Carnet de voyage

Asie du Sud Est

75 étapes
69 commentaires
13 abonnés
Dernière étape postée il y a 8 jours
Entre janvier et avril 2024, je voyage, sac au dos en Asie du Sud Est. Au programme Cambodge, Vietnam et sans doute les Philipines
Janvier 2024
14 semaines
Partager ce carnet de voyage
1
1
Publié le 5 janvier 2024

Voilà j'y suis presque ...mon sac est fait, les "détails" administratifs sont réglés. Demain c'est le grand jour. Je pars pour 3 longs mois de périple à travers l'Asie du sud-est, s'en suivra un deuxième voyage en Colombie et je dois dire que c'est assez... angoissant...On peut passer sa vie à rêver de voyage et puis un jour on franchit une étape : on prend un congé longue durée, on achète un billet d'avion, on s'inscrit sur des forums de voyageurs et on se met à rêver d'une autre vie.

Et puis lorsque le rêve pointe le bout de son nez, nous voilà tiraillée entre mille sentiments contradictoires. De l'excitation bien sur, mais aussi de nombreux doutes liés à la peur de l'inconnu. Partir seule au bout du monde, en suis-je capable? En ai-je vraiment envie? N'est ce pas trop dangereux? Et puis partir loin c'est aussi quitter ceux que l'on aime. Ne vont ils pas trop manquer à ma vie ? Vais-je supporter la solitude non choisie?


Au cœur de cette machine à laver émotionnelle, je me rappelle aussi à quel point j'ai envié tous ces gens qui se donnaient les moyens d'accomplir leurs rêves du bout du monde et qu'aujourd'hui ces gens c'est moi. Je me rappelle pourquoi ce rêve d'aventure est le mien puisque quand rien n'est prévu tout est possible. Je me rappelle que dans 30 ans je serai davantage déçue par ces choses que je n'ai pas faites que par celles que j'ai faites. Et pour ça, il faut bien mettre les voiles et sortir du, oh combien sécurisant, port.


Voyager, pour moi c'est avant tout sortir de ma routine et de ma zone de confort. Je pense qu'y parvenir est une petite reussite, un défi relevé auquel on peut devenir un peu accro. C'est aussi aller à la rencontres de nouvelles cultures et de nouveaux horizons: fréquenter des gens très différents, prêts à partager avec nous leur façon de vivre, leur conception du monde, leur nourriture, leurs valeurs, leur spiritualité. C'est se connecter avec la nature et découvrir de nouvelles lumières et de nouveaux paysages. Et puis voyager c'est aussi prendre le temps. Combien de personnes se plaignent d'en manquer " C'est un peu la course en ce moment". On vit en permanenence à cent à l'heure. On enchaîne le transport, le boulot, les sorties, le ménages. Me voilà libre de faire un trek de deux semaines, d'admirer un coucher de soleil ou de ne rien faire du tout. En voyage, on ne doit rien à personne, aucune attache ne nous lie à un lieu. Chaque jour, tout devient possible.


Alors voilà on en rêve, on en parle avec ses amis, on en rigole et puis vient le moment ou c'est bien plus qu'un jeux, soit on recule, soit on dit OUI, on saute dans le vide, on franchit le cap. Cette ligne imaginaire n'est pas facile à traverser, mais une fois fait, la vue de l'autre côté me semble spectaculaire...


Le contenu de mon sac de 60l
Le contenu de mon sac de 60l
2
2
Publié le 7 janvier 2024


Me voilà en route pour une aventure de 19 heures avec deux escales à Istanbul et à Hanoi, en direction de la luxuriante Siem Reap au Cambodge. Mon programme comprend deux semaines de volontariat à l'école ECC, où je donnerai des cours d'anglais à l'école publique cambodgienne. C'est un peu cocasse étant donné mon modeste niveau d'anglais. J'aurais préféré enseigner le français, mais même si le pays a été sous protectorat français de 1863 à 1953, seuls quelques anciens le pratiquent encore. Ainsi, c'est l'anglais, indispensable pour le tourisme, qui demeure la langue étrangère la plus répandue.

Dans l'avion, je profite pour parfaire mes connaissances sur le pays et ses codes sociaux:


* On dit bonjour en joignant les mains et en baissant la tête. Notre salut occidental en agitant la main signifie au revoir.


* On se couvre les épaules et les genou dans tous les lieux sacrés ainsi que pour enseigner. Le cambodge est un lieu tres religieux. Mêmes si les temples d'Angkor sont hindouiste, c'est aujourd'hui le bouddhisme theravada qui fait foi.


* On ne touche jamais la tête, même celle d'un enfant. C'est la partie la plus sacrée du corps. Quant aux pieds, impurs, ils ne doivent jamais être pointés vers le Bouddha.


* Il faut rester pudique. Garder son calme en toute circonstance et ne pas montrer son affection en public.


* Comme on le sait le pays a subi un génocide commis par les khmer rouges en 1970, c'est un sujet sensible à ne pas aborder.


* Si on est invité dans une maison, on se dechausse avant d'entrer et ne commence jamais à manger avant notre hôte.


À 20h le lendemain, après avoir admiré deux couchers de soleil en accéléré (le voyage vers l'est oblige), j'atteins enfin Siem Reap. Un chauffeur m'attend avec un couple de Français, Ali et Lison. L'ECC se trouve à environ 60 km. Sur place, je fais la connaissance d'une poignée de volontaires, dont Zara et Julie, trois Britanniques, Michael, un Américain expatrié en Asie depuis 8 ans, et Pauline, une Française très sympathique. Tous sont en voyage en mode backpacker, échangeant des bons plans et refaisant le monde.

Le lieu est simple mais charmant, avec même une piscine ! Les Cambodgiens semblent incroyablement gentils et souriants.

Mes premiers mots en khmer:

× Bonjour : Sousteay

× Merci ( beaucoup ) : Aw kuun ( cheran)

× Comment ça va ? Sok sa ba tey

Finalement, je ne pense pas souffrir de solitude...

Les photos sont prise ou les volontaires et moi vivons...

Le chien s'appelle Stincky il faut le laver tous les jours car il a une maladie de la peau. La photo de nourriture c'est mon petit déjeuner, quelque peu dépaysant... Quant à l'autel, il y en a des semblables dans tout le village, à l'effigie de Bouddha.

3
3
Publié le 7 janvier 2024

Premier jour entier au Cambodge et c'est un jour off, les cours commencent demain. On en profite pour organiser les deux premiers jours de volontariat la semaine prochaine. Les documents sont assez rudimentaires et il n y a pas vraiment de support de cours officiel, juste un cahier de bord et quelques feuilles d'exercices laissés par d'autres volontaires, on fera avec !

Le matin on va se balader à pied dans les environs et on va boire un café cambodgien au goût de chocolat. C'est l'occasion de tester les expressions cambodgiennes apprises la veille.

Ici il y a des temples à chaque coin de rue et les gens viennent y manger en famille avec leur réchaud, un peu comme si on allait manger une fondue à l'église, c'est étonnant.


En fin d'après-midi direction le Tonlé Sap, le plus grand lac d'Asie du Sud est, pour admirer le coucher du soleil sur une pagode et le village flottant de Chong Khneas.


Les photos sont jolies mais il n'est pas encore possible de partager les odeurs à distance et croyez-moi, parfois il vaut mieux pour vous !


4
4
Publié le 10 janvier 2024


L'ECC School est 100% gérée par les bénévoles de passage. Les plus anciens endossent le rôle de "coordinateurs" et orchestrent la semaine. Ici c'est Michael, un Américain, bouddhiste et un peu "perché", qui n'est la que depuis une semaine. Peu importe le nombre de bénévoles, chaque jour, nous devons jongler avec la gestion de 13 classes. Certaines se tiennent dans l'école primaire publique, d'autres au cœur de notre communauté de volontaires pour les enfants du coin n'ayant pas la chance d'aller a l'école. Ici quelques abris avec des tables en bois font office de classes

Pour chaque classe, il y a un panier avec quelques exercices ainsi qu'un cahier de bord dans lequel nous consignons les avancées des élèves et les sujets abordés. Il n'y pas vraiment de programme. Certaines flashcards ou autres documents créés par les anciens volontaires nous aident à préparer nos cours. Chacun essaie comme il peut d'amener quelques notions d'apprentissage aux enfants. Tout n'est pas forcément à jour et les différences de niveau sont parfois flagrantes. Heureusement, je suis entourée de personnes compétentes et motivées qui prennent leur mission très au sérieux. L'arrivée d'Hannah, prof d'anglais à l'école primaire en Angleterre change la donne. Elle devient notre mentor à tous, apportant son savoir-faire. Je suis contente d'être entourée de native speaker qui garantissent la qualité du cours enseigné, même si c'est parfois fatigants de se concentrer toute la journée pour les comprendre, surtout lorsqu'ils parlent entre eux. Sacrés British !


Ma première classe, dirigée par Julie, une Britannique de 57 ans, se tient dans une petite salle le lundi matin. Nous explorons ensemble les mystères du corps humain.


Le soir, une autre petite classe, moins avancée, se concentre sur l'alphabet et les chiffres. Ces enfants de 10 à 12 ans accusent un retard considérable. Faire preuve de créativité, parfois en jouant au clown, devient une nécessité, mais les résultats sont là.


Le deuxième jour, après avoir mené ma classe du matin en solo et conclu avec le jeu délirant "Taco Goat Cheese Pizza" que j'ai déniché en Suisse et que j'adore, je me lance dans une séance de yoga journalière avec quelques volontaire.

L'après-midi, direction notre spot incontournable pour un Ice Coffee rafraîchissant. Empruntant un vélo d'un autre temps, je sillonne le village. Ici, pas un touriste en vue, juste l'essence authentique du Cambodge. Les 34°C me font sérieusement sentir la chaleur, et je me demande comment font les locaux avec leurs pulls d'hiver et leurs bonnets en fourrure. Le mystère plane !


Le moment fort de la journée pointe son nez : j'accompagne Hannah pour son cours à l'école publique. Je fais connaissance avec les enfants dans la cour, et on se lance dans une partie endiablée de cache-cache loup. Être animatrice, ça aide toujours un peu, non ? La classe, avec ses 48 élèves en uniformes, se déroule à merveille. On aborde la phonétique avec des sons et des gestes rigolos. Les enfants sont tout excités, manifestant un besoin touchant d'apprentissage. C'est vraiment adorable. Quand ils font bien, ils méritent un high five en signe de récompense. À la fin, c'est une pluie de câlins en guise de remerciements.


Le soir, je retrouve mes petits mecs qui ne pensent qu'à une chose jouer! Je débarque avec mes idées d'animation parce qu'apprendre l'alphabet façon classique, c'est franchement snooze-ville. Alors, j'ai lancé un truc révolutionnaire : on apprend en courant. On peut pas nier, c'est ça, être une animatrice dans l'âme !


Les jours suivants seront rythmés par ces quelques leçons journalières. Faut dire que, finalement, je suis en mode apprentissage moi aussi. Mon anglais, c'est sûr, il sera au top à la rentrée !




5
5
Publié le 11 janvier 2024

Le cambodge est incontestablement un pays marqué par une pauvreté importante. Elle semble principalement toucher la campagne. Dans notre "village" les gens vivent dans des conditions précaires. Les maisons et les rues sont délabrées et souvent jonchées par des montagnes de déchets. Certaines constructions sont à l'abandon et les eaux des égouts remontent souvent à la surface, laissant une odeur douteuse à l'air ambiant... Si certaines maisons sont en brique d'autres sont faites en paille, en bois ou en taule. Les gens dorment essentiellement dans des hamacs et la cuisine se trouvent à l'extérieur. Les voitures sont rares, le moyen de locomotion le plus répandu est le scooter. Il n'est pas rare de retrouver jusqu'à 4 personnes sur un scooter. Les enfants les conduisent aisément et dès leur plus jeune âge.

Hier, nous sommes sortis en ville de Siem Reap, principalement dans la "Pub street". Je suis choquée parce que je vois, le contraste entre campagne et ville est carrément scandaleux. Ici, nous nous retrouvons dans un mini Las Vegas principalement destiné aux touristes, venus en ville pour se défouler et faire la fête. Les rue sont entièrement décorées de lumières vives, les bars aux musiques occidentales se font concurrence. Partout, des boutiques avec des produits chinois. Ici le dollar rend le coût de la vie extrêmement cher pour un local. Si ça t'éclate, pour un dollar, tu peux goûter un scorpion, une migale ou encore un cafard grillé. Je n'ai pas encore testé cette attraction touristique....pas sûre de vouloir essayer.

