Carnet de voyage

Manon in Australia

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Dernière étape postée il y a 636 jours
Étudiante en M2 FLE (Français Langue Étrangère) qui va partir à la découverte de l'Australie pour (enfin) valider son diplôme 👩‍🎓 Décollage : 30/01/20 🛫
Du 30 janvier au 30 septembre 2020
244 jours
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Publié le 1er février 2020

Un récit incroyable ou comment j'ai pleuré pendant 4 heures  non stop.


Ce qu'il faut savoir tout d'abord c'est que je n'avais jamais pris l'avion de ma VIE avant ce 30 janvier 2020. Et pour une première fois je fais pas les choses à moitié. Mon voyage s'est divisé en deux vols : Paris-Delhi, 8h30 de vol et Delhi-Melbourne, 12h30. Je me suis dit que j'allais pouvoir dormir, arrivée fraîchi fraichou en Australie mais spoiler : j'ai du dormir 4h en tout, en cumulant les deux vols. Il faut dire aussi que j'ai pris la compagnie indienne Air India, qui est d'ailleurs très bien contrairement à ce que disent les avis. Mais on y reviendra plus tard. Ce que je disais donc, c'est ce que les indiens sont bruyants. Ils parlent, beaucoup, tout le temps, donc impossible de dormir. En plus de ça, le pilote fait des annonces toutes les deux heures au micro, il faut avouer que c'est assez pénible. Mais le PIRE (enfin non) c'est qu'ils se sont TOUS aspergé de cocotte à gogo, je ne fais que d'éternuer. En plus de ça que j'ai moitié la crève, tout le monde me regarde comme si j'étais le patient 0 du Corona virus


Enfin bref, vous vous demanderez comme j'en suis arrivée là, à sniffer la cocotte de mes voisins indiens. Faut savoir que la quête de l'avion le moins cher a été longue, et j'hésitais beaucoup, BEAUCOUP, à prendre air India vu les articles que j'ai lu. Ma mère m'avait dit non, qu'elle se sentirait pas en sécurité mais business is business, il faut prendre le moins cher et tant pis si je me retrouve dans une vieille carlingue de l'après-guerre. C'est donc avec appréhension que j'arrive à l'aéroport. En même temps :

- je quitte mes parents et ma famille pour neuf mois

- je sais pas comment ça se passe j'suis perdue

- y'a trop de gens ça me stresse encore plus

- et le clou du spectacle : je ne sais pas si mes allergies ont été signalées (spoiler : elles n'ont pas été signalées, yes)

Je commence par l'enregistrement et je tombe sur un monsieur qui voit ma panique et qui m'explique tout de A à Z, même le chemin de tapis que va prendre ma valise à la housse reconnaissable entre mille. Et ensuite, c'est le drame. Je sais que le moment de dire au revoir va arriver, bientôt, et j'ai déjà les larmes aux yeux (même là en écrivant ça c'est pas fameux). Je décide de manger avant de descendre loin de mes parents et de mon frère. J'prends mon temps mais le moment M est là. J'fonds en larme dans les bras de ma mère, qui pleure aussi, puis mon père, qui se retient mais qui est à deux doigts. Et puis mon frère, juste heureux pour moi et heureux d'aller au resto en repartant (resto mérité puisqu'ils se sont perdus).


Je passe donc les contrôles de sécurité en pleurs, en plus je savais pas où aller. Une dame me montre le chemin, je passe un contrôle, deux contrôles, j'me rhabille tant bien que mal tout en continuant de pleurer comme une madeleine. J'arrive ensuite au duty free mais je souhaite qu'une chose, ni Chanel, ni Dior mais des putains de toilettes. Il faut savoir qu'à Charles de Gaulles les toilettes se trouvent à l'étage 0, donc à l'étage 1 tu peux à tout moment te pisser dessus. "Pleures, tu pisseras moins" qu'on me disait. Mon cul. Je trouve les toilettes, immenses, des crochets idéaux pour mon sac, ma sacoche d'ordi, mon manteau, tout l'bordel. Je ressors, je vais voir dans le duty free mais ça sent tellement le parfum que je sors presque aussitôt. Puis je me dirige vers ma destinée, vers ma porte d'embarquement.


Autre chose à savoir, c'est que j'ai une allergie mortelle à l'arachide, j'avais prévenu en envoyant des mails, j'ai prévenu chaque personne que je croisais de l'enregistrement à l'embarquement, même le petit monsieur de la sécurité. Mais non, j'arrive dans l'avion, stressée déjà par l'engin et on me dit qu'il y a des cacahuètes à bord. Bon. J'commence à paniquer, je leurs dis que mes voisins doivent pas en manger et ils me disent "okay" d'un air de dire "quel chochotte celle-ci, comme si elle pouvait mourir avec l'odeur de la cacahuète" 🙄 puis vient l'heure de l'apero.... Des paquets de cacahuètes à foison. Je commence à pleurer, à paniquer ils me disent qu'ils ont compris alors que de toute évidence : NON. Finalement, ils me mettent au fin fond de l'avion dans le garde manger, super, mais au moins pas de cacahuètes. Je continue de pleurer, j'me dis qu'au moins j'aurais le plateau de fruit que j'ai demandé lors de la réservation. Et c'était le cas. C'était plus une coupelle qu'un plateau mais soit, j'me dis qu'au pire j'ai des kinder Bueno et au pire du pire, y'aura un macdo à l'aéroport de Delhi. Donc je mange seule mais au moins, je remarque du fond de l'avion qu'ils font tout pour nettoyer la cabine, pas la moindre cacahuète qui traîne. Ils me disent ensuite qu'ils ont un peu augmenté l'aération pour changer l'air et deux heures plus tard, j'étais de retour à ma place.


Le jour se lève alors qu'on survole l'Inde et je me dis qu'on va bientôt atterrir. À ce stade, j'ai mal aux jambes je veux toucher la terre ferme. Puis j'me dis que le pire reste à venir avec les 12h30 de vol jusque Melbourne. On atterrit à Delhi, personne n'applaudit je suis déçue. Je sors rapidement, vite de l'air et j'suis stoppée rapidement dans mon élan par un "security check please, outside after". OK c'est parti alors. Faut savoir aussi que j'arrivais pas à mettre la WiFi, alors c'était long. Y'avait du monde. Les contrôles étaient intégrales. "Shoes here, bell here, phone here, only passport in your hand". Limite on rentre à oilp. Mais j'y arrive, je vais prendre l'air, ça fait du bien. Je trouve une petite dame pour le WiFi et je renais. Je me prends un Starbuck, un Frappuccino caramel bien mérité. Puis j'attends. Il me reste 3h avant de prendre mon autre vol. Alors je traîne, je regarde la déco bouddhiste de l'aéroport (d'ailleurs il y a même des salles de prières), je vais me rafraîchir parce que je pue, je passe des appels et c'est déjà l'heure de prendre l'autre avion.


Alors évidemment, c'est la même compagnie donc j'appréhende, je me revoyais encore au fin fond de l'avion entre le poulet curry et le bœuf tandori à manger mes coupelles de fruits comme une âme en peine. Mais non. J'arrive, j'explique on me dirige vers l'hôtesse de l'air en chef. Je lui explique et miracle elle me dit qu'il n'y a aucun soucis, qu'il y a autre chose que des cacahuètes. Alors j'explique le vol d'avant elle me dit poliment que c'était des abrutis. Et mon vol de 12h se passe pour le mieux, avec des nouilles séchées very spicy en apero (j'ai encore mal à la langue) et plus de fruits pour les plats, parce qu'elle pouvait pas me garantir la composition. Mais j'ai eu un VRAI plateau de fruit, avec au moins 10 fruits différents donc je suis contente. Et puis elle me demande toujours si je vais bien. Mais 12h c'est long, tantôt je dors, tantôt je lis, tantôt je fais des mots fléchés, tantôt je regarde des films. C'est long, mais ça passe assez vite.


Et me voici à fouler l'Australie. Il est 8h du matin j'ai pas dormi, je pue encore plus mais au moins je suis arrivée.


Que l'aventure commence 🇦🇺

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Publié le 2 février 2020

J'ai passé le samedi, soit mon premier jour en Australie, à me battre contre Morphée. Il essayait de m'emmener avec lui au royaume du sommeil mais j'suis une battante, j'me suis pas laissée faire. J'voulais attendre le soir pour éviter le rythme de merde dû au jetlag et je dois dire que ça a plutôt bien marché. J'ai dormi 12 heures, ça ne m'était pas arrivé depuis mes 2 ans et encore, je ne sais même pas si je dormais autant. Alors que ma famille d'accueil m'apprenait le doux dialecte australien, je luttais pour pas tomber et pour écouter. C'était difficile, au final je me suis endormie à table. "Poor thing, go to sleep now" ("pauvre chose, va au lit maintenant", ndlr) , sages paroles de ma mère d'accueil, je ne me suis pas fait prier et j'ai foncé au lit. Et je pense que c'était la meilleure nuit de ma vie, malgré un court réveil à 2h30 (donc 16h30 heure française) et le cri étrange d'un oiseau qui me fait penser à une sonnerie de téléphone.


Je me suis donc réveillée en pleine forme ce dimanche, prête à tout. Un petit programme était prévu. Tout d'abord, promener le chien et me faire découvrir le quartier. Il y a aussi un champs où l'on peut apercevoir des kangourous sauvages mais ils étaient pas là, les méchants. Donc à la place, une magnifique photo d'Ellie se roulant dans une flaque d'eau.

L'après-midi était dédié à la découverte de Ballarat, du moins une bref aperçu, en voiture. On a donc été à l'école où je vais travailler, qui ressemble à Poudlard, il y a même l'énorme lac derrière. Il ne manque d'Hagrid pour compléter le tableau. On a été voir le dit lac, il y avait une compétition d'aviron en cours donc on a pu y faire le tour mais une prochaine fois à coup sûr. On est aussi passé devant une église, et toutes les églises à Ballarat ont des rubans accrochés au grillage. Petit point histoire : il y a un scandale de pédophilie dans l'Eglise, avec les prêtres et les enfants de chœur, dans les années 70-80. Ces rubans sont accrochés là, encore aujourd'hui, pour ne pas oublié et en guise d'hommage.

