Une pause à Santiago

9 étapes
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3 semaines de break dans l'immense capitale Chilienne entre flâneries, cours d'Espagnol et première immersion dans la culture d'Amérique latine.
12 août au 4 septembre 2017
24 jours
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Après nos 13h de vol et 16h de décalage on est un peu (complètement) déphasés... Il est drôle de se dire que partis à 18h30 d'Auckland, on arrive le même jour mais plus tôt à 13h30 !

Dans un premier temps, on échoue dans une auberge de jeunesse située au sud du centre ville. On y reste dormir l'après midi et toute la journée du lendemain (on a besoin de récupérer de nos vagabondages incessants...).

- Le moins cher pour aller de l'aéroport au centre: prendre le bus Aeropuerto à la sortie du terminal et sortir à la station de métro Los heroes. De là vous pouvez facilement rayonner dans le centre.

- Pour vous déplacer dans les transports, il faut acheter la carte bip rechargeable du montant que vous souhaitez. (indispensable de l'avoir pour les bus car ils ne vendent pas de ticket à l'intérieur). Le réseau de transport est dense à Santiago donc il est facile de s'y retrouver !

- Pour retirer de l'argent au distributeur, pensez à sélectionner: extranjeros (étranger). Des frais peuvent s'ajouter au retrait sauf dans notre cas à la Scotia bank. Mais les retraits sont plafonnés à 3500 pesos donc il faut y aller souvent...

Ayant trouvé un petit appartement pas trop cher (par airbnb) dans le quartier de Balmaceda, on s'y installe pour 3 semaines. Ça va faire du bien de ne pas refaire nos sacs tout les jours...

Oui on a goûté à tous les cépages du même domaine 😉

Notre propriétaire, un amour, nous accueille avec chaleur et nous explique quoi faire à Santiago. On a une fuite d'eau pendant le séjour: aucun soucis, il vient rapidement la réparer !

On a choisi un logement dans ce quartier de Balmaceda car il est moins cher que des barrio (quartiers) touristiques comme Bellavista ou Providencia et plus authentique. C'est aussi un des plus vieux et typique quartier de Santiago.

L'ambiance est tranquille (un peu délabré) et on prendra plaisir à se balader dans ses avenues et ruelles hyper colorées. De nombreux murs sont décorés de street art par ici. On restera toujours émerveillés en découvrant l'imposante Cordillère des Andes au bout d'une rue ! On dirait un dessin de montagnes posé en toile de fond...

Côté nourriture, il y a pleins de marchés, mais nettement moins de supermarchés dans le coin... Celà sera courant en Amérique du sud, les petits commerçants et marchés font encore la loi et c'est assez plaisant. Mis à part la street food, on ne mangera pas beaucoup dans les restaurants de Santiago, ayant une cuisine il est toujours moins cher de se faire à manger. On teste d'ailleurs le vin Chilien, un vrai délice ! On vous conseille les Santa Carolina moins de 2€ la bouteille en supermarché, il n'y a pas meilleur qualité-prix. On aprécie particulièrement le cépage Carménère, qui avait disparu au XIXème siècle en France et n'a été redécouvert qu'il y a 20 ans au Chili, une spécialité locale donc !

Pendant cette pause chillienne, on aura un rythme de Papi-Mamie, on se promène surtout en face de chez nous, le long du Parque de los reyes sur les bords du Rio Mapocho et jusqu'au marché central.


Le Mapocho peut vite grossir, mais ne reste dans tous les cas pas très ragoutant. 

Il nous faut rattraper un retard colossal sur notre blog et prendre une semaine de cours intensif d'Espagnol pour être plus autonomes sur ce continent. Nous avons surtout besoin de nous reposer après ces derniers mois intenses passés entre Asie et Océanie.

- Voici notre logement situé à Santiago, loué via Airbnb au sympatique Andrès !

Il nous est revenu à 30.50€ par nuit.

https://www.airbnb.fr/rooms/19699181

- Hostal pas cher et sympa où on a débarqué dans le quartier de Nunoa: Hostal friendly 60€ pour 2 nuits avec petit déjeuner.