Je découvre aussi le tourisme sexuel en observant des couples improbables à la terrasse des pubs. Ton papa il est vachement blanc quand même... Après la quiétude rurale, l'animation de la ville est perturbante.

Grâce à Anthony, un expat, nous tombons sur une soirée plus authentique au "Laundry bar" ou locaux et expatriés se mélangent. Tous les mercredi soir, c'est soirée "open mic". Tu choisis ta chanson et un band ultra compet t'accompagne dans une ambiance de folie et plutôt rock'n roll. Nous massacrons wonderwall et nous passons un bon moment tous ensemble. Si tu as faim, il y a des œufs dur pour 2000 riel au bar... 🙄


Une cuisine à la campagne
Pub street
Vous avez faim?
Une cuisine à la campagne
6
6


Aujourd'hui, c'est vendredi, le dernier jour de cours de la semaine. Ce matin, j'enfourche un vélo un peu plus performant que la dernière fois et décidé de m'égarer dans la campagne, au bord de la rivière. Je m'aventure sur un sentier de terre battue, bucolique, entre les bananiers et les fermes, pédalant joyeusement vers une destination inconnue. Les maisons, essentiellement perchées sur pilotis, défilent tandis que les poules, les bœufs et les chiens errants croisent mon chemin. Puis la forêt s'élague donnant vue sur des rizières d'un vert éclatant.

Surprise agréable, je tombe sur une scène charmante et pleine de simplicité: quatre petits garçons de la communauté locale pêchant à main nue dans un lac asséché devenu champ de boue, transformant l'endroit en un terrain de jeu aquatique. Je n'ose pas les prendre en photo en flagrant délit mais capture, après coup, une de leur prise miraculeuse.

Une meute de chien errant finit par me bloquer la route et me pousse a rebrousser le chemin. De toute façon, c'est, 11h, l'heure du lunch ( ici les gens mangent très tot mais je me reveille à 6h30 tous les matins donc cela ne me dérange pas).

S'en suite une après-midi pleine de complicité avec les enfants d'ECC school, une visite en ville et un smoothie glacé.

Je ne sors pas ce soir. Je garde de l'énergie pour le week-end prometteur qui nous attend : l'exploration des temples d'Angkor, une balade à vélo de 40 km pour admirer une bonne partie des temples demain et une visite guidée matinale pour admirer le lever du soleil sur Angkor Wat dimanche. Le rendez vous est à 4h45. Ça va piquer sec...



7


Samedi, nous partons entre francophones explorer les temples d'Angkor pour la première fois. Nous décidons de louer des vélos en ville et nous enfourchons nos montures pour environ 40 km de trajet à travers la forêt. La veille, nous avons vérifié les points d'intérêt et retenu 6 temples qui nous semblent dignes d'être explorés. Les plus touristiques seront visités demain avec un guide. En réalité, il y a plus de 200 temples à voir dans la cité d'Angkor, cela remet un peu les idées en place, non ? Le trajet est à l'ombre entre les arbres et me donne un sentiment de liberté grisant.

Il y a même des sortes de pistes cyclables qui rendent le trajet assez safe. La nature est absolument magnifique, la balade est aussi captivantes que les visites en elles-mêmes. La journée est carrément incroyable, et je me retrouve avec tellement de belles images en tête et dans mon appareil que choisir va être un véritable casse-tête.

Dans l'ordre nous explorons Prasat Kravan, Banteay Kdei, Ta Keo, Don Mao, Ta nei et enfin Phnom bakheng pour le coucher du soleil. Nous abandonnons Preah Khan faute de temps.

Mon top 3 de la journée:

1. Banteay Kdei

2. Ta ney

3. Ta Keo


Banteay Kdei :

Temple bouddhiste, construit au XIIe sous le règne du roi Jayavarman VII, ou JVII pour les intimes. Le temple présente une architecture détaillée. Sur ses façades les bas-reliefs représentant des scènes de la vie quotidienne, des divinités bouddhistes et des motifs floraux.

Je suis fascinée par le mélange incroyables entre ce monument religieux et la végétation puisque le temple est envahi par d'imposants fromagers ( les arbres pas le camembert) dont les racines minent l'édifice à plusieurs endroits. On y retrouvent plusieurs tête de Bouddha retrouvés enterrées lors des travaux de restauration.


Ta Ney :

Ce temple bouddhiste de la meme éoque est relativement petit par rapport à certains autres dans la région. En plein dans la jungle il offre une expérience de quiétude et se visite au son des animaux locaux. Pas du tout fréquenté, nous nous retrouvons dans la peau d'explorateurs qui le découvrons pour la toute première fois.

Comme beaucoup de temples de cette époque, Ta Nei était probablement utilisé à des fins religieuses, servant peut-être de lieu de culte et de méditation.


Ta Keo :

En arrivant a Ta Keo sur mon vélo, je suis fascinée par la lumière environnante de ce lieu mystique et imposant.

Ta Keo a été construit au cours du règne du roi Jayavarman V au Xe siècle. Cependant, son achèvement a été interrompu, et il n'a jamais été consacré. C'est un temple-montagne en forme pyramidale typiquement hindouiste, en l'honneur de Shiva, le dieu de la destruction et de la régénération dans la Trinité hindoue. Cependant, au fur et à mesure que l'Empire khmer a évolué, il y a eu une transition vers le bouddhisme mahayana.

Ces nombreuses marches rappellent celles des pyramides Maya permettant d'accéder à une vue spectaculaire sur la nature environnante.


Ma déception : Phnom bakheng

Nous débarquons pour le coucher de soleil sur ce temple qui avait tout l'air de promettre une expérience épique. Malheureusement, tout le monde a eu la même illumination. Le temple est pris d'assaut par une horde de touristes en mode invasion. Le sunset n'a pas grand intérêt. Après cette journée loin du monde, je ne prends aucun plaisir à visiter ce lieu en pleine rénovation.

Heureusement journée se termine sur une note positive puisque nous finissons nos visites dans la nuit, à observer au loin les portes d'Angkor Wat ( le plus grand et le plus connu temple de cité d'Angkor) la dont les lumières se reflètent dans la douve qui l'entoure. Si l'ont fait fi du fait que nous nous faisons attaquer par une bande de moustiques carnivores et affamés, c'est un moment suspendu. Mais il est déjà l'heure de rentrer car demain nous retournons à Angkor Wat pour le lever du soleil. Le réveil sonnera à 4h du matin.... et nous avons encore 45 minutes de routes à vélo.


Notre retour se fait dans une nuit totale, n'y a-t-il pas de lumière publique dans la campagne cambodgienne? Heureusement 2 des 5 vélo éclairent quelques peu grâce à leur dynamo et Gaetan utilise son téléphone pour faire des flash de sécurité. Aucune envie de me retrouver telle une crèpe khmère sur le bord de la route angkorienne. En parlant d'alimentation, le soir c'est un restaurant aux magnifiques saveur qui nous attends avec un personnel particulièrement gentil et rayonnant.

Cela me fait penser qu'il faut absolument que je vous parle de la nourriture khmer et des cambodgien avec leurs sourires scotchés et leurs rires contagieux


8
8
Publié le 14 janvier 2024

Un peu d'histoire: la civilisation d'Angkor était une ancienne civilisation khmère qui prospérait dans la région qui est aujourd'hui le Cambodge, entre les IXe et XVe siècles. Elle est surtout connue pour son complexe de temples spectaculaire, dont le célèbre Angkor Wat. Les Khmers ont développé des avancées impressionnantes dans l'architecture, l'art, et l'ingénierie hydraulique pour gérer l'eau dans la région. Angkor a été un centre culturel, politique et religieux majeur dans l'Asie du Sud-Est médiévale, marquant une période de grande prospérité et d'influence pour la civilisation khmère.


Notre programme de dimanche. Un lever à 4h du matin pour aller voir Angkor Wat ( signifie capitale temple) s'éclairer à la lumière du lever du soleil. Le temple initialement hindouiste, plus grand monument religieux du monde a été construit par Suryavarman II au début du XIIe siècle  en l'honneur de Vishnou. On y a retrouvé le sarcophage de SII dans une stupa à 25 mètre de profondeur.

Évidemment cela vaut le coup même si je n'ai quasi pas dormi de la nuit. Notre guide est un peu décevant mais il est agréable d'être "transporté" après la journée fatigante d'hier et le lever matinal.

Après Angkor wat, nous visitons Bayon et ses impressionnantes têtes de Bouddha géantes, Tapun, la terrasse des éléphants et enfin Ta Prohm, incontestablement mon coup de cœur du week-end. Construit à la fin du XIIe siècle, par JVII en l'honneur de sa mère, Ta Prohm est connu à travers le monde comme le lieu où le film Tomb raider à été tourné. A chaque passage, on s'attends à voir Indiana Jones ou Lara Croft sortir de derrière un pilier tombé. Ici la nature à repris ses droit et c'est se mélange de racines et de pierres ( de la latérite et du grès) qui donne à ce lieu une atmosphère toute specifique au lieu.


9
9
Publié le 16 janvier 2024

Une petite vidéo réalisée par mon collègue Pierre. Pour ceux qui ont instagram




https://www.instagram.com/reel/C2J9qVhSScu/?igsh=OWpwZ2luMWNhbHh4


10

Un petit article pour vous parler de la logistique et de la façon dont je vis et compte vivre les 3 prochains mois en tant que backpacker.

Mais qu'est-ce qu'un backpacker ? Le mot backpacker vient de l’anglais et signifie littéralement « porteur de sac à dos« . Autrement dit, un backpacker est un routard, un bourlingueur, une drôle de personne qui a décidé de partir à la découverte du monde en se trimballant sa maison sur le dos. En réalité, je pense qu'il existe autant de façons d’être un backpacker qu’il y a de backpackers.

Selon moi, les backpackers cherchent à revenir à un mode de voyage plus simple et plus authentique. Moins confortable. On cherche à se détacher du matériel : on laisse notre énorme garde-robe chez nous et on n’emporte que quelques vêtements. Pour ma part, je n'ai amené que 5 t-shirt, 2 pulls, 2 shorts et 2 pantalons pour ces prochains mois. Mais rassurez-vous, je les lave ! Cette première semaine, j'ai pris l'habitude de laver mes habits pendant ma douche journalière (photo 1). Comme ça, jamais aucun habit sale dans mon sac ! Malheureusement, le week-end étant chargé et les volontaires toujours plus nombreux (18 personnes à partager une seule douche), je n'ai pas pu me permettre de continuer. Je lave mes habits dans une bassine à l'extérieur avec un grattoir et les fait sécher au soleil. Lorsque je voudrais un peu plus de confort et des habits bien pliés et qui sentent bon, les machine à laver ne sont pas exclusivement occidentale, il y a toujours moyen de trouver une laundry quelque part...

Étant donné que je porte ma maison sur le dos (50 litres + un petit Queshua: photo 2 ) j'ai opté pour des sacoches, par type d'affaires, ce qui me permet de retrouver ou sortir facilement mon matériel (photo 3) Pour une bordélique comme moi, elles sont une réelle bénédiction. Je suis équipée d'une trousse "dodo, parfaitement astucieuse pour les nuits en dortoir si je veux rentrer tard et be pas réveiller tout le monde en farfouillant dans mon sac. Mon dortoir est partagé avec 5 autres filles de tout horizons. Je les aime toutes, même l'australienne qui met son réveil à 6h30 tous les matins.... (photo 4 et 5)

J'ai aussi dans mes bagages, une corde pour faire sécher mon linge, un mousqueton, des ciseaux et du fil à couture et tout cela m'est déjà utile. Une vraie Mac Giver... J'ai également amené des médicaments type cortisone ou antibiotiques, on se sait jamais. Ici, c'est le pays des contrefaçons et malheureusement, c'est aussi le cas pour les médicaments...Heureusement ce n'est pas le cas de tous les produits. Mon achat local le plus profitable, un produit anti-moustiques (photo 6). Celui que j'ai emmené de Suisse est aussi utile qu'un K-Way dans le désert un jour de canicule !

Les backpacker font souvent du "slow traveling", une approche du voyage plus détendue et immersive. Contrairement au "tourisme rapide", le slow traveling encourage les voyageurs à prendre leur temps pour explorer un endroit, à s'immerger dans la culture locale, à rencontrer les habitants et à apprécier davantage l'expérience. Cela implique généralement de passer plus de temps dans chaque destination plutôt que de visiter plusieurs endroits rapidement, pourquoi pas en faisant un workaway ou volontariat. Exactement ce que je fais ici à ECC school.

