Observatory pour le coucher du Soleil. On joue au Mus en attendant le crépuscule. La nuit tombe, les gratte-ciels et les longues avenues s'illuminent. On était un peu sceptiques en arrivant à LA, mais il faut bien reconnaitre à la ville un petit truc spécial.

Jour, nuit, jour, nuit... 
J17

Deux heures de route pour rallier notre prochaine étape, San Diego. Tranquille. On se lève vers dix heures, on déjeune, tranquille. Tiens, ça frappe à la porte ! Ah, pour le check-out. Ah, fallait quitter l'appart à onze heures. Mmh, on avait un peu oublié ce détail. On a de la chance, la personne chargée du check-out est cool et repassera plus tard. On traine pas trop quand même, hop hop hop ménage rangement et c'est parti pour San Diego. On arrive en milieu d'après midi, on va faire un tour dans un centre commercial. Il y a plein d'articles sympas qu'on n'achètera pas au Spencer's.

Spencer's, le magasin geek-posey 

On fait quelques courses, on passe devant le rayon des fromages avec regrets car ceux ci sont toujours hors de prix, puis devant le rayon viande avec regret car celui-ci est toujours bien peu fourni, puis devant le rayon des bières avec regret car celles-ci sont toujours aussi mauvaises. On se rabat sur un pot de Nutella à 7e en consolation. Je ne dirai pas que la nourriture française me manque, mais simplement que je rêve de camembert fondu baguette la nuit.

J18

On part explorer la ville à pieds. Pour résumer, San Diego c'est des quartiers très pauvres et très moches (ça va ensemble), des quartiers très riches et très jolis (ça va ensemble), des tas de sans-abris et de trottinettes électriques (ça je sais pas si ça va ensemble), et une grande baie, siège d'une importante base militaire.

On passe d'un monde à un autre en quelques centaines de mètres 
Vous connaissiez la trottinette électrique, maintenant place au skateboard électrique 

Après midi plage : on joue au mus, au skull, à prendre les vagues.

La vie est dure 
La ruelle de notre appart, et son numéro digne d'Harry Potter (lire 2469 et demi) 
J19

Ça nous manque un peu les randonnées, du coup ce matin on part en quête de la photo sur Potato Chips Rock, pas très loin de la ville. Arrivée sur place à 6h30, "pour éviter la foule" d'après Louis. C'est réussi, nous sommes les seuls sur le parking. Par contre il y a un épais brouillard, la photo est compromise...

6h du matin, de bonne humeur 

Après une petite heure de marche, miracle : nous sommes au dessus des nuages. Et puis comme il n'y a pas un chat (seulement quelques lézards), on peut même faire une sieste sur la fameuse Potato Chips.

Louis, en extase devant le temple des SAT 

L'après midi devait se dérouler devant le match de baseball de l'équipe locale. Mais Louis nous avait prévu une petite blague : il avait en fait acheté des tickets pour l'équipe de Philadelphie. Tant pis, on achète des tickets pour le surlendemain pendant que Louis prie pour que les places lui soient remboursées. On décide d'aller sur la plage de l'île de Coronado. La plage est recouverte de paillettes dorées, reflets de l'opulence de l'île. Les avions s'enchaînent au dessus de notre tête, la plage est sous la finale d'un aéroport militaire.

Vue sur la baie depuis le pont menant à l'île
Les américains sont plutôt patriotes 
Mieux qu'à un meeting 
J20

Ce matin on se balade dans Balboa Park, un grand parc dans le centre de la ville. On flâne au jardin botanique et dans un petit musée.

Balboa Park 
La mystérieuse Horloge Rouge Brésilienne 

On va ensuite à Oldtown, quartier touristique qui espère reproduire l'ambiance far west mais qui est un peu trop touristique.

Ah, la bonne vieille pendaison, ça c'était du beau spectacle

Après manger on part pour visiter le USS Midway, un porte avion reconverti en musée, mais on arrive trop tard. Pas grave on le fera demain. On chill sur l'herbe à côté.

Ce soir on a prévu de sortir en boîte, et cette fois on espère en voir plus que la devanture. On s'est inscrits sur une guestlist sans trop d'espoir mais ça marche du tonnerre : on ne fait pas la queue, on passe les videurs malgré un " la prochaine fois, dites à votre pote d'essayer de marcher droit", on ne paie pas. On prend des shots à 7 dollars pour fêter ça. La boîte est cool, surtout pour Dijols. Même ambiance qu'une boite française, mais les horaires sont décalées (la boite se remplit à 22h30 et ferme a 2h). Le réveil sera difficile demain.

J21

Après une matinée bien remplie par la récupération de la soirée de la veille, direction le USS Midway. Un porte avion est une véritable ville flottante, la vie sur ce navire devait être assez unique.

Sacré expérience que d'être pilote sur un porte avion 

On rejoint ensuite un bar sur un toit pour admirer la ville. Puis direction le Petco Park pour regarder l'équipe de baseball locale des Padres affronter l'équipe de Saint Louis. On a davantage l'impression d'assister à un show qu'à un véritable match sportif, et ça nous plait. L'ambiance est sympa : karaoke cam, dance cam, course de Bubblehead... En plus les Padres dominent facilement la rencontre, on assiste à une flopée de Home Run (qui mettent à chaque fois le stade en liesse). A noter un magnifique coucher de soleil pendant la rencontre, qui dure d'ailleurs plus de trois heures (peu de supporters assistent à l'intégralité du match). La rencontre se conclut par un show lasers et des feux d'artifice pour fêter les 50 ans de la création du club. L'avis est unanime dans la team, tout le monde valide la soirée.

Petco Park 
Que c'est beau 
J22

Aujourd'hui le check out de notre Airbnb est fait à temps, le progrès est notable. On fait un tour du côté des falaises de Torrey Pines, et on en profite pour dire au revoir à l'océan Pacifique.

À dans un mois l'océan

Pause déjeuner sur la route de Las Vegas pour une savoureuse salade pommes de terre porc oignon concombre mayonnaise (fallait vider le frigo...). Encore une bonne heure de route et nous voilà à la frontière avec le Nevada, qui marque la fin de ce carnet et le début du prochain. Pour suivre nos aventures avec les cailloux, c'est par ici : myatlas.com/Mathis_22/lost-in-the-west-rocks-in-the-desert