Carnet de voyage

A la découverte des beautés d'Amérique latine

25 étapes
96 commentaires
46 abonnés
Dernière étape postée il y a 159 jours
"El mundo es un libro y aquellos que no viajan sólo leen una página"San Agustín Nous vous emmenons dans notre sac à dos pour un voyage de plusieurs mois: direction l'Amérique latine !
Février 2018
20 semaines
Ce carnet de voyage est privé, ne le partagez pas sans l'autorisation de l'auteur.
1

Ça y est ! Nous réalisons un de nos plus grands rêves : partir ensemble en Amérique du sud pour un voyage de cinq mois en mode backpakeuses. Nous portons 9 kilos chacune, de quoi prendre le strict nécessaire. Direction Madrid où nous passons une nuit dans l'aéroport, puis nous repartons vers Bogotá pour finalement atterrir à Santa Marta sur la côte Caraïbe de la Colombie. Il aura fallu 30 heures de voyage. Ouf, il nous tarde de sentir l'air chaud colombien.

Ready to go !
Ready to go !
Première étape, Taganga !

Lorsque nous arrivons il fait nuit noire. On négocie notre premier taxi et on arrive un peu anxieuses dans un petit village de pêcheurs, Taganga. On y est accueillies par le propriétaire de la "Casa de Chichi", notre première "demeure".

À notre réveil, on parcourt les rues colorées et poussiéreuses sous un soleil de plomb. Heureusement, des courants d'air traversent la ville. Autour de nous tout est très sec et les routes ne sont pas goudronnées. C'est très dépaysant. Nos premiers pas se font au rythme de la musique locale, tranquilos.

Après une bonne baignade et un très joli coucher de soleil, la journée s'achève avec un repas de nos colocataires vénézuéliens et colombiennes. Au menu des sardines avec du patacón (une banane verte frite puis écrasée). Mmmmh, on est chéries.

Taganga  

Le lendemain on part pour une virée en lancha (barque) pour faire du snorkelling ! Dès 10h du matin, armées de notre tuba et de notre masque nous voici entourées de poissons de toutes tailles et de toutes couleurs, c'est génial !

Los tagangueros

José Luis qui est dans notre auberge travaille sur ces bateaux et nous accompagne la journée pour descansar un poco à la Playa Grande. Le paysage est atypique avec des cactus et une terre orangée, le contraste avec le bleu de la mer est époustouflant.

Paysages 

Taganga nous a beaucoup plu, isolée de la foule et du bruit, nous avons apprécié ce décor paisible et traditionnel. Notre voyage démarre bien.

La vie est belle à Taganga 
2

Youpi ! Nous partons 3 jours dans le " Parque Nacional Natural Tayrona", une réserve naturelle reconnue comme l'un des plus beaux sites de Colombie.

On part en lancha jusqu'à la plage "El Cabo San Juan". Quel trajet ! On s'attendait à voguer tranquillement sur les flots ! Non, non ! On passe 1h30 accrochées au bateau, éclaboussées tout le long à faire des sauts à presque chaque vague. Au début c'est marrant, à la fin on est exténuées. Nos casquettes s'envolent rapidement et demeurent désormais dans la mer des Caraïbes, haha. On retient tout de même la beauté de la côte que nous avons longée. Nous avons pu nous rendre compte du changement de végétation et de l'immensité du parc, c'est grandiose !

El Parque nacional natural de Tayrona  

Enfin, après un peu d'attente on réussit à avoir un lieu où dormir: une tente vide, sans matelas (oui oui, vide!). On "s'installe" puis on profite des plages qui sont paradisiaques.

Entre deux plages 

Le lendemain nous partons pour 1h30 de randonnée ardue afin de découvrir le "Pueblito Chairama". C'est tout simplement incroyable. La végétation est luxuriante, d'un vert éblouissant, la sérénité semble régner. Des rochers, des lianes, des arbres plus hauts les uns que les autres... On adore !

Feuillages et Fleurs

Notre balade en direction d'Arrecifes nous amène à traverser une gigantesques palmeraie. Malgré une première nuit difficile en hamac à cause du froid, le cadre est idyllique. L'endroit est particulièrement accueillant d'ailleurs les Français sont légion sur la côte !

La palmeraie et Mathilde dans son lit  
La piscina  

Dernière matinée à la plage "La piscina" et dégustation de notre première "arepa" (galette de maïs). Le courant est fort, l'eau est translucide, on voudrait rester des jours ici à écouter la montée de l'eau et le chant des oiseaux. Nous repartons ensuite jusqu'à l'entrée du parc "El Zaino".

La Piscina 
3

A notre retour à Taganga nous retrouvons Denis, notre ami français. Il connait bien la Colombie, nous voyagerons deux semaines ensemble. 😊 Il nous emmène en randonnée à Minca, un petit village dans la montagne où nous nous prélassons au dessus d'une jolie rivière. On est bien, on est heureux.

Cascade rafraîchissante
On est pas mal là 😉
Retrouvailles  

Le lendemain, départ pour le Désert de La Guajira dont nous avons beaucoup entendu parler. Après avoir prit deux bus, une voiture, un 4x4 et rencontré Léa nous arrivons à bon port à El Cabo de la Vela. Heureusement Denis a assuré toutes les négociations concernant le transport !

Atardecer en el Desierto

L'endroit est exilé de tout, l'unique rue longe la mer et concentre sur 1kilomètre des hostels, restaurants et boutiques d'artisanat de l'ethnie Wayuu qui habite ici. Sinon, c'est le désert qui nous entoure c'est superbe ! Les femmes et enfants insistent pour vendre leur sacs et bracelets quel que soit l'endroit où l'on se trouve. Cela nous a dérangées. On a tout de même profité à fond du désert, Denis dit le chameau a été notre boussole pour nous conduire vers les différents lieux puisqu'il connaissait déjà le désert.

El Pilón de azúcar y paysajes lunares


Animaux et enfants du désert 
Sur la route 

Nous avons apprécié la grande diversité de ces très beaux paysages constitués de la mer, des cactus, la rocaille et les plages. C'était vraiment unique et magnifique !!!

Les déserteurs

Nous reprenons notre route pour Palomino, un village en bord de mer très prisé par les backpackers . Un clin d'œil à Jéjé qui nous avait vivement recommandé ce lieu avant notre départ. Nous n'y sommes restés que deux jours mais nous avons adoré ! 😀

La plage est superbe et c'est un des meilleurs endroits où nous nous sommes baignées car les vagues étaient au rendez-vous ! Nous avons aussi eu l'opportunité de faire du tubing.




Après 15 min de moto-taxi avec chacun notre grosse bouée sous le bras puis 30 min de marche (très rapide!) notre guide nous a accompagné jusqu'à la rivière pour la redescendre pendant 2h. Nous avons adoré nous laisser porter par l'eau au creux des montagnes. C'était magnifique et très paisible. Au fur et à mesure que la lumière du jour faiblissait, les oiseaux venaient pêcher autour de nous, c'était top !



Tubing
Nous poursuivons notre descente
4

Départ pour Cartagena, une ancienne ville coloniale et la capitale du département Bolívar.

Après 5h de trajet, nous arrivons de nuit dans notre dortoir. Nous décidons de rester 5 jours dans cette magnifique ville pour nous reposer.

Coup de chance, nous passons les 4 nuits suivantes chez Alba, la femme qui tient l'hostel car elle s'est trompée dans les réservations, elle nous propose donc son appartement. On a gagné au change avec une vue sur la ville et sur le coucher de soleil !

Le centre historique de Cartagena  

Nous visitons le Château San Felipe de Barajas qui nous offre un beau panorama. Cela nous permet de nous rendre compte de la taille de la ville.

Drapeau colombien et vue du château

Puis, nous enchaînons avec une balade dans le centre historique. Wouah! Nous y découvrons des balcons remplis de bougainvilliers, des façades aux milles couleurs et des églises majestueuses ! Nous succombons rapidement au charme de cette ville encore marquée par l'ancienne présence espagnole.

Rose, jaune, vert, bleu... Un arc-en-ciel colombien ! 

En tant qu'ancien centre majeur de la traite des esclaves en Amérique du sud, on ressent fortement le poids de l'histoire et on perçoit la richesse de la ville qui présente encore de très belles bâtisses et cours intérieures.

Patios et bâtisses  

Les deux jours suivants on profite du calme de la périphérie. On se baigne près de notre appartement et on visite le quartier de Bocagrande dont les grandes tours abritent des hôtels luxueux et des personnes aisées. Le contraste de mode de vie entre le quartier où nous vivons et celui-ci est flagrant !

Le romancier Gabriel García Márquez, présent dans tout son pays
Mathilde aux côtés de l'India Catalina, symbole de paix entre les populations indigènes et les troupes espagnoles
5

Nous repartons pour Barranquilla à seulement deux heures de minibus. La ville de naissance de Shakira est connue pour accueillir le deuxième plus grand Carnaval d'Amérique du sud après Rio de Janeiro. Nous avons la chance d'être accompagnées par la petite amie colombienne de Denis, Daniella, qui nous parle de sa ville et de son pays.

C'est parti pour une randonnée de six heures sous un soleil très chaud et un vent particulièrement fort. Impossible de se perdre, c'est tout droit. Nous marchons sur un chemin entre le Río Magdalena qui est le fleuve principal de la Colombie et la Mer des Caraïbes (à gauche). C'est très impressionnant, on se croit au bout du monde ! D'ailleurs, nous sommes presque les seuls sur le site et nous avons l'opportunité géniale de pouvoir discuter avec les rares pêcheurs qui vivent sur ce bout de terre désert.

Perrito, viento, pescadores y comida 

Ils nous montrent les filets et hameçons qu'ils fabriquent eux-mêmes et nous font part de leur quotidien. Puis, nous nous baignons loin du tourisme de masse des autres villes qu'on a visité.

Mer Caraïbe et Río Magdalena
Randonnée entre l'eau douce et l'eau salée

Le soir, c'est notre première sortie en boîte depuis notre arrivée en Colombie ! Enfin ! Super moment, les musiques nous sont pour la majorité inconnues mais les colombiens sont sympas et nous apprennent quelques pas de salsa. On pense sérieusement à prendre des cours à notre retour !

Le lendemain on part pour un restaurant typique où les familles aiment se retrouver le week-end. L'ambiance est au rendez-vous : ça résonne, les ventilateurs sont à leur vitesse maximale, un jeune homme chante en jouant de la guitare, les plats, plus que garnis, sortent sans cesse des cuisines... Un vrai moment colombien ! On commande d'excellents fruits de mer, s'ajoutent à ça du riz, du patacón et de la soupe, c'est dix fois trop !

Repas au milieu des familles colombiennes

On visite ensuite la ville qui a de beaux quartiers. Il y fait bon vivre !

Visite à pied de Barranquilla
6
6
Publié le 1er avril 2018

Ça y est, nous quittons la côte caraïbe ! Nous y sommes restées trois semaines et franchement les paysages nous ont comblées ! Nous avons un petit pincement au cœur de quitter la mer mais on sait que la suite nous offrira d'autres nouveautés tout aussi belles à découvrir.

Par contre, concernant le tourisme sur la côte, on nous a constamment proposé des bijoux, chapeaux, lunettes et autres fantaisies à acheter. Au bout de trois semaines, c'était assez fatiguant ! Concernant los costeños (habitants de la côte), parfois nous étions regardées avec un peu d'hostilité et à d'autres moments c'était tout le contraire. Heureusement, ce sentiment s'est totalement dissipé par la suite en descendant vers le centre de la Colombie!

Trajet vers Medellín

Treize heures de bus de nuit "suffiront" pour arriver à Medellín et deux heures de plus pour aller jusqu'à Guatapé : un petit village coloré entouré d'eau du fait de la création d'un complexe hydraulique dans les années 80.

El pequeño pueblo

Des frises, los zocalos, parcourent le bas des murs avec différents dessins qui rappellent les coutumes et croyances des habitants.

Les chiens et les lamas nous accompagnent

A quelques kilomètres de là se trouve un monolithe de 220 mètres de haut : la Piedra del Peñol. On part à sa conquête, et pour cela il nous faut gravir les 700 marches qui nous mènent à une vue imprenable !

La Piedra

Whaou, il y a comme des petites îles au milieu de l'eau turquoise. C'est superbe ! On se repose tranquillement en buvant une "Michelada", une bière aromatisée au citron avec des morceaux de mangue dedans et du sel. On profite tranquillement du panorama à 360 degrés.

El hermoso paseo hasta la Piedra y su vista

Nous avons beaucoup aimé cette étape qui nous a aussi permis de nous reposé après tant de voyage en bus. Nous voici prêtes pour découvrir Medellín 😀

7

Nous voilà enfin à Medellín, l'une des villes que nous avons le plus envie de découvrir. Les colombiens en sont très fiers et en font souvent les éloges car c'est la seule ville du pays à avoir un métro et que son dynamisme économique est reconnu.

