Une envie de paysages montagneux en puissantes grandeurs nous a insufflés l'idée d'un voyage ouest canadien en juillet 2016. Du 8 au 29, nous avons parcouru 4 279 kilomètres de Calgary à Calgary.
Juillet 2016
3 semaines
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Une envie de paysages montagneux en puissantes grandeurs nous a insufflés l'idée d'un voyage dans l'ouest du Canada courant juillet 2016. Ainsi, du 8 au 29, nous avons parcouru 4 279 kilomètres de Calgary à Calgary.

Les hébergements avaient tous été réservés d'avance. Lors de la prépa c'était un conseil de base donné par beaucoup car période de haute saison. Sur une partie du voyage, nous aurions pu improviser.

Ce fut un beau voyage avec quelques Wouaouhhh mais peut-être un peu moins qu'attendus. En effet, la grise météo giboulantesque de la première semaine a limité nos champs de vision et d'actions. Heureusement, un ciel plus bleu a régné le reste du temps. Par contre le vert fut toujours présent.

Nous espérions voir des animaux mais Dame nature a décidé d'être plutôt chiche sur la question. Donc, nous avons eu droit à une maman ours et son bébé, un serpent, plein de bichounettes mais aucun elk, de sautilleurs écureuils, quelques oiseaux mais surtout des corbeaux et divers autres.

Ce voyage s'est déroulé en mode confort plus que routard, il faut dire que 6 jours avant de partir, pour des raisons de santé, nous pensions devoir annuler ! Nous avons dû limiter les activités, impossible de ramer avec une main bloquée ou de trop se fatiguer en randonnant.

Nos commentaires et avis sont uniquement subjectifs car liés aux êtres humains que nous sommes ! Il s'agit de vécus, de ressentis, d'appréciations, de détestations et non de Vérités. Ce carnet est en mode déroulé au fil des heures et se décline en 22 journées regroupées en 15 étapes.

FéeTaSanta vous invite à la suivre sur la route pour une boucle toute en nuances de vert entre Rocheuses et Pacifique. Bon voyage...

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Départ de la maison à 11h20, pour la première fois de ma vie j'ai fait un sac le matin même ! Il faut dire que 24 heures plus tôt nous ne savions toujours pas si nous partions ou pas. La dernière semaine de prépa s'est transformée en semaine de problèmes multiples et variés en matière de santé tant localement que sur l'autre bord comme on dit aux Antilles pour parler de l'autre côté de l'Atlantique.

Enregistrement en qqs minutes puis déjeuner sur place de brochettes de poisson avec riz et haricots verts, plutôt cantinesque bof-bof.

Avant de partir monsieur Madikéra a mis en marche une puissante bombinette anti-insectes et ses doigts ont bipé mais bon le petit scanner recherchant des explosifs ou autres a dit "RàS"…

Départ avec 15 minutes d'avance dans un avion presque plein mais chance personne à côté de nous. Vol tranquille mais un peu arnaque sur ce tronçon le coup d'acheter une pause nourricière à l'avance car finalement on en a eu pour moins que le prix. Heureusement sur le suivant nous serons copieusement servis.

Nous regardons des films et le temps passe sans paraître trop long: Le livre de la jungle, Eye in the sky…

L’avion se pose avec 30 minutes d'avance et notre passerelle est occupée donc nous attendons presque 20 minutes avant de pouvoir nous accrocher.

Le temps de déambuler dans les couloirs, de passer la douane super rapidement, d'aller aux commodités et nous avons nos bagages. Nous devons les déposer au comptoir transit d'Air Canada avant de sortir. Grand Caribou, notre ami français vivant à Montréal, nous fait grand plaisir en venant nous faire la causette. Nous avons le temps de prendre un peu notre temps car notre second vol est annoncé en retard de 50 minutes: 21h50 au lieu de 21h05. En dînant, nous échangeons nouvelles et souvenirs…

Et zou, c'est le temps de filer vers la douane où nous avons droit au scanner corporel. Un tour dans la zone boutique qui a bien changé depuis fin 2013, il y a plein de nouvelles enseignes. L'avion est annoncé encore plus en retard et partira vers 23 heures seulement. Il est plein à craquer et cette fois nous avons une voisine. Bon, je regarde un autre film pour tenter d'accélérer le temps, il raconte la vie d'un Chef partant à la conquête des 3* étoiles au Michelin. Il y a un peu plus de 4 heures de vol et au bout de 2, nous n'en pouvons plus. Ce fut long et inconfortable… Ce d'autant plus que mes bras se sont transformés en affreuses plaques rouges grattounantes typique du zika lors du premier vol mais ouf, aucun autre problème de santé ne nous a embêtés. Pour rassurer, j'étais sortie de la phase contaminante du moins aux dires du médecin.

Nous voilà à 1 heure du matin dans l'aéroport de Calgary, bien vide et en mode fête des cow-boys. En juillet, c'est le Calgary stampede et les passionnés viennent de loin…

Direction le point de départ des navettes vers les hôtels. Il y a un téléphone jaune pour appeler. Pour le nôtre, il faut chiffrer 33. Malheureusement, le message est tellement rapide que je n'arrive pas à comprendre ce qui m'est dit. Après plusieurs essais, je demande à la dame qui était assise près de nous, et qui attend sa navette, de nous aider. Elle arrive à comprendre que pour les questions de navettes, il faut taper 1. Donc je tape 1 et apprends qu'à cette heure il n'y en a plus mais que nous devons prendre un taxi qui sera payé par l'hôtel. Les taxis sont en face, donc en voiture et en 5 minutes nous voilà devant l'Acclaim. Très mauvaise surprise la réceptionniste me dit que la carte Gold ne passe pas. Bon, la Visa est acceptée cependant une angoisse est née…

Il est 2 heures du matin à Calgary et 4 chez nous. Donc, au lit…

Bonne mini nuit les voyageurs...

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Il est 8h30 quand nous émergeons, la nuit fut courte mais bonne car les lits étaient confortables. Une douche, une tentative de nettoyage profond de la petite trousse à maquillage s'avère complexe. Pour la première fois depuis que nous tournons autour de la Belle Bleue un petit flacon de vernis à ongles a explosé et tout tâché. Puis, nous filons au resto au bout du couloir pour petit déjeuner. Autant commencer bonnement avec des crêpes aux fruits rouges et un muesli complet.

La navette de 10h30 nous ramène vers l'aéroport et nous dépose devant l'entrée du bâtiment des locations de voiture. Alamo, nous voilà... Bon la mauvaise nouvelle cartounette du tout petit matin se confirme la MasterGold est à nouveau refusée. Heureusement, la Visa fonctionne et est acceptée. De manière générale, en voyage, la Visa passe mieux.

Comme nous achetons un conducteur supplémentaire pour 210 dollars nous voilà surclassés et quand nous arrivons au parking nous nous retrouvons avec une Monstrounette bis, une plus petite nous aurait largement suffit. Bon Mounstrounette, c'est déjà attribué comme nom de voiture de vacances, c’était le nom de la namibienne de 2015, donc celle-ci sera FéeTaSanta. Vous devinez aisément de quel type de voiture il s’agit… Elle a 9 122 km au compteur et semble prête à partir en vadrouille.

Madame Conduisette, notre Miss GPS, est installée et nous annonce le départ avec sa phrase préférée "Prenez la prochaine route", vers 11 heures.

Je suis allée vérifier si la Gold permettait toujours de retirer de l'argent et c'est positif. Donc mystère et boule de rage car de gomme ce serait trop gentil mais pas trop grande la rage car des billets peuvent rejoindre le porte-monnaie !

Nous sommes fatigués et hésitons à aller voir le centre de Calgary. N'étant pas grande ville, ce sera sans. C'est donc direction la petite ville de Cochrane car pendant la prépa j'y avais repéré une superbe fresque murale à admirer mais hélas en ce samedi matin le bâtiment régional où elle se trouve est fermé. Il est 12h10, vont s'enchaîner un petit tour dans les rues, une admiration des petits détails comme les panneaux accrochés aux lampadaires, la dégustation d'une excellente glace à la myrtille ou à la fraise chez Mackay, un célèbre glacier où nous épinglons la Martinique pour la première fois sur la carte des consommateurs.

Puis, avant de prendre la route, nous passons par Walmart pour les achats de base de début de voyage (eau, boîtes de sardines, chips de maïs, gâteaux, essuie-tout, mouchoirs...). Je commence par un tour dans le rayon vêtements car en général j'aime bien leurs shorts et tee-shirts basiques. Du coup, 2 de chaque sont les premières pièces à entrer dans le caddie. Puis, deux serviettes de bain joliment rayées de bleu ou de brun deviennent nos futurs sur-sièges dans la voiture. En voyage, comme à la maison, nous trouvons pratique d'avoir des housses de siège en éponge facilement lavables. J'ai un petit regret sur cette première: ne pas avoir acheté un sac-cabas logotypé Canada. Je n'en verrai plus.

La route est sympa, peu de monde passe par là, le paysage est plutôt beau mais la pluie engrisaille tout cela. Ohh, affreux, c'est quoi cette horreur de bâtiment ??? Une cimenterie Lafarge ! Nous voyons deux mouflonnettes de montagne un peu délainées (ovis canadensis) et arrivons au motel à 15h45. La chambre est disponible à partir de 15 heures, donc c’est tout bon. Une belle vue montagne derrière la ville s'offre à nous car nous sommes au premier étage.

Installation, direction la laundry du motel où la lessive du voyage se fait pour 3,75 dollars, je dis se fait car je la mets en route et repars vers la chambre puis idem pour le séchage. La fin d'après-midi est cool tranquille puis petit tour en ville à partir de 18h pour découvrir la rue principale en mode Mickeyville. Certaines, certains se demandent peut-être ce qu'est ce mode ? C'est une ou deux rues faites de commerces, bars, restos à destination des touristes bien plus que des habitants. C'est plus ou moins stylé mais souvent en faux décor typique genre feuilleton de télé.

Bon, la fameuse brasserie Pawn est sur-demandée, dommage car elle est à côté du motel, il y a foule foule donc allons plus loin pour dîner. La Tavern a encore quelques tables libres. Un québecois sera notre waiter. Il nous conseille une bien bonne bière blanche de Chambly et nous prenons un agneau cuit en sachet (dit à la méthode française) avec une purée et le hamburger traditionnel – il paraît qu'il a gagné le prix du meilleur de la ville au cours des 2 dernières années. C'est bon, les frites maison sont pas mal croustillantes. Le principal inconvénient, c'est que c'est très bruyant car très fréquenté, c'est un pub. Nous rentrons pour nous reposer, après être passés faire qqs courses pour le petit déj au Shoppers du bout de la rue. Il y a une cafetière de courtoisie dans la chambre et un frigo. Vraiment un plus la situation en ville du motel avec parking gratuit. En plus ce coeur de ville aux modestes dimensions nous convient bien. Il fait frisquet dehors et bon dans la chambre.

Bonne nuit les p’tits après cette tranquillou journée d’entame

Détails et images sont par là: http://www.madikeravoyages.fr/crbst_771.html

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Hello, hello, il est 6h20 et vous dormez encore ??? Le réveil avait été mis à cette heure pour tenter de voir le grand prix d’Angleterre de F1 mais nous ne trouvons pas de chaîne le retransmettant. Pas grave car nous sommes bien réveillés, en pleine forme et génial le soleil brille.

