Carnet de voyage

De Santiago à la Patagonie : 2 mois au Chili

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Février 2019
60 jours
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Publié le 19 février 2019
Première rando en terrain connu
Première rando en terrain connu
Un dernier Crémant avant de traverser l'Atlantique
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Publié le 22 février 2019

"Le début n'est pas toujours facile à définir. Est ce que ce fût au moment où j'ai choisi de partir, ou celui où j'ai décidé de suivre ma soeur sur un petit bout de son périple au Chili, ou bien encore au moment où nous avons pris l'avion. Il n'empêche qu'au moment où j'écris ces lignes j'ai déjà débuté mon aventure.

Après un voyage somme toute assez calme du Luxembourg en passant par Madrid nous avons finalment réussi à arriver à Santiago ! L'auberge de jeunesse dans laquelle nous allons résider pendant 3 jours avec ma soeur est particulièrement agréable. De grands espaces aérés au 6ème étage donnant sur une place verdoyante, sans doute la plus vivante et la plus belle de Santiago. Même si la ville pour le moment ne dégage pas de charme particulier, elle est un trés bon point de chute pour commencer notre périple chilien. La chaleur de 30° avec son petit vent frais est agréable et grisante pour un 21 février."

Plaza de Armas et Musée des Arts pré-colombiens

Aujourd'hui nous avons fait notre vie dans Santiago et plusieurs aspect étonnants nous ont sauté aux yeux :

1-Il sembleraient que le chilien n'est pas du matin, en effet avant 11 :00, 11 :30 c'est très calme.

2-La traversée de la route est à ses risques et périls, cela semble faire partie de la vie commune et pour cause, nous avons pu observer un chilien faire un signe de croix avant de se lancer dans la traversée d'une route (très drôle cela dit).

3-La spécialité ici semble être l'italiano : un hot-dog avec une knack littéralement noyée dans une crème d'avocat et une sauce blanche genre mayo. Je suis venu, j'ai essayé et j'ai été vraiment surpris…et dégouté.


La journée s'est poursuivie par la visite du musée précolombien : très intéressant. Il donne une approche de l'histoire que nous connaissons peu : la succession des nombreuses différentes ethnies s'étant succédées sur ses territoires avant les invasions européennes.


Puis ballade dans un parc sur une colline pour apprécier de superbes vus sur la capitale aux prix de quelques efforts physiques.


Cette journée s'est conclue par une soirée cocktails à l'auberge qui fût aussi une très bonne découverte.

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Après un départ aux aurores (chiliennes) et 1h30 de bus, nous sommes arrivés à Valparaiso. Une ville bien différente de Santiago. Plus « caractéristiques » la ville s'étend à perte de vue sur les collines entourant la baie donnant sur le pacifique. La principale particularité de cette ville sont les peintures et graffitis qui recouvrent les murs, les façades des maisons, et parfois les trottoirs et les murets, absolument partout ! Cette magnifique cité subit un tourisme important qui disparait aussitôt qu'on sort des sentiers battus.

Ce fût une journée exceptionnelle agrémentée d'un restau très huppé à midi (que j'ai offert à ma sœur) et le soir d'un spectacle musical sur une place par des chiliennes absolument déjantées et hautes en couleurs.


Quartier Conceptión
Quartier Conceptión
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Par souci d'économie, nous avions décidé de descendre de Santiago à Punta Arenas au sud de la Patagonie chilienne en bus. Au départ nous étions assez dubitatifs à l'idée de passer 39 heures dans un bus … à l'arrivée ce furent finalement 43 heures de trajet et un voyage bien plus agréable que nous ne l'imaginions.

Les bus semi-cama (semi-lit) sont assez confortables, le paysage traversé est stupéfiant (en particulier dans la région des lacs et lors de la traversée des Andes) et le passage de la frontière argentine nous a permis de rajouter un tampon sur nos passeports tous neufs.

Lors du trajet nous avons pleinement ressenti l'expression : être perdu dans la pampa ! Une plaine immense et monotone nous accompagna sur les 500 derniers kilomètres jusqu'à Punta Arenas. Une clôture sans fin bordait la route, enfermant sans efficacité des groupes de moutons, de guanacos et de nandus !



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Notre premier contact avec la Patagonie s'avère plutôt ardu et frustrant.

A peine sortis du bus et arrivés dans l'Hostal Patagonia, un des gérants nous indique que Parc Torres Paine, qui devrait être le point d'orgue de notre séjour dans le sud chilien, est surchargé de touristes et que les réservations pour les campings doivent être faites au moins 2 mois en avance.

Une rapide inspection d'internet nous confirme l'information. La dizaine de campings du site sont de plus gérés par des organismes privés ou publics différents avec des sites internet différents. Coordonner et réserver un parcours de randonnée semble mission impossible.

La visite de la ville ne nous permet pas plus de préparer un itinéraire bis plausible. Le kiosque de l'office de tourisme ne possède rien sur les randonnées des environs, les bureaux de la Conaf semblent abandonnés. La ville elle-même, relativement nouvelle et peu ouverte sur le détroit ne nous enchante gère. Nous nous perdons dans l'organisation et les recherches et la grande aventure patagonienne tant attendue nous échappe.

Finalement nous décidons de partir à la conquête des paysages alentours par nous mêmes ! Suivant les indications de notre guide nous nous préparons à la randonnée de 3 à 4 jours de la Reserva Nacional de Magallanes. Mais rien de se passe comme prévu : notre transport se perd, la randonnée en question n'existe plus, et comme nous l'indique les gardes forestiers : en Patagonie pas question de faire du feu ou d'utiliser des réchauds hors des zones dédiées (le risque d'incendies est extrêmement élevé). Cette nouvelle information et le peu d'habitations hors de Punta Arenas elle-même, compromet grandement nos idées de camping sauvage en autonomie sur plusieurs jours.

Il tout de même possible de faire un belle randonnée de 5 heures dans la Réserve et nous nous mettons en chemin.

De retour à Punta Arenas, ragaillardis par le grand air, nous découvrons par hasard le véritable office de tourisme, que rien ni personne n'indique (ne connait ?) et sa bienveillante hôtesse nous souhaite la bienvenue en Patagonie et nous apporte tous les plans et renseignements nécessaires. Une randonnée de 3 jours à Tores del Paine s'avère finalement réalisable. Après cet rencontre Punta Arenas, ville du bout du monde, nous offre alors un visage nouveau et bien plus accueillant.

Préparation du trek : comptabilisation et répartition des kilo-calories
La Reserva Nacional Magallanes et au loin Punta Arenas et le détroit de Magellan
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Vers le détroit de Magellan
Quartiers d'habitations de Punta Arenas

Afin de mettre à l'épreuve le matériel et notre endurance, nous nous sommes lancés dans le trek de Cabo Froward à l'extrémité austral du continent américain.