Le backpacker dort plutôt en auberge de jeunesse. Ce n’est pas uniquement une question d’argent. Ces hébergements favorisent les échanges et créent une intimité partagée. L'idée de dormir avec plein de gens m'effrayais quelques peu et pourtant tout va bien ! Je ne troquerait mon dortoir contre une chambre single pour rien au monde ! Enfin, pour l'instant! On en reparle dans 2 mois ?

Ici, si la nourriture est délicieuse, les rations de sont parfois un peu justes et il faut en laisser pour les autres... Tant mieux, moi qui voulait perdre du poids! Quant aux frigos, ils n'existent pas, les aliments lorsqu'ils sont stockée au frais, sont entreposés dans de grands bacs rouges, avec de la glace (cuisine photo 7 et 8. Frigo photo 9). Hier nous avons préparé le repas avec Gäetan. La viande vendue au marché n'était pas au frais et sponsorisée par les mouches locales. Euh je préfère ne pas y penser tout compte fais!!




11
11
Publié le 18 janvier 2024

Ce matin, n'ayant pas de cours, nous partons avec un petit groupe de volontaires, visiter la ferme de Lotus de Siem Reap. Le projet, géré par une entreprise sociale, Samatoa Lotus, qui vise à offrir un travail décent à des femmes vulnérables, récolte et transforme la fibre de lotus en textile eco-responsable. Agriculteurs, filateurs, tisserands et tailleurs travaillent main dans la main pour créer des vêtements de haute qualité et équitables.

L'un des objectifs du Samatoa est de connecter le marché du luxe aux plus pauvres : en achetant une veste de luxe, un consommateur offre 2 mois de travail !

Le fil de est produit grâce aux tiges de Lotus sacrés. Les agriculteurs sélectionnent les tiges en fonction de leur niveau de maturité. Ils sont ramassés en bateau, 4 fois par jour, une tonne par semaine.

Après le nettoyage, les fileuses coupent soigneusement autour des tiges et tirent leurs extrémités pour en extraire les fibres du lotus, douce, respirante et brillante. Douze couches de fibres doivent être superposées et roulées avec précaution et précision pour produire un fiil de haute qualité. Une fileuse produit 250 mètres de fil par jour. En raison de sa complexité, ce processus doit être réalisé exclusivement à la main.

Après la découverte de cet artisanat, direction le Lac Lotus et ces 20 hectares de fleurs sacrées, notre balade en barque est éblouissante. Les lotus tous plus beau les uns que les autres nous émerveillent. L'agriculteur nous fait découvrir les odeurs et les saveurs de chacuns d'entre eux ( les graines se mangent ) et nous fabriquent de magnifiques bouquets. Au retour, nous tombons sur un troupeau de buffles d'eau sauvage. Un vrai rêve éveillé au royaume khmer...





12
12
Publié le 19 janvier 2024

Ici dans notre petit village, pas de supermarché, les produits frais se vendent au marché local qui offre une variété de produits tels que des légumes, des fruits, du poisson et de la viande. Le secteur agricole joue un rôle essentiel dans l'économie cambodgienne.

13
13
Publié le 20 janvier 2024

Depuis 3 jours une musique tonitruante annonce un mariage dans le village. Ils sont presque nos voisins et on installé une structure gigantesque au milieu de la route. Tout est un peu kitsch: chaises en bois dorés, fausses fleures et paillettes. Vendredi c'est le grand jour, le mariage commence à 6h du matin et finit au bout de la nuit. C'est un défilé de robes, de prière et de musique traditionnelle. Le soir, un buffet de 5 plats est proposé aux invités. Nous comprenons que nous sommes les bienvenus moyennant une donation de 15 dollar ce qui est onéreux ici. Nous réfutons car finalement la démarche n'est pas forcément authentique et nous ne connaissons pas la mariée. Peut être une autre fois.


L'après-midi, nous partons en vélo, plus de deux heures, dans les champs de riz avec Gaetan, nous allons au bout d'une route de terre et nous retrouvons au milieu du vert, éclatant, des buffles d'eau et de milliers de canard nous coupant le chemin. Au retour, nous nous perdons et nous nous retrouvons chez des gens! La propriétaire nous indique la route de terre, dans un éclat de rire à la fois moqueur et bienveillant.

14
14
Publié le 21 janvier 2024

Ca y est, c'est déjà vendredi, je donne mon dernier cours avec Pauline a ECC non sans un pincement au coeur. Le moment de partir approche et mine de rien on s'attache à ces petites têtes brunes.

Le soir, nous allons être frenchies ( Pauline, Estelle et Gaetan) voir un spectacle de cirque en ville, le phare circus. Cette association, fondée par d'anciens réfugiés des Khmers rouges, offre des opportunités éducatives et artistiques à plus de 1200 élèves défavorisés à Battambang et permet aux diplômé de l'école de gagner un salaire décent.

Si le scénario est poussif et le public, quasi exclusivement des blancs du 3e âge, a la molesse d'une pâte à modeler oubliée au soleil, les numéros sont plutôt jolis et ont le mérite d'offrir une performance dégenrée. Nous passons un bon moment entre dépit, fou rire et étonnement. Nous faisons une photo souvenir avec la troupe.

Ensuite, direction un bar où les rythmes endiablés nous entraînent sur la piste de danse. Je me lance dans ma toute première partie de beer pong. Et pour les plus sportifs d'entre nous, un skatepark nous attend sur le rooftop.

Samedi, on enfourche nos vélos pour explorer une dernière fois les temples avec Bat Chum, Pré Rup, Ta Som et Neak Pean, le temple flottant pour lequel j'ai un petit coup de coeur.

Les 40 km à vélo ont laissé des traces, mais c'était ma dernière soirée à ECC, alors on fait durer le plaisir avec du karaoké et des fous rires jusqu'au bout de la nuit. Mais c'est déjà demain...

15
15
Publié le 21 janvier 2024

C'est dimanche soir et je vous écris depuis la petite cabine couchette 9B du bus en direction du sud-ouest du Cambodge, un trajet de 11h jusqu'à Sihanoukville. Ensuite, un ferry m'attend pour m'emmener vers Koh Rong Samloen, une île paradisiaque à deux pas de la frontière vietnamienne


Ce soir, après avoir mangé au resto, j'ai dû dire adieu à mes nouveaux amis avec un gros pincement au cœur. J'aurais bien aimé les fourrer dans mes bagages.... Pierre m'a escorté en scooter jusqu'à la station de bus, après 10 minutes dans une salle d'attente hop, me voilà partie. À l'entrée du bus, on m'offre une bouteille d'eau et un sac en plastique pour y mettre mes chaussures, je rentre dans le bus pieds nus...

La cabine n'est pas aussi grande qu'une suite présidentielle, mais une fois allongé, c'est plutôt cosy. Je suis quand meme contente de ne mesurer que 1m62. À Saloemn, je rejoins Mayla, une volontaire d'ECC qui y est dejà, pour environ 24h et ensuite il me faudra rencontrer de nouvelles personnes et sociabiliser.Ça me rassure un peu de retrouver une tête familière au milieu de cette aventure tonitruante. C'est difficile de dire au revoir à mon premier havre de paix, ou tout était facile, mais je suis prête à vivre ce que la suite du voyage me réserve.

16
16
Publié le 23 janvier 2024

Premier jour sur l'île paradisiaque de Koh Rong Sanloem. Je n'ai pas de grandes ambitions après la petite nuit en sleeping-bus que je viens de passer.

Dans le speed boat qui m'amène à l'île, je croise Nicolas, un professionnel du poker français qui combine travail et voyage depuis des mois.

L'île m'accueille avec ses eaux cristallines, évoquant la péninsule du Yucatan. L'auberge ou dort Maïla est vraiment chouette, en front de mer, tu peux chiller dans un hammac, jouer au billard, au bière pong et autres jeux en bois. Très vite je fais de nouvelles rencontres des 4 coins du monde dont Axel un Australien qui adore les jeux comme moi.

Heureusement, je me rends compte que je peux tenir des conversations en anglais pendant des heures sans trop m'épuiser. Progrès, check ! Cela dit le undercover en anglais c'est pas si simple !

Ma journée consiste à bronzer sur un matelas flottant, rougir comme une crevette au soleil, et à m'adonner à des jeux de cartes ou au puissance 4. Cependant, je ressens une hésitation quant à l'authenticité de cet endroit, perçu comme cher et exclusivement réservé aux voyageurs occidentaux.

Demain, je compte explorer l'île sous un angle différent, en quête d'aventures. Rester une semaine sur la même plage, très peu pour moi.



17
17
Publié le 23 janvier 2024

Aujourd'hui nous partons explorer l'ouest et le sud de l'île avec 4 compagnons de voyage, Sayan et Connor, deux british, Alex un australien et ma copine française, Maïla. Nous partons vers midi sans savoir que notre ramdonnée durera près de 7h pour 18 km de marche environs. Ici la randonnée n'est pas le sport national...

À Koh Rong Sanloem, pas de routes goudronnées ni de moyens de transport sophistiqués, juste nos pieds et des bateaux pour naviguer sur cette île. Aucune connexion téléphonique ou internet ici, donc la meilleure option reste de se déplacer en groupe.

Après une traversée d'une quarantaine de minutes, nous atteignons Lazy Beach, une étendue de sable fin si isolée qu'elle semble avoir oublié de s'habiller. On s'y baigne, on y pratique même du yoga – je me transforme en prof de yoga pour ces garçons aussi souples que des planches en bois.

Ensuite, direction le sommet de la montagne pour admirer les sculptures divines des Carving Stones. Bouddha avec ses bras souples, Garuda, le dieu oiseau hindou, Ganesha, l'éléphant divin, et même une réplique du temple d'Angkor Wat se tiennent là, au milieu de la nature, comme si l'île avait décidé d'organiser une exposition d'art sans prévenir personne.

Notre aventure nous conduit ensuite vers le sud de l'île pour dénicher un phare d'un autre temps. La vue depuis son sommet nous permet d'admirer l'île entière. Le retour à Lazy Beach est incontournable pour admirer un coucher de soleil avant de rentrer a la "maison".

À 19h, nous sommes de retour, fatigués mais ravis d'avoir donné un sens à notre journée. Et bien sûr, tout se termine par un dîner dans un restaurant turc qui nous régale parce que même les aventuriers ont besoin de carburant. Je m'isole pour écrire ce texte pas sûre de vouloir éterniser ce soir ( est ce la peine de préciser qu'ici c'est samedi soir toute la semaine?)



18
18
Publié le 24 janvier 2024

Aujourd'hui, aprè avoir dis au revoir à Maïla et m'être baladée sur la plage à la recherches de jolis coquillages, je pars toute seule faire une petite croisière organisée autour de l'île.

Au programme différentes activités : nous commençons par faire naviguer au nord de l'île pour y faire une heure de snorkeling. Cela ne vaut pas la mer rouges mais les coraux sont plutot jolis. Cela n'est pas le cas partout. Au Cambodge, beaucoup de coraux ont été abîmés définitivement à cause de la pêche intensive.

Puis nous nous lançons dans une compétition de pêche à la ligne ( une bobine, un fil de pêche, un galet et un appât), un poisson pêché = une bière offerte. Contre toute attente, je gagne le concours haut la main en pêchant 3 poissons d'affilés, même un petit requin!

Puis nous accostons dans l'unique village de l'île, un village de pêcheurs, à M'pay bay pour y admirer le coucher du soleil, en haut de la colline. J'y rencontre deux chinoise lumineuses et rigolotes avec qui je sympathise longuement. Nous echangeons sur nos cultures et pays respectifs. Tant mieux, jusqu'à là, une Française un peu boring et ne parlant pas un mot d'anglais me tenait la jambe....

Une fois le soleil couché, nous rejoignons le bâteau pour y grignoter un barbecue et faire un dernier plongeons pour admirer les planctons luminescents.



19
19
Publié le 26 janvier 2024

Aujourd'hui, le vent fait le show, nous empêchant de rejoindre directement Koh Rong depuis ma plage. Pour attraper le speed boat, on se tasse à dix dans une barque minuscule, l'eau nous mouille jusqu'à mi-cuisse – et bien sûr, c'est le jour où je choisis de porter un pantalon. Les vagues jouent les intrus, s'invitant à bord et arrosant allègrement mes affaires. Pas de panique, on verra ça plus tard.