Pour notre première rando, parmi les dizaines possibles, nous avons opté pour une boucle facile, 4 kilomètres aller-retour, à peine de grimpette et à seulement 10 minutes en voiture. A 9 heures, FéeTaSanta arrive en 3ème position sur le parking et nous nous réjouissons de ce si peu de monde. Lorsque nous repartirons, il y aura au moins 100 voitures.

Il y a deux options de boucle en commençant par le upper ou le lower. Nous optons pour upper et avons bien fait. Nous vous recommandons cette rando en ce sens. Le sentier est vraiment facile et de portée familiale, les moments de montée restent courts et peu pentus. La végétation des bords du sentier est bien florale mais non animale. A l’arrivée, c’est un petit Wouaouhh tout rond qui sort de nous bouche, qu’il est gracieux ce petit Grassi lake. Ce joli nom viendrait-il de sa grâce, des vertes grass poussant en son fond ??? Et non, c’est celui de Lawrence Grassi, le premier à avoir initié ce sentier.

Nous admirons, ré-admirons le paysage, les grimpeurs de falaises, les oiseaux joueurs avec la surface de l’eau, les canards plongeurs, une sorte de musaraigne… Les couleurs sont tellement belles et chatoyantes sur cette eau si transparente. Au début c’est calme, la Nature et nous, mais petit à petit cela le devient de moins en moins.

Du monde arrive en flot continu donc il est temps de redescendre. Nous passons par la branche basse du sentier et admirons quelques belles vues sur la cascade ou la vallée. Mais que de monde, il faut dire que c’est un des sentiers les plus appréciés du coin. Lorsque j’ai publié cette page, le 10 août, cette zone était fermée depuis qqs jours à cause de la forte présence d’ours. Nous humains pouvons éventuellement planifier mais dans ce type d’endroit Dame Nature décide…

Comme il ne faut pas trop tirer sur les piles énergétiques et qu’à 14 heures il y a une activité de prévue, direction la chambre après un passage chez Subway pour y prendre un sandwich, même pas la force d’envisager d'en préparer.

Nous sommes le dimanche 10 juillet 2016, il est 14 heures à Canmore et 21 à Paris… Faut-il en dire plus sur la décevante après-midi que nous vivons, je crois que non.

La petite ville de Canmore propose divers sentiers de randonnées, au bord de la rivière Bow, même pas besoin de reprendre la voiture. C’est parti pour une boucle de 6 bons kilomètres tout en plat pays, en proximité de rivière mais aussi d’habitations. C’est vraiment le type de rando ne demandant aucun effort qui nous convient bien à ce stade. C’est parti à 15h45 d’un triste pas déçu.

En passant devant une bijouterie, je repère des affiches parlant d’une précieuse que je ne connais pas: l’ammolite. C’est une fausse pierre car il s’agit de fossiles d’ammonites, ou gros mollusques. Elle ne se trouve que dans les Rocheuses. C’est très grassy comme couleurs et me donne envie mais je ne trouverai pas de bijou me plaisant dans les possibles financiers envisageables pour ce genre de souvenirs. Une des choses que nous apprécions admirer et pixeliser, ce sont les ptits détails, les statues, fresques... A l'entrée de la ville se trouve une Big Head, réalisée par Al Henderson en 2008. Elle rend hommage au nom de la ville d'origine gaélique: Ceann Mór et signifiant Grosse Tête.

Dîner en ville ou pas… Envie de voir du monde ou pas… Comme le "Ou pas" l’emporte deux voix à 0, c’est passage par le Save on Foods et achat du dîner, de compléments petits déj et de boissons, pour 37,40 dollars. Les prix sont plutôt élevés et ressemblent à ceux que nous avons au quotidien. Nous posons les sacs à 18 heures et entrons en phase soirée pépémémère...

Ce sera picanta en admirant les montagnes du lointain et les allées et venues dans la rue et picorette de fruits rouges. Hummmm, les premières framboises de l’année.

Un peu de télé, il y a HGTV la chaîne que je regarde le plus en Amérique du Nord. Tous les programmes sont consacrés à la déco de maisons ou apparts et souvent je suis épatée par la taille des pièces et le style de la déco.

A 22h20, il fait 21°2 et les lumières – enfin toutes celles qu’on maîtrise – se couchent pour sombrir. Bonne nuit les gracieux et les précieuses…

Détails et images par là: http://www.madikeravoyages.fr/crbst_775.html

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Il est 7 heures, une potentielle longue journée nous attend mais le ciel est très gris et en devenir douteux. Du coup, nous traînouillons en espérant mieux mais aucun mieux ne vient.

En route en direction de Banff par l’autoroute pour gagner du temps. En route, nous passons par un poste de péage particulier, c’est celui de l’entrée dans le parc national de Banff. Sans sortir de voiture, voilà nos pass accrochés au rétro en échange de 125,60 dollars. Ils sont valables deux ans car l’an prochain la confédération canadienne fête ses 150 ans et l’entrée dans les parcs sera gratuite. Du coup, un an de gratuité est offert à tout acheteur en 2016. L’opération a pris moins de 5 minutes, donc inutile de les commander à l’avance…

La ville, car c’est une grosse ville et non un village, est atteinte sous une forte pluie. En passant le long de l’avenue aux multiples hôtels dont bcp ont des vacancy, nous nous disons que notre choix de Canmore fut vraiment bon tant là on est au cœur de l’industrie touristique.

La moitié de la cité est sans électricité, à cause des orages, donc le centre d'Informations est fermé. Mais, des agents renseignent les passants devant les portes…

Peut-être que du côté de la gondola il fait moins gris. Mais non et surtout il y a une file d'attente dantesque avec de nouveaux bus arrivant sans cesse. Il pleut ce serait donc 100 dollars à la rivière que de monter voir une non-vue. Nous nous attendions à voir des touristes chinois, japonais car bcp de voyageurs en parlent. Nous sommes surpris de constater que d’autres asiates sont bien présents: indiens, pakistanais...

Direction le lieu historique de Cave and Basin, berceau des parc canadiens. L’entrée est comprise dans nos pass et nous les avons bien emmenés avec nous. Le secteur fut aussi zone d'internement de citoyens de pays ennemis pendant la première guerre mondiale. La météo semble vouloir nous offrir un peu de beau donc longeons la Bow, par une tranquille rando. Mais cela finit en douche gratuite bien lessivante !

Il nous faut nous réchauffer car dehors il fait 13° et nos K-Way ne tiennent plus ce type de pluie. Les soupes ne sont pas prêtes à la cafét, le serveur semble au ralenti donc ce sera un sandwich chaud au fromage, un chocolat et un jus.

Ensuite, nous parcourons l'ancienne piscine de la grande époque touristique du coin, puis allons vers la petite grotte aux eaux sulfureuses. C’est sympa comme lieu de repli quand il pleut mais rien d'obligatoire par temps randonnable.

L’étape suivante est pour les chutes de la Bow. Bon, ben, bon, quoi - des petites chutes surtout bien placées pour ceux ne voulant pas trop s’éloigner de la ville. A 15h15, c’est direction les Hoodos sous une bonne petite pluie, cela nous manquait ! Bon, ben, bon quoi – trois ou quatre hoodoos dans le fin fond de la vallée. C'est décevant car ils sont peu nombreux et surtout on les voit de loin. Si vous voulez voir des cheminées de fées (autre dénomination) de près, il vaut mieux aller en Rép. Tchèque !

Tiens, deux fauteuils rouges en attente de passants. Depuis qqs années, il y a un petit jeu consistant à s'y photographier et à les publier sur les pages FB du parc. Je les pixelise mais sans nous et comme il n'y a pas de soleil sans nos ombres ! Zou, en route, vers l’étape du soir…

La Bow valley parkway - route touristique - nous mène au fameux Johnson Canyon atteint à 16h30 mais inutile de rajouter un douchage au précédent, donc nous continuons sans nous arrêter.

L’arrivée au Lake Louise Inn se fait vers 17h20 et une opération lessive à 4 dollars s’enclenche. Elle est un peu compliquée et ralentie car il y a des gens venant de l'extérieur faire leur lessive au motel et du coup il y a foule devant les machines !

Nous envisageons de dîner à l'italien du complexe pour y renoncer, c’est le jour des files d'attente à qui mieux mieux. Du coup, nous pubons correctement et entamons une soirée télé, prise de notes… dans une chambre à la douce température de 24°

Bonne nuit les petits bien essorés

Détails et images sont par là: http://www.madikeravoyages.fr/crbst_778.html

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A 7h30 il fait 23°3 à l'intérieur et brrrrrr 10° à l'extérieur. Nous commençons par un bon petit déjeuner en chambre en regardant désespéremment le ciel dehors. C'est une étape annoncée croisement de visiteurs venus de tous les coins du monde. Donc, le départ vers le lac Moraine se fait à l'aube vacancière, soit à 8h40.

Il y a encore plein de place dans le parking quand FéeTaSanta choisit la sienne à 9 heures. Une jolie lumière grise éclaire l'horizon et éole dort encore du coup les premières visions sont vraiment belles et à la hauteur de la réputation de ce lac. Nous le longeons jusqu'au bout avec une foule raisonnable. L'aller et le retour se font sur le même sentier et il y en a pour un peu plus de 3 km. Nous apprécions ce petit lac et sa belle tonalité turquoise.

Notre deuxième objectif, c'est le lac Consolation en toute proximité du précédent. Entre 10h45 et 12h sur un sentier traversant pierriers et forêts, plutôt facile et sympa car peu fréquenté, nous voilà en petite rando. Une petite rando c'est: un déroulé du pas en mode je pixélise à droite, à gauche, devant, au-dessus, derrière... à 30° aussi bien sûr, un stop sur de gros rochers à l'arrivée, un regard vers les glaciers surplombant, une pause goûter... mais aucune faune ou presque venant nous saluer. Par contre, sur le chemin du retour une pluie douchante nous a bien lessivés.

Avant de partir nous marquons un stop à la cafet pour un gros gâteau puis au gift shop pour des petits achats cadeaux de base: calendriers… Au moment de payer mes yeux s'ouvrent tout rond de positive surprise. Que vois-je au niveau de la caisse d'en face dans leur joli petit paquet rose et carré… des Manner !!! Je réussis à en acheter un seul paquet !!!

Il est déjà 13h40, même s'il ne fait que 12°, il devient urgent de bouger et d'aller en direction du lac Louise. Environ 1 kilomètre avant d'arriver, surprise des voitures sont garées sur les deux côtés de la route, cela sent la foule foulesque. Nous décidons de poursuivre jusqu'au parking et coup de chance la gardienne du lieu nous laisse entrer dans celui jouxtant le début du sentier car des voitures viennent juste de partir. Il est 14 heures le lac Louise s'émerveille ???

Comment vous dire l'horreur de l'approche d'un si beau lac. Il y a d'abord une affreuse verrue hlm-soviétisante nommée château puis des milliers de personnes marchant en tous sens et en tous bruits. Bon, nous sommes là donc nous allons courageusement parcourir les X kilomètres du demi-tour. Le lac a un air de ressemblance avec le Silvretta en Autriche mais avec plus de monde. Et comme ce dernier, il se termine par une langue de sable gris mais l'environnement est moins aéré et wouawouahesque. Bon, la pluie retombe lors du retour mais heureusement en finesse. Nous voulions voir ce lac, nous l'avons vu mais n'en garderons pas un top souvenir.

