Le Chili, pays plein de promesses, nous sommes sûrs d'en prendre encore une fois plein les yeux. Nouveau voyage qui se fera en bonne compagnie, c'est parti pour une épopée à 4 ! 🛫
Février 2020
13 jours
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Nos (très gros) sacs sur le dos, nous entamons notre voyage vers le Chili.


La diversité des étapes prévues nous oblige à tout anticiper : le soleil, la pluie, le chaud, le froid, le vent ! Nous voilà de vraies tortues.


Point de rencontre : aéroport Saint-Exupéry, comptoir 20.


Lauriane nous trouve un cri de ralliement : houba houba ! Les marsupilamis, c'est parti !



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14h00 de vol, c'est long. Mais après avoir regardé quelques films, dormi, mangé, nous posons enfin les pieds sur le sol chilien.

Le contrôle des passeports est extrêmemrnt long... 1h30 !

Quand nous sortons, nous repérons rapidement notre chauffeur de taxi grâce à la pancarte qu'il tient dans ses mains.

Claudio est très sympa. On aborde avec lui la question des manifestations pour savoir s'il y en a toujours :

"Très peu en ce moment mais ça va reprendre très fort en mars, au retour des vacances chiliennes".


Nous passons par la place d'Italie, lieu principal des rassemblements, et nous remarquons les tags partout, les trottoirs d'où ont été arrachés des pavés, des fenêtres cassées. C'est comme à la télé. Et surprise, notre hôtel est à 150 mètres... Nous n'avions pas prévu ça mais d'après ce qu'a dit Claudio, ça devrait le faire.


Nous faisons le check-in puis laissons nos bagages dans l'attente des chambres, ce sera l'occasion d'aller manger.

Il fait une chaleur raisonnable mais on sent que le soleil tape fort sur la peau. Nous repassons par la place d'Italie en direction du quartier Bellavista. Après avoir changé nos euros en pesos chilien, nous nous installons à table dans le patio Bellavista.


Frites, viande, fromage, œuf ! Ça rigole pas, mais ça fait du bien aux estomacs.



14h05, retour à l'hôtel. Les chambres sont dispos, enfin une chambre et une cage à lapin. Mais ce sera largement suffisant pour 1 nuit. Une bonne douche pour chacun et on se retrouve pour une ballade.


Dans la rue, on voit de très beaux graffitis, un mec avec son serpent et beaucoup de monde en terrasse. On s'installe prendre 3 Pepsi et 2 bouteilles d'eau : 12 000 pesos chiliens, soit environ 13€... Dur, c'est bien plus cher qu'on pensait.


Arrivée en bas du Cerro San Cristobal, on se motive pour monter à pieds... On déambule jusqu'à arriver devant un Zoo (avec entrée payante) mais cela paraît mal embarqué pour accéder au sommet. Finalement, on finit par croiser la route d'un funiculaire transportant de nombreux touristes, c'est peut être la seule option. On essaie un autre chemin mais toujours pas une réussite. Alors on redescend direction le point info (on aurait peut être dû commencer par ça) : "vous pouvez le faire à pieds mais c'est 40minutes. Ou alors le funiculaire en 8 minutes avec une superbe vue". Bizarrement le choix ne sera pas difficile après ces 14h d'avion.

10 400 pesos chilien pour 4, aller-retour.

On prend place et nous laissons bercer. Ça monte vraiment beaucoup. Arrivés en haut, la vue est vraiment impressionnante. Vue sur tout Santiago, et c'est vraiment une énorme ville. On en profite pour faire de belles photo puis on redescend tranquillement.



18h50, ce sera l'heure parfaite pour grignoter avant d'aller au lit.

On s'arrête chez Galindo, et on se fait plaisir : empanadas, haricots-saucisse et pastel de choclo. Tout est très bon. On entend derrière nous que ça commence à chauffer : au milieu de la rue, des gens se disputent, on entend des bruits de verre, ils se hurlent dessus. Une voiture arrive au croisement, ralenti pour regarder et celle de derrière l'embouti ! On se croirait dans un film, c'est tellement anecdotique. Tout le monde se calme et nous finissons nos assiettes avant de reprendre la route vers l'hôtel.







Bien contents d'aller retrouver nos lits, nous nous dirigeons vers l'hôtel et en arrivant vers la place d'Italie nous comprenons que quelque chose se passe. Les canons à eau nous aident à comprendre qu'un rassemblement de manifestants est en cours. Zut, c'est pile sur notre chemin. Il ne nous reste qu'à chercher une route alternative (qui s'avère forcément etre un gros détour). Nous prenons de nouvelles rues et nous finissons finalement par revenir vers la manif. Pas le choix, notre hôtel est par ici. Nous devons soit passer au milieu des chiliens rassemblés, soit vers les camions de police. Après hésitation, nous longeons les nombreux policiers en file indienne, en pressant le pas. Enfin notre hôtel ! Sacrée aventure !

Il faut maintenant vite fermer les yeux car demain notre avion est à 8h00.

Bientôt le désert d'Atacama.


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Aujourd'hui c'est le départ vers le cœur de notre voyage : le désert de l'Atacama. Le petit déjeuner nous a été préparé en avance par l'hôtel et nous sommes contents de ne pas partir le ventre vide.


Retour à l'aéroport de Santiago. Les contrôles sont moins longs pour les vols nationaux et nous arrivons vite en salle d'embarquement. Pause pipi autorisée par le grand chef ! L'avion décolle avec du retard, on ne comprend pas vraiment pourquoi.


Nous arrivons à Calama à 11h15. Entre les vessies pleines et les ventres vides, on fait 2 équipes pour ne pas louper notre chauffeur qui doit nous attendre patiemment.


La team "sortie de l'aéroport" rencontre Herman (Flavien ose un "Hermano ?"... "-Non, juste Herman").

C'est un chilien de Santiago qui s'est installé à San Pedro il y a 5 ans. Il nous prévient : ici tout est cher mais c'est tellement beau.


La team "restauration" arrive avec des empanadas, Miam. Ça nous fera tenir jusqu'au restaurant.


Nous passons d'abord à l'hôtel. Nous sommes ici pour 4 nuits alors nous croisons les doigts pour avoir des chambres sympathiques (ce qui veut surtout dire propres et avec une fenêtre). C'est gagné, les chambres ne sont pas grandes mais on aura ce qu'il faut 😀


Il est 13h00 et notre première excursion est à 14h30. Direction un restaurant vu dans notre guide : El Huerto.

On découvre les petites rues de San Pedro, avec ses bâtiments blancs.


Notre petite cantine est très agréable, nous remplissons nos estomacs (mais pas trop, ne pas oublier que l'altitude n'aide pas à digérer !) et nous nous mettons en route pour l'agence avec laquelle nous avons organisé nos excursions.

Après avoir rejoint l'agence Locaventura, nous rencontrons notre guide Thibault et nos compagnons du jour, Jérôme et sa fille Clémentine. Nous partons ensemble pour l'après-midi. Premier arrêt : le village de Rio Grande. Thibault nous explique comment s'articulent les religions ici (l'animisme historique et le christianisme importé). Il nous raconte comment se passe le carnaval dans la région : 2 personnes sont désignées pour démarrer les festivités l'année suivante, puis ils vont rejoindre les prochains et ainsi de suite. Ils se mettent tous en route pour finir en mode grosse fiesta sur la place de l'église de Rio Grande.


Puis nous nous remettons en route direction la Vallée Arcoiris. Nous sommes époustouflés par la beauté du paysage. De grandes montagnes avec des couches de couleurs différentes dû aux minéraux et aux différentes explosions de volcans. Lauriane teste les toilettes Inca, aussi appelées WC à ciel ouvert.

Nous découvrons les plantes locales à usage medicinal : la Rica-Rica et le Pingo-Pingo. Les cactus boules sont appelés ici "coussins de belle-mère". Ils sont rigolos ces chiliens !


Nous voici partis pour Yerbas Buenas pour découvrir des pétroglyphes. Ce sont des gravures dans la roche datants de siècles avant nous. Le site servait de lieu de rencontre pour échanger des marchandises mais aussi pour se faire reproduire les lamas.

Il y a également des "dessins" d'animaux qui n'ont jamais été présents ici, comme des singes. On retrouve aussi des représentations du chaman.


Nous devions changer de spot pour voir le coucher de soleil mais on est tellement relax qu'on a un peu débordé du timing. Pas le temps de changer de lieu alors Thibault nous prépare un cocktail de compétition ici même. C'est un super moment, on est ravis de cette première excursion !

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Premier réveil à San Pedro. Nous sommes surmotivés malgré la fatigue. Rdv 9h00 devant l'hôtel. Nous rejoignons notre guide du jour.


La journée démarre en beauté : direction la Vallée de la lune. Il ne semble y avoir aucune limite à cet espace. Nous nous sentons vraiment tout petit.

Les dunes ne se déplacent pas ici contrairement à d'autres déserts car sous le sable il y a essentiellement de la roche.

Étape suivante : le Salar de Victoria. Il s'agit d'une ancienne mine de sel abandonnée après le coup d'état de Pinochet. Victoria est le nom de la femme du chaman, propriétaire de la mine.

Dans la zone où avait lieu l'extraction, on voit clairement le sel sur les parois. On entend également des craquements liés à la différence de température entre le minéral et la chaleur extérieure.


Nous faisons un arrêt au niveau du Rocher du Coyotte. Il porte son nom en référence au dessin animé avec BipBip le Coyotte.

Dernier arrêt de notre tour du jour : la vallée de la mort.

Le vrai nom de ce lieu est Vallée de mars, mais comme il a été popularisé par un belge francophone à l'accent approximatif, le nom a été transformé.

Superbe vue encore, notre regard se perd. C'est l'heure de la ballade pour les Daltons !



