L'île du Sud: un road trip en hiver !

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Plus sauvage et moins peuplée des 2 îles, celle du Sud est un concentré de glaciers, lacs émeraudes, Fjords et de nombreuses prairies peuplées de moutons, on dit qu'il y en a plus que d'habitants !
13 au 31 juillet 2017
19 jours
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Youpee c'est parti pour la terre des Kiwis, des Maoris, du rugby et des Hobbits 😄

On est très heureux d'être là, il y a des destinations comme ça que tu attends particulièrement, qui font plus rêver depuis un moment, et en plus on va y retrouver une très bonne amie...

Bon pour Maëlle c'est la seconde fois, elle avait déjà arpenté l'île du Sud il y a 9 ans... (souvenirs souvenirs, dédicasse à vous Martine et Morgane).

Commençons par le commencement, nous voilà donc à Auckland (en provenance de Sydney), la plus grande ville de Nouvelle Zélande et située au Nord de l'île du Nord ! Oui la Nouvelle Zélande en y regardant de plus près c'est deux îles situées l'une au dessus de l'autre, si si !

L'arrivée en avion nous en a déjà mis plein les yeux avec la vision des nombreux volcans endormis encerclant la ville (elle est d'ailleurs construite sur plus d'une cinquantaine d'anciens volcans) !

Surnommée la cité des voiles et encadrée de deux splendides baies, Auckland s'étire à perte de vue, de l’Océan Pacifique à la Mer de Tasman.

Bon contrairement au titre nous ne sommes donc pas encore sur l'île du Sud (ça va venir 😉) mais notre vol était moins cher en arrivant ici, donc on fait une courte escale...

Pour aller de l'aéroport au centre d'Auckland de manière économique:

- Prendre le bus 380 jusqu'à la station de train de banlieue de

Papatoetoe et de là vous à atrrapez la Southern line qui va jusqu'au centre ville (et nous on est descendu à Parnell).

On a réservé une nuit à Parnell, un des plus vieux faubourgs d'Auckland situé sur une petite colline.

On ne fait pas très attention à notre plan et on galère un peu à trouver le bon chemin vers notre hostal en pleine nuit... on fini même à moitié embourbés dans un parc !

Après une bonne rigolade, et notre chemin retrouvé, on pose nos sacs rapidement avant de ressortir diner dans un resto Chinois non loin. La nuit sera glaciale, l'isolation et le chauffage ne sont pas leur fort !

Dans nos affaires pour le tour du monde, on avait prévu une bonne base pour le froid (polaire, doudoune, sous-pull technique) mais il nous faut quelques items supplémentaires pour affronter l'hiver Néo-Zélandais. Et oui comme en Australie, et hémisphère Sud oblige, en plein mois de Juillet nous sommes au coeur de l'hiver ! Dur dur après des mois de chaleur asiatique...

En allant à la chasse aux magasins de sport, cela nous permet de visiter une partie du centre ville.

On traverse donc notre quartier localisé à l'Est du centre. Parnell est l'arrondissement plutôt bourgeois d’Auckland. Il donne un peu l’impression d’être dans un petit village Anglais.

Longeant l'immense parc Auckland domain, le plus ancien de NZ, on traverse ensuite la très belle université d'Auckand.

Situé en plein coeur du quartier des affaires, on se fait ensuite une petite pause au Albert parc. C'est un endroit de détente pour de nombreux étudiants au milieu d'arbres gigantesques.

Puis nous voilà sur l'artère principale de la ville, la très commerçante Queen street. Peu importe ce dont vous avez besoin, c'est l'endroit où aller !

Pour faire des achats camping ou vêtements pas cher on vous conseille le magasin The warehouse (on en trouve dans toutes les grandes villes) en plus le wifi y est gratuit ! Sinon la marque Kathmandu est 100% kiwi et de bonne qualité.

Nos visites s'arrêterons là, après une virée shopping éprouvante... Demain on file au Sud !

Il a de quoi faire à Auckland entre sa fameuse Sky tower, le port, les îles et plages toutes proches ou encore ses volcans, on verra si on a l'occasion de mieux l'explorer au retour...

Voici quelques idées de quoi faire en 3 jours sur le site Frogz Nz.

Nuit à Auckland au City garden lodge backpackers: super auberge de jeunesse, bien située, grande cuisine à disposition: 32€ la chambre double avec salle de bain commune.

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Ne voulant pas galérer ni se lever aux aurores, on commande une voiture grâce à Uber pour retourner à l'aéroport d'Auckland. On y retrouve avec grande joie notre copine Sandrine 😄 qui vient de faire le long voyage depuis la France ! Elle n'a pas le temps de se reposer qu'on s'envole tout les 3 vers la ville de Christchurch (située sur la côte Est de l'île du Sud).

Le vol passe en un clin d'oeil, on a forcément pleins de choses à se raconter après 7 mois de voyage. Un coup de bus plus tard nous voilà au centre ville et à notre hôtel. Pas de répit, après une courte pause déjeuner, on file arpenter les rues...

Vol Auckland à Christchurch:53€/pers

Bus de l'aéroport au centre ville: 3 lignes (lignes 10, 3 ou airport flyer).

30 à 40 mn de trajet pour 7$.

Probablement habitée par les Maoris depuis l'an 1000, Christchurch est la première ville à avoir vu le jour en Nouvelle Zélande, sous colonisation Européenne au début 1800. Elle est aujourd'hui la troisième ville du pays. Non loin de notre auberge on trouve donc de nombreux bâtiments de style colonial mais aussi des musées et galeries d'art.

Comme le temps est maussade, on laisse tomber la visite du gigantesque parc Hagley (sur 30 ha), qui abrite un jardin botanique qui vaut le détour parait-il ! Le surnom de la ville est "garden city", vu le nombre de jardins et parcs qu'elle contient.

Direction donc le centre, et notamment les berges de la rivière Avon qui traverse la cité. Des sculptures sont disséminées un peu partout donc ça rend la balade sympathique. Vu le froid on évite les pauses trop longues en exterieur, marcher ça réchauffe, ça tombe bien il y a de quoi faire.

On arrive finalement à Re-Start Container Mall, un ensemble de containers colorés disposés sur une place, et abritant boutiques, bars, banque... En effet, ces containers sont familiers des habitants de Christchurch, ils ont été largement utilisés à la suite des tremblements de terre qui ont eu lieu dans la région et détruisant une grande partie du centre ville.

La ville porte encore les séquelles de nombreux séismes ayant eu lieu ces 10 dernières années. La terre a tremblé en 2010, deux fois en 2011, entraînant la mort de 185 personnes et l'abandon d'une partie des quartiers Est détruits, et encore récemment en 2016...

