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La Team MyAtlas

Golden Bay : un séjour en or

Cap sur la "Baie dorée" pour une aventure vivifiante !
Du 8 au 17 janvier 2018
10 jours
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La route menant à Collingwood nous fait passer à la frontière de deux parcs nationaux. A gauche, Kahurangi National Park, et à droite, Abel Tasman National Park, où nous reviendrons très prochainement. C'est vraiment très beau.

Point de vue au Kahurangi National Park 

"Woah woah woah woah woah woah woah woah...

Ladies and gents, this is the moment you've waited for..."

Après avoir écouté en boucle toutes les chansons de The Greatest Showman, nous arrivons sur la Golden Bay !

Golden Bay ou la baie dorée. Cela fait rêver. Pourtant l'histoire lui avait attribuée un tout autre nom lors de sa découverte par Abel Tasman. En effet, c'est en 1642 que l'explorateur néerlandais jette l'ancre dans la baie. Survient alors un affrontement sanglant avec les Maoris. La baie est alors baptisée "Moordenaar's Bay" (Murderers Bay : Baie des meurtriers). Plus tard, elle se fait appelée "Baie du massacre", puis sa réputation prend un autre tournant dans les années 1840 lors de la découverte de charbon dans la région : "Coal Bay" (Baie du charbon). Quelques années plus tard, on découvre alors de l'or à Collingwood, et la baie devient Golden Bay.

Avant d'arriver à Collingwood, nous faisons une halte à Takaka, une petite ville réputée pour son côté hippie. Jolies boutiques colorées aux odeurs d'encens, cafés cosy, ambiance cool, produits locaux... Ça, c'est ce que l'on voit en tant que touristes. En réalité, c'est bien plus que ça. Takaka est une communauté qui se focalise sur son économie locale, l'écologie, l'entraide et le partage. Les habitants sont même allés jusqu’à créer leur propre monnaie, le « HANDS » (How About a Non Dollar System). Nombreux sont ceux qui pratiquent également une activité physique et/ou spirituelle, comme le yoga ou la méditation. Les gens sont très orientés santé, bien-être et connaissance de soi. Takaka reflète cet esprit apaisant et très positif.

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Le GPS nous conduit enfin à Collingwood, petite ville de bord de mer. Nous devons continuer encore quelques kilomètres pour arriver à l'adresse indiquée par notre hôte HelpX.

Pas d'histoire d'argent, c'est donnant-donnant !

«Help Exchange» ou «HelpX» est un site web qui met en relation des volontaires qui recherchent un hébergement plutôt qu'un salaire en apportant leur aide à des hôtes qui en ont besoin. Il s'agit donc d'un échange basé sur la confiance et le désir de partager et d'apprendre. Les tâches sont définies par l'hôte, ainsi que le nombre d'heures par jour à "travailler" en échange d'un lit, de toutes les commodités et parfois les repas sont compris. Cela peut être du travail en ferme, de l'aide pour les tâches quotidiennes dans une famille, avec des enfants, dans un hôtel/backpackers, ou même sur des bateaux. Ce type d'expérience est vraiment enrichissant si l'on veut vivre avec les locaux, parler une autre langue, s'immerger dans une autre culture, proposer ses talents en bricolage, jardinage ou ménage mais également acquérir de nouvelles compétences. Évidemment, cela permet d'avoir aussi un point de chute pour visiter une région, et l'hôte peut alors s'avérer être un excellent guide, plein de bons conseils et anecdotes.

Notre destination est un peu isolée mais semble être quand même à 10 minutes de la plage. Nous empruntons le petit chemin qui mène à la maison... qui s'avère être une auberge plutôt qu'une maison ! Nous pensons arriver chez des gens pour les aider dans leurs tâches quotidiennes en échange de l'hébergement, et en fait, il s'agit de donner un coup de main pour faire les lits et le ménage dans les dortoirs, espaces communs et cottages. Une belle surprise ! Nous sommes ravies ! D'autant plus que nous tombons totalement sous le charme de l'endroit, dès la première visite.