Nouveau jour, nouveau restau. Arrêt au Sol Inti pour un festin : entrée plat dessert pour moins de 7euros.

Ça commence comme d'habitude par un peu de Pebre avec du pain. Puis soupe de légumes pour le côté healthy. Poulet ou poisson en plat principal. Et en désert crème brûlé au café. Flavien qui vient de se moquer sans vergogne d'Anthony reçoit le retour de bâton : pas de copeaux de chocolat sur son dessert !


Pour la première fois depuis le début du séjour, on s'octroie une petite pause à l'hôtel. On est rapidement rejoins par la fille du propriétaire, très avenante. Elle nous parle en espagnol, nous montre ses jouets et fini par nous proposer une activité coloriage.

Cet après-midi, pas de tour organisé. On se motive à prendre des vélos pour aller jusqu'aux ruines de Pukará de Quitor à environ 3km. Lorsque le propriétaire de l'agence nous tend les casques et les gilets jaunes, on est presque en PLS. Les gilets sont douteux et les casques ne sont plus tout jeunes. Mais sécurité oblige, on enfile nos habits de lumières et c'est parti.

Un chien nous "choisit" et nous suit tout le long du chemin.

Arrivée à destination nous voilà surpris : le site est fermé depuis un an. La seule possibilité est d'aller jusqu'au mirador à pieds, 50min aller et 40 au retour... Dur, ce n'était pas dans nos plans.

Il est presque 17h et nous avons un tour astronomique prévu à 20h30...

Déçus, on remonte sur nos montures, toujours avec notre chien du jour, baptisé Pili-Pili entre temps.


Quelques mètres plus loin, Lauriane déraille... Enfin son vélo !

C'est le moment bricolage du jour.


On arrive finalement à apercevoir quelques détails du site de Pukará, dont le visage dans la roche.

Retour à San Pedro pour une petite visite de l'église avant de rentrer à l'hôtel.

Jérôme avec qui nous avons fait le tour de la veille nous envoie quelques photos prises avec tout le groupe et nous propose d'aller boire un verre à San Pedro avant le repas. Comme nous avons le tour astronomique prévu à 20h30 nous leur proposons plutôt de manger ensemble à la Pacada del Indio.

Nous nous mettons en route et trouvons notre petite cantine du soir. L'ambiance avec musique est très sympa et les prix raisonnables. Peu après s'être installés, Jérôme et Clémentine nous rejoignent. Pisco sour à la Rica-Rica pour tout le monde. N'en pouvant plus des pommes de terre et autres montagnes de riz, c'est tournée générale de pâtes ce soir (super typique !).


Ils nous racontent leur excursion de la journée, celle qu'on fera demain. Ils sont passés par une autre agence que la veille et sont plutôt déçus, bien qu'ils reconnaissent la beauté des paysages !


20h30, Anthony et Amandine partent à l'agence astronomique voir si le tour aura lieu. À cette période, les nuages contraignent souvent les agences à annuler au dernier moment. Et bingo, c'est le cas ce soir. Impossible d'observer les étoiles dans ces conditions.


Retour au restaurant pour terminer la soirée tranquillement. Surprise, on voit débouler Pili-Pili ! Il nous a retrouvés, c'est fou !

Nous souhaitons bonne route à nos camarades français qui rentrent sur Santiago demain et allons retrouver nos lits : une grosse journée nous attend !


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Une très grosse journée nous attend. Nous sommes en balade de 9h00 à 21h.

Nos ventres se remplissent au buffet du petit déjeuner à l'hôtel.


Aujourd'hui nous sommes récupérés par Olivier, chauffeur Belge et frère du patron de l'agence, et Ernesto, notre guide de la veille.


Première question : "vous avez pris vos maillots de bain ?". Euh... Non. La veille Ernesto nous a brieffés sur le fait qu'il ne faisait pas vraiment chaud dans l'altiplano alors on a tous pensé que les maillots, c'était superflu. Mais il insiste, il nous ramène à l'hôtel pour aller chercher nos précieux.


Nous nous mettons enfin en route. Nous en avons pour une bonne heure de trajet jusqu'au premier site.


Nous faisons une halte culture : nous voilà sur la ligne du Tropique du capricorne. Ici les rayons du soleil tapent perpendiculairement.

Ernesto en profite pour nous expliquer pourquoi cette région est la plus arride, ce qu'on en a retenu c'est : les courants de Humboldt empêchent les nuages d'arriver depuis le pacifique jusqu'à cette zone. La cordillère des Andes en bloque aussi pas mal. Et les nuages arrivants depuis le Brésil ont également perdu en humidité au fur et à mesure de leur déplacement.


C'est reparti pour la route. Nous démarrons notre quête des animaux de la région. C'est notre collection Panini du moment. On aperçoit un Suri : c'est une sorte de petite autruche. Flavien est heureux comme un gosse, il semblerait que ce soit son animal préféré. Qui l'aurait cru !


Première lagune de cette journée : tuyaito.

Notre guide nous prépare un petit déjeuner pendant que nous admirons la vue.


Parce que c'est notre journée spéciale lagunes, nous voilà en route vers celle des Piedras Rojas. Il y a en effet quelques pierres rouges autour de nous. Nous apercevons des flamingos (ça on sait le dire maintenant) , mais ils sont trop loin alors il nous faut des jumelles pour les observer.

Le paysage est magnifique.


On se remet en route direction les Lagunes de Miniques et Miscanti. Sur la route nous nous arrêtons pour regarder les vigognes. Ce sont des camelidés de la région capables de vivre à cette altitude grâce à leur cœur deux fois plus grand que les alpagas ou autre lamas.(4200 mètres)


Petit cours par Ernesto : il y a 4 camélidés dans la région, les lamas qui ne sont plus présents à l'état sauvage mais uniquement en élevage, les guanacos plus petits et qui se fondent avec les couleurs des paysages, les alpagas qui sont un croisement entre lama et guanaco, et les vigognes plus fines avec des airs de Bambi.


La voiture c'est bien, mais après les heures de route faites ces derniers jours, Anthony assiste à un petage de plomb à l'arrière du véhicule.

Les Lagunes Miniques et Miscanti se nomment ainsi parce que chacune se trouve au pieds du volcan éponyme. Pendant qu'Ernesto paie les entrées pour le site, Olivier le chauffeur nous glisse : "avant, les 2 lagunes étaient reliées mais l'activité volcanique est venue créer une séparation, vous pouvez le dire à Ernesto, vous avez qu'à lui dire que ça se voit". Une fois à la lagune Miniques, Olivier remet ça :"Quand Ernesto vous demandera pourquoi les poules d'eau à becs cornus ont un bec recourbé, vous lui direz que c'est pour casser la glace et qu'ils y font leur nid pour éviter que les prédateurs viennent voler les œufs.". Il veut qu'on essaie de déstabiliser notre guide, super marrant.


Miniques signifie" le petit doigt de la main". Il est nommé ainsi car il semblerait que les 5 volcans à proximité soient considérés par les légendes comme étant une main. Et Miniques correspondrait donc à l' auriculaire.


Ce sont de très jolis paysages, l'eau est d'un bleu impressionnant. Les volcans enneigés en arrière plan viennent contraster, c'est magnifique. On prend le temps de faire des photos pour immortaliser ce qu'on a sous les yeux. Notre guide s'impatiente un peu. Il faut garder le rythme pour pouvoir aller manger après.


Nous devons déjeuner à Socaire, un petit village qui signifie "refuge". Nous mangeons dans le restaurant de la communauté, ce qui permet que l'argent revienne au village.

Ce sera patasca en entrée, bouillon typique de la région avec du bœuf, des gros grains de maïs et des légumes. Puis omelette aux légumes et riz pour tout le monde : nous n'en pouvons plus de manger de la viande et des pommes de terre ! En dessert, crème à la vanille.


Le repas nous redonne un peu d'énergie car nous commencions à en manquer, surtout à cette altitude (toujours à 4 200 mètres d'altitude).

Moment détente de la journée : nous nous rendons aux piscines naturelles du village de Peine. Ernesto nous explique que les autres agences de San Pedro ne viennent pas ici et qu'il se peut qu'on soit quasiment seul. Il n'a pas tort : il n'y a personne d'autre.


L'eau n'est pas hyper chaude mais tout le monde se rafraîchit. L'eau est limpide et le lieu magnifique. C'est un petit écrin avec vue sur le Salar d'Atacama.

Petit passage par le village de Toconao. Très petit mais très influant de par son histoire : c'est le premier village où se sont établient les espagnoles à leur arrivée. En effet, il est un peu en retrait et leur a permis de se protéger des attaques des atacamens.

Ici ils travaillent le bois de cactus pour en faire des cendriers, des décorations.

Nous passons par la boutique puis le Patio de Dona Luisa. C'est une commerçante du village qui a regroupé quelques minéraux et roches. Elle a également des lamas qui posent volontier pour les photos.

Ils trouvent en Flavien un nouveau compagnon. La ressemblance est frappante.


Pétage de plombs, chapitre deux ! On commence même à voir des ânes dans le désert... Mais finalement ce n'est pas un mirage, ils sont bien présents en quantité dans la région, importés par les espagnols pour transporter des charges plus importantes que les lamas utilisés jusqu'alors (8kgs contre 4kgs).

Nous sommes désormais en plein Salar d'Atacama, à la lagune Tebenquiche. Elle est classée monument de biodiversité. Il n'y a effectivement que 3 endroits sur terre où vivent des organismes extremophiles comme ici. L'endroit s'étend à perte de vue, nous sommes époustouflés.

Il y a ici des "rocas vivientes", des roches vivantes car sur lesquelles se déposent des bactéries qui les font évoluer.

Dernière étape de la journée, Los Ojos del Salar. Il s'agit de deux trous qui sont proches et qui donnent l'impression d'être 2 yeux.

