Carnet de voyage

De Santiago à la Patagonie : 2 mois au Chili

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Février 2019
60 jours
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Publié le 19 février 2019
Première rando en terrain connu
Première rando en terrain connu
Un dernier Crémant avant de traverser l'Atlantique
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Publié le 22 février 2019

"Le début n'est pas toujours facile à définir. Est ce que ce fût au moment où j'ai choisi de partir, ou celui où j'ai décidé de suivre ma soeur sur un petit bout de son périple au Chili, ou bien encore au moment où nous avons pris l'avion. Il n'empêche qu'au moment où j'écris ces lignes j'ai déjà débuté mon aventure.

Après un voyage somme toute assez calme du Luxembourg en passant par Madrid nous avons finalment réussi à arriver à Santiago ! L'auberge de jeunesse dans laquelle nous allons résider pendant 3 jours avec ma soeur est particulièrement agréable. De grands espaces aérés au 6ème étage donnant sur une place verdoyante, sans doute la plus vivante et la plus belle de Santiago. Même si la ville pour le moment ne dégage pas de charme particulier, elle est un trés bon point de chute pour commencer notre périple chilien. La chaleur de 30° avec son petit vent frais est agréable et grisante pour un 21 février."

Plaza de Armas et Musée des Arts pré-colombiens

Aujourd'hui nous avons fait notre vie dans Santiago et plusieurs aspect étonnants nous ont sauté aux yeux :

1-Il sembleraient que le chilien n'est pas du matin, en effet avant 11 :00, 11 :30 c'est très calme.

2-La traversée de la route est à ses risques et périls, cela semble faire partie de la vie commune et pour cause, nous avons pu observer un chilien faire un signe de croix avant de se lancer dans la traversée d'une route (très drôle cela dit).

3-La spécialité ici semble être l'italiano : un hot-dog avec une knack littéralement noyée dans une crème d'avocat et une sauce blanche genre mayo. Je suis venu, j'ai essayé et j'ai été vraiment surpris…et dégouté.


La journée s'est poursuivie par la visite du musée précolombien : très intéressant. Il donne une approche de l'histoire que nous connaissons peu : la succession des nombreuses différentes ethnies s'étant succédées sur ses territoires avant les invasions européennes.


Puis ballade dans un parc sur une colline pour apprécier de superbes vus sur la capitale aux prix de quelques efforts physiques.


Cette journée s'est conclue par une soirée cocktails à l'auberge qui fût aussi une très bonne découverte.

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Après un départ aux aurores (chiliennes) et 1h30 de bus, nous sommes arrivés à Valparaiso. Une ville bien différente de Santiago. Plus « caractéristiques » la ville s'étend à perte de vue sur les collines entourant la baie donnant sur le pacifique. La principale particularité de cette ville sont les peintures et graffitis qui recouvrent les murs, les façades des maisons, et parfois les trottoirs et les murets, absolument partout ! Cette magnifique cité subit un tourisme important qui disparait aussitôt qu'on sort des sentiers battus.

Ce fût une journée exceptionnelle agrémentée d'un restau très huppé à midi (que j'ai offert à ma sœur) et le soir d'un spectacle musical sur une place par des chiliennes absolument déjantées et hautes en couleurs.


Quartier Conceptión
Quartier Conceptión
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Par souci d'économie, nous avions décidé de descendre de Santiago à Punta Arenas au sud de la Patagonie chilienne en bus. Au départ nous étions assez dubitatifs à l'idée de passer 39 heures dans un bus … à l'arrivée ce furent finalement 43 heures de trajet et un voyage bien plus agréable que nous ne l'imaginions.

Les bus semi-cama (semi-lit) sont assez confortables, le paysage traversé est stupéfiant (en particulier dans la région des lacs et lors de la traversée des Andes) et le passage de la frontière argentine nous a permis de rajouter un tampon sur nos passeports tous neufs.

Lors du trajet nous avons pleinement ressenti l'expression : être perdu dans la pampa ! Une plaine immense et monotone nous accompagna sur les 500 derniers kilomètres jusqu'à Punta Arenas. Une clôture sans fin bordait la route, enfermant sans efficacité des groupes de moutons, de guanacos et de nandus !