La montre de bord indique 16 heures et nous avons environ 180 kilomètres à faire. Il pleut et la route des glaciers ou Icefields parkway ressemble à une route mouillée quasi sans vue. Elle s'étend sur 230 kilomètres entre Lake Louise et Jasper et propose une vingtaine de points d'intérêt, simples vues ou plus. C'est une route faisant partie des scenic roads donc des routes spectaculaires.

Heureusement au niveau du lac loup-ours ou Peyto, la pluie cesse et nous permet de voir cette belle image bleue. Certains y voient un ours, nous comme beaucoup ce fut un loup. Après tous les kilomètres du matin, la montée pour se rendre au point de vue me semble raide, longue, interminable bref j'ai failli renoncer avant la fin des 10 minutes. Les photos vues sur Internet avant de partir m'ont motivée et heureusement car c'est une top vision que celle de ce lac. Un impératif point de vue lorsqu'on s'aventure en ces coins du monde...

Nous passons en proximité du glacier Athabasca mais aucune envie d'aller le saluer de tout près car il fait tellement gris, froid, pleuviotant... Et fait inhabituel en ces parcs, les toilettes sont sales ! Ohh, une autoneige Bombardier comme nous en avions vu au musée Valcourt au Québec.La passerelle flottante ou Skywalk nous semble totalement inintéressante et ne justifie aucun arrêt. Donc nous poursuivons et arrivons à l'hôtel à 19h25. Dans la foulée un très bon dîner nous réconforte. Le restaurant se dit à tendance stylée mais c'est en mode raté pour nous quand le serveur déplie notre serviette et nous la pose sur les genoux. Les perceptions du "stylé" varient d'un lieu à un autre. Y-a-quoi à la télé ce soir ??? Hgtv, bien sûr...

Bonne nuit les enlaqués de bleu-vert

Détails et images sont par là: http://www.madikeravoyages.fr/crbst_779.html

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Et zou, c'est le lever à 7 heures sous un ciel de pluie fortement mouillante. Encore une journée qui va virer lessive…

A 9 heures, sous une température de 11° nous partons voir la chute lower Sunwapta car elle est presque visible de la voiture. Nous renonçons à la upper car aucun agrément à marcher sous une telle tombée. Retour à l'hôtel pour se sècher et se préparer à partir en espérant un arrêt de la pluie qui refuse obstinément d'arriver, du coup vaille que vaille, sifflons le départ.

Direction les chutes Athabasca où nous parcourons les passerelles presque sans pluie, génial, chouette, super... mais pas sans monde. C'est une belle cascade de 23 mètres de haut, facilement accessible et valant un arrêt car elle offre beau spectacle de par sa permanente puissance aqueuse. Des troncs se retrouvent en toutes sortes de position illustrant son nom originel de roseaux ici et là.

La 93A, route fermée en hiver, va nous mener au mont Edith Carvell, peut-être qu’en prenant de la hauteur nous surplomberons les nuages. La route est sympa et tournicotante, au lodge on nous avait dit qu’elle était presque dangereuse car très petite – yzonpavu les petites de chez nous !

Un stop au niveau du confluent entre les rivières Athabasca et Whirlpool, nous montre à quel point nos déplacements sont facilités aujourd'hui. Par le passé, ce site était un des seuls où le faible niveau d'eau au printemps et à l'automne permettait la traversée des Rocheuses. Vous arriviez quelques jours trop tard et vous deviez attendre des mois...

Le parking du mont Edith Carvell se situe à 1 730 mètres et comme à 12h10, il ne pleut plus allons regarder l'arrivée d'un glacier. Nous serions bien restés déjeuner sur site mais aucun aménagement n’est prévu. Cependant, en bord de route un parking à belle vue nous permet de pique-niquer et de partir vers 14 heures.

Un SMS de Martinique nous invite à redescendre dans la plaine pour en apprendre un peu plus car à cette altitude la liaison est mauvaise. Heureusement aucune inquiétude à avoir, c’était juste un coucou. Voilà Jasper et la petite route vers le lac Pyramid est presque tout au bout de la voie principale. Toutefois, le même mauvais temps que ces derniers jours s’invite au programme de manière supra intense… donc retour en ville pour qqs courses.

Nous nous garons derrière l'hôte Athabaska à 15h25 et espérons pouvoir avoir la chambre rapidement. Mais 16 heures, c'est 16 heures et même si la chambre est prête on nous fait poireauter jusqu'à 16 heures pile pour avoir les clefs – juste inique vu la météo et le fait que bien évidemment comme d'autres clients nous aurions préféré arriver plus tard ! Notre plus mauvais hôtel du voyage, à éviter car c’est une usine sans âme !

La pluie se calme un peu et vers 18 heures nous partons à la recherche de nouveau protège pluie, les nôtres ne valent plus rien. Bcp coûtent trop cher pour nous ou sont trop chauds ou pas assez souples… Finalement nous dénichons des Marmot à 119 dollars pièce. Exactement ce dont nous avons besoin. La pluie, tu n’as qu’à bien te tenir car maintenant nous sommes parés.

En passant en voiture dans l’après-midi, un resto indien avait éveillé notre envie donc avec grande satisfaction nous dînons au "Curry place". En rentrant, nous regardons ces petits détails qui marquent une ville et font différence. A Jasper, c'est un totem et une locomotive.

Un peu de lecture, d’analyses des possibles pour demain, de Hgtv, de gaufrettes Manner… A demain… Bonne nuit les petits moutons bien marmottés

Détails et images sont par là: http://www.madikeravoyages.fr/crbst_782.html

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La journée débute par un bon petit déjeuner en chambre, suivi d’un départ à 8h45 sous un ciel gris mais non mouillant !

Direction le lac Maligne, atteint à 9h45, nous hésitions mais finalement nous nous disons pourquoi pas bateau. Je pars voir à l'office et reviens avec 2 places pour le bateau de 10h15. J'avais lu tellement de bien sur cette petite croisière que nous en espérions tout un tas de Wouaouhhh.

Mais hélas un plafond de nuages très bas et peu de vue ont fait que cette croisière fut sans bcp d'intérêt. Un rapide stop de 15 minutes en proximité de Spirit island permet de voir de près ce célèbre îlot mais la grise lumière le rend plus triste que beau. Maintenant pour une spirituelle île c'est peut-être un bon phasage. Il nous est interdit d'y aller car une cérémonie a eu lieu récemment et du coup pdt 8 jours, elle est interdite de pieds profanes. L'origine de son nom est peu certain mais elle est actuellement une des plus célèbres îles du pays.

Vous vous demandez peut-être pourquoi cet îlot est célèbre. Un peu d’histoire de la photo et plus particulièrement des coloramas de Kodak, les plus grandes photos au monde en leur temps. A partir de 1950 et pendant 40 ans, furent affichées 565 gigantesques photos sur un mur de la gare de New-York. Elles ouvraient une fenêtre sur les beautés du monde et la vie quotidienne en mettant en scène des photographes amateurs équipés d'appareil de la marque. L’une d’entre elles rendit célèbre cet îlot et depuis des milliers de photographes tentent de refaire la même. Elle fut réalisée par Peter Gales en 1960 et portait le numéro 174. Vous pouvez la voir en 2ème position du 3ème pavé photos, après la nôtre d'un angle approchant, c'est par ici...

Dans les années 50, il s'agissait de faire entrer l'appareil photo dans la vie quotidienne, par exemple des centaines de milliers d'appareil furent offert aux enfants américains pour leur 12ème anniversaire. C'est plutôt réussi comme pari, même si Kodak a pris l'eau depuis...

Les 130 dollars pour deux de cette excursion nous paraissent un peu cherro pour les 90 minutes de bateau. A l'aller, une guide n'a cessé de commenter tout ce qui était à voir et heureusement au retour ce fut plus silencieux. Ce sera la seule activité payante du voyage.

Vu la fraîcheur ambiante, 14°, nous avalons une soupe au resto avant de partir et achetons qqs nouvelles bricoles au gift shop.

Allez à 12h25 il est temps de partir vers le canyon. En route au détour d'un virage, nous tombons sur une série de voiture à l'arrêt… Allons-nous enfin voir un animal… Ohhh un ourson sauteur et sa maman grignoteuse… Enfin !!!

La suite des activités du jour se tourne dans le canyon entre 13h20 et 14h50. Nous remontons une bonne partie du chemin par le chemin des chevaux moins raide que celui des humains car tout au long de la descente, je me disais, je vais mettre 3 heures à remonter et heureusement il y a cette option. L'eau a creusé un joli canyon et c’est une rando que nous vous recommandons.

En voiture pour rejoindre l’étape du jour à 14h50 – mon prévisionnel avait envisagé un départ de Jasper à 15 heures, donc c'est top chrono.

Je prends le volant et vais faire l'essentiel du trajet car monsieur Madikéra est fatigué. L'avantage c'est qu'il y a le cruise et que du coup sur les longues routes roulantes, on fixe la vitesse et la voiture gère. Nous arrivons à 17h55 dans un petit motel à l'ancienne au bord d'un chouette petit lac. Il invite à dîner en l'admirant, du coup nous partons faire qqs courses et revenons prendre notre temps à regarder les enfants plonger dans l'eau, les adultes fumer ou se conter fleurette, le soleil se coucher... Bonne nuit les nounoursons gourmands Détails et images sont par là: http://www.madikeravoyages.fr/crbst_785.html

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Il est 7h30, il fait 20°8 et dehors il y a du soleil, donc la table devant le studio invite à petit-déjeuner dehors, même si là il ne fait que 14°.

Vraiment sympa ce petit lac, ce coin peut être envisagé comme base d’une journée tranquille…

Les valises sont fermées et chargées et nous voilà en route pour vers le Wells Gray provincial park après avoir récupéré une carte au centre d’Informations.

C’est une journée toute en chutes et sous ciel d’humeur assez sympa. Nous commençons par les Helmcken à 42 kilomètres de la ville de Clearwater. La rivière Murtle vous offre spectacle d’un plongeon de 141 mètres au milieu d’un écrin de verdure. Qu’est-ce que j’apprécie le fait qu’en tous ces lieux d’arrêt pour visiteurs, il y ait quasi toujours des toilettes disponibles, même si sans eau la plupart du temps.

Vers 13 heures la vieille ferme de la famille Ray nous invite à une petite rando à travers anciens champs et du coup pour la première fois du voyage, quelques insectes viennent nous saluer. Vite un coup de bombinette et cela passe. Aux chutes Bailey, un sympathique sentier nous permet d’approcher la rivière puis nous pique-niquons en la surplombant.

Jusqu’au bout de la route nous irons, à l’embarcadère des bateaux. Il nous faudra refaire 68,5 kilomètres pour rejoindre Clearwater et entamer la suite de notre chemin. La température s’est adoucie pour atteindre les 16° et ira même jusqu’à atteindre les 19 !!!

Il est possible de partir en bateau sur le lac et de camper dans diverses zones prévues. C’est payant et vous devez vous acquitter d’un droit dans une urne prévue pour cela.