L'ambiance de ce nouveau continent est différente, un mix des genres. On voit nos premiers "indigènes", petits, robustes, bruns au visage dur et nez "incas" busqués. Le soir tout le monde est dehors autour des nombreux stands de rues vendant poulet/pommes de terre (des fois dans des caddies trafiqués en cuisine roulante), des galettes frites (les fameuses Sopaipilla) ou les délicieuses Empanadas (les meilleures d'Amérique du Sud) !

Quelle foule aussi aux abords des nombreux terrains de foot ! En bas de notre immeuble ces stades sont occupés jusque très tard dans la nuit au son des musiques latinos.


empanadas

C'est un mélange de joie, de musique, de couleurs mais aussi de dureté de la vie qui se ressent sur les visages. Les gens sont fiers, les policiers et gardes des supermarchés lourdement armés et les façades des maisons et commerces se parent de barbelés éléctrifiés, clôtures et grilles de fer. On retrouve aussi le joyeux bordel de voitures et marchants en tout genre qui nous plaisait tant en Asie ! Bon il faut aussi se faire à l'Espagnol d'ici, Aymeric qui a quelques bonnes notions apprivoise leur accent neutre et prononciation rapide, tandis que Maëlle ne comprends rien, normal, elle n'a pas appris l'Espagnol ! Notre semaine de cours sera bénéfique....

C'est parti pour une nouvelle aventure !

Voici un petit aperçu de quelque uns des quartiers qui nous ont le plus plu à Santiago...

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Quartier construit par les Espagnols lors de la colonisation du XVIe siècle, il abrite quantité d'édifices coloniaux tout autour de la Place d’Armes où Pedro de Valdivia a fondé la ville en 1541. Notamment la Cathédrale métropolitaine, le Palacio réal et il y a une quantité de musées et banques dans les environs.

On visitera le musée d'art Chilien précolombien très intéressant, qui retrace l'histoire des peuples précolombiens depuis le Mexique jusqu'à la Terre de feu. Une bonne façon de comprendre l'histoire du continent et des pays que l'on va traverser.

En Amérique du Sud, les places d'armes (plaza de armas) sont vraiment le noyau central des villes, toujours prises d'assaut par les locaux qui flânent et les touristes. C'est un lieu de rencontre, pause déjeuner, de contestation et où de nombreuses fanfares viennent se produire.

De là part la principale rue commerçante de la ville, le Paseo Ahumada, très animée, et entourée de nombreux buildings plus modernes... Non loin est situé le Palacio de la Moneda, qui est le palais présidentiel. Il fait bon se promener dans le quartier les week-end, les rues se remplissent alors de vendeurs de rue posant le plus souvent leurs marchandises à même le sol.

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Jouxtant le centre historique, le petit barrio Lastarria est un quartier plutôt artiste et bohème. On a aimer flâner dans ses rues piétonnes (notamment la rue José Victorino Lastarria ) entre galeries, ateliers d'artistes, librairies et cafés en terrasse. Du jeudi au samedi s'y tient une foire aux puces et de bouquinistes.

Pour profitez d'une belle vue sur les lieux, il ne faut pas manquer l’ascension de la petite colline Santa Lucia. C'est un endroit inattendu, on se retrouve dans un parc luxuriant avec quelques fontaines, palais et terrasses panoramiques.

A notre grande surprise on y voit des dizaines de colibris en fin de journée !! C'est vraiment LE spot de choix pour voir le coucher du soleil à l'abri de l'agitation de cette ville immense.

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Santiago est une ville gigantesque, démesurée... Elle s'étend sur 35km dans une sorte de cuvette au pied de la Cordillère des Andes. L'agglomération de Santiago (avec banlieues donc) compte plus de 7 millions d'habitants !

Le Cerro san Cristobal (et parc Metropolitano) est la colline principale de la ville (culminant à 880m), à son sommet trône une statue de la vierge de 14m. On peut soit y accéder en téléphérique depuis le quartier de Bellavista, soit à pied ce qui est tout à fait faisable. Bon on vous conseille un jour ensoleillé, bien évidemment, mais surtout sans trop de pollution ! Calvaire de cette ville, les nuages de pollution sont souvent denses et piquent yeux et nez...