Pour notre auberge, nous avons choisi d'aller dans le quartier El poblado qui concentre la plupart des étrangers qui voyagent. On est très bien accueillies à l'auberge El caminante et surprise, IL Y A DE L'EAU CHAUDE !!!! Après trois semaines d'eau froide, on revit !!! On avait oublié la sensation que l'eau chaude pouvait procurer.

Notre confort retrouvé, le premier jour nous décidons de participer à un city tour dans le centre historique pour connaître l'histoire de cette ville.

Le palais de justice
Notre groupe pour la visite
Visite du centre historique

Pendant quatre heures on se déplace en groupe vers les différents lieux accompagnées d'un guide hors pair, Juan (le prénom masculin LE plus commun en Colombie!). Il nous parle sans détours de son vécu personnel et de l'époque où Medellín était réputée comme étant la ville la plus dangereuse du monde. Nous abordons évidemment les problèmes du narcotrafic, de la violence, des guérillas et des paramilitaires. C'est vraiment étrange de se dire qu'autant de violence à pu avoir lieu, ici, il y a si peu de temps en arrière.

Bâtiments du centre historique et du quartier El poblado

En tout cas, nous en apprenons beaucoup et les explications de Juan nous font bien prendre conscience du changement radical qu'à subit la ville de Medellín en 20 ans. Après avoir vécu pendant de longues années dans la peur (enlèvements, meurtres...), aujourd'hui la sécurité est réelle dans de nombreux quartiers à Medellín et les touristes en bénéficient aussi.

D'ailleurs, notre séjour est ponctué de belles rencontres. Pendant le city tour on rencontre Katya et Fred, un couple de français de Nantes avec qui nous passons deux soirées bien sympa à partager nos péripéties diverses et variées (un gros bisous à tous les deux) !!

Mavi, Katya, Fred et nous

Puis, on rencontre Mavi une italienne (qui se joindra à notre voyage pendant les 10 jours qui suivent) et un groupe d'argentins originaires de la Terre de feu, en Argentine ! Tous les 7 on forme un super groupe italo-franco-argentin. On parle de nos pays, de nos traditions culturelles, culinaires, musicales et surtout... on comprend que la danse est dans le sang des argentins puisqu'ils savent hyper bien danser ! Ce qui, malheureusement, n'est toujours pas notre cas.

El grupo italofrancentinos : Santiago, Alan, Mavi, Renan, Mathilde, Hélène et Leandro

En dehors des soirées, au programme visite de la Comuna 13. C'est une favela qui a bénéficié il y a quelques années d'un programme d'investissement conséquent.

Les tags sont partout
Vue qui nous permet de voir toute la Comuna 13
La Comuna 13

Ce qui a apporté le plus de changement ce sont les escalators qui mènent jusqu'en haut de la favela. On peut donc se déplacer facilement et la vue est superbe !

Les escalators
Smiile
Mujeres de la Comuna 13
Visite de la Comuna 13

Le lendemain, il pleut beaucoup on va donc au musée d'art moderne où on s'endort littéralement dans des poufs ahah. On ne retiendra que très peu de choses...voir rien du tout....(Soooorry!)

Pour l'anecdote, un imprévu s'est glissé dans notre voyage. Mathilde avait des douleurs aux dents depuis son arrivée en Colombie. Deux visites d'une durée totale de 7h chez le dentiste à Medellín ont été nécessaires pour qu'elle aille mieux. Et oui c'est pas tous les jours facile. Deux dents dévitalisées et le budget d'un mois en Colombie y seront passés mais nous pouvons continuer notre route avec le SMILE 😉 grâce à l'efficacité, la réactivité, la gentillesse et le professionnalisme effarants du centre dentaire ! BRAVO !

On quitte les argentins avec un nouveau pincement au cœur car la rencontre était géniale et on poursuit nos aventures toujours plus au sud de la Colombie. Next stop : Viterbo dans la région du café !

Helene qui goûte pour la première fois au mate
Repas à l'auberge
El caminante hostel

Chicos, extrañamos su energía positiva y sus sonrisas ! Fue muy chévere encontrarlos. Hasta pronto en su tierra, la tierra del fuego !Un beso grande para ustedes !

8

Nous sommes le mardi 27 mars et ça fait déjà 1 mois qu'on est parties de notre ville rose... Ces derniers jours étaient superbes ! Il nous reste plusieurs parcs, quartiers (et bars bien sûr) à visiter. C'est sûrement le signe qu'on doit revenir un jour 😉

Accompagnées de Mavi, c'est parti pour 5 heures de bus jusqu'à Viterbo. Ou plutôt 8h30 ! Nous descendons une route escarpée où les virages se suivent et où les travaux nous stoppent. Le trajet est tellement long et difficile que ça prête à rire.

"Petit extrait" : 3 bébés, 2 films d'une nullité absolue avec le son à fond, la compilation des chansons colombiennes des 20 dernières années, le chauffeur qui accélère avant les virages, une odeur de nourriture, pas de wifi, les toilettes HS, Hélène qui se sent mal et la police qui vérifie tous les passeports pendant 20 min. Horrible, on s'en rappellera! Tout ça avec des Colombiens plus que patients.

On arrive enfin chez Eugenia, une amie de Joaquim qui nous accueille merveilleusement bien, pour pendant 5 jours. C'est la première fois qu'on se voit, on s'entend tout de suite très bien!

Eugenia, Dora, Hélène, Mavi y Mathilde

On rencontre ses parents, oncles et tantes qui ont quitté Bogotá pour rejoindre la Finca (terme utilisé pour les fermes et maisons familiales) lors de la Semaine Sainte. L'endroit est splendide !

Le premier jour, nous partons à la découverte de l'orangeraie de la famille qui entoure la finca.

Marche entre les orangers

Le soleil tape et ça monte bien. On s'imagine alors la difficulté pour les personnes qui travaillent à la récolte des oranges... Le panorama sur les montagnes est unique, notre guide locale nous parle de la région et des indigènes du pays. Très intéressant !

Des couleurs plein les yeux 

Le jour suivant Eugenia nous conduit à un endroit bien connu de la zone de l' " Eje Cafetero" : El Valle de Cocora.

Las palmeras

Incroyable, d'immenses palmiers se dressent au-dessus de nous (jusqu'à 60 mètres !) on a la tête dans les nuages! La brume et le silence donnent une ambiance particulière à ce décor venu d'ailleurs.

Tildou l'acrobate et Hélène la yogiste

On poursuit notre séjour en mode détente. Il fait très chaud, on profite à fond de la piscine à débordement... et du jacuzzi ! C'est un vrai paradis!

Disfrutamos al máximo 😉

On a l'opportunité de goûter de nouveaux plats : lasagnes au patacón, soupe à la tomate avec avocat/poulet/maïs, des petits-déjeuners avec omelette/pain au fromage/arepas (galette de maïs, spécialité du pays) et jus d'oranges cueillies à quelques mètres de là.

El desayuno y la sopa

Nouveau départ cette fois-ci pour Manizales, une ville étudiante où habite Eugenia d'où qui pourrons aller voir un climat qui n'existe que dans 4 pays d'Amérique du sud : el páramo.

Visages de la Colombie  

Réveil à 5 heures du matin, on a hâte de découvrir ce paysage atypique qui est très préservé. Après 1 heure de route le décor change déjà.

Le calme absolu

On aperçoit les premiers frailejones, des plantes qui retiennent l'eau des nuages pour la relâcher plus tard en période sèche. La pureté de l'eau est telle, qu'elle est consommée par 300 000 personnes dans la région.

Un frailejone

Lors de la visite du Parque Nacional del Nevado avec un guide en voiture nous avons la chance de voir un Condor des Andes! De mieux en mieux.


Una selva de frailejones

On monte jusqu'à 4 450m, on est de plus en plus essoufflées, il fait très froid et le paysage est lunaire. On se sent coupées du monde, là où le temps n'existe pas.

On garde le sourire malgré le froid glacial

Cette journée était exceptionnelle, les paysages nous ont émues ! Eugenia, merci encore vraiment de nous avoir donné cette chance d'y aller. 😙

Direction San Agustín, douze heures plus bas.

Eugenia muchas gracias por todos estos momentos que fueron perfectos contigo! Ya te esperamos en cualquier lugar dónde estaremos! Mavi nos vemos pronto en Francia o Italia. Besos a ustedes, marmotas endémicas queridas !

9

C'est reparti pour le mode baroudeuse ! C'est toujours difficile de remettre le sac sur le dos car on s'habitue vite au confort.

Cette fois-ci nous partons de Manizales à 5 heures du matin dans un petit bus. Mathilde est à l'avant avec le chauffeur qui lui parle de son quotidien: il conduit 16 heures par jour et n'a que 4 jours de pause par mois, des conditions de travail dont il ne se plaint pas. Elle échange aussi sur le service militaire en Colombie. Hélène au fond du bus discute avec un couple de personnes âgées adorables. Ce sont de bons moments pour en savoir plus sur le quotidien des colombiens.

Maisons et enfants croisés sur la route

Nous arrivons 4 heures plus tard à Cali, à peine arrivée dans la gare on nous propose une camionnette plus rapide que le bus. Hélène toujours à l'arrière se retrouve entre deux hommes noirs peu loquaces (c'est le moins que l'on puisse dire) et Mathilde (qui jette des coups d’œils dans le rétro pour s'assurer que sa sœur va bien) apprend des mots anglais au chauffeur et à un autre voyageur, c'est comique ! Tous les deux se demandent pourquoi est-ce qu'on voyage toutes seules. Mais où sont nos maris et nos enfants !?

En effet, on nous demande très souvent si on est casada o soltera. Et quand bien même nous aurions un mari, l'infidélité est apparemment très bien acceptée dans la société. Nous, pour nous en sortir on répond à chaque fois que nos maris nous rejoignent d'ici quelques jours !!

Nous arrivons 4 heures après à Popayán et repartons pour San Agustín dans un minibus. Pour une fois on a de la place bien installées avec nos jambes étendues devant nous. Le chauffeur met la musique à fond et l'homme a côté de nous travaille pour faire monter toujours plus de personnes avec nous. Il crie "San Agustín, San Agustín, San Agustíííín" ! La route est à moitié bétonnée mais qu'est-ce qu'elle est belle ! On traverse la Cordillère des Andes, en passant par de minuscules villages où les enfants rentrent à pied de l'école. C'est vraiment trop mignon !

Nous atterrissons finalement après 12 heures de bus à San Agustín dans la région de Huila où nous passerons deux semaines très différentes l'une de l'autre.

Paysages de San Agustín et notre nouvelle maison

Nous arrivons chez une famille pour les aider chaque matin à construire des murs en terre dans leur maison en échange de la nourriture et de l'hébergement. Le cadre est vraiment magnifique. Nous sommes en pleine montagne à 1heure de marche du village.


Le cheval, Alicia
Plant de café encore vert
Notre fenêtre est finie 🤗💝
Mathilde qui s'occupe du café
Miles est volontaire avec nous
Le travail le matin

Les après-midis on ne travaille pas, on en profite pour se rendre au village, se balader ou se reposer.

Nous avons aussi beaucoup cuisiné : arepas au yuca, jus de fruits, risotto aux petits pois, guacamole, tortilla, purée... Suivant les règles de la maison, on s'est essayées au régime végétarien. Après quelques inquiétudes, ce n'était pas si dur que ça et on a aimé faire l'effort de cuisiner autrement. D'ailleurs, c'était vraiment intéressant de voir comment ils vivaient et le compost était facile à faire puisqu'on jetait les épluchures des légumes par la fenêtre de la cuisine. C'était une belle expérience de vie au milieu de la nature.

Malheureusement, on ne s'est pas entendues avec la famille qui n'avait pas une réelle volonté de partager des moments avec nous et d'en savoir plus sur notre vie. L'ambiance n'étant pas au rendez-vous, nous partons après 12 jours dans cette maison de bambous plus tôt que prévu, déçues.

Par chance, lors de notre première semaine à San Agustín, nous faisons une magnifique balade à cheval avec un guide super, Orlando.

Tildou et son cheval qui guide
Orlando, Hélène y Rosinante
Les paysages sont grandioses

On fait 5 heures de cheval, pour Hélène c'est la première fois et on peut dire que c'est une sacrée expérience ! Le cheval lui fait une bonne frayeur en cabrant plusieurs fois car il n'aimait pas son sombrero. Hélène s'est agrippée autant que possible, ouf plus de peur que de mal. Mathilde devant, s'entend bien avec Soledad son cheval, et elle arrive même à faire du galop. C'est vraiment génial !!! La balade est splendide, on en prend plein les yeux !

Un chien, des fleurs et un chemin,c'est beau !