Il reste encore des chutes à voir… Voilà les Dawson, après une petite rando et pour terminer la Spahats toute en hauteur et fréquentée par des bus car à 10 km de la ville. La vue y est fort belle.

Nous avons apprécié la variété des chutes, le fait qu’elles soient accessibles directement ou grâce à des petites randos et que le parc soit peu fréquenté. Il y aurait eu plein d’autres randos possibles. C’est un endroit qui nous a charmé car nous y avons plus senti la nature que dans les parcs plus célèbres.

Sur le parking, une caravane annonce "Gaufres belges – belgian waffles". Il est l’heure de goûter et de déguster une bonne gaufre sirop d’érable avec Coca, pour 7 dollars. En discutant avec le tenancier, nous apprenons qu’il est belge, installé dans le coin depuis une dizaine d’années et fabricant de chocolats artisanaux. En hiver, ils font les marchés de Noël et en été des gaufres et autres gourmandises dans le parc. Si vous êtes gourmands, il s’agit de Helmcken Chocolates and Waffles.

La journée est déjà bien avancée et il nous faut vraiment partir car il y a de la route à faire jusqu’à Savona, donc top départ à 17 heures pour rejoindre le joli bout de lac. Affreux, vraiment moche tels sont les mots qui nous viennent à l’esprit en passant en proximité de Kamloops. Ensuite la surprise vient du paysage, nous avons l’impression d’être dans un semi-désert très minéral. Le lendemain, en discutant au cours du petit déjeuner, nous apprendrons que le coin est minier et que par le passé, on y ramassait des opales.

Nous sommes accueillis par une supra sympathique hôtesse juste avant 19 heures qui nous recommande d’aller dîner au Golf, ce que nous fîmes et nous en gardons le souvenir du meilleur bœuf Angus du voyage savouré avec une superbe vue en arrière plan.

Bonne nuit les os, oHHH, eaux

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Le petit déjeuner est commandé pour 8 heures, c’est notre premier inclus depuis le début du voyage. Nous avons fort bien dormi et la douce température de 23°6 dans la chambre rend le début de journée facile. Elle commence par un bouquet de 80 roses en Skypage familial.

Notre table nous attend dans une jolie véranda donnant sur le lac. Le petit déjeuner est copieux et bon et donne envie de s’attarder à bavarder avec les proprios d’opales et autres pierres ou avec nos voisines de table venant de Victoria pour se reposer en ce lieu qu’elles affectionnent. C’est un paisible site où nous aurions apprécié nous reposer une journée.

Seulement, ce soir nous dormons à Squamish et il y a de la route à faire, donc à 9h40, le moteur chauffe sous les 17° externe. Le paysage est toujours à tendance pierreuse et aride.

Nous arrivons à Cache-Creek , 40 minutes plus tard. Comme FéeTaSanta a soif, nous lui offrons un plein puis partons rancher à Hat Creek. Le site a été réhabilité et propose des animations et activités diverses comme un tour en diligence, des conférences ou un faux mariage.. Vous vous retrouvez en 1870… Les entrées nous reviennent à 27$ et nous passons une heure et demie à déambuler d’un point à l’autre. Le bâtiment le plus intéressant est l’hôtel qui fut longtemps relais le long de la Cariboo wagon road. Chaque chambre avait une déco différente et en particulier un papier peint spécifique. Depuis le temps que je rêve de faire un bout de chemin en diligence… Finalement, un petit kilomètre, c’est suffisant tant cela saute et tréssaute !

A partir de là, la route, Sky-to-See pour nous mais plus connue dans l’autre sens, est vraiment en beaux espaces, rivières, montagnes… se succèdent. L’aire pique-nique de Marble canyon nous permet une courte halte. Ohhh une bichounette en bord de route, vite vite pixélisations car on voit si peu d'animaux ! En approchant de Pemberton le trafic se densifie sacrément. Mais qu’est-ce qui se passe ? C’est jour de festival et des dizaines de milliers de personnes y viennent… Je comprends maintenant pourquoi tous les hôtels du coin étaient pleins à cette date.

L’Olympique Whistler mérite un arrêt. Il se dit que ses montagnes sont belles. Il se dit… car à nos yeux elles se cachent donc ce ne sera qu’un tour de village mais alors rapido de chez rapido le tour car le stop ne durera que 55 minutes tant le style nous déplaît. C’est comme à Mont-Tremblant au Québec, donc en mode Mickeyville puissance maxi. En plus il y a de la musique boum-boum un peu partout et une dense foule errante car la météo du moment a été peu invitante à parcourir les sentiers de randos ou à faire du vélo. Mais, ils sont où les anneaux… Les voilà… Vite, vite fuyons… Nous nous étions garé au parking sous-terrain en bordure de village, très pratique.

Il nous reste un peu de route à faire jusqu’à Squamish, la ville étape du jour. L’hôtel choisi est dans une zone industrielle et FéeTaSanta l’atteint à 17h50. Le coin n’invite pas à la ballade mais plutôt à la lessive, donc… En réservant j'avais spécifié (comme à tous nos hébergeurs) que j'avais besoin d'avoir une fenêtre s'ouvrant car je suis asthmatique. On nous a attribué une chambre avec un balcon MAIS donnant sur une soufflerie infernale audible fenêtre fermée donc lorsque la fenêtre était ouverte on se serait cru dans une usine - bon heureusement elle a diminué vers 23 heures. De plus, nous étions au premier étage donc n'importe qui pouvait passer par la terrasse sur laquelle il y avait la cheminée de la soufflerie, donc impossible de laisser la fenêtre ouverte de nuit. En plus, si vous lisez le guest book, vous n'en avez pas envie ! Les chaises sur le balcon étaient totalement inutilisables car pas lavées depuis X mois. Je suis immédiatement allée demander à changer de chambre, cela a été refusé car l'hôtel était annoncé complet. Mais bien des gens sont arrivés après nous, pour une nuit comme nous - dont un bus. Il aurait donc été parfaitement possible de nous déplacer !!! C'est le seul endroit où ma demande n'a pas été prise en compte. J'ai réussi à dormir tout de même en ouvrant qqs minutes en cours de nuit. Aucune envie d’aller dîner au loin donc le pub de l’hôtel fera correctement l’affaire.

Bonne nuit en quinti anneaux oniriques

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Il fait vraiment bon dans la chambre, avec 24°8, lorsque le réveil tintinabule et nous tire du lit. Les rituels du matin : douche, petit-déjeuner, sacs s’enchaînent et nous voilà sur la route à 9h50. Le ferry est prévu à 10h40 au terminal d'Horeseshoe bay et nous devons être sur place entre 9h40 et 10h10 et nous y serons à 9h50.

La route longe le canal océanique mais malheureusement bien peu d’arrêts point de vue sont prévus. Celui où nous stoppons affichent des tableaux sur le peuple originel du secteur: les sqamishs. Nous passons à côté d’une mine musée mais le timing est trop juste pour nous y arrêter et en même temps l’envie est faible.

Quelle organisation, wouaouhh, cela commence un bon kilomètre avant l’embarquement. La réservation est vérifiée, un petit carton rouge nous est donné et une ligne indiquée. Il y a énormément de monde en attente mais comme nous avions réservé notre file nous avons été propulsés vers l’avant. En attendant le départ, les gens sortent des voitures pour aller aux commodités, boire un café ou acheter des grignoteries. Ce sera des framboises…

Une voix retentit dans les hauts parleurs et demande à tout le monde de regagner sa voiture. Petit à petit les files avancent et nous voilà placés au deck 4. Nous faisons le tour des options possibles, envisageons l’intérieur où il y a moults salons, un restaurant, des boutiques mais j’y étouffe et donc ce sera le pont extérieur pour 1h50 de traversée. Nous croisons des bateaux de toutes tailles mais aucun animal suffisamment grand pour être repéré. Le cheminement se fait à petit rythme et le speaker annonce le retour vers les véhicules. Nous sommes à l’avant du bateau et en quelques minutes nous roulons sur l’île de Vancouver au milieu d’une zone industrielle et commerciale puis sur l’autoroute où le 120 est permis. Il est 12h25 et il fait 24°. C’est l’été, c’est la plage, ce sont les châteaux de sable…

Châteaux de sable… Il en est de célèbres à Parksville, allons-y voir mais avant un stop pique-nique s’impose. Il se fera dans le parc provincial de Rathrevor, juste en bord d’océan, façon de parler car la plage doit faire 500 mètres de large ! C’est vacances et du coup nous sortons enfin les shorts !!!

Bon alors, c’est où l’entrée de la sand Sculpting ? Mais ils sont où les panneaux et tout à coup un tout petit nous dit c’était juste là mais trop tard. J’aurai du imprimer le plan. Demi-tour et direction le parking. Il y a du monde mais moins que ce que je craignais en ce dimanche de fin de réalisation des œuvres et donc d’annonce prochaine des gagnants. C’est un concours qui a lieu tous les ans et rassemblent des sculpteurs de divers pays.

Le parking est gratuit mais il est suggéré de donner 2 dollars. L’entrée est gratuite mais il est suggéré de donner 5 dollars par personne… Un jeton vous est remis pour que vous puissiez voter.

Quelques minutes après notre entrée dans la zone, la trompe annonce la fin de la réalisation des œuvres. Il y en a une trentaine réalisée en duo ou solo. Je m’attendais à de beaucoup plus grandes réalisations et suis surprise par la petite taille de la plupart. Elle dépasse rarement les 2 mètres par 2 mètres. Les outils traînent encore partout, c'est une ambiance fin de chantier...

Il y a vraiment du joli travail. Certains visages sont empreints d’expression et semblent vous regarder, penser, s’amuser. Mon préféré, en solo, UP a gagné la compétition et le prix des compétiteurs et celui de monsieur Madikéra Rod and Gun n’a pas été primé. UP a gagné car il se démarque de tout le reste et représente une scène moins classique que ce qu’on peut voir habituellement en château de sable tout en étant on ne peut plus dans le thème car il s’agit d’enfants… Moins de monde que craint mais tout de même beaucoup pour arriver à bien photographier d’autant plus qu’en ce début d’après-midi la lumière est crue. On se mangerait bien une glace… Nous faisons tout le tour des vendeurs installés en proximité et aucun de vraies glaces en boule. Bon, ben tant pis…

Nous repartons vers 15h30 par un petit bout d’autoroute pour nous sortir de la circulation car du monde arrive. Bien vite nous lui préférons la 19A, Oceanside route, plus scenic. Ohhh, une cone zone ou glacier… Et contre 8 dollars vous avez deux belles boules dont une Tiger que nous apprécions bcp: orange avec marbrures de black licorice (réglisse).

Comox, est en vue mais le B&B est au fin fond de la baie. L’accueil est sympa, la chambre un peu sombre et la position de la maison décevante car annoncée en front de mer mais se situant en réalité en deuxième ligne.

Nous sommes flappy et aurions bien dîné en toute proximité mais ici la première toute proximité est à 10 kilomètres et donc une douzaine de minutes en voiture. Souvent la récompense est au bout du chemin et ce fut le cas chez Martine’s.

Bonne nuit les p’tits grains dit le sculpteur de sable

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Petite journée de semi repos aujourd’hui, nous visons le mont Washington et son scenic télésiège. Il paraît que la vue d’en haut est splendide. Donc, on se motive pour sortir du lit, la température est aidante avec ses 22°5.