Je suis fatiguée car je suis couchée tard et ce matin j'ai déjeuné à l'aube avec les deux chinoises. Elles m'ont révélé les dessous du système économique et politique chinois, la pression familiale sur les enfants pour briller, les difficultés des femmes face à la maltraitance, et le tabou des enfants hors mariage. Les Chinoises dévoilent un esprit critique qui m'a agréablement surprise.

Arrivée à Koh Rong, je snoobe les Tuk-tuk et préfère une marche le long de la plage vers mon auberge. Un lagon se jette en rivière dans la mer, m'obligeant à une nouvelle baignade habillée. Puis, je m'enfonce dans la jungle et débarque à ma guesthouse dix minutes plus tard. Différente de la précédente, elle respire le calme et l'authenticité, tenue par Dolla et ses potes cambodgiens

Avant même de m'installer pour une sieste, je fais la connaissance de Sharonne, l'Américaine d'origine coréenne, baroudeuse depuis un an et demi, et des deux espagnoles survoltées, Idoia et Jessica. À mon réveil, l'atmosphère familiale explose. Dolla et ses potes nous entraînent à partager poisson et crevettes grillés autour d'un feu. Malgré la fatigue, je m'emballe pour une virée nocturne et full moon party sur la plage avec les filles, car Koh Rong c'est aussi le pays de la fête...

20
20
Publié le 27 janvier 2024

Aujourd'hui, je suis sensée retrouver Gaetan et Estelle, le couple de Français que j'ai rencontré au volontariat. Mais après leur nuit en sleeping-bus ils décident de se reposer pour la journée.

Après ma baignade matinale, je décide donc de me balader dans le village d'à côté, la ou sont là plupart des guesthouses et des magasins. Ici les commerce ont été pris d'assaut par les chinois et pas de la meilleure des manières...

En me baladant à la recherche d'un petit-déjeuner, je tombe sur Corinne, une Zurichoise rencontrée à Sihanoukville et sur Philippo, un Italien expatrié depuis 2 ans sur l'île. Philippo nous propose de nous driver sur son scooter pour aller découvrir ses spots préférés. Premier scooter à 3, sans casque et à pieds nus: check.

La route après le village n'est pas terminée et oscille entre terre et sable, puis la chaussée s'améliore et nous prenons un peu de vitesse. Nous longeons l'île sur sa côte puis nous la traversons directoon le nord jusqu'à lonely beach qui porte bien son nom. ( voir plan)

Après quelques heures à se prélasser dans l'eau nous traçons vers un authentique village de pêcheurs sur pilotis, Prek Svay (2e croix sur le plan) ou nous chillons dans deux lieux incroyables pour le coucher du soleil. Nous rentrons dans la nuit. Philippo n'a pas bu qu'une bière et à fumé plus que de raison, alors je suis contente d'arriver en vie au village, avant de retrouver mes amis français

21
21
Publié le 28 janvier 2024

Estelle et Gaetan sont là et nous passons la journée ensemble. Je leur fait découvrir les endroit de l'île que Filippo m'a montré hier. A trois sur un scooter nous explorons l'île.


Puis nous partons à l'aventure dans la jungle pour randonner. Gaetan est un chauffeur de scooter un peu moins chevronné, nous ne connaissons pas bien l'île et certain passages épiques sur les routes délabrées nous font vivre quelques frayeurs. La journée est belle mais épique, entre le scooter, la rencontre d'un serpent, d'un essaim de frelons sur notre route, et les chiens errants grognants et hurlants dans la nuit sur le chemin du retour (sans parler de la tempête du soir), je crois que demain sera consacrée à chiller et à lire.



22
22
Publié le 29 janvier 2024

Me voilà partie de Koh Rong, ma prochaine destination: Kampot. Le speed boat surpeuplé pour quitter l'île remue énormément car la mer est particulièrement agitée, les gens crient comme dans l'avion lorsqu'il y a des turbulences. Le capitaine, qui joue à un jeu sur son téléphone n'a pas vraiment l'air de s'en soucier.

Ici le bâteau ne sert pas qu'à transporter des passagers, il fait aussi office de bâteau postal et livre des quantités de paquets et légumes outremer.

Arrivée à Sihanoukville, je décide bêtement de marcher le long d'une route ultra polluée avant d'aller manger un morceau sur le chemin de la gare en faisant mes comptes. Je vais devoir changer une partie de ma monnaie cambodgienne, le riel en dollar (1$ = 4000 riel, on est tres vite millionaire ici) , car la monnaie ne s'exporte pas en dehors du pays et dimanche, je suis déjà au Vietnam.

Je ne m'arrêterai pas à Sihanoukville plus longtemps. Sihanoukville est immense Chinatown chinois, blindée de Casinos. La plage est dépotoir ambulant et à plupart des bars sont orientés prostitution. Ici il ya énormément de trafics d'enfants à des fin d'exploitation sexuelles. La mafia chinoise occupe une place importante ici et le taux de criminalité y est très élevé .

Je fais une sieste dans la gare qui a l'air d'un dépôt désaffecté en attendant mon train...qui n'a qu'un seul wagon. ( il n'y a qu'un train par jour et qu'une destination !)





23
23
Publié le 31 janvier 2024

Kampot est une province du sud du Cambodge réputée pour son ambiance tranquille et son poivre renommé a l'échelle mondiale. Mon hostel, le Yellow sun est nichée le long de la rivière Preak Tuek Chhu. La première soirée, je fais connaissance, devant un joli coucher de soleil, avec plusieurs francophones, très sympas, il y a même deux copines suisses, de Lausanne.

Je regrette de ne pas savoir conduire scooter pour aller explorer la région par moi-même, tant pis je fais avec les moyens du bord et réserve une excursion dans la région pour le lendemain.

L'excursion commence la matin avec une visite des marées salants. Le processus est simple, l'eau de mer est introduite dans des bassins peu profonds. L'eau s'évapore progressivement sous l'effet du soleil et du vent, laissant derrière elle le sel qui est ensuite récolté à la main avant d'être envoyé à la capitale pour être trié et nettoyé.

Puis nous nous rendons dans une grotte abritant un petit temple hindou datant du 7e siècle. Les Cambodgiens voient dans les formation calcaire, un dessin représentant deux éléphants, un signe divin? Si les explications sont sommaires, la visite de la grotte dans le noir total est assez acrobatique et épique puisqu'il faut parfoid sauter de pierre en pierre

Puis direction la plus grande production de poivre de Kampot, mon coup de cœur de la journée. "La Plantation" est une entreprise éco-responsable, créée en 2013 par un couple franco-belge, spécialisée dans la production d'épices de qualité. Ici, les traditions sont respectées pour préserver le goût de chaque épice. Elle emploie 250 personnes pour produire notamment le fameux poivre de Kampot, connu dans le monde gastronomique. Ici, pas de machine et pas de pesticide. Chaque grain de poivre est récolté à la main depuis sa liane et séché au soleil. L'entreprise, grâce à ses revenus finance une association qui vise à améliorer l'éducation des enfants dans la région.

Le processus est minutieux et la visite (en français par un français!) est fascinante.

Puis, nous enchaînons avec une dégustation du poivre vert, rouge noir et de tous les mélanges d'épices qui me ravivent les papilles. Je finis avec un chai latte délicieux et une glace au poivre surprenante.

Dernière étape, nous prenons la route pour Kep et son marché au Crabe. Avec mon acolyte du jour, une italienne dont j'ai oublié le nom, du choisissons notre crabe frais, que nous dégusterons 5 minutes plus tard sur la plage.

Je rentre en fin d'après-midi pour participer à un intense cours de yoga en ville avec mes deux compatriotes suisse, avant d'aller manger au restaurant. De retour à l'hostel, ma journée se prolonge jusqu'à tard avec les français à coup d'apéro et partie de Kems. Après cette journee de presque 24h, c'est décidé demain je ne fais rien (enfin si j'y arrive) !


24
24

Aujourd'hui, nous nous embarquons dans une expédition audacieuse vers le parc national Preah Monivong, cap sur la Bokor Hill Station, à environ 1h et quelques nuages de poussière (ou plutôt 1h40 en réalité) en scooter depuis Kampot. Notre troupe hétéroclite comprend Lucie et Greg, deux Français hyper-friendly, deux Espagnoles rencontrées à Koh Rong, miraculeusement colocataires à Kampot, et Pierre, le compère du volontariat à Siem Reap, et son amie ecossaise.

En tant que liant de ce joyeux équipage qui ne se connait pas encore, je prends place derrière Greg, prête pour ce road trip vers les sommets à 1080 mètres d'altitude. La route sinueuse à travers la nature est un véritable régal pour les deux roues, agrémentée de lacets parfaits entre les arbres et des familles de macacques.

On ne sait pas trop à quoi s'attendre là-haut, mais c'est tant mieux, car les monuments qui jalonnerons notre périple seront pour le moins étranges...

Au sommet, trône un Bouddha géant dans le brouillard. Note pour la prochaine fois : apporter un pull, car là-haut, ça caille ! Le brouillard devient notre meilleur ami, faisant une croix sur la vue...

Après cette pause, cap vers un "lac de montagne" qui s'affiche sur notre radar. Rien à voir avec les lacs suisses, c'est plutôt un bassin artificiel rempli de carpes et autres poissons d'eau douce. L'attraction locale : nourrir les poissons avec des croquettes, entourés de pédalos en forme de cygnes qui semblent tout droit sortis d'une autre époque.

Continuant notre périple, nous tombons sur une série de bâtiments désaffectés ou à moitié construits, une vieille église un peu glauque, un ancien palace, décor parfait pour un film d'horreur. On se demande en rigolant qui sera le premier à y passer...

Affamés, nous cherchons le lieu le plus proche pour manger. C'est un casino chinois cinq étoiles, tout neuf et complètement vide. On entre avec une pointe d'appréhension dans ce lieu où il y a plus de travailleurs que de clients. Décorations bizarres, lampions chinois et un lapin de Pâques. On dirait que j'ai suivi le lapin d'Alice au pays des merveilles et me voilà dans un rêve éveillé très étrange. Je suis persuadé que c'est un repère de blanchiment d'argent pour la mafia chinoise, mais bon, quand on a faim, les principes s'envolent, non ?

Après ce festin, direction un ancien village cambodgien où trône un temple et où vivent encore quelques moines...

Le soir devant le coucher de soleil de notre auberge, je médite sur cet endroit complètement déconnecté que nous avons visité. Après quelques recherches, nous découvrons que Bokor Hill Station était une station de montagne construite à l'époque coloniale française pour échapper à la chaleur écrasante du Cambodge.

Pendant les guerres d'Indochine et civile cambodgienne, c'était le théâtre de conflits. Sous le régime khmer rouge, la région a été abandonnée, connaissant des périodes d'abandon et de négligence. Aujourd'hui, elle est un paradis pour les amateurs d'urbex, avec ses bâtiments abandonnés et une ambiance digne d'un thriller. Et nous qui pensions juste partir en balade !


25
25
Publié le 3 février 2024

Pour mon avant dernier jour à Kampot et puisque nous avons déjà vu tout ce qu'il y avait à voir dans le coin, direction Arcadia Backpacker, un hostel qui fait aussi office de parc d'attraction aquatiques. Ici les manèges sont délabrés et un peu flippant, à l'image de ce vieux toboggan ultra raide au rebords quasi inexistant qui te projette à 5 mètres de haut...

Après quelques sauts, nous partons pour une petite balade en canoë sur la rivière Preaek Tuek Chhu. En route, nous faisons une halte inattendue pour partager une bière avec trois cambodgiens, ravis de pouvoir partager une photo avec trois européennes en maillot de bain... euh...

Demain, journée tranquille pour préparer la suite : le Vietnam et avec comme première destination Ho-Chi-Minh. Cette semaine à Kampot n'aura peut être pas été celles des plus beau paysages mais elle aura été celle des belles rencontres et amitiés naissantes entre voyageurs, des apéro qui s'éternisent et des fous rire authentiques, guitare à la main. Je suis ravie de découvrir de nouveau horizons mais laisse un peu de moi ici et emporte dans ma tête et dans cœur tous ces souvenirs mémorables.

26
26
Publié le 5 février 2024

Voilà 30 jour que je suis au Cambodge et mon visa arrive à expiration. Il est temps pour moi de vous faire un petit retour général avec les 2-3 plus et moins du pays. Je ne parlerait pas des visites ou des lieux mais du pays en général ( bien sur Koh rong était magnifique, les temples spectaculaires et mon volontariat super enrichissant mais tout cela a deja été évoqué)


Ce que j'ai particulièrement aimé :


* La gentillesse et la bonne humeur des gens


De manière générale, j'ai trouvé les Cambodgiens particulièrement souriants, conviviaux et chaleureux. Serviables, ils n'hésitent pas à perdre un peu de temps pour t'aider à trouver ton chemin ou répondre à ta demande, quitte à appeler un de leur amis ou un membre de leur famille s'ils nont pas réponse a ta question ou s'ils ne parlent pas anglais et pennent à te répondre. La fille d'un tenancier est même revenue en scooter de l'école, pour m'expliquer d'où provenait la glace de leur Iced Coffee!