On fait quelques haltes sur des sites dont les habitants sont très fiers avec des statues symboliques. Le chemin de terre orangée monte et descends sans pitié. Nous sommes entourées de montagnes, les chants des oiseaux nous accompagnent et les plantations de cafés défilent sous nos yeux. Orlando nous parle de l'époque pendant laquelle les guérillas la région et où le danger était permanent.

Exténuées, on termine les jambes tremblantes et les muscles qui tirent. C'était très physique et pourtant inoubliable.

Orlando nous invite chez lui pour rencontrer sa femme, Mary, et ses enfants Diego et Keiler. C'est l'heure de faire du pain, l'activité de tous les lundis, avec le four familial.

On fait plus de 200 petits pains
Orlando gère le four
Kailer aide dans toutes les étapes
Le rituel du lundi

On passe ensuite au café. Il faut le cuire, puis le moudre à la main. C'est une première pour nous et ça les fait bien rire qu'on pose 1000 questions sur les étapes pour cultiver le café. Pour eux c'est une tâche ordinaire, pour nous c'est extraordinaire. Ils nous offrent du café qu'on garde précieusement avec nous pour en boire plus tard.

Leur jardin est rempli de bananiers, de manguiers et de plein d'autres arbres fruitiers qu'on ne connaît pas.

Le café du jardin

Après qu'on soit parties de notre workaway. Orlando nous invite à terminer notre séjour chez lui. On reste 4 nuits de plus, on est chouchoutées du début à la fin. Pour remercier la famille on tente, non sans peine, de cuisiner des cookies et du porc au caramel. Les cookies à la poêle sont un échec cuisant, par contre ils adorent notre plat principal avec des pâtes (qu'ils ne mangent qu'une à deux fois par an).

Les coqs de combat
La maison

On passe notre temps à jouer avec Keiler qui est un ange. La mère, Mary, est adorable elle est fleuriste et vend ce qu'elle cultive dans son vivero. Orlando est super, il nous fait visiter et connait beaucoup de monde à San Agustín.

Le dimanche on va à la messe avec eux. Ils sont très croyants, comme la plupart des colombiens. L'église est magnifique, immense et remplie. Il y a au moins 400 personnes, c'est très émouvant !

L'église où nous allons à la messe et nos 

Les gens se déplacent énormément en moto à San Agustín. Tout le monde en a au moins une. Par contre les règles de sécurité sont presque inexistantes. Pas de casque, 3 voire 4 personnes sur la moto et on coupe le moteur dans les descentes pour économiser l'essence. Oui, oui! Tout ça avec parfois les courses dans un bras et l'enfant qui dort dans l'autre 😆

Évidemment, nous aussi on se déplace comme eux. Nous sommes avec Orlando tandis que les deux enfants et la mère sont sur une autre moto.

Mardi 17 avril on quitte San Agustín et la famille le cœur lourd. On a été tellement bien accueillies ! On garde contact c'est sûr et on espère les revoir soit en Colombie, soit en France pour les enfants.

Orlando, Mary, Keiler y Diego muchas gracias por todo ! Fuimos recebidas como princesas en su casa y nos recordaremos siempre de ustedes cómo el ejemplo de una familia feliz y muy amable. Nos quedamos en contacto. Besos !

10

Mardi matin c'est reparti, on sait que cette journée va être longue. En effet, on enchaîne taxi, camionnette et bus pendant 5 heures. Ça tourne, on saute sur nos sièges et on ne voit pas la route, sans oublier les contrôles des militaires. C'est très difficile, il faut être patientes... A Mocoa on repart pour 6 heures jusqu'à San Juan de Pasto dans un petit bus en haute montagne. Les habitants surnomment l'endroit Le trampoline de la mort... C'est hyper rassurant !

On peut dire que c'est dangereux le ravin est à quelques mètres et le conducteur est extrêmement vigilant. Heureusement, la route vaut le détour c'est splendide!

On rencontre Victor qui appartient à une communauté indigène de la région du Putumayo. Il tient à nous faire goûter la chicha, une boisson à base de maïs qui fait partie de ses traditions. Ni une, ni deux le chauffeur fait un détour et nous amène tous chez Victor qui revêt son poncho. Après avoir serré la main du chef du village, son père, on boit d'un trait notre première chicha alors que sa famille dîne à côté. C'est adorable et tellement inattendu !

La fatigue se lit sur nos visages

On arrive à 23h30 à Ipiales où se trouve le fameux Santuario de Las Lajas mais que nous ne visitons pas car la priorité est de passer la frontière. Après une nuit plus que méritée dans une sorte de motel à 150 mètres de la frontière, nous sortons... Et là, c'est le choc : environ 500 vénézuéliens attendent de passer la frontière après avoir traversé la Colombie et quitté leur pays.

L'attente est longue pour tout le monde, la frontière est juste derrière

Nous avons enduré cette attente à leurs côtés sous le soleil. Hommes, femmes et enfants en bas âge qui emmènent toute leur vie dans quelques valises. La situation au Venezuela est catastrophique, le salaire moyen est de 3$ par mois. La monnaie, le bolivar vénézuélien, ne vaut plus rien. Pendant l'attente, certains s'amusent à plier les billets en forme d'avion en papier et à les lancer en l'air, c'est désolant.

Nous avons le temps de parler avec les gens - infirmière, ingénieur agronome, électricien - chacun raconte son histoire, son parcours et nous donne sa destination. L’Équateur et le Pérou sont les principaux pays de destination. Les gens sont fatigués et pourtant, ils gardent le sourire et on perçoit qu'ils ont besoin de parler. Nous on écoute, on pose des questions et on soupire. On se rend compte une fois de plus la chance que nous avons de vivre dans un pays démocratique stable. D'ailleurs, on a honte de dire qu'on passe la frontière pour voyager... On échange sur nos cultures, notre nourriture, ils sont très curieux et trop contents de rencontrer des françaises. Au total, on attend plus de 9 heures à la frontière pour arriver à 23h30 à Quito avec les contacts des vénézuéliens avec qui on a passé la journée.

Nous avons donc terminé notre séjour en Colombie par une journée forte émotionnellement et particulièrement marquante. Concernant les 50 jours que nous avons passé dans ce premier pays, ils ont été remplis de très belles découvertes. La diversité des paysages et des climats nous a impressionné. Villes, déserts, plages, montagnes, fleuves, rivières, cascades, froid, chaud, soleil, pluie. Nous avons tout eu, tout vu. Enfin presque, nous avons bien sûr fait des choix et il faudrait encore au moins 50 autres jours pour prétendre bien connaître la Colombie. Prochaines destinations sur la liste : la côte pacifique, Bucaramanga, San Gil, El Desierto de la Tatacoa, Cali, San Juan de Pasto...

On a toujours fais attention à nos affaires et pris soin l'une de l'autre, et même si on s'est un peu inquiétées parfois tout s'est toujours bien passé. Un très grand merci à toutes les personnes qui nous ont accompagnées jusqu'à maintenant. La suite, l'Equateur (on adore !!!).

BONUS

Voici quelques photos qui représentent un peu plus nos moments du quotidien : du rire des animaux et de la débrouille ! 😉

Tildou dans l'avion Madrid - Bogotá
Nuit au Parque Tayrona dans notre tente vide
Une compagnie pour écrire le journal
Départ du trio de Taganga pour La Guajira
Nos hamacs à La Guajira
Hélène qui dort dans un hamac pour la deuxième fois
Nos hamacs à Palomino
11

Le jeudi 19 avril, on sort de notre auberge située à côté de La Basilica del Voto Nacional, pour aller visiter la ville. On tombe rapidement sur une manifestation, les gens défilent pour la paix suite à l'assassinat de trois journalistes équatoriens à la frontière avec la Colombie. Des membres des FARC en seraient les auteurs. Un couple équatorien à aussi été kidnappé non loin de la frontière... On est donc directement plongées dans la foule et on voit les différences de physiques qu'il y a entre les Colombiens et les Équatoriens et surtout avec nous haha.

Nous à l'auberge et défilé pour manifester en faveur de la paix  

Les gens sont tous petits et très typés coiffés pour certains de chapeaux feutrés. Des femmes ont de gros colliers de perles dorées, rosées... en fonction de la communauté indigène à laquelle elles appartiennent. Elles portent des collants épais avec des jupes en velours et leurs longs cheveux noirs sont tressés ou entourés avec un ruban. Ca fait drôle ! Le dépaysement est bien plus grand qu'en Colombie.

On nous regarde avec curiosité mais de manière générale on trouve que l'accueil est chaleureux, les personnes nous saluent dans la rue et ce, tout le long de notre séjour ici.

Dans les rues de Quito

Mathilde propose d'aller voir une pièce de théâtre pour découvrir la culture du pays et écouter ce nouvel accent auquel nous nous habituerons facilement par la suite. On trouve une pièce pour le soir même dans le Teatro de las Variedades qui s'intitule "La emancipada". C'est une adaptation d'un roman de 1846 de Miguel Riofrío Sánchez, un écrivain équatorien. L'œuvre mêle le théâtre et la danse. C'est l'histoire d'une femme qui se voit forcée d'épouser un homme qu'elle ne connait pas. Un retour dans le passé qui est émouvant, on en ressort trop contentes.

Le deuxième jour on repart pour un Free Walking Tour. On a presque un tour privé en espagnol puisque qu'on est seules avec une américaine, Paige et une Equatorienne.

Le centre historique

On monte tout en haut de la Basilique. C'est pas évident, on est vite essoufflées. A chaque étage on doit s'arrêter pour reprendre notre souffle et éviter les vertiges mais alors on peut dire que la vue en vaut la peine !

Les clochers avec la Vierge en fond

Les clochers de la Basilique s'alignent avec la Virgen de Quito sur la colline d'en face. Une statue qui représentait la lune et la Basilique le soleil dans la culture des Incas.

Entre ces deux monuments se trouve le centre historique. C'est le plus grand et le mieux conservé des entres historiques en Amérique Latine.

Nous deux en haut de la basilique

On poursuit notre visite vers la Plaza del Teatro, puis dans plusieurs églises et à la Plaza de la Independencia où se trouve El Palacio Royal.

La Plaza del Teatro
La Plaza de la Independencia
Monumentos y plazas

On termine par El Mercado Central où il y a de tout à moindre prix et où les commerçants sont très serviables et souriants.

Le troisième jour à Quito, Mathilde ressent les effets de l'altitude et se sent terriblement mal. La ville de Quito est tout de même à 2 850m, ce qui change de nos 150m à Toulouse. Notre corps n'est pas habitué à une telle altitude, il faut donc boire beaucoup d'eau se ménager.

Le 4ème jour, on visite Quito chacune de notre côté pour se donner un peu d'air haha. Hélène assiste à un spectacle de danse typique et va ensuite voir la statue de La Vierge de Quito après avoir pris un taxi pour éviter de se faire voler par un jeune qui la suivait... Eh oui, comme partout il y a des quartiers où les touristes sont des proies faciles. On est toujours sur nos gardes ! Mathilde va au marché artisanal, fait quelques achats et une manucure à 2 dollars dans la rue (un peu de coquetterie dans ce voyage ne fait pas de mal!).

Rue mignonne
Un dollar équatorien
Una iglesia, un dólar ecuatoriano y la calle

Le lundi 23 avril, nous voici en route pour voir le Président équatorien et son gouvernement. La coutume veut que tous les lundis, ils se présentent au balcon du Palais Royal pour la relève de la Garde nationale avec pour accompagnement le chant de l'hymne national, l'orchestre et le discours présidentiel. On imaginerait bien sûr pas ce type de rendez-vous hebdomadaire en France mais pour nous c'est plutôt impressionnant et intéressant de voir une partie des Quiteños se réunir pour ce moment.

Sur plusieurs recommandations des locaux on visite l'église La Compañía. Elle est couverte d'or de haut en bas, c'est somptueux. Puis, l'après-midi grâce à un téléphérique qui dure 18 minutes, on monte à plus de 4 000m au-dessus de Quito. Quelle chance il fait super beau, on peut admirer la vue, on est en pleine nature !

Dans les montagnes avec Paige

Le soir on rencontre Andrés, Mathilde et lui ont un ami en commun qui vit à l'étranger. Andrés nous parle de son pays et de sa ville, il est super sympa on va boire des bières locales et il nous emmène dans un endroit typique super bon et bien consistant ! On est repus 😉

Dos monas con un ecuatoriano

Andrés muchas gracias por estas cervezas compartidas contigo y la comida muy rica. Era muy bien encontrarnos. Eres el bienvenido en Francia así que está muy cerca de Madrid!! Hasta pronto

La journée n'est toujours pas terminée car avec des compatriotes bien sympas et d'autres personnes de l'auberge on sort en soirée pour se retrouver dans une boîte vide... C'est quoi cette entourloupe ?! Aaah, on apprend qu'une nouvelle loi passée deux semaines auparavant oblige à tout fermer à minuit pour les jours en semaine. S'organisent alors des deuxièmes soirées "privées". On se sent VIP avec tout l'espace pour nous et notre propre musique (ponctuée de reggaeton bien sûr, on y revient toujours!). 😄

Sortie de "boîte" avec Alex, Momo et Thibault

Merci les gars on a bien rigolé. On se revoit sur Paris pour une bière dans la brasserie d'Alex! 🤗 Profitez bien de la suite de votre périple !