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Notre premier contact avec la Patagonie s'avère plutôt ardu et frustrant.

A peine sortis du bus et arrivés dans l'Hostal Patagonia, un des gérants nous indique que Parc Torres Paine, qui devrait être le point d'orgue de notre séjour dans le sud chilien, est surchargé de touristes et que les réservations pour les campings doivent être faites au moins 2 mois en avance.

Une rapide inspection d'internet nous confirme l'information. La dizaine de campings du site sont de plus gérés par des organismes privés ou publics différents avec des sites internet différents. Coordonner et réserver un parcours de randonnée semble mission impossible.

La visite de la ville ne nous permet pas plus de préparer un itinéraire bis plausible. Le kiosque de l'office de tourisme ne possède rien sur les randonnées des environs, les bureaux de la Conaf semblent abandonnés. La ville elle-même, relativement nouvelle et peu ouverte sur le détroit ne nous enchante gère. Nous nous perdons dans l'organisation et les recherches et la grande aventure patagonienne tant attendue nous échappe.

Finalement nous décidons de partir à la conquête des paysages alentours par nous mêmes ! Suivant les indications de notre guide nous nous préparons à la randonnée de 3 à 4 jours de la Reserva Nacional de Magallanes. Mais rien de se passe comme prévu : notre transport se perd, la randonnée en question n'existe plus, et comme nous l'indique les gardes forestiers : en Patagonie pas question de faire du feu ou d'utiliser des réchauds hors des zones dédiées (le risque d'incendies est extrêmement élevé). Cette nouvelle information et le peu d'habitations hors de Punta Arenas elle-même, compromet grandement nos idées de camping sauvage en autonomie sur plusieurs jours.

Il tout de même possible de faire un belle randonnée de 5 heures dans la Réserve et nous nous mettons en chemin.

De retour à Punta Arenas, ragaillardis par le grand air, nous découvrons par hasard le véritable office de tourisme, que rien ni personne n'indique (ne connait ?) et sa bienveillante hôtesse nous souhaite la bienvenue en Patagonie et nous apporte tous les plans et renseignements nécessaires. Une randonnée de 3 jours à Tores del Paine s'avère finalement réalisable. Après cet rencontre Punta Arenas, ville du bout du monde, nous offre alors un visage nouveau et bien plus accueillant.

Préparation du trek : comptabilisation et répartition des kilo-calories
La Reserva Nacional Magallanes et au loin Punta Arenas et le détroit de Magellan
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Vers le détroit de Magellan
Quartiers d'habitations de Punta Arenas

Afin de mettre à l'épreuve le matériel et notre endurance, nous nous sommes lancés dans le trek de Cabo Froward à l'extrémité austral du continent américain.

Première épreuve : afin de rejoindre le début du trek nous devions parcourir 70 km sans voiture et sans bus. Nous nous sommes essayés à l'autostop pour la 1ère fois au Chili et ce fut une réussite. Grâce à 4 sympathiques automobilistes chiliens nous avons parcouru les 70 km en seulement 1 heure et demie.


Alors a demarré le test-trek ! Le sentier de prime abord paressait très agréable mais très vite nous avons été confrontés à une première difficulté : suivre pendant presque deux heures une plage de galets, un terrain particulierement hardu lorsqu'on transport 13kg sur le dos. A la suite de ce sentier nous ai apparu San Isidro, le phare du bout du monde.

Suite à cette étape nous nous sommes enfoncés dans une forêt à la végétation tordue par la puissance des vents du détroit de Magellan. Cette partie plus sympathique n'en était pas moins difficile du fait des sentiers escarpés et sinueux.

Arrivès dans une crique où nous aperçumes un groupe de dauphins, nous décidames d'y installer notre premier campement à l'orèe de la forêt, non loin d'un bosquet de framboisiers sauvages.