On a ensuite rejoint le centre pour manger, puis on a été à la gare pour acheter ma "myki". Myki, qu'est-ce donc que ça ? C'est le joli surnom qu'ils ont donné à la carte de bus dans l'état de Victoria. Donc avec cette carte que je peux recharger, je peux prendre le bus, le train, le tram, partout dans l'état de Victoria. Et d'ailleurs, il faut valider à la montée et à la descente pour payer le prix du trajet. Et ça, c'est cool. Une fois la myki en main, j'me sentais invincible, comme si tout m'était permis, j'avais envie d'essayer TOUS les moyens de transport. Mais non, on a repris la voiture et on a fait le tour de la ville. J'ai pu voir toutes les écoles, tous les points touristiques à visiter, le vieux centre. En plus de ça, le père de ma famille d'accueil a été à l'office de tourisme demander toutes la documentation sur Ballarat, ce qu'il y a à faire et tout. Et en plus j'ai eu un beau tote bag je suis contente.


Maintenant, une petite liste des choses que j'ai remarqué :


- il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de sport à la télé. Tennis, rallye, football, golf, il y a de tout pour tout le monde, sur toutes les chaînes. Pour une grande sportive comme moi...


- il n'y a ni araignée énormes, ni serpents mortels là où je suis. Ils m'ont expliqué qu'ils se trouvaient plus dans la bush, autrement dit dans la campagne mortelle de l'Australie. Les seules araignées que j'ai vu pour l'instant sont les "daddy long legs" donc franchement ça va


- là où je suis, il fait actuellement 22 degrés, il y a du vent, obligée d'être en jean et pull. Mais hier il fait ultra lourd, le temps est très changeant


- la vegemite n'est pas un mythe.... Mais j'ai pas goûté encore, j'appréhende


Demain, premier jour à l'école 👩‍🏫(et premier jour où je vais utiliser ma myki hihi je suis trop impatiente)

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Publié le 3 février 2020

Aujourd'hui, c'était le grand jour, le D-day comme on dit ça, le Jour-J. Et oui aujourd'hui après des mois d'attente j'ai enfin pu utiliser ma myki ! Et c'était aussi mon premier jour à l'école mais c'est moins important.

Bien évidemment je rigole. Mon premier jour d'école donc. J'avais mis un réveil à 7h, pour partir à 8h mais finalement j'étais réveillée vers 6h15. Est-ce que j'étais excitée ? Oh que oui. Je me suis donc préparée avant d'aller prendre mon petit déjeuner et une fois prête, le père de ma famille d'accueil a tenu à faire une "first day of school photo", une photo pour le premier jour d'école (ma mère l'a fait jusqu'à la terminale donc... Rien de nouveau sous le soleil, coucou maman).

C'est donc en voiture qu'on est parti à l'école (moi qui était impatiente d'essayer ma myki, je devais attendre le soir... Mais ça m'allait aussi, il pleuvait à seau). Une fois arrivés, la plus jeune des filles, Emma, m'a emmenée au département des langues. C'est un vieux bâtiment, très vieux, où il y aurait un fantôme de ce que les élèves m'ont dit. Enfin bref je rentre au département de langue, je fais connaissance avec tout le monde et on me donne mon bureau. Mon propre mon bureau. On me donne aussi un badge avec mon prénom, je suis donc une vraie prof ça y est.

L'ancienne assistante m'a laissée tout un classeur avec des conseils, des choses qu'elle a fait avec les élèves, des trombinoscopes, plein de trucs super cools que j'ai pris le temps de lire. Après ça, je suis allée en cours de français avec une prof, Sophie. C'était un cours avec des Years 7, l'équivalent des sixièmes chez nous. Première impression, les filles avaient déjà des connaissances en français, sûrement des connaissances de l'école primaire. Sophie a commencé par leurs dire bonjour, elles ont aussitôt répondu. Puis on a fait un jeu avec une pelote de laine, pour montrer qu'on était toutes connectées, et fortes ensemble. Ensuite, on a travaillé sur les humeurs, sur la question "ça va?" et les réponses. Le cours était beaucoup basé sur l'interaction et les filles prenaient plaisir à répondre. Le cours s'est terminé avec ma présentation, évidemment elles pensaient que je venais de Paris... Donc sachez désormais que le petit village de Liffol-le-Grand est connu en Australie et elles l'ont trouvé très beau.

Est ensuite venu le temps des rires et des chants. Non, mais plutôt de la pause déjeuner, meilleur moment de la journée. Moment qui fut encore meilleur quand j'ai appris que toute la cantine était sans arachides. Je peux donc tout manger sans avoir à me soucier de ce qu'il y a dedans. Mais c'est pas une cantine comme chez nous, il y a plusieurs choses, chaudes ou froides, des boissons, des glaces, et les élèves payent. Mais pour moi, c'est l'école qui paye donc encore mieux. Ce midi j'ai donc mangé des nuggets, une tête à la pomme de terre et à la bolognaise et de la pastèque. Évidemment, il n'y a pas de fromage... Donc j'ai pris des bonbons à place.

Après avoir mangé, j'ai décidé d'aller me perdre dans l'école. Et je me suis perdue. Un professeur du nom de Peter, avec un accent australien ma foi très... prononcé, m'a sauvée et m'a fait visiter toute l'école. Du vieux bâtiment, au bâtiment des arts, en passant par le gymnase et la chapelle, j'ai tout vu. J'ai pas eu le temps de prendre des photos ceci dit, Peter marchait très vite et j'avais intérêt à ne pas le quitter des yeux si je ne voulais pas me perdre. Mais j'ai quand même quelques photos, d'autres arriveront bientôt.

Je suis ensuite retournée en cours avec Sophie, avec des years 7, encore. Mêmes activités mais c'était très intéressant de voir que d'un groupe à un autre, les activités n'ont pas fait la même impression. Puis je suis allée tout en haut du vieux bâtiment, le dernier étage réservé aux cours de japonais et de français, pour me présenter aux years 11 (premières, en France), des filles que j'aurai en tutorat cette année. Et la sonnerie de fin de journée, 15h25 a sonné. Ce qui voulait dire... MYKI.

On est donc monté dans le bus avec Emma et le premier bip de la carte Myki a retenti. Quel doux son. Puis on s'est installé. Puis les garçons de l'école pour garçons sont arrivés et ils étaient très, très, TRÈS, bruyants, un enfer. Mais au final, le trajet a été rapide, second bip en sortant du bus et retour à la maison.

Demain je ferais tout un article sur mon école et son organisation, école qui ressemble beaucoup à Poudlard dans l'organisation intérieure. Vous verrez 🇦🇺

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Publié le 4 février 2020

Aujourd'hui, je suis allée dans l'école toute seule et sans me perdre. Enfin. Disons que je sais aller à la salle des profs, à la cantine et à la bibliothèque. De la nourriture et des livres, c'est le principal après tout. Je suis aussi allée dans la salle de français. Tout en haut du "vieux bâtiment", le bâtiment où je suis tout le temps, avec mon bureau. C'est une salle décorée par les anciennes assistantes de français, je suis donc impatiente d'y ajouter ma "French touch" pour y laisser ma trace à tout jamais. Loreto college est un mélange de tradition, d'anciens bâtiments et de modernité, mais le tout s'accorde très bien. Le vieux bâtiment est entouré de grands jardin, où les horticulteurs font tout pour les entretenir. J'ai essayé de prendre en photo le "Loreto College" taillé dans des buissons, mais l'ombre a quelque peu tout gâché. On m'a aussi parlé d'un fantôme dans le vieux bâtiment, au dernier étage, donc là où se trouve les salles de français et de japonais. Légende ou réalité ? Je ne sais pas si j'ai envie de le découvrir.

Les bâtiments modernes sont les bâtiments où il y a le plus de salles de cours. Il faut savoir qu'à Loreto, il y a un étage par niveau. Pour le premier bâtiment, le rez-de-chaussée est pour les Years 7 (sixièmes), le premier pour les years 8 (cinquièmes), le second pour les years 9 (quatrièmes). Et dans le bâtiment juste à côté, le rez-de-chaussé est pour les years 10 (troisièmes/secondes) , le premier pour les years 11 (premières) et enfin le deuxième pour les years 12 (terminales). En plus d'être séparées en niveaux, les filles sont par classes. Sauf que ces classes ne portent pas de numéros ou de lettres comme chez nous mais des couleurs. On a donc les 7 white, les 7 blue, les 7 yellow et les 7 green. Et ce pour chaque niveau. Et en plus de cela, les filles appartiennent à des maisons. Il y a quatre maisons à Loreto (oui, comme dans Harry Potter). On a donc :

- Barry (rouge)

- Mornane (or)

- Mulhall (vert)

- Ward (bleu)

Ce sont les noms des quatre fondateurs de Loreto et chaque maison à sa hiérarchie et il y a des réunions de maison tous les jours avant les cours. Ces réunions se font avec le professeur référant. Je vous dis, cette école est en tout point comme Poudlard. Je referai un article complet sur l'histoire de Loreto et ses fondateurs car c'est vraiment passionnant. En attendant, quelques photos de l'école et des bâtiments modernes

Après les cours, je suis allée marcher un peu près du lac. C'était tellement calme, tellement reposant. J'ai ensuite décidé de descendre la rue jusqu'à un arrêt de bus, trajet que j'ai fait en bus hier. J'ai pu voir l'architecture de la Sturt Street, une très belle rue où il fait bon s'y promener. À chaque passage piéton, il y a un bouton où il faut appuyer pour que le feu piéton passe au vert. Et cela fonctionne vraiment, j'étais étonnée. Le fait que les passages piétons ne soient pas marques de bandes blanches est stressant. Ce qui est stressant aussi c'est le sens de circulation. Je regarde toujours du mauvais côté mais j'suis sûre que je vais arriver à y penser (ou pas). Sturt Street est donc une rue avec une architecture qui me fait penser à l'époque victorienne en Angleterre, c'est super joli. Il y a aussi beaucoup de statues, que ce soit sur cette rue ou dans les autres quartiers. Ma famille d'accueil a prévu de toutes mes les montrer, alors la suite au prochain épisode.