Mathilde part le lendemain avec les français pour la Mitad del Mundo. Eh oui, on se souvient bien que l'équateur passe en Équateur ! C'est un peu plus loin de Quito mais c'est sympa d'aller dans cet endroit un peu mythique 😀

On a vraiment aimé Quito qui reste une ville plutôt tranquille pour une capitale. On sera restées une bonne semaine jusqu'au 26 avril pour se reposer et s'adapter à l'altitude.

On descend maintenant pour Latacunga à un peu plus de 2 heures de Quito. Ce sont 3 jours de randonnée en pleine nature qui nous attendent et ce, livrées à nous-même. Ça promet !! L'objectif: La laguna del Quilotoa. Un somptueux cratère rempli d'eau. On attend ça depuis longtemps. Let's go!

12

Après nous être bien renseignées auprès d'autres backpackers, nous constatons que la découverte du volcan Quilotoa et de sa lagune est une des étapes immanquables en Équateur. Nous décidons donc de faire la randonnée de trois jours qui y mène. Quito, c'est fini (non pas Capri !), deux heures de bus vers le sud et nous arrivons Latacunga où nous dormons une nuit.

RANDONNÉE JOUR 1. SIGHOS 2170m ➔ ISINLIVI 2840m, 11km. Le lendemain on débute notre randonnée à Sigchos à 2170 mètres d'altitude. C'est bon nous sommes sur les chemins (clin d'œil à toi maman, ça nous rappelle l'expression tant utilisée pendant notre marche sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle).

Notre premier lama et le paysage

Nous avons laissé un sac à dos à l'auberge de Latacunga et celui que nous portons est rempli de nourriture et d'eau pour manger et boire pendant la journée. C'est donc le poids du sac qui constitue la principale difficulté le premier jour. Dès la sortie du village de Sigchos, nous nous retrouvons en pleine nature avec très peu de passage de véhicules. Nous traversons quelques "hameux" et rencontrons notre premier lama ! Les rares personnes que nous rencontrons sont bienveillantes et nous donnent la direction à prendre sans même qu'on la demande. D'ailleurs, c'est les vacances du coup il y a beaucoup d'enfants qui viennent nous voir et qui nous accompagnent souvent pendant un bon bout de temps. Ils sont vraiment adorables et curieux, c'est super !

Rencontre de Mathilde avec un petit qui promène sa vache
Un petit garçon qui balade sa vache , adorable !! 

La dernière heure est la plus dure et heureusement que nous avons l'application maps.me qui nous permet de nous repérer parce que sinon c'est quasiment impossible de ne pas se perdre. Aussi, on a commencé la randonnée un peu trop tard on la termine donc dans l'obscurité totale !

Nous arrivons finalement à Isinlivi dans une auberge très sympa, la nourriture y est très bonne - bon on attend au moins 40 min pour avoir de l'eau chaude, galère du quotidien - puis on dort dans des couvertures hyper molletonnées ! Ouf ! Comme il fait froid la nuit, tout est bien prévu, on se croirait dans un chalet dans les Pyrénées.

Isinlivi

JOUR 2 - ISINLIVI 2840 m ➔ CHUGCHILAN 3200m, 12 km.

Il pleut...on se réveille la tête dans les nuages. Aucune vue à l'horizon. Aïe, ça ne présage rien de bon pour les 12 kilomètres à venir. On déjeune et prie pour que ça s'arrête. On arrive à marcher pendant quelques temps sans la pluie et là...c'est le déluge. Une pluie torrentielle pendant au moins trois heures, ce qui nous oblige à avancer.

Deuxième journée de marche

On est bien protégées - même si on a fait le choix de ne pas prendre de poncho pour limiter le poids des sacs - mais il faut faire attention de ne pas glisser sur la roche et il faut éviter la boue. C'est pas facile. On a faim, pas d'abri en vue, on continue à avancer péniblement.

Paysage

Finalement, la pluie s'arrête et laisse place à une magnifique montée en zigzag. "Quand faut y aller, faut y aller !" comme dirait l'autre. On monte, on monte... Et des petits du coin viennent à notre rencontre. On leur donne des gâteaux et ils nous accompagnent jusqu'en haut d'un mirador, trop choux. C'est beau, on voit tout ce qu'on a monté.

Ce que nous venons de parcourir
Rencontre sur le chemin

On poursuit notre marche en marchant sur une route bétonnée et on arrive beaucoup plus tôt que la veille à l'auberge. Mathilde dors dix heures, c'est une très bonne nuit !!


JOUR 3 - ISINLIVI 3200m ➔ CHUGCHILAN 3900m 12 km

Nous repartons avec le soleil, c'est magnifique, on est sur le flanc de la montagne et la rivière passe en contrebas. Notre hôte nous rappelle qu'il nous faudra cinq heures pour arriver jusqu'au cratère, c'est ce que nous avions calculé.

Troisième journée de marche

Nous rencontrons une fois de plus un petit garçon qui est bien décidé à nous accompagner jusqu'à son village et nous dit quelques mots en Quechua. Puis, nous continuons toutes seules la dernière montée qui nous amène sur le haut du volcan.

Notre guide
L'ascension continue

Plus on monte en altitude, plus on se retrouve complètement dans les nuages et l'oxygène est de moins en moins présent. C'est vraiment difficile, après cinq heures de marche on en voit plus le bout...

Un nouveau guide  avec Mathilde

C'est long, on avance dans le silence et on mange beaucoup pour garder de l'énergie.

Cansadas !
Vamos !

On arrive finalement en haut, au-dessus du cratère mais comme on s'en doutait, on ne voit rien, aucune lagune. C'est vraiment dommage ! Pour descendre en dessous des nuages nous devons marcher 2h30 (environ 1/4 du cratère), et arriver à un des points de vue. On décide de ne pas descendre plus bas et de faire le tour du cratère pour rejoindre le chemin principal qui mène en bas du cratère. C'est donc reparti pour la marche et tout le long les nuages ne disparaissent pas.

Nature sur le cratère
Dans les nuages
Marche sur le cratère du volcan Quilotoa

Après sept heure de marche on arrive en haut du premier mais toujours pas de lagune en vue. Il est déjà 16h et on est très fatiguées mais on veut la voir cette lagune ! Alors on décide de descendre le chemin rempli de touristes venus pour la journée.

Finalement après 30 minutes de descente...

Première vue du Quilotoa

Qu'est-ce que c'est beau, c'est immense !! Et ça valait vraiment la peine de descendre ! L'eau est émeraude, le lieu est unique ! Une session de photos s'impose !

Finalement !

On rebrousse chemin, les personnes qui remontent le volcan n'en peuvent plus, c'est plutôt physique et d'ailleurs on aide une dame qui est tout simplement au bout de sa vie ahah. On parle avec sa fille et elles nous proposent de nous ramener à Latacunga où nous avons notre auberge. La nuit tombant, nous acceptons la proposition.

Par contre, on fait le trajet à l'arrière du pick-up sous une bâche sous la pluie. On arrive donc exténuées à l'auberge. 9h30 de marche dans les jambes et congelées après ce retour de 2h ahah.

Heureusement, la randonnée était vraiment super et le Quilotoa grandiose ! Belle découverte !

Le Quilotoa

Le lendemain on part pour faire un Workaway de 2 semaines dans une famille équatorienne. Il nous tarde de nous poser et de travailler (on ne va pas être déçues!).

On part donc à la découverte de l'agriculture dans la ville de Baños et plus exactement dans le village de Runtun qui compte une centaine d'habitants. C'est parti pour la terre, les plantes, l'engrais...!).

13

Après un petit trajet de trois heures, ça y est, nous voici à Baños de água santa ! Nous en avons tellement entendu parler... Cette ville est connue pour ses eaux thermales, ses immenses montagnes et ses innombrables cascades ! On a hâte de voir tout ça !

Baños de água santa

La famille de Mónica qui nous accueille pour deux semaines de workaway habite à Runtun sur les hauteurs de Baños. Nous trouvons un taxi à dix dollars (et apprenons bien sûr après qu'il est normalement à 5 dollars mais c'est toujours difficile de négocier quand on ne connait pas le prix de base, qu'on est deux avec nos énormes sacs, qu'il n'y a pas d'autre taxi en vue depuis 20 min et qu'il commence à faire nuit..).

On rencontre la famille équatorienne - Mónica, Holger et Emily - et trois autres volontaires Jeanne, une compatriote originaire de Saint-Étienne (avec parfois un petit accent ;), Jon qui vient du Danemark de Copenhague et Fawaz qui vient du Koweït.

La maison et les serres autour
El Chimborazo, volcan enneigé juste au dessus de nous
Runtun et le volcan el Chimborazo

L''organisation est la suivante : une chambre est réservée pour tous les volontaires dans la maison, on travaille le matin de 8h à midi tous ensemble et les trois repas sont préparés en échange de 5 dollars / jour / personne. Le reste du temps on peut visiter, chiller, faire ce qu'on veut. Youpi !

Le lendemain de notre arrivée c'est NOTRE ANNIVERSAIRE, 26 ans ! On est contentes de les fêter ensemble en Équateur. Et puis on les oubliera certainement pas !

C'est notre premier jour de travail, et quel travail !! Nous allons à quelques mètres de la maison, dans une très grande serre de plantation de babaco (un fruit local à partir duquel on fait un bon jus). Notre tâche consiste à prendre des sacs en toile, à les remplir d'un mélange d'excréments de poule et d'"écorce de riz" - un engrais naturel - pour aller ensuite le déposer dans des sortes de petites tranchées en dessous de chaque rangée de babaco.

Le travail dans les serres de babaco

Welcome and happy birthday ahah !

Autant dire que la tâche est rude, ça sent très fort, la serre est en pente, il fait chaud, il n'y a pas pas beaucoup d'air et les sacs sont lourds !

Environ 26 allers et retours en 4h nous permettrons de faire 1/3 du travail à 5 personnes. On comprend vite que le travail continuera pendant deux autres jours ! Mon dieu... Ahah

Mathilde en équilibre dans les plantations de babaco

En tout cas, c'est un vrai travail d'équipe, on est bien organisés, la musique de Fawaz nous motive et on s'entend super bien avec tout le monde, on a de la chance !

D'ailleurs, l'après-midi on descend avec Jeanne, Jon et Fawaz à Baños pour boire des bières pour notre anniversaire.

26 ans !!

Le soir Hélène et moi on fait des crêpes, Mónica nous cuisine des truites. On mange super bien, on souffle nos bougies sur nos crêpes, c'est vraiment top !

Jon, Fawaz, Émily, Alba, Mónica, Jorge, Jeanne, Tildou et Léno

MUCHAS MUCHAS GRACIAS por hacer de este día un día especial chicos ! Nos encantó nuestro cumple en Ecuador !


Le deuxième jour de travail, on as prit un peu le coup de main, on est fatigués physiquement après le travail mais c'est le départ de Jon le lendemain, une sortie à Baños le soir est donc prévue !

La ville n'est pas très grande mais elle offre pas mal d'options pour boire des verres et pour danser. On sort ensemble avec un autre groupe de français (parisiens et toulousains se côtoient ahah). Le reggaeton est plus que présent mais la musique est franchement bien ! Ça fait plaisir de danser !

Sortie à Baños

Le troisième jour de travail commence et on a déjà hâte de le terminer ahah. Heureusement, deux volontaires tout droit venus du Nebraska, aux États-Unis, sont arrivés la veille, Andrew et Isaac, deux amis d'enfance. On termine donc tout l'engrais à déposer avec eux, ouf, cette tâche est finie.

C'est le week-end et on organise tous une journée à l'entrée de l'Amazonie autour de la ville de Puyo. On part tôt en bus avec une agence pour toute la journée. Au planning, dégustation de gros vers blancs cuits,

Las chicas 💜 et Puyo

..visite d'un refuge pour animaux,

Animaux sauvages "domestiqués" illégalement. Ils sont peu à peu réintroduits dans la nature puis parfois remis en liberté.

..visite d'une tribu indigène qui nous explique ses traditions quant à la danse, la chasse...

Dessins faits sur le visage à partir d'un fruit

Puis, descente du fleuve en pirogue,

Descente en pirogue, le nouveau moyen de transport !

..randonnée dans la forêt amazonienne pour rejoindre la magnifique cascade Hola vida,

Beau-ti-ful !!

et coucher du soleil avec une vue imprenable !