Olivier et Ernesto nous racontent l'histoire de Brésiliens venus ici il y a quelques années. Ils ont laissé leur voiture de location à proximité d'un des deux bassins mais ont oublié le frein à main. La voitures a fini dans l'eau, à 8 mètres de profondeur... Elle y est restée 3 ans, le temps de trouver comment l'en sortir.


Le soleil sera bientôt couché. Olivier et Ernesto nous préparent un super cocktail, avec de quoi manger et de quoi boire (ah, le pisco sour!).


Ce coucher de soleil est inoubliable. Les couleurs sur le Salar de l'Atacama sont magnifiques. Une fois la pénombre installée, nous voyons bien les étoiles commencer à apparaître et nous sommes déçus de ne pas pouvoir en profiter davantage mais c'est l'heure de rentrer...


Cette journée aura été longue mais tellement chouette.

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Départ de l'hôtel à 6h30. La fatigue se fait de plus en plus ressentir.


Notre guide du jour sera Elisa, une italienne arrivée il y a 3ans à San Pedro. Et nous retrouvons Herman comme chauffeur.

À cause des fortes pluies survenues 3 semaines plus tôt, le pont situé à la sortie de San Pedro s'est effondré. Il faut donc prendre une déviation, autrement dit une route créée dans la foulée, et pas très agréables. Le reste du trajet ne l'est pas plus. Elisa s'étonne que le routard ne mette pas à jour ses conseils aux voyageurs, qui continuent à venir en voiture de location alors que le trajet est complètement abîmé depuis les fortes inondations de l'année dernière.


La majeure partie du trajet se fait dans le noir, ce qui nous permet de fermer encore un peu les yeux. Le brouillard est impressionnant.


7h45- arrivée aux geysers. Il fait 1 degré !! Nous sommes bien contents d'avoir prévu l'équipement doudounes-gants-tour de cou ! Herman trouve qu'il ne fait pas si froid. Notre thermomètre interne n'est pas le même. Il y a déjà une sacrée foule sur le site.


À cette heure-ci les geysers envoient de l'eau notamment à cause de la différence de température. La couche de gel qui se forme sur le haut des geysers fait office de couvercle, à l'image d'une cocotte minute, et quand l'eau atteint les 86°, le phénomène des jets d'eau  commence.

Nous observons le spectacle attentivement. C'est le 3ème site le plus important de geysers au monde.


Nous avons vraiment froid !


Elisa nous raconte les accidents qui ont eu lieu sur le site : une nana qui en voulant prendre une photo a reculé et est tombée dans un geyser, un homme qui a mis un bras dans un geyser cône pour voir s'il y avait de l'eau dedans... "c'est pas la sélection naturelle ça ? ". C'est vrai que ce n'est pas franchement malin.

Dans la brume nous apercevons une machine de forage. Étonnés, nous interpellons Elisa pour savoir de quoi il s'agit. D'un air complètement outré, elle nous explique que dans les années 70 un projet d'exploitation de l'énergie géothermique à débuté dans la région. Le problème étant qu'en forant, ils ont généré un geyser ultra puissant de 60 mètres de haut. Cela a eu pour conséquence de vider tout les autres geysers de la zone. Il a été très difficile de trouver une solution pour le stopper. Une fois qu'ils ont réussi à le boucher, l'entreprise a abandonné ses machines sur place car encore une fois cela était extrêmement délicat de la retirer sans engendrer d'autres soucis.


Le soleil se lève petit à petit sur le site. C'est l'heure de rejoindre Herman qui nous a préparé un bon petit déjeuner de champions !

Arrive enfin la pause petit déjeuner. On l'attendait tous, à ce qu'il paraît l'altitude ça creuse. On a même droit à des baguettes venus tout droit de la boulangerie française de San Pedro. Avec vue sur le Tatio. What else?


On se sent revigorés et on se lance dans une série de photos avec poses travaillées s'il vous plaît. Heureusement qu'on était presque seuls.

C'est parti pour la piscine d'eau thermale. Tout droit venue des volcans, le bassin est à 28 degrés. Nous sommes tous frileux, pas trop motivés après avoir eu si froid. Quitter la doudoune pour enfiler le maillot ? Euh...


Mais Elisa, notre guide, insiste vraiment. Ça vaut le coup d'après elle, on ne regrettera pas. C'est sûr qu'on n'aura sûrement plus l'occasion de se baigner dans une piscine naturelle au Chili à 4300 mètres d'altitude. Alors n'écoutant que notre courage, on fonce. Effectivement, l'expérience est plus qu'agréable, il y a même certains endroits où on sent le sable nous brûler les pieds au fond de l'eau. On en profite pendant une vingtaine de minutes puis c'est l'épreuve du feu : sortir et attraper sa serviette le plus vite possible !

1,2,3 partez !

Nous voici maintenant aux Geysers de boue. Cela s'explique par la présence d'argile dans le sol.

L'eau sous nos yeux prends ainsi différentes couleurs : vert, rouge. C'est très impressionnant. Les photos ne rendent pas compte de l'immensité du site. Notre guide nous confie que c'est l'un de ses lieux préférés.


La guide nous explique que 3 semaines auparavant, alors que San Pedro était en état d'alerte pour les risques de pluies, elle a fait une excursion dans la vallée de mars. Lorsqu'elle a senti de l'électricité dans ses mains et que les fermetures éclaires faisaient du bruit, elle a voulu regrouper tout le monde. Et que cela a été difficile car chacun continuait à prendre des photos comme si tout était normal. Dur. Elle nous avoue à demi-mot que tous ces récits c'est aussi pour qu'on comprenne l'importance du respect des consignes données par les guides (là c'est sûr, on a compris !).

Nous nous arrêtons voir les flamants roses. Il y en a 3 sortes ici : andin, Chilien et James (appelé comme ça car "découverte" par un certain James pas du tout mégalo).


"Vous savez pourquoi les flamants rose n'ont qu'une patte dans l'eau ? C'est pour réguler la température de leur Corp quand l'eau est trop chaude ou trop froide." malins les petits coquins !

En route pour notre prochain site, on s'étonne tous de voir au bord de la route un auto-stopeur... En plein désert d'Atacama !!! Elisa est choquée : "mais qu'est-ce que tu fais là ?". Il explique que c'est un botaniste espagnol qui s'est fait déposé dans le désert pour faire de l'observation ce matin. Son chauffeur lui a dit qu'il n'aurait aucun mal à rentrer à San Pedro avec tous les véhicules qui passent ici. Pourtant nous sommes quasiment les seuls à être passés. Elisa nous demande si on est d'accord pour l'emmener avec nous. Bien sûr, personne n'aimerait être à sa place, alors il embarque à bord du 4x4 et nous repartons. À partir d'ici, il visitera tous les prochains sites avec nous ! L'air de rien, il fait le touriste, prend des photos, regarde les plantes et s'avère être intéressant !

Après une petite pause ravitaillement, on s'arrête au canyon de Guatin. Sur place, nous sommes dominés par d'énormes cactus. Notre ami l'autostoppeur est toujours de la partie ! Comme il a plu ses derniers temps, le chemin est un peu endommagé.


L'endroit est très beau. Nous avançons jusqu'à une sorte de cascade au milieu du canyon. L'effort est considérable pour le petit chat Amandine. Les roches ne sont pas rassurantes et sont couvertes de sable. Pas top mais on se retrouve tous en bas pour une petite pause.

Retour sur San Pedro. On retourne à La picada del Indio où nous avions mangé avec Clémentine et Jérôme. Il est 16h passé alors on opté pour des repas légers. Mais c'est sans compter sur la dose Chilien faite pour rassasier n'importe qui !

Retour à l'hôtel bien fatigués. Nous sommes tous contents de savoir que nous allons ralentir le rythme les prochains jours !


San Pedro d'Atacama nous en a vraiment mis plein les yeux. Nous sommes ravis de ce qu'on a vu et des personnes rencontrées ici !

Dernière soirée à l'hôtel avant de décoller demain matin pour La Serena. Il n'y a plus qu'à refaire les valises.


Ciao San Pedro 💜

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Herman doit nous récupérer à l'hôtel à 5h30 ce matin. Notre avion est à 8h09 et nous avons environ 1 heure de route depuis San Pedro jusqu'à Calama.


5h40 toujours rien... On commence à avoir un peu chaud, ça aura le mérite de nous réveiller. Nous avons peur d'arriver en retard ! 5h42, le voilà ! Mais il n'a pas ranger le coffre ni remis les siège, alors il s'agite pour être rapide et à 5h47 nous partons !


Ce chauffeur est un pilote, en 1h01, nous voici à l'aéroport. Nous serons à temps pour partir.


Dans la précipitation du passage des bagages, Flavien jette le reste du croissant de Lauriane. Grossière erreur ! Départ à l'heure, arrivée en avance, perfect!

Arrivée à l'hotel à 10h15, l'emplacement ne nous fait pas rêver, il faut prendre une longue route endommagée, en terre. On dirait un terrain de cross... Mais une fois le portail ouvert c'est un vrai oasis ! Nous faisons le check-in et nous renseignons pour la visite à la réserve de Humboldt le lendemain.


Une seule des deux chambres est dispo, celle des Choux (aka Flavien et Lauriane). Alors on dépose tous nos sacs et on file se chercher à manger (eh oui Lauriane n'a pas fini son croissant ! Merci Flavien).


Ici le ciel est gris et il ne fait pas vraiment chaud ! Nous qui pensions nous baigner, c'est loupé !


Après 700 mètres de marche, nous voici au bord de plage. L'océan pacifique est sous nos yeux ! Les rues sont plutôt désertes, et les restaurants fermés. On en fait quelques uns, puis sans nous en rendre vraiment compte on marche beaucoup... Vraiment beaucoup... Beaucoup beaucoup quoi ! On tente un restau qui a l'air ouvert mais on nous explique qu'ici les restaurants ouvrent à 13 heures...il n'est même pas midi...