Et enfin, j'ai repris le bus, toute seule. C'était compliqué. C'est bien cool d'avoir ma Myki mais il faut que savoir que, premièrement, il n'y a pas d'écran avec les horaires aux arrêts. Juste une feuille, avec les horaires supposés mais pas de temps réel. C'est donc très compliqué de savoir si le bus est en retard ou non, c'est un peu la surprise. On attend tous les bus et à chaque fois qu'un bruit de moteur se fait entendre, on se précipite sur le bord du trottoir pour savoir si oui ou non notre moment est arrivé. J'ai donc fait ce processus 10 fois. Oui, 10 bus ont passé avant que je puisse enfin voir le numéro 20 arriver. Bien évidemment il y a un site internet avec les bus et les trajets et les arrêts, mais les horaires ne sont même pas en temps réel et mon bus avait 10 minutes de retard. Il est enfin venu, j'ai validé ma myki et là, le flou total. J'me sentais perdue sans Emma, je ne savais pas où descendre. Alors j'ai utilisé Google, choisi l'option "transport en commun" et j'ai trouvé l'arrêt où je devais m'arrêter. Mais à l'intérieur, il n'y a pas d'écran qui indique le prochain arrêt, rien du tout, que nenni, c'est la surprise. Donc Google, encore une fois, pour me suivre en temps réel et appuyer sur le bouton avant le bon arrêt. Mais j'y suis arrivée et sans encombre, je pense que cela va juste demander un temps d'adaptation. Ah et j'allais oublier, avant de descendre du bus il faut remercier le chauffeur d'un "Thank you!", sinon tout le monde va croire que vous êtes mal éduqué.


À bientôt pour de nouvelles aventures 🇦🇺

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Publié le 5 février 2020

Aujourd'hui était une journée plutôt tranquille. J'ai commencé à préparer mes cours, puis je me suis occupée d'envoyer des lettres de remerciement à des familles d'accueil au Japon. J'ai donc écrit 35 adresses et les adresses japonaises sont très longues à écrire.


Comme prévu, un peu d'histoire. Je vais parler des fondateurs du Loreto College et de l'histoire de l'école. Désolée par avance si c'est pas intéressant, vous pouvez directement passer à la fin de l'article je ne vous en voudrais pas (spoiler : je vais parler de vegemite)


"Barry House" tire son nom de Mère Gonzaga Barry qui a dirigé le premier groupe de religieuses de Loreto en Australie depuis l'Irlande en 1875. Elle a commencé avec l'école Loreto à Ballarat, puis avec d'autres écoles à travers le pays. Elle a été une grande pionnière dans l'éducation en ouvrant des écoles avec de vrais professeurs et en préparant les filles à l'université. Elle est donc importante dans l'histoire de l'Ecole en général car elle a contribué à l'éducation des femmes.


"Mornane House" porte le nom de la mère Stanislaus Mornane, qui fut l'une des toutes premières élèves de l'abbaye de Loreto Ballarat en 1876 et est devenue la première élève australienne de Loreto à entrer à l'institut d'Australie, une grande université du Pays. Elle a passé de nombreuses années à Sydney où elle a été enseignante puis mère supérieure.


"Mulhall House" tire son nom de la mère Stanislaus Mulhall. Elle est arrivée en Australie en 1897, a enseigné à Mary's Mount et pendant de nombreuses années a été la maîtresse des novices. Mère Mulhall avait une passion pour la musique et en 1915 a suivi Mère Barry dans la province australienne.


"Ward house" est nommée d'après Mary Ward, fondatrice de l'Institut de la Bienheureuse Vierge Marie (IBVM), comme les religieuses de Loreto sont officiellement appelées. Née en Angleterre en 1585, elle a vaillamment voyagé à travers l'Europe en fondant des écoles dans de nombreux pays et en créant un nouveau style de vie religieuse. Elle est décédée en 1645, convaincue que "les femmes à venir feront beaucoup".


On se retrouve donc dans une école fondée par des femmes, pour des femmes. Les filles suivent donc un enseignement féministe. La devise de Loreto est "Proudly educating young women of influence for 139 years", ce qui signifie "nous éduquons fièrement les jeunes femmes d'influence depuis 139 ans".


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J'ai donc goûté la vegemite. Déjà, la vegemite, c'est quoi d'ça ? En gros, c'est tous les restes de la fermentation des bières australiennes, donc la levure de bière, transformés en pâte à tartiner. C'est extrêmement salé et il faut savoir que ça se mange habituellement sur un toast, avec beaucoup, BEAUCOUP, de beurre. Mais les filles de ma famille d'accueil m'ont défiée de goûter à la cuillère.... Alors je l'ai fait. Au début ça va, et après c'est pire. L'arrière goût est un mélange de pierre à sel et de rhum, très étrange. Mais c'est pas si horrible et je pense qu'avec un toast et du beurre, ça sera bon.


Sinon, tant qu'on est dans la cuisine australienne, j'ai aussi mangé des sausage rolls, des feuilletés à la chair à saucisse. Typiquement australien paraît-il. J'ai aussi mangé une "meat pie", une espèce de tarte/tourte individuelle à la viande. Il y avait beaucoup de viande, j'ai donc dû manger l'intérieur à la petite cuillère avant de manger la pâte feuilletée. Mais apparemment, c'est comme ça que tout le monde fait.


Beaucoup d'histoire et un peu de nourriture pour aujourd'hui. Je ne sais pas encore si je vais écrire quelque chose demain, à moins qu'il se passe quelque chose d'incroyable. Ah, et je vais à la plage samedi. Des belles photos de l'océan vont donc être postées.


Comme diraient les australiens, "see ya" ✌️🇦🇺

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Publié le 8 février 2020

Normalement, on aurait dû aller à la plage aujourd'hui. Mais pour des raisons et d'autres on a repoussé et on a été à Melbourne à la place, et plus spécifiquement au Queen Victoria Market. C'est un immense marché, mi couvert, mi en plein air, avec des tas et des tas de stands. On y trouve de tout: des livres, des fruits frais, de la viande, du poisson, des souvenirs et autres attrapes touristes. Malgré tous ces stands, ce n'est qu'à la fin de notre tour que j'ai trouvé de belles cartes postales. Seul un gars, dans TOUT le marché, vendait des cartes postales, c'est incroyable. Mais c'était ma mission du jour, je ne pouvais pas ne pas en acheter. Certains vont donc recevoir la première salve 👀 (d'ailleurs, si jamais recevoir une carte du bout du monde vous intéresse, n'hésitez pas à me communiquer votre adresse sur les différents réseaux. Promis je ne vais pas vous envoyer le FBI pour téléchargement illégal de la reine des Neiges 2). Du coup, le Queen Victoria Market, c'est ça :


Vous vous demandez sûrement ce que j'ai acheté. Ou pas. J'ai donc acheté les fameuses cartes postales, un t-shirt de touriste parce que je suis une touriste, une affiche de la ville (je compte en faire une collection et en acheter dans toutes les villes où j'irais) et un livre. Que j'ai déjà. Mais je voulais la version anglaise, alors j'ai pas hésité, et puis il est vraiment bien ce livre.


Ensuite on a été se promener dans Melbourne, et le centre est vraiment beau. Il y a plein de boutiques, d'immeubles, mais aussi des vieux bâtiments ce qui donne un contraste assez cool. Les rues à Melbourne sont très animées, on parle d'une ville d'environ cinq millions habitants, sans compter les touristes. Quand on marche dans les rues de Melbourne, on peut passer du coiffeur qui propose des coupes femme à $15 à un sushi et ensuite à un salon de pédicure. Il y en a pour tous les goûts, toutes les envies.

Je retournerais à Melbourne pour sûr, surtout qu'avec ma Myki j'peux y aller quand je veux, et sans me préoccuper de quoique ce soit. Myki = perfection, mais on ne va pas revenir sur ça, n'est-ce pas ?


Sinon, cela fait une semaine que je suis là. Et honnêtement, je n'ai pas vu le temps passer. Mes journées sont rythmées par l'école, les appels à ma famille, les parties de jeu avec Eillie. Mes jours d'école passent super vite car je termine à 15h25, comme tout le monde. J'adore la vie que j'ai ici, c'est tellement différent de la France et tout le monde est si gentil, avenant, tout le monde me pose des tas et des tas de questions. Et j'ai hâte d'en découvrir encore plus pour partager encore plus de photos et écrire encore plus d'articles. À tout vite 🇦🇺

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Publié le 14 février 2020

Dimanche, je suis allée en balade avec Ellie. Je pensais pas que je pouvais marcher autant, moi qui ai l'endurance d'une huître, mais au final on a marché quatre kilomètres et Ellie était complètement à bout, la langue traînant par terre. Et moi aussi, il faisait lourd, même à l'intérieur des bois. Je suis donc allée dans un parc régional, avec différents arbres et plantes. Les parcs, en général, sont des terres indigènes où tout est préservé afin de conserver des espèces en voie d'extinction. Ce parc était vraiment sympathique.

La semaine est passée à une vitesse incroyable, les journées finissant à 15h30 y sont pour beaucoup. Et puis j'ai commencé mes séances de tutorat mais je parlerais de tout ça dans un prochain post. Je suis allée dans un autre parc hier, où il y avait des serpents apparemment (mais j'en ai pas vu, merci dieu). En revanche, j'ai vu des oiseaux colorés. Quand je dis colorés, c'est vraiment avec des couleurs flashy, vert et jaune et orange. Et puis d'autres rouge et bleu nuit, ils étaient vraiment beaux. Mais je n'ai pas réussi à les prendre en photo. Le parc était beau par contre.

Sinon, aujourd'hui c'était le swimming carnival. C'est une journée de compétition entre maison et comment se défient-elle ? Avec des sports aquatiques. Et il y a aussi un athletic carnival où elles se défient à l'athlétisme. Mais ça, ça sera en mars. Donc, elles ont nagé différentes nages, fait du water polo et de la natation synchronisée. C'était vraiment cool à voir car chacune supportait sa maison, il y avait une bonne ambiance. J'me suis sentie comme dans un match de Quidditch. Et elles avaient toutes des slogans qu'elles hurlaient, des drapeaux à agiter, c'était mieux que la coupe du monde.


Puis le ciel s'est couvert, tout est devenu sombre et le tonnerre a retenti. Une information a été donnée, la foudre est tombée pas loin donc tour le monde hors de l'eau pour éviter des Claude François. Et on a attendu, une demie heure, pour voir la fin des numéros de natation synchronisée.

Normalement ce week-end je vais au wildlife park pour voir des koalas, les porter, caresser des kangourous. J'ai vraiment hâte. A bientôt 🇦🇺

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Publié le 17 février 2020

Hier, je suis allée au wildlife park, un parc animalier où les kangourous sont en liberté, et les emeus aussi mais ils sont moins cools. Il va donc y avoir beaucoup de photos d'animaux. C'est un parc où il y a beaucoup d'animaux australiens, des mammifères en passant par les marsupiaux, et aussi des serpents et tout autre reptile. A l'entrée de ce parc, il y a les suricates (comme Timon du Roi Lion) et les tortues géantes. Les suricates sont toujours très drôles dans leur façon d'être et d'agir. Et les tortues... Lentes, évidemment.