Panorama en fin de journée

La journée s'achève, elle était bien remplie et l'excursion superbe !

14



Mathilde qui fait les trous pour les babacos

Nous poursuivons notre séjour à Baños pour une deuxième semaine de volontariat. Cette fois-ci on s'occupe de planter des babacos. Il faut creuser les trous puis recouvrir les pousses avec la terre. En une matinée, on plante environ 700 babacos. On est tous trop fiers de nous 😉 Les jours suivants on s'occupe des plants de tomates. On passe deux jours à enlever les tiges qui sont en trop et qui empêchent les tomates de pousser. C'est plutôt agréable comme travail et beaucoup moins fatiguant.

Mathilde et Isaac concentrés

Puis, on se déplace dans une autre serre pour faire la cueillette des tomates qui sont prêtes à être vendues sur les marchés. Ça bosse dur et le résultat est là !

Récolte des tomates

Concernant ce volontariat, on s'est vraiment senties indispensables pour la famille et ses activités. On étaient donc plus motivées sachant que c'était vraiment important pour nos hôtes. On a beaucoup appris sur la nature et on a adoré toucher la terre, les fruits et faire quelque chose de concret. C'était super !!

La Runtun team

Le week-end est (quand même) le bienvenu. Au programme du samedi c'est location de vélo pour la journée et descente de la route "des cascades" avec Fawaz. On a beaucoup de chance, il fait très beau, pour une fois il n'y a pas de brouillard !


Cascades

On passe de chutes d'eau en chutes d'eau jusqu'à arriver au Pailon del diablo. Une cascade haute de 80 m. La vue est magnifique !!

El Pailon del diablo

C'est vraiment impressionnant ! La journée était top ! Depuis, on recommande cette activité à toutes les personnes que l'on croise 😉

Le lendemain c'est notre dernier jour à Baños, on décide donc d'aller aux sources chaudes de la ville dont on a tant entendu parler! On est dimanche donc c'est rempli et il n'y a que des locaux.

Les bains à Baños

Pour dire, tout le monde nous regarde ! Et puis pour nous la situation est vraiment comique, avec nos bonnets fluo sur la tête !

Nous terminons notre volontariat à Baños et préparons notre mochila (sac à dos) pour aller sur la côte équatorienne. Dire au revoir à la famille a été très difficile, on se sentait en famille à Runtun.

MUCHÍSIMAS GRACIAS Mónica, Holger y Emily por todo lo que hicieron para nosotras. Nos sentimos en casa con ustedes y fueron unas de las semanas que más nos gustaron en nuestro viaje. Siempre les recordareremos com mucho cariño ! Nos vemos de nuevo luego !

15
15
Publié le 14 juin 2018

Après un départ qui nous fend le cœur, on reprend le chemin du soleil. Nous sommes le 16 mai, direction la côte équatorienne!

Aller, 12h de trajet nous attendent.

On traverse plusieurs petits villages et surtout on gagne 15 degrés en 5h. À notre pause à mi-chemin dans la ville de Guayaquil il fait déjà 31 degrés !

Un arrêt de bus
Marché en bord de route
Les agriculteurs
Paysages sur le trajet

Et pour survivre au long trajet, heureusement que des vendeurs de tout type de nourriture s'invitent à chaque arrêt. Au moins 5 personnes montent et crient "Heladita, sopita, empanada, carne, papita....".

A chaque fois c'est un vrai spectacle ce passage dans le couloir central avec toute la nourriture à bout de bras. Ça dure 2 minutes mais qu'est-ce qu'on rit.

Tout va bien, c'est normal..

On arrive finalement à Puerto López fatiguées. Le taxi nous emmène devant l'hôtel où on va travailler deux semaines mais ...c'est fermé. Personne ne répond. Dégoûtées, à 22h30 on rebrousse chemin sur Puerto López pour dormir dans une auberge. On perd au total 36$, super, nous qui avions revu notre budget au dollar près...

On en profite pour faire des courses le lendemain matin avant d'aller à l'hôtel qui est isolé.

Mathilde, son sac et les courses

Finalement l'hôtel est bel et bien ouvert... Nous nous retrouvons avec 8 autres volontaires venant du Brésil, d'Allemagne, d'Angleterre, d'Argentine et du Mexique.

Maravillosa vista desde la hostería Atamari

Seul paradoxe pour un hôtel, il n'y a pas de clients et apparemment c'est normal haha!

Cela fait 26 ans que ça a ouvert, auparavant c'était un endroit prisé de la côte avec même le Président de l'Equateur qui y séjournait. Depuis, de nombreux hôtels se sont installés et la clientèle est bien plus rare.

Un atardecer en la Costa

L'endroit est magnifique et la vue sur la mer est grandiose. Pendant 3 mois à partir du mois de juin on peut observer les baleines!

Vraiment le décor fait carte postale et tous les jours la vue et les couleurs sont différentes.

Nous sommes entourées de bougainvilliers, de colibris, de pélicans, de mouettes, c'est magique.

Nos amis les pélicans et notre vue du salon
Panomara sur l'océan

Par contre, il y a aussi des animaux moins sympas comme les blattes avec qui on mange, les fourmis qui rentrent dans notre frigo tous les jours, des gechos (petits lézards) qui courent au-dessus de nos lits, des araignées et .... un SERPENT!

Tout de suite ça fait moins rigoler car il était venimeux. Heureusement au bout de 15 minutes on a réussi à le mettre dans une caisse (pas grâce à nous hein!).

Le 🐍

On a bien travaillé aussi là-bas. La première semaine on a balayé les chemins menant aux chambres, planté des papayes et surtout ratissé et ramassé les feuilles! C'était fatiguant mais on était tranquilles. Et puis on s'est débrouillées comme des pros pour les ramasser ces feuilles! 😂

Jardinage 5h par jour

La deuxième semaine Mathilde était en cuisine et préparait le déjeuner pour les 12 volontaires ! Super bonne cuisinière (commentaire de sa sœur qui écrit l'étape 😆).

Hélène a fait du ménage, là il y avait des clients. Les chambres à ranger, à laver, vérifier que tout soit prêt pour pour l'artivée des personnes... Pas facile.

Nettoyage de la cuisine
Conchita pendant une semaine
Nos deux cuisinières, Maca et Tildou
El almuerzo
Ptit-dej : papaya, buñelos, sandía
Ménage et cuisine

Le weekend on va à la plage "Los Frailes" à 30 minutes de l'hôtel. Pour y aller, tous les moyens sont bons : faire du stop (les bus ou voitures s'arrêtent), prendre un taxi ou encore une mototaxi (tuc-tuc).

Aller à 7 dans le pick-up: Jenny, Agustín, Elio, Rachel, Tildou (derrière), Maca et Hélène (devant)

La plage est l'une des plus belles de la région, c'est magnifique !

Playa Los Frailes y Playa Tortugas

Nos potes de ces deux semaines sont Rachel, une anglaise de Newcastle (qui n'aime pas le foot haha). Trop marrante, on continue d'ailleurs notre route ensuite avec elle à Cuenca !

Et nos chers argentins Macarena et Agustín, qui sont ensemble et voyagent pendant 1 an.

Leno, Maca, "Raquel" et Agu
Brochettes de saucisses
Las 3 amigas
Selfie sur la plage
Los amigos

On profite bien de ce workaway pour se reposer. On lit, on fait du yoga avec une vue magique et on fait même un cours de salsa, enfin!!

Cours de salsa
Des crêpes pour le réveil 🇫🇷
Mathilde plongée dans son livre
Moments de repos

Seulement l'ambiance n'est pas au beau fixe tous les jours. On ne s'entend pas avec les "boss" qui nous font des remarques et qui ne sont en aucun reconnaissants du travail des volontaires. On est soulagées de partir de cet endroit qui est trop isolé et où on est beaucoup de volontaires.

On emmène avec nous Rachel qui nous suit à Cuenca pour un weekend bien sympa. On est le 1er juin, c'est notre dernière destination équatorienne, déjà !

Départ pour Cuenca
16
16
Publié le 18 juin 2018

Après avoir pris deux bus et traversé une partie du Parc National El Cajas, nous arrivons à Santa Anna de los cuatro Dios de Cuenca (le nom entier de la ville) en fin d'après-midi le vendredi dans l'auberge "La cigale" qui est en plein centre.

Parque Nacional El Cajas

Très vite, on rencontre Javier, un colombien qui arrive du Pérou et nous renseigne sur les bus que nous devrons prendre une fois là-bas. Puis, nous sortons tous ensemble pour un bon repas et des mojitos bien trop alcoolisés ! On rigole bien !

Les mojitos et caipirinhas

Le lendemain, Rachel, Hélène et moi partons à la découverte de Cuenca. On a beaucoup de chance avec le temps, en plus la ville célèbre le rassemblement de 20 promotions d'une université et 8 jours de fête religieuse, le Corpus Cristi.

Cathédrale la Inmaculada et alentours

Il y a donc beaucoup de monde dans les rues et beaucoup d'activités : messe à l'église, vente de sucreries, marché aux fleurs, feux d'artifices... Nous on déambule parmi les locaux c'est vraiment agréable.

Matinée découverte

La ville compte 620 000 personnes, son centre historique est particulièrement joli avec sa grande cathédrale, la Catedral de la Inmaculada. Il y fait bon vivre !

Les rues ensoleillées

On mange au "Mercado central", on visite le musée des chapeaux et on va au point de vue qui surplombe la ville.

Marché, musée du chapeau et panorama de la ville

Les gens sont tous petits !

Mathilde et les équatoriennes (las cholas cuencanas)

C'est une journée bien remplie qui se termine par une sortie en boîte avec Javier et deux amis à lui équatoriens, Israël et Damian. Super première journée à Cuenca !

Virée nocturne

Le dimanche, on est plutôt fatiguées, on se balade tranquillement le long de la rivière et on profite des jolis feux d'artifices !

Couleurs et explosifs
17
17
Publié le 25 juin 2018

Ça y est, le 4 juin on quitte l'Equateur.

On est trop heureuses d'avoir découvert ce pays qui s'est avéré être une très belle surprise! 🤗

Jamais auparavant on avait pensé y aller. On ne s'était renseignées que sur la capitale avant notre arrivée dans le pays. Puis, les rencontres que nous avons faites et les paysages que nous avons traversés nous on réellement conquises.

Par rapport à la Colombie, l'utilisation du dollar fait que les prix y sont plus élevés. Heureusement, grâce à nos workaway on a pu y rester 46 jours.

De manière générale, les Équatoriens sont gentils, curieux, observateurs et toujours prêts à aider. Ce sont des personnes calmes qui ne montrent pas beaucoup leur sentiments contrairement aux colombiens qui sont bien plus expressifs. Finalement, (c'est une impression personnelle, bien sûr) on s'est senties plus proches des équatoriens.

Aussi, on a aimé le fait de voir différentes ethnies du pays et leurs coutumes bien conservées.

L'avantage de l'Equateur est sa petite taille, ce qui fait que c'est plus simple de voyager. Pour autant, il y a de nombreux endroits que nous n'avons pas visité et qui on l'air superbes : L' ascension des volcans Cotopaxi et Chimborazo (très difficile!), Otavalo dans le nord du pays, l'Amazonie plus profonde ("l'oriente" comme ils l'appellent), le nord de la côte (risqué en ce moment avec des enlèvements), Guayaquil la deuxième ville du pays... Cela nous donne une bonne excuse d'y retourner !

Concernant la nourriture, elle n'est pas tellement diversifiée : les pommes de terre, le riz (même au petit-déjeuner 😅) et les lentilles sont la base de l'alimentation équatorienne. Heureusement, les fruits sont très bons !

En bref, on a ADORÉ l'Equateur, on vous le conseille à 100% !! ❤️

Ahora vamos a Perú !!!

Baile de un chico en Quito
Selfie momento
Masca típica en Ecuador
Pasaje en la montaña
Un niño y su vaca
Crema de mora
Elena y Emily jugando cartas
Volviendo de la fiesta loca
Maní cocinadas
Sonrisas en Amazonía
Mathilde haciendo ropa
Comida en el bus

Voici quelques liens de vidéos sur YouTube 🤗 (copiez/collez le lien)

Carrera " Le trampoline de la mort" https://youtu.be/4A6EiRt09MI

Baile típico en Quito https://youtu.be/v1IAaqh7tds

Himno ecuatoriano con el gobierno https://youtu.be/Lm_CUqZ-9ZI

Lluvia en Quilotoa https://youtu.be/VbNsPLOL9cI

Hostel a Chugchilánhttps://youtu.be/-POaq-_aEuQ

Trabajo en el campo a Baños https://youtu.be/VArNaSujugQ

Lancha en la Amazonía https://youtu.be/gemVyQ7Kav8

Elena en la cascada https://youtu.be/LIMWHp2wMNs

Cuidando los tomates https://youtu.be/-ZbshR3PeEc

Las cascadas de Baños https://youtu.be/v1VqBog2gSw

Comida muy ... Especial https://youtu.be/EiJP8GnI38Y

Las ventas en el bus https://youtu.be/0zxAgV3VrPc

Ventas n2 https://youtu.be/X0xwL7nmv7U

Dónde vivimos en Baños https://youtu.be/erEFSVjM744

Primeros pasos de baile https://youtu.be/seqKAUk7UiU

Vamos a Cuenca https://youtu.be/2ygQwCUb0m8

Volviendo del trabajo https://youtu.be/H4hHXedCoDo

Una y dos https://youtu.be/XjZ1-CT6UB8

18

A nous le Pérou ! Nouveau pays, nouvelle ambiance. Nous partons le 4 juin pour le Pérou. On a beaucoup entendu parler de ce pays, on va enfin pouvoir se faire notre propre idée.