La culture cambodgienne encourage souvent une attitude positive malgré les défis passés du pays. Très joyeux, ils éclatent de rire très souvent et je dois dire que cette bonne humeur, plutôt contagieuse, va surement me manquer !



* La nourriture

La nourriture Khmère mériterait à être davantage connue à travers le monde car elle est savoureuse, parfumée, épicée mais elle ne pique pas, contrairement à la nourriture thaïlandaise.

Le riz est la base de la plupart des repas cambodgiens. Mon coup de cœur culinaire : le "amok", un plat emblématique, composé de poisson ou de viande cuits à la vapeur dans une sauce de lait de coco, mélangés à des épices et à de l'œuf.

Le "lok lak", spécialité à base de viande marinée, généralement du bœuf, servie avec une sauce piquante est aussi une spécialité du pays.

Les Cambodgiens sont aussi friands de soupe comme le "Samlor M'chou Khmae", une soupe aigre-douce qui combine des ingrédients tels que du porc, des crevettes ou du poisson avec des légumes, y compris des ananas, le tout dans un bouillon parfumé.

Quand aux fruits, ils sont particulièrement savoureux, à manger ou à boire dans un smoothie. Mangues, noix de coco, ananas, fruits de la passion, avocats, fruits du dragon, bananes ou encore le tamarin ou le ramboutan, moins connus par chez nous.

Quand à la bière, elle n'est pas très bonne mais sa consommation est encouragée puisque les canettes renferment, tel un jeu un gratter, la possibilité de gagner une nouvelle bière, un dollar, 20'000 riel ou même une voiture ! ( même chose pour les cigarettes, si tu rends 3 paquets vides, tu gagne un paquet gratuit, pas trop dans la vogue anti-tabac dans nos pays occidentaux...)



* La facilité pour se déplacer d'un point A à un point B

Cette spécificité n'est pas propre au Cambodge mais a l'Asie du Sud Est toute entière. Ici une plateforme de reservation "12GoAsia" repertorie l'ensemble des bus, avions et trains du pays et propose des options pour chaque itinéraire. Le billet se prends en ligne et annonce le point de check-in et de dépose. Il suffit d'arriver 30 minutes au point de rendez vous et le tour est joué. Quant au Tuk-Tuk, il existe une application, Grab (similaire à notre uber) qui permets de les appeler en un simple clic et qui propose des prix fixes, évitant tout malentendu et tentative d'entubage par le chauffeur. Bien sûr, il est aussi possible de louer un scooter sans permis de conduire mais ça c'est un peu plus critiquable...



Ce que j'ai moins aimé :


* La pollution

Si vous avez une âme d'écolo, accrochez vous car les déchets jonchent le sol un peu n'importe où, plus particulièrement à la campagne. Ici, pas de système de gestion des déchets, encore moins de recyclage. Chacun jettent ses déchets ou bon lui semble et lorsqu'il y en a trop, un petit feu de joie vise à réduire tout cela en cendres. Je vous épargne l'odeur de plastique brûlé dans la campagne de Kampot. Et puis évidemment les canettes de bières, les casques de moto, les moteur, cela ne se brûle pas, mais ca les gens n'ont pas l'air de s'en soucier. Même les plages de Koh Rong, aussi belles soient elles, sont envahies de déchets en tout genre qui finissent dans l'océan. Combien de fois j'ai voulu ramasser les déchets pour les mettre à la poubelle, sauf que cette même poubelle sera, elle aussi, jetée dans la nature...

Si cette réalité choque, on sait aussi que l'écologie est un problème de riches n'est ce pas ? Trier ses déchets, cela coûte cher et ne rapporte rien. Enfin la pauvreté à bon dos et je trouverait important que l'écologie soit une matière aborder dans l'éducation des enfants.



* Les attractions touristiques hors de prix

Les Cambodgiens sont très forts pour faire de la moindre montagne et de la moindre cascade asséchée une attraction touristique qui se paie au prix fort par rapport au niveau de vie du pays. Il n'est pas rare de payer 40 dollar une journée de tourisme alors que la nuit en dortoir de coûte que 5 dollars. Ici le moindre coin de nature se monnaie et les supposés guides ne sont souvent que de simples chauffeurs de van à l'anglais très approximatifs. Mes deux rencontres avec des guides ont provoqué chez moi quelques déceptions. Vive les scooter, la liberté de mouvement et attention aux pièges à cons !



* La tragique histoire du pays


Je n'ai pas eu l'occasion d'aller faire les musée à Phnom Penh mais j'ai eu l'occasion de discuter à nombreuses reprises de la tragique histoire du pays, notamment de la période sombre du régime des Khmers rouges dirigé par Pol Pot de 1975 à 1979. Le S-21, ou Tuol Sleng, était un centre de détention et de torture situé à Phnom Penh. Des milliers de personnes y ont été détenues, torturées et exécutées, souvent accusées de crimes imaginaires contre le régime.

Le génocide orchestré par les Khmers rouges a entraîné la mort de près de deux millions de Cambodgiens, soit environ un quart de la population. Les victimes comprenaient des intellectuels, des professionnels, des artistes et d'autres considérés comme une menace potentielle pour le régime communiste. Cette période a laissé des cicatrices profondes sur le pays, et le Cambodge continue de faire face aux conséquences de ces atrocités aujourd'hui. Si vous voulez mieux comprendre l'histoire, je vous conseille le film "D'abord ils ont tué mon père", réalisé par Angelina Jolie que jai regardé dans le bus. Aujourd'hui, dans un autre registre ( économique plutôt que politique) les cambodgien subissent la mainmise des sociétés chinoises un un peu partout, mais plus particulièrement dans le sud du pays.


Budget :

Pour ceux que ça intéresse, vous trouverez dans les photos un résumé de mes dépenses durant un mois au Cambodge, sachant que j'ai fait deux semaines de volontariat et dormi uniquement dans des dortoirs.





Amock chicken
Fruit du dragon
27
27
Publié le 5 février 2024

L'expérience du bus de Kampot (Cambodge) à Ho Chi Minh (Vietnam), sensée durer 8h30 est plus qu'épique. Au total, pas moins de 3 bus différents pour presque 12h de route.

Le premier tronçon en minibus jusqu'à la frontière, je le partage, par pur hasard avec Pierrre, qui se rend à l'île de Phu Quoc.

A la frontière, le bus nous lâche. A nous de retrouver un chauffeur de l'autre côté. Ici, le passage de frontière se fait à pied, symbolisant l'autodétermination de quitter un pays et d'arriver dans un nouvel état. Je suis stressée car mon visa indique Hanoi comme ville d'arrivée alors que je suis à Ha Tien. Heureusement, ça passe ! Après 4 contrôles de poste frontière ( bienvenue chez les communistes) je suis officiellement au Vietnam. S'en suivra une heure, d'attente, un minibus jusqu'à la station de ma compagnie puis un interminable trajet en bus couchette. Le trafic est intense et nous sommes quasiment à l'arrêt. Je finis par arriver avec presque 3h30 de retard dans la mégalopole d'Ho Chin Minh (Heureusement, grâce au WiFi d'un restaurant en route, j'ai pu prévenir Gaetan et Estelle, que je suis senséee retrouver, de mon arrivée tardive.)


Durant ces presque 12h de trajet, je prends le temps de me renseigner un peu sur le Vietnam grâce aux documents imprimés en Suisse, avant de partir. Je n'apprend rien car j'ai j'ai déjà pas mal mal échangé avec les backpackers sur le pays :


🇻🇳 Bien sur, avec ses 1600 km verticaux, le Sud est très différents du Nord. A cette période de l'année, s'il ont peut visiter des grottes et escalader des montagnes en doudoune au nord, le sud est propice au bronzage sur la plage, au surf et au maillot de bain obligatoire. Je commence par le sud mais me prépare déjà psychologiquement à devoir enfiler une veste à nouveau !


🇻🇳 Avec ses différents climat et sa flore riche, le Vietnam est considéré comme un haut lieu de biodiversité de la planète. Mais il concentre aussi un grand nombre d'espèces menaces d'extinction comme la tortue du Vietnam, les éléphants plus qu'une centaine et les rhinocéros déjà disparus. En cause, la déforestation et l'extension des cultures sur brûlis ou encore la chasse et le braconnage.


🇻🇳 Le Tet, le Nouvel An vietnamien, est la fête la plus importante du pays, mais il est déconseillé de voyager pendant cette période en raison des transports bondés, des activités touristiques fermées et des hôtels plus chers. Les Vietnamiens accordent une grande importance aux traditions, mettant le pays à l'arrêt pendant près de deux semaines. Malchanceusement, j'arrive au Vietnam 6 jours avant le Tet, mais j'ai prévu le coup. Après une nuit à Ho Chi Minh et trois nuits dans un homestay dans le delta du Mékong, je me dirigerai vers Phan Rang, mon spot de kitesurf, pour rester là pendant une dizaine de jours, le temps que le Tet passe mais pour améliorer mon niveau, car depuis avril 2023 en Égypte, je n'ai plus remis les pieds sur une planche !


28

Je ne suis pas fan des grandes villes et encore moins en Asie, mon passage dans la cité se résumera à trouver une carte sim locale, tirer de l'argent à la banque (30'000 dong = 1chf, la monnaie est encore plus dépréciée qu'au Cambodge) et manger un morceau ( un hu thieu nai, un bouillon de bœuf épicé. La chaleur rend l'expérience un peu complexe).

Ici, la circulation est intense, le bruit constant et l'air pollué et humide difficilement respirable. Chaque traversée de la route est une épreuve en soi. Assez vite, je découvre que les Vietnamiens du sud ne parlent pas un mot d'anglais, je sens que la communication s'annonce compliquée. Les gens sont moins chaleureux et plus froid qu'au Cambodge, le dépaysement est saisissant.

Ho Chi Minh est un mélange entre traditions vietnamiennes et influences modernes. De grandes enseignes côtoient de vieilles échoppes. La ville est décorée en préparation du Tet et c'est pas désagréable à regarder. Si le pays semble pudique, nous tombons étrangement sur une veille femme complètement nue qui se lave dans la rue, sur son tabouret en plastique.

Nous penons a trouver l'entreprise de sim card et les procédures administratives prennent un temps fou, mon identité est contrôlée à de multiples reprise. Souriez, vous êtes fliqué! Gaetan et Estelle m'accompagne patiemment dans ces démarches.

Nous sommes soulagés de quitter cette fourmilière de 8 millions d'habitant avec le bus local, en direction de notre Homestay à Ben Tre, dans le delta du Mekong. Je demande au chauffeur s'il peut nous signaler quand on arrive à Ecoco (le nom de notre homestay), le chauffeur se met à rigoler en se moquant et parle vietnamien. J'enclenche traducteur automatique a son insu.... vu sa réponse, (cf images) ecoco à une signification graveleuse en vietnamien...


29
29
Publié le 7 février 2024

Ecoco Home est un homestay au milieu de la jungle du delta du Mekong. L'endroit est isolés de tout, à 7 km du village de Ben Tre ou l'on est venu nous chercher en scooter.

Le projet de Ecoco, entreprise familiale est de pouvoir faire découvrir la culture locale aux voyageurs: cuisine, pêche, plantes médicinales ou encore handicraft en noix de coco. Il faut dire qu'ici c'est la capitale de la noix de coco, plus de 71'000 hectare sont destinés à la plantation de coco dans la province.

La famille est chaleureuse, accueillante et écolo. Ici, tout est fait en noix de coco, des les assiettes et services, les cosmetiques, en passant par les lampes et les tapis qui jonchent le sol ou encore les pots de fleurs. Quand aux sanitaires, ils sont entièrement fabriqués à base de feuille de cocotier, selon une technique ancestrale.

Amy, la tenancière partage avec passion sa culture et tous les soirs nous avons l'opportunité de confectionner de succulents repas avec sa famille, comme le Banh Xéo, une crêpe vietnamienne farcie aux crevettes. Je ne suis la que trois nuits mais je suis déjà amoureuse du lieu.