Sa cathédrale néo-gothique du XIXe siècle, est à moitié écroulée et donc fermée avec peu d'espoir de restauration... Par contre la place et les ruelles qui l'entourent sont bien sympas, entre l'arrivée du tram touristique, la patinoire temporaire et de nombreux cafés.

Du coup, ingénieux, ils ont construit plus à l'Est une cathédrale de carton d’après les plans d’un architecte japonais (ben oui ils s'y connaissent en tremblement de terre...) !

Les tubes qui font office de structure de toit, sont en carton !! 

La ville, en pleine mutation et reconstruction est plutôt dynamique et n'a pas l'air de se laisser abattre. Pour notre bonheur, on trouve des oeuvres de street art à chaque coin de rues 😃.

Après pas mal de kilomètres à pieds et quelques courses, on rentre se faire à manger à l'auberge et au lit !

Nuit à Christchurch à YMCA: 60€ la chambre triple avec salle de bain commune, très bien située, café et resto sur place et cuisine à disposition.

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Pour commencer par le début, il faut parler de la recherche de van... pas une mince affaire tellement il y a d'offres différentes. On a donc passé en revu plusieurs sites de comparateurs de locations, quelques semaines auparavant. (Notamment le site Motorhome Republic).

A trois cette solution nous sera plus économique et pratique que de louer une voiture ou bouger en bus et dormir en hostel...

Voir le site des Pvtistes avec un super dossier sur le sujet de la location de van en Nz.

Ce qui en est ressorti pour nous:

- Il est plus économique de faire le voyage de Christchurch à Auckland donc du Sud au Nord, car moins de monde l'effectue dans ce sens là.

- Le diesel est moins cher que l'essence à la pompe. Mais il y a une taxe à payer en fin de location par 100km ! Donc calcul effectué on privilégie l'essence.

- On choisi un van pour 3 pers max de type Chaser de chez Jucy.

Il est autonome (Self contained) ça veut dire qu'il a douche, wc et des réservoirs pour les eaux claires et usées, donc l'autorisation de s'arrêter quasiment partout (dans des endroits autorisés attention !!). Dans la description il y a un chauffage pour la partie vivable, on se dit que ca sera bien utile en plein hiver...

Aujourd'hui on récupère donc notre van chez Juicy, on est tout excités de retrouver la vie en van, le road trip au travers de vastes étendues vierges et la découverte de nouveaux paysages en autonomie. On avait adoré l'expérience aux Etats-unis il y a quelques années (c'est par ici pour lire cette autre aventure).

La prise en charge du van se passe bien, conduite à gauche maîtrisée, seul hic, et pas des moindres, le chauffage justement... en fait il s'agit d'un petit chauffage soufflant électrique. Et alors vous me direz, en quoi c'est un problème ? Et bien, c'est qu'il lui faut du 220 volts pour fonctionner... donc en s'arrêtant dormir au milieux de la nature, pas facile de trouver une prise électrique 😡!!! Bon on verra comment on s'arrange de ce problème. (On pensait trouver un modèle intégré fonctionnant à gaz ou à essence par exemple, comme en camping car...).

Première étape avant de quitter la ville: remplir placards et frigo ! Bon ça ne fait pas rêver mais question de budget oblige, on s'arrête à un des gros supermarché low cost de Nouvelle Zélande, un Pack and save (le moins cher, genre entrepôt Ikea). Rien de bien fou, mais quand même un peu de vin blanc pour tester la production locale 😄

Pour faire les grosses courses on vous conseille les supermarchés:

Pack and save, New world ou Countdown (Ils sont souvent équipés d'un wifi gratuit).

Bonus très Desperate housewife: penser à faire des cartes de fidélité de suite ça vous permet d'économiser quelques $$.

La carte One card de l'enseigne Countdown fonctionne aussi à la pompe avec Caltex et Bp, on économise vite de l'argent tous les quelques pleins, c'est pas négligeable !

La journée est bien entamée lorqu'on prends la direction de la Péninsule de Banks. Située à 80 km, elle a une forme ronde due aux deux volcans qui l'on fait sortir de l'eau et se retrouve posée entre océan Atlantique et mer de Tasman. Notre destination se trouve quasiment en son centre, au bord d'un bras de mer, c'est le village d'Akaroa.

Malgré la pluie, la route est magnifique. On longe de grands lacs qui s'étendent à perte de vue, avant de commencer à monter les pentes de ces anciens volcans. Là ce sont des vallées de prairies verdoyantes et bien tondues qui prennent le relais. On arrive finalement en vue du village à la tombée de la nuit. Ce soir, c'est nuit sur un emplacement gratuit au parking du port d'Akaroa, et sans chauffage. Donc il fait bien frais !

Photo prise le lendemain, au retour et sous le soleil.

Applications indispensables et complémentaires pour trouver où poser son van, (stationnements gratuits et payants car on rappelle le camping sauvage est interdit en NZ), mais aussi les supermarchés, stations essences, toilettes publiques et quantité d'autres choses utiles: Campermate et Rankers camping NZ (cette dernière offre parfois des réductions pour certains campings). Et surtout ces applis fonctionnent sans internet une fois les cartes chargées !

Le lendemain matin le réveil est difficile, et la sortie du lit encore plus vu la température négative !! On prend notre courage à deux mains et c'est parti pour une balade à travers la bourgade.

Les bords de l'eau sont encore endormis... La brume matinale se lève à peine et découvre petit à petit les montagnes parsemées de neige loin derrière les pontons du petit port.

On traverse le village en profitant des magnifiques façades en bois des bâtisses coloniales et de ce sentiment de petite France au bout du monde...

C'est là qu'il faut parler un peu d'histoire:

En 1836, la Nouvelle Zélande est déjà connue des occidentaux, mais pas encore colonisée. Un aventurier Français, Jean Langlois, acquiert au nom de la France et auprès des Maoris 12 000 hectares sur la péninsule.

De retour au pays il lui faudra 4 ans pour obtenir l'appui du roi et monter une mission coloniale. Entre temps l'île du Nord est devenue Britannique, mais pas encore l'île du Sud.

Malheureusement pour nos explorateurs, le drapeau Britannique flotte sur Akaora depuis quelques jours seulement lorsqu'ils débarquent... à peu de choses près le sud de la Nouvelle Zélande aurait été Français. Les colons sont tout de même restés dans cette enclave, ce qui explique les drapeaux, boucherie et autres boulangeries !

Un poil disneyland mais mignon quand même 😄

Nos pas nous mènent finalement jusqu'au phare où batifole des coqs et aussi deux Françaises chaudement habillées 😂

Juste au dessus se trouve un joli cimetière qui permet une belle vue sur la baie et le phare. De nombreux chemins permettent de grimper vers les hauteurs mais ce sera pour une prochaine fois !

