Carnet de voyage

Andalousie

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Deuxième séjour en Andalousie suite à un premier voyage durant lequel nous avions découvert Séville, Cordoue et Grenade après avoir sillonné le Portugal sous le soleil ardent du mois d'août.
Février 2023
8 jours
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C'est encore avec la compagnie Transavia depuis Orly que nous partons en vacances. Le réveil est rude à 3h30 mais tout se passe idéalement jusqu'à ce que nous nous retrouvions dans l'avion. Des techniciens se succèdent devant la cabine de pilotage entraînant une petite demi-heure de retard. Quelques turbulences plus tard devant une bonne série et nous atterrissons sous le soleil de Séville.

Nous nous rendons en navette à 3km de l'aéroport pour prendre notre voiture "OK Mobility" qui nous octroie une opel Crossland à la place d'une 208. Jusqu'ici tout va bien.

Comme l'hôtel est en plein centre ville, nous galérons quelque peu à circuler dans des ruelles plus étroites les unes que les autres et trouver un endroit sûr où se garer. Après un chocolat chaud digne des meilleurs chocolats bayonnais sur une terrasse ensoleillée synonyme de début de vacances, nous voilà enfin à l'hôtel.

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Publié le 22 février 2023

Après un repos bien mérité, nous abandonnons les doudounes tentant même le short et nous nous rendons au bord du canal Alfonso XIII au pied du pont Isabel II. Une halte au mercado Lonja del Barranco où nous trouvons une halle proposant de nombreux bocadillos. Tout le monde y trouve son bonheur, Sandrine se montrant toutefois plus raisonnable avec un pokeball tandis que je succombe aux spécialités locales un chouya plus grasses. Nous trouvons une place au bord de l’eau pour manger avant de suivre le canal jusqu'à la Plaza de España toujours aussi jolie. Nous poursuivons par les jardins de Murillo dans lequel nous nous posons pour déguster de delicieuses glaces au parfum original du glacier El Monasterio (sevilla mora : noix, oranges confites, cheveux d’ange, raisons secs et cannelle). Il est ensuite temps de rentrer à l'hôtel digérer tout ça en passant par la cathédrale toute proche.

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Publié le 22 février 2023

Nous décidons de partir sans tarder à la recherche d'un restau afin de ne pas se coucher trop tard. Finalement, il y a beaucoup de monde déjà attablés. Je pense avancer au hasard des rues mais c'est bien mal connaître Sandrine qui sait pertinemment où elle va après avoir épluché le routard à la recherche d'une bonne adresse. C'est donc dans un bar à tapas réputé pour leur carte originale que nous prenons une table en terrasse. "El pasaje" propose, outre une belle assiette de charcuterie - fromage, deux tartas délicieuses primées dont une à l'avocat, saumon, orange, ... . Nous profitons alors pleinement de la douceur du soir en grignotant tranquillement avant de nous perdre dans les ruelles pour retourner à l'hôtel.

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Après un copieux petit déjeuner dans le patio de l'hôtel, nous voilà sur la route de Cadix avec déjà un souci de voiture à gérer. Effectivement, au bout de quelques kilomètres, notre belle Opel se met à sonner et à afficher brièvement un mystérieux voyant sur le tableau de bord ainsi qu’un avertissement de pression des pneus insuffisante. Sandrine épluche donc la notice en espagnol, et Google traduction nous rassure : rien de grave, la voiture sonne quand on oublie de mettre un clignotant pour changer de voie (oups, désolé je ne le ferai plus) ! Après une courte halte à la station service, nous arrivons à Jerez de la Frontera. Une promenade du routard très sympa nous fait découvrir les principaux lieux à voir jusqu'à un petit bar proposant une dégustation de vin de xérès ! Habitués aux prix parisiens, nous pensons avoir commandé un verre de xérès accompagné de fromages de brebis. Que nenni, pour 10 euros, le serveur nous en amène 5 verres ! Finalement, les 3 premiers étant trop secs et le dernier trop sirupeux, je ne boirais que le xérès typé vin cuit !

On peut reprendre la route dans la joie et la bonne humeur : et viva España !

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Publié le 23 février 2023

Nous faisons un petit saut de puce pour rejoindre Cadix où Sandrine nous a trouvé une chambre dans un ancien couvent encore habité aujourd'hui par un moine. Le confort de la modernité dans le charme de l'ancien !