Après ça, il y a une aire de repos pour les kangourous qui est interdites aux humains. Quand ils en ont marre des visiteurs, ils vont tout simplement dans ces aires (trois dans le parc) où ils peuvent se reposer et manger de l'herbe. À l'entrée du parc, on nous donne un petit sac de nourriture à kangourous et on peut donc les nourrir, les caresser, c'est vraiment une expérience à vivre. Mais on y reviendra plus tard, car avant de nourrir les kangourous, je suis allée dans la maison des reptiles. Ceux qui ont peur des serpents même en photo, je ne vous conseille pas de regarder les prochaines photos. Il y a de tout, des boas en passant par les pythons, des petits serpents aux monstres dignes des films d'horreur, des serpents innofensifs à ceux qui peuvent tuer en l'espace de quelques secondes.

Mais il y avait aussi des tortues étranges, des grenouilles et des petits crocodiles. Ah les crocodiles... Vous ferez la connaissance de Crunch plus tard, la terreur du parc, la star, le monstre. Mais en attendant, admirons les petites tortues à nez de cochon et autres petits crocodiles. (ah les croco-co, les croco-co, les crocodiles...)

En descendant dans la salle de présentations des reptiles, je suis tombée sur Crunch le redoutable. Il faut dire que c'est un alligator de trois mètres, semblable à celui de Peter Pan. Je comprends maintenant le capitaine Crochet et sa peur démesurée. On a aussi assisté au spectacle de Crunch, effrayant je dois l'avouer. Admirez, mesdames et messieurs, Crunch.

Malheureusement on ne peut pas mettre de vidéo ici... J'enverrais la vidéo de Crunch qui bondit hors de l'eau à ceux qui le souhaitent, si vous êtes assez courageux ou courageuse 😏

Puis vient le tour des koalas. Il y a plusieurs aires à koalas dans le parc donc en voici quelques uns, tellement adorables. J'aurais voulu en porter un et repartir avec un photo mémorable mais à 50$, je me suis abstenue.

On est ensuite descendues faire un coucou aux dingos, qui portent bien leurs noms, et aux wombats. Mais ceux-ci dormaient tous, dans le noir, j'en ai vu qu'un seul qui a voulu montrer le bout de son nez. Ah, et il y avait aussi les échidnées, ces créatures étranges qui sont un mélange entre un hérisson et... Et je ne sais trop quoi d'ailleurs mais elles sont cools.

Et ensuite, le paradis. Des kangourous partout, des petits, des grands, des bébés et leurs mamans. Voici donc un florilège de kangourous, tous aussi mignon les uns que les autres. Et c'est là que j'ai pu les caresser et leurs donner à manger, meilleur moment de la journée.

Ensuite, retour chez les reptiles pour la présentation de trois d'entre eux. Un lézard étrange donc la queue ressemble à sa tête, un mini crocodile qui est le bébé de Crunch, et un boa constrictor. J'ai caressé deux d'entre eux seulement, j'vous laissé deviner duquel je n'ai pas pu m'approcher.

On a été à l'enclos des tigres, mais il faisait chaud et les pépères étaient aux frais dans leur loge. Ce que je comprends tout à fait. Donc pas de photos de tigres mais les diables de Tasmanie eux, étaient bien là. Vous savez d'où ils tiennent leur nom ? Déjà leur cri est vraiment effrayant, un genre de ricanement d'outre tombe, mélange entre rire de hyène et ricanement diabolique, je comprends que les européens ont eu peur en entendant ça. Rajoutez à ça des oreilles et coussinets rouges, et pouf, ça fait un diable. Et puisqu'ils ne vivent qu'en Tasmanie... Mais franchement, ne sont-ils pas adorables ?

Et enfin, le poulet death metal. J'veux dire, regardez moi ce casoar, il est terrifiant.

Et voilà, essentiellement des animaux (mais j'adore ça, donc j'étais au paradis hier). A bientôt pour de nouvelles aventures 🇦🇺

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Publié le 7 mars 2020

Aujourd'hui je me suis levée très tôt pour prendre le train direction Melbourne. C'est un week-end de trois jours ici, donc j'en ai profité pour me faire un week-end tranquille, avec un hôtel à 30 minutes à pied de la plage. Je suis donc arrivée à Melbourne aux alentours de 7h40 et j'ai commencé par aller aux Docklands. Les docklands c'est un quartier qui s'est construit autour d'une rivière et franchement, rien que ce quartier ressemble à une ville portuaire, c'est magnifique.

Après ça, direction la plage. Pas pour bronzer évidemment, vu le temps qu'il fait aujourd'hui. Mais voir l'océan c'était quelque chose quand même. Le premier arrêt était le Prince's Pier, un lieu assez touristique ici mais il n'y avait strictement personne quand j'y suis allée. Tout comme la plage d'ailleurs, personne non plus, je l'avais pour moi toute seule et c'était vraiment chouette.

J'ai marché le long de l'océan, sur la plage, pendant deux heures afin de rejoindre la rue où se trouve mon hôtel. J'ai donc pu prendre de belles photos.

Ensuite j'ai déambulé dans les rues jusqu'à mon hôtel, où j'ai bien évidemment fait une petite sieste parce que j'étais fatiguée. L'hôtel est franchement génial la chambre super, et puis le tram est littéralement en bas, donc pour aller en ville et à la plage c'est vraiment parfait. Après cette petite pause, je suis allée en ville retrouver l'assistante japonaise de l'école, Shiori, qui était à Melbourne pour la journée. On a été dans le plus vieux café de Melbourne, bâti et ouvert en 1951. Petite anecdote glauque sur ce café, le premier propriétaire a été assassiné devant. Super ambiance. Mais passons. En repartant, on a été à ChinaTown qui est juste à côté et il faut avouer que c'est sacrément beau.

Ensuite j'ai décidé de marché un peu (encore) afin de voir un peu le quartier. Et je n'ai pas été déçue, je suis tombée sur Flinders Street, et sa célèbre gare.

Puis je suis passée sur un pont, avec une rivière en dessous et la galerie nationale de l'état de Victoria à côté.

Et maintenant, je vais juste traîner au lit pour la soirée et reposer mes jambes après 17 kilomètres de marche. Oui, 17 kilomètres, je ne sens plus mes pieds. Demain, direction l'aquarium, la galerie d'art et puis le festival Moomba qui a lieu ce week-end. À demain 🇦🇺

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Publié le 8 mars 2020

Aujourd'hui, je suis allée à l'aquarium de Melbourne. Pour être tout à fait honnête, j'ai été déçue de cet aquarium. En effet, il n'y avait pas plus d'animaux que cela et seuls les requins et pingouins le rendaient différent. Ce qui était bien aussi, c'était le tunnel où on pouvait voir les animaux nager au dessus de nous. Mais sinon, les poissons étaient assez communs, comme j'en ai déjà vu à Nancy. Mais voici des photos des animaux que j'ai préféré à l'aquarium.

Après cela, je suis allée à la galerie nationale de l'état de Victoria, une galerie d'art dont l'entrée est gratuite donc, c'était cool. Il y avait une exposition d'arts asiatiques, des vases, en passant par des sculptures, des tableaux, et aussi des vêtements traditionnels.

Il y avait aussi un pavillon dédié à l'art européen, des tableaux comme on peut en trouver en France mais c'était intéressant. Il y avait également une salle dédiée aux droits des femmes, donc ça c'était vraiment intéressant à voir.

Puis je suis retournée à la plage, car j'en suis vraiment proche et puis le temps était plaisant. Il ne faisait pas trop chaud, c'était vraiment idéal. J'ai donc marché sur le sable, il n'y avait pas grand monde c'était vraiment top. Je suis allée au port des voiliers aussi. Puis je suis allée au Saint Kilda Pier, où on peut observer des pingouins sauvages. Ils n'étaient pas là malheureusement, mais j'ai quand même vu un petit, caché dans son nid sous les pierres. Et puis voir l'océan à perte de vue, c'est vraiment incroyable.

En remontant pour prendre le tram, je me suis arrêtée au Luna Park, une fête foraine permanente. Elle a été ouverte en 1912 et l'ambiance à l'intérieur est un peu digne des films d'horreur. Mais bon, ça valait le coup même si je n'ai pas fait d'attraction.

Après une petite pause repas à mon hôtel, je suis partie au Moomba Festival, un festival qui a lieu ce week-end car c'est un week-end de trois jours. Il y a donc une fête foraine (oui encore) sur les bords de la rivière Yarra, et j'adore les fêtes foraines, encore plus de nuit.

Ah et en passant, quelques photos de la ville de nuit, dont certaines d'un mémorial de la Seconde Guerre Mondiale.

A demain pour le dernier jour à Melbourne 🇦🇺

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Publié le 9 mars 2020

Aujourd'hui, c'était la clôture du Woomba festival (un festival mélangeant fête foraine géante, compétition de skateboard et de jetski, feux d'artifices, musiques) avec une parade. Je m'attendais à une petite parade, mais c'était gigantesque, ça a duré une heure. Cette parade est faite pour célébrer la Culture avec un grand C. Ce qui regroupe la musique, la danse, le chant mais aussi les cultures des différents pays tels que les pays asiatiques (Chine, Japon, Indonésie, Corée, Thaïlande, etc), certains pays européens comme Malte ou la Macédoine mais aussi la Russie ou l'Ukraine, ou encore les pays du Pacifique comme la Papouasie Nouvelle Guinée ou la Nouvelle Calédonie, mais aussi des pays d'Amérique Latine comme le Brésil et ses danseuses de Rio. Toutes ces cultures sont présentes à Melbourne et ce festival est fait pour les célébrer. Il ne faut pas oublier les aborigènes aussi, c'est eux qui ouvrent la parade. C'était franchement magnifique à voir, ces danses et instruments traditionnels. Donc voici quelques photos de ces danses incroyables.

Il y a aussi eu un hommage aux pompiers du pays, tout le monde a applaudi lors de leur passage, c'était émouvant et j'avoue que j'ai lâché ma petite larme.

Il faut savoir qu'il y avait un monde fou, et j'aime pas trop les foules trop dense. Alors j'ai décidé de contourner tout ça et j'ai eu raison car je suis tombée sur une petite rue typique de Melbourne, une ruelle dédiée au street art. Il y en avait partout, parfois même jusqu' en haut des murs ! Donc voici quelques photos de ces œuvres d'art.

Après cela, il me restait environ trois d'heures avant de prendre mon train. J'ai donc décidé d'aller à la bibliothèque de l'état de Victoria et c'était plutôt joli.