Sur les flancs du parc des gens cultivent en terrasses (en bas à droite) 

Chance, le jour où on y monte le ciel est dégagé et on a une vue superbe sur toute la ville et les montagnes.

De l'autre côté, on aperçoit la plus haute tour d'Amérique Latine: la Gran Torre Santiago (303m), en haut de laquelle vous pouvez admirer un autre point de vue (pour 10 000 pesos on la regardera de loin).

Bon on ne peut pas dire que Santiago soit la plus belle ville d'Amérique du Sud, bien que certains de ses quartiers et parcs ne manquent pas de charme elle est vraiment trop étendue (on s'y est quand même plu) !

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Un couple d'amis nous rejoignant de Montréal pour découvrir le Nord Argentin ensemble, on quitte notre appartement pour passer une nuit dans le charmant barrio de Bellavista, avant de quitter Santiago.

C'est un des quartiers les plus festif, alternatif et dynamique. Toutes ses ruelles sont colorées ou recouvertes de street art. Les maisons sont souvent basses avec jardins et on y découvre de nombreuses galeries d'art et ateliers de créations de bijoux en lapis-lazuli (la pierre nationale). La rue Pio Nono est une des plus animée non loin de la maison du poète Pablo Neruda.

On en profitera pour leur faire découvrir le délicieux cocktail Pisco sour, boisson nationale du Chili (et du Pérou, ils se jalousent la découverte !). Le Pisco (eau de vie de vin) est l'alcool fort le plus répandu dans toute l'Amérique du Sud de toute façon...

pisco sour

Voici la recette du Pisco sour:

1 dose de citron vert

1 blanc d’oeuf

2 doses de sucre de canne

3 doses de Pisco Pur

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Avec notre école on visitera le Mercado Central, premier marché sur lequel on tombe en venant du centre ville. Situé dans un ancien hall d’exposition classé monument historique, se côtoient majoritairement poissonniers et restaurants.

Pour traverser le Mapocho (le fleuve de Santiago bien boueux), on emprunte un pont surpeuplé et nous voilà dans Mercado De Abastos Tirso De Molina, situé dans une halle à étage.

Juste derrière se situe le mercado Vega Chica, marché de la viande de Santiago (mais pas que),où des coins de restauration sont directement attenants aux boutiques. Après de nombreux stands de fleurs on poursuit notre chemin...

Vient finalement le gigantesque Marché de la Vega central. S'étendant sur 60 000 mètres carrés, des centaines de milliers de Chiliens s'y rendent chaque jour. Plus typique, on y trouve fruits exotiques, légumes, épices, fromages, bouchers, boulangers, droguistes, jus de fruits frais mixés... Au passage on déguste des énormes olives produites localement et excellentes !

Au milieu des étals ont est étonnés de voir les dispositifs anti rongeurs: des gros chats en veille !

Au coeur du marché se trouvent des dizaines d'échoppes où tu peux déguster des spécialités Chiliennes fraiches et pour pas cher. C'est clairement un endroit à venir arpenter pour être dans l'ambiance Chilienne ! Notre prof très fière nous vante les mérites du Chili, pays tellement étendu et à la terre fertile qu'on y trouve de tout en toutes saisons !

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escuela bellavista

Petit apparté, on a profité de nos 3 semaines à Santiago pour prendre une semaine de cours intensif d'Espagnol. Le rythme choisi était à raison d'une matinée de cours complète en petit groupe et l'après midi 2h de cours particulier. Franchement on vous le conseille ! Rien à voir avec l'apprentissage des langues qu'on a connu lors de notre scolarité... Les cours sont dispensés en fonction des niveaux, ludiques, intéressants, tout est dit en Espagnol pour être mis dans le bain et on profite de quelques sorties notamment au marché.

Bon l'école qu'on a choisit était vraiment top alors on vous met le lien plus bas...