Bienvenue à The Innlet Backpackers and Cottages !

Nous sommes accueillies chaleureusement par le couple de managers : Sandra, une allemande et Roberto, un italien. Tous les deux se sont rencontrés ici, alors que Roberto était volontaire et Sandra, une voyageuse. Nous faisons la connaissance également de deux autres helpers qui sont là depuis quelques jours : Narumi, une japonaise toute mignonne et Sarah, une australienne de mon âge. Elles ont l'air très sympa aussi.

La maison principale

L'endroit, tout simplement incroyable, se situe au pied de collines en demi cercle, complètement recouvertes d'herbes, d'arbres et de fougères.

Vue depuis les collines surplombant The Innlet 

Il y a donc une grande maison principale avec cuisine, salon, salles de bain, deux chambres doubles et deux dortoirs.

Comme à la maison ! 

Dehors se trouvent plusieurs cottages, plus ou moins grands, tous très charmants.

Il y a également une cabane en bois sur pilotis, avec deux toilettes sèches. Juste à côté, une douche dans une plus petite cabane, réservée pour les volontaires.

Nous sommes entourés par la nature luxuriante, mais aussi des arbres fruitiers, de jolies fleurs et un petit ruisseau au-dessus duquel est suspendu "The Web" ! Littéralement, la "toile d'araignée", mais ici, il s'agit (heureusement !) d'un grand filet accroché dans les arbres et sur lequel tu peux t'allonger, pépère, bercé par le bruit de l'eau qui ruisselle.

Tranquilou bilou 

Lorsque Mathilde et moi suivons Sandra pour la visite guidée la première fois, nous sommes comme des gamines, à s'émerveiller du moindre brin d'herbe. C'est tellement cosy, paisible, coloré... parfait ! Un véritable havre de paix. Dire qu'on va travailler et vivre là !!

On est pas mal là, hein ? 

La joie est à son comble lorsque nous découvrons notre chambre. Nous traversons le ruisseau sur des planches en bois et accédons à un autre coin de verdure. Narumi et Sarah partagent une chambre juste à côté du hangar-atelier-séchoir. Quant à Mathilde et moi, nous héritons de la petite caravane verte dans le jardin ! Un vrai nid douillet 😀

Notre chez-nous ! 
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Première règle : enlever ses chaussures avant d'entrer dans la maison principale et les cottages. Autrement dit, on travaille pieds nus ! Et ça, c'est vraiment cool !

Nous sommes désormais des housekeepers ! On travaille environ 3h par jour, à partir de 9h30. On apprend donc à faire les lits et à bien vérifier partout pour le ménage. On est souvent deux par deux pour les cottages et les espaces communs. Au début, je fais équipe avec Mathilde, et puis, comme on s'entend bien avec les deux autres filles, on alterne. Quand je suis avec Sarah, je lui donne des cours de français. Elle s'entraîne sur une application linguistique sur son téléphone. Elle est toute contente d'avoir appris "L'oiseau mange l'insecte" ! On rigole bien. En retour, elle me montre comment bien faire les coins de lit avec le drap, comme ils font pour les lits d'hôpitaux (sa mère est infirmière). C'est bien utile !

Les reines du ménage ! 

Les deux managers sont formidables. Sandra, c'est le côté allemand : c'est carré, c'est droit, c'est organisé. Avec Roberto, c'est plus relax. Il apporte une touche d'humour et relativise les choses. Ils se complètent bien. Ils sont également très attentionnés envers nous et prennent bien le temps de nous montrer ce qu'il faut faire. Nous avons souvent droit à une petite pause café et gâteaux, ainsi que des produits du jardin. Nous faisons également la connaissance du propriétaire, Jonathan, qui vit un peu plus dans les hauteurs. Il est très sympa aussi. C'est vraiment une bonne ambiance. Comme une petite famille.

The Innlet Family ! De gauche à droite : Sarah, Mathilde, Jonathan, moi, Sandra, Roberto et Narumi. 
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(Surtout mange !)