Le petit déjeuner se fait à l’intérieur car dehors c’est grisaillerie au programme. Nos hôtesses nous disent que cela devrait se dégager… Nous y croyons très fort car nous l’espérons très fort. Un des intérêts à venir en B&B ce sont les rencontres et ce jour-là en plus des propriétaires, nous croisons de sympathiques belges avec qui nous échangeons nos impressions et conseils.

Même si c’est journée cool, il y a un objectif…

Madame Conduisette nous lance son "Prenez la prochaine route" à 10 heures sous un ciel encore bien gris et une température de 19°.

50 minutes plus tard, c’est encore plus gris, encore plus froid avec 13° au pied du télésiège. Le panneau dit qu’il ouvre à 11 heures et que les billets sont en vente au magasin du complexe.

Et là, patatrak la vendeuse nous apprend que la direction a décidé d’annuler les remontées du jour car le ciel est trop menaçant. Tous les visiteurs sont frustrés et ce d’autant plus que plus tard le ciel se dégagera… Grrrrr, ils auraient pu attendre avant de prendre cette décision.

Le secteur invite à la rando et le Strathcona parc en propose de nombreuses. Donc à défaut d’horizon dégagé ce sera piétons engagés dès 11h20 sur le Paradise Meadows en direction du lac Croteau, pour 9 kilomètres de boucle en mode tranquille.

La première partie du sentier se fait sur des pontons en bois accessibles à toutes et à tous. Puis le sentier grimpe légèrement en forêt avant d’attendre le lac. Pause grignoterie en admirant l’horizon. Il est possible de faire le tour du lac et de camper en divers points.

Sur le sentier un interrogatif sillon central nous interroge : spécial VTT ??? A l’arrivée nous apprendrons qu’il s’agit du chemin adapté à un système permettant de transporter des personnes en situation de handicap. L’objectif est de permettre à toutes et à tous de vivre la sensation de randonner en forêt et pas seulement en sentiers spécifiques.

Il est 14h30, une boisson avant de partir, un tour au Walmart du coin pour voir si il y a des shorts car j’en achèterai bien d’autres, hélas !!! FéeTaSanta a soif car elle tête bien cette grande et zou 54 litres pour 59 dollars.

A 17 heures nous nous reposons sur la belle terrasse de la maison, malheureusement sans vue mer alors que nous avions cru à une localisation front de mer ! Les annonces sont parfois légèrement trompeuses. C'est tout de même ambiance récupération tranquille puis discussion avec les sympathiques belges rencontrés le matin.

Pour ce soir, le dîner se fera en maxi pub avec belle vue sur mer puis une digestive promenade sur le pier ou ponton viendra clore le programme.

Mais qu’est-ce que c’est que ce rassemblement, il y a une fête, une manifestation ??? Qu’est-ce qu’ils font tous avec leur téléphone dans les mains… Et voilà comment nous avons découvert l’abrutissante pokémania… Bonne nuit les mounts pas Vernon

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Ce matin nous partons de l’autre côté de l’île découvrir la côte pacifique avec deux arrêts au programme donc à 7h30 nous entrouvrons le store pour regarder si la météo sera notre amie du jour. Elle a l’air d’en avoir envie… Ahhh, les stores, c’est un mode de voilage des fenêtres qui nous est très désagréable en cette maison comme en tous nos lieux d’hébergement. Pour avoir un peu d’intimité on est obligé de les baisser et du coup on perd la lumière et en plus de nuit, aucun n’est réellement obscurcissant tant ils sont parsemés d’espace où la lumière s’engouffre. De très loin, nous préférons volets et rideaux mais sommes au pays des stores !

Un bon petit déjeuner, un moment de bavardage, un petit tour à la plage du bout de l’impasse pour aller voir si l’éléphant de mer qui s’y installe parfois le matin est là – hélas non, s’enchaînent et nous amènent à lever le pied à 9h40 sous une douce température de 20°. Lever le pied, cette expression est on ne peut plus adaptée car je ne vous l’ai peut-être pas encore dit mais FéeTaSanta au lieu d’avoir un frein à main bénéficie d’un frein à pied !

Les chutes de Qualicum sont atteintes vers 11h45 après 2 heures de route roulante où le 120 est permis. Les chutes permettent de sortir de la voiture et de marcher un peu mais ne présentent pas grand intérêt après celles déjà vues.

Quelques kilomètres plus loin nous attendent les arbres centenaires de Cathedral grove. Un coin de forêt a été sacrifié et est devenu point d’arrêt des visiteurs et en cette fin de matinée des visiteurs il y en a. Le parking est trop petit pour le nombre et en plus comme la route le traverse, c’est hyper dangereux car les camions ou voitures arrivent à toute vitesse…

Les arbres sont tout droit dressés fiers de leurs centaines d’années. Le plus vieux est référencé comme ayant 900 ans et a un tronc faisant 9 mètres de circonférence. Pendant longtemps, les humains ont fait fi de ce long combat pour pousser au fil des ans et ont coupé, scié, tronçonné tout ce qu’il pouvait. Du coup, des zones entières sont devenues sapinettes et ont perdu cette beauté particulière donnée par les arbres d’essences diverses. En ce site, se côtoient sapins douglas, thuyas géants de Californie, pruches de l'ouest, sapins de Vancouver, épinettes de Sitka, érables à grandes feuilles…

La plupart des gens vont uniquement voir le plus célèbre et c’est assez stupéfiant de constater que les sentiers du côté sans célébrité sont peu foulés ! Même chez les arbres, la célébrité importe. Vous me direz un selfie avec une célébrité, c’est quand même nettement mieux qu’avec un inconnu même si bel !

Il est 13h15 et aucune table pique-nique n’est prévue sur le site, allons plus loin… Ahh, voilà… un petit arrêt d’une demi-heure et Port Alberni nous accueille par sa classique zone commerciale. Oh, un Walmart et si des shorts… C’est la bonne pioche du jour car un rouge et un noir m’attendaient sur les portants, les premiers étaient kaki et beige. J’ai toute la collection, je suis devenue une shortwalmarteuse.

Ce n’est pas tout cela mais il est 14h30 et Ucluelet est encore à 100 kilomètres, donc environ 1h30 de route.

Arrivés à l’embranchement Tofi/Uclu, nous hésitons à aller faire un tour à Tofino mais la fatigue est là. Donc à 16 heures, nous prenons possession de notre mimi bungalow.

Installation, repos, lessive à la main et direction le centre-village, j’hésite à employer ce terme de centre-village car il y a qqs rues, qqs boutiques et rien de très structuré.

Nous hésitons à réserver une sortie bateau apéro mais monsieur Madikéra n’en a pas envie du tout. A cette période de l’année, il y a peu d’animaux marins et "Vu la proximité avec laquelle nous avons vu des baleines en Argentine, quel est l’intérêt d’en voir de plus loin ou d’autres".

Sur l’île de Vancouver du cidre est produit et nous souhaitons le tester. Voilà le magasin d’alcool – car au Canada l’alcool est vendu dans un magasin dédié et non en supermarché – le rayon dédié. Euhhh, cidre à la pêche, cidre à la poire, cidre à… mais où sont les cidres/cidres locaux ??? La vendeuse me dit que la plupart de ce qui est produit localement est parfumé !!! Bon, elle me propose son cidre préféré par 6 cannettes. J’ai une impression de déjà vu mais ne me méfie pas. Je paie et plus tard nous découvrons que c’est du cidre américain déjà bu en décembre dernier. Bon, il se laisse boire mais déception nous ne goûterons pas au local.

Quelques achats au supermarché et en route pour une soirée repos, dîner in bungalow, télé, quelques lignes de carnétisation, Internet est HS…

Bonne nuit les presqu’îliens arborés

Détails et images sont par là: http://www.madikeravoyages.fr/crbst_801.html

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Aujourd’hui c’est la journée de vacances du voyage donc le programme va être plutôt light, enfin nous ferons tout de même une petite centaine de kilomètres. Il fait bon avec 24° in the cottage dès 8 heures du matin. Le soleil brille, les oiseaux chante mais la wild life est toujours absente…

Au bout de la rue, il y a le célèbre sentier du phare ou lighthouse, donc d’un pas alerte nous partons faire le tour de la presqu’île, un peu avant 10 heures. Mais qu’est-ce que c’est que ce bruit lancinant et permanent ??? C’est la sirène de la bouée chargée de prévenir les bateaux qu’il y a des rochers dangereux. Ohh, une bichounette – Ohh, re-Ohh et re-re-Ohhh les beaux paysages – mais pas de Ohh baleine ou autre animal marin. Ce matin les bateaux n’en verront guère…

Le tour est bouclé en 50 minutes moult arrêts compris. Il est temps maintenant d'aller découvrir la ville à l’autre bout de la presqu’île, le long de la Pacifique Rim: Tofino.

Une trentaine de minutes séparent les deux communes et quelques milliers de touristes présents aussi. Là nous sommes dans une autre dimension de la présence vacancière. Du ponton, nous admirons les hydravions décoller, atterrir, décoller, atterrir… quand je vous dis qu’il y a du monde…

Nous mangerions bien du poisson… Le tarif des restos est cherro mais tiens un fish and chips. Et voilà un bon halibut jouant avec un saumon… Ce sont les vacances…

Une galerie d’art consacrée aux œuvres de Roy Henry Vickers, allons voir si merveilles il y a… Son style mélange motifs traditionnels et modernité. Nous apprécions et repartons avec quelques reproductions en cadeaux. Reproductions car il n’y a pas d’originaux à moins de quelques milliers de dollars. Tofino est célèbre pour ses plages attirant les surfeurs de l’île et d’ailleurs. La douce température de 22° est invitante au lézardage et même au bain – enfin du très bout des doigts de pied. Nous apprécions Chesterman, la plus belle d’après le réceptionniste de l’office du tourisme puis Long beach qui porte bien son nom. Le matin, nous étions intrigués par de longues plantes stagnant dans l’eau et il y en a plein sur les plages. Mais qu’est-ce que cette intrigante ? Il s’agit de madame Nereocystis Luetkeana, une algue brune géante, en forme de spermatozoïde, pouvant mesurer jusqu’à 25 mètres de long. En certains endroits, elles sont tellement nombreuses que les locaux parlent de forêts de kelp. Il y a un côté effrayant à en voir certaines et à se dire qu’on pourrait se prendre les pieds dedans.

Si vous venez dans le coin pour profiter des plages, nous vous recommandons de loger vers Tofino. Ucluelet n’en a pas mais a de jolies randos.

Encore un peu de marche avant de rentrer, c’est repos mais pas arrêt ! Donc après le bout final du Wild Pacific trail fait le matin, ce sera le bout d’entame menant vers les Rocky bluffs, un aller-retour d’environ 3 kilomètres depuis le bord de la route. Un panneau signale le chemin mais il n’y a aucun parking spécifique. La promenade, c’est ainsi qu’il convient d’en parler, se fait entre vieux cèdres et bords de mer aux beaux points de vue. La portion totale de sentier fait 8 kilomètres mais il est possible de n’en faire que des petits bouts. Par contre, cette rando nous a permis d’ajouter un élément à notre courte liste de wild life vue en ce voyage: un micro serpent jarretière tout joli en noir, bleu et rayures !