Première épreuve : afin de rejoindre le début du trek nous devions parcourir 70 km sans voiture et sans bus. Nous nous sommes essayés à l'autostop pour la 1ère fois au Chili et ce fut une réussite. Grâce à 4 sympathiques automobilistes chiliens nous avons parcouru les 70 km en seulement 1 heure et demie.


Alors a demarré le test-trek ! Le sentier de prime abord paressait très agréable mais très vite nous avons été confrontés à une première difficulté : suivre pendant presque deux heures une plage de galets, un terrain particulierement hardu lorsqu'on transport 13kg sur le dos. A la suite de ce sentier nous ai apparu San Isidro, le phare du bout du monde.

Suite à cette étape nous nous sommes enfoncés dans une forêt à la végétation tordue par la puissance des vents du détroit de Magellan. Cette partie plus sympathique n'en était pas moins difficile du fait des sentiers escarpés et sinueux.

Arrivès dans une crique où nous aperçumes un groupe de dauphins, nous décidames d'y installer notre premier campement à l'orèe de la forêt, non loin d'un bosquet de framboisiers sauvages.

Alors que nous pensions notre journée terminée, nous fûmes abordés par un équipage folklorique de chiliens venus dans la baie avec leur bateau pour récolter les framboises susnommées. Pris de pitié par nos conditions précaires, ils nous invitèrent à bord du San Antonio. Dans la chaleur de leur petite cuisine, la femme du capitaine Pierro nous offrit un café chaud ainsi que de succulents beignets fris dans une sauce au miel. Après des échanges chaleureux nous fûmes reconduits à terre, heureux de cette rencontre inattendue et nous rentrâmes dans notre tente glaciale.


Peu reposés suite à une nuit froide, nous attaquâmes la journée du lendemain à l'aide de café et de céréales roboratives mais asipides. L'alternance des plages de galets et des sentiers en forêt nous offrit cependant des panoramas absolument somptueux. Suite à la traversée d'un rio, où nous pûmes nous réapprovisionner en eau potable, nous arrivâmes à notre deuxième point de chute. L'abscence totale d'autre voyageur nous permit une immersion complète dans la nature. L'organisation de notre campement terminé, nous pûmes profiter d'une après midi de détente totale. Un petit feu controlé nous permit de cuisiner et de nous réchauffer jusqu'en début de soirèe. Malgré cela la nuit fut encore plus glaciale que la précédente.

Au réveil nous pûmes constater qu'aucun de nous n'avait bien dormi ces deux dernier jours du fait du froid. Nous prîmes alors la décision d'effectuer nos deux jours de trek de retour en une fois afin de rentrer au plus vite et d'éviter une nouvelle nuit glaciale dans la tente. Malgré la difficulté et la fatigue accumulée, nous ne perdîmes pas une miette des superbes panoramas et jeux de lumières offerts par la Patagonie. Sur le dernier tronçon, nous rencontrâmes Christine, une aventurière belge fan du chili, qui nous offrit gracieusement de nous ramener en voiture jusqu'à Punta Arenas. Au cours du retour en sa compagnie, nous pûmes observer des orques nageant non loin du rivage.

Pour la remercier de nous avoir ramené, nous l'invitâmes le lendemain à partager des bières patagoniennes.


Deux jours plus tard, nous reprîmes la route en direction de notre prochain trek : El Parque Nacional Torres del Paine tant attendu !

Publié le 13 mars 2019

Desitenaturelàstationtouristique.


Principale attraction de la région et un des sites naturels les plus fabuleux d'Amérique Latine, le parc Torres del Paine génère une petite industrie touristique autour de laquelle toute la région semble tourner.


La ville de Puerto Natales ressemble a une station de sport d'hiver dédiée aux activités de Torres de Paine : on y vend partout, le matériel relatif au trekking, les tickets d'entrée du parc, les billets pour les bus ou les différentes activités proposées sur le site : catamaran, rando à cheval, pédalo. On exagère pour le pédalo, mais si c'était faisable ce serait mis en place.


Il est ainsi frappant de voir les magasins chiliens de type quincalleries, magasins de bricolage, de vêtements adapter leurs produits respectifs aux pratiques sportives des environs.


Conséquenve directe de ce développement touristique : l'accès au parc devient plus chère et plus complexe. Les réservations pour les hébergements sont à prendre plusieurs mois en avance, les sites se privatisent et appartiennent à des compagnies différentes. 6 jours de trek avec hébergements et repas peuvent coûter de 500€ à 1000 €.

Ainsi la préparation de notre randonnée fût bien plus complexe que prévue.

Au lieu des 8 à 10 jours de randonnèe espérées, nous avons du réduire à 3 jours et 2 nuits.


Alors après effectivement ce site magnifique vaut le détour et nous en avait pris plein les yeux. Surtout lorsqu'il nous a été possible de sortir de l'itinéraire le plus fréquenté et que nous nous sommes véritablement retrouvés seules immergés dans un paysage extraordinaire.


Sur le chemin du retour nous avons même retrouvé Christine, notre chauffeur au retour de Cabo Froward.


Hydratation avant l'ascension
Tout frais, avant de grimper
Ça monte encore et encore
Los Torres
En Lorraine on est pas des quiches !
Survivre aux nuits froides de Patagonie
Deuxième jour : vers la grande vallée
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Avant de quitter définitivement le sud de la Patagonie, un arrêt nous semblez encore indispensable. Un arrêt à la découverte des glaciers argentins et plus précisément celui de Perito Moréno.

Ce glacier fait partie d'une chaine de la cordillère des Andes, où des pics couverts de neiges éternelles cernent un complexe de plusieurs glaciers donnant sur de grands lacs aux eaux turquoises.


Après quelques heures de bus au départ de Puerto Natales nous avons à nouveau franchi la frontière de l'Argentine. Nous avons alors traversé de grandes plaines désertes : paysage à la fois vide et sublime.

El Calafate fut pour nous une grande surprise, car au milieux de ce paysage désertique, elle offre l'image d'une oasis verte et fleurie.

Nous serions bien restés plus longtemps dans cette ville accueillante aux prix bien plus accessibles que ceux du Chili.

Malheureusemt sans moyen de transport individuelle, les activités hors de la ville restent inacessibles pour des piétons. Ainsi dépendants des bus, nous ne disposions que de 2 jours sur place, assez pour effectuer la visite du glacier Périto Moréno à 80 km de El Calafate.


Si le site est très touristique, l'expérience n'en reste pas moins unique. Ce n'est pas tant la vue du glacier, imposante masse de 50 mètre de haut qui retint notre attention, que le bruit assourdissant de la glace tombant dans le lac et rompant le silence des lieux. Ce spectacle survient plusieurs fois par jour puisque le glacier avance en permanence dans le lac et s'y décompose en de multiples morceaux.


Forts de cette nouvelle aventure nous regagnîmes El Calafate avant de partir le lendemain pour un voyage de nuit à travers les steppes argentines jusqu'à Los Antigos, dernière commune avant le passage de la frontière chilienne.