En bas à gauche stretching matinal 😄

On remonte tranquillemennt le bord de l'eau, en profitant de ce charmant village sous le soleil ! Petit creux oblige, on se fera un arrêt à une boulangerie Française pour déguster un vrai croissant avant de reprendre la route.

De retour sur la route de Christchurch, on se fera de nombreuses pauses photos au bord des lacs et pour profiter de la belle lumière de fin de journée.

On file ensuite jusqu'à Fairlie, située à 240km à l'intérieur des terres (par la charmante route 79) , en s'arrêtant à de nombreux supermarchés, magasins de bricolage à la recherche d'un chauffage d'appoint à gaz ou pétrole, mais ce sera sans succès, on se rabat sur des bouillotes !

Ce soir on dormira dans un camping payant où on peut brancher notre van et donc notre chauffage car ça devient peu supportable sans ! On comptait économiser en étant totalement autonome mais c'est râté... bon ça fait quand même une sacré difference de budget vu le prix des emplacements dans ce pays 😤!!

Bonus quand même, on a comme ça accès à une salle de bain et une cuisine commune, donc plus d'espace que dans le van. (Et sans devoir remplir et vider trop souvent les reservoirs du van)

Aymeric ayant conduit toute la journée c'est donc les filles qui investissent la cuisine commune et ce sera fricassée de légumes et quinoa, en sirotant un bon ptit vin blanc pour fêter ça ! Une fois tout prêt et la table dressée, Aymeric arrive mettre les pieds sous la table... sous les yeux médusés (et un peu jaloux) des Néozélandais présents. Et oui c'est ça la classe à la Française ! 😂

- Nuit à Akaroa au parking du port: gratuite mais obligation d'avoir un van self contained.

- Nuit à Fairlie au RV park pour 48$ pour 3. (28€).


Petite confidence de vous à nous, le prix dans les RV park n'est pas par véhicule mais par personnes et la différence de prix entre 2 et 3 personnes est prohibitive et non justifiée... La leçon apprise, un de nous s'est donc à chaque fois caché au moment de l'enregistrement et on payait pour 2 ! Rhooo les filous 😄

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Lacs Tekapo et Pukaki 

Réveil en mode glaçons givrés, vive le petit déjeuner pour réussir à nous faire sortir de la couette en dessous de 0 degrés... 😵

Il faut au moins un ciel exceptionel comme ce matin pour motiver Aymeric ! Les nuages en feux éclairent la route de la veille, à défaut de réchauffer les doigts...

Destination du jour: les grands lacs des Alpes du Sud Neo-zélandaises réputés pour leur couleur turquoise intense...

La matinée commence bien, la route coupe au milieu de champs blancs immaculés parfois parsemées de touches dorées avec en second plan les sommets enneigés du parc national du Mont Cook. Dans le coin pas moins de 19 pics et glaciers dépassent les 3000 m !

Nous voilà tout d'abord sur les rives du lac Tekapo dont les berges sont aménagées. Bon pour la couleur turquoise on repassera...

En effet, cette couleur particulière de l’eau est due à la suspension des minéraux dans l’eau de fonte (provenant des glaciers) qui alimente les lacs. Ces minéraux reflètent la lumière et donnent cette couleur turquoise si particulière. Donc là hiver = pas de fonte et aujourd'hui peu de soleil donc...

Bon la prochaine fois on viendra en été ! (Surtout pour Maelle pour qui c'est la 2ème fois en hiver !)

On longe le versant Ouest du lac en direction des sources d'eau chaudes, puis, une fois garés au lieu de se détendre on file en rando !

En fait ce sera plutôt une expédition dans la neige ! On souhaite grimper vers les hauteurs du Mont saint john où se situe un observatoire astronomique, ici le ciel est réputé pour sa clarté. La montée est assez malaisée dans ces conditions et on fini par traverser un champ de neige mais qu'est ce que ça vaut le coup !

Arrivés au sommet, la vue à 360 degrés sur le bassin de Mackenzie et ses lacs est juste magnifique. On aperçoit aussi le village de Tekapo niché le long d'une des berges du lac du même nom.

Malheureusement l'Astro café situé au niveau de l'observatoire est fermé en cette saison donc on repars par où on est venu.

En baskets, la descente est assez (très selon Aymeric) comique et Sandrine rivalise de grâce en 4 chutes successives 😆. On fini bras dessus bras dessous à déraper dans la neige en rigolant pendant qu'Aymeric s'éclate et file dans la descente comme si ses chaussures étaient des skis.

Ouf, on regagne le van sans blessures pour reprendre la route en direction du lac Pukaki situé à quelques kilomètres.

Cette étendue d'eau glaciaire de 163 km2 est absolument magnifique et nous fera un excellent point de vue pour le déjeuner !

Obligés de faire le plein, on fait un rapide aller-retour vers la bourgade de Twizel qui comme beaucoup de petites villes néozélandaises n'a pas beaucoup de charme.

Le soir approchant on longe à nouveau le lac Pukaki pour trouver un RV park où se poser. Chance, cette fois ci, on arrive à discerner par moment le Mont Cook et quelques éclats turquoises à la surface de l'eau quand les rayons de soleil sont de la partie.

L'endroit oú on passe la nuit est passablement gelé et ressemble à une gigantesque patinoire... c'est donc avec la dextérité d'un crapeau faisant du patinage artistique qu'on gagne la salle de bain. Après avoir failli rentrer dans un van qui n'est pas le nôtre (mais le même modèle quand même), les filles mortes de rire ne se méfient plus, oublient la glace, et 🗯$#@€/&$🤕... Maëlle effectue une glissade et une chute monumentale sur une plaque de glace, et sur les fesses... ouille un énorme bleu de gagné et quelques jours de boîtement !

Le Mont Cook

Après une courte nuit sous la pluie dont le tambourinement nous a bien tenu éveillés, à l'ouverture de la porte, on est ébloui: le verglas est encore plus étendu et étincelant ! C'est très beau mais on redouble de vigilance ! Voulant passer par des chemins moins dangereux, on manque de s'éborgner dans des buissons, décidément on est en mode coluche ces jours ci !

Fin prêts, on se dirige vers le Mont cook village avec quelques belles éclaircies et des vues absolument incroyables de la route.

Passage obligatoire à l'info touristique pour voir les randos possibles en cette saison dans le parc national du Mont Cook. Normalement il existe 5 randonnées permettant de découvrir une partie des 7000 ha du parc.

Mont Cook himself    

Bon vous le savez peut-être mais la Nouvelle Zélande est le paradis du trekking (surtout en été 😉) avec notamment les 9 great walks (9 longues randonnées exceptionnelles qu'il est parfois possible d'effectuer en petits bouts).