Et voilà le supermarché, quelques courses pour le soir, un apéro terrasse, un dîner pizza et une marchounette digestive jusqu’à Little beach pour espérer voir un rouge soleil couchant. Après un long moment d’attente dans le frais froid à observer les gens aller et venir ou faire rôtir des marshmallows, l’astre se couche en saumonettes tonalités ! Il est rarissime que nous tombions sur de jolis couchers de soleil en voyage. Il faut croire qu’il refuse de nous montrer son meilleur rouge sauf à 6-Fours.

Bonne nuit les plagistes pacifiqués

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Depuis 2 jours, nous réfléchissons à la route que nous allons prendre, à partir de Port Alberni, pour rejoindre Victoria: une des options nord la 19 voire autoroute ou des petites routes allant vers le lac Cowichan. Nous interrogeons les offices de tourisme et ils nous disent qu’il n’est pas possible de passer par ce lac. Encore aujourd’hui nous en doutons, car il semble bien y avoir de petites routes. Mais bon, ce sera la nord où divers stops sont envisageables.

A 7h30, c’est le réveil sous une température de 22°5 et le temps que les activités du matin soient terminées, il est 9h20 et fait 15° bruinasseux quand nous quittons les petites maisonnettes triangulaires. Jusqu’à Port Alberni, le trajet est le même qu’à l’aller et nous l’atteignons à 11h. Un stop au visitor/commodités center nous reconfirme l’impossibilité, donc décision est prise en même temps que divers achats complètent notre collection d’objets cadeaux. Parmi eux, des bols en bambou avec motif local qui depuis sont devenus nos bols à céréales.

C’est en prenant la 4 en direction de Parksville qu’un panneau me rappelle l’existence du Old Country market, un célèbre ensemble de boutiques car des chèvres y vivent sur les toits. L’été est bien présent maintenant la température atteint 24°.

Comment vous parler de cet attrape-gogols où de malheureuses chèvres sont contraintes de vivre en un micro espace, perchées sur des toits et sous la mitraille pixelisante des passants. Même si nous y avons trouvé de bons fruits, nous sommes tristes d’avoir encouragé cette mascarade par notre arrêt, donc…

Nous visons le même parc qu’à l’aller pour notre arrêt déjeuner mais le loupons, du coup nous visitons le Moorcroft régional parc, enfin surtout la première table de pique-nique ! Rien de très attractif pour le visiteur passant, un parc plutôt dédié aux habitants du secteur et proposant l’accès à une plage permettant le surf.

La petite ville de Chemainus et ses célèbres fresques nous accueille à 15h30, l’air de rien le temps passe et trépasse. Une place pour notre fidèle char est libre en proximité de l’office du tourisme. Plan en mains, nous voilà partis sur les traces de pas du chemin des fresques… Les murals comme on dit là-bas sont 47 actuellement, il s’en ajoute régulièrement. Le projet est né dans les années 80 et depuis 36 artistes ont décorés les murs de la ville en rendant hommage à son passé. Le point de départ fut un projet municipal visant à développer le tourisme et à attirer les visiteurs. Nous avons énormément apprécié notre tournée des fresques et recommandons un passage en cette petite ville. Le seul bémol fut qu’il n’y avait même pas un bon glacier d’ouvert ! Il nous en manque quelques unes par manque de temps car après les fresques, sur notre liste des "todo-today" il y avait les totems de Duncan à quelques kilomètres.

Il fait soif, nous dit FéeTaSanta, donc à boire pour tout le monde, nous en mode limonade…

Là aussi, il s’agit, depuis 1985, d’attirer les visiteurs et aujourd’hui ce sont 40 totems disséminés dans la ville qui espèrent votre visite. Chaque famille Kwakwaka’wakw avait un ou plusieurs totems en proximité de son habitat pour raconter son histoire. Ces totems rendent hommage à cette tradition. Par contre, là aussi les bons glaciers sont aux abonnés absents. Si vous manquez de temps et avez vu ou allez voir ceux de Victoria, vous pouvez envisager de continuer votre chemin…

Il est 17h50, il fait 18° et Victoria nous attend donc en autoroute pour une heure. L’hôtel est facile à trouver il est tout droit sur notre voie d'entrée en ville. Super, il est vraiment bien placé pour visiter la ville à pieds.

Ohhhh, mais qu’est-ce que c’est que tout ce monde partout ? Presqu’impossible de se déplacer ??? Ohh une vielle voiture, et une autre, et une autre… Ce soir, il y a compèt de répliques de vieilles voitures à l'échelle et datant au plus de 1951 devant le Grand Pacific hôtel et du coup du monde partout. C’est assommant tout ce monde, tout ce bruit, tout ces mouvements en tous sens... donc nous rentrons dîner à l’hôtel après avoir acheté nos tickets de musée pour le lendemain.

Un repas correct, un peu de télé, de lecture et la soirée s’achève tranquillou. Et on regarde le speech final de la convention républicaine, en pensant que c'est inimaginable d'imaginer que...

Bonne nuit les totems fresqués

Détails et images sont par là: http://www.madikeravoyages.fr/crbst_805.html

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Jeudi soir, nous nous sommes longuement demandés demain voiture ou pas et au réveil la décision est bien établie: pas… Tant pis pour les jardins Butchart. Il se dit qu’ils sont très beaux mais de beaux jardins nous en avons déjà vus et l’idée d’un jour sans voiture est bien plus tentante…

Un copieux petit déjeuner en gaufres et pancakes nous prépare à vivre cette journée et à 10 heures, chaussures de rando aux pieds nous partons en direction du vieux port. Il est à 1,5 kilomètres soit une demi-heure en traînouillant bien.

Sympa ces petites maisons sur l’eau toutes colorées. Certaines sont vraiment mignonettes. Il y a qqs années, cela devait être un vrai vieux port, de nos jours c’est une zone de plus en plus touristique où restaurants et bars se côtoient. Un jour, ils occuperont toute la place. Un groupe d’otaries fait l’attraction wild life car semble résider dans le coin.

Hier en nous promenant le long des quais, nous avons remarqué de choupinous petits bateaux jaunes, nommés H2O. Ils font taxico, plutôt batoco, dans la rade. Pour 6 dollars le trajet, ils vous emmènent vers l’un des 10 arrêts. Donc vogue le petitou vers le débarcadère de Chinatown. Nous avons adoré ce moyen de transport mini excursion.

Il est 11 heures quand nous découvrons la porte symbolique du quartier, des boutiques, un marché… Rien de particulier, cela ressemble à d’autres quartiers du même acabit en d’autres villes.

A pied, nous revenons vers le Royal museum et nous arrêtons dans un ensemble de bâtiments, Market Square, devenu galerie marchande pour déjeuner d’un mouton au curry bon mais un peu trop saucé.

Les rues sont pleines de maisons colorées et de petits détails architecturaux sympas. Victoria est la capitale de la Colombie-Britannique, et non ce n’est pas Vancouver, et est très marquée par son développement au XIXème siècle. C’est une charmante petite ville faite pour être découverte à pieds. Nous descendons tranquillement les rues vers notre hôtel. Les pourtours du musée comprennent une zone de totems pouvant suffire à satisfaire votre envie d’en voir. Une petite heure de repos et zou, c’est la deuxième partie de la visite.

Le Beacon Hill park est notre première étape. Il abrite le plus haut totem du monde avec ses 38 mètres de haut. Il a été érigé en l’honneur des indiens natifs de la région ayant perdu la vie au cours des deux grandes guerres du XXème siècle. Ce parc est un bel endroit riche en zones différentes et en potentiels d’activités. En bord de mer nous observons les kiteurs et mon téléphone nous dit que nous sommes aux Etats-Unis ! Nous en sommes tout proche en réalité, la frontière marine est à une dizaine de kilomètres.

Le vendredi, le Royal BC museum fait nocturne donc nous avons le temps de parcourir les salles. Ce fut un véritable coup de cœur. La muséographie est dynamique, vivante, riche… bref nous vous recommandons très fortement ce musée. Une partie vous montrera la vie des indiens premiers habitants et vous expliquera la fonction des totems, puis vous parcourrez les rues d’une petite ville coloniale et terminerez par la faune.

Un petit tour par l’hôtel, vraiment qu’il est bien placé pour les piétons que nous sommes et direction le front de port pour dîner. Il y a beaucoup de monde cependant nous trouvons une table dispo chez Milestones avec vue sur le port et le parlement. La journée se termine sur un bon dîner, l’éclairage du parlement que nous attendions et l’admiration de nouvelles vieilles voitures. Nous sommes peu Ville mais celle-ci nous a bien plu !

Bonne nuit les victoriennes et victoriens

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Le bac est prévu à 11 heures mais nous nous disons que nous pourrions peut-être tenter celui de 10 heures.

Allez, allez il est 7h15, un doux 24° invite à émerger. Douche, timbale de café récupérée dans le hall, bol de céréales avalé, fermeture des sacs… Nous tenons si bien le rythme que nous arrivons à partir à 9 heures sous une température externe de 16°.

40 minutes plus tard nous arrivons devant la guérite de l’impressionnante zone d’embarquement et c’est un "Could be good" qui nous permet de nous embarquer sans avoir à poireauter.

Vogue vers le continent en passant entre les îlots mon beau bateau… Comme à l’aller nous optons pour le pont extérieur, comme à l’aller nous admirons les côtes, les bateaux mais aucun animal. Nous avons également droit à une animation nature par une enjouée garde du parc.

Feu vert, les voitures s’alignent sur la jetée de Tsawwassen et à 11h40 FéeTaSanta se dirige vers les grands immeubles. La première impression est souvent qualifiée de bonne et notre première impression fut: mochos, juste le comble du mochos.

Ouh, la, la que c’est moche cet alignement de bâtiments peu stylisés pour la plupart. Il est midi nous nous garons le long de la Robson car elle mène tout droit à notre hôtel entre Richards et Seymour. Maintenant, nous le savons…

Je vais pour payer à la borne car le parking en ville est un petit luxe à environ 5 dollars de l’heure. Nous avons opté pour un premier stop de 2 heures. La borne refuse de prendre la moitié de mes pièces et un sympathique couple qui attend derrière moi pour payer leur stationnement paie avec leur carte de crédit car sinon il fallait qu’ils attendent que je reparte à la voiture…

Nous descendons vers le front de mer en mode yeux en l’air pour voir les tours et en particulier celle offrant un point de vue. Le vocable le plus courant continue à être mochos, saupoudré d’affreux et de euhhh.

Ahh, la voilà cette tour. Mais il y a plusieurs plus grandes qu’elle en toute proximité donc la vue sur la ville doit être limitée, du coup aucun intérêt d’y monter !

Où sont les toilettes publics : à la gare nous dit-on… Non, ils sont réservés aux voyageurs bon un jus d’orange caution nous sauvera.

Faim, pas faim ??? Juste un peu donc une part de pizza et 1 Coca pour 5 dollars feront l’affaire. Que faisons-nous là, mais que faisons-nous là ??? C’est dans ces cas-là qu’on regrette amèrement les réservations d’avance et l’annulation impossible.