Ensuite, j'ai marché dans d'un centre commercial, centre commercial où se trouve une station de métro. J'ai simplement déambulé dans les allés avant de prendre le métro pour rejoindre la gare pour rattraper à Ballarat. Le métro se Melbourne est le même que celui de Paris en gros, l'odeur d'urine en moins et pas de guitaristes. Ah et évidemment, c'était super propre.


Bilan de Melbourne ? C'est une ville superbe, extrêmement propre. C'est une ville très moderne avec beaucoup de grattes-ciel, qui donnent vraiment l'impression de toucher le ciel. C'est aussi une ville très verte, avec des parcs et jardins botaniques partout. Ce n'est pas une ville très vieille, ce qui fait qu'il n'y a pas trop de lieux historiques comme en France. Mais c'était vraiment chouette de pouvoir découvrir cette ville pendant un week-end, de m'y perdre, m'y promener. Melbourne, on se reverra bientôt.

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Publié le 31 mars 2020

Aujourd'hui, le confinement a été annoncé. Enfin, c'est un confinement un peu à la n'importe comment, les promenades sont toujours autorisées et quelques magasins non essentiels sont toujours ouverts mais bon. Pour moi ça ne change rien car dans tous les cas, je suis en vacances. J'ai changé de famille d'accueil, enfin je suis chez ma collègue jusque la fin du confinement. Donc plus de Ellie et ça, c'est le plus triste. Mais à la place je suis avec deux enfants, de cinq et trois ans et les journées sont mouvementées. Mais sinon tout va pour le mieux et puis j'adore quand on me dit que je dessine bien alors que c'est pas du tout le cas.

Hier Nous avons été au jardin botanique de Ballarat et sur une presqu'île du lac Wendouree. Le jardin botanique est très joli, il y a beaucoup de plantes d'Australie et des arbres immenses dont le plus vieux de l'état de Victoria ! Et ça, c'est carrément la classe.

Ensuite on a été donner du pain aux cygnes, poules d'eau, et autres canards au lac Wendouree, qui est juste de l'autre côté de la rue. On a été sur une presqu'île, et on a failli se faire attaquer par un cygne.

Demain, cela fera deux mois que je suis arrivée en Australie. Le temps passe incroyablement vite, mais il risque de passer plus lentement maintenant que je ne vais plus rien faire. Restez chez vous et lavez vous les mains 🤲

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Publié le 23 avril 2020

Comme chaque pays de ce monde l'Australie n'y échappe pas et on est donc en confinement. Adieu plages, forêt tropicale et plongée près de la grand barrière de coral, bonjour campagne australienne, pluie et mémoire (il ne faut pas oublier ce léger détail). Mes vacances à Cairns ne sont donc que partie remise. J'espère.

Cette semaine est donc la cinquième semaine de confinement mais le temps passe à une vitesse folle. Il faut dire qu'avec les petits, mes journées sont rythmées par des jeux, des dessins et des parties de cache-cache que, bien évidemment, je gagne. Voici donc un petit article sur mes dernières promenades, histoire de parler un peu de mon séjour en étant confinée.


Rien de bien intéressant mais voici des photos d'une des universités de Ballarat, avec un eucalyptus vieux de centaines d'années. Il y a aussi un petit lac, rien à voir avec le campus lettres de Nancy, en plus la légende raconte qu'on peut voir des koalas sur le campus.

On a ensuite été à la campagne, dans une ferme qui appartient aux parents du père de famille chez qui je suis, tout en respectant les distances de sécurité, attention 1.5 mètres ou 2 feet pour les australiens. Durant notre visite, qui a duré une heure, on est passé de la tempête tropicale au grand soleil. Moi qui me plaignait du temps changeant de la Lorraine.... Et j'ai pu y voir des chiens, deux gros labradors qui sont rapidement devenus mes amis. J'ai également vu des chevaux, Manon l'amie des animaux.

La partie la plus importante et intéressante de cet article sera certainement celle-ci (garder l'attention des lecteurs : check). Ballarat est entourée de plusieurs monts et parmi ceux-ci il y a le Mount Buninyong. C'est un mont où on peut y monter en voiture ou à pied, par la route ou à travers une grande forêt. On a commencé la montée par les petits sentiers, avant de rejoindre pour profiter de la magnifique vue (rendre les lecteurs impatients de voir les photos : check). La montée s'est faite en une heure, arrivés en haut on était plongé dans le brouillard et je n'ai aucune honte à dire que ce paysage d'arbres plongés dans le brouillard m'a rappelé twilight. Les vieux démons ne partent jamais je suppose. Au sommet, il y avait une tour à laquelle on peut monter pour admirer la vue. Ceteit tout simplement incroyable mais j'avoue que j'étais pas aussi enthousiaste en haut et j'avais (légèrement) peur, avec les jambes qui tremblent et tout ce qui va avec. Bon, les photos seront dans le désordre, de la descente vers la montée, mais ça reste cool.

Petit retour aux jardins botaniques, mais une partie ce coup-ci avec un petit lac. Rien de bien incroyable. Ah et les canards se sont appropriés une des piscines municipales.

Voici le deuxième mont qui entoure Ballarat. Bon, il appartient à la ville et pour y monter il faut escalader une barrière. Mais c'est ça d'être rebelle, alors on l'a fait avec ma nouvelle famille d'accueil. Je ne regrette pas, même s'il y avait des centaines de trous de terriers de lapins ou de wombat et qu'à chaque pas on manquait l'entorse des deux chevilles.

Puis une autre Ascension, celle du troisième mont, au milieu d'une plantation de sapins (la maison ❤️). Encore une fois, la vue était magnifique et j'aime l'idée que la ville de Ballarat soit entourée de monts et de collines, la vue en valait le coup.

Et voilà, c'est tout pour les dernières promenades que j'ai fait. Il est évident que je ne vais plus écrire beaucoup jusqu'à la fin du confinement. Mais vu qu'on a la droit de se promener, on va sûrement faire des promandes pour découvrir les environs, comme ces promenades là. A bientôt je l'espère.

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Presque un mois depuis la dernière étape publiée et je n'ai pas vu ces dernières semaines passer. Il faut dire que je fais pas mal de choses entre donner mes cours, les préparer, jouer avec les enfants, jouer à des jeux de sociétés. Nous sommes déjà fin mai, ce qu'il signifique qu'il me reste trois mois et demi dans ce magnifique pays. Et si je ne peux pas voyager en dehors du Victoria, je compte au moins profiter de cet état. Et voici donc deux autres promenades.

La première est la Devil's Kitchen (la cuisine du diable, en français). C'est une réserve géologique préservée, avec des falaises abruptes et des petits étangs au cœur de ces falaises. D'un côté, nous avons donc des falaises et de l'autre, une colline verdoyante qui offre à son sommet une vue imprenable. C'est un terrain accidentée cependant, car il se trouve d'ancienne mine en dessous et il faut faire attention aux trous qu'il y a. On a vu beaucoup de lapins, qui sont considérés comme nuisible ici tant il y en a. Mais ils étaient mignons. On a pique niqué au bord d'un petit étang et on y a fait des ricochets (est-ce que j'ai failli tomber à l'eau ? Oui). Trêve de blabla, passons aux photos.

Le week-end dernier, le confinement a été levé. Nous sommes donc allés dans un village non loin de Ballarat. Ce village s'appelle Daylesford-Hepburn et c'est un village où on y trouve beaucoup de sources volcaniques, mais on y reviendra plus tard. On a tout d'abord visiter le centre du village, qui se compose d'une rue avec tout un tas de petits magasins. Il faut savoir que c'est un village avec une importante communauté LGBT+. Il y a donc des drapeaux arc-en-ciel et des photos de prides dans chaque magasins, le drapeau arc-en-ciel flotte même devant la mairie du village. C'est aussi un village où il y a beaucoup de magasins de voyance, au moins cinq rien que dans la rue principale.

Après ça, nous avons été dans un parc à sources, les fameuses sources. C'est un grand parc avec des forêts, des sentiers, des étendues d'herbe. Le sentier principal mène à trois différentes sources. J'ai goûté l'eau de chacune d'elle. Le goût ? Tout simplement immonde, beaucoup de souffre, pétillante. Quand on boit cette eau, on a encore plus soif après. Mais c'était une promenade magnifique.



Ce week-end nous allons en one day trip pour visiter deux villes, donc il y aura une autre étape prochainement. Retour à l'école mardi, pour deux semaines peu remplies avec seulement les premières et terminales, avant que tout le monde y revienne. Je suis impatiente de retrouver un train de vie normal. D'ici là, prenez soin de vous 🇦🇺

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Publié le 31 mai 2020

Le week-end dernier, nous sommes partis en road-trip poue rendre visite à une amie de la famille. On est donc partis de bonne heure le matin, afin de pouvoir prendre le temps de s'arrêter dans une petite ville pour prendre un café et pour que je visite un peu. Cette ville était Castlemaine. Comme la grande majorité des villes du Victoria, c'est une ville minière qui s'est construite avec la ruée vers l'or australienne. Il y a donc beaucoup de bâtiments typiques de cette époque. Nous n'y sommes restés qu'une demi-heure, mais c'est une ville jolie.

Une fois remontés en voiture, direction notre ville d'arrivée Bendigo. Arrivés chez l'amie, nous avons été accueillis par une adorable boule de poil du nom de Peanut. Nom ironique pour moi, n'est-ce pas ? Elle est restée une bonne partie de la soirée avec moi, une adorable petite boule de poil.

Mon amour canin exprimé, passons maintenant aux photos de Bendigo. Encore une fois, une ville minière avec beaucoup de vieux bâtiments, de vieilles rues et ruelles et beaucoup de parcs. Parlons justement d'un parc en particulier. On m'a dit de lever les yeux, et les arbres était noirs de.... Chauves-souris. Oui, dans un seul parc il y en avait des centaines et des centaines, les branches des arbres penchaient dangereusement. C'était incroyable de voir ces petites bêtes dormir paisiblement en plein milieu d'une ville.

Nous avons ensuite était en ville pour voir les points touristiques de celle-ci. Premier arrêt, le temple chinois et le musée du Dragon D'or. Le dragon de gauche est une femelle car elle a une tête décapitée entre ses pattes. Et le dragon de droite est un mal, car il a une boule entre ses pattes. Pourquoi une boule ? Ça représente sa masculinité. Bon je vais pas vous faire de dessin.

Ensuite, nous nous sommes arrêtés à une fontaine qui est la première fontaine à circuit fermé de l'état du Victoria. Oui, rien que ça. Et j'ai posé devant comme si c'était la fontaine de Trevi à Rome.