Après un petit repos nous partons à la découverte de la ville. Une ville en pleine festivité car son carnaval dure depuis déjà plusieurs jours. C'est plus une "fête de rue" comme à Bayonne avec déguisements, concerts et grosse picole que des défilés comme à Nice ou des danses comme à Rio.

Nous découvrons un très joli joli centre historique quadrillé par de longues rues étroites et pavées avec une vraie unité architecturale débouchant sur de belles places ensoleillées. Le vent soufflant fort sur le bord de mer côté nord nous ramène très vite dans les rues dont l'étroitesse nous protège bien. Nous repèrons les places de la ville qui proposeront des concerts en soirée et retournons à notre hôtel en longeant la mer côté sud en passant par la magnifique cathédrale ! L'ambiance sera certainement "muy caliente" ce soir car il y a des toilettes de rue et la végétation dans les parcs est protégée par des grillages.

Je n'ai plus qu'à masser les pieds douloureux de Sandrine si je veux qu'elle trouve le courage de ressortir ce soir !

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Publié le 24 février 2023

A 20h00 nous voilà suffisamment reposés et la faim motive Sandrine pour ressortir. La réceptionniste nous a conseillé quelques bars à tapas sympas proches de l'hôtel. Malheureusement, ils sortent à peine les tables et les chaises autour de minuscules braséros. On veut être tranquilles mais il y a des limites. Nous nous rabattons sur un restau conseillé par notre guide touristique. Lorsque nous arrivons au Balandro, tout est déjà complet ou réservé mais on nous propose une place au bar. C'est parfait pour deguster des tapas. Leur thon rouge à l'avocat est excellent tout comme leur houmous, le tout pour un prix très raisonnable. Merci le routard !

À 22h00, il est temps de filer rejoindre la place où le grand concert du soir est organisé. C'est Rosario Flores, star gitane de la pop espagnole, qui chante sur scène et il faut avouer qu’elle rencontre un vif succès. Nous passons ensuite d’un groupe à l'autre dans ce dédale de ruelles où nous finissons par nous perdre. Seule l'application google map parviendra à nous ramener à bon port. Chaque groupe chante ou amuse la gallerie avec son propre déguisement. L'ambiance est excellente et ce carnaval s'apparente plus à la fête de la musique qu’à un carnaval traditionnel. Enfin nous retrouvons l'hôtel où une bonne nuit de sommeil nous attend si personne ne vient pousser la chansonnette sous nos fenêtres. La fiesta a duré toute la nuit, une techno puissante chassant les petites chorales de coin de rue. Bonne pioche pour la localisation de notre hôtel, on entend sans être trop dérangés. Je plains ceux qui séjournaient près de l'épicentre où les fenêtres ont dû trembler car ce n'est qu'à 6h00 du matin que tout s'est arrêté !

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Après un petit déjeuner avec chants grégoriens comme fond sonore, nous partons pour Vejer de la Frontera, petit village andaloux figurant régulièrement dans le top 10 des plus beaux villages espagnols. Pour cela, nous quittons Cadix par une banlieue sans charme en suivant une route entre les marais. Moins d'une heure plus tard, nous déambulons dans les ruelles pentues de ce magnifique village blanc typique de l'Andalousie. Sa réputation n'est pas usurpée !

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Publié le 24 février 2023

Nous poursuivons alors notre chemin sur une route beaucoup plus jolie, bordée d'arbres et de verdure. Avant d'arriver à Tarifa, nous faisons une courte halte sur la plage. De nombreux vans de surfeurs stationnent dans le petit parking et c'est en marchant sur la plage que nous comprenons leur intérêt pour ce spot. Les forts vents en font le paradis des kite-surfs, des véliplanchistes et autres windsurfeurs. Nous apercevons nettement les côtes marocaines situées à une quinzaine de kilomètres seulement. Nous repartons vers Tarifa où ses rues étroites nous protégerons de ce vent assez froid. Nous nous rendons vite compte que la haute saison est loin d'être commencée malgré le beau soleil. En effet, les bars à tapas les plus fameux sont tous fermés à cette période de l'année. Nous trouverons notre bonheur au détour d'une rue moins touristique pour un petit ravitaillement puis prendrons quelques pâtisseries orientales face à la mer. Mais pourquoi ont ils mis de l'anis dans mes gâteaux préférés ? Bref, il est temps de partir !