Le trajet de Cuenca à notre destination, Máncora, est périlleux ! On part à 9h pour arriver à 1h du matin au lieu de 20h. Oui, il ne faut pas être pressé.

On passe la frontière en seulement 1h30. À Tumbes, on se fait assaillir par 20 conducteurs de taxi et bus qui nous proposent tous des prix différents. On n'arrive plus à penser, pffiou on fini par s'écarter et choisir un mini-bus. Seulement on attend 2h qu'il se remplisse pour enfin partir. Ah oui, entre temps ils balancent nos sacs sur le toit avec un simple petit filet qui les "retient". On prie pour que rien ne soit perdu.

Playa de Máncora

On pose nos sacs pour 12 jours à Máncora, une petite ville en bord de mer connue pour être sous le soleil et pour avoir des spots de surf sympas.

Alors là on peut dire qu'on a trouvé LA planque pour ce workaway ! On travaille dans l'hostel " The Point" où il n'y a que des jeunes. Notre tâche est simple : animer la galerie haha.

On doit s'occuper d'organiser les activités de l'après-midi et les soirées. Super, ça nous convient parfaitement !

Match de foot

Les après-midi c'est foot sur la plage qui est à 50m de l'hostel, volleyball, Olympic games, apprendre à faire des cocktails...

Foot sur la plage

Tous les soirs il y a un thème de soirée, on peut vous dire qu'on ne s'est pas ennuyées ! Soirée Pirate, Body painting, Electronic music... On a fait de tout, les chaises musicales, des paris, la slack line, yoga time...

Actividades en el hostal

En plus on avait une super équipe avec nos potes Juliette, Quentin et Jérémy, les 3 français et Vishal (américain) derrière le bar. Nos 2 managers trop adorables Fernando (argentin) le gérant de l'hostel et Felipe (chilien) le gérant du bar.

Notre couple lyonnais : Quentin et Juliette
Jérémy, Fernando et Vishal 😉
Jérémy et Felipe
Nuestros amigos

On a aussi rencontré 3 Québécois trop marrants et plein d'autres qui étaient de passage.

La team des Français et des Québécois : Charles, Hélène, Quentin, Juliette, Mathilde, Vincent et Guillaume

Franchement c'était génial! On était aussi fatiguées avec le soleil, la musique toute la journée, passer de l'anglais à l'espagnol et au français pour pouvoir parler à tout le monde, décorer le bar et aller donner des flyers en ville.

Licorne game
"Never Drink Alone" T-shirt
Leno, Tildou, Gale, Juliette et Quentin. Vive le tuc-tuc
Soirée ballon et défis
Las 3 rubias 😘

On a eu une chance incroyable pendant ce workaway. Le lendemain de notre arrivée nous sommes allées dans l'école "Niño Jesús" qui accueille une cinquantaine d'enfants dont certains avec des handicaps mentaux.

Fernando veut inciter les volontaires à s'investir dans des projets d'aide à l'enfance. Pour débuter ce partenariat on est donc parties en tuc-tuc (mototaxi) pour visiter l'école et rencontrer les professeurs.

Whoua magnifique, toute la structure est faite de bambous, la nature fait partie intégrante de l'école.

Escuela "Niño Jesús"

Les enfants travaillent dans un cadre idéal le but étant qu'ils vivent en communion avec la nature et qu'ils participent à la préservation de leur environnement dès leur plus jeune âge.

Nous revenons une semaine après pour rencontrer 8 enfants qui ont tous des handicaps différents (autisme, retards mental depuis la naissance ou après un traumatisme, trisomie 21...). Quel moment ! On joue avec eux, on rit, on danse.

Le lendemain nous partons en excursion à la plage avec les enfants pour leur apprendre à surfer.Nous sommes allées dans l'eau avec eux et avons essayé de les mettre sur une planche avec des professeurs de surf. La tâche n'a pas été simple, il a fallu user de stratagèmes pour les amener à se baigner. Certains se sont arrêté là et d'autres sont monté sur la planche pour prendre des vagues au bord.

Ce fut un moment unique et inoubliable !

Muchas gracias Fernando por tu generosidad y por la oportunidad con los niños que tú nos ha dado.

Gracias Felipe por tu locura y tu buena onda!

Les Québécois on vous attend chez nous ou on viendra répéter vos expressions chez vous!

Nos chers français, on se retrouve à Lyon, à Paris ou Toulouse pour boire de bons cocktails dont vous seuls connaissez les recettes 😉😘

19
19
Publié le 6 juillet 2018

Départ de Máncora, ahh on était bien là-bas.

Et on est pas arrivées, on fait 18h de bus pour aller à Lima où on va rejoindre Dorian, le copain d'Hélène, qui finit avec nous le voyage pendant 1 mois et demi.

C'est le meilleur bus qu'on a depuis le début de notre voyage avec sièges inclinables et repas inclus.

On longe la côte du Pérou en traversant le désert donc la route est toute droite c'est parfait et très beau.

Notre trajet en 48h, Máncora-Arequipa

On va chercher Dorian à minuit à l'aéroport de Lima. Et là mystère, on ne retrouve plus sa carte bleue N26 qui semble avoir été avalée dans le distributeur, après 15 min sur le sol sud-américain 😅

Ça commence bien ! Heureusement il ramène avec lui la carte bleue d'Hélène qui était arrivée le lendemain de notre départ pour le voyage haha.

On revient en centre ville pour dormir dans un motel à la fréquentation plus que douteuse qu'on a trouvé après avoir négocié le prix dans 7 endroits différents. Première étape culturelle plutôt originale... on avait pas prévu l'hébergement cette fois-ci 🤣 mais on est contents de se retrouver.

En plus Dorian nous ramène du jambon de pays et du comté du marché !! Alors on est au paradis, notre bonne nourriture nous manque tellement !

Réveil au motel avec le sourire

Le lendemain on reprend un bus de 16h direction Arequipa. Au coucher du soleil les paysages sont magnifiques !

Coucher du soleil

Dorian a les yeux grands ouverts et il a hâte de voir à quoi ressemble le Pérou après avoir fait Toulouse-Madrid-Toronto-Lima.

On est partis!

On arrive enfin dans le sud du pays, il fait beau. Et surprise, on est entourés de montagnes et de volcans dont les 3 principaux sont le Chachani, le Misti et le Picchu Picchu, c'est splendide !

Vue de l'hostel de Mathilde

Ça donne à la ville une ambiance sereine et reposante.

Notre première balade nocturne nous permet de découvrir cette ville très belle avec sa place centrale et ses petites rues. On tombe tout de suite sous son charme.

Ruelles, places et églises

Le lendemain on fait notre petit City Tour habituel de bon matin. On va à la rencontre des lamas et vicuñas. C'est trop mignon, il y a plus de 40 teintes de laine.

Un petit lama

Nous découvrons aussi la méthode ancestrale du tissage qui est toujours utilisée. Les couleurs provenant de fruits ou de graines sont magnifiques.

Ça tisse, ça tisse

Il y a de nombreuses anciennes maisons de riches familles, des cloîtres et des rues colorées, c'est très joli. On se sent vraiment en sécurité dans cette ville. On la surnomme "la ville blanche" car ce fut un temps l'endroit du Pérou où il y avait le plus de population blanche.

Bâtisses d'Arequipa

On continue en direction de la place centrale qui est somptueuse avec ses arches et la cathédrale.

La place avec les volcans en fond

Il est l'heure de manger, on écoute les conseils de notre guide et on va à la recherche du restaurant "La Capitana". Même si on met du temps à le trouver, ce restaurant est connu de tous dans la ville, il est rempli de locaux!

Déjeuner à la péruvienne

On ne connait pas les plats proposés. Ni une, ni deux, le serveur nous emmène en cuisine pour choisir nos plats. Incroyable haha, on se croit au marché !

Le lieu valait le détour, on s'est régalés! On a aussi goûté la chicha morada, la boisson qui date de la période inca qui est à base de maïs fermenté (qu'on avait goûté sur notre chemin pour l'Equateur rappelez-vous 😊).

La carte du restaurant (15 soles = 3,90€)

On passe l'après-midi à un immense marché on est pas déçus, il y a littéralement de TOUT!!

Une multitude de choix

Du marché de légumes/fruits/viandes/ poissons aux stands de shampoing/ chouchous/accessoires de fête jusqu'aux tissus magnifiques, tout y est!

On voudrait LE tissu tout en haut, svp... 😅

En fond, on entend les commentaires des matchs de foot. Car OUI, on a eu la chance d'être au Pérou alors que ça faisait 36 ans qu'ils n'avaient pas été qualifiés pour le mondial !

Ils sont surexcités à chaque match joué et tout tourne autour de cet événement, les taxis ne travaillent plus pendant 90 minutes !

Arriba Perú!!!

Le match contre nous était très attendu et malgré leur défaite ils nous soutiennent pour la suite !

Viva Francia !

On a tous les 3 beaucoup aimé Arequipa qui est belle, propre et où les gens étaient très gentils!

On y laisse quelques affaires le temps d'aller faire un trek de 3 jours dans le Canyon del Colca: le deuxième canyon le plus profond au monde !

Évidemment tout ne se passera pas comme prévu... On vous raconte nos aventures rapidement ! 😄

20

(Étape rédigée par notre cher Dorian le litterraire)

Après un trajet de 6h de bus, notre trio fraîchement formé entame ici un premier périple avec soif de découverte.

Une nuit de plus dans un bus

Sac à dos parés, veste et café serrés, le début de l'aventure à Cabanaconde présage une formidable expérience.

L'endroit est pittoresque avec quelques hostels, restaurants et magasins agrémentés autour d'une place centrale qui respire la sérénité, à l'image des locaux accueillants et tranquilles.

Cabanaconde, village de départ

Sourire aux lèvres, c'est par un petit sentier de village que nous, randonneurs, démarrons notre marche dans une ambiance reposée malgré la quasi nuit blanche imposée par le trajet de bus, peu confortable.

Nous ne tarderons pas à nous lier d'affection pour Douffy, un grand et remarquable chien noir, qui s'est visiblement laissé porté par notre cœur léger.

Notre compagnon de route

Les premiers paysages offrent un panorama incroyable et l'émotion est rapidement au rendez-vous.

Panorama sur le vide

La réputation du Canyon l'entoure de lourdes attentes. Mais cet Atlas des paradis perdus la soutient à ses visiteurs avec un panache magnifique.

Neige, cactus et chemins de terre

Les reliefs sont à couper le souffle, les couleurs transcendantes égayent formidablement les points de vue, de quoi nous motiver.

Descente sur 5h de marche

Tant mieux, vu l'énergie que nous aurons à revendre pour la suite des événements. Peu de chemin reste à parcourir avant notre arrivée aux bains chauds du lieu-dit, LLahuar.

Le temps est beau, le temps est chaud, nous apercevons une rivière qui nous invite implicitement à sa rencontre pour une baignade revigorante.

Rivière émeraude qui nous attend

Hélène, s'en approchant, s'émerveille tranquillement des alentours. C'est à ce moment précis, par 40 degrés, au fin fond d'un canyon immense, perdu à l'autre bout du monde, que sa cheville s'est illustrée d'une flexion extension interne externe retournée acrobatique arrière sur une pierre ridicule.

S'ensuit alors une mobilisation générale pour la porter et la mettre à l'ombre sous un rocher au bord de la rivière afin qu'elle puisse refroidir sa cheville.

Dorian, complètement néophyte en espagnol, parti courir chercher de l'aide avec un mot écrit par Mathilde pour expliquer la situation, qui est assez folklorique.

Un grand, grand canyon

Seul bémol, le panneau vers le prochain village est à moitié effacé, induisant donc notre protagoniste en erreur qui s'est vu regrimper tout le canyon pour finalement rebrousser chemin jusqu'à la bonne destination pendant plus de 2h30 de course sans casquette et avec une demi bouteille d'eau. Aucune aide n'est disponible avec ces chemins tortueux, à part des chevaux.