Puis on est passé devant de jolis bâtiments, donc un mémorial pour les soldats de la seconde guerre mondiale.

Les villes du Victoria sont de jolies villes, très typiques de l'époque de la ruée vers l'or et beaucoup de bâtiments sont d'origine car le pays, surtout cette région, n'a subit sur t'es peu les dommages de la guerre. L'école a rouvert cette semaine pour les premières et terminales, le retour des autres classes se fera le 9 juin si tout va bien. C'est particulier cette ambiance d'après confinement mais ça nous permet de sortir de la maison et se voir du monde. Je ne sais pas quand sera posté le prochain article, certainement quand je ferais quelque chose comme ce road trip. On ne peut pas voyager dans d'autres états et on a l'intention de faire d'autres voyages comme celui-ci pendant les vacances. Il est clair que ce n'est pas le voyage que j'avais imaginé, mais ça reste bien malgré tout. Passer cette crise à l'autre bout du monde c'est difficile pour les nerfs, mais au moins c'est une année que je n'oublierais jamais. À très bientôt 🇦🇺

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Publié le 1er juillet 2020

JE SUIS DE RETOUR !

Après des semaines d'absence, me revoilà avec un nouvel article. Il faut dire que je n'ai rien fait d'intéressant. Je suis retournée à l'école en présentiel le 26 mai et là, je suis en vacances jusqu'au 15 juillet. Je ne peux pas voyager comme je l'aurais voulu, mais je vais quand même faire quelques choses par-ci, par-là. Le nombre de cas augmente de nouveau ici, et augmente beaucoup. Espérons juste que nous puissions faire, ma famille d'accueil et moi, ce qu'on a prévu de faire.

Aujourd'hui, c'était Ballarat Bird World, un petit parc à oiseaux où on marche au milieu d'une forêt, entourée d'oiseaux sauvages et où il y a des oiseaux endémiques de l'Australie dans des volières. Premier arrêt, une table remplie de sable où l'on peut s'amuser à chercher des fossiles avec des pinceaux. C'est amusant pour les enfants (et pour moi aussi, parce que je suis une grande enfant)

Début de la visite du parc. Toute la visite se fait sur des pontons en bois au milieu des arbres, et cela ressemble beaucoup à une forêt pluviale. C'est un décor apaisant où on n'entend que la nature.

On arrive ensuite aux petites volières où on peut admirer des dizaines d'espèce d'oiseaux endémiques de l'Australie. Des perroquets multicolores, des cacatoès, et autres perruches (coucou petite perruche).

Il y avait aussi une grande volière où volent ses oiseaux en liberté presque totale. Ils étaient cachés pour la plupart, alors c'est un peu le "où est Charlie ?" des oiseaux.

On est ensuite passés devant un dinosaure (un faux hein) et les enfants ont eu terriblement peur (mais j'avoue que je m'attendais pas à ce qu'il bouge et à ce qu'il fasse du bruit donc j'étais pas sereine).

Puis retour aux petites volières afin de prendre une photo avec un cacatoès banksien, ou cacatoès noir. C'était une expérience vraiment bien et le monsieur qui s'en occupait était vraiment un passionné qui nous a tout dit sur le parc et les oiseaux que l'on peut voir.

Et voilà pour le parc des oiseaux ! Normalement nous allons à la plage pendant trois jours ce week-end. Normalement, parce que des restrictions sont remises en place. Mais on espère vraiment pouvoir y aller. À bientôt pour de nouvelles aventures australiennes 🇦🇺

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Ce matin, départ 8h30 pour le sud de l'état du Victoria (comme on ne peut aller que là). Au programme aujourd'hui, un road trip avec plusieurs arrêts jusqu'à la destination finale : notre location à deux pas de l'océan. On a commencé par rouler environ deux heures dans le brouillard ou sous la pluie avant de s'arrêter dans un café en bord de route pour une petite pause.

Reprise de la route pour s'enfoncer dans la forêt pluviale de l'Otway. On a roulé en serpentant la colline jusqu'au deuxième arrêt : Redwood (les bois rouges). Et on comprend tout de suite pourquoi ce nom. On se retrouve au milieu de gigantesque séquoias, eux-même entourés de fougères géantes. Le sol était rouge et l'ambiance était calme et apaisante, avec le bruit de l'eau qui ruisselle d'un petit ruisseau.

Retour en voiture pour le troisième arrêt, une cascade. La route pour aller devant cette cascade n'était pas de tout repos, et avec la pluie des derniers jours l'escalier était très boueux et je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas tomber (étonnant quand on me connaît). Mais cette marche périlleuse en valait vraiment le coup car la cascade était superbe. Il est dit que l'on peut des fois y voir des ornythorinques, mais pas aujourd'hui. Et c'est parti pour la remontée, toujours dans la boue.

Retour en voiture, le prochain arrêt étant un café pour que l'on puisse manger. Le café est entouré de grandes baies vitrées et à travers, on pouvait voir des dizaines et des dizaines de perroquets australiens.

Après avoir bien mangé et bien bu, c'est parti pour le cinquième arrêt qui était un petit circuit au cœur de la forêt pluviale. Vraiment au cœur, il y avait tellement d'humidité. Mais c'était incroyable de se retrouver au milieu des arbres, des fougères géantes et de nouveau, une petite cascade. Une fois le circuit terminé, retour en voiture direction l'océan.

L'océan n'avait rien à voir avec ce que j'avais vu à Melbourne, ici c'était à couper le souffle. Des falaises couleur ocres où l'océan se jette et les abîmés. Là, l'on pouvait voir des dizaines de couches différentes, de différentes couleurs, témoignages du temps qui passe. Et au milieu, les 12 apostles qui surgissent de l'eau. Au départ il n'y avait que la falaise. Puis avec l'eau et les années qui passent, la falaise s'est effritée pour se retrouver morcelée en douze énormes rochers qui semblent surgir de l'eau.

Retour en voiture, direction deux magasins que j'adore plus que tout : une chocolaterie et une fromagerie. J'ai bien évidemment acheté du chocolat, et goûté les douze différents fromages. On remonte en voiture direction la location pour ces trois jours. En arrivant, quelle joie incommensurable de voir une femelle labrador avec sept petits.

Une journée bien chargée, remplie de beaux moments et d'aventures. A demain 🇦🇺

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Aujourd'hui, décollage à 9h direction une petite ville côtière appelée Port Fairy. On s'est dirigé vers une île dont le tour a duré deux heures. Deux heures près de l'océan, avec le bruit des vagues et des différents oiseaux marins. Et nous avons même vu un petit wallaby sauvage. J'adore les îles à moitié sauvages comme celle-ci, c'était très agréable.

Après une pause repas bien méritée, direction Tower Hill, un ancien volcan où il y a maintenant des réserves naturelles et des sentiers pour se promener. Il y a avait des émeus sauvages, des dizaines et des dizaines d'oiseaux différents et un calme très agréable. Le premier sentier est un sentier qui menait au sommet. Et quelle vue ! On y voyait l'océan au loi, ainsi que la ville côtière de Warrnambool. Épuisant, plus d'une centaine de marches, mais ça en valait le coup.

Le second sentier était autour d'une petite mare, qui était plutôt comme un marée en fait. Mais c'était très agréable aussi, et relaxant. Et puis j'ai eu la chance de voir un oiseau endémique de l'Australie, doit j'ai oublié le nom. Mais sa couleur bleue le rend magnifique. Et on a aussi vu des kangourous sauvages, non loin du sentier, ce qui est vraiment rare.

Un dernier café, puis retour en voiture pour repartir vers notre location. Beaucoup de marche aujourd'hui, encore beaucoup de choses vues. Et demain, avec un peu de chance, nous allons peut-être voir des baleines. Croisons les doigts. A demain 🇦🇺

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Dernier jour de notre week-end et peu de choses de prévues. Nous commençons par faire un tour de la ferme où était notre location et j'ai pu faire la connaissance d'une jeune vache et de deux poules. Je suis vraiment l'amie des animaux.

Après, adieu les chiots, vaches, canards et poulets, direction la plate-forme où on peut apercevoir des baleines si on est chanceux. On y avait fait un court saut hier, sans succès. Ce matin, on y est resté environ une heure mais rien du tout, aucune baleine en vue. Mais le paysage était magnifique, il y avait des vagues immenses et un vent glacial.

Retour en voiture pour remonter doucement vers la maison. Nous faisons un premier arrêt à Timboon, petit village où se trouve une distillerie à whisky et... C'est tout en fait. Et c'est une distillerie minuscule. Nous avons emmené les enfants à une aire de jeu, pris le déjeuner dans un petit café et c'est reparti en voiture.

Le prochain arrêt s'est fait dans le minuscule village d'Alvie, où se trouve un parc à volcans. Enfin, ancien volcans bien évidemment. La vue était à 360 degrés sur les alentours et on pouvait voir différents ancien cratères.

Et voilà la fin de ce roadtrip. J'ai adoré visiter le sud du Victoria et ses petites villes côtières, c'était un week-end parfait. Je ne pourrais aller nulle part d'autre avant de revenir en France, du moins pas très loin de Ballarat. J'espère encore faire quelques choses locales, autour de Ballarat avant de revenir tout de même. Comme le Ballarat Bird World ou le Rimmonds Bridge, un pont de l'époque de la ruée vers l'or, en bois, d'où l'on a une vue incroyable.

A bientôt je l'espère 🇦🇺

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Publié le 11 juillet 2020

Aujourd'hui, nous allons parler fantômes. En effet hier j'ai fait un ghost tour. C'est le premier que je faisais et j'étais très impatiente. Je vais donc vous raconter mes histoires qui m'ont le plus marqué. Pour ceux qui sont sensibles, il y a une histoire qui parle de torture, la dernière. Pour ceux qui ont peur du paranormal, je vous conseille bien évidemment de ne pas lire ce qui va suivre. Pour les autres, laissez moi vous emmener dans le passé.

Ballarat, anciennement Balla Arrat, est une ville minière qui s'est construite grâce aux nombreuses mines d'or et à la ruée vers l'or australienne. Cette ville a donc une grand histoire. En dessous du centre ville se trouve d'anciennes rues, que l'on peut encore voir à travers les grilles d'aération. On peut y apercevoir les fenêtres de ce qui était l'étage 0 et qui est maintenant l'étage -1, les trottoirs, les rues pavées, les anciennes rigoles. Tout y est encore intacte, comme une ville secrète sous la ville. Et pour apporter de la lumière à cet étage -1, des briques en verre sont présentés sur les trottoirs de Ballarat, vestiges d'un ancien temps où les fenêtres sous terre étaient encore des fenêtres dont les habitants se servaient. Non loin de ces anciennes rues se trouve un cimetière. Dans les années 1850, une bataille entre catholiques irlandais et protestants anglais a éclaté au centre de la ville. Des centaines de morts, enterrés sous la rue que prennent des centaines de personnes tous les jours pour aller travailler ou à l'école.