Pour les randos et autres activités:

- aller aux i-sites (infos touristiques) qui sont très bien fait, n'hésitez pas à récupérer leurs brochures qui contiennent des cartes, liste des randos, réduc et la liste des activités et campings par régions. (Les brochures AA notamment)

Voici aussi le site officiel de la Nouvelle Zélande.

- Le site du DOC (ou Department of conservation) qui gère certains campings, réserves et surtout les chemins d'accès aux randonnées. Sur le site vous trouver la liste des treks par régions avec carte et durée des marches: au top !

- Si vous prévoyez de faire des activités payantes, regarder les réductions disponibles grâce au site Bookme.

On choisit d'effectuer le trek Hooker lake, un des seuls facilement praticable (à cette période), mais cette fois ci on achète des crampons à fixer à nos chaussures ! Et qu'est ce qu'on a bien fait, la glace est omniprésente, on a l'impression d'être dans une petite Sibérie... Obligés de traverser une partie du village avant de gagner le départ du trek, on croise avec amusement, de nombreuses personnes marchant en dérapant et en se rattrapant à tout ce qui passe 😄

Malheureusement le temps se couvre et on évolue à travers la brume, bon ça rajoute un côté mystique mais on a quand même l'impression de partir en expédition polaire !

Le chemin à travers la vallée alpine est bien balisé cependant, et, on traverse la rivière Hoover et le lac du Mueller glacier au moyen de nombreux ponts de singe. La couleur de l'eau paraît complètement irréelle par ici...

On a de la chance, au moment de la pause casse croûte, le Mont Cook ou Aoraki (en Maori) se dévoile finalement face à nous. Après avoir marché quasiment à l'aveugle, la vision de ce géant de 3724 m est impressionnante ! Il est d'ailleurs le plus haut sommet de Nouvelle Zélande et donne naissance, au Hooker Glacier sur son versant est, et au Tasman Glacier sur son versant ouest.

Suivant une petite passerelle en bois givrée, Maelle handicapée par son bleu de la veille refait une séquence cirque du soleil en glissant et s'enfonçant dans un trou😂, oui elle donne tout pour son public !

Arrivés finalement (entiers !) au lac Hooker, on est de nouveaux glacés et dans le brouillard. La surface de l'eau est gelée en partie et quelques icebergs flottent tranquilles, mais pour la vue du Glacier Hooker on repassera... Bon ben ça réchauffe pas tout ça ! On effectuera finalement l'aller retour en 4h30 au lieu des 3h prévues vu les conditions.

Bon si vous voulez voir à quoi ça ressemble quand on y voit quelque chose autour, voyez ce super blog.

Après 140 km, en direction de la côte Est par la route 83, on s'arrête à Kurow, bien crevés on ne tardera pas à trouver le sommeil !

Nuit à Kurow Holiday park: 34$ pour 2 (20€)

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C'est sous un magnifique soleil inondant la campagne Néo-zélandaise (et ses nombreux champs cultivés) que nous gagnons à nouveau la côte Est. Plus précisement la ville d'Oamaru située dans la province d'Otago.

Alors ici, on a l'impression d'effectuer un véritable saut dans le passé !

La ville a connu son apogée au 19e s entre mines d'or et carrières de pierre, l'arrivée du chemin de fer et un port dynamique. Aujourd'hui elle est beaucoup plus endormie mais cultive un charme d'antant...

En se baladant sur Thames street (l'avenue principale) avec ces vieilles façades de style Victorien en pierre blanche, on s'amuse à rentrer dans des friperies vintages et une station de radio à l'ancienne (qui fait aussi office de mini musée de la radio).

On hésite à visiter le musée Steampunk qui nous aurait bien tenté, mais vu le prix on continue la balade par des petites ruelles pleines de charme.

Le Steampunk pour ceux qui ne connaissent pas, c'est ré-imaginer la technologie si notre monde ne se servait toujours que du charbon et de la vapeur comme énergie. Il font même un festival sur ce thème ici.

Dans la rue Harbour street, on découvre pas mal de boutiques sympas et des anciens vélos comme le Grand-bi (vélo avec une grosse roue à l’avant). Et joie, on goûte les meilleurs cinamons rolls de la Terre (non j'exagère pas 😉) qu'on dégustera face à la mer.

Bon la ville est surtout connue pour être la capitale du pingouin, on y trouve des colonies de blue et yellow penguins. En fait, en Français, c'est plutôt des Manchots...

Minute culture confiture: les pingouins vivent dans l'hémisphère Nord et peuvent voler et les Manchots vivent dans l'hémisphère Sud et ne peuvent pas voler, voilà 😃 Bon en Anglais ils s'embêtent moins et c'est Penguins pour tout le monde !

Une colonie aux yeux bleus (ou Manchots pygmés, ce sont les plus petit du monde) est à résidence au bout du port, mais il est un peu tôt pour les observer, ils ne regagnent la terre ferme qu'en fin de journée, après des heures de pêche. Et surtout c'est payant (et cher) pour les observer depuis des estrades construites juste devant leur colonie...

On se balade quand même au bord de l'eau le long des nombreuses jetées battues par les vagues, elles sont surtout occupées par des oiseaux (plutôt que des bateaux de pêche, tant mieux !). On observera avec plaisir quelques sea lion se dorant peinards au soleil. Et surtout, on est complètement fans du panneau: penguin crossing ! ( et de ces types de panneaux de manière générale...).

Alors rebelotte que sont les sea lions ? C'est une espèce d'Otarie (Otarie de Steller) qui est la plus volumineuse. On distingue les Otaries des Phoques par la présence d'oreilles et le fait qu'elles se dressent sur leurs membres supérieurs pour soulever le torse, contrairement aux phoques qui rampent sur le sol avec des nageoires qui ne leur servent pas à grand chose...

Vous allez briller aux diners grâce à nous 😂

Cette ville est coincé entre l'Océan et une colline, ça donne des rues hyper pentues et surtout on ce dit qu'il doit y avoir une belle vue de là haut... Bingo, c'est vraiment chouette, d'un coté les montagnes enneigées sortant des vallées et collines verdoyantes, et de l'autre l'immensité bleue balayée par les vagues puissantes du pacifique sud... instant poésie...

Bon c'est pas le tout mais on a des Manchots à voir ! À quelques petits kilomètres de la ville, on s'arrête au promontoire dominant Bushy beach, où on essaye d'apercevoir une colonie de yellow eyed pingouin. Il est toujours trop tôt manifestement, mais c'est pas grave la plage est vraiment très belle. Elle est interdite d'accès de 15h à 9h le lendemain, période où les Manchots regagnent la terre ferme. (Et 24/24 pendant la période de nidification de Nov à Fév).