Alors que nous pensions notre journée terminée, nous fûmes abordés par un équipage folklorique de chiliens venus dans la baie avec leur bateau pour récolter les framboises susnommées. Pris de pitié par nos conditions précaires, ils nous invitèrent à bord du San Antonio. Dans la chaleur de leur petite cuisine, la femme du capitaine Pierro nous offrit un café chaud ainsi que de succulents beignets fris dans une sauce au miel. Après des échanges chaleureux nous fûmes reconduits à terre, heureux de cette rencontre inattendue et nous rentrâmes dans notre tente glaciale.


Peu reposés suite à une nuit froide, nous attaquâmes la journée du lendemain à l'aide de café et de céréales roboratives mais asipides. L'alternance des plages de galets et des sentiers en forêt nous offrit cependant des panoramas absolument somptueux. Suite à la traversée d'un rio, où nous pûmes nous réapprovisionner en eau potable, nous arrivâmes à notre deuxième point de chute. L'abscence totale d'autre voyageur nous permit une immersion complète dans la nature. L'organisation de notre campement terminé, nous pûmes profiter d'une après midi de détente totale. Un petit feu controlé nous permit de cuisiner et de nous réchauffer jusqu'en début de soirèe. Malgré cela la nuit fut encore plus glaciale que la précédente.

Au réveil nous pûmes constater qu'aucun de nous n'avait bien dormi ces deux dernier jours du fait du froid. Nous prîmes alors la décision d'effectuer nos deux jours de trek de retour en une fois afin de rentrer au plus vite et d'éviter une nouvelle nuit glaciale dans la tente. Malgré la difficulté et la fatigue accumulée, nous ne perdîmes pas une miette des superbes panoramas et jeux de lumières offerts par la Patagonie. Sur le dernier tronçon, nous rencontrâmes Christine, une aventurière belge fan du chili, qui nous offrit gracieusement de nous ramener en voiture jusqu'à Punta Arenas. Au cours du retour en sa compagnie, nous pûmes observer des orques nageant non loin du rivage.

Pour la remercier de nous avoir ramené, nous l'invitâmes le lendemain à partager des bières patagoniennes.


Deux jours plus tard, nous reprîmes la route en direction de notre prochain trek : El Parque Nacional Torres del Paine tant attendu !

Publié le 13 mars 2019

Desitenaturelàstationtouristique.


Principale attraction de la région et un des sites naturels les plus fabuleux d'Amérique Latine, le parc Torres del Paine génère une petite industrie touristique autour de laquelle toute la région semble tourner.


La ville de Puerto Natales ressemble a une station de sport d'hiver dédiée aux activités de Torres de Paine : on y vend partout, le matériel relatif au trekking, les tickets d'entrée du parc, les billets pour les bus ou les différentes activités proposées sur le site : catamaran, rando à cheval, pédalo. On exagère pour le pédalo, mais si c'était faisable ce serait mis en place.


Il est ainsi frappant de voir les magasins chiliens de type quincalleries, magasins de bricolage, de vêtements adapter leurs produits respectifs aux pratiques sportives des environs.


Conséquenve directe de ce développement touristique : l'accès au parc devient plus chère et plus complexe. Les réservations pour les hébergements sont à prendre plusieurs mois en avance, les sites se privatisent et appartiennent à des compagnies différentes. 6 jours de trek avec hébergements et repas peuvent coûter de 500€ à 1000 €.

Ainsi la préparation de notre randonnée fût bien plus complexe que prévue.

Au lieu des 8 à 10 jours de randonnèe espérées, nous avons du réduire à 3 jours et 2 nuits.


Alors après effectivement ce site magnifique vaut le détour et nous en avait pris plein les yeux. Surtout lorsqu'il nous a été possible de sortir de l'itinéraire le plus fréquenté et que nous nous sommes véritablement retrouvés seules immergés dans un paysage extraordinaire.


Sur le chemin du retour nous avons même retrouvé Christine, notre chauffeur au retour de Cabo Froward.


Hydratation avant l'ascension
Tout frais, avant de grimper
Ça monte encore et encore
Los Torres
En Lorraine on est pas des quiches !
Survivre aux nuits froides de Patagonie
Deuxième jour : vers la grande vallée
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C'est grand : ça va de là bas ...
... à tout là bas en bas !

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