Après une balade en vélo de plusieurs heures et en plusieurs étapes, entre les plantations de palmier et les rues fleuries en prévision du TET, nous nous retrouvons en fin de journée pour fabriquer, selon une tradition séculaires des "Coconut Candy" dont voici la recette :


Étape 1 : Casser l'écorce des noix de coco avec une machette en quartier, puis y détacher l'ensemble des fibres. ( sans se couper les doigts).

Étapes 2 : Casser les noix de coco en tapant d'un coup sec avec la machette et y faire couler leur jus.

Étape 3 : Rapper les noix de coco à la main en s'asseillant sur une râpe spécifique.

Étape 4 : Mettre la coco rappé en boule dans un filet fin et presser à la main pour en extraire le lait.

Étape 5 : Y ajouter un sirop de riz concentré et mélanger.

Étape 6 : Faire cuire le tout 45 minutes sur le feu en remuant ( feu conçu avec des feuilles et de vieilles ecorces de cocotier )


Étape 7 : Laissez refroidir et dégustez !




30
30
Publié le 8 février 2024

C'est partie pour une journée into the wild dans la jungle et pirogue sur le Mekong avec Amy, la tenancière d'Ecoco Home. Toute la journée nous récolterons de quoi manger, en complète autonomie et parfaite communion avec la nature !

Après avoir enfilé nos bandeaux vietnamiens et nos chapeaux de fermier faits de feuilles de palmie (Non là), nous prenons la direction d'un des deltas du Mékong.

Cette aventure authentique débute par une séance de pêche au filet, nous offrant quelques poissons et crevettes d'eau douce pour notre festin à venir. Par la suite, nous explorons la faune et la flore locales, ramassant à même la pirogue des fruits jusqu'alors inconnus.

Accostant sur la rive, telles des yamakasi, nous sautons par-dessus la rivière pour récolter bananes, oranges et noix de coco ! L'ascension du cocotier pour ces dernières est épique. Après avoir rappé la noix de coco hier, ce sont mes jambes et mes bras que je rappe aujourd'hui! La préparation de cette dernière à la machette pour en extraire son eau, puis la dégustation de sa chair, ajoutent une dimension exotique à notre expérience.

Nous cueillons également des fleurs comestibles et des plantes comme le taro, une tubercule tropicale ressemblant à la pomme de terre. Amy, aussi agile que créative, nous impressionne en tressant un panier en feuilles de palmier pour transporter nos trouvailles, tandis que les chapeaux servent également de contenants. Ici, pas de produits de la civilisation ; nous fabriquons nos assiettes, table, baguettes avec des végétaux et allumons notre feu selon des méthodes ancestrales (pyrite et fibre de coco).

Après avoir grillé les crevettes fraîchement pêchées sur la pirogue, nous nous baignons dans le Mékong avant de savourer notre festin au coucher du soleil, réunis autour du feu. Nous rentrons dans la nuit au flambeau, bercés par les lucioles luminescentes.

Cette experience sauvage qui m'a fait me sentir une journée dans la peau d'une aventurière de Koh Lanta ou une Robinsone Crusoé, laissera sans aucun doute une empreinte indélébile dans ma mémoire. Ecoco Home, allez y les yeux fermés, vous ne le regretterez pas !

Le lendemain, à l'aube, des petits gâteaux et un vœu pour la nouvelle année à n'ouvrir que le 10 février, jour du TET, me sont offerts par Amy, témoignant de son hospitalité légendaire...Je quitte Ecoco Home le cœur serré de quitter une si jolie famille, mais aussi mes amis Estelle et Gaëtan, avec qui j'ai partagé tant de moments forts au cours de ce voyage et que ( si tu lis ces lignes Estelle 😉) j'espère revoir un jour...


31
31
Publié le 8 février 2024

Je suis partie à l'aube après une nuit de 4h en direction d'Ho-Chi Minh. Ici je dois prendre un bus en direction de Phan Rang ou plus précisément My Hoa, mon spot de kitesurf. L'endroit n'est pas connu. Adieu "12Go Asia" et les applications simplificatrices. Ici c'est bus local noté 1.6 étoile. J'appréhende mais je n'ai pas vraiment le choix, c''est le seul bus qui me mènera dans mon bled. En tout cas, depuis mon entrée au Vietnam je sors des sentier battus !

Ma station de bus (un simple bureau et deux chaises en plastiques) ne peut être plus locale. Ici que des vietnamiens et personne ne parle un seul mot de d'anglais, même l'utilisation du traducteur est compliquée. Assez vite on m'envoie dans un minibus ou les places assises sont de simples chaises en plastiques. Mon ticket de bus, une simple écriture sur une feuille bleue. Je comprends que le numéro sur mon ticket correspond à une plaque d'immatriculation.

Après une vingtaine de minutes dans ce transport d'infortune, nous sommes relâchés sur le trottoir. Par chance je tombe sur une vietnamienne qui a le même numéro sur son ticket. Soudain un bus débarque, le numéro d'immatriculation n'est pas le bon mais la fille s'y engouffre alors je la suis, sans savoir où l'on m'emmène. Mais qu'est ce que j'aurais fait sans elle ! De toute façon personne ne comprend rien à ce que je raconte et inversement!

J'imagine que ce deuxième bus, sorte de TPG local nous mènera à un troisième qui me mènera à ma destination? Rien n'est moins sur ! De toute façon je vais devoir demander au chauffeur de me lâcher en cours de route car mon arrêt n'est pas répertorié! Ça s'annonce épique!

Finalement, à côté d'aujourd'hui, l'aventure d'hier c'était du pipi de chat! Je suis pas toute sereine mais je dois abandonner ma volonté de comprendre ce qu'il se passe et me laisser porter telle une feuille morte dans le vent !

32
32
Publié le 9 février 2024

Phang Rang est une ville au Vietnam pas du tout touristique mais néanmoins connue par une poignée de kitesurfers. Ici, le vent est fort presque toute l'année, une aubaine pour qui aime slider.

Je suis arrivée hier soir, plutôt fatiguée mais j'ai quand même pris par au karaoké qui mélangeant locaux et touristes jusqu'au bout! Il faut bien cela pour s'intégrer...

Ici le spot est surtout connu par les kiteurs vivant en Chine ou en Thaïlande, parfois des Occidentaux expatriés en Asie depuis des années. Je passe une bonne partie de la matinée sur la plage à me balader avant d'aller faire mon cours de kite en début d'après midi. Je constate avec joie que c'est comme le ski, ça ne s'oublie pas !

Le soir, je pars en scooter avec Jules, un français qui vit en Thaïlande depuis 25 ans et actuellement en vacances chercher un Bánh mi en ville. (Le sandwich vietnamien, hérité de l'époque coloniale française).

Nous constatons que la plupart des commerces et des restaurants sont fermés et sans doute pour quelques jours encore, car ça y est c'est le TET, la nouvelle année lunaire et la plus grande fête au Vietnam. Pendant cette période de l'année, les vietnamien rentrent dans leur famille pour célébrer l'arrivé du printemps.

Une semaine avant le Têt, tout le monde va chez le coiffeur, quant au nettoyage de la maison, il est une tradition, symbolisant le renouvellement, pour une année pacifique et prospère, pleine de chance et de fortune.

Les gens achètent des décorations typiques pour orner les plantes, ou encore les portes , de manière similaire à la décoration du sapin de Noël.

Les fleurs sont vendues en quantites dans les rues, ornées de guirlandes lumineuses. Les couleurs prédominantes sont le rouge et le jaune, symbolisant la chance. L'arbre du TET, un abricotier aux fleurs jaunes, symbolise la richesse de ses propriétaires. Plus l'arbre est beau et plus le bonheur sera abondant dans la famille.

Ce soir nous avons la chance d'assister à un spectacle traditionnel de tambour et de danse du dragon.

Il est très difficile de voyager durant les 10 jours suivants le TET car l'ensemble du pays tourne au ralenti, les transports sont bondés et les hôtels hors de prix, c'est pourquoi je vais rester ici pour parfaire mon kitesurf autant que possible. Enfin si Dieu du vent le veut, car avec lui, on ne sait jamais...



33
33
Publié le 11 février 2024

Depuis hier, le vent est rafaleux, ce qui n'est certainement pas idéal pour une kitesurfeuse comme moi. Aujourd'hui, Daniel, un kitesurfeur anglais présent ici depuis deux mois, nous emmène, Jules, Marion et moi, pour un roadtrip en direction d'une cascade à environ quarante minutes d'ici. Nous enfourchons nos scooters et partons à l'aventure.

Si kitesurfer par ce vent est difficile, je ne vous parle pas de la route en scooter, ça secoue ! Cependant, les magnifiques paysages et points de vue rappellent un peu la Corse, avec quelques Yuccas et Cocotiers ajoutant une touche d'exotisme. Nous croisons de nombreux Vietnamiens profitant de la balade pour les vacances. Malheureusement, les plages sont belles mais remplies de déchets. Cela me fait perdre un peu foi en l'humanité, moi qui croyais le Vietnam plus propre !

Arrivés à la cascade, je me rends compte que j'ai oublié mon maillot. Tant pis, je ferai comme les locaux, une baignade toute habillée ! Après quelques sauts depuis les rochers, nous partons vers une autre cascade pour profiter d'un massage naturel du dos, puis nous nous arrêtons pour un repas chez Madame Huong dans la jolie ville portuaire de Vînh Hy. Mais il est déjà l'heure de rentrer, car Daniel, comme tous les kitesurfers passionnés, ne veut pas louper la "fenêtre" pour pratiquer son sport qui est ma fois, lui aussi, plutôt joli a regarder.

Le soir nous suivons Hu, une des profs de kite pour aller manger 100% local, un hot pot vietnamien, appelé "Lau", sorte de fondue où les convives cuisent différents ingrédients dans un bouillon aromatisé au fur et à mesure qu'ils mangent, puis un bubble tea aromatisé, avec un flanc à l'intérieur!


34
34
Publié le 14 février 2024

Jusqu'au 19 février, je dédie mes journées à attendre que le vent soit bon et à kitesurfer lorsque cela est possible, alors je n'ai pas beaucoup de matière pour alimenter ce blog ! Mais je peux vous proposer un petit cours de kitesurf ici même. Si le kitesurf n'est pas votre tasse de thé, ne lisez pas les prochaines lignes !

Commençons aujourd'hui avec l'étape n°1 :


La préparation du matériel : 🧞‍♂️.


Le choix du matériel:

- Choisir une aile et des lignes adaptées à son poids et à la force du vent. Plus le vent sera fort, plus l'aile sera petite. Plus le kitesurfer est lourd, plus l'aile sera grande. Des lignes plus courtes peuvent raccourcir la "fenêtre de vent" et permettre de kiter avec la même aile dans des conditions plus fortes.


L'aile : préparation et gonflage :

- Placez vous dos au vent, sur la plage et dérouler votre aile (sous votre vent) en maintenant fermement le milieu du bord d’attaque.( Le devant du kite, en forme de boudin)

- Ouvrez les clipses des lattes pour vous garantir un gonflage homogène dans toute la structure du kite et assurez-vous de bien fermer et verrouiller le bouchon deflate.

- Gonfler l'aile : Assurez vous de bien accrochez le leash de la pompe avant de gonfler l'aile pour éviter que l'aile s'envole.

- Checker si l'aile est bien gonflée. Elle doit être rigide, ne pas se plier et faire un bruit métallique lorsqu'on tape dessus.

- Retourner l'aile contre le sable.



La barre et les lignes : démêlage et installation:

- Dérouler les lignes de kitesurf sous le vent de l'aile, en prenant soin d'y mettre un poid pour quelles restent en place.

- Arrivé à la barre, positionner le côté rouge à droite. Il sera à gauche lors du pilotage car pour l'instant l'aile est à l'envers.

- Démêler les 4 lignes du kitesurf en marchant jusqu'à l'aile. Les "avants" sont au milieu et les "arrieres" sur les côtés de l'aile.

-Attacher les lignes sur chaques bouts d'aile en faisant un nœud en tête d'alouette.

- Attacher la barre à son harnais avec les deux sécurités. Le premier s'appelle le chicken loop, il permet de donner du mou en cas de problème. Le 2e sert à se débarrasser de son kite en cas de situation extrême.


Voilà vous êtes prêt pour la 2e phase, le décollage!


35
35
Publié le 15 février 2024

Bon qu'un livre soit complet, il faut toujours des chapitres un peu plus perieux. Hier après ma leçon de kitesurf, mon prof m'a affirmé que j'étais dorénavant prête à aller kiter de façon autonome, waouh, quelle joie et quel stress à la fois. Sauf que dans la précipitation ( ça me ressemble bien...), je suis aller chercher mon argent au dortoir et que les pieds encore mouillés j'ai glissé de l'échelle et je me suis enfoncée la clé de mon casier dans le pied.