La chambre est disponible à 15 heures mais tant pis allons voir si… Nous pouvons nous garer au sous-sol et d’ici une trentaine de minutes cela devrait être bon. L’avenue Robson représente tout ce que nous détestons: des restos les uns derrière les autres, à vous dégoûter de la moindre envie de manger, des magasins, des supermarchés, des boutiques… et le tout agrémenté d’une foule bien dense. Le seul point plus, c’est que le supermarché en face de l’hôtel a de très beaux fruits et un rayon déli alléchant. En ouvrant la porte du studio, nous découvrons un véritable appartement comprenant même une machine à laver, du coup…

Faire du vélo à Vancouver, au Stanley park, fait partie des activités les plus courues. Et en ce samedi de fin juillet c’est absolument le cas. Il y a des files de dizaines de personnes devant les loueurs, du coup exit le vélo. Il y a des centaines de marcheurs et encore plus de pédaleurs et des troupeaux complètement pokémés pour empêcher les uns et les autres d’avancer. L’horreur, juste l’horreur. Ce parc doit être un endroit plaisant pour les urbains vivant là à l’année mais pour les vacanciers pourquoi s’y attarder alors qu’un peu plus loin la nature est réellement naturelle car là les sentiers sont tout bêton en plus !!! Nous irons tout de même jusqu’aux Totems en devant nous presque battre avec des vélos roulant en sens inverse dans la zone piétonne et des piétons à l’arrêt pour tapoter sur leurs claviers… Aucun plaisir là-dedans.

Repartons-nous explorer la ville ??? Oh que non !Nous allons faire des courses au supermarché et nous reposer en notre appart.

Cool, cool, cool… et tout à coup boum, boum, boum… Mais qu’est-ce ? On dirait un feu d’artifices ! Comment ai-je pu oublier que nous étions jour de compét du Honda celebration of Light ! Ils auraient pu nous le rappeler à la réservation, grrr. Chaque année 3 ou 4 pays sont en lice et un feu d’artifices est tiré tous les 3 ou 4 jours pendant 2 semaines.

Les lancements ont lieu de l’autre côté de la rade par rapport au bâtiment de l’hôtel. On peut voir des lumières colorées explosées sur les vitres des bâtiments face à notre terrasse. Et du toit ??? Je vois qq’un y monter, donc je pars explorer… Je verrai une petite partie du spectacle, entre deux immeubles. C’était les belges, cela avait l’air pas mal mais ils ne gagneront pas, ce seront les américains, les vainqueurs de 2016.

Au moment de rentrer, la personne qui était montée sur le toit avant moi a complètement refermé la porte et je suis bloquée dehors. Je vois passer dans la rue le long de la mer des milliers de gens, il peut y avoir jusqu’à 400 000 spectateurs. J’attends, j’attends… et finalement une bonne âme s’en vient pour fumer je pense et je rentre…

Bonne nuit les petits sous les poussières de pluies d’étoiles lumineuses

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Nous y sommes venus, donc il faut bien aller le voir ce centre-ville un peu survolé la veille. Nous n'avons même pas poussé jusqu’à la célèbre horloge hier. Donc à 9h30 FéeTaSanta se dirige vers le centre sous une douce température de 23° en direction de gastown, la ville fondée par Gassy Jack ou Jack le Bavard, car il était connu pour être un tenacier de bar très disert

Ouf, il y a peu de monde dans les rues et une place de parking est libre tout près de la tour et du Canada Place monument ayant un petit air d’opéra de Sydney. Il y a peu de monde mais tout de même des fous ou plutôt une folle du volant. Elle fonce tellement qu’elle a failli me renverser sur un passage piéton ! Cela a mis le bourlinguage dans les crânes le feu d’artifices.

Nous croisons énormément de SDF dans ces rues et en allant vers la fameuse steam clock nous en entendons un hurler mais hurler d’une affreuse manière poignante. J’ai rarement entendu un tel désespoir humain. Apparemment, son chien a disparu et il arpente la Water street avec des cris à vous remuer les tripes. J’espère qu’il aura retrouvé son chien.

Une boutique, bon allez un dernier petit tour car il nous manque qqs objets et un saumon cuivré nous dit emmenez-moi…

Il va être 10 heures et il est temps de venir écouter le tchou-tchou vaporisant. C'est la première horloge à vapeur du XXème siècle, elle fut réalisée en 1977 par l'horloger canadien Raymond Saunders. Depuis, il en a réalisé d'autres qui sont devenues attractiosn touristiques en diverses villes du monde. Un petit tour dans les rues avoisinantes et vers le point d’embarquement des bateaux de croisière et j’en oublie l’orque digital. Cela sert de préparer mais quand la tête est en mode refus de se souvenir car déçue de ce qu'elle découvre, elle oublie de faire remonter les éléments ! Finalement, nous n’aurions peut-être pas dû venir à Vancouver, toute la magie de la chanson s’est enfuie…

Madame Conduisette nous annonce son classique "Prenez la prochaine route" à 11h15. Pour info, il y a une drastique surveillance des péages de parking, donc attention…

Pendant la prépa une visite du musée anthropologique, MOA, avait été envisagée. Mais en cette matinée et après avoir vu celui de Victoria, l’envie de musée est moindre…

Cela roule moyennement en sortant de la ville et nous connaissons même quelques bouchons car il y a des travaux. Nous empruntons le pont payant de Port Mann bridge. Particularité, il faut soit payer en ligne, soit sortir de l’autoroute 1 et aller payer à des guérites. Donc trop honnêtes comme nous sommes, nous sortons faisons un petit bout de chemin et arrivons devant des bureaux fermés le dimanche, grrr !!! Dis, tu peux pas l’écrire sur tes panneaux monsieur TReO que le dimanche y’a pas le choix. Du coup, tant pis, pour les 3,15 dollars, faut pas exagérer non plus. Nous n’étions que 2 voitures à être sorties, probablement les 2 ignares touristes du moment ! Et à l’arrivée, il nous en a coûté 7,85 euros car il y a une taxe supp à payer et 1 euro de frais. Alamo a prélevé le montant…

Prochain arrêt Chilliwack, du carburant pour l’une et des hot dogs pour les autres. Les bancs et tables pique-nique de l’office du tourisme nous offrent ombre et tranquillité. Je vous rappelle le plus des OT, il y a des commodités… Il fait 26° lorsque nous reprenons l’autoroute à 13h35.

Manning park comme tous les parcs propose diverses randos. Peu après l’entrée, c’est Rhododendrons, un sentier de 500 mètres, au milieu des… vous avez devinez. A cette saison, ils ne sont plus en fleur. Ce type d’arrêt permet de se dégourdir les jambes. Le seul point négatif c’est la proximité de la route, malheureusement une highway très très passante donc très sonorement présente.

Nous passons devant le lodge du soir pour aller vers la deuxième rando choisie: Canyon. Une boucle de 2 kilomètres où nous ne croiserons personne même pas le museau d’un ours alors que des panneaux encouragent à la vigilance.

Au bout de la route, il y a le Lightning lake et sa plage offrant activités et possibilité de baignade. Un petit tour et zou passons au micro lac Twenty minutes. Nous nous garons lorsqu'une voiture part et le chauffeur nous dit de ne pas descendre car il y avait un ours, peu auparavant, plus bas sur le sentier. Bon, on attend un peu et descendons voir le lac par l’autre bout du sentier. D’ours, point bien sûr !

A 17 heures nous prenons possession de notre grand studio dans un lodge bien sympa et au personnel très souriant. Pour ceux qui aiment, il y a une grande piscine couverte.

Ce sera soirée tranquille en chambre, après avoir fait qqs courses à l’épicerie peu fournie du site, donc il vaut mieux prévoir si...

Bonne nuit les sans ours mais pas sans vapeur

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Nous avons fort bien dormi et nous activons tranquillement car une longue route nous attend. Bye-bye bel endroit, il est 9h20 il fait 17° dehors et le soleil est bien présent.

Juste en face de l’hôtel, de l’autre côté de la roulante voie, il y a une petite route montant vers les hauteurs et de forts belles vues. Sur le parking de Cascade lockout, les écureuils s’en donnent à cœur joie cachettante en rentrant dans les plots protecteurs et en ressortant plus loin. Ils sont si mignons qu’on pourrait les regarder jouer pendant des heures. Tout en ayant bien envie de hurler parfois quand d’affreuses personnes malgré tous les panneaux les nourrissent !

La route se termine au niveau d’une petite rando que nous envisagions: Paintbrush. Seulement, à peine garés sur le parking mon œil est attiré par une situation bizarre au niveau d’une voiture. Un monsieur est allongé par terre, grommelle et sa femme a l’air paniquée. Je vais voir. Il a fait une sorte de malaise, saigne du nez… Je parcours tout le parking à la recherche de medical staff et trouve une infirmière dans un groupe de randonneurs en retour de 3 jours de marche.

Elle vient voir et téléphone au 911. Pendant ce temps, nous améliorons le confort du monsieur avec un parasol, de l’eau fraîche… et rassurons femme et enfants.

Les canadiens ont pris en charge la famille et finalement nous partons sans faire la rando. En descendant, nous verrons une voiture de l’hôtel monter en pleine vitesse, nous espérons que c’est un relai médical. Ce site est si loin de tout qu’il faudra certainement un moment avant qu’une ambulance arrive, voir un hélico. Ce genre d’expérience nous rappelle les conséquences d’un choix de vacances loin de tout… Nous stagnerons toute la journée dans une pensée marquée par l’inquiétude et resterons sans jamais savoir. Il ne reste plus qu’à laisser les kilomètres se dérouler… Parmi les objectifs du jour, il y a le spotted lake, un peu avant Osooyos. C’est un drôle de spectacle que cette eau dans les ronds ou inverse ces ronds dans l’eau du lac tacheté ! Ce bassin retient les eaux déversantes et quand elles s’évaporent il reste une surface toute auréolée de particules diverses. Un cœur est visible en ce jour…

La vallée de l’Okanagan vallée s’ouvre devant nous et nous la remontons vers Kelowna. Notre second objectif est un arrêt en une winnery. Comme nous souhaitons goûter du vin de glace, nous cherchons la Inniskillin Okanangan et ne la trouverons jamais. L’adresse du LP annonçait Road 11, jamais nous ne la croiserons au nord d’Oliver et madame Conduisette ne connaissait pas non plus. De plus, les winnerys que nous voyons en bord de route ressemblent plus à des magasins de vins du coup ne nous tentent guère.

Le lac Skaha est contourné par la droite sur une petite route peu fréquentée et joliment bordée de colinettes mais hélas sans le moindre endroit pour pique-niquer. C'est maison sur maison... Finalement, nous déjeunerons sur une aire, en bord de lac et d’autoroute, après Penticton.

Et cela remonte, cela remonte, cela remonte pour arriver en notre B&B à 16h30. Il se situe à West Kelowna, a une vue sur le lac avec une terrasse permettant de bien en profiter. La déception viendra du fait qu’il n’y a strictement aucun resto avec vue lac en proximité. J’imaginais que… Cependant notre dîner sera bon mais dans un endroit sans charme. Nous aurions peut-être dû dormir dans une plus petite ville comme Peachland.

Heureusement, la vue sur le lac est toujours là à notre retour du resto agrémentée d’un beau feu d’artifices naturel venant des éclairs zippant dans le lointain. Il fait chaud, chaud, chaud dans la chambre avec 28°1… La vallée mérite bien sa réputation de zone la plus chaude du Canada !