La météo n'est pas toujours très clémente durant notre séjour. Il y a comme un micro climat au-dessus de l'auberge. Les jours ensoleillés, nous partons explorer la région, très souvent accompagnées de Sarah et Narumi, et les jours de pluie, nous nous mettons aux fourneaux ! Crêpes, tarte à la tomate, quiche, muffins, pâtes Hernandez (spécialité de Mathilde venant de l'un de ses potes, Hernandez. Super bon !), samosas... On réveille les sens de nos colocataires voyageurs ! On se régale bien.

"Tout ce que veulent les femmes, c'est manger." Elizabeth Gilbert, auteure de Mange, Prie, Aime.

Atelier samosas 

J'en profite également pour prendre mon premier cours de yoga, gratuit ! En effet, Sandra et Roberto sont amis avec BJ, un prof de yoga original, assez âgé avec de longues dreads. Un personnage ! Avec les filles et d'autres personnes, nous assistons donc à son cours dans un gymnase de l'école de Collingwood. Pas facile, mais qu'est-ce que ça fait du bien !

Place à la détente 

On sympathise également avec les voyageurs qui sont juste de passage ou qui restent plusieurs nuits. Un couple d'irlandais, des amies françaises ou encore Leo, un israélien, avec qui on rigole bien.


La petite anecdote du premier soir à l'auberge


Mathilde, Leo et moi sommes tranquillement installés au salon, à bavarder en sirotant du thé. Je me lève pour aller aux toilettes, ouvre vivement la porte qui mène à l'entrée (où se trouvent les WC) et tombe sur un couple, tout nu, dans son lit ! La femme, enceinte, dort, et son mari bouquine à côté. Sans couverture. Sans rien. L'homme sursaute et se tourne vers moi. Je fais des yeux ronds. Je ferme la porte en m'excusant. Je me retourne en direction de Mathilde et Leo qui viennent de comprendre que je me suis trompée de porte, et que j'ai donc pénétré dans l'une des chambre double ! Il faut dire que cette porte et la porte menant à l'entrée sont juste à côté. L'histoire se termine par un fou rire général même si je suis hyper gênée maintenant !


Les jours qui suivent, je finis par me sentir un peu moins débile puisque nous constatons que je ne suis pas la seule à m'être plantée de porte !


Avec Sarah, sur la colline surplombant The Innlet 

Lors d'un (autre) jour pluvieux, Sarah nous emmène ramasser des cockles (petites palourdes néo-zélandaises), sur la plage à marée basse en face de l'auberge. Un autre monde !

Calme plat

Un autre de mes moments préférés durant ces 10 jours : la soirée burgers avec la Innlet Family ! Un vrai moment de convivialité et de pur régal avec des légumes du jardin !

Miam ! 
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Notre première escapade aux alentours de l'auberge est la forêt de Milnthorpe Park. Nous suivons un chemin forestier avec de grands arbres, et encore et toujours, des fougères.

Nous débouchons sur une grande plage de sable blanc. Un véritable terrain de jeux pour nos nouveaux amis les chiens ainsi qu'une troupe d'acrobates.

La plage regorge de coquillages absolument magnifiques ! J'ai envie de tous les prendre !

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Direction Wharariki Beach avec Mathilde et Narumi.

Cette plage du bout du monde est le point le plus au nord de l'île du Sud. Elle est accessible uniquement à pieds, par un chemin dans la forêt, puis au milieu de collines verdoyantes et enfin sur des dunes de sable.

Fort contraste au niveau des paysages 

La météo n'est déjà pas terrible lorsque l'on débarque sur la plage, et elle commence à se dégrader très sévèrement. Le ciel se couvre, le vent se lève, les vagues grandissent et le sable glisse en longues traînées sous nos pieds. C'est une drôle d'ambiance, mais belle à regarder se transformer si rapidement. Nous allons rendre une petite visite aux phoques ("seals") échoués sur les rochers. Il y a des bébés ! En marchant ensuite sur la plage, nous pouvons même en approcher un de plus près. Il faut faire attention car si tu le déranges, il peut carrément t'arracher un bras !