Par chance les filles ont rencontré une voiture d'ingénieurs, la seule à circuler dans cet endroit.

Elles auront donc l'occasion de voir revenir poussiéreux et transpirant, Dorian tout heureux de trouver enfin un véhicule.

Le malheureux événement mis un terme au trek du Canyon mais nous a ouvert à de nouvelles expériences.

Village de 5 familles

Nous voilà donc au petit Pueblo de Cosñiruha chez le seul médecin du coin qui par chance est présent. Le diagnostic, une bonne entorse.

Le "cabinet médical"

Quelques bandages et anti inflammatoire plus tard, nous voici accueillis par un remarquable couple de péruviens qui tient un petit restaurant. Nous n'en attendions pas tant et ce petit grenier qui nous fut offert revêtait des allures de palace.

Dormir dans un canyon

Après une nuit reposante sur des lits de bambous, nous avons droit à une vue superbe pour notre petit-déjeuner.

Entourés de montagnes

Nous voilà repartis pour Cabanaconde, sans argent, dans l'espoir de pouvoir retirer quelque chose sur place. Une mission qui s'avéra impossible, nous aurions dû être bloqués sans l'incroyable gentillesse de Patricia patronne d'un hostel qui nous avança la nuit, le repas (des pizza, un véritable luxe pour l'occasion) et le retour jusqu'à Arequipa où nous avons pu la rembourser.

Le trajet en bus nous emmène à la rencontre de troupeaux de lamas et de vicuñas qui sont en totale liberté.

Una vicuña

Les locales chargent et déchargent leurs provisions et bagages bien plus grands qu'elles.

Technique imparable

Le décor nous laisse sans voix.

Paysages du bout du monde

Nous revoici donc dans la paisible ville blanche pour récupérer de ces 3 jours de péripéties intenses.

À suivre ...

21
21
Publié le 16 juillet 2018

En route sur les traces du peuple des Incas. La légendaire ville de Cusco nous plonge dans une culture incroyable.

On est trop contentes car on retrouve notre meilleur ami Arnaud et son amie Chloé avec qui on s'entend trop bien. Ils voyagent pendant un an et on a prévu de rester 12 jours ensemble 🤗

La Plaza de las Armas

Tawantinsuyu, c'était le nom de la cité sacrée des Incas. Couleurs attrayantes, tissage de laine d'alpaca, tresses jusqu'aux hanches, festivités animées, rites pour protéger maison et famille...

Cusco, le "nombril" du monde en langue quechua, va nous donner quelques leçons d'histoire et d'humilité.

Una cusqueña

La capitale historique, située au creux des montagnes, nous surprend par ses façades imposantes en granit.

Églises et cloître

Les bâtisses de la ville sont majestueuses. Le charme opère tout de suite avec les rues pavées et les balcons en bois peints. Pas facile d'y déambuler en béquilles en revanche (oui c'est Hélène qui écrit haha).

Scènes du quotidien

Un peu d'histoire chers lecteurs.

Le nom de la ville s'écrit "Cusco" et non "Cuzco" qui signifie "petit chien", un nom de baptême que les colons espagnols utilisaient en signe d'insulte.

Cette ville construite au XIIème siècle possède une architecture remarquable pour l'époque. C'est étonnant de constater leur capacité de calcul géométrique et spatial particulière.

La civilisation Inca s'étendait de l'actuelle Colombie jusqu'au Chili d'aujourd'hui, c'est-à-dire sur plus de 4000 km!

Carte de l'Empire l'Inca

Lorsque les colons sont arrivés à Cusco ils ne croyaient pas que ce put être possible d'ériger une si grande ville et ont donc pensé que les Incas étaient des démons. Ils ont par la suite exterminé près de 80% de la population, un véritable génocide.

Chaman et Mamita

Aujourd'hui, le drapeau de Cusco flamboie en tout lieux. 7 couleurs le composent et les Cusqueños en sont fiers (à ne pas confondre avec le drapeau de la communauté gay de 6 couleurs).

Drapeaux de la Bolivie et de Cusco

Pendant notre séjour nous profitons de l'ambiance festive qui règne à Cusco: l'entrée des nouveaux policiers et le défilé de la fête nationale le 9 juillet.

Il fait beau et froid

On adore aller au marché San Pedro où on mange pour 1,20€ et où on achète nos cadeaux.

El Mercado San Pedro

Aux alentours de Cusco, il y a mille et une choses à voir: des ruines, des randonnées...

On choisit d'aller faire une virée en quad sur une après-midi. Les paysages sont magnifiques au bord de la lagune.

Des couleurs plein les yeux

On se suit les uns les autres et ceux qui sont derrière prennent les photos.

Villages exilés

À la fin de notre journée, on nous emmène à Salineras là où il y a des terrasses de sel entretenues par 300 familles.

C'est impressionnant

Il est enfin l'heure de partir pour l'une des 7 merveilles du monde. On se revoit au sommet de celle-ci 🤗☀️

22
22
Publié le 19 juillet 2018

Après avoir découvert Cusco et ses environs, nous partons enfin en direction du Machu Picchu (la vieille montagne).

L'organisation de la virée aura été périlleuse: les agences sont nombreuses et les prix des activités et la qualité des services varient énormément. Nous optons finalement pour l'Inca Jungle Trail qui comprend plusieurs activités.

Ça prévoit d'être intense et ça va l'être !

Petit déjeuner dans notre chère auberge Blacky hostel, nous sommes fin prêts !

Et c'est parti, nous décollons de Cusco dans un minibus avec le groupe que nous aurons les 4 jours. Pendant le trajet, on révise l'espagnol, Dorian apprend vite, il se débrouille comme un chef. Puis nous arrivons au pied de la montagne dénommée Santa Veronica (notre mère veille sur nous même de loin) où nous débutons notre descente en vélo.

La montagne Santa Veronica enneigée et nous qui sommes bien équipés !

Les paysages sont splendides, nous descendons chacun à notre rythme. Certains chantent, d'autres s'engagent dans une réflexion sur la vie ahah. En tout cas ça nous fait tous du bien !

L'après-midi on enchaîne avec la sortie rafting. Notre guide péruvien est vraiment super sympa, on suit à la lettre ce qu'il nous dit : "arriba, en el barco, adelante...". On pagaie, rigole, crie et on s'accroche ! De quoi créer de beaux souvenirs !

La fine équipe de français

Le lendemain après avoir déposé nos sacs à dos dans un taxi nous partons en randonnée sur un des chemins incas qui mène au Machu Picchu.

Caminamos

Il fait bon, nous avançons tranquillement et des pauses sont organisées par notre guide Richard pour nous parler des arbres, des fruits et des lieux que nous traversons.

Randonnée

C'est à la nuit tombée que nous arrivons aux eaux thermales dans lesquelles nous nous prélassons avec joie ! La journée a été longue et les muscles sont endoloris mais les marches les plus difficiles sont à venir.

Le troisième jour c'est tyrolienne. Et là on s'éclate. On nous met à l'endroit, à l'envers, en mode Superman ! Et les paysages sont toujours aussi beaux, quelle chance !

Olalalaalalalalalalalalalalalala

On poursuit notre journée par la marche d'Hydroélétrica jusqu'au village d'Aguas calientes, le point de départ de toutes les sorties au Machu Picchu.

Pour la randonnée, impossible de se tromper, nous suivons les rails du train qui fait plusieurs allers et retours par jour entre les deux villages. Et nous suivons le flot de randonneurs qui vont tous dans la même direction.

Nous approchons du Machu Picchu

Nous arrivons plutôt fatigués à Aguas calientes. Le repas terminé nous ne tardons pas à aller dormir, la nuit sera courte !

Réveil à 3h30 et nous nous dirigeons dans la nuit noire vers l'entrée du site. On y rejoint des personnes venues du monde entier qui attendent en file indienne. La moyenne d'âge...notre âge ahah, 26/27 ans. Pourquoi ? Parce que la montée va être rude ! Les plus âgés, les moins téméraires et les plus aisés prendront le bus.

Ça grimpe !

En moyenne, 1h de montée en zigzag nous attend sur des marches en pierre qui pavent un chemin étroit. À 5h, les portes s'ouvrent et on avance tous dans le silence de la nuit avec nos lampes frontales. Une difficulté s'ajoute : les sacs sont lourds remplis d'affaires pour 4 jours. On avance quand même d'un bon pas.

Le soleil se lève..
...tout doucement...

L'arrivée en haut fait plaisir, les gars en première position (40 et 45min) puis les filles (50 et 55 min). Le sourire aux lèvres, l'émotion d'être enfin en haut et d'être seulement à quelques mètres du paysage tant attendu. On est très fiers de nous et super contents de vivre cette étape tous ensemble !

Yes yes yes !!!!

Quelques mètres suffiront pour découvrir le Machu Picchu.

Un seul mot : spectaculaire !

Suivrons des photos, des photos, des photos, quelques explications, encore des photos !! L'objectif étant d'éviter (à tout prix!) les autres touristes sur NOS photos ! Ahah Défis relevé !

Girls happy !
On est HEUREUX !!

Pour l'histoire, le Machu Picchu aurait été un endroit sacré pour les Incas pendant de nombreuses années et aurait servi de centre scientifique pour étudier les étoiles. Le village était divisé en deux parties : celle où les femmes vivaient ensemble et celle des hommes.

Les ruines du village
Le Machu sous tous ses angles

Sa localisation, éloignée de tout, rendait le village difficile d'accès. Pour autant, les personnes les plus importantes de la civilisation Inca qui vivaient à Cusco venaient participer aux fêtes organisées pour le changement de saison.

Dans le village

Lorsque les Espagnols sont arrivés au Pérou, les Incas ont décidé de détruire les routes qui menaient au site pour éviter sa destruction et son pillage. Le Machu Picchu n'a été "découvert" que bien plus tard, au début du XXème siècle et nous avons la chance d'avoir visité ce lieu unique. Les restrictions pour les visites se faisant de plus en plus fortes, dans quelques années, il se peut que le site ne soit plus aussi facilement "visitable".

Épuisés

Ces 4 jours étaient bien remplis, on est très heureuses d'avoir pu les partager avec Dorian, Arnaud et Chloé.

Aussi, un très grand bravo à Hélène (ma soeurette chérie! 😊) qui a réussi à TOUT faire malgré sa récente blessure à la cheville.

23

Des montagnes il y en a! Nous partons pour l'ascension de celle aux 7 couleurs, la "Rainbow Mountain" à 5200m.

C'est déjà notre dernière étape avec Arnaud et Chloé. On en aura vécu des choses!

On se lève à 4h du matin, puis le soleil se lève il fait beau mais très, très froid.

Gla-gla...

On commence à 4000m d'altitude, ça promet d'être intense. On est bien emmitouflés avec nos gants, écharpes, guêtres et bonnets.

On est fin prêts

Les locaux eux ne semblent craindre ni le froid, ni l'altitude. Leurs poches sont remplies de feuilles de coca qu'ils mastiquent à longueur de journée. C'est vrai que ça fait bien effet.

Ils proposent de monter à cheval. Ayant bien forcé sur ma cheville ces derniers jours, je décide de partir devant avec un péruvien et un cheval.

Un peruano, un caballo y una francesa

Incroyable, les paysages sont à couper le souffle. Mon guide marche à une allure qui dépasse l'entendement et tout ça en petites sandales. Je n'en reviens pas il n'est même pas essoufflé.

On monte la montagne à cheval

Ça y'est nous arrivons et ce, 45 minutes avant les autres ce qui me laisse le temps de contempler la vue : c'est splendide !

Un paysage atypique et unique

Je félicite mes braves amis que je vois arriver un à un. Ce n'était pas facile et la dernière montée demande de s'arrêter plusieurs fois mais leur sourire à l'arrivée prouve que l'effort valait le coup.

Bientôt le lever de rideau

Nous nous retrouvons, heureux devant cette explosion de couleurs.

Panorama

C'est tellement beau. C'est parti pour une séance photo dont le guide aura du mal à nous sortir.

Pictures Time

C'est toujours la même montagne mais pas les mêmes têtes !

"Cheeeese" ou plutôt "Chichaaa" (boisson locale)

L' excursion nous a tous épuisés mais l'arc-en-ciel permanent nous a enchanté.

Ces 12 jours avec Arnaud et Chloé ont été incroyables, que d'émotions ! Nous avons rit de bon cœur (comme d'habitude), découvert des merveilles du monde et fournit des efforts toujours récompensés !