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Publié le 24 février 2023

En arrivant à Marbella, nous trouvons immédiatement une place dans un parking gratuit à deux pas de l'hôtel. Nous devrons cependant donner 2 euros à un pseudo gardien qui est là plus pour soutirer quelques pièces aux touristes que pour surveiller le parking. Le propriétaire de notre location, un brésilien très sympathique passionné par l'Asie, nous donne quelques indications sur Marbellla. Nous partons ensuite très vite nous promener pour profiter des dernières heures de soleil, la météo s'avérant moins clémente pour les prochains jours. Le centre ville historique est très joli mais également très petit. Nous nous baladons alors sur le front de mer avant de siroter un tinto de Verona (vin rouge et limonade) très à la mode par ici ainsi qu'un jus de mûres d'une couleur improbable. Nous resterons attablés à cette terrasse jusqu'au coucher du soleil.

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Location sans petit dej aujourd'hui, Sandrine nous dégotte donc "the place to be" pour tester le dej traditionnel audaloux, chocolate caliente con churos : première erreur ! La deuxième arrive dès la commande. En effet, nous prenons 2 churos ! Il s'agit en fait de 2 portions !!! Arrive donc une dizaine d’énormes churos salés ruisselant d'huile d'olive. Par contre, leur chocolat, hyper épais pour qu'il puisse adhérer au churos, est une vraie tuerie. Un double expresso pour le tonus et une note de moins de 10 euros. On est loin des prix parisiens. Il ne reste plus qu'à récupérer nos valises et filer à Ronda car la météo n'est plus à la pluie.

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Publié le 25 février 2023

Nous empruntons une très jolie route pour atteindre Ronda après avoir passer un col à plus de 1 000 mètres d'altitude. Petite surprise, il ne s'agit pas d'un petit village blanc mais d'une vraie ville avec ses abords pas très glamour. Pour avoir une vraie représentation des villages blancs caractéristique de l'Andalousie, préférez Vejer de la Frontera. Par contre, Ronda est très impressionnante par son côté vertigineux et par son célèbre pont qui relie les 2 parties de la ville. Dès les premiers instants je suis pris de vertige, ayant même du mal à photographier la vue magnifique sur la vallée en contre bas. Sandrine en rajoute une couche en m'annonçant que nous allons poursuivre la visite de l'autre côté du "gouffre’. Je prends sur moi pour rester digne malgré des jambes qui commencent à flageoler ; mon imagination évoquant déjà une traversée sur un pont de singe à plusieurs centaines de mètres au dessus du sol ! En fait de pont de singe, j'aperçois un énorme ouvrage en pierres bien solides et suffisament large pour que sa traversée se fasse sans aucun stress. Le fait de savoir que mon beau-frère l'avait fait sans problème m'avait non seulement rassuré mais aussi amené une motivation supplémentaire. Ouf, je l'ai fait ! De ce côté de la ville il faut absolument descendre le petit chemin pour admirer le pont au dessus d'une jolie cascade car il est très facile et moins impressionnant qu'il n'y paraît. Car là, très belle récompense : la vue est exceptionnelle ! Nous irons ensuite en bas de la ville, passerons la vieille porte pour manger avant de regagner notre voiture en longeant l'enceinte. Vue imprenable sur la superbe nature avec ses oliviers et la neige sur les sommets en toile de fond. Pour une journée soi disant pluvieuse, nous avons été gâtés !

Nous partons alors sur une route magnifique jusqu'à Malaga où d'autres aventures nous attendent !

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Publié le 26 février 2023

Nous arrivons à Malaga dans un appart-hotel qui nous correspond bien. En effet, fans de street-art, nous logeons dans un immeuble décoré par des graffeurs. Chaque appartement à son graf. Le notre correspond bien à la ville avec sa représentation du cube, que l'on retrouve sur les quais.

Après quelques courses, nous partons vers la rue commerçante qui sera désertée demain, les magasins fermant beaucoup plus les dimanches qu'en région parisienne. Les rues de Malaga très animées me rappelent que nous sommes samedi soir. Nous poursuivrons notre balade du soir jusqu'au port où le soleil se couche. Nous croisons là encore de nombreux promeneurs, des joueurs d'échecs ou autres artistes de rue. Après une pause devant le centre Pompidou et son cube, nous repartons par un tunnel que les piétons empruntent également pour rejoindre directement le centre ville sans avoir à grimper. Tant pis pour le pittoresque ! Après cette bonne marche, un bon plat de pâtes et on file au lit.