Prochaine arrêt, dans une petit ruelle qui longe un cabinet d'avocats, l'un des plus réputés de la ville. Une fenêtre de ce cabinet d'avocat mène sur la ruelle où nous nous trouvions. Cette fenêtre est celle d'un bureau, qui était anciennement un salon d'un petit hôtel. Un soir, dans les années 1990, un des avocats travaillait dur dans son bureau. C'était en plein hiver, et les hivers sont rudes à Ballarat. Le feu crépitait doucement dans la cheminée mais l'homme ne sentait pas la chaleur. Il se leva, attisa les flammes et dû s'en écarter quelques minutes après tant il avait chaud. Il retourna derrière son bureau, où il faisait toujours aussi froid. Il retourna près de l'âtre, se réchauffa un instant, et lorsqu'il retourna à son bureau, trébucha sur quelque chose. Il baissa les yeux, mais rien ne se trouvait à ses pieds. Il mit sa main sur le tapis, et toucha quelque chose de glacé. Il retira rapidement sa main, mais il n'y avait rien. Il mit de nouveau sa main à l'endroit mais il n'y avait plus rien. Il tâtonna alors le tapis et la forme froide se trouva à environ un mètre devant sa précédente position. Quelques secondes plus tard, la forme froide invisible se retrouva à sa position initiale. Puis un mètre devant, un mètre derrière, un mètre devant, un mètre derrière inlassablement. Il raconta cette histoire à sa secrétaire, une passionnée d'histoire et de paranormal, et celle-ci fit des recherches. Elle découvra qu'avant d'être un cabinet d'avocat, le bâtiment était un vieux hôtel en bois. Dans ce vieux hôtel, il y avait des salons où les hommes d'affaires aimaient se retrouver pour boire et parler affaires ou jouer à des jeux d'argent. Cent an auparavant, des hommes et des femmes étaient dans cette pièce, rigolant autour d'un bon gin. Une des femmes dans une robe volumineuse se tenait près de la cheminée. Une braise sauta hors de l'âtre et atterrit sur sa robe. Elle tapota la petite flamme qui venait d'être créée avec son gant, mais son gant pris feu. Elle tapota son gant contre son torse, mais le haut de sa robe prit feu. Prise de panique, elle se renversa son verre sur elle... Mais c'était du gin. Les hommes, autour d'elle, ceux qui n'avait pas fuit, lui jetèrent le contenu d'une carafe pour éteindre ce feu... Mais c'était ça aussi du gin. Ils partirent tous, la laissant à son désarroi et à son triste sort. Le dernier homme qui est sorti de la pièce à raconté que la dernière image qu'il avait eut était cette jeune femme, roulant par terre d'avant en arrière pour tenter d'éteindre le feu qui la tuait petit à petit.

Le tour se poursuivit dans une autre rue. En face de nous, un restaurant avec un aigle doré sur la façade. C'est là où est apparu le premier cas de poltergeist connu à Ballarat. Poltergeist, vient de l'allemand "le fantôme qui toque". Ces fantômes sont attirés par les jeunes femmes et cherchent à leurs faire du mal. Dans ce restaurant travaillait une jeune femme. Un soir, alors qu'elle s'occupait de la fermeture, elle se trouvait au sous-sol pour ranger des choses et d'autres. Elle sortit de la pièce et éteignit la lumière. Mais elle n'eut pas le temps de fermer la porte que la lumière se ralluma. Pensant que l'interrupteur était défectueux, elle appuya de nouveau dessus. Mais cette fois-ci, il se ralluma plus rapidement. Elle éteint une troisième fois, mais ce coup-ci elle n'a pas pu fermer la porte. La porte s'ouvrit violemment pour claquer contre le mur. Elle prit peur et monte quatre à quatre les escaliers pour sortir de là. Elle jura à son patron qu'elle a entendu des pas derrière elle, dans les escaliers, qui allaient aussi vite qu'elle. Mais quand elle s'est retournée, il n'y avait personne. Quelques jours après, au milieu d'un service bondé et chargé, elle a dû descendre au sous-sol pour chercher quelque chose. Son collègue ne la voyant pas revenir au bout de vingt minutes, décida d'aller voir ce qu'il se passait. Il vit aux pieds des marches la jeune femme, recroquevillée sur elle-même en positon fœtale, des griffures sur le visage, sur le corps, des bleus partout. Quand elle reparti conscience, elle n'avait aucune idée de ce qu'il s'était passé les vingt dernières minutes. Mais c'en etait trop pour elle. Elle discuta longuement avec son patron à une table du restaurant. Puis elle partit en faisant tinter la clochette à l'entrée du restaurant. Quelques secondes après, la clochette tinte de nouveau. Le patron leva la tête, mais personne n'était là.

Prochain arrêt, la banque minière de Ballarat. C'est une banque très vieille, construite ici afin de placer l'or de ceux qui réussissaient à en trouver. Cette banque était tenue par un homme riche, et cet homme avait un fils à marier. À côté se trouve le Craig's hotel et dans cet hôtel travaillait la douce Annie. Annie croisa un jour le regard du fils du banquier et tomba follement amoureuse de lui. Elle attendit tous les jours devant la banque pour le voir et lorsque enfin elle le vit, il la vit aussi. Des regards devinrent des mots, des mots des phrases, et ils tombèrent éperdument amoureux l'un de l'autre. Mais le père ne voulait pas voir son fils marier à une femme de ménage pauvre. Alors il fit tout pour les faire rompre et convoca Annie dans son bureau pour lui expliquer, d'une manière tendre ou non, les choses. Le cœur brisé, elle s'ouvrit les veines devant la fenêtre du bureau. L'objet tranchant tomba dans un bruit aigu. Certains banquiers au fil des années ont reporté avoir entendu le bruit d'une lame tomber, alors qu'aucune l'âme n'était tombée, ou avoir vu un voile blanc courir dans les couloirs de la banque.

Comme dit précédemment, à côté de la banque se trouve le Craig's hotel. Il a été construit à la fin des années 1800 par un certain Walter Craig. Cet homme aimait les paris hippiques et il les aimait tellement qu'il a acheté un cheval. Mais ce cheval n'était pas si bon et ce, malgré les nombreuses heures d'entraînement et les nombreux jockeys. Une nuit, Walter rêva. Il se vit à la Melbourne Cup, célèbre course australienne. Son cheval était sur la ligne de départ. Le coup de départ retentit et tous les chevaux s'élancèrent. Celui de Walter était dernier mais il remonta tous les autres dans le dernier tournant et remporta la course. Walter courru vers le jockey, le félicita et remarqua qu'il avait un brassard noir. Lorsque Walter lui demanda, il était expliqua que c'était en hommage au propriétaire du cheval qui était mort. Walter se réveilla en sursaut, et se dit que c'était une vision. Il n'avait retenu que le fait qu'il allait gagner la course et il en était sûr. Environ un an après, la Melbourne cup était sur le point de commencer. Tout se passait comme dans le rêve de Walter. Le coup de départ retentit, son cheval était bel et bien dernier. Le dernier virage approcha et le cheval remonta tous ses concurrents pour finir premier. Tout était pareil, le jockey portait un brassard noir et... Walter Craig était mort trois mois auparavant.

Sauf que l'histoire ne s'arrête pas là. Cent ans après, un homme d'affaire dormait dans la chambre 203 qui était celle de Walter. Il vit une nuit, au pied de son lit, une ombre se mouvoir, cherchat frénétiquement quelque chose des yeux. Il se leva, en titubant car il avait bu, et étant encore guilleret à cause de l'alcool, voulu serrer la main à l'homme devant lui qui était maintenant plus net. En tendant la main, la vision disparut. Quelques jours plus tard, toujours dans cette même chambre, l'homme vit les yeux du portrait au pied de son lit bouger. Il alla se plaindre à la réception et ils vinrent retirer le portrait pour le disposer sur un des murs à l'accueil de l'hôtel. Et si vous vous questionnez sur la véracité de cette histoire, je vous présente monsieur Walter Craig.

Dernière histoire et certainement la plus horrible. Jadis, il y avait une prison à Ballarat. Et un des quartiers de cette prison était particulier. Un des dirigeants était fasciné par les machines et il s'était dit "pourquoi ne pas faire en sorte que ma prison soit comme une machine qui transforme les gens méchants en gens gentils ?" il créa alors cet idéal. L'idée était que lorsque le prisonnier entrait, il laissait son ancien lui dehors. Alors un numéro lui était attribué. Plus de prénom, plus de nom. Puis on lui couvrit la tête pour qu'il n'ait plus de visage. Ainsi, le prisonnier ne pouvait plus se reconnaître. Il passait ensuite vingt-deux heures dans une cellule, avant de sortir deux heures pour aller à une messe puis pour faire de l'exercice dans la cour. Sauf qu'il ne courrait pas librement, non non. Il était pieds et mains liés, et pieds et mains attachés à ceux de celui devant lui. Si l'un tombait, l'effet domino s'appliquait.

Sauf que le peuple n'était pas content de ne plus assister aux exécutions publiques. Alors une fois par mois un, ou plusieurs, prisonnier était tué. Mais ce n'était pas une simple exécution, il fallait faire plaisir au peuple qui demandait justice et plaisir de regarder. Le bourreau commençait par pendre le prisonnier par le cou pour l'attacher à un arbre. Juste avant qu'il ne perde connaissance, le bourreau faisait retomber le prisonnier pour qu'il reprenne son souffle. Puis il le pendait de nouveau et le faisait retomber. Ensuite, quand la foule en avait assez de la pendaison, le bourreau installait le prisonnier sur la table et ouvrait son ventre pour en sortir ses intestins et ses viscères. Puis, alors que le prisonnier était à deux doigts de mourir, le bourreau attacha ses quatre membres à quatre chevaux différents, qu'il fit partir au galop dans quatre directions opposées.

Treize prisonniers sont morts ainsi à Ballarat. Et tous ont été enterrés sous la cour de la prison. Leurs âmes ne devaient jamais se reposer alors, ils étaient enterrés debout. Aussi, ils étaient enterrés vers l'est afin de toujours voir le soleil se lever mais de ne jamais le voir se coucher.