C'est grand : ça va de là bas ...
... à tout là bas en bas !
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Pemirèreétapedenotre parcours sur la route australe : trois jours à pieds et en stop à partir de Coyhaique jusqu'à Villa Mañihuales.


De retour au Chili en Patagonie du nord, nous décidons de nous attaquer à un des emblêmes des voyageurs d'Amérique Latine : la mythique route australe.


Plus généralement empruntée par les cyclistes, notre objectif est de l'arpenter seulement équipés de nos pieds et de nos pouces en l'air. D'après les regards surpris des locaux lorsque nous leur dévoilons nos intentions à priori peu communes : nous serions à la fois courageux, téméraires et légèrement allumés (voire complètement fous).


Après 2 jours de préparation dans la sympathique ville de Coyhaique, dont la principale particularité est de détenir la seule place octogonale du pays, nous entamons le parcours de la route australe le 19 mars. Nous nous sommes notamment dôtés de sacs de couchage et d'écharpes plus performants.


Après 5 heures de marche sous le soleil sur une route en plein travaux, nous sommes finalement pris en stop sur les derniers kilomètres par un chilien très mignon puis un bus de liaison à vide. Ce qui nous permet de parcourir en un jour les 36 km séparant Coyhaique du petit village de Villa Ortega.


Nous nous sentons particulièrement chanceux de cette avancèe, car comme nous l'avions pressenti plus au sud, difficile de faire du camping sauvage par ici. Les terrains privés comme publics sont entièrement cloturés tout le long de la route. Impossible notamment d'accéder aux bords des rivières pour se ravitailler. En l'absence de camping nous devons donc négocier pour dormir chez l'habitant ou dans son jardin.


A Villa Ortega on nous indique que le terrain de l'école pourrait être idéal pour notre tente mais que nous devons en informer d'abord les Carabineros. Ceux-ci refusent sans l'accord du recteur et nous proposent à la place ... d'installer notre tente sur leur propre terrain. Nous dormons donc ce soir là en toute sécurité devant la gendarmerie.


Malgré ce renfort de sécurité, la nuit fut glaciale et le terrain mal orienté. Nous découvrons au matin de la glace sur notre tente.


Le lendemain nous profitons d'une randonnée de plusieurs heures à travers une vallée encaissée splendide de la cordilléres des Andes. Nous bénéficions le midi d'une pause dans un camping amenagé par un paysan sur son domaine où cohabitent pacifiquement poules, chiens, chats et chevaux. Nous assistons à l'arnachement de deux énormes boeufs pour labourer de manière traditionelle.

Plus loin nous trouvons refuge chez un paysan et sa femme qui, à la vue de nos visages fatigués, nous accueillent gracieusement dans leur jardin.

Juan et Corinna nous offrent même un morceau de tarte et partagent avec nous un maté revigorant dans la chaleur de leur cuisine.


Au matin nous reprenons la marche malgré des pieds douloureux et après plus de deux heures de randonnée nous rejoignons la route principale où nous sommes rapidement pris en stop et amenés à Villa Mañihuales.


A la vue des pieds de Marion en piteux état, nous décidons de rester 3 jours sur place. Nous découvrons un charmant hôtel chaleureux et bon marché et restons en pension complète afin de récupérer des forces avant les épreuves à venir.


Départ de Coyhaique vers le nord
Coyhaique derrière nous
1ère nuit chez les carabiñeros
1ère nuit au froid chez les Carabiñieros : il a gelé sur la tente
Petit déjeuner devant les montagnes
2ème jour : objectif Villa Mañihuales
Départ le 2ème jour : avant les ampoules
2 heures après, déjà des ampoules.
Faire sécher son linge et bronzer ses mollets
2ème nuit : accueillis chez Juan et Corinna
Départ de chez Juan et Corinna
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AprèsElCalafate, nousavonsrejointle nord de la Patagonie en bus et traversé la frontière à pied au niveau de Chile Chico pour la deuxième étape de notre voyage : la route australe à pied et en stop.


Arrivés engourdis à Los Antiguos à 8:00 du matin après 10 heures de bus, nous devions encore trouver un moyen de franchir la frontière.


Nous nous rendîmes vite compte que les navettes pour ce trajet étaient toutes complètes. Nous décidâmes donc de marcher les 15 km nous séparant de Chico Chile de l'autre coté de la frontière et de tenter notre chance au stop.


La randonnée de bon matin nous permit de traverser la frontière en 3 heures de marche au travers de magnifiques paysages. Et nous assitâmes à la course pour la vie d'un lièvre pourchassé par 3 chiens sauvages.

Quelques kilomètres avant la ville nous fûmes pris en stop par un sympathique chilien qui nous déposat devant notre Airbnb en face du ferry que nous devions prendre le lendemain.


La visite de cette petite ville frontière bordant le deuxième plus grand lac d'Amérique Latine nous permit d'apprécier un paysage de montagnes vertes bien différent de la Patagonie du sud.


Le lendemain malgré un vent violent et sous un beau soleil, nous traversâmes le Lago Gral Carrera en quelques heures de bateau.

Débarqués à Puerto Ibanez nous emprintâmes un minibus qui nous conduisit à Cohayque, chef lieu de la région Aysen.


C'est sous une pluie battante et à une heure tardive que nous parcourûmes ce soir là cette ville inconnue à la recherche de notre hôtel.


Du bus, du bus,...
...un trop plein de bus!
La frontière !
Traversée en ferry du Lago Gral Carrera : 2ème plus grand lac d'Amérique du Sud
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Après une préparation de plusieurs jours dans Villa Mañihuales en vue de parcourir à pieds les 60 km nous séparant de notre prochain village étape Villa Amengual, nous reprîmes la route, confiants et plein d'énergie.


Une randonné agréable au bord de la Carretera Austral, à travers une large vallée de la Cordillère de Andes nous permit d'apprécier les paysages verts et valonnés de la Patagonie du nord : de larges prairies où pessent de tranquilles bovins, moutons ou chevaux, entrecoupés de bosquets ou marqués de grands arbres solitaires offrant une ombre bienvenue aux animaux.


Nous marchions ainsi depuis une heure et demie quand, sans même lever le doigt, un camionette impromptue s'arrêta et proposa de nous emmener plus loin.

C'est ainsi que nous fîmes la connaissance de Leo, un chilien de Coyhaique qui arpente plusieurs fois par mois la Carretera Austral afin de réaprovisioner commerçants et particuliers en viande et saucisses.

Il prend régulièrement des auto-stopeurs afin d'animer ses voyages quelque peu répétitifs.

Au cours de la discussion avec lui, il propose de nous avancer dans notre parcours et de nous déposer à Puerto Cisnes, un port de pêcheurs au bord du Pacifique. Lui même se rend dans cette petite ville de 2000 habitants dans une pension de famille rustique où il propose de nous déposer pour la nuit.

Flexibles dans nos objectifs, nous decidâmes de le suivre et de parcourir ainsi les 150 km nous séparant de Puerto Cisnes.