On décide de zoner un peu et on se pose à la terrasse d'un café de plage. La pause nous permet de sélectionner un restau dans le routard. Sur le front de mer, les avis sont plutôt bons. On attend patiemment, avec 3 jus d'ananas et une bouteille d'eau, mais nos ventres ne sont pas contents !

A 12h50 nous sommes devant le restau, nos ventres crient famine ! Un serveur nous invite à nous installer mais nous glisse aussi qu'il faudra encore patienter un peu.

Anthony a un pressentiment, "les amis, je sens que les plats ne seront pas fameux !" "T'inquiètes, moi je le sens bien" répond Flavien serein. Attendons de voir la carte.


On profite de la vue, plutôt agréable. La carte arrive enfin : ce sera viande au pil-pil pour Anthony et Risotto calamars à l'encre de seiche pour les 3 autres mousquetaires.

Pour patienter, on nous ramène du pain avec du beurre, de la mayonnaise et du citron. Anthony persiste et signe, "c'est de mauvais augures pour la suite les amis". On trouve que tout ça ne se marrie pas vraiment mais on a tellement faim que certains finissent même par manger le beurre à la cuillère (son prénom commence par un F mais nous n'en dirons pas plus).


Les plats arrivent. Les réactions sont mitigées (certaines photos parlent d'elles mêmes) ! À la surprise générale, Anthony fanfaronne devant son assiette, et se délecte même de voir les réactions des "Choux" devant leurs propres assiettes. Nos papilles ne sont pas toutes aussi ravies. Les filles et Anthony sont contents, mais Flavien regrette légèrement son choix.

"Humm je me suis régalé, excellent choix de restaurant hein ?!" ose lancer Anthony. La mauvaise foi chilienne dirons nous.

Au dessert, ce sera crêpes au dulce de Leche. C'est une de leur spécialité ici. Il y a au final plus de dulce que de crêpe. On essaie d'extraire un maximum de sucre puis on déguste... Enfin on remplie nos estomacs. Ils en avaient bien besoin.

Il est maintenant l'heure de rebrousser chemin pour rentrer à l'hôtel récupérer la seconde chambre.

En longeant la plage on a droit au spectacle d'un hélicoptère qui se pose à 10 mètres de nous.

C'est l'heure de la pause , entre tenir à jour ce journal et les lectures du moment, on profite de l'hôtel.

Une heure plus tard, on se dirige vers le centre. Nous découvrons des graffitis et des bâtisses de l'époque coloniale. La Serena est connue pour avoir beaucoup d'églises en son centre.

Nous souhaitons définir les grandes lignes de l'organisation pour la journée de demain à la réserve de Humboldt . Nous avons le choix entre partir en tour organisé à la journée (49000 pesos chilien par personne) ou prendre un bus de ligne et nous débrouiller par nous même.

Après avoir fait un tour à l'agence qui nous avait été conseillé, on décide de partir seuls, sans agence.

Nous croisons le chauffeur du bus de ligne qui rentre de la réserve. Ce sera 9000 pesos par personne pour le bus, 10 000 pour le bateau et 7000 pour accéder à la réserve. Soit 26.000 par tête. On s'en sort bien.

On tient les comptes à jour et il faut se rendre à l'évidence : ici tout est cher. Pas de restau ce soir. Direction Jumbo, hypermarché local, pour faire nos courses pour ce soir : une empanada chacun, un plateau de charcuterie et fromage à partager et des yaourts à boire. Nous anticipons aussi de quoi préparer un pique nique pour le lendemain.


Notre hostal dispose d'une cuisine partagée. Nous entamons la discussion avec une belge super sympa. Elle part aussi à Vicuña après-demain. On la recroisera peut être !

Il est maintenant l'heure de se coucher pour être en forme demain !

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Après une bonne nuit de sommeil, c'est l'heure du petit déjeuner. Nous profitons du buffet de l'hôtel en même temps que nous préparons nos sandwichs pour midi. Il y a toujours notre copine Belge et deux françaises. On va tous à Vicuña ensuite.

Nous nous activons direction le centre de la Serena pour attraper un collectivo à la chilienne ! Le bus est déjà là alors on saute dedans. Nous en avons pour 2heures de route jusqu'à Punta de Choros.

Arrivée à Punto de Choros à 11h15. Le chauffeur nous recommande d'aller vite acheter nos entrées pour la réserve car elles sont limitées sur la journée. On suit prudemment ses conseils et on nous envoie ensuite sur le pont pour récupérer nos gilets de sauvetage. Ces derniers auraient largement pu être présentés au dernier défilé de Jean Paul Gaultier, on a trop le style comme ça !

Nous sommes 13 passagers avec 1 guide et 1 pilote ! Direction les îles de la réserve.

Après une vingtaine de minutes, on arrive vers la première île. Nous sommes face à des loups de mer en train de se prélasser au soleil. Ils ne sont pas bien vifs mais tellement mignons.


La réserve comprend 3 îles mais nous n'en approcherons que 2.

Surprise : notre guide aperçoit des dauphins au loin et il demande à ce qu'on s'en rapproche. Nous sommes maintenant à quelques mètres ! Ils sont tellement paisibles. Ici ce sont des dauphins à nez de bouteilles. On est tous ravis de ce spectacle !


Nos yeux n'en finissent pas d'être ébahis : c'est maintenant les pingouins que nous pouvons admirer. Ils sont tout petit, entre 60 et 70cm,mais on les distingue très clairement. Ils ont tous une bande noir sur le ventre sauf les plus jeunes qui ne l'ont pas encore.

Lorsqu'ils secouent leurs ailes, le spectacle est trop mignon.

Nous debarquons ensuite sur un autre île, la Isla de Damas, toujours au sein de la réserve. Elle porte ce nom à cause des montagnes qui semblent représenter des visages de femme.


Nous avons quartier libre pendant une heure (mais toujours sur les sentiers !). Il y a 3 chemins possibles. Nous en explorons 2, car le timing est serré.

Premier arrêt au mirador, sur les hauteurs de l'île. On aperçoit pas mal de mouettes et d'autres volatiles.


On se remet en route jusqu'à la plage. En route on voit même des vautours. Ici les oiseaux sont rois. Rois jusqu'à un certain point car on peut observer quelques cadavres sur les bords du sentier. La vue est belle et nous sommes contents de pouvoir marcher un peu.

Retour sur la terre ferme. Il est 14h30, c'est l'heure du pique nique avec vue sur l'océan. Flavien en profite pour déposer un cadeau dans le dos d'Anthony : les restes d'un crabe qui a dû être flamboyant par le passé. On observe les mouettes piquer dans l'eau à la recherche de nourriture.

Notre bus retour pour la Serena est à 16h00. Nous en profitons pour regarder les photos prisent dernièrement.

Nous revoici à la Serena. Après nos sandwichs de midi, nous optons pour repas dans un petit bar de plage. La carte est limitée mais ça fera l'affaire. Devant l'entrée, l'ardoise annonce "pastel de choclo". On est tous partants pour cette spécialité à base de maïs.

Malheureusement il ne reste que deux portions. Flavien et Amandine se dévouent pour prendre autre chose. Hamburger pour lui et wrap au poulet pour elle. Lauriane opte pour un milkshake en accompagnement et Anthony la suit sans trop savoir pourquoi. Une fois la serveuse partie, il commence à regretter. Mais finalement ce milkshake passera plutôt bien !

C'est la suite le problème : les portions sont énormes alors que les plats ne sont pas vraiment bons (restons diplomates !). Est-ce qu'on devait s'attendre à autre chose dans un bar de plage ? Mystère... On rentre déçus mais prêts pour une bonne nuit de sommeil


Demain nous partons à la Vallée de l'Elqui. Nous n'avions prévu qu'une nuit, mais ne voulant plus retourner à Santiago, nous avons décalé nos deux nuits à Valparaiso et intercalé une nuit supplémentaire à Vicuña. Nous optons pour un hôtel avec lunette astronomique au cas où nous n'arrivions pas à sortir en tour au centre El Pangue.


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A plus tard la Serena, direction Vicuña. Vallée à l'est, nous nous attendons à avoir chaud en arrivant (d'après les propos de nos interlocuteurs). En route pour le terminal de bus, nous sommes suivis par une meute de chiens ! Ils nous collent et aboient, les gens à la gare nous regardent. On n'est pas très à l'aise, on préférait le calme de pili-pili.


On prend le bus avec les francophones rencontrées à l'hôtel.

A notre arrivée à Vicuña, nous allons directement à l'agence pour réserver une sortie astronomique à l'Observatoire del Pangue. Tenue par un français, elle est recommandée par beaucoup de monde. Ce ne sera pas possible ce soir mais ayant rajouté une nuit ici au dernier moment, nous bookons pour le lendemain ! On va peut être avoir la chance d'observer le ciel Chilien depuis ici, à défaut de l'avoir fait à Atacama.


Ici nous sommes en territoire canin : la place regorge de chiens. Ils sont partout, ils nous suivent encore ! On se croirait chefs de meute !


Nous trouvons enfin notre hôtel : l'hostal Michel, connu pour l'ambiance. Nous sommes accueillis par la sœur du propriétaire, très avenante. Elle nous montre les différents espaces accessibles de l'hôtel : les terrasses, la cuisine, le lit de quartz (où recharger son énergie en fin de journée !). Dans les jardin il y a des figues, des raisins et des grenades, elle nous invite à nous servir si cela nous fait envie ! Nous avons vraiment un bon pressentiment pour notre séjour ici.