Elle était située dans le quartier Providencia, barrio résidentiel chic et tranquille. Il est devenu le centre d'affaire (avec la Torre Gran Santiago) et de shopping de la capitale avec nombreux centres commerciaux, bars et cafés branchés. On s'y ait peu baladé en fin de compte...

Pour conclure, on vous conseille de faire un minimum d'effort pour apprendre la langue du pays où vous vous trouvez (on avait toujours des anti sèche sur nous de vocabulaire même en Asie), quel bonheur de pouvoir échanger avec les locaux et de se sentir plus facilement intégré et débrouillards, plus à l'abri des arnaques aussi...

Aymeric a bien progressé grâce à ça et pour Maëlle cela lui a permis d'acquérir des bonnes bases et de comprendre (presque) tout ce qu'on lui disait au bout d'une semaine.

Ecole Escuela bellavista situé dans le chouette quartier de Providencia: https://www.escuelabellavista.cl/

On avait réservé via ce site: https://www.languagecourse.net/cours-de-langues/ecole-escuela-bellavista-santiago.php3

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Après un séjour en Argentine, nous voilà de retour pour deux nuits à Santiago. Notre bus en provenance de Mendoza nous dépose à 4h du matin à la gare d'Alameda, bien plus tôt que ce que l'on avait prévu ! Nous voilà accompagnés d'un couple d'amis à déambuler dans la ville à la recherche d'un logement... et bien ce fut complexe en veille de fête nationale (le 19 septembre) ! (chose que l'on n'avait pas anticipé évidemment...).

Après deux heures de recherche et une chute mémorable de Maëlle qui se retrouve face contre terre avec son gros sac passé par dessus tête (attention aux énormes trous dans les trottoirs), on trouve finalement une auberge qui nous accueille pour la (très courte) nuit qu'il nous reste... (en ne nous faisant aucune réduction pour rester de 6h à 12h !)

Le lendemain, on reserve via booking, un petit appart moins cher que l'auberge et qui en plus possède une sacrée terrasse vue sur les toit, jugez plutôt...

Le soir on profite de l'ambiance festive en se rendant au parc O'Higgins lieu de concerts géants, stands ambulants en tous genres, danse,... ça grouille de monde dans les rues.

Ce fut génial, en plus d'assister à la danse traditionnelle, la Cueca, où tout le monde (de 8 à 80 ans) se met à agiter des mouchoirs et taper du pied, on goûte au fameux cocktail Terremoto (tremblement de terre en Espagnol). C'est un mélange de vin blanc fermenté (pipeño), grenadine, boule de glace à l'ananas et parfois un peu de Pisco ! Et bien ça secoue, il n'en faut pas beaucoup pour que ça te mette un coup sur la tête d'où le nom ! Sans oublier les Micheladas, les recettes varient d'un pays à l'autre mais on retrouve ces bières agrémentées de piment et citron partout sur le continent.

Terremoto et au milieu Maëlle mange une  énoorme crèpe au smarties 

Quelle belle dernière soirée à Santiago !

- Hostal où on a échoué en pleine nuit dans le centre de Santiago: Hostal Yungay

- Studio réservé via booking avec superbe terrasse sur le toit: District appart: 69 pesos pour 2 nuits.

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Nos coups de coeur:

  • Le quartier Lastarria, son ambiance et le Cerro Santa Lucia
  • La nourriture de rue, les marchés et l'ambiance le soir, un peu bordélique.

Un poil de négatif:

  • La pollution terrible qui brûle les yeux et rend gris des jours ensoleillé (surtout en hiver)
  • L'immensité de la ville, manque un peu d'identité.

On ouvre la bourse:

En comptant nourriture, logement, transports, activités, extras,...

Nos 26 jours au total à Santiago (en 2 passages) nous seront revenus à 24.50€ / pers et par jour. (Contre 37€ prévus grâce à l'excellent site planificateur à contresens). Budget grandement diminué par le fait d'avoir pris un appartement et d'être restés plutôt tranquilles !

On arrive à un GRAND TOTAL de 1277.41€ à deux (soit 638.70€ par personne pour 26 jours).

Pour lire la suite de nos aventures voici le lien vers le carnet tour du monde.