Donc surtout respectez ces horaires et même à distance d'eux planquez vous et ne faite pas trop de bruit. Les Manchots sont craintifs et si ils voient l'homme, ils restent dans l'eau. Les conséquences sont qu'ils ne viennent pas nourrir leurs petits à temps et ça leur cause un stress intense, donc attention !!

On continue la route côtière jusqu'aux fameux Moeraki boulders, incroyables au soleil rasant. Pensez à vous renseignez de l'heure des marées pour ne pas les voir dans l'eau.

Alors en gros ce sont ce sont des rochers parfaitement ronds posés sur la plage. Ils ont commencé à se former il y a 55 million d’années et au centre se trouve une masse cristalline qui attire les éléments du sol et donne donc cette forme particulière... Mais la vérité est peut être ailleurs ?? 😉 il y a d'ailleurs pas mal de théories farfelues sur leur origine.

Certains ressemblent vraiment à ce qu'on imaginerait être des oeufs de dinosaures ! En tout cas, avec l'écume en arrière plan, ça donne des photos vraiment sympa.

La journée se termine un peu plus loin, au milieu des plaines herbeuses carressées par le vent entourant le phare de Katiki point lighthouse.

L'endroit est superbe et en poussant vers la pointe on a la chance d'observer de nombreux Manchots aux yeux jaunes qui reviennent vers la plage, mission accomplie !!

Bon il n'y en a pas que pour eux, quelques lapins et otaries prennent aussi la pose aux alentours. On reprends la route au coucher du soleil, vers Dunedin et de nouvelles aventures !

Nuit à Dunedin au camping Aaron lodge top 10: 34€ pour 2 (grâce à un coupon de réduction glané sur l'appli "Rankers Camping NZ").

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Après une nuit dans un camping en périphérie de la ville, on trouve une place de parking gratuite pour vans non loin du centre de Dunedin. Il est même possible de rester la nuit (grâce aux applications dont on vous a déjà parlé).

Cette ville pleine de charme à un petit air d'Ecosse. Elle a été fondée par 344 colons écossais qui ont quitté leur pays natal en 1848. Il est donc possible de croiser des gens en kilt ou jouant de la cornemuse !

Dunedin est la 2ème plus grande ville de l'île du Sud et la 5ème du pays. Il n'en fut pas toujours de même, la ruée vers l'or de 1881 attira des immigrants du monde entier. En quelques mois, la population est multipliée par cinq mais 25 ans plus tard, les filons s'épuisent et la cité qui était devenue la plus peuplée du pays subit l'exode...

De nos jours c'est une cité étudiante avec la première université de Nz, en plus de posséder une vraie beauté architecturale. Son monument le plus emblématique est la gare, c'est d'ailleurs le bâtiment le plus photographié de tout le pays. Elle n'est utilisée que pour les trains touristiques, avec notamment le Taieri Gorge Railway, dont le trajet a l'air magnifique. (Mais $$$).

Au premier étage on découvre le “New Zealand Sports Hall of Fame” qui célèbre les victoires du pays. Le rugby est évidemment à l'honneur, à travers les exploits des All Blacks !

On continue vers le centre à la recherche d'un petit resto, c'est chose faite dans une échoppe qui propose des burgers et patisseries végans, un vrai délice ! Puis c'est la chasse aux tatoueurs, en effet Maëlle et Sandrine on décidé de se faire tatouer ici... bon elles avaient déjà repéré des salons sympas mais il faut trouver le bon artiste et discuter croquis.

Autre originalité de Dunedin, un peu comme à Christchurch, c'est la présence de street art. En effet, la ville a créé un street art trail, c'est un parcours qui permet de découvrir 28 graph et les principaux monuments de la cité par la même occasion.

On effectue la totalité du parcours en commancant par l'Octagon, la place centrale. Située au croisement des avenues principales, elle a donc 8 côtés et est entourée de bâtiments anciens et emblématique de la ville. Comme la cathédrale, la mairie, un théâtre... et de l'autre des boutiques et cafés.

Au centre il y a un petit parc où Aymeric déguste un churros acheté à un vendeur ambulant. On est alors dominés par la statue de Robert Burns, un célèbre poète écossais (il se dit qu'il tourne le dos à l'Église anglicane, pour mieux surveiller le pub de l'autre côté !).

Non loin on découvre des maisons mitoyennes qui ont plus d'un siècle d'existence (oui ici c'est beaucoup) et des façades de style Art déco des années 1930. Il y a bien évidemment de nombreux édifices de type Victorien comme on les aiment !

Bon vu l'heure on a pas le temps de visiter l'usine à chocolat Cadbury (un regret éternel puisque elle va bientôt fermer 😭) ni les jardins botaniques et chinois ou le musée de l'Otago... Mais on s'est fait une sacré belle marche quand même et en plus elle grimpe cette cité ! On est vraiment tombé sous le charme de ses facades, des fresques murales et des nombreux bâtiments en briques.

En fin de journée Sandrine récupère son prototype de tatouage, il est validé elle le fera le lendemain après midi ! Tandis que Maëlle attends des nouvelles de l'artiste qu'elle a choisi...On reprends donc le van à la tombée de la nuit: direction la péninsule d'Otago (à côté de Dunedin) pour y passer la nuit.

C'est un bras de terre de 20 kilomètres de long, paradis des animaux sauvages possédant de nombreuses et belles plages... Bon ça doit être encore mieux quand il fait beau... 😉

Au petit matin, on emprunte la tortueuse Portobello road (dite "la route basse") qui longe l’océan s’infiltrant dans les terres, le long de la côte Ouest de la péninsule… La route mène jusqu’à la pointe et le fort de Taiaroa, une ancienne base militaire. (Il y a aussi une route des crêtes qui offre de très beaux panoramas).

Sur les plages de la péninsule, il est courant de voir des otaries, des phoques, des manchots et des albatros ! À l'info touristique de Taiaora, on apprends qu'il faut payer (très cher et en mode tourisme groupé) pour aller proche de la colonie d'albatros accompagnés d'un guide...

Un peu déçus, on visite l'expo sur la faune (gratuite) puis on part se balader seuls dans les environs sous un ciel de fin du monde ! Comme les albatros volent (sans blague 😄), on espère quand même en observer... ils resteront discrets en tout cas.

Sur le retour, on s'arrête au lieu dit de The pyramids, pour effectuer une petite marche dans la campagne jusqu'à la plage de Victory beach devant abriter des sea lions. Finalement on croisera que des moutons et des oiseaux ! On prendra un peu de hauteur sur une de ces "pyramides", sorte de collines basaltiques, avant de gagner la plage.