Comme il est l'heure de manger, nous décidons d'expérimenter un lieu typique de la région : un restaurant à four solaire. Ici, c'est l'énergie du soleil qui est utilisée pour cuire nos plats ! Il fait effectivement très chaud dans la vallée mais cela ne nous empêche pas d'avoir faim.


On prend un taxi collectivo qui nous dépose directement vers notre cantine du jour.

Au menu : salade, agneau avec sa purée, flan (comme partout ! C'est le seul dessert que l'on nous sert au restaurant). La vue est géniale.

Les ventres bien remplis, c'est l'heure de rentrer. Nous pensions trouver un taxi ou collectivo pour le retour mais cela semble compliqué. Personne ne passe ici... Et la chaleur est vraiment rude. Flavien agite le pouce au passage d'une voiture. Le chauffeur s'arrête : c'est un local mais il est prêt à nous déposer à notre prochain point de visite. Merci Flavien : il s'installe tranquillement à l'avant (les souvenirs sont parfois altérés, peut être nous a-t-il proposé d'aller devant, mais on a choisi la version Vilain-Falvien!) alors que le reste du groupe découvre l'arrière : les trous dans le plafond, la paille au sol et l'odeur pas très agréable... Il doit transporter ses chèvres ici. Mais il est super gentil. Il nous parle d'ici. Quand il nous dépose et qu'on lui donne 4000 pesos chiliens, son air complètement étonné nous laisse comprendre qu'il ne nous avait pas demandé autant. Tant pis, nous on est contents et lui aussi. Qui sait, il va peut être se lancer dans une carrière de Uber après ça.

Nous voilà dans un petit marché artisanal. Ici il y a beaucoup de choses faites avec des pierres car c'est une région très tournée vers l'ésotérisme et les énergies.

Nous repartons à pied jusqu'à l'hôtel afin d'y faire une pause bien méritée.

Fin d'après midi détente. Nous en profitons pour sortir les jeux de société apportés dans la valise des chatons (aka Anthony et Amandine). Nous nous prenons pour des zombis, cherchons à nous évincer les uns les autres mais toujours dans la bonne humeur.


Puis c'est le drame : Lauriane qui voulait prendre une photo se retrouve la cible d'un colibri qui lui fait pipi dessus dans aucune honte ! Shame on you!

Flavien en profite pour se défaire de ses ondes négatives grâce aux pierre "philosophale". Tout ça est assez improbables mais on se délecte de ce moment relax !


La fin de journée approche et nos finances n'étant pas au top de leur forme, on va se chercher de quoi manger au supermarché du coin, Unimarc. On en profite pour flâner sur la place principale.

Nous avons le luxe de prendre notre repas sur la terrasse de l'hôtel, avec superbe vue en prime. Le ciel ici est de toute beauté, extrêmement dégagé contrairement à Atacama.

Empanadas et fruits, nous profitons du moment présent !

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Pour le petit déjeuner, on file à Unimarc faire la razzia ! On flâne comme des petits touristes et la c'est le drame : le gang des chiens est de retour, plus fou que jamais ! Ils ont décidé de nous jouer un mauvais tour : ils nous collent toujours, essaient de nous lécher, se frottent ! On fonce dans le magasin pour les semer mais c'est sans compter sur Super-Smart : le chien le plus intelligent qui a réussi à faire croire au gars de la sécurité qu'il était avec nous. Le filou nous suit dans les allées, ne nous lâche pas d'un millimètre, l'odeur persistante ne laisse aucun doute : il est toujours là . Un chien errant dans les allées d'un supermarché, vous y voyez quelque chose de bizarre vous ?


Retour à l'hôtel : la journée s'annonce déjà palpitante

Départ pour Pisco Elqui en bus.

Charmant petit village... Mince c'est vraiment tout petit!

“Qu'est ce qu'on fout là les gars ! “

Nous errons un peu, nous voulons aller jusqu'à la distillerie Los Nichos mais il y a 4km et nous avons besoin d'informations.

15 minutes plus tard, Anthony fini par trancher et résultat : nous voilà arriver dans un jardin d'Eden ! Un petit restaurant un peu en retrait, un écrin au cœur de la verdure. L'ambiance, la musique et la vue nous ont définitivement conquis. La gentillesse de la propriétaire y contribue aussi. La spécialité ici ce sont les pâtes faites maison et les sauces à base de produits du jardin. Flavien est aux anges : "c'est mon meilleur repas depuis qu'on est ici". Pas vraiment typique, mais c'est vrai que c'était un régal !

Nous avons la sensation d'une pause spatio-temporelle


Revigorés et pleins d'énergie, on reprend nos sacs à dos, et on compte sur notre facteur chance pour faire de l'autostop (conseillé par la propriétaire qui dit que c'est commun ici !).


Un gentille dame nous prend en voiture et nous conduit à la distillerie Los nichos. Elle tient un hostal ici et a l'habitude des touristes.


La prochaine visite démarre dans 10 minutes : on tombe à pique !

Le Pisco est fait avec des raisins type Moscatel. Celui-ci se prête bien aux conditions météo de la région : très chaud la journée et frais le soir. Il est ramassé entre fin février et fin avril. Il y a tout un processus pour en arriver à ce nectar : macération, fermentation, distillation. Il y a 3 types de liquide lors de l'évaporation : le premier, la cabeza, que l'on ne consomme pas car trop impure et contenant du methanol. El corazon ensuite, celui qui est récupéré pour faire le Pisco. Enfin, la cola, qui n'est pas consommable non plus.


La visite se termine par une dégustation : un Pisco à 35° qui nous brûle la gorge. Un Pisco à 40° qui nous paraît bizarrement moins agressif. Et enfin un vin fruité. La dégustation ne plaît pas à tout le monde, mais les photos parlent d'elles-même!

Complètement reboostés grâce au Pisco cette fois ci, nous retentons l'autostop...Nada... Niet... Rien à l'horizon... De beaux paysages certes mais des kilomètres de goudron sous un soleil de plomb !


Après plus de 25min de marche sans la moindre voiture dans notre direction, nous croisons un bus. Sans conviction, Flavien tente un signe de désespoir : miracle le bus s'arrête quelques mètres plus loin, au milieu de rien! C'est comme ça au Chili, les arrêts sont partout dès lors que l'on le demande !! On monte dans notre carrosse direction Monte Grande.

Déposés sur la place de Monte Grande, on prend la direction de Cochiguaz pour trouver un point d'eau (conseillé par Michel alias Manolo, de notre hostal). En descendant, on croise une mamie qui nous assure que si le plan d'eau ne nous plaît pas, nous pouvons aller nous baigner chez elle. Beaucoup trop mignonne!

Pause rafraîchissement. Il n'y a pas beaucoup de monde. Nous profitons de l'ombre et de l'air frais, rares par ici.

Sur le chemin du retour, nous vivons un moment fort de notre périple : nous perdons d'un compagnon de voyage... Adieu Casquette n°2 de Flavien qui a pris son envol dans un coup de vent inopiné... Tu auras connu le désert d'Atacama, le brouillard de la Serena et tu finis dans les vignes de la Vallée de l'Elqui. Merci d'avoir mis ta vie au service du crâne de Flavien !

Bon vent...


C'est l'heure de rentrer à Vicuña car nous avons rdv à 20h30 direction les étoiles ! Katy Perri nous accompagne sur le chemin du retour, au milieu de la pampa c'est incongru.

Coucou Unimarc, nous revoilà ! Pour le repas du soir, on opte pour un menu light : tomates, avocats, thon. Nous ne rentrerons bientôt plus dans nos jeans si nous ne ralentissons pas. Yaourt à la grecque en dessert, that's perfect!

La voie lactée nous attend, en route les copains !

Ce soir nous sommes tous surexcités à l'idée d'aller observer les étoiles ! Direction le centre de Vicuña pour rejoindre la navette pour l'observatorio del Pangue. Avec une grosse demi-heure de route nous sommes sur une montagne complètement en dehors de la ville, endroit stratégique pour s'éloigner de la pollution lumineuse. La lune est dans son premier quart et brille de façon très intense. On distingue très clairement la voie lactée où se concentré énormément d'étoiles. Nous sommes une dizaine de personnes avec Éric et un autre "guide". Le téléscope est massif, de 40 cm de diamètre. C'est parti pour une soirée hors du temps.


Il y a ici certains objets Célestes que nous ne voyons pas chez nous car uniquement visible depuis l'hémisphère sud, car l'étoile du sud, constellation qui équivaut à l'étoile polaire chez nous.


Pour commencer, nous avons la chance de voir la surface de la lune à l'œil nu avec un grossissement impressionnant. On y voit très distinctement les cratères, une espèce de chaîne montagneuse et la poussière qui la recouvre car en dessous elle est composée de roche comme la terre.


Ensuite, le téléscope s'oriente vers une nébuleuse, lieu de naissance des étoiles. Il s'agit d'une sorte de nuage, noir pour certains et vert pour d'autres, et après des années c'est de ce gaz que ce forme les étoiles.


Nous avons aussi la chance de voir des amas d'étoiles, un premier qui en regroupe 1 million et un second de 3 millions.


Éric nous présente ensuite des étoiles jumelles, nées de la même nébuleuse. Il s'agit bien de deux jumelles car elles ont le même centre de rotation et sont à equidistance. Il s'agit de l'étoile du castor, qui forme avec l'étoile Pollux la constellation du gémeaux.


Nous avons ensuite l'opportunité d'observer quelques chose de complètement fou : une autre galaxie. Le téléscope est orienter sur la galaxie de Magellan et apparaît sous nos yeux la plus grande nébuleuse observable à l'œil nu. La galaxie est plus petite que la notre et pourtant nous n'avons aucune nébuleuse de ces dimensions là. C'est incroyable !!