Les soucis de santé ne nous ont pas épargné : indigestion pour Dorian et Chloé qui ont assuré pendant le Machu Picchu, Arnaud et ses problèmes nasaux, Hélène et sa patte folle et Mathilde et son indigestion et difficultés d'adaptation à l'altitude, ouf! Ce n'est pas toujours facile croyez-nous. Dans ces moments on souhaite une chose : être dans son lit avec nos parents qui s'occupent de nous. On s'est tous entraidés et notre amitié n'en est que plus renforcée ❤️

Merci à vous les p'tits loups, on vous aime et vous souhaite le meilleur pour vos 9 prochains mois de voyage ☀️😎🥑🏔️🌈

Les 3 salvetains - représente ! 😂

C'est aussi la fin de notre séjour au Pérou. Nous y serons restées 1mois et 5 jours au total.

Nous avons beaucoup aimé le Pérou qui est un pays riche en rites et traditions. Les couleurs, pompoms, marchés et festivités font le charme de cette terre natale des Incas. Les paysages sont grandioses. Le Canyon del Colca dont nous n'avions jamais entendu parler fut une des plus belles surprises.

Le Pérou reste tout de même le plus touristique des 3 pays jusque-là visités. C'est peut-être pour cela que nous nous sommes senties moins proches de la population. Les gens étaient très calmes et accueillants à Arequipa, un peu moins à Cusco et ses alentours mais nous avons fait de belles rencontres.

La nourriture, comment dire. C'est la meilleure et la plus variée que nous ayons depuis notre voyage avec des viandes et sauces. Seulement nous faisons une overdose des pommes de terres sous toutes leurs formes (frites, soupes, galettes...) ainsi que du riz qui sont présents à chaque repas.

Nous partons le 9 juillet en direction de la Bolivie qui nous réserve des surprises.

Voici en BONUS nos plus beaux clichés de vie quotidienne 🤗 On ne s'en lasse pas !

Mathilde face à la mer
Let's play at Máncora
Match de la France à 5h du matin
Franco-québécois crazyness
Pirate Party Please
Se cultiver sur un transat
Super cadrage!!
Trop grand pour l'Amérique latine
Match France-Pérou
Dorian l'exemple du guide
Les 3 mousquetaires
Un chien au Canyon
24

Nous quittons Arnaud et Chloé, le cœur chargé d'émotions car nous savons la chance je nous avons eu de faire un si beau voyage ensemble. Et le 10 juillet nous saluons le Pérou pour rentrer en Bolivie par le lac Titicaca.

Las despedidas, fue lindo amigos !

Accompagnés de Sophia, originaire de Lille, nous découvrons le lac dans le bus au petit matin avec le soleil levant. C'est splendide ! Il est tellement grand qu'on se croirait à la mer avec une vue sur l'horizon, c'est perturbant mais c'est bien un lac situé à plus de 3500m d'altitude !

Le lac Titicaca

La frontière Pérou - Bolivie se traverse à pied, en 15 min le tour est joué. Rien à voir avec les 9h30 de la frontière colombiano-equatoriana, on rit jaune !

Frontière Péru -Bolivie

Notre arrivée en Bolivie à Copacabana est marquée par la victoire au foot de la France contre la Belgique, ça y est on chante déjà dans la rue qu'on EST EN FINALE !!! 🎵🎵

On arrive à notre auberge
Copacabana
Triste image
On aperçoit un oiseau qui cherche de la nourriture dans un mélange de déchets, c'est triste..

Puis, on poursuis le lendemain en bateau vers l'Isla del sol qui est en face de Copacabana où nous passeront deux jours. Notre hôtel se situe au sommet de l'île, il nous faut monter pendant 30 minutes, ça grimpe pas mal mais le panorama une fois en haut est magnifique ! On a vue sur les autres îles et l'endroit est vraiment paisible.

Panorama

Malheureusement, Hélène ne se sent pas bien, du repos s'impose donc. D'ailleurs, les deux semaines suivantes en Bolivie nous seront de nouveau tous amoindris physiquement : le changement de nourriture, de climat et la fatigue font que notre corps ne suit pas la cadence.. c'est pas évident.

Dorian et des gardes du corps

Le lendemain, c'est atelier coiffure avec une petite fille adorable qui sait très bien ce qu'elle fait. Les tresses ça la connait ! Et va y que je te peigne les cheveux avec les mains, fait, défait, refait les tresses ! C'est du sérieux !!

Hélène et le lama de la petite
Chacun est occupé
Ma coiffeuse préférée
A-DO-RABLE !!!!

Puis, nous passons la matinée au très beau mirador de l'île et repartons vers Copacabana et allons jusqu'à La Paz.

Le lac Titicaca

C'est la capitale administrative du pays où se trouve le gouvernement. Quant à Sucre, c'est la capitale constitutionnelle où se trouve le pouvoir judiciaire. La Bolivie a donc bien deux capitales !

Nous arrivons à La paz la nuit sur la partie haute de la ville, l'Alto, qui fait partie des quartiers les moins riches. Et pour les jours à venir chacun va dans son auberge en contrebas. Pas de panique, seulement 600 mètres séparent les deux baroudeuses 😉

Avec Inès et Rya, je (Mathilde) vais visiter la place principale, l'Alto et passe une très agréable soirée dans un bar où un groupe de jazz bolivien se produit.

La place principale
Déjeuner au Mercado central
Le siège du gouvernement
Place principale, cuisinière hors paire et siège du gouvernement bolivien
Cirage des chaussures
Téléphérique
L'Alto
Rencontre avec des jeunes musiciens
Soirée jazz bolivien
Journée à La Paz

Quant à Hélène et Dorian ils visitent aussi l'Alto de fond en comble grâce au différents téléphériques de la ville. Ils ont la chance de voir les danses locales qui célèbrent la fête de la ville !

Les danses et la mode boliviennes 😋

Viens le 14 juillet, fête nationale de la France (tout de même !) et avec Inès et Xi (anglo-américaine) on voudrait bien savoir ce que l'ambassade de France organise pour ses nationaux voyageurs ou expatriés. On se rend donc à l'ambassade de France et là...surprise. Nous sommes devant l'ambassade qui est aussi la maison de l'ambassadeur français en Bolivie. C'est donc le fils de l'ambassadeur qui nous ouvre puis sa mère qui nous reçoit dans l'impressionnante demeure..

Une discrète photo de notre président à l'entrée nous confirme bien l'identité des lieux et les immenses tableaux de toutes les couleurs nous font nous nous sentir ridicules, nous qui arrivons en mode backpackeuses ahah

Nous discutons de la ville et de ce qu'elle offre comme activités et visites et rapidement l'ambassadrice nous invite à la soirée privée qui a lieu trois heures plus tard !

Abasourdies, on accepte mais voilà.... QU'EST-CE QU'ON VA BIEN POUVOIR SE METTRE SUR LE DOS ?

Ni une, ni deux on cherche un magasin de chaussures qui soit valable et puisse nous sauver : un Bata bolivien ? Pourquoi pas. Chacune de nous y trouve son bonheur. Après un retour à l'auberge (où nous dormons à 14 dans une même chambre) pour se préparer et chercher notre compatriote Adrien nous revoilà sur le chemin de la Party !!!

En route dans notre plus beau taxi ! (Ironie)

Quelques minutes plus tard, nous sommes entourés de 500 personnes et surtout d'un immense buffet avec petits fours, vins et pisco (boisson locale) à volonté ! Autant vous dire que pour nous, c'est le MUST !

Vive la France et vive la République !
Having FUN

Le lendemain, il faut encore assurer parce que c'est la finale de la Coupe du monde ! Retrouvailles avec Hélène, Dorian et Sophia dans un pub avec environ 80 autres français ! Il FAUT qu'on gagne !!

Il est 11h du matin, les bières déjà à la main, les couleurs de notre drapeau sur les joues et c'est parti pour voir s'enchaîner les buts !

Hiiii haaaa !!!

La victoire fait plaisir, on est tous en FOLIE! et on fini dans la rue à arrêter chaque voiture sous une hola de cris et de chants ! C'est n'importe quoi mais c'est vraiment super de se retrouver entourés de nos chers français aussi loin de notre beau pays !!

La Marseillaise en Bolivie 🎵

Le soir c'est la fête de la ville de La Paz, on se rappelle qu'on est pas en France mais bien en Bolivie. Les rues sont bondées, on goûte le sucumbé, la boisson du coin à base de lait de vache et de cannelle -c'est bon mais assez lourd- et on profites des différents stands de nourriture.

Fête de La Paz

Les jours suivants on se balade au marché des sorcières où on découvre plusieurs fœtus de lamas qui sont accrochés à l'entrée des boutiques pour les protéger et on y fait nos derniers achats.

Le Mercado de las brujas

Notre sentiment vis-à-vis de La Paz est assez mitigé car c'est une grande ville. Il y a beaucoup de points intéressants mais c'est la ville dans laquelle on s'est sentis le moins accueillis, peu d'intérêt nous était porté de manière générale. Nous sommes donc contents de poursuivre vers Sucre, une ville bien différente !

Welcoming dead lamas
25
25

Notre nuit dans le bus au départ de La Paz fut chaotique : les sacs ont failli ne pas nous suivre, Dorian est congelé, Mathilde a des nausées, moi j'ai une indigestion, les toilettes sont bouchées et les locaux autour sont désagréables. À notre arrivée c'est Dorian qui fait la traduction pour le taxi car nous on est pas en forme ! On a bien fait de lui donner des cours 😉

Le coffre ouvert avec nos bagages

Ouf, la ville nous plaît tout de suite. C'est l'opposé de La Paz, ordonné et propre.

Bars et petites places

Comme toute ville latine, il y a un grand marché où nous allons tous les jours ! L'endroit fait plusieurs étages, c'est un labyrinthe.

On goûte puis on achète !

Il y a des flans, des plantes, de la viande, des fruits et légumes et même du pain et du fromage !

Pour éviter d'etre malade on essaie de cuisiner nous-même nos guacamoles, pâtes à l'avocat et autres plats dont nous connaissons le contenu et les saveurs car oui, la Bolivie est le pays où on tombe le plus malade depuis le début !

Les plantes médicinales ils connaissent

Par contre, on se régale avec les jus de fruits au lait ou à l'eau. Il y en a pour tous les goûts : mûre, fraise, goyave, coco, mangue, carambole, gingembre, maracuyá, chirimoya (fruits d'Amérique latine)...

Jus de mangue au lait

Il y a aussi des "Green smoothies" avec du concombre, des épinards et autres légumes. On a deux verres pour 60 centimes, ça vaut pas le coup de s'en priver !

On va se balader sur les hauteurs de la ville qui amènent à une école puis à une vue de Sucre.

La sortie des cours

Dans cette ville on se pose, on profite des parcs et avec Mathilde on se retrouve tous les soirs pour des spectacles de danses latines et autres festivités.

Calme le jour, en fête le soir

D'ailleurs on retrouve par hasard dans son hostel un bon compagnon de route, Fawaz avec qui on avait travaillé deux semaines à Baños, incroyable!

Ça fait drôle de se retrouver deux pays plus loin haha! L' Amérique latine n'est pas si grande en fait. On se remémore nos séances cueillette et plantation dans une bonne ambiance.

Soirée entre étrangers

Le dimanche c'est sortie au marché artisanal de Tarabuco.

Pour y aller on fait 2 heures de route dans un camion plus que rempli. On est 15 au lieu de 12, le toit est tout aussi chargé, le chauffeur carbure et double à tout va, on prie pour que personne n'arrive où qu'aucun lama ne traverse pour aller brouter l'herbe de l'autre côté de la chaussée.

Arrivés, on découvre ce village exilé de tout mais reconnu de tous. L'art du tissage perdure et certaines pièces sont uniques et ne se trouve qu'ici.

Salle de jeux et chaussures en pneus

Des tapis, des ponchos, des sacs, des chemin de table, des tableaux des tapisseries... C'est splendide, on veut tout acheter.

Que de motifs colorés

On mange bien au soleil, mais on se rend compte que les conditions d'hygiène ne sont pas optimales. La vaisselle est lavée dans une eau plus que douteuse et les chiens viennent y boire dès que les cuisinières ont le dos tourné... Bon, quand on vous disait qu'il faut avoir un estomac bien accroché.

Bon appétit

On a bien aimé cette ville qui nous a permis de nous reposer avant de nouvelles péripéties vous vous ne doutez.

Mathilde part en direction du Brésil en passant donc par les villes de Santa Cruz puis d'Asunción au Paraguay.

Nous avec Dorian on descend vers notre dernière destination à Tupiza pour 4 jours magiques dans le grand Salar d'Uyuni.

Quelques photos des chiens, du bus, du petit lama de Mathilde, du taxi et des porte-bonheur "Dios te quiero", de nous avec notre nouvelle coupe de cheveux (5cm en trop d'un côté pour moi...) et du bon temps sur la terrasse de notre auberge.

Voyagez en circuit individuel, personnalisé et abordable

Plus de 50 circuits inspirés des meilleurs blogs MyAtlas
Personnalisation facile en quelques clics de votre voyage
Devis instantané, réservable en ligne, sans intermédiaires