Nous décourvrîmes alors en sa compagnie les paysages vallonés de la cordillère des Andes à cet endroit. Des paysages partagés entre forêts vertes luxuriantes et pics coiffés de neiges éternelles.

Notre chauffeur nous apprend que par ici l'hiver, la vallèe est couverte par 50 cm de neige. Nous pensons à toutes ces habitations de bois et de tôles qui parcèment notre route.

Nous comprenons plus encore l'importance des rustiques cuisinières patagoniennes au bois, au centre des foyers de la région, sur lequelles ronflent en permanence deux ou trois bouilloires pleines toujours prêtes pour la préparation du maté.


Arrivés à Puerto Cisnes en fin d'aprés midi, nous déposons nos bagages dans la pension familiale où logent plusieurs travailleurs de la région et partons profiter de la vue sur le coucher dAprès une préparation de plusieurs jours dans Villa Mañihuales en vue de parcourir à pieds les 60 km nous séparant de notre prochain village étape Villa Amengual, nous reprîmes la route, confiants et plein d'énergie.


Une randonné agréable au bord de la Carretera Austral, à travers une large vallée de la Cordillère de Andes nous permit d'apprécier les paysages verts et valonnés de la Patagonie du nord : de larges prairies où pessent de tranquilles bovins, moutons ou chevaux, entrecoupés de bosquets ou marqués de grands arbres solitaires offrant une ombre bienvenue aux animaux.


Nous marchions ainsi depuis une heure et demie quand, sans même lever le doigt, un camionette impromptue s'arrêta et proposa de nous emmener plus loin.

C'est ainsi que nous fîmes la connaissance de Leo, un chilien de Coyhaique qui arpente plusieurs fois par mois la Carretera Austral afin de réaprovisioner commerçants et particuliers en viande et saucisses.

Il prend régulièrement des autostopeurs afin d'animer ses voyages quelque peu répétitifs.

Au cours de la discussion avec lui, il propose de nous avancer dans notre parcours et de nous déposer à Puerto Cisnes, un port de pêcheurs au bord du Pacifique. Lui même se rend dans cette petite ville de 2000 habitants dans une pension de famille rustique où il propose de nous déposer pour la nuit.

Flexibles dans nos objectifs, nous decidâmes de le suivre et de parcourir ainsi les 150 km nous séparant de Puerto Cisnes.

Nous décourvrîmes alors en sa compagnie les paysages vallonés de la cordillère des Andes à cet endroit. Des paysages partagés entre forêts vertes luxuriantes et pics coiffés de neiges éternelles.

Notre chauffeur nous apprend que par ici l'hiver, la vallèe est couverte par 50 cm de neige. Nous pensons à toutes ces habitations de bois et de tôles qui parcèment notre route.

Nous comprenons plus encore l'importance des grandes cusinières patagonienes au bois, au centre des foyers de la région, sur lequelles ronflent en permanence deux ou trois bouilloires pleines toujours prêtes pour la préparation du maté.


Arrivés à Puerto Cines en fin d'aprés midi, nous déposons nos bagages dans la pension familiale où logent plusieurs travailleurs de la région et partons profiter de la vue sur le coucher du soleil et le retour des bateaux de pêche.


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Deux jours après notre arrivée à Puerto Cisnes dans cette typique pension familiale, notre conducteur Léo nous informe qu'il s'apprête à reprendre la route en direction de Puyuhuapi notre prochain point de chute.


Il accepte volontiers de nous prendre avec lui pour nous déposer au Parc National Queulat, 20 km avant Puyuhuapi. En parcourant cette route avec lui, nous réalisons l'incroyable difficulté que cela aurait représenté pour nous à pied : une piste étroite zigzagant à travers un col de la cordillère des Andes.


En redescendant le col, nous voyons d'immenses camions s'apprêtant à monter. Notre conducteur nous explique que nous aurions du rebrousser complètement chemin si nous les avions croisés lors de l'ascension.


Nous quittons à regret Léo à l'entrée du parc vers 12:00 et nous nous enfonçons dans la forêt chilienne.


Les difficultés habituelles se présentent alors à nous : parc payant, camping privé sommaire et payant, longue liste de restrictions et d'amendes en tout genre en cas d'infraction et randonnées totalement différentes des indications des guides.


Suite à 2 heures d'ascension nous atteignons le fameux point de vue sur le glacier du Ventisquero finissant en une immense et majestueuse cascade. La vue est effectivement splendide.


Nous regagnons notre campement dont il nous faudra partir à 10:30 précises sous peine d'amende.




Traversée de la Cordillère de Andes à bord du fourgon de Léo
Croisement des poids lourds sur l'étroite route australe
Séparation avec Léo à l'entrée du Parc Queulat
L'entrée dans le Parc Queulat
Vers le glacier Ventisquero
Mirador vers le glacier Ventisquero
Démontage er séchage de la tente avec les 1ers rayons du soleil
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Suite à une nuit inconfortable sur du gravier nous entreprenons la randonnée pour rejoindre le village suivant, Puyuhuapi : lieux des thermes tant espérées.


21 km de marche le long de la Carretera Australe nous attendent. Le trafic routier est quasi inexistant, tant mieux pour la marche et tant pis pour le stop.


La route parfois goudronnée parfois sous forme de piste longe un bras de mer en zigzagant entre les monts de la cordillère des Andes.


Comme toujours, les bas côtés sont tous grillagés. Après 3 heures de randonnée c'est à l'ombre d'un immense panneau publicitaire que nous nous arrêtons pour manger.


Un véhicule s'arrête alors. C'est notre chauffeur Léo, de retour de Puyuhuapi, qui nous souhaite bon courage avant de reprendre son trajet de 8 heures pour Coyhaique.


Le marche l'après-midi est plus difficile. La fatigue se fait sentir, le soleil tape fort et l'eau vient à nous manquer. Il nous reste 10 km et nous ne voyons toujours pas Puyuhuapi à l'horizon.


Alors que nos forces semblent nous abandonner : un poids-lourd s'arrête, 4 km avant le village. Nous voilà sauvés!

Il nous dépose au centre de Puyuhuapi, joli port au bord du Pacifique, où nous trouvons rapidement un agréable camping pour poser la tente.


Dans la cuisine commune, les voyageurs partagent récits de voyage et recettes de cuisine. On se fait rapidement des amis allemands en partageant une bière et on apprend à faire du pain maison avec des cyclistes israéliens.


Le lendemain nous décidons de consacrer la journée aux thermes à 7 km du village. La serviette autour du coup afin d'indiquer notre destination, nous tentons le stop. Bastien aguiche les véhicules et se fait siffler par des camionneurs. Après 30 mn de marche, un couple en partance pour les thermes nous prend en stop.