Si Wharariki Beach est un peu paumée, elle est tout de même connue pour son groupe de quatre petites îles, Archway Islands, dont deux d'entre elles forment des arches naturelles.

La marée monte dangereusement. Et il commence à pleuvoir. Nous ne pouvons pas faire demi-tour sur la plage, nous devons emprunter le chemin qui traverse les collines.

Nous atterrissons dans un champ de moutons. Et là, la pluie se transforme en énorme averse ! Nous ne voyons pas très bien les balises à suivre pour revenir à la voiture. On décidons de suivre la clôture. Narumi n'a qu'un petit gilet blanc, et même Mathilde et moi sommes trempées avec nos vestes imperméables. Nos appareils photos s'abritent tant bien que mal dessous. La pluie, c'est une chose, mais lorsque le vent s'y met aussi, cela donne un mélange peu agréable. On marche toujours sur les collines, au milieu des moutons. Cela nous paraît interminable !


Nous parvenons finalement à retrouver le parking et courons nous mettre au chaud dans la voiture.

Quelle journée !

On aura au moins vu nos premiers phoques !

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"Oh, ça me fait penser à Étretat !" s'exclame Mathilde en arrivant au bord des falaises.

Ce cap est situé juste à l'entrée de Farewell Spit, une immense bande de sable à l’extrémité nord de l'île du Sud. Il fait partie des caps néo-zélandais les moins visités en raison de son éloignement géographique, et pourtant, il vaut vraiment le coup d’œil !

Les phoques s'amusent dans les vagues

En marchant un peu vers le nord, on peut admirer des décors à l'irlandaise et même distinguer le début des dunes de la péninsule Farewell Spit. C'est vraiment superbe.

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Préparez vos yeux ! Mon appareil photo et moi n'étions pas au courant de ce que nous allions voir, et nous en avons pris plein la vue !

Farewell Spit ("Presqu'île Farewell") est le plus long banc de sable de Nouvelle-Zélande. Il part du Cap Farewell et s'étend sur 26 km au-dessus du niveau de la mer et 6 km sous l'eau. Lorsque l'on regarde sur une carte, il fait penser à un bec de Kiwi !

Nous commençons par marcher du côté Est de la bande de sable, sur une longue plage à marée basse. C'est beau. Et il y a des tas de petits crabes !

Nous profitons de ce décor apaisant un long moment, puis décidons d'escalader l'une des dunes à gauche pour voir ce qui se trouve de l'autre côté. Et là, c'est le choc ! L'émerveillement à l'état pur ! Des dunes et du sable fin et doré, ponctués de petits bassins d'eau bleue, à perte de vue du côté nord !

On peut voir l'océan au loin, de l'autre côté. 

"La vie, ce n'est pas seulement respirer, c'est aussi avoir le souffle coupé." Alfred Hitchcock

Face à cette immensité, j'ai un sentiment de liberté, de joie infinie et l'envie d'explorer encore plus loin. Je pourrais y rester des heures, à photographier chaque grain de sable tellement cet endroit me captive.

Après avoir traversé ce désert enchanteur, nous arrivons de l'autre côté de la péninsule, sur une plage absolument immense. Et il n'y a personne ! Nous croisons seulement des bus de touristes qui roulent sur la plage et se rendent plus loin.

Farewell Spit est une réserve de vie sauvage. A ce titre, elle est fermée au public, sauf pour les visites organisées qui emmènent les touristes jusqu'au phare, à la pointe de la péninsule. Seule une petite zone de quelques kilomètres, là où nous sommes en train de marcher, est libre d'accès.

Les dunes abritent des colonies de fou austral et la partie Sud est la maison de milliers d'oiseaux de mer.

"I'm an unicorn"

Selon moi, cet endroit fait partie des trésors de la Nouvelle-Zélande. Il est tellement surprenant. Jamais je n'avais vu un tel paysage.

Bien des voyageurs que l'on rencontre ne poussent pas leur périple jusqu'ici car l'endroit semble un peu éloigné de tout. Pas tant que ça finalement. Il n'y a qu'une seule route et il faut faire demi-tour quand tu arrives au bout, mais le trajet ne dure que 45 minutes depuis Takaka. Et cela vaut vraiment le déplacement !