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Nous partons de bon matin visiter l'Alcazaba, qui domine le port de Màlaga. C'était une forteresse censée protéger la ville des chrétiens. Mais elle était également la résidence du gouverneur de la ville à l'époque musulmane. Des terrasses se succèdent aux jardinets, les porches aux passages en arcades avec toujours une superbe vue sur la mer. La visite est d'autant plus agréable que le tout est très bien conservé. Quelques passages vertigineux lorsqu'on se rapproche des remparts.

Il faudra tout redescendre pour sortir de l'édifice et tout remonter pour accéder au Castillo de Gibralfaro qui le surplombe. On est en plein soleil et tout le monde retire progressivement ses vestes, ses sweats pour finir en tee-shirt. On fait une pause à un view point offrant une vue magnifique sur Màlaga, son port et ses arènes. On continue la grimpette pour arriver au Castillo, autre forteresse avec des remparts surplombant tout Màlaga. La ville devait être bien protégée à l'époque !!!

Après avoir à nouveau tout redescendu, nous rentrons à l'appartement nous ravitailler.

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Toute petite pause déjeuner avant de prendre deux vélos gentiment mis à la disposition des locataires de l'hôtel, qui décidément nous correspond complètement. Ouafa, une femme de ménage d'origine marocaine nous entendant parler, vient discuter, trop contente de parler en français. Le monde est décidément tout petit, une partie de sa famille vit à Villepinte. Elle nous trouve une clef pour régler les selles de nos vélos. Nous pouvons partir faire notre petit tour et rallier quelques points plus éloignés. Nous commençons par suivre le Guadalmedina, fleuve qui traverse Màlaga aujourd'hui à sec. Nous nous arrêtons devant quelques street arts jusqu'au quartier Soho où se tient une brocante rassemblant beaucoup de monde. Nous empruntons ensuite le parque de Màlaga pour rejoindre la plage de Malagueta, plage avec un sable très foncé qui ne m'a pas du tout donné envie d'aller y poser ma serviette ! Le soleil se fait moins présent contrairement au vent froid qui souffle de plus en plus fort. Il est temps de ramener les vélos à l'hôtel et filer au musée Picasso.

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Publié le 26 février 2023

Avant de rejoindre le musée, nous faisons une petite halte à la heladeria "casa Mira" réputée pour ses parfums originaux. Sandrine optera pour deux boules turon - pistache excellentes alors que je succomberai à la crème brûlée et surtout à la "trufa nata" ! La serveuse me dit que c'est une glace à la mousse au chocolat. Non seulement le chocolat est excellent, mais la consistance de cette glace parait effectivement mousseuse. Une expérience incroyable. Peut-être la meilleure glace que j'ai mangée, même en Italie c'est dire !

Nous la finirons en faisant la queue pour entrer au musée Picasso. Il reste une heure avant sa fermeture et elle est encore impressionnante. Nous finirons par entrer dans les derniers. Nous pourrons alors admirer les nombreuses toiles du peintre dans un lieu magnifique. Hélas, on sera obligé de partir une petite demi heure plus tard. Nous finirons l'après-midi au muelle uno, artère longeant le port avec commerces, bars, restaurants et autres animations.

C'est les jambes lourdes que nous rentrerons à l'appartement pour dîner. Je voulais ressortir à la recherche de ma dose de drogue glacée mais Sandrine, moins dépendante, préférait s'abstenir et je finis par céder, peu motivé de sortir seul.

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Ce matin, nous partons dans la rue commerçante nous acheter de bons bocadillos pour la randonnée prévue sur la route de Grenade. Trop en confiance, nous finissons par nous perdre, ce qui sera la marque du jour. Cependant, ce détour nous permet de découvrir de très beaux street-arts dans une rue en rénovation.