J'ai fini par aller à la clinique aujourd'hui, la pharmacienne, un vrai ange, m'a expliqué que la coupure était trop profonde et quelle allait s'occuper de moi. Elle ne parlait pas un mot d'anglais mais grâce à Google translate, nous avons pu nous comprendre. Elle a commander une voiture et nous sommes allé ensemble à 30 minutes d'ici dans un hôpital ou on m'a recousue et administré une piqûre antitétanique. Me voilà avec des points de suture, une panoplie de médicaments ( antibiotiques, painkillers, et 2 autres médicaments dont j'ignore les effets) pour les 10 prochains jours. Je suis touchée par la gentillesse de cette dame qui m'a accompagné dans ma galère toute la journée et s'est occupée de moi comme si j'étais sa propre fille. Nous avons même échangé nos numéro et pris une photo en souvenir....

Fini le kite pour moi, randonnées et autres projets de canyoning à Dalat, ma prochaine destination. Je dois changer mes plans et passer les 10 prochains jours à me reposer puisque marcher est douloureux (dur dur pour une hyperactive comme moi). Je ne sais pas encore si je prolonge mon séjour ici ou si je pars directement à Hoi An pour me prélasser dans une ville. Ne vous étonnez pas si il n'y pas d'article c'est que je ne risque pas de faire grand chose d'intéressant. Mon but à présent me requinquer pour la suite.


36
36
Publié le 16 février 2024

Quelques photos de mes prouesses en Kite haha ( on se calme je suis débutante mais j'ai fini d'avoir le cul dans l'eau)

37
37
Publié le 18 février 2024

Mon pied blessé m'empêchant de kitesurfer ou d'aller explorer les environs, je me suis inscrite hier à un cours de cuisine et je dois dire que ce fut une de mes meilleures expériences ici à Phan Rang.

Mama Thuy's kitchen est tenue par une maman et sa famille. Si la mère est une vraie chef, la fille, Ni Na a un anglais impeccable qu'elle etudie à l'université. La cuisine vient d'ouvrir et hier, j'étais leur invité VIP. Ni Na est venue me chercher en scooter au spot de kite, à près de 20 km de la ville, elle m'a présenté sa famille et les raisons qui l'ont poussé elle et sa maman a commencer ce beau projet. Préalablement la maman venait d'aller acheter les produits frais au marché.

Nous avons cuisiné dans la bonne humeur de succulents plats: des rouleaux de printemps, une salade de poulet, citron vert et coriandre vietnamien, des rouleaux d'aubergines, sauce soja et une soupe de nouilles au poisson aigre-douce. Je ne suis pas une grande cuisinière mais leur passion pour la cuisine vietnamienne et l'envie d'échanger avec moi m'ont donné envie de me donner au maximum et je dois dire que le résultat était au rendez vous !

Au delà de la cuisine, l'après-midi a été marqué sous le signe du partage d'expériences avec Ni Na. A seulement 20 ans, elle a comme projet d'ouvrir un Coffee shop et de distribuer les recettes à des associations pour aider les droits des femmes et l'éducation des enfants. Née dans le système matrimonial conservateur vietnamien, ses différentes rencontres avec des voyageuses lui ont ouvert l'esprit et on fait d'elle une jeune femme libre, engagée et entrepreneuse qui ne veut pas se marier. J'ai été touchée par la belle âme, le courage et la maturité de cette jeune fille. Ce genre de rencontre me rappelle le privilège d'avoir été née en Suisse.

Après le cours et plusieurs heures à refaire le monde, Ni Na m'a ramené chez moi en me faisant, par la même occasion, voir le marché, marché au poisson et autres trésors du coin. Je suis reconnaissante pour cette si belle rencontres et je souhaite à Ni Na beaucoup de réussite dans ces projets !

38
38
Publié le 21 février 2024


Après 17h de trajets depuis Phan Rang, me voilà arrivée à Hoî An, une jolie petite ville historique et très touristique, située sur la côte centrale du Vietnam. Classée au patrimoine de l'Unesco, elle est aussi connue pour ses lanternes colorées qui illuminent la ville nuit et lui donnent une ambiance magique.

Hoi An est caractérisée par ses bâtiments ocres, sa rivières et sa culture tournée autour de l'artisanat. Parmis les artisanats spécifiques au lieu, on peut citer, la fabrication de lanternes, confectionnées à la main selon une technique traditionnelle ( de nombreux lieux proposent des classes de fabrications de lanternes au touristes) la couture sur mesures ( Hoi An est célèbre pour ses tailleurs qui réalisent des vêtements sur mesure en en tels record. Tu choisis la coupe, le tissu, on te prend les mesures et en 24h, cest fait !), l'artisanat sur cuir, le travail sur bambou ou encore la poterie.

Ici, tout est mignon, plutôt cher pour le pays et surtout tout donne envie d'être acheté ! Je sens qu'après avoir passé quelques semaines loin de la civilisation, je vais faire un trou dans mon porte-monnaie dans cette mignonne petite ville. Je passe ma première journée avec Ofek, un israélien kitesurfer rencontré dans le sleeping bus, à flâner dans les rues, racheter les choses que j'ai cassé ou perdu ( lunettes de soleils, tongs, ...) et je commande ma première robe sur mesure chez un taileur réputé !

Le soir nous déambulons au milieu des lanternes, allumons une lumières en faisant un vœux pour le nouvel an, mangeons au restaurant grec ( pas très local, j'avoue) et assistons à un live band au bord de la rivière.



39
39
Publié le 21 février 2024

Ce matin, je pars en scooter avec Ofek, direction une entreprise familiale, spécialisée dans l'artisanat en bambou depuis 3 générations. Nous rencontrons Tan dont l'ambition est de maintenir l'artisanat traditionnel familial, en combinant les anciennes technologies avec un design moderne et de présenter l'artisanat du bambou au monde. Chez lui, absolument tout est un bambou, le vélo de ses enfants, son peigne a cheveux et même sa maison toute entière!

Notre objectifs du jour, réaliser nos propres œuvres d'arts en bambou, susceptible de pouvoir entrer dans notre sac de voyage, adieu les abat-jours et autres confections encombrantes, pour moi ça sera une petite boîte et pour Ofek, une moto miniature.

Voici les étapes pour fabriquer la boîte en bambou que j'ai réalisé aujourd'hui:


Choisir sa tige de bambou selon la circonférence souhaitée pour sa boîte.

Couper son rondin de bois puis ajuster les bords et poncer.

Tracer un cercle à l'intérieur et à l'extérieur de la boîte et découper le couvercle à l'aide d'une sciences sauteuse puis d'une ponceuse.

Poncer le tout à la main.

Ajuster le fond de la boîte en y collant de la poudre de bambou, pour colmater les trous, avant de poncer à nouveau .

Faire un trou dans la boîte à l'aide d'une perceuse, y enfoncer une tige et une perle de bambou. Coller le tout et poncer.

Dessiner sur la boîte, pyrograver et laquer avec de la cire d'abeille !

40
40
Publié le 21 février 2024

A flâner dans les rues...

41
41
Publié le 23 février 2024

Aujourd'hui je succombe à une attraction touristique pour la journée, un cours de cuisine avec un chef, couplé d'un tour en coconut boat, bateau coloré en demi forme de noix de coco, qu'on peut faire tourner sur lui-même. Hoi An est LA ville de la bonne nourriture au Vietnam, alors c'est un passage obligé. Nous sommes une quinzaines et je sens que cela va etre tout autre chose que mon dernier cours de cuisine a Phan Rang.

Nous commençons la journée avec une visite du marché et découvertes des légumes, fruits, herbes et épices. En jetant un déchet à la poubelle, je tombe sur une tête de cochon, me dit-on, qui ressemble furieusement à celle d'un chien... Le mystère plane.

Puis direction la rivière pour naviguer parmi les palmiers, apprécier le spectacle et pêcher des petits crabes dans les troncs de palme, dans nos demi-coquilles de noix. Je passe la journée avec une jeune actrice indienne avec qui on sympathise bien.

Puis nous partons vers une cuisine ouverte ou nous préparons: rouleau de printemps, salade de papaye, poissons en cocote et pan cake vietnamien

Je passe ma fin d'après-midi à rechercher un nouveau volontariat pour les Philippines car celui que j'avais sélectionné n'a plus de disponibilité, puis direction le restaurant ou je rejoins des amis israélien pour un restaurant chic puis une soirée alcoolisée jusqu'au bout de la nuit, qui fait péter la carte bleue. Il faut dire que eux ne sont là que pour des vacances, alors forcément ça change un peu la donne des dépenses quotidiennes. Heureusement, ils partent demain, je vais pouvoir calmer un peu ma vie de luxe...( écrit elle en dégustant un brunch et un egg Coffee* hors de prix pour le pays).

Je n'ai dormi que 3h car à 7h du matin, une fête locale chez les voisins m'a empêché de me rendormir. ( ici c'est comme au Cambodge, les fêtes commencent à l'aube et sont très bruyantes. Imaginez une sorte de muezzin chantant à tut tête pendant 3h de suite dans un haut parleur...)



*Le café vietnamien est particulièrement réputé pour ses saveurs. Si aimez le café, vous ne risquez pas d'être déçus! Même moi qui ne suis pas une franche adepte je m'y suis mise quotidiennement.

Il est bu chaud, glacé avec du lait concentré mais peu aussi être décliné de mille manières. Le egg cofffee, par exemple, ne se trouve qu'au Vietnam. Il est préparé en mélangeant du café fort avec du jaune d'œuf, du lait concentré sucré et parfois d'autres ingrédients tels que du beurre ou du fromage. Le résultat est une boisson onctueuse et sucrée, avec une saveur unique qui peut rappeler celle d'un dessert.

Le coconut Coffee, mélange de café et de crème de coco est aussi très réputé ici.

Mais n'ai pas encore goûté le fameux "ca phe chon" issus des grains de cafés avalé, digérés et ressortis du système digestif des civettes. 😅

42
42
Publié le 24 février 2024


Hier j'ai découvert avec émerveillement le musée gratuit du photographe Rehahn. Ici, tout est écrit en anglais, en français et en vietnamien pour encourager la population locale à le visiter.


Rehahn est un photographe français connu pour son travail de portrait, en particulier pour ses photographies de personnes dans diverses cultures à travers le monde. Son parcours de photographe est intimement lié à la rencontre à Hoi An avec Mme Xong, une dame âgée de 74 ans qui proposait des tours en bateau et à qui il a demandé si il pouvait la photographier. La photo de la vieille femme vietnamienne pouffant de gêne et se cachant la bouche en découvrant ses portraits a été immortalisée et est célèbre à travers le monde. Car même si la bouche est dissimulée, le portrait dégage, à travers les yeux, une émotion intense. Grâce aux recettes, Rehahn a pu réaliser pour Mme Xong son rêve le plus cher, lui acheter un nouveau bateau. Tout un projet "sourire caché"a émergé de cette rencontre. Rehahn est particulièrement fasciné par la beauté souvent peu reconnue des personnes âgées, et les sillons profonds de leur visage qui racontent toujours des histoires...

Un autre travail impressionnant de Rehahn au Vietnam a été de partir à la rencontre des 54 ethnies du Vietnam, découvrir leur culture, leur vie quotidienne et les capturer dans leurs habits traditionnels. Ce travail d'une qualité remarquable m'a donné la chair de poule. Son approche respectueuse et empathique lui permet de créer des liens avec ses sujets, ce qui se reflète dans la profondeur émotionnelle de ses photographies. Rehahn s'efforce de présenter ces ethnies avec dignité et respect, tout en sensibilisant le public à leur histoire et à leur patrimoine culturel. Son travail contribue à préserver la mémoire de ces groupes ethniques et à promouvoir la compréhension interculturelle à travers le monde. Pour l'inaugurer, il a invité des représentants des différentes ethnies à venir visiter la Precious Heritage Gallery et à découvrir les photos et les textes à propos de leur culture.

43
43
Publié le 26 février 2024

Après 1 mois et demi sans cesse entourée de gens, je passe deux journée complètement seule à explorer Hoi An et ses environs et je dois dire que ça n'est pas désagréable du tout ! Après le musée d'hier, me voici partie loin du tourisme de masse avec mon vélo, à la découverte de deux temples environnant, des plantations de riz des village avoisinant et de l'île aux potagers, Tra que avant de me prélasser sur Hidden Beach, à peine plus loin que An bang beach mais préservée du tourisme de masse.