C'est au tour de l'étoile Betelgeuse de se présenter à nos yeux au sein de la constellation d'Orion. C'est une très grosse étoile qui deviendra une supernova dans encore des siècles : elle finira par complètement se dissoudre jusqu'à totale explosion qui sera visible partout sur la terre et éclairera comme en plein jour. Il y a eu 7 supernovas jusqu'à maintenant. Des récits ont été retrouvés sur tous les continents, ce qui confirme l'intensité du phénomène. La dernière a eu lieu il y a 400 ans. Betelgeuse a beaucoup inquiété les scientifiques car elle a, à un moment, beaucoup perdu en intensité. Alors les rumeurs l'ont considérée comme proche de sa fin. Eh bien la voilà répartie pour encore bien longtemps.


Nous observons une autre future supernova : Eta Carina, dans la constellation Carina. Et pour le coup, celle ci disparaîtra avant Betelgeuse. A l'observation nous distinguons une sorte de nuage des deux côtés de l'étoile : ce qui signifie qu'elle a déjà amorcé sa décomposition. Mais l'événement n'est pas prévu pour tout de suite là encore (et ça se compte encore en siècles).


Pour finir, nous observons une étoile ultra brillante, la plus brillante du ciel. L'intensité de l'astre est impressionnante.


À la fin de cette soirée , nous faisons le point sur le ciel : la lune et la voûte céleste ne sont plus au même endroit, l'étoile du sud est beaucoup plus haute qu'à notre arrivée, Venus a complètement disparu.


Cette soirée aura également été l'occasion de faire une chasse aux étoiles filantes (qui sont en faite des bouts de roche de déplaçant tellement vite qu'elles brûlent).


Nous sommes complètement sous le charme de notre galaxie.



Les chiens ne nous ont pas oublié ! Lors de notre retour ils nous guettent puis nous suivent toujours... L'un d'entre eux essaie même de s'élancer sur Amandine. Panique à bord, il faut vite rentrer. Tu nous manques gentille Pili-pili...

Bonne nuit les astronautes!

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HAPPY BIRTHDAY FLAVIEN! Aujourd'hui, le boute-en-train fête ses 30 ans ! Ce n'est pas rien, alors on va faire en sorte de faire de cette journée un souvenir inoubliable !


Nous le laissons à l'hôtel se reposer et partons chercher du pain pour le petit-déjeuner. On en profite pour lui trouver un casquette après la douloureuse perte de la veille ! Les chatons peuvent enfin offrir les cadeaux personnalisés ramenés de France !

On se prépare pour une excursion en vélo dans les alentours. La balade est censée durer 4heures d'après le propriétaire. Nous sommes abordés par notre future Acolyte de la journée : Margaux. Elle veut faire le même tour à vélo que nous mais ayant peur des chiens, elle nous questionne sur leur véhémence face aux vélos ! Voyant qu'elle n'est pas rassurée, on lui dit qu'on fait le même tour aujourd'hui et Flavien lui propose de se joindre à nous. Elle accepte avec enthousiasme. Aujourd'hui, nous serons 5!


Nous fixons des ballons 3 et 0 sur le dos de Flavien : il devra les porter toute la journée !

On a les vélo, ça y est ! On les loue à l'hôtel qui nous fourni en prime pompe, chambre à air et tout le tralala. Ils nous demandent :"vous savez changer une chambre à air ?". "oui oui pas de soucis".

Au moment de partir on fait un point financier et on se dit que c'est peut être un peu juste. Au même moment les garçons s'aperçoivent que les roues de leurs vélos ne sont pas vraiment gonflées à bloc alors on fait 2 teams : les filles vont retirer de l'argent et les garçons passent à la gonflette ! Margaux doit nous trouver un peu longs !


12h00, on est partis ! Nous devons emprunter un chemin de terre avec pas mal de cailloux. Notre sens de l'orientation légendaire n'est toujours pas hyper rodé mais on fini par trouver le chemin. Bosses, trous, ponts, rien ne nous résiste (enfin vite fait pour un chat de salon).

Nous voilà à la distillerie ABA, mythique. Nous sommes accueillis par notre guide du jour, une chilienne super gentille et souriante, bien plus agréable que notre visite de la veille.


Nous avons même le privilège de pouvoir goûter le raisin du jardin. 3 américains nous rejoignent pour la visite.

La guide se soucie énormément de notre bonne compréhension des explications. Trop mignonne. Elle nous explique qu'ici le Pisco est surtout utilisé pour les mélanges. Les chiliens ne le boivent pas pur. Le Pisco ne s'exporte pas en France car c'est semble-t-il trop proche du cognac que l'on a déjà. Elle nous montre 3 Pisco, plus ou moins colorés, en fonction du vieillisement : le plus clair reste quelques mois dans un fût en acier inoxydable qui ne donne ni couleur ni goût, un second qui est stocké dans un fût en raouli (bois Chilien) pendant 2 ans et un dernier, toujours gardé en fût de raouli, mais 3 ans (beaucoup plus foncé)!

Pour la petite histoire, elle nous raconte qu'à la base le Pisco était toujours transparent mais qu'après importation d'autres boissons alcoolisées venues d'Europe (comme le whisky) , la vente de Pisco a chutée. Pour s'adapter au nouveau marché, le raisin et les modes de conservation ont évolués. Et nous voilà avec des Pisco teintés .


Fin de la visite, moment dégustation : un Pisco-mangue, un Pisco-fruits rouges, un Pisco pur à 35°,un à 40° et un à 45°... Rassurez-vous les doses étaient mignatures mais quand même ça nous met un coup de fouet ! On est trop contents de cette visite !

Super moment !


On repart pour l'aventure quand soudain... "arrêtez vous les copains, Margaux a une roue crevée !".

En avant les galériens ! Margaux veut qu'on lui explique comment changer la roue puis qu'on continue, elle dit qu'elle nous rejoindra. Mais hors de question qu'on la laisse ici, c'est notre 5ème élément aujourd'hui. Elle insiste et semble très embêtée, elle s'excuse et nous remercie. On est un team les gars !

Nous voilà sur le bord de la route, à 100 mètres de la distillerie. Heureusement Anthony et Flavien prennent les choses en main et s'attelent à changer la chambre à air, qui avait déjà des rustines (comme celle de rechange d'ailleurs, ça doit arriver souvent sur le chemin qu'on emprunte !).

Anthony en profite pour se faire une belle tâche d'huile sur son beau maillot du Chili. Il est fébrile mais garde son calme. On est fier de toi ! Les garçons vont se laver les mains à la distillerie et Anthony en profite pour faire un lavage express du maillot : il revient conquérant, la tâche n'est plus là ! Tous les feux sont au vert, on peut repartir !

On remonte sur nos montures direction la prochaine étape : Diaguitas. Flavien promène toujours ses ballons qui résistent à la chaleur et au soleil.

Les paysages sont toujours aussi beaux. On est entourés de montagnes et de vignes. La chaleur est bien présente mais we keep on going!


Nous arrivons à la brasserie Guyacan, connue dans la région car très ancienne et servant une très bonne bière ! C'est l'heure du ravitaillement.


On rencontre le sosie Chilien de Freddie Mercury, c'est impressionnant. On voit clairement qu'il cultive la ressemblance, dans les poses et les mimiques. Il est serveur ici et nous demande d'où nous sommes : "Lyon? Oh Karim Benzema!".

On prend un plateau spécial dégustation afin de régaler nos papilles. Flavien nous sert toujours ses plus belles grimaces. Les tables autour nous font envie et il est déjà 15h alors on craque pour des pizzas à partager et une salade pour Lauriane.


Au moment de payer, notre Freddie Mercury du jour nous explique à quel point la langue française est appréciée ici, il nous dit lire Balzac et adorer Victor Hugo. D'après lui, il suffit qu'un Chilien dise qu'il parle français pour que sa dulcinée craque ! Malheureusement ce n'est pas une langue apprise à l'école car ici la domination est nord américaine d'après lui... Le personnage est décalé mais intéressant.


Les verres sont vides, on peut repartir !

On se dirige maintenant vers l'hôtel car il est 16h et nous devons prendre un bus pour rentrer à la Serena.

On passe près du fleuve Elqui. On profite de chaque seconde dans ces paysages apaisants ! L'énergie est vraiment bonne dans cette vallée.

Au revoir Vicuña ! On ne regrette pas d'avoir prolongé notre séjour ici ! On gardera d'excellents souvenirs des jours passés ici (malgré les chiens complètement fous !).


Nous voilà dans le bus. Entre Lauriane qui récupère des heures de sommeil et Amandine qui est hilare devant sa série Netflix, le trajet passe plutôt vite.


Arrivée au terminal de bus on en profite pour prendre nos billets pour le lendemain. Nous devons partir pour Valparaiso et savons que nous aurons plusieurs heures de route.

Départ demain à 9h30 pour une arrivée à 16h00 à Valparaiso.


Petit arrêt au Jumbo. Nous faisons les grosses courses pour ce soir, demain matin et demain midi. Enfin les garçons (qui ont été bien brieffés) font les courses pendant que les filles gardent les sacs.

Bye bye Jumbo, direction notre appartement de ce soir. Nous faisons bien 40 minutes de marche pour y arriver.

Bien arrivés à Agua Marina, notre résidence de ce soir. Ce sera notre première nuit en appartement.

Les garçons en profitent pour faire un ping-pong.

La journée des 30 ans de Flavien se termine sur une chorégraphie spéciale des 3 autres mousquetaires sur une chanson de cowboys et d'indiens.

Repas empanada puis gros dodo. A demain les copains !

12

Ce matin nous l'avons pas la force de marcher 45 minutes jusqu'au terminal de bus. Nous suivons le conseil du gardien de l'hôtel et nous téléchargeons l'application Beat drive. C'est une sorte de Uber version Chili. En 10 minutes nous arrivons à destination pour 2000 pesos !