Nous quittons alors Grenade par une route de montagne beaucoup plus arride qu'à notre arrivée. Nous arrivons alors sur la réserve naturelle Torcal de Antequera, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous choisissons le parcours intermédiaire qui nous fera faire une boucle de 3km entre des piliers rocheux calcaires. Grimpettes et descentes se succèdent entre les plateaux. La température très fraîche nous rappelle que nous sommes en altitude surtout lorsque le vent glacial souffle entre les rochers. On ne se méfie alors pas le moins du monde du soleil pourtant radieux. Mon nez en fera les frais ! Nous apercevons quelques bouquetins en fin de randonnée comme une belle récompense.

Nous reprenons la voiture pour Grenade en suivant, là encore, une magnifique route sinueuse entre les montagnes redevenues plus verdoyantes.

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Publié le 27 février 2023

En arrivant à Grenade, nous voyons les sommets enneigés de la Sierra Nevada où se trouve le point culminant de la péninsule ibérique, Le Teide, à Tenerife étant celui de toute l'Espagne. L'entrée à Grenade nous rappelle l'Italie avec un panneau annonçant que le centre ville est interdit aux voitures qui sont enregistrées par caméra. Heureusement, les touristes ayant réservés une chambre d'hôtel peuvent y accéder.

Dès les valises posées, nous partons pour une petite promenade de découverte qui s'avérera beaucoup plus longue que prévue. En effet, après avoir découvert la cathédrale, la chapelle royale et le souk andalou Alcaiceria, nous décidons de prolonger la visite en allant jusqu'au mirador de San Nicolas pour admirer l'Alhambra au coucher du soleil. Nous commençons donc à grimper de petites ruelles bien raides jusqu'à découvrir l'Alhambra par sa face sud, avec une très jolie vue tout de même. Complètement perdus, nous avons recours à Google Maps qui nous fait redescendre puis tout remonter de l'autre côté dans les petites ruelles toujours aussi raides et froides de l’Albaicin, l'ancien quartier mauresque de Grenade. Bien sûr, quand nous arriverons au magnifique point de vue, le soleil aura déjà disparu ! Tant pis, nous attendrons la tombée de la nuit pour avoir une photo souvenir différente de notre premier séjour en Andalousie. Sandrine, moins couverte étant gelée, nous redescendons et prenons un petit tapas vite fait bien fait et filons nous réchauffer dans notre chambre d'hôtel.

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Après un petit déjeuner copieux pour affronter la journée chargée, nous nous rendons à l'office du tourisme. En effet, nous n'avons pas reçu les billets pour visiter l'Alhambra par mail. La conseillère nous apprend que nous n'avons pas réservé sur le site officiel. La malédiction a t-elle encore frappée ? Déjà, en 2011, nous n'avions pu visiter ce joyau car nos réservations n'avaient pas été confirmées. Notre angoisse est vite dissipée avec des billets qui nous attendent dans une échoppe à quelques centaines de mètres de l'entrée du site. Attention donc à être vigilants lors des réservations et à prendre ses passeports !

Nous décidons de tout faire à pied, bien habitués à crapahuter depuis le début des vacances et là encore ça grimpe ! Il fait frais malgré le beau soleil mais la montée nous réchauffe très vite. Nous entrons sur le site par la porte de la justice qui possède une main sur la première arche et une clé sur la seconde, la légende disant que lorsque ces deux symboles se rejoindront Grenade reviendra aux arabes !

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Publié le 1er mars 2023

Nous commençons la visite de l'Alhambra par le palais d'été des princes nasrides Generalife avec de superbes jardins.

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Publié le 1er mars 2023

Nous décidons de poursuivre par la visite de l'Alcazaba, la forteresse de la cité. Ici tout est conçu pour la défense, pour rendre les attaques presque impossibles. Bravo aux concepteurs, la cité ne sera jamais prise militairement. La torre de la Vela, aussi appelée tour de la cloche offre une vue aussi incroyable que vertigineuse sur la ville, sur son immense cathédrale qui paraît toute petite et sur les quartiers d'Albaicìn et de Sacromonte qui lui font face. La cloche de la tour sonne tous les 2 janvier pour commémorer la reconquête de Grenade par les rois catholiques. Elle sonnera également exceptionnellement le 17 juin 2020, marquant la fin du confinement suite à la pandémie du COVID.