Le lieux est enchanteur et nous ne sommes que quatre dans les bassins avec vue sur le bras de mer. L'eau sort naturellement de terre à 100°. Elle est refroidie et répartie en plusieurs bassins en pierres naturelles. Entre les bassins bouillants nous descendons dans l'eau glaciale de la mer. Nous profitons des lieux jusqu'à la fermeture pendant plus de 6 heures. Cette journée fut comme un rêve si vite passé.


Nous retournons à Puyuhuapi à pied et en stop. Le lendemain, levé 5 heures pour le bus en direction de Chaîten, 150 km plus au nord.



Début de la marche de 21 km vers 10:30
Vue sur la cordillère des Andes
Pause 1
Pause 2
Il y a eu des sites de pique-nique plus charismatiques
Reprise de la marche vers 14:00
Une des plantes indigènes des plus remarquables : la Gunnera Manicata
La Gunnera Manicata : sorte d'immense rhubarbe sauvage
Vue depuis notre camping au petit matin
Puyuhuapi vers 10:00
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A 9:00 du matin nous arrivâmes en bus à Chaîten, petite ville dévastée en 2008 par l'entrée en éruption inattendue du volcan voisin.


La ville porte encore les cicatrices de la catastrophe bien que les anciens habitants soient peu à peu retournés sur leur ancien lieu de vie.


Le ciel couvert et la fine pluie conferra à la ville une ambiance désolée et romantique lors de notre court séjour. Au dessus des monts cernant Chaîten le ciel immense semblait délavé par de gros nuages gris gorgées d'eau, masquant les montagnes les plus lointaines.


Le lendemain nous prîmes le ferry comme de nombreux autres touristes en majorité français pour quatre heures de traversée en direction du port de Quellon sur l'île de Chiloé.

Fresque représentant l'éruption puis le renouveau de Chaîten
Embouchure du rio vers l'océan
Batiment témoin non dégagé après l'éruption et les écoulements du volcan
Arrivée à Quellon sous le soleil
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Nous voilà enfin sur l'île de Chiloé : étape tant attendue de notre voyage.


Après l'éprouvante traversée de la Carretera Australe et le rythme soutenu des dernières semaines, nous décidons de prendre quelques jours de repos à Quellon.

C'est ainsi que dans notre auberge, nous faisons la rencontre de Valentina, une aventurière backpacker russo-allemande très sympathique. Avec elle nous parlons un anglais atypique entrecoupé de quelques expressions françaises (l'intraduisible et essentiel : "n'importe quoi !") et 2 ou 3 mots d'allemand.

Aucun problème pour Valentina qui maîtrise déjà 5 langues parfaitement et projette de s'attaquer bientôt au japonais.


C'est en sa compagnie et au vue de l'ambiance peu "primesautière" de Quellon, que nous décidons de partir vers Castro : capitale touristique et culturelle de l'île.

Après 70 km de stop nous arrivons dans cette sympathique ville. Nous déposons nos sacs dans l'auberge " Backpackers" et partons à la découverte de la cité, dont la principale caractéristique sont les maisons colorées sur pilotis installées au dessus de la mer.


Le lendemain, toujours en stop, nous tentons une excursion vers la petite ville de Dalcahue et sur l'île voisine Quinchao à la recherche de cascades et d'une fabrique de bières artisanales. Malheureusement, une fois arrivée, notre chauffeur nous indique que nous sommes sur l'île la moins intéressante de la région et qu'il n'y a ici ni bière ni cascade.

Nous reprenons le stop en sens inverse et décidons de nous restaurer dans une typique cuisineria sur le port de Dalcahue. Des plats simples et bons de viandes et de poissons accompagnés des habituelles pommes de terres pendant que la pluie dehors s'abat sur le port.

Nous décidons de rentrer sur Castro. Une fois encore le stop ("hacer dedo") fonctionne très rapidement. Les chiliens sont extrêmements bienveillants et sans doute prennent pitié de nous voir ainsi sous la pluie.




Sous les pilotis à Castro
Maisons sur pilotis de Castro
Structure des pilotis des habitations de Castro
Sur le ferry vers l'île de Quinchao
Cueillir des mûres et faire du stop
Se faire de nouveaux amis en chemin
Une des églises en bois typiques de la région de Chiloé
Structure en bois des églises de la région de Chiloé
Suite à notre escapade religieuse, on a bu du vin....
.... et on a fait du pain !
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Après cette mise en jambe à Dalcahue, nous profitons de deux jours de beaux temps pour organiser un randonnée en compagnie de Valentina.

Selon ses indications il existe de l'autre coté de l'île une plage magnifique accessible après 4 heures de marche au travers d'un territoire des indigènes Mapuche.


Sans organisation ni information supplémentaire nous décidons de partir à la découverte de ce lieux mystérieux.

Nous sommes pris en stop par deux frères chiliens qui font un détour pour nous emmener et décident même de marcher une partie de la randonnée avec nous.


Nous suivons la plage longeant le Pacifique sur plusieurs kilomètres puis nous gravissons des collines verdoyantes qui nous offrent de magnifiques points de vue sur les criques en contre-bas.


Enfin nous arrivons sur la plage de Colé Colé. Une crique secrète et enchanteresse baignée par le soleil couchant s'offre alors à nous.


La nuit venue, Bastien réalise au pied levé un feux réconfortant autour duquel nous échangeons et partageons nos histoires personnelles et nos idées sur l'Europe et la Russie dans une langue mélangée et que nous fabriquons.

Le lieux aura d'autant plus touché d'autres campeurs puisque le lendemain des voyageurs nous parlent de lieux aux énergies magnétiques fortes et même de visites extraterrestres durant la nuit.

Nous n'avons observer qu'un ciel magnifique emplie d'étoiles.


Le lendemain il nous est difficile d'abandonner ce lieux magique mais nous devons rentrer à Castro et poursuivre le voyage.

La plage le long du Pacifique
Première partie de la marche avec les 2 frères chiliens nous ayant pris en stop
Des vaches mangeant des algues sur la plage
L'adoption
Faites que la montée s'arrête bientôt!
Au travers des chemins de hobbits
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Publié le 12 avril 2019

Il est temps de quitter l'île de Chiloé et nous prenons la décision de partir tous les trois en direction de Puerto Varas d'où nos chemins se sépareront.


Comme à notre nouvelle habitude nous tentons le stop à la sortie de Castro. En quelques minutes et à notre grande surprise nous sommes pris dans le conteneur d'un camion de marchandise vide qui va jusque Puerto Montt, soit environ 250 km plus loin.

Encore une fois nous passons un bon moment à rigoler de notre situation à voyager dans le noir en subissant les travers de la route.

Ils nous font quand même sortir le temps de la traversée en ferry sous le regard surpris des marins qui nous prennent pour des refugiés clandestins.


Nous arrivons à Puerto Varas deux voitures plus tard en fin d'après midi. La ville est charmante et un peu bourgeoise. Elle apparaît en tout cas bien plus riche que toutes les villes traversées jusque là.

Nous partageons une dernière soirée dans notre nouvelle auberge avec Valentina autour de quelques bières. Elle part le lendemain et nous espérons nous recroiser plus tard sur ce continent ou un autre.