N'ayant pas le temps de visiter davantage, (on zappe la découverte du seul chateau de Nz, le Larnach castle) on se fait une pause déjeuner bien au chaud dans le van au bord de l'océan et de charmantes cabanes sur pilotis, avant de regagner Dunedin.

Sandrine se fait finalement tatouer par un super artiste d'origine polynésienne alors que Maëlle est là pour la soutenir et apréhender pour son tour sous les aiguilles !

Le lendemain on prends le petit déjeuner dans le van, sous la pluie battante, et, face à la rue la plus pentue du monde, celle de Baldwin street. Elle grimpe sur 350 mètres avec une inclinaison de 35 degrés !

Il doit s'y dérouler un festival de chocolat. Chaque année en juillet, 30.000 bonbons jaffas (petites boules de chocolats à l'orange, enrobées dans du sucre rouge, très populaires en Nouvelle-Zélande) sont déversés du haut de la rue qui se transforme en rivière à bonbons ! En bas, un réceptacle permet de recueillir les cinq premières boules, qui sont toutes numérotées, la tombola organisée permet de récolter des centaines de milliers de dollars pour des organisations caritatives... original comme tombola géante !

Malheureusement alors qu'on est là le jour J (par un heureux hasard) le festival est annulé à cause du temps 😞 du coup on ne tente pas l'ascension non plus... On retourne dans le centre ville, c'est maintenant au tour de Maëlle de se faire tatouer !

(Photos en bas de l'article, ceux qui ont peur des aiguilles passez vite !!)

Le soir on reprends notre périple sous une véritable tempête ! On a eu chaud, plusieurs routes seront fermées juste après notre passage à cause des innondations... et joie, notre van prends l'eau au niveau du toit donc du lit supérieur !

Par beau temps, contrairement à nous 😉:

- le point de vue du Mont Cargill, accessible en voiture ou à pied, offre un superbe panorama sur Dunedin et la péninsule d'Otago.

- il y a de très belles plages à proximité immédiate de Dunedin, notamment Tunnel beach, accès à l'Océan par un tunnel creusé dans la roche.

- Nuit à Dunedin au Leith Valley Touring park: 40$

- Nuit à la Péninsule d'Otago au Portobello village tourist park: 38$


J12

Au réveil on se demande si on va pouvoir repartir vu la tempête de la veille... Il fait bien gris, le vent souffle toujours mais la pluie s'est arrêtée. Le gérant du camping nous informe que la route vers Dunedin est fermée tandis que celle vers Invercagill est accessible, ça tombe bien c'est où on veux aller ! Pour se diriger vers l'Ouest on a prévu d'emprunter la scenic road (route secondaire ayant un intêret touristique) longeant la côte et passant par la région des Catlins. C'est une région rurale comprenant des forêts anciennes, un littoral decoupé et reputé pour l'observation des animaux... Allons-y !

On rejoint la côte au niveau de Kaka point, petit hameau au bord de l'eau et après quelques kilomètres on gagne la pointe rocheuse de Nugget point à pied. Lieu où se situe un charmant petit phare blanc au dessus de l'écume. Le ciel est d'encre et le moins que l'on puisse dire c'est que l'on est secoués par le vent !

Les plages à proximité (Cannibal bay, Surat bay,...) sont connues pour l'observation des manchots et otaries, on tente notre chance, peu convaincus, à Roaring bay mais il n'y a pas âmes qui vivent, ils ont dû se trouver des coins plus abrités !

On a la journée pour effectuer la route et la pluie est de retour, on zappe donc quelques arrêts notamment les cascades de Purakaunui Falls qui sont sur de nombreuses cartes postales et accessibles après une courte marche en forêt. Les paysages de paturages s'enchaînent, quelques moutons y paissent tranquilles dans la tempête. De notre côté, on prends une bonne dose d'iode, il y a quelque chose de vivifiant à voir ces vagues énormes venir s'écraser sous nos yeux !

Gagnant un poil d'altitude à Florence hill lookout, chance, le soleil sort enfin ! On contemple un beau paysage verdoyant et valloné jusqu'à la côte au loin.

Un double arc en ciel prends même forme sous nos yeux! Cette région dite sauvage est en effet très peu peuplée mais aussi pas mal déforestée en faveur des pâturages...

Encore  un arc en ciel ! 

Prochain arrêt à Curio bay oú se situe la fameuse fossil forest. Il vaut bien évidemment mieux s'y rendre à marée basse pour observer une forêt fossilisée datant de 180 millions d'années. Cette baie était une forêt dense qu'une inondation a anéanti. C’est le dioxyde de silicium présent dans l’eau qui a permis la fossilisation du bois et qui a transformé les arbres en roche !

En bas à gauche: on devine un tronc fossilisé  qui pointe vers la mer

Du haut de la plateforme on dirait juste une étendue de rochers mais de plus près c'est assez incroyable de discerner des troncs. Encore une fois l'abscence de soleil ne rend pas justice aux couleurs que l'on peut normalement apercevoir... On reste un petit moment pour tenter d'observer manchots, lions de mers ou dauphins d'Hector (plus petit au monde) dans l'écume mais décidément la chance n'est pas avec nous aujourd'hui !

Aymeric disparait momentanément, on le cherche en se demandant si il n'a pas fini happé par les vagues, il était seulement parti se faufiler dans une relique de forêt située en face. Elle est digne de l'univers du film Sleepy hollow avec ses arbres torturés !

On tente ensuite d'aller jusqu'à Slope point, le point le plus au Sud de la Nouvelle Zélande, mais la route est trop boueuse, et il y a un risque de planter notre van ici, donc demi tour ! Il faut se résigner à ne pas gagner Waipapa Point, avancée oú se situe un phare et d'où on peut apercevoir Stewart Island.

En se rapprochant de la banlieue d'Invercargill, on choisit d'éviter la ville (qui est pas terrible), pour aller dormir plus à l'Ouest au bord de mer près de la bourgade de Rivertown.

Le lendemain, c'est réveil aux aurores, la route sera trèèès longue aujourd'hui pour gagner le fjord de Milford sound... Alors que les premiers éclats du soleil font leur apparition, on dit momentanément au revoir à la côte en passant par Gemstone beach avec un peu de chance on peut trouver des pierres semi précieuses tel que jaspe, quartz et plus rarement des sapphires. Dommage on est un peu trop pressés pour devenir riches ce matin !

Puis c'est cap au Nord Ouest via de nouveau la southern scenic road qui est définitivement magnifique et mérite bien son nom. On va vraiment avoir l'impression d'entrer dans les paysages du Seigneur des anneaux aujourd'hui ! (Oui on est des grands fans 😉).