Une journée encore parfaite, qui nous remplit la tête d'images merveilleuses ! 
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Juste au nord de Cape Farewell se trouve Fossil Point et ses nombreux coquillages et créatures fossilisés. Cet endroit marque également le commencement de la grande péninsule de sable, Farewell Spit, sur laquelle nous avons crapahuté la veille.

La plage sur laquelle nous marchons un long moment s'étend à perte de vue. Hier, nous sommes venues sur cette même plage, mais plus au nord. Cela reste toujours aussi impressionnant, surtout quand on pense que ce n'est que le début des 26 km de sable.

Si l'on va dans l'autre direction (vers Cape Farewell), on peut voir les falaises et des petites îles rocailleuses. Nous retrouvons nos potes les phoques qui s'éclatent dans les vagues, au milieu de rochers couverts de moules.

Le chemin qui nous ramène à la voiture nous offre un tout autre paysage. La plage dorée laisse place à un décor complètement... vert ! Et cette fois-ci, ce sont nos amis les moutons (qu'est-ce qu'ils sont peureux ceux-là !) qui nous autorisent, malgré eux, à partager leur territoire.

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Un autre endroit emblématique de la région : Te Waikoropupū Springs ("Pupū Springs"), sources connues pour la clarté de l'eau et le volume d'eau évacué.

Mathilde et moi suivons un petit parcours dans la forêt de 15-20 minutes pour arriver au point le plus profond des sources. Le chemin nous fait suivre la rivière, où nous pouvons déjà voir de l'eau très très claire.

Les sources de Te Waikoropupū sont les plus grandes sources d'eau douce de la Nouvelle-Zélande, les plus grandes sources d'eau froide de l'hémisphère sud et contiennent certaines des eaux les plus claires jamais mesurées. Rien que ça !

Les eaux fraîches de Te Waikoropupū, constamment à 11,7°C, représentent la vie de Papa (déesse Terre-Mère) et les larmes de Rangi (dieu du Ciel).

Pour les Maoris de la région, les sources Te Waikoropupū sont un taonga (trésor) et un wāhi tapu, un lieu tenu dans une haute considération culturelle et spirituelle. Il est interdit d'y prendre de l'eau et d'y plonger, sauf autorisation par le DOC.

On peut facilement voir le fond, même les parties les plus profondes. Visibilité : 63 mètres ! 

L'eau est vraiment belle au soleil ! Sa teinte naturelle bleutée et sa transparence, les plantes aquatiques, les bulles qui dansent à la surface rendent l'endroit assez magique et unique. On pourrait voir sortir des créatures imaginaires, cela ne choquerait pas !

Le fond du lac est recouvert de sable blanc. On peut voir de petits tourbillons qui entraînent le sable vers le haut. Ces évents sont connus sous le nom de Dancing Sands ("sables dansants").

On peut distinguer chaque petit détail au fond de l'eau, le moindre rocher, la moindre algue. C'est assez impressionnant.  

Les sources sont également remarquables pour le volume d’eau évacué par les huit bouches principales. On estime que 14 000 litres d’eau sont produits par seconde, ce qui est suffisant pour remplir 40 baignoires !

Encore une jolie merveille de la nature !

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Nos 10 jours de HelpX touchent bientôt à leurs fins... Déjà ? snif... Mathilde, Sarah et moi décidons donc de faire une dernière excursion dans la région avant de quitter The Innlet. Direction le lac Kaihoka, sur la côte Ouest.

Là encore, l'endroit est carrément perdu au milieu de nul part. Une seule route, pas de réseau, mais la nature qui nous entoure en vaut la chandelle.

Nous commençons à marcher sur le petit chemin qui longe le lac. Le ciel est couvert mais rend le paysage plein de mystères.

On marche à peine 30 minutes quand soudain... fin du chemin ! Et c'est même gentiment précisé sur un panneau !