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Publié le 1er mars 2023

En attendant d'entrer dans les palais nasrides comme apothéose de la viste, je file à l'intérieur du palais de Charles Quint, seul édifice que nous avions pu voir en 2011. Le seul qui est gratuit, et on comprend pourquoi ! Bâtiment austère, sans aucun charme dont le seul intérêt est sa cour circulaire de 30 mètres de diamètre. Ce palais avait été construit pour la reine Isabelle qui avait froid à Grenade !

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Publié le 1er mars 2023

Enfin, après avoir vérifier à nouveau billets et passeports, nous entrons dans les palais nasrides en commençant par El Mexuar, la salle du conseil où siégeait le tribunal royal au milieu d'arabesques et d’azulejos mauresques avec son charmant petit patio.

On poursuit par El Comares, centre de l'activité politique et diplomatique de l'Alhambra. La cour des Myrthes avec son bassin rectangulaire où le bâtiment se reflète.

Enfin, nous arrivons dans la partie privée du palais, réservée au sultan et à ses femmes. Nous nous retrouvons très vite dans le patio le plus célèbre d'Espagne : la cour des lions bordée de fines colonnes avec sa fontaine aux douze lions en son centre. Douze comme les douze signes du zodiaque, comme les douze mois de l'année ou comme les douze tribus d’Israël ? Quatre rigoles partent de la fontaine comme les rivières du paradis coulant vers les quatre points cardinaux.

La viste se termine avec une magnifique vue d'une partie du palais se reflétant dans un bassin.

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Après une bonne journée de marche, nous décidons de rentrer par Sacromonte, le quartier gitan de Grenade ! Ça serait dommage de passer à côté, nous voilà donc repartis ! Excellente surprise. Ce quartier adossé à la colline opposée à l'Alhambra est constitué de petites maisons troglodytes. Cette colline très calme en journée s'anime le soir avec ses agréables terrasses et ses célèbres spectacles de flamenco ou de zambra dans les petites grottes. Nous revenons par le quartier Albaicìn et descendons jusqu'au paseo de los tristes, appelé aussi calle del padre Manjon le long du Rio Darrio. Nous y croisons une foule considérable qui remonte la rue. Il va y avoir de l'ambiance sur la montagne sacrée ou sur l’Albaicin ce soir.

Après une courte pause à l'hôtel, nous voilà repartis, cette fois à la recherche d'un restau. Un conseil : réserver ! En effet, soit ils sont complets dès 20h00, ce qui est tôt en Andalousie, soit il n'y a personne. Après une bonne demi-heure devant le restau qu'on avait sélectionné dans un froid glacial, nous abandonnons et en recherchons un autre. C'est un peu par hasard que nous atterrissons à la Cueva de 1900. Après presque trois quart d'heure d'attente, nos plats arrivent. Ils seront excellents, notre dernière soirée à Grenade est sauvée et conclue magnifiquement cette belle journée ! Il ne nous reste plus qu'à faire quelques étirements ou de bons massages de pied avant de dormir.

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La journée est dédiée au flamenco, nous irons donc visiter le barrio Triana dans lequel se trouve la grande majorité des écoles de danses andalouses. Pour cela, nous passons par le centre. Devant la Giralda, Sandrine repert un couple de pickpockets qui opère devant la cathédrale. Ils suivent le père d'une petite famille avec une sacoche en bandoulière. Il ne se doute de rien malgré ces deux sinistres individus dans ses traces. Je décide d'intervenir en me rapprochant d'eux. Arrivée à leur hauteur, je pousse un cri en les toisant, la gitane retire alors précipitamment sa main de la sacoche de sa victime tandis que son compagnon me fusillle du regard. Le comble est que le monsieur n'aura même pas eu conscience d'avoir échappé à un vol ! Nous ne nous éternisons pas non plus et filons loin de la foule au barrio Triana. Ce quartier est censé être très calme pendant les horaires de "sieste" mais reprendre vie dès 17h00. Ce que nous ne confirmons pas. Peu importe, nous profitons de la douceur sévillane, 20° à l'ombre tout de même, dans un joli coin de Séville.

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Publié le 3 mars 2023

Ce soir, nous avons pris des billets pour assister à un spectacle au teatro flamenco de Sevilla. Quatre danseuses accompagnées d'un guitariste et d'un couple de chanteurs font le show sur une vraie scène avant qu’un fier danseur ne vienne clore le spectacle. La magie opère, une bonne conclusion à notre second road trip andalou !