Après une semaine ensemble, nous voilà comme orphelins d'une soeur adoptive.


Malgré une gérante plus qu'étrange , nous restons trois jours dans cette auberge. Nous faisons alors le point sur notre voyage.

Il nous semble que nous devons changer d'air. Nous envisageons l'Argentine et finalement nous prennons des billets pour le Pérou afin de finir en beauté les trois semaines de voyage qu'il nous reste ensemble.





Dans le camion de marchandise
Le stop c'est toujours surprenant
La plage de Puerto Varas et la vue sur le volcan Osorno
Ballade d'au-revoir sur la plage
La chaleureuse auberge Pistachao
Dernier petit déjeuner à trois avant le départ de Valentina
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Afin de profiter des deux jours de beau temps avant notre départ pour le Pérou nous reprenons la route et décidons de visiter les abords du lac Llanquihue (lieu se plonger dans l'eau en Mapuche) et de faire l'ascension du Volcan Osorno.


Après quelques heures de stop, nous arrivons au pied du volcan. Comme d'habitude l'agent de la Conaf (Corporación Nacional Forestal) est exécrable et brise tous nos espoirs de randonnée et de camping.

Malgré tout la vue est fantastique. Nous sommes au dessus d'une mer de nuages s'étalant à perte de vue.


Nous redescendons et suivons des voyageurs qui nous ont pris en stop pour découvrir une cascade grandiose et imposante nichée au creux d'une vallée escarpée à l'ambiance fantasmagorique.


Nous campons face au lac, protégés par une meute de chiens qui nous allertent de tout visiteur impromptue durant la nuit, y compris du passage de tous les oiseaux voire qui aboient pour être sûrs que le silence ne cache pas quelque chose de louche. Ce qui donne lieu à des réveils nombreux et inatendus.


Le lendemain nous poursuivons le tour du lac. Pour notre plus grand plaisir nous sommes pris régulièrement à l'arrière de Pick-Up ou de remorques d'où nous pouvons profiter du vent frais et du paysage.


Après un passage éclair dans la sympatique bourgade de Fruttilar d'origine allemande, nous sommes de retour à Puerto Varas pour la fin de notre séjour chilien.

Le sommet du volcan Osorno toujours couvert de neige
Les dameuses de neige made in Chili
La station de ski en haut du Volcan Osorno
La mer de nuages
Vers la cascade
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Après une nuit d'aéroports et d'avions à travers le Chili pour rejoindre le Pérou nous atteignons Lima, la capitale de 10 millions d'habitants. Le temps se remettre du voyage et nous partons à la découverte de cette immense cité.


Nous prenons alors le Métropolitain : un ensemble de bus bondés circulant à pleine vitesse sur une voie réservée. Le système de portes semble fait pour bourrer au maximum les voyageurs à l'intérieur. Ainsi collés et serrés c'est comme danser le reggaeton avec l'ensemble du bus en sueur, au rythme frénétiques des mouvements de la route.


En parcourant la capitale ce jour là, il nous semble que Lima est la juxtaposition de plusieurs villes toutes très différentes.

Depuis le centre très touristique nous rejoignons le marché central puis le quartier chinois.

A partir de là nous traversons des rues bondées sur lesquelles s'ouvrent des centaines de magasins différents, regroupés par types et tous hyper spécifiques : des vendeurs de pommeaux de douche aux vendeurs de panneaux de signalisation. Cela ressemble à une fourmilière où voitures, triporteurs, livreurs, piétons et vendeurs à la sauvette se partagent difficilement l'espace des rues.


A la suite de ce quartier nous passons le reste de l'après-midi à parcourir de grands parcs en centre ville, parfaitement entretenus et équipés de nombreux jets d'eau.


Le soir nous rentrons dans notre quartier de Miraflores. Celui-ci nous apparaît alors très calme et très propret. Il s'agit en effet du quartier des plus aisés et des touristes.


Le soir après avoir profité des bières artisanales nous assistons à un one-man-show à l'auberge tout en espagnol évidemment.





Notre auberge à Miraflores
Nouveau pays, nouveaux amis : aprés les chiens chiliens les chats péruviens
Le centre historique de Lima
Le centre historique de Lima : les balcons fermés
Aménagement d'un parc autour d'anciens murs de la ville
Aménagement d'un parc autpur des vestiges d'un ancien mur de la ville
Expériences culinaires dans le quartier chinois
Le parc des jets d'eau
Le quartier de Miraflores
On découvre le Pisco Sour et on aime bien !
Turista is back ... again !
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Dès notre troisième jour au Pérou, nous reprenons déjà la route en direction de Ayacucho plus au sud.


Nous sommes en pleine Semaine Sainte, très célébrée au Pérou. Les péruviens sont généralement en vacance du jeudi au dimanche et en profitent pour quitter la capitale et rejoindre leur famille.

D'après notre chauffeur de taxi, cela ce remarque au trafic particulièrement ralenti à Lima depuis la veille. Nous on n'avait pas remarqué !


Le trajet en bus n'est pas de tout repos : 11 heures sur des routes en lacets. Au plus haut nous passons à 4000 mètres d'altitude.


Ayacucho nous semble une grande ville aux rues chaotiques très animées lorsque nous y arrivons le vendredi au matin.


Le soir même nous assistons sur la place centrale à une procession religieuse portant le corps du Christ dans son tombeau, tout de verre et de lumière. Au sol les corporations et écoles de la ville ont réalisées des fresques éphémères à base de fleurs et de sables colorés.

Malheureusement à l'arrivée de la procession sur la place, la pluie commence à tomber avec force. Nous assistons alors à la fuite rocambolesque du tombeau et des religieux à sa suite. Puis c'est toute la place qui s'enfuie ou se réfugie sous les arcades.

Nous rebroussons chemin sous des trombes d'eau et trouvons refuge dans un minuscule restaurant autour d'un pollo chauffa.


Le lendemain nous nous rendons sur une des collines cernant la ville appelée le Mirador. Là des centaines de stands proposent des plats typiques de Pâques, des spectacles de rues sont organisés un peu partout et quelques moutons et petits taureaux broutent autour des stands sans qu'on ne sache vraiment pourquoi. On trouve également des jeux de fêtes foraines fonctionnant avec des moteurs de mobylette ou à la force des bras.


Nous souhaitons participer Nous décidons de tenter l'intégration par l'estomac. Nous goutons le chicharròn, un barbecue de viandes et de légumes installé au niveau d'un trou dans la terre. On comprend vite que si notre assiette ne nous semble pas assez remplie, il faut réclamer pour en avoir plus.


Le soir toute la ville est en liesse. On nous alpague depuis la rue et un groupe de joyeux lurons nous offrent des bières en nous initiant à la dance et à la langue quechua. On a fait 20 mètres depuis l'hôtel.