Nous ne sommes pas venues nous paumer ici pour une aventure si courte. Nos âmes d'exploratrices nous font alors dépasser le panneau... à nos risques et... non ! N'y pensons pas, nous serons prudentes !


Nous nous enfonçons alors dans une forêt un peu glauque en espérant revoir la lumière du jour très bientôt. Nous suivons Sarah qui tente de tracer un chemin, et nous finissons par sortir des ténèbres avec une jolie vue sur le lac et... surprise ! De l'autre côté se trouvent des tas de superbes collines vertes, pleine de moutons ! Les cornemuses commencent à résonner dans ma tête.

"Et là, qu'est-ce qu'on fait ?"... "T'as vu ces collines ? Bah on y va, tu rigoles ou quoi !". Allez, c'est parti !

Tout ça pour nous toutes seules (et les mout-mouts). C'est grandiose ! En haut de la colline, deuxième surprise et pas des moindres : l'océan ! Là encore, on assiste à un contraste des paysages assez surprenant : l'autre versant des collines vertes pétantes est tout simplement du sable !

Freedom!

Maintenant qu'on a vu la super plage, on ne peut pas faire demi-tour. Autant prendre des risques jusqu'au bout, hein ! Nous enjambons la clôture et tombons sur un troupeau de vaches... et devinez quoi ? Un bœuf ! Mon passé avec cet animal au tout début de mon voyage en Nouvelle-Zélande m'a laissé un souvenir assez mitigé. Nous décidons de les contourner et de descendre direct en direction de la plage.

"On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va". Christophe Colomb

On se rend vite compte qu'il n'y a pas vraiment de possibilité de descendre sur la plage puisque le chemin herbeux se transforme en pente sableuse. Une seule solution : se laisser glisser sur la dune. Allez, on le fait ! Sarah passe la première, et ça a l'air fun ! Et ça l'est 😀

Sacrée glissade ! 

Nous voici désormais pieds nus sur la plage déserte. Enfin, pas si déserte que ça. Nous faisons la connaissance d'un oiseau qui de loin fait penser à un pingouin, et en se rapprochant, à un canard. Nous l'appelons donc tout simplement "canard-pingouin". Depuis, nous avons fait des recherches et il s'agit en réalité d'un Cormoran pie, une espèce d'oiseau de mer endémique d'Australasie et Malaisie.

C'est facile à photographier... ça bouge pas !
On continue l'aventure... 

Après la plage, nous traversons une zone pleine de rochers bizarres dont un qui ressemble fortement à une tête d'orque du Seigneur des Anneaux !

Nous finissons par arriver à un panneau stipulant que la zone que nous avons explorée est privée... oups ! Bon, fini de jouer les fanfaronnes, le jour commence à tomber, il faut penser à rentrer. Par où ? C'est là que ça se complique. Mathilde utilise son application Maps.me (cartes accessibles hors ligne) pour trouver la bonne direction... On doit passer par-dessus une clôture, traverser encore une forêt qui fout les boules et espérer atterrir sur la voiture. Rien que ça.

Sarah passe devant et progresse à l'aveuglette. Pour certaines parties, nous aurions même eu bien besoin d'une machette ! Heureusement (pour nous mais pas pour les animaux), nous tombons sur des pièges à rongeurs, qui sont numérotés avec des triangles oranges. Nous les suivons... Et après une descente chaotique à travers arbres et fougères, nous arrivons... sur le chemin de départ ! Quel soulagement !

Cette dernière belle aventure, pleine de surprises, nous a fait nous sentir fortes et fières de nous. Finalement, 30 minutes de balade qui se concluent par 3 heures d'exploration intense !

Nous rentrons passer notre dernière soirée avec Narumi et Sarah, dans un bar très sympa. Pizzas, bières et billard 😀 Bye bye les filles !

Pizza poulet-cranberries... un régal ! 

Demain, il faudra reprendre la route pour une nouvelle aventure : notre randonnée de 5 jours, Abel Tasman Coast Track ! Nous reviendrons à The Innlet après la marche pour récupérer nos affaires et profiter d'une dernière nuit dans notre caravane adorée 😀