Le bus est censé partir à 9h30 mais la ponctualité chilienne est fluctuante. À 9h45 nous allons au comptoir TurBus demander le numéro de notre moyen de locomotion du jour. Nous guettons les arrivées et à 9h57 notre carrosse pointe le bout de son nez.

Ce bus a déjà des passagers qui ont passé la nuit ici... Et ça se sent. Nos petits nez fragiles se voient pris d'assaut par des odeurs pas très charmantes. On essaie d'ouvrir toutes les fenêtres qu'on voit mais elles n'ont pas de poignées, alors un autre type fini par ouvrir la fenêtre du toît. Lui aussi devait être gêné par les fragrances.


C'est parti pour 6heures de bus. Dodo, lecture, musique, série, sandwiches, tout y passe.

Valparaiso, estamos llegando !

On traverse Viña del Mar et savons donc que nous serons très vite à Valparaiso.

Avant de descendre, un autre voyageur nous demande si la bouteille d'eau au dessus des sièges est à nous. On répond par la négative et on le voit porter le goulot à sa bouche. Le troubadour se délecte de l'eau provenant d'on ne sait où. En bons petits européens hyper prudents, on est choqué par cette scène.


Nos pieds retrouvent enfin la terre ferme et notre première impression n'est pas très bonne. On se dit qu'on est sûrement arrivés du côté moins sympa et que le meilleur reste à venir... Enfin on espère. Pendant tout notre voyage, les touristes rencontrés nous ont tous vanté le charme de Valparaiso mais aussi son côté un peu "dangereux". Il faut faire attention au pickpocket tout en profitant de l'ambiance bohème ! Anthony tente de nous rassuré, il est déjà venu en 2015 et garde un super souvenir de cette ville.

On se retrouve dans la rue, les odeurs nous prennent au nez et on constate d'emblée la pauvreté environnante. Ça ne ressemble pas à ce qu'on a vu au Chili jusqu'à maintenant. Le choc est d'autant plus grand que nous venons de passer quelques jours dans la sérénité de l'Elqui...

On prend un taxi direction notre appartement pour les 2 prochaines nuits.


On arrive à la Casa Violeta Limón : à l'image de cette première impression de la ville, on arrive dans un lieu... Déconcertant.

La décoration est très sympa mais quand Anthony arrive dans la salle de bain, il se retourne et lance un grand sourire à Amandine. Ça ne présage pas une bonne surprise. Quand Flavien rentre à son tour et lance un "j'ai jamais vu un cafard aussi gros de ma vie" c'est le drame ! Le monde s'écroule, comment va-t-on survivre à 48h ici ? Le ménage étant approximatif ici, on décide de profiter des courses pour acheter des lingettes et faire un petit nettoyage.


Heureusement, on se rend vite compte que l'emplacement est idéal pour découvrir la ville.

On part crapahuter dans la ville bohème ! On retrouve le sourire quand on découvre les fresques colorées et flashy. On constate que la colère des chiliens a grondée ici aussi. La ville n'est pas sortie indemne des émeutes, les dégradations en témoignent.

On trouve un nouveau point de ravitaillement où on fait le plein pour le petit-déjeuner puis on rentre à l'appartement faire une pause avant le repas du soir !


Nos amis les chiens sont toujours là !

Un chat essaie de rentrer avec nous ! Décidément ce journal va finir en tract pour 30 millions d'amis.

On profite du Wi-Fi pour chercher LE restaurant pour se remettre de nos émotions.

Ce sera El Internado pour sa terrasse avec vue sur la ville.

On s'élance vers le Cerro Concepción, une des nombreuses collines de la ville. On emprunte des escaliers, ou plutôt un urinoir sans fin. On se bouche le nez et on trace.


Toutes ces couleurs, c'est un feu d'artifice pour les yeux !

Nous y voici ! L'endroit est hyper agréable, on est ravis de notre choix.

Apéro time : on joue la dernière olive à Papier-Caillou puis on commande un Pisco Sour. C'est le début d'une soirée mémorable !

Contrairement aux Pisco Sour goûtés jusqu'ici, on sent beaucoup beaucoup l'alcool !

Gnoochis ou émincé de bœuf, nos papilles sont servies.

Revenons en au Pisco : quelques gorgées plus tard, nous sommes complètement K.O. Et on a bu la moitié du verre... On fait un premier bilan des vacances, on se rend compte de la chance qu'on a et le Pisco continue à faire son effet.

Un chanteur de 70ans commence un concert très agréable. Et le Pisco tape, tape...

On partage un dessert à base de cookie et de glace et le Pisco fini de nous achever.


On a bu qu'un verre, c'est promis...

Il faut rentrer jusqu'à notre casa. Le quartier est hyper animé, il y a plein de jeunes venus se retrouver et faire la fête, mais aussi d'autres qui font du hip-hop.

Flavien découvre un raccourci jusqu'à notre point d'arrivée.

Au moment d'aller se coucher, les têtes tournent. Ça ira mieux demain !


Valpo, on croit à nouveau en toi ✌️

13

C'est notre avant dernier jour. Pour le petit déjeuner on s'est fait plaisir avec une petite brioche qui se révèle... Beurk. On dirait du papier mâché. Tant pis on attendra la France pour les viennoiseries.

Bilan de notre première nuit : beaucoup de bruits. Entre les chiens qui aboient, les mecs qui hurlent et le défilé de voiture, le repos n'était pas vraiment au rendez-vous. Les choux auront en prime eu droit à la voisine hyper bruyante.

On garde le sourire, on veut finir le séjour sur une bonne note, on a encore de belles choses à voir !

On a prévu de rejoindre un guide de Valpo'tour à 15h30 pour une ballade d'environ 3h en français (le prix est libre sous forme de pourboire à la fin de la visite).

On débute tranquillement avec le Cerro Concepción. Des fresques en veux-tu en voilà ! Ambiance de la Street, on y croit encore ! Sur les cerros, on se sent bien, c'est plus paisible que dans les rues bruyantes du centre. Il doit être encore tôt pour le moment car on ne croise pas grand monde.

Direction le Cerro Alegre, voisine. On avance "sin miedo". Les fresques nous inspirent les plus belles poses alors on se prend au jeu !

On est finalement envoutés sans s'en rendre compte, la bohème aura eu raison de nous. On déambule au milieu des couleurs.

Parce que les photos n'ont pas d'odeur, précisons quand même qu'on alterne entre odeur d'urine et odeur de plante-qui-se-fume (avec propriétés magiques si vous voyez ce qu'on veut dire).

Ce midi notre cantine sera El Peral.

Les assiettes parlent d'elles-même. On se régale. En dessert, une petite glace s'impose.

En attendant l'heure de la visite guidée, on se laisse porter jusqu'au port à la recherche de quelques souvenirs. On passe par un petit marché sur la place Sotomayor et des petites boutiques.


À 15h30, on voit des français errer avec un guide du routard dans les mains. Ils doivent attendre le guide tout comme nous. Valpotour a bonne presse ici, d'autres touristes nous en ont déjà parlé.


Au dernier moment, des membres de la team montrent des signes de fatigue... On essaie de se re-motiver, on va sûrement apprendre plein de choses intéressantes. On persiste et la guide arrive. Instant crème solaire et on y va !

Premier arrêt sur la place Sotomayor. Ici il y a un monument dédié aux morts de la bataille d'Iquique opposant le Chili à l'alliance Pérou-Bolivie. L'enjeu était territorial et concernait une bonne partie du nord du pays (Arica, Iquique, San Pedro de Atacama) qui n'appartenaient pas au Chili à ce moment là. Mais ce sont les chiliens qui ont remporté la bataille et la Bolivie a alors perdu son unique accès à l'océan, ce qui a généré de vives tensions depuis lors. Ce monument ayant été restauré et mis en valeur sous Pinochet, il est associé au régime de la dictature. Il est actuellement protégé car soumis à plusieurs actes de vandalisme durant les manifestations.

Sur le blason figure un condor ainsi qu'un cheval. Alors que le volatile est effectivement représenté sur l'emblème du Chili, ce ne devrait pas être un équidé qui l'accompagne mais un huemul, sorte de cerf qui vit dans le sud du pays. L'architecte de l'ouvrage étant français et ne connaissant pas cet animal exotique (ah si seulement Google avait existé à cette époque), il l'a remplacé par un cheval... C'est un parti pris qui lui vaudra de tomber dans l'anonymat au Chili.


Direction le port ensuite, d'où partent énormément de bateau pour des ballades touristiques. Notre guide nous explique que cela est dû au fait que l'état Chilien ait privatisé 80% des eaux chiliennes pour des entreprises de pêche de masse. Il a donc fallu que ces pêcheurs se trouvent une nouvelle activité. Par le passé, le port de Valparaiso était le 1er port d'Amérique du sud. Il servait de point d'arrêt pour les marins arrivant par le détroit de Magellan pendant la période de la ruée vers l'or aux USA. Aujourd'hui, il est le 3ème port du pays après San Antonio et Antofagasta.


Nous passons devant une caserne de pompiers et nous arrêtons à l'ombre pour évoquer la question des hommes du feu. Il n'y a pas de pompiers professionnels ici mais uniquement des volontaires. L'état n'intervient pas du tout et aucun financement ne leur est alloué. Les compagnies qui sont nombreuses ont été financées par les colonies européennes (on retrouve donc 2 compagnies françaises et d'autres anglaises, italiennes, américaines...). Aujourd'hui, les dons sont nombreux pour soutenir cette institution très respectée au Chili. Certains reversent même une partie de leur salaire pour les pompiers.

Pour info, on trouve donc dans la compagnie française des hommes vêtus avec des maillots "marins pompiers de Marseille". Tellement décalé.