Après un court arrêt à Tuatapere, charmante bourgade où se situe un ancien pont suspendu en bois, on passe par rakatu wetlands. Pourtant un ecosystème très important (nombreuse faune et flore, absorbe l'eau en cas d'inondations, la relâche en cas de sécheresse), 90% des marais (wetlands) de Nouvelle-Zélande ont été drainés dans les 200 ans passés. Ici il a été rétabli ces dernières années...

On se pose finalement à Manapouri, empruntant la promenade au bord de son magnifique lac entouré de montagnes enneigées.

Il est considéré comme un des plus beau lac de Nouvelle-Zélande, à voir la forêt descendre en pente abrupte jusqu'aux rives on comprend pourquoi. D'ici il est possible de rallier le Doubtful sound, fjord plus difficile d'accés et donc moins achalandé que celui vers lequel on se dirige...

Reprenant la route vers Te anau on fait un petit détour par un des lieux de tournage du Seigneur des anneaux au bord de la rivière. On a quand même du mal, tant d'années après, à reconnaître le lieu où la Communauté descend en bateau la rivière Anduin après son départ de Lothlorien... mais l'endroit est paisible et la forêt moussue rajoute à l'atmosphère ! (bifurquer sur la Rainbow reach road).

La suite de cette magnifique journée vers Milford sound au prochain post...

Si vous voulez partir à la chasse aux lieux de tournage du Seigneur des anneaux ou du Hobbit, on vous conseille ces sites: chronomundi, wonder-trip et planet ride.


Et ils sont souvent indiqués sur l'application camper mate dont on vous a parlé au début du carnet.

Nuit à Baclutha pour 36 $

J13àJ14

Nous arrivons finalement à Te anau, située entre Queenstown et Invercargill, les deux grosses villes de la région (à 2h de chacunes), et, on s'y pose pour déjeuner. On choisit The ranch, décor ambiance saloon et superbes burger végétariens au menu ! Te Anau est une petite bourgade de 2000 habitants, située au coeur du parc du Fjordland et bordée par un immense lac du même nom. En hiver l'ambiance est très tranquille mais en été la population va jusqu'à tripler !

Que faire à Te anau:-

- Proximité de 3 des 9 grandes marches de Nouvelle-Zélande (les 9 great walks): à 1h à pied du départ du Kepler track (effectuée en 4 à 5 jours mais possibilité d'en faire un bout à la journée). Et non loin en voiture du départ du Milford Track et Routeburn Track.

Sachez tout de même que les logements le long des treks sont à réserver en saison haute et que c'est un sacré business !

- Visiter les glow worm cave: (grottes aux vers luisants) on a hesité mais 80$ quand même...

- Vélo ou rando jusqu'à Manapouri et son lac

Ne pouvant effectuer facilement de treks dans le coin en cette saison enneigée, et rassasiés, on longe le lac sous le vent, avant de s'enfoncer dans les terres entre les montagnes.

La scenic road vers le fjord de Milford sound vaut le coup à elle seule, il faut compter 2h30 pour effectuer les 125km sans faire d'arrêts ! Mais évidemment ce n'est pas possible tellement c'est beau... Les sites touristiques (14 au total) sont bien indiqués mais aucun soucis pour se garer dès que l'envie de photos démange c'est à dire tout les 5km ! Bon on vous épargnera le récit de tout les points de vues et petites marches en chemin (passez par l'info touristique) mais en voici quelques-uns.

L'Eglinton Valley est magnifique, immense étendue d'herbe jaune encerclée par des pics. On a l'impression d'être tout petits face à l'immensité de cette plaine et des montagnes blanches. Malheureusement le soleil est déjà tombé derrière les sommets laissant la vallée dans l'ombre.

Prochain stop au Mirror lake. Une passerelle en bois permet de longer ce lac où comme son nom l'indique, les montagnes Earl viennent se refléter, comme dans un miroir. Bon bien sûr il ne faut pas qu'il y ait de vent !

Un petit détail surprenant sur la route elle même: ici l'air est si humide et le passage peu important en cette saison, qu'une mousse bien verte mange le bitume. On y voit, bien dessinées les traces de pneu sur chaque voie, ça ne glisse pas pour autant, mais c'est déroutant.

Plus loin ça commence à bien serpenter alors qu'on prends de l'altitude. Au passage on s'arrête le long de la rivière et d'une belle petite cascade couleur émeraude.

Vient ensuite le Homer tunnel, à une seule voie et creusé dans la roche il est assez impressionnant... On passe litéralement d'un grand ciel bleu, à la neige, la glace et les nuages de l'autre côté !

Se posant quelques temps pour observer les zig zags de la route en contrebas, un Kea sorte de perroquet endémique de la Nouvelle Zélande, vient à notre rencontre... A force d’avoir été nourris par des touristes, il vient quémander de la nourriture,sans peur. Très intelligent il s'attaque ensuite aux joints du van pour essayer d'y rentrer !

On amorce finalement la descente dans la vallée du Milford Sound jusqu'à notre campement pour la nuit, après avoir fait un rapide tour par le fjord à la tombée du jour.

Le lendemain, réveil matinal pour effectuer une croisière dans le fjord avant le flot de touriste arrivant plus tard dans la journée. Découvert en 1823 par John Grono, un chasseur d’otaries, Milford sound est au départ un miniscule hameau de quelques cabanes... De nos jours c'est un lieu extrêmement touristique avec 600 000 visiteurs annuels et des croisières tout les jours !

On a effectué une croisière de 2h avec la compagnie Mitre peak cruise: 40$/pers (24€) avec une réduction, trouvée sur le site bookme.com.

Bon il pleut une petite pluie fine alors qu'on gagne l'embarcadère et le panorama est quelque peu bouché mais ce n'est pas très étonnant ! En effet, ici il pleut en général 300 jours et pas moins de 7m par an 😮.

Le temps de changer de bateau, car le premier a un problème technique, quelques rayons de soleil percent le brouillard par intermittence. On a du mal à observer en entier l’iconique Mitre Peak, le plus haut sommet du Milford sound, nous surplombant à 1692m.

On s'engouffre toujours plus loin dans le fjord, encerclés par des montagnes abruptes zebrées de centaines de cascades, il faut savoir que la plupart d’entre elles n’existent pas quand il fait beau. Et vu ce qu'il pleut, on va largement augmenter notre record de cascades vues en une journée !! On s'approche des parois et le bateau vient au passage se faire asperger par quelques unes d'entre elles. Bon on a pas une folle envie d'aller se mettre en dessous vu la météo !

Alors on vous parle de fjords et de sounds: tout les deux sont des vallées creusées par l’eau. Pour un fjord, c’est un glacier qui a érodé le relief, et pour un sound, c'est une rivière.