La Plaza Mayor est encore plus remplie que la veille. Des groupes de jeunes dansent aux rythmes de différents orchestres mobiles, de nombreuses familles des grands-parents aux bébés assistent également au spectacle. Souvent les plus anciens portent des costumes traditionnels. Des centaines de marchants ambulants vendent des bières fraiches, des bonbons, des gâteaux,..

On rencontre Maria, qui vient de Lima et nous invite à danser et à ne jamais s'arrêter de "tomar cervezas".


La plupart resteront sur la place toute la nuit. Nous décidons de rentrer dormir quelques heures et de mettre le réveil à 4 heures pour ne pas louper le grand final : la procession du dimanche matin avec la résurrection de Jésus.


Quand nous retournons sur la place vers 4 heures et demie, encore tout endormi, elle est presque aussi bondée que 6 heures plus tôt.

Des feux d'artifices sont lancés depuis d'immenses structures de bambous. Le spectacle est magnifique et dangereux aussi puisque les feux d'artifice sont tirés au milieux de la foule.


Soudain dans la cathédrale la messe s'arrête. Le prêtre sort crier "Viva Jesus" sur le parvis repris en coeur par la foule et une immense structure lumineuse se rapproche des portes. Il s'agit d'un autel sculpté porté à bras d'homme composé de statues d'anges et orné de lampes et de bougies.

Quand il passe le porche de la cathédrale un mécanisme se déclenche et Jésus ressuscité apparaît en son sommet.

A chaque pas pour sortir de l'église et descendre les marches du parvis, l'effort semble immense pour les hommes qui soutiennent la sculpture et toute la place retient son souffle.


Il est 6 heures. Nous rentrons en suivant à travers les rues de la ville un groupe de petits taureaux qui quittent la fête eux aussi.




Vendredi soir : fresque au sol
Vendredi soir : fresque de fleurs et de sables colorés su la place
Vendredi soir : finalisation des fresques sur le chemin de la procession
Vendredi soir : arrivée de la procession avant le pluie
Montée des marches vers le cerro Acuchimay et le mirador
Vue sur Ayacucho depuis le mirador
Stands et pique-nique en famille sur le cerro Acuchimay
Préparation du Chicharrón
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A la suite des péripéties de la semaine sainte, nous prolongeons de quelques jours notre séjour à Ayacucho afin de reposer nos estomacs bien fatigués.

Nous parcourons alors de jour une ville charmante et animée où il nous semble être quasiment les seuls touristes.

Ainsi nous profitons des restaurants très bon marché et très bons dont les menus du midi sont surtout destinés à la population locale.


De nombreux restaurants font notamment la fusion entre saveurs asiatiques et spécialités péruviennes à travers des plats multicolores et savoureux.


Suite à ce repos bien mérité, nous prenons un bus de 13 heures à travers les Andes afin de rejoindre Cuzco, capitale touristique du Pérou.


Cuzco nous offre une image du Pérou bien différente de Ayacucho. Le centre ville possède une architecture coloniale magnifique éclipsée par l'activité hyper touristique des lieux. Le centre de l'ancienne cité inca est envahi de magasins proposant les mêmes sorties touristiques dans les mêmes sites incas, les mêmes menus avec les 3 mêmes spécialités, les mêmes vêtements et articles artisanaux. Impossible de faire 5 mètres sans se faire alpaguer par un rabatteur de restaurant, un vendeur à la sauvette ou pour un massage (possibilité de happy ending selon nos sources).

Malgré la beauté de la ville, cette atmosphère devient rapidement pesante et nous empêche d'en apprécier les trésors.

Nous visitons tout de même le Qurikancha, l'ancien temple du soleil des incas convertit en église et cloître catholique.


Nous trouvons cependant une auberge très agréable où nous rencontrons de nombreux compagnons de route avec lesquels nous partageons nos expériences de voyage autour de quelques Pisco Sour.


Notre séjour à Cuzco se concentre sur deux visites phares : celle de l'ultra célèbre Machu Pichu et un trek de 4 jours afin de découvrir un autre site inca moins connu : Choquequirao.

Malheureusement, des obstacles intestinaux vont se mettre à nouveau en travers de notre chemin.


Vendeur de rue à Ayacucho : fruits, fruits secs,...
Stand mobile de jus de fruits à Ayacucho
Moto-taxi à 3 roues à Ayacucho
Cuzco, Plaza de Armas
Rue touristique au petit matin
Les rues de l'ancienne cité inca
Dans les rues de Cuzco
On en a profité pour manger coréen
Qurikancha
Jardins du Qurikancha
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Nous décidons de commencer par la visite du Machu Pichu plus touristique et de finir notre découverte de la Vallée Sacrée avec le trek de 4 jours (aller-retour) pour visiter le site inca de Choquequirao.


Le Machu Pichu est une "activité touristique" aux milles options que les dizaines de tour operator adaptent à tous les budgets et toutes les envies (enfin de bons budgets tout de même).

Il est possible de choisir le bus, le train, des treks de plusieurs jours, des combos vélos/quad/tyrolienne, (on a même entendu parler d'hélicoptère). Le choix du logement va de l'hôtel 3 étoiles au camping à Aguas Calientes, le village étape au pied du Machu Pichu.

Nous nous rendons vite compte que même en l'organisant nous même nous économisons peu par rapport à ceux ayant choisi un tour incluant repas et logement. En effet les plus grosses dépenses se concentrent sur le billet d'entrée et le transport aller retour depuis Cuzco, auquel personne ne peut échapper et essentiellement possibles avec des bus touristiques.

Lors de notre périple jusqu'au Machu Pichu nous rencontrons deux compagnons de route, Yoann, expatrié français à Lima depuis peu et Antoine, en voyage en Amérique du Sud pour quelques mois.


Que dire du site lui-même ? Géographiquement c'est une prouesse architecturale qui nous époustoufle. La localisation au sommet d'un montagne rend le site impressionnant.

Humainement, après les 1h30 de montée par des marches de pierres dans la montagne, c'est un site qui se mérite et nous sommes heureux et fiers d'y accéder.

Touristiquement, c'est une attraction à photos instagram où tout est prétexte à faire dépenser quelques soles. On passe plus de temps à attendre derrière les autres de pouvoir faire "la photo" du Machu Pichu plutôt que de visiter le site lui même.

Qui est vraiment là par intérêt pour le site et l'histoire inca ? Qui est présent car en venant au Pérou il ne faudrait pas manquer LE Machu Pichu ? Nous peut être ?


A l'hôtel nous croisons une compatriote française Pauline, qui choisit de ne pas y aller car elle préfère "suivre un cours de cuisine péruvienne". Ça, ça l'intéresse plus. Ne serait-ce pas là la meilleure façon réaliser son propre voyage ?


Nous espérons vivre une expérience plus authentique avec le trek de 4 jours, assez difficile pour rejoindre le site du Choquequirao, plus grand encore que le Machu Pichu mais accessible seulement à pied.

Nous nous renseignons auprès des gens de l'hôtel, préparons l'itinéraire, les sacs, la nourriture....et avant de partir : la turista nous terrasse à nouveau !