La prison a fermé et est devenu un campus où grouille des milliers d'étudiants. La ville avait alors pris la décision de déterrer les corps pour les remettre ailleurs. Cinq prisonniers reposent maintenant au cimetière de Ballarat. Mais qu'en est-il des huit autres restants ?

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Publié le 30 juillet 2020

Il y a deux semaines, je suis allée à sovereign hill. Et j'ai complètement oublié d'écrire l'article qui en parle. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Non ?


Alors sovereign hill, qu'est-ce que c'est c'est ? C'est un gigantesque musée en plein air qui prend la forme d'une reconstruction historique d'une ancienne ville minière. Donc tout est ancien et les bâtiments, ainsi que les objets sont de cette époque. On parle d'une époque lointaine, dans les années 1850-1900 où la ruée vers l'or australienne était à son apogée. Il y a donc la boulangerie, la banque, un magasin de vêtements, un salon funéraire, et tant d'autres boutiques que vous allez voir au fil de ce post. Mais commençons tout d'abord par une vue d'ensemble de sovereign hill.

Comme vous pouvez le voir c'était totalement bondé. C'est faux, il n'y avait strictement personne et ça ressemble fortement à une ville fantôme. Il faut savoir qu'il faisait quatre degrés, et avec note meilleur copain le COVID ça aide pas. Mais j'ai encore plus apprécié. Première bâtiment vu, la banque. C'est là où les gens allaient pour déposer l'or qu'ils venaient de trouver dans les mines ou dans les étendues d'eau.

Les outils présents et le registre est d'origine. Je me serais bien trouvé un mari riche parmi les noms proposés, mais ils doivent tous être morts et décomposés depuis le temps. On est ensuite allés dans un magasin de vêtements et un ancien pub (où ils ne servent plus de bières, quelle tragédie).

Les robes étaient magnifiques mais je n'avais pas $800 dollars à mettre dedans. Quel malheur. Avançons maintenant à une machinerie où était lavé l'or, où l'on séparait l'or des autres métaux et poussières. Si la machine fonctionnait à vapeur avant, aujourd'hui il y a une merveilleuse invention qui s'appelle l'électricité. Dommage.

Veuillez m'excuser mais je serai suis incapable de vous expliquer le fonctionnement de cette machine, non seulement parce que je m'en souviens plus mais aussi parce que j'ai pas trop compris l'accent fortement australien du monsieur. Direction ensuite la fonderie, où on a pu assister à la fonte d'or pour le transformer en lingot.

C'était vraiment impressionnant à voir. Le fondeur a jeté le lingot tout juste formé mais encore extrêmement brûlant dans de l'eau froide. L'eau a bouilli instantanément et cinq minutes après, le lingot était dur. J'ai aimé voir ça et me fondeur était quelqu'un de passionné et cela se ressentait. Vint ensuite le point le plus intéressant à mon goût de cette visite. La recherche d'or à l'ancienne avec un tamis. Nous voilà donc devant des petites étendues d'eau glacées, avec nos mains glacée, à relier des tamis plein de terre pour trouver des petits morceaux d'or. Et j'en ai trouvé.

Vous voyez ce que j'ai trouvé ? Ça ne vaut même pas $2. C'est pas aujourd'hui que je vais faire fortune. Après ça, nous sommes allés sous terre pour visiter une mine, une vraie, avec de vraies galeries.

Il y avait même unz projection pour donner l'impression que des mineurs venaient de découvrir une pépite. Et cette pépite que l'on peut voir en photo (enfin celle en photo est une représentation évidemment), a vraiment été découverte à Ballarat et elle est, encore à ce jour, la deuxième plus grosse pépite d'or trouvée.

Après une pause déjeuner pour se réchauffer avec une belle vue sur le petit lac, nous avons visité différents bâtiments. Notamment une imprimerie, une bibliothèque/salle de réunion, un cabinet de docteur (qui ressemble à un cabinet de torture), une autre fonderie où sont fabriquées diverses choses comme de la vaisselle en étain, des bijoux en étain et autres ustensiles.

Ensuite, visite d'un salon funéraire avec exposition de calèche-corbillards et de cercueils, de quoi ravir mon côté emo que je tente de dissimuler. Et puis il y avait des avis de décès, réels. Et l'âge moyen était autour de 18 mois. Grosse ambiance.

Direction ensuite une fabrique de bonbon, où on a pu assister au processus de fabrication de A à Z. Et on a aussi goûté évidemment.

La fin de la journée approche, on était tous congelés. Mais avant le départ, encore quelques petites choses. Une usine où on fabrique des carrosses à la main. Les ouvriers n'étaient pas là mais c'était quand même intéressant.

Puis nous avons pu visiter différentes petites maisons d'époque, avec que des objets originaux et de cette époque. Les feux dans les cheminées crépitaient doucement dans ces habitations figées dans le temps, ce qui leurs donnait un brin de vie.

Dernier bâtiment de la journée : le théâtre. Et il y avait une représentation. Cette pièce a vraiment existé et était jouée à l'époque de la rue vers l'or, dans ce théâtre d'époque.

Et voilà pour sovereign hill. C'était intéressant de faire ce voyage dans le temps le temps d'une journée. J'ai adoré visiter ce musée en plein air. Je reviens officiellement le 5 septembre en France et j'ai bien peur que cet article soit l'un des derniers, le dernier allant être celui parlant de mon retour (qui s'annonce rock'n'roll). Prenez soin de vous et de votre famille et à bientôt ❤️

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Publié le 6 octobre 2020

Wow, plus de deux mois sans écrire dans ce carnet de voyage. Et j'en ai des choses à raconter ! Mais tout d'abord, un grand merci à tous ceux qui ont suivi cette aventure qui était clairement ma première grande aventure ! Merci pour votre soutien, vos mots gentils et attentionnés, votre réconfort qui m'a touché lorsque j'étais en Australie. Mais il est temps, maintenant, de fermer ce carnet de voyage. Avant ça, revenons sur les deux mois qui viennent de s'écouler.


Le premier août, je me suis fait tatouer ! Pour marquer mon séjour en Australie et avoir un souvenir à vie, j'ai décidé de me faire tatouer une branche d'eucalyptus, arbre typique de l'Australie qui est dévoré par les koalas.


Le dimanche 2 août, le ministre du Victoria annonçait un deuxième confinement. Écoles fermées, magasins également, restaurants, cinémas, tout fermaient de nouveaux (et aujourd'hui, mardi 6 octobre, ils commencent seulement à rouvrir petit à petit). J'ai eu une crise de panique, l'impression que tout partait en vrille de nouveau et je devais rentrer, je pouvais plus rester dans un pays où je ne pourrais rien faire de plus. J'avais assez de données pour mon mémoire, j'avais fait mon maximum pour mes élèves, je ne me voyais pas rester encore un mois en Australie. Alors j'ai appelé pour changer mon vol et le décaler à samedi 8 août. J'avais donc une semaine pour dire au revoir, faire mes bagages, préparer mon voyage retour à la maison. J'étais impatiente. J'ai eu le temps de dire au revoir à mes élèves, à mes collègues, à ma famille d'accueil. Une semaine, si peu de temps mais pourtant, ça m'a semble durer une éternité. J'ai aussi vu la neige avant de partir, c'était peu mais quand même cool à voir.



Arrive le samedi 8 août et lorsque je suis arrivée à l'aéroport de Melbourne, c'était désert. Il n'y avait personne, tout était vide et c'était limite effrayant d'assister à ça dans le deuxième plus gros aéroport d'Australie. L'attente pour l'enregistrement a duré 5 minutes tout au plus et après, direction l'embarquement. Passage par le duty free où tout était fermé, les grilles baissées, les magasins vidés, tour cela avait une allure très post apocalyptique, il n'y avait vraiment personne. J'ai attendu environ trois heures avant d'embarquer. D'abord, ils s'assuraient sur tous les passagers étaient présents en salle d'embarquement. Ensuite, distribution de visière à garder jusqu'à l'arrivée à Paris. Puis, embarquement zone par zone. Zone 1, dix personnes par dix personnes, zone 2, zone 3, zone 4 également. C'était vraiment très bizarre, et l'attente était longue. Arrivée dans l'avion, je fais part de mon allergie aux cacahuètes et ! Quelle surprise ! Ils ne servent pas de snack à cause du covid et en plus, il n'y a jamais de cacahuètes en classe eco. Parfait donc. Le vol. Melbourne-Doha était formidable, les sièges confortables, la nourriture excellent et le must, j'avais trois sièges pour moi toute seule ! J'ai dormi allongée comme un nourrisson.



Arrivée à Doha, l'embarquement s'est fait de la même façon. Je n'étais pas seule ce coupci et je n'ai pas pu prendre de photos de l'avion mais je m'en fichais, j'avais qu'une hâte c'était d'arriver à Paris. J'y atterris le dimanche 9 août à 13h15 heure locale. Il faisait chaud, j'avais un gros pull d'hiver et mon manteau d'hiver, comment vous dire... C'était pas la joie niveau odeur. Je descends de l'avion, j'attends pour la douane et là, test covid obligatoire. Sauf que ça, je le savais pas. J'ai donc attendu plus d'une heure et demie avant de me faire tester. Arrivé le test, ça fait super mal, on m'a promis des résultats sous 48h, résultats que je n'ai toujours pas eu aujourd'hui. Je récupère ma valise et enfin les retrouvailles avec mes parents que je n'avais pas vu depuis six longs mois. J'étais tellement heureuse. Seulement, j'avais deux choses en tête après ça : me laver et manger. On a atterri dans un Buffalo gril, à manger entrecôte-frites en guise de goûter. Puis retour au bercail, dans mes Vosges natales.


Et après ? Je me suis isolée deux semaines chez mes parents afin d'être sûre de ne pas avoir choper le covid. Aucun symptôme, rien, alors j'ai pu commencé à revoir tout le monde, famille et amis, qui m'avaient tant manqué.


J'ai rendu mon mémoire le 24 août et j'ai passé ma soutenance le 18 septembre. Je suis donc fière d'annoncer que je suis diplômée d'une Master français langue étrangère mention bien. Trois jours après j'ai postulé à un poste sur Nancy, pour travailler à L'IUT Nancy Brabois. J'ai eu l'entretien le lundi 28 septembre et le lendemain, j'apprenais que j'avais le boulot. La vraie vie d'adulte peut commencer pour moi à présent. Le chapitre australien se ferme, mais pourra être relu de nouveau. Encore une fois merci à tous, et on se reçoit bientôt.


Manon 🇦🇺