Bonne nuit les avinés sans vin

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La matinée commence par un sympathique moment au niveau des échanges avec nos hôtes et un couple de danois sur un mode légère déception concernant le petit déj. Au moment du départ à 9h15, le thermomètre de FéeTaSanta affiche 24°, il est en mode record !

Pour la première étape du jour, il nous faut traverser le pont, Kelowna, puis monter dans les hauteurs et nous voilà sur le parking du Myra canyon vers 10 heures. Ce spot est une des voies d’accès au Kettle valley rail trail. Des vélos sont louables et permettent ainsi de parcourir la partie restante du chemin remplaçant la voie ferrée. 18 ponts sur chevalets sont encore visibles et permettent de se faire une idée de ce qu’était cette voie accrochée à flancs de montagnes. Certains sont d’impressionnants ouvrages. Pour être honnête, la plupart ont été refaits car les véritables furent détruits et en particulier lors d’un incendie en 2003. Le chemin offre qqs belles vues sur le lac.

Nous n’allons tout de même pas quitter cette vinicole vallée sans passer par la case dégustation ! Direction un des plus célèbres domaines qui, bien sûr, propose des vins de glace: Pyramid. C’est juste en bas dans la vallée. Ce site est connu car une de ses caves de vieillissement est en forme de… vous avez deviné, je pense.

La vue sur le lac est belle sinon c’est une grosse machine touristique capable d’accueillir plusieurs bus en même temps. La dégustation est gratuite si vous achetez et sinon c’est 3 dollars par personne. Les deux vins qui nous sont proposés sont vraiment délicieux et ravissent nos palais. Cependant à 150 dollars la bouteille de 37,5 cl, nous y renonçons. Nous nous contenterons de rapporter un cidre de glace acheté à l’aéroport de Montréal, cidre dont nous sommes grands fans !

Il est 13 heures et environ 300 kilomètres nous attendent. En voiture, en route, en trajet… Kelowna, Vernon, un arrêt déjeuner sur une petite aire en bord de route. Une énième statue d’Inukshuk, mais qu’est-ce donc vous dîtes vous peut-être.

C’est un empilement de pierres (ou cairn) construit à l’origine par les peuples inuit et yupik. Sa forme et sa taille varient et le terme signifie "qui a la capacité d'agir comme un être humain". Depuis les années 60, cela désigne une construction de pierres empilées adoptant une forme humaine. Il y en a en divers endroits et un d’entre eux devint le symbole des Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver, en 2010. Nous dépassons Revelstoke sans nous y arrêter quand un panneau sur la route nous rappelle qu’il n’y aura pas de carburant pendant une centaine de kilomètres. Donc demi-tour car cela risque d’être juste. FéeTaSanta ingurgite une soixantaine de litres et nous voilà paré pour nous élancer vers le parc des glaciers en passant par celui du mont Revelstoke.

Un arrêt dégourdissement des jambes au sentier des choux puants vers 17 heures. A cette époque de l’année, ils ne puent guère et dégagent même une agréable petite odeur. Un deuxième arrêt, marchounette, nous permet de voir quelques cèdres géants. C’est sympa ce genre de petites marches d’une quinzaine de minutes dans une étape à plusieurs heures de voiture.

La route offre de beaux paysages. Nous allons dormir en lisière de parc et reviendrons d’une trentaine de kilomètres demain pour prendre le temps d’en découvrir un peu plus.

Nous nous garons devant le Heather Mountain lodge à 18h49 mais en fait il est 19h49 car nous venons de franchir la ligne de changement d’heure entre la Colombie Britanique et l'Alberta ou presque. Donc attention à vos montres !!!

Quel bel endroit, quel bon dîner, quel plaisir de flâner en regardant les montagnes… Nous avons énormément apprécié cette halte.

Bonne nuit les glacés cocoonés

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La dernière journée complète s’entame après une excellente nuit de sommeil, sous une température en chambre de 21°5 alors que dehors il en fait 15. Le petit déej en chambre est enrichi par deux gros cookies offert par l’hôtel en guise de chocolat de convivialité.

La voiture se met en mouvement à 9h20 pour une trentaine de kilomètres en direction du centre de découverte du col Rogers. Le paysage est aussi beau que la veille. Le centre permet de comprendre comment la voie ferrée fut bâti en cœur de montagnes et comment était la vie dans un hôtel relai au début du XXème siècle. L’hôtel se situait à l’emplacement du centre. C’est une petite halte à faire pour bien comprendre le dur labeur que ce fut de créer ces voies traversantes de monts. J’ai particulièrement apprécié la salle avec de ronds motifs indiens.

Nous avions prévu une petite rando à partir de ce point mais elle est fermée pour cause de loups. Idem pour une autre se situant qqs kilomètres avant. Du coup, pas de rando en cette matinée et roule vers Golden. Quelques kilomètres avant la ville, l’idée de faire un détour nous prend. Un sympathique commentaire du Lonely nous invite à aller en un lieu. Arrivés sur place, nous en repartons en moins de 5 minutes, après avoir payé 24 dollars car c’est juste une honte de baptiser cela centre naturel des loups. Cela devrait se nommer affreux zoo en micro-cages. Surtout, n’y mettez pas les pieds.

La Donald Upper road donne directement sur la highway 1 en direction de Field et du parc Yoho. Un premier arrêt aux chutes Takakkaw, avec leur 254 mètres de saut, elles sont les deuxièmes plus hautes du Canada. Qui sont les plus hautes ??? Elles se nomment Della et sont au nord de l’île de Vancouver, elles trônent avec 440 mètres. Elles sont bien en eaux et du coup l’arrêt pique-nique se fait en les regardant. L’air de rien, l’horloge tourne et il est presque 14 heures. Donc, vite, vite vers le lac Emeraude.

Il porte bien son nom tant sa verte couleur est marquée. Nous avons juste le temps d’une entame de sentier avant que l’orage grondant ne se mette à lâcher des hallebardes. Flairant le coup, nous nous étions mis à l’abri de la boutique et grignotons un bon gâteau. Définitivement il n’y aura pas de tour en kayak en ce voyage !

Il pleut, pleut, pleut donc les Marmots sortent et c’est parti pour la course vers les commodités et le parking. Là aussi nous avions eu la chance de trouver une place en tout bord de lac. Dans le coin, il y a aussi le renommé lac O’Hara. Malheureusement, il faut réserver 3 mois à l’avance les places pour s’y rendre en bus. Impossible pour nous et la majorité des gens. Cela reste un lac à accès élitiste, dommage.

A 15h30, il est temps de partir vers notre dernier lieu d’hébergement à Radium Hot Springs, il y a environ 160 kilomètres à faire. Donc bis repetita jusqu’à Golden, avec un stop au visitor center pour les commodités et discuter avec une chargée d’accueil française. Cette originaire du massif Central vit dans le coin depuis une vingtaine d’années et partage ses coups de cœur…

Nous arrivons en proximité du village avant 18 heures et madame Conduisette, mal programmée, nous emmène en pleine forêt. Bon révision des données et nous voilà au cœur d’un beau lotissement dans une vraie de vraie de chez Vraie Maison HGTV. Que c’est magazinement beau. J’en rêve… Rien que la cuisine salle à manger fait 30 m2 et elle est aménagée d’une manière Wouaouhhh bouche ouverte. Je rêvais de voir une de ces maisons en vrai et mon rêve est exaucé.

Beaucoup d’émigrés se sont installés dans le secteur, donc pour le resto du soir nous avons le choix entre autrichien, allemand, hongrois… Ce sera hongrois au Ciderella, en fait mi-hongrois, mi-roumain, je l’apprendrai en discutant kashkaval panné et tuica avec la patronne. Hélas, ils n’ont pas de kashkaval mais une bien bonne cuisine familiale. A 22 heures, il fait encore bon et donc manger en terrasse fut un plaisir. Au passage, si vous souhaitez loger dans le coin, je vous recommande leur motel à la splendide vue (je sais le nom est un peu pompeux mais à peine usurpé: milliondollarview !

Bonne nuit les TaKaKanadiennés

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La nuit fut top, le petit déj époustouflant, j’ai dévoré un bol entier d’excellentes framboises. Les autres clients sont partis avant nous donc le petit déj fut en discussion uniquement entre nos hôtes et nous. Cela fait 2 ans qu’ils ont ouvert et sont très contents de cette nouvelle vie les faisant voyager à domicile.

C’est sous un sympathique 17° ensoleillé qu’à 9h45 FéeTa Santa prend la direction de sa maison-parking après un nouveau plein. Un rapide tour sur la colline du resto de la veille au soir pour admirer la vue de jour et la 93 nous permet de retraverser les Rocheuses.

Le premier arrêt, au bout d’une petite heure, se fera au belvédère de la vallée qui offre un splendide point de vue. Ensuite, c’est ocrage à gogo à Paint Pots. Un facile sentier permet de découvrir les gisements d’ocre dont les primo habitants étaient grands utilisateurs. Ocre, c’est ocre…

A 12h20, nous en partons et à 12h30 nous arrivons au canyon de Marble pour la dernière petite rando de ce voyage. Les deux peuvent se rejoindre à pieds, enfin quand un ours n’a pas décidé d’utiliser le chemin pour lui.

De belles eaux turquoises sont surplombées par une série de petites passerelles vous permettant d’aller d’une rive à l’autre du canyon. Et voilà, notre dernier kilomètre à pieds est terminé, notre dernier pique-nique aussi. Il est 13h30 et route c’est route…

Nous les voyons enfin bellement ces belles montagnes des Rocheuses. Vers Banff, nous récupérons l’autoroute 1 et il est presque 16 heures quand nous nous garons devant l’hôtel et que je vais demander où est la plus proche station-services car nous n’en avons repérée aucune dans le secteur. Il nous faut repartir qqs kilomètres en direction d’Harvest hills et offrir un dernier plein pot de l'amitié.

A 16h30, les bagages sont en chambre et commence l’opération rangement. Un puissant orage éclate sur la ville et l’eau commence à déborder des caniveaux jouxtant l’hôtel. Vers 19 heures, nous allons dîner au resto, c’est bien pratique de ne pas avoir à sortir par un temps pareil. A la télé, il y a la convention démocrate et on se dit que peut-être une femme va rentrer dans l'Histoire...

Repos, douche et en route pour l’aéroport vers 22 heures. Il faut rendre FéeTaSanta avant 23 heures. Merci la belle tu fus bien sympa comme voiture de voyage.

Tout s’enchaîne très vite. Nous avons failli oublier nos cartes de parc accrochées au rétroviseur mais le contrôleur du retour voiture l’a repéré. On ne sait jamais, ils sont valables jusqu’en juillet 2018. L’an prochain, le Canada fête ses 150 ans d’indépendance donc les parcs nationaux seront gratuits…

Enregistrement des bagages, embarquement vers 0h30, un vol de nuit, supra, supra inconfortable, arrivée vers 7h20 à Montréal, course vers le duty car celui de Calgary était fermé, empaquetage de la bouteille de cidre de glace pour une prochaine occas, embarquement vers 8 heures et envol vers Madinina.

Choupetta nous accueille en miauhurlant vers 14h30 "Bon retour chez vous les voyageurs"

Détails et images sont par là: http://www.madikeravoyages.fr/crbst_768.html

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