Lors du dernier gros feu à Valparaiso, une polémique a éclatée car les pompiers étaient bloqués sur une route (privatisée comme pour beaucoup) et se voyaient réclamés un paiement du péage... Le premier camion a foncé dans la barrière et a forcé le passage, suivi par tous les autres. Un procès de 2 ans a suivi et a fini par aboutir sur une loi disant que les pompiers n'étaient désormais plus concernés par les péages... Non mais sans blague, 2 ans pour en arriver à quelque chose d'aussi logique !


Nous prenons ensuite l'ascenseur El perral pour monter dans les Cerros. C'est le premier que l'on emprunte depuis notre arrivée, il était temps !

Flavien se découvre une nouvelle lubie : il se prend pour un pickpocket. A partir de ce moment, il essaie par tout les moyens de dérober des affaires aux Chatons (crème solaire, mouchoirs, gourde..).


Nous voici dans le Cerro Alegre. D'après la légende urbaine, on l'appelle ainsi parce que c'est ici que venaient les marins pour faire la fête et retrouver les filles de joie. Il est à côté du Cerro Concepción qui doit son nom au fait que les mêmes marins allaient y prier le dimanche après avoir bien festoyé ! Avaient-ils quelque chose à se faire pardonner ?


En 2003, Valparaiso est classée au patrimoine culturel de l'humanité par l'Unesco suite à un dossier envoyé par les habitants de la ville. On découvre les avantages (donner de la visibilité à la ville, protéger le patrimoine et éviter les dérives architecturales modernes, développer le tourisme, créer des emplois) et les inconvénients (le paysage est figé, les rénovations sont conditionnées par une remise à l'identique qui génère des frais trop conséquents, ce qui engendre des bâtiments laissés à l'abandon et qui ne peuvent être détruits).

On admire une fresque sur les mapuches et notre guide nous explique un peu l'histoire et la répression subie par ce peuple. Il est connu pour avoir résisté à l'invasion des espagnols. Vénérants la pachamama, terre mère, ils ne se sont pas laissés piéger par les armures brillantes des conquistadors et ont compris qu'ils devraient se battre pour leurs terres. D'autre part, les mapuches n'ayant pas une organisation pyramidale, il était impossible de les dominer simplement en faisant tomber leur chef.Enfin, l'histoire de Lautaro témoigne de leur résistance : enlevé par les espagnols dans le but de le former pour se battre à cheval et le convertir, il s'échappe et forme à son tour sa communauté originelle. Maîtrisants désormais les techniques de l'adversaire, ils mettent à mal les plans des espagnols.


Bien des années plus tard, c'est le gouvernement Chilien qui s'en ai pris à eux, voulant exploiter les richesses et ressources de leurs territoires. Après bien des tentatives, c'est une police entraînée dans des milices qui est venue les déloger. Aujourd'hui, après les heurts qui sont survenus ces derniers mois, le peuples chiliens se sent proche des mapuches car ils se sentent à leur tour persécutés. C'est pour cela qu'on trouve les drapeaux de cette communauté amérindienne dans les manifestations.


Nous arrivons devant une énorme fresque inspirée par le tableau de Guernica de Picasso. Elle met en lumière les travers de la société chilienne actuelle. Entre la domination américaine, la surconsommation, la corruption, les restes de la dictature, la privatisation, les retraites misérables, le peu considération des jeunes, cette fresque est une claque. Elle a été commandée par un prof d'université.

On apprend effectivement que les fresques sont généralement commandées par les propriétaires des murs ou réalisées par des accords arrangeants tout le monde (par exemple un hôtel qui obtient une fresque en logeant l'artiste). Généralement, les artistes ne tagguent pas les fresques existantes : c'est la loi du Street art.

On sait désormais reconnaître les œuvres de Goblin : il utilise des pochoirs pour réaliser ses œuvres (des portraits) et le résultat est impressionnant (nous en verrons plein par la suite).


Petit arrêt pour prendre un Pisco Sour. On se met à l'ombre et on profite du moment.


Dernier arrêt pour faire un point plus historique. Notre guide nous explique qu'il y a toujours une face cachée au Chili liée à la dictature. Elle évoque la constitution rédigée sous la dictature et inchangée depuis et nous dit qu'il est difficile pour un pays d'aller de l'avant dans ces conditions. Ce lien avec le passé est renforcé par le fait qu'aucun des crimes commis sous la dictature n'ait été jugé. Historiquement, ce sont les USA, dans l'incapacité de soutenir une dictature aussi meurtrière, qui ont poussé Pinochet à faire un référendum pour demander au peuple s'il souhaitait son départ. Il a accepté à condition de pouvoir être membre du sénat jusqu'à sa mort et que ses crimes ne soient pas jugés. Sans aucune surprise, après des années de répression et des milliers de disparus, le peuple exprime son opinion : non, ils ne veulent plus de Pinochet. Le Chili n'en sortira pas indemne... Et les violences de ces derniers mois résonnent comme une demande de justice. Justice au sens large et dans bien des domaines : accès à l'eau (privatisée), à l'éducation (pas de moyens dans le public et des tarifs exorbitants pour le privé ainsi que pour les études supérieures), une retraite décente (système qui perdure depuis la dictature et correspond à environ en centaine d'euros une majorité). Le prix du ticket de métro est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase...


Nous en savons bien plus qu'en début d'après-midi. Cette visite aura été extrêmement enrichissante et nous sommes plus que ravis du tour. Bravo !

C'est l'heure de retourner à l'appartement pour se changer (un petit air frais souffle sur Valparaiso). Notre journée n'est pas fini : Anthony a en mémoire un lieu qu'il a beaucoup aimé, le Musée à Ciel Ouvert. Il nous explique que c'est un parcours dans des rues de la ville où des artistes internationaux ont peint des fresques. Un peu fatigues, on prend soin de l'humeur du petit chat et on file harpenter el museo.


La route pour s'y rendre n'est pas sans embûches : escaliers-urinoirs-poubelles, escaliers de regroupement de gens étranges, parcours un peu mal indiqué, chien qui lèche (encore) les jambes de Flavien. Mais ça y est, nous y voilà.

Effectivement, il y a bien un parcours, mais les fresques ont bien été endommagées. Rien à voir avec les photos qu'Anthony a prises en 2015. Les couleurs ont perdu de leur superbe et les maisons autour sont en mauvais état, ce qui accentue le côté ghetto du lieu. C'est dommage car on sent bien que l'endroit a eu son charme. Quelques fresques attirent quand même notre œil d'expert (on s'y croit maintenant).

On entame notre recherche de "semillas" de copihue. Il s'agit de la fleur nationale du Chili. Malheureusement c'est le début d'une galère car tout le monde est catégorique ici : c'est très compliqué, c'est une fleur qu'on trouve dans le sud ou déjà en pot. On fait plusieurs endroits, fleuristes, commerçants, passants... Rien n'y fait. On perd un peu espoir. On remet notre recherche à demain matin car nos estomacs nous font sentir qu'il est l'heure de manger. De plus les choux sont en plein craquage, il ne faut pas traîner dehors...

Dernier restaurant ! La devanture est ordinaire et l'intérieur un peu vieillot mais nos assiettes sont magnifiques ! De l'art, pour les yeux et les papilles.

On aura eu un excellent repas, bien que ce ne soit pas des plus typiques d'après monsieur Anthony. Il n'empêche qu'on est fin prêts à aller se coucher. Demain il faudra être efficace !


Bonne dernière nuit !

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Dernier réveil ici. Le petit déjeuner est le même qu'hier et on se prend à rêver d'un bon croissant, de tartines à la confiture... Miam.


On s'élance dans les rues de Valpo pour les derniers achats. Les chiens sont toujours au rendez-vous mais bien endormis. Ils ont dû faire la fête avec la bande de musiciens qui a joué du tambour toute la nuit sous nos fenêtres... Merci d'ailleurs.


Nous repassons dans des coins que nous avions arpentés la veille et arrivons devant un petit café-snack dont la guide avait vanté les empanadas. Ni une ni deux, après tout nous ne savons pas quand sera notre prochain repas, alors chacun choisit le sien et on se fait un festin à 11h00 du matin.

Il est l'heure de se tourner vers notre dernier espoir concernant les graines de copihue... Le filon vient d'un habitué qui n'est autre que le papa de Monsieur Anthony. On entre dans la boutique et on scrute les environs... Après quelques longues secondes d'angoisse les voici !! La quête aura été menée à bout ! Nous voilà fin prêts à rentrer...


Fin du voyage, la voiture nous attend pour l'aéroport !



C'est l'heure du bilan et nous sommes tous unanimes sur la beauté de ce pays.


Le passage par Santiago nous aura permis de nous intéresser à la crise que connaît le pays et nous avons pu aborder cette question avec de nombreuses personnes rencontrées par la suite.

L'immensité des paysages de l'Atacama et la diversité de ce que l'on a pu observer nous ont fait relativiser sur bien des choses. Le calme qui y règne, cette sensation d'être tout petit : l'expérience est enivrante et c'est une chance de vivre de tels moments. Les guides de Locaventura nous ont permis d'en profiter pleinement.

La vallée de l'Elqui et son ciel si pur, c'était un vrai souhait de pouvoir observer notre galaxie si complexe en compagnie d'un œil expert et on ne le regrette pas. La région s'y prête vraiment et cela aurait été dommage de passer à côté. Nous gardons un excellent souvenir de cette région, de sa sérénité et de la gentillesse des gens que nous avons croisés. D'après certains, ce serait le centre énergétique de la planète... On a envie d'y croire!

Quand à Valparaiso, bien que réticents, il faut avouer que la ville a son charme. Il est évident que les dernières semaines de contestations ont dû changer le paysage et l'ambiance mais nous sommes contents d'y être passés et d'avoir vu de magnifiques fresques. La visite guidée nous aura permis d'en apprendre énormément sur ce pays qui aura, espérons le, de meilleurs jours à venir.