Un choix s'impose : n'ayant plus assez de temps au Pérou pour reculer le trek de quelques jours, nous prenons la décision d'abandonner le trek du Choquequirao.


Nous quittons Cuzco le soir même pour la ville d'Arequipa, afin de changer d'air et de découvrir un autre aspect du Pérou.



7 heures de bus à travers les Andes
Début du trajet vers Aguas Calientes
Après 2h30 de marche, Aguas Calientes
Des Pisco Sour pour la route !
La montée vers le Machu Pichu
Le Machu Pichu
Tout le monde est là pour la photo
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Nous arrivons à Aréquipa en début de matinée le 2 mai. Nous nous installons un instant sur la place centrale baignée de soleil et cernée de colonnades et des majestueux murs blancs de la cathédrale. Nous assistons au spectacle de la ville qui se réveille, les péruviens qui partent au travail ou à l'école, les restaurants et magasins qui ouvrent.

Contrairement à Cuzco dont l'activité semblait toute entière tournée vers le tourisme, Arequipa nous paraît être une cité qui vit pour elle même. Personne ne prête attention à nous, nous ne sommes que des témoins de passage.

Dès les premiers instants cette ville nous plait.


Le matin même nous visitons le Monasterio de Santa Catalina, couvent pour femmes le plus grand du monde. Véritable petite ville dans la ville, il comporte des rues, des maisonnettes et des places. Il est construit dans la pierre volcanique blanche de Arequipa. Nous sommes stupéfait par la force des couleurs des peintures murales.

Les sœurs ont pu pendant plusieurs siècles vivre seules ou en colocation dans des maisonnettes indépendantes à l'intérieure de l'enceinte du monastère, jusqu'à ce qu'un évêque intervienne et les place dans des dortoirs de 80. Parce que chastes et cloîtrées à vie c'était pas suffisant !


Nous poursuivons notre découverte de la ville, profitons des parcs et des Pisco Sour et préparons notre prochaine et dernière randonnée de 3 jours dans le canyon de Colca, au nord d'Arequipa.



Plaza de armas de Aréquipa : façade de la cathédrale
Les rues blanches d'Aréquipa
Détails d'orfaivre sur la pierre volcanique
Délices du jour : la truite frite
Le Monastère Santa Catalina
Axonométrie du monastère
Plan du monastère le plus grand du monde
Cloître des novices
Cloître des soeurs
On s'incrustre dans la visite guidée
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A 250 km au nord d'Arequipa, le canyon de Colca, 2ème canyon le plus profond du monde, offre de multiples possibilités de randonnées exploitées par de nombreuses agences et tours organisés.


Comme d'habitude, nous essayons d'en faire un maximum par nous même, quitte à se retrouver comme des lépreux à préparer notre café au réchaud sur le trottoir pendant que le reste du groupe prend son petit déjeuner au chaud, à l'intérieur du restaurant avec lequel l'organisme du bus a des accords.


1erjour : nous arrivons depuis Arequipa dans le village Cabanaconde à 10:30 après 7 heures de bus. Nous entamons aussitôt la descente de 1000 mètres de dénivelé vers le fond du canyon.


Le soleil tape fort, l'ombre est rare et il fait rapidement très chaud. Au fur et à mesure de la descente, la végétation verdoyante du plateau est remplacée par quelques buissons clairsemés et des cactus. Pendant 3 heures, nous nous enfonçons toujours plus profondément dans ce paysage de western.


Après une petite remontée qui nous coupe les jambes et le souffle, nous arrivons au Llahura Lodge, un hôtel sur pilotis au bord de la rivière. Là des bains de sources chaudes nous attendent et nous nous y délassons tout le reste de l'après midi avec les autres voyageurs.


2èmejour : nous avons bien compris le problème du soleil dans le canyon et nous nous levons à l'aube pour éviter les heures les plus chaudes. Une longue journée nous attend : 6 heures de marche au moins et 750 m de dénivelé pour commencer. Avec l'altitude nous manquons rapidement de souffle et l'effort est intense. En chemin, une habitante saluée la vieille nous offre deux oranges pour la soif. On ne sait pas si on l'air particulièrement sympathiques ou déjà très fatigués mais nous sommes ravis du cadeau. Tout au long de notre séjour nous aurons rencontré avec surprise et plaisir, beaucoup de sympathie de la part des péruviens.


Nous parcourons un versant du canyon vert et cultivé. Nous nous perdons un peu au niveau des nombreux chemins desservant les jardins en terrasses cernés de murs de pierres. Le paysage est magnifique mais nous sommes épuisés quand nous arrivons, après une journée de 8 heures, au village de San Juan de Chancho.


Le lendemain, repartir à pieds signifie remonter pendant 4 heures (6 selon internet) 1000 m de dénivelé.

Nous sommes exténués par cette deuxième journée et un peu démoralisés. Nous optons pour le bus pour sortir du canyon.


Comme nous changeons d'hôtel (pour des questions de prix de la bière entre autre, il y a des sujets avec lesquels on ne plaisante pas) notre nouvel hôte nous encourage à monter à pieds, relativisant l'effort. De plus le bus prend 2 fois plus de temps.


Ainsi au matin du 3ème jour, nous quittons le village vers 5 heures du matin et entamons la montée à la lampe frontale en se demandant à quel moment nous nous sommes retrouvés tant fanatiques de randonnée ! En chemin nous décidons d'utiliser les bonbons à base de feuilles de coca achetés à Cuzco et à priori bon pour l'altitude ... et là, miracle!

Notre souffle s'adapte à l'altitude, l'effort est moins pesant, nous pouvons même marcher ET apprécier le paysage. Notre corps passe en mode automatique, rien à voir avec la veille. Nous gravissons le chemin escarpé à flanc de rocher en 4 heures malgré la fatigue et parfois le vertige.


Nous sommes heureux et assez fiers d'arriver en haut.

De retour à Arequipa nous fêtons cet exploit personnel avec quelques Pisco Sour.


Le surlendemain, nous nous apprêtons à quitter le Pérou et à bientôt nous séparer après presque 3 mois de péripéties mémorables sur ce continent.


Bientôt, de nouvelles aventures, chacun de notre coté nous attendent. Nous sommes heureux de ce préambule ensemble en Amérique Latine et des souvenirs et expériences communes que nous emportons avec nous.

On espère avoir pu faire voyager aussi un peu avec nous ceux qui nous lisent !


Jour 1 : café trottoir
Jour 1 : départ de Cabanaconde
Jour 1 : étude de l'itinéraire
Jour 1 : la descente sans fin
Jour 1 : encore de la descente
Jour 1 : rencontre avec les cactus
Llahura Lodge
Jour 1 : la fatigue
Jour 2 : repérage des objectifs
Jour 2 : les oranges merveilleuses
Jour 2 : 750 m de dénivelé
Jour 2 : petit coup de fatigue

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