Donc en fait le Milford sound n'est pas un sound mais un fjord ! Vous suivez ?😂

Aymeric courageux, court régulièrement dehors affronter les températures glaciales, pour prendre des photos pendant que les filles restent à l'intérieur, bien placées à l'avant et derrière les vitres ! On ne verra pas de manchots ni dauphins mais quelques otaries posées sur leurs rochers. Par contre on est choqués par la proximité du bateaux avec la colonie d'Otaries (surtout en étant en Nz). On pensait qu'ils respecteraient un périmètre de sécurité pour ne pas les déranger (d'autant plus quand on imagine le nombre de bateaux qui y passent chaque jour...). Et oui ici ce sont des compagnies privées qui effectuent les sorties et non le parc national...

On continue jusqu'à la sortie du fjord, pour se retrouver balotés dans les vagues gigantesques de la mer de Tasman, ici c'est la vrai tempête on a bien 3/4 m de creux. Heureusement c'est un passage rapide, juste le temps de faire demi-tour. On emprunte le même itinéraire en sens inverse, seul changement, et pas des moindres, le temps s'améliore peu à peu. On s'arrête au bord des Stirling Falls, chutes d'eau impressionnantes situées au départ du fjord juste avant de débarquer.

Et youpee le soleil est vraiment là ! On en profite pour effectuer la petite marche le long des quais qui passe par une végétation luxuriante. Y a pas à dire sous le soleil c'est quand même bien plus beau ! On observe un délicat héron entre les joncs et un espèce d'oiseau marcheur, un Weka, qui vient à notre rencontre.

Il est temps de reprendre la route dans l'autre sens, pas lassés par ces paysages, on en profite pour faire quelques pauses au soleil. Et nous voilà à nouveau au lac Te Anau qui est cela dit au passage, le plus grand de l’île du Sud. On aura droit à un magnifique coucher de soleil en continuant vers le Nord et Queenstown.

Petit bilan mitigé du Milford sound une des icônes de Nz victime de son succès...

Pour une prochaine, je pense qu'on effectuerai quand même la route en s'attardant davantage aux nombreux points d'intérêts mais sans faire la croisière devenue trop usine à touristes sans fort respect de l'environnement... (ok en même temps me diriez vous, vous avez bien choisi le bateau...) peut être essayerons nous le Doubtful sound, accessible de Manapouri et en kayak ? Ou alors d'autres fjords dans le monde qui semblent au final plus impressionnant ...

Nuit à Milford sound au camping Milford sound lodge: 54$pour deux. (32€)

Nuit sur la route de Queenstown à Athol au Lodge et holiday park, en pleine cambrousse avec des cabines douches/toilettes assez originales.

J15àJ16

Conséquence des nombreux kilomètres des jours précédents, on s'offre une petite grasse mat avant de prendre la direction de Queenstown. En chemin, un bref détour sur la route sinueuse conduisant à la station de ski de The remarkables nous offre quelques points de vues magnifiques sur ce qui nous attends !

Après avoir laborieusement échangé de van avec Juicy (le précédent prenait trop l'eau), direction le centre ville de Queenstown. Cette station touristique connue comme "la capitale de l'adrénaline" est construite au cœur des montagnes et autour d’une anse du lac Wakatipu. C'est une petite station de ski bien cossue avec nombreux magasins, restos, bars fait en glace,... C'est l'endroit le plus visité du pays (un genre de Chamonix à la sauce Nz), mais quand on découvre le cadre on comprends pourquoi !

Réveil difficile et pliage de lit matinal, Point de vue sur Queenstown et le lac Wakatipu  

Malheureusement, notre budget ne nous permet pas de faire de saut en parachute, ski, tour en mini sous-marin ou autre saut à élastique... du coup on va manger !

La seule activite touristique que l'on fera ici sera donc la dégustation d'hamburgers titanesques au fameux Fergburger, une institution ! (même Ed sheeran est venu ici, 😂😄). Comme la plupart du temps on cuisine dans le van et très équilibré (je tiens à souligner 😉 ) quand on se lâche et bien on se lâche ! Et bien évidemment il y'a des options végétariennes pour Maëlle.

S'ensuit une belle balade au bord du lac pour digérer. On a de la chance, le soleil couchant teinte d'or les sommets enneigés et on se dit que ça doit être bien sympa de se baigner par ici en été !

Comme beaucoup de lacs Néo-zélandais, une légende est rattachée à sa création, "pour libérer sa promise, un guerrier Maori mit le feu à un géant durant son sommeil. L'incendie fit fondre la neige des montagnes et donna naissance au lac. " D'ailleurs le niveau de l'eau varie de 20 cm à intervalle régulier, suivant les battements du coeur du géant... bon en fait c'est juste une question de pression atmosphérique !

On traverse un joli parc avant de revenir vers les docks où démarrent quelques bateaux face à des pubs chics. Ça fait bizarre de voir autant de monde à nouveau. Le TSS Earnslaw, bateau à vapeur livré la même année que le Titanic, est une attraction de Queenstown et assure des liaisons sur le lac.

Le lendemain direction Glenorchy, petit village situé à 45km dans un cul de sac, au bout de la seule route le long du lac Wakatipu. Alors là c'est une nouvelle claque visuelle, cette route à flanc de falaise et au bord de l'eau est juste sublime.

Les chaînes montagneuses deviennent de plus en plus denses au fur et à mesure que l'on avance, elle fera partie des plus belles routes que l'on a emprunté. Et non on est pas encore blasés, ici les sommets ne se ressemblent jamais ! Ça serpente pas mal et de nombreux parkings jalonnent la route pour pouvoir profiter facilement du panorama.

Ces paysages splendides ont été le lieu de tournages de nombreux films comme X-men, Narnia et bien évidemment Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux (paysages de l'Isengard notamment). En arrivant une pancarte nous acceuille: Welcome to Glenorchy, Gateway to paradise”... Bon c'est vrai que c'est pas mal !

Ne pouvant nous lancer dans une des grandes randonnées possibles dans la région (faut vraiment qu'on revienne à la belle saison !), ni jusqu'au fameux hameau de Paradise, on emprunte la Glenorchy walkway.

Après avoir longé le bord du lac, cette balade de 4km emprunte des pontons en bois en déambulant au milieu d’une zone marécageuse. C'est très paisible avec le reflet des Alpes du Sud sur l’eau, la couleur dorée de la végétation et les nombreux canards et oies qu'on essaye de ne pas déranger... On fini cette belle boucle en retrouvant le village.

Sur la route du retour, pause déjeuner à l'aire de camping Twelve mile delta, de là