Le temple de Phuc Kien : Le temple de Phuc Kien, comme beaucoup de temples vietnamiens, appartenait à la communauté chinoise. Il fut construit en 1697 par des familles venues profiter de la prospérité du port marchand qu'était Hoi An. Il est dédié à la déesse de la mer, Thien Hau, afin de s'attirer les bons génies de la mer puisque les commerçants chinois du Fujian vivaient essentiellement du commerce maritime.


La pagode Chuc Than :

Construite en 1671 par le maître Zen Minh Hai, elle est devenue un lieu de pratique de la secte Lam Te Chuc Thanh. Elle aussi est issue d'un mélange de décoration et de sculpture typiques de la culture vietnamienne et chinoise.

Les temples sont essentiellement visités par des touristes asiatiques qui viennent découvrir leur histoire, prier et faire des offrandes, ou encore et par dessus tout, poser dans de beau habits colorés ( les riches Vietnamiens adorent se faire beau et se prendre en photo toute la journée).

Le soir je craque en m'arretant chez la Lantern Lady pour fabriquer ma propre lanterne en tissu pour seulement 900 000 dongs. Encore un truc que je vais devoir me trimballer !

44
44
Publié le 26 février 2024

Hier fut une journée magique. Au programme, un transit entre Hoi An et Hué avec plusieurs magnifiques haltes, mais pas n'importe comment, en moto et avec chauffeur s'il vous plaît ! En tout, 165 km de pur bonheur avec mon chauffeur, mois et mon sac 60l en guise de dossier de fauteuil! (Et 4 autres retraités français qui participent aussi à l'aventure avec moi)

Après notre première halte à la montagne de marbre ou nous visitons plusieurs grottes sacrées et pagodes, c'est l'heure d'emprunter la Hai Van pass, une magnifique route de montagne, en lacets, surplombant la mer. Nous nous arrêterons plusieurs fois en cours de chemin pour admirer la vue, déguster un immense plats de fruits de mer ou encore profiter des cascades.

On me dépose 9h plus tard à mon homestay, fatiguée mais ravie par tant de beauté. Rien à rajouter, les photos parlent d'elles-même.

45
45
Publié le 26 février 2024

Je ne reste que 24h à Hué, le temps de passer la nuit et de visiter la cité impériale, classée patrimoine de l'Unesco. Après une nuit ressourçante dans un joli homestay, je pars pour ma visite du jour.

Hué qui a été la capitale du pays pendant la dynastie des Nguyễn, de 1802 à 1945, (donc juste avant la révolution) abrite une vaste enceinte fortifiée qui était le centre du pouvoir politique et culturel. La cité a été construite sous le règne de l'empereur Gia Long. Chaque zone de la cité avait une fonction spécifique, telle que la résidence de l'empereur, les quartiers administratifs, les temples et les pavillons cérémoniels.

Encore une fois, les touristes sont essentiellement asiatiques, et nombreux d'entre eux viennent poser dans leurs plus beau habits devant les pagodes, théâtres, ou jardins de la cité.

Autre intérêt du jour, ma première dégustation d'un cà phê muối, ou café salé, autre spécialité locale. Moi qui pensais détester, je suis agréablement surprise. L'ajout de sel au café peut sembler inhabituel, mais cela crée un équilibre de saveurs unique en atténuant légèrement l'amertume du café tout en rehaussant ses arômes.

Le soir, avant de prendre mon bus direction Tam Coc, je me fais conduire à l'hôpital pour enlever mes points de suture. En 20 minutes, j'ai expliqué mon problèmes, je me suis fait soigner et je suis repartie. Leur système de santé est décidément ultra performant !


46
46
Publié le 29 février 2024

Après 11h de Bus, me voilà arrivée à Tam Coc, la baie d'Halong terrestre. Il est 4h du matin, il fait nuit noir et le choc thermique est saisissant puisque je passe de 27° à 12°, avec de la pluie s'il vous plaît. Mon hostel, qui a l'habitude de recevoir des gens au milieu de la nuit, me propose de terminer ma nuit dans une salle à l'abri de la pluie. Nous sommes au moins 30 à dormir sur des matelas à même le sol et je me sens un peu comme une sans-abri ou une migrante dans un hébergement d'urgence !

Ici, le chauffage n'existe pas et les espaces communs sont à l'extérieur, alors je file m'acheter un pull north face en contrefaçons et de nouvelles basket, que mon pied pourra supporter (mes baskets me font mal et je ne peux pas rester en tong plus longtemps). Le choc thermique et le ciel pluvieux et brumeux est plutot déprimant. Février n'est pas la meilleure saison pour visiter le nord du Vietnam et pour le coup, cette semaine, on a vraiment pas de chance!

Pas grave, on se ressasit et on socialise avec Lara, une espagnole qui vit à Amsterdam et qui voyage du Nord au sud, la chanceuse ! Ensemble et avec William, un hollandais ( ils pullulent dans tous le Vietnam et particulièrement ici à l'hostel), on emprunte un vélo pour une expédition vers le départ du Trang An boat tour.

Le site est très touristique, mais uniquement par les Vietnamiens, ce qui est assez étonnant. D'ailleurs, ils adorent nous filmer, surtout William avec ses cheveux blond ! Le tour durera 3h et nous emmenera entre formation karstiques, temples et grottes.

Le soir avec Lara, on fait un détour en ville de Ninh Binh pour faire des achats et manger un morceau au bord de la rivière. Après une trentaine de km à vélo, je rentre à 20h pour enfin faire mon check-in et prendre une douche chaude bien méritée...


47
47
Publié le 2 mars 2024

Le froid glaçant de Tam Coc m'a fait changer mes plans. Quitte à avoir froid autant être dans une grosse ville et en profiter pour faire davantages d'activités à l'intérieur. Cat Ba et sa baie d'Halong n'ont qu'à bien se tenir car j'attendrai le soleil de mardi prochain pour venir les visiter. Pour l'instant me voilà pour quelque jour dans la capitale que j'aime plutôt bien !

Mon premier jour à Hanoi, je le passe avec Simona et Kristina, deux allemandes rencontrées à Tam Coc. Ensemble, nous prenons le pouls de cette ville plutôt animée, ou il y a toujours quelque chose à regarder. Après un délicieux restaurant, nous nous déambulons le long du mur en céramiques et nous perdons pendant des heures dans les rues du vieux Hanoi. Lors de notre balade autour du lac Hoan Kiem, nous rejoignons les groupes de femmes qui danses en groupe et massacrons leur chorégraphie à la perfection. Puis c'est l'heure de mon quatrième massage depuis le début de mon voyage ( non je n'ai pas honte 😉) et de loin le meilleur. Vu le prix, cela se comprend!

Le soir, nous nous retrouvons pour un restaurant et une soirée karaoke jusqu'au petit matin. L'avantage des micros ici, c'est qu'ils ont tous un effet de voix en écho, ce qui te donne une jolie voix, même quand tu chantes faux !

48
48

Après ma courte nuit ( mes colocataires se sont levé à 6h30 du matin en faisant un boucan d'enfer), je me lève pour aller déguster un banh mi et un egg coffee.

Puis direction le musée des femmes vietnamiennes, dédié à l'histoire, à la culture et aux contributions des femmes vietnamiennes à travers les âges. Le premier étage est dédié à l'explication des traditions et rituels entourant le mariage vietnamien. Si l'ensemble du Vietnam est largement patriarcal, il existes aussi des etnies ou societés matrilinéaires ou l'héritage et la transmission des biens se font principalement par la lignée maternelle.

La deuxième partie du musée est dédiée à l'ensemble des pratiques et rites entourant le désir d'enfanter, la grossesse et l'accouchement. Les Vietnamiens accordent beaucoup d'importance au fait d'avoir un enfants et beaucoup de cérémonies, de prières et de rites visent à protéger la mère et le nouveau-né.

Le troisième étage du musée est consacré aux femmes vietnamiennes qui ont marqué l'histoire, notamment lors de la résistance face au colonisateurs français ou encore contre les États-Unis, lors de la guerre du Vietnam. ( Enfin! Le deux premiers étages étaient intéressants mais se prétendre musée féministe et limiter la femme au mariage et à l'enfantement c'est un peu rude)

Après le musée, je suis rejoins par Nam, un Vietnamien vivant en France avec qui nous allons visiter en scooter la Pagode à un pilier ou encore le mausolée d'Ho chi minh. Il me fait essayer le Banh Com, un dessert traditionnel vietnamien, une boule de riz gluante et verte et la bière aux œufs! ( je me sens l'espace d'un instant dans la peau d'Harry Potter mais pour le coup je n'ai définitivement pas les mêmes goûts que lui...). Je me force à finir par politesse...

Enfin, direction la rue des trains, attraction touristique d'Hanoi. Cette rue étroite, remplies de bars et de lanternes vives est unique en raison de sa proximité avec les voies ferrées en activité. Les maisons et les commerces sont construits si près des rails que lorsque les trains passent, ils semblent littéralement traverser la rue, créant une expérience saisissante pour les visiteurs.

Le soir, je rejoins les allemandes pour un traditionnel spectacle de marionnettes sur l'eau. C'était... joli mais 45 minutes c'est suffisant !



49
49
Publié le 2 mars 2024

Aujourd'hui je suis mes copines allemandes pour un truc touristique mais rigolo, un voyage dans les ruelles cachées d'Hanoi et le long de la rivière rouge à bord d'une moto vintage Minsk d'époque. (J'ai désormais fait plus de moto ici que dans ma vie entière avant).

Après s'être remplie le ventre, direction pont Long Biên, qui traverse le fleuve Rouge construit entre 1899 et 1902 par les Français pendant la période coloniale. La spécialité est qu'on y conduit à l'envers comme en Angleterre (car le pont est déséquilibré!) ! Nous découvrons ensuite le lac de l'ouest, où dégustons un bobir, pâtisserie à la canne à sucre et noix de coco. Nous retournons voir le mausolée d'Ho chi Minh ( si tu y va entre 9 et 11h du matin, tu peux découvrir son corps. Les Vietnamiens le vénèrent tellement qu'il a été plastiné...).

Puis nous allons dans une place de jeu jouer au "kick king shooter", une sorte de jeu de dribble avec un volant en plume. (Cela dit, le sport nationnel reste le badminton!), avant d'aller découvrir le marché local et les vendeurs de faux billets.

Des faux billets, mais pourquoi faire?

Au Vietnam le culte des ancêtres est très important et profondément ancré dans la culture. Les Vietnamiens croient que les esprits des ancêtres continuent d'influencer leur vie quotidienne et qu'ils jouent un rôle important en tant que protecteurs et guides pour la famille. On brûle de faux billets de banque pour assurer aux ancêtres leur confort et leur prospérité dans l'eau delà. Il y a aussi des I Phone, des bijoux et mêmes des costumes en papiers !

Au finit par retourner à la train street ou la proximité avec le train est plus effrayante qu'hier


Place ou bruler les faux billet
50
50
Publié le 5 mars 2024


Ajourd'hui, je rencontre Laura, avec qui je parle sur Facebook depuis quelques jours, pour la première fois. C'est ma première rencontre via les réseaux sociaux mais il faut dire que depuis que je suis au Vietnam, je n'ai pas trop eu l'occasion de parler français et cela me manque.

On s'offre une "coffee class" de luxe où on apprend à concocter l'egg coffee et le coconut coffee. Ensuite, après être aller observer la rue des chiens (que les vietnamiens mangent si si...) on s'echappe de la jungle urbaine pour partir à l'aventure sur nos scooters grab, direction Bát Tràng, le village potier à côté.

On flâne dans ce village pittoresque, observant les poteries et les artisans à l'œuvre. Puis, on se lance dans notre propre chef-d'œuvre avec un vieux tour manuel, qu'on actionne à la main. C'est un fiasco total mais on rigole bien!

Le soir pour l'anniversaire de Laura, on rejoint Nam, le Vietnamien de l'avant veille et Rémi un français super sympa, pour déguster une sorte de plancha de viande ultra grasse, cuite sur un enorme morceau de beurre et fumer le bamboo bang, deux expériences aussi déroutantes l'une que l'autre!


51

Pour ma dernière journée à Hanoi, je passe une journée en tête à tête avec moi-même, à faire ce que j'aime quand je suis seule, les visites ! Après avoir réglés quelques détails administratifs comme le prolongement de mon forfait téléphonique au Vietnam, cap sur l'ancienne prison de Hoa Lò, aujourd'hui transformée en musée. Construite par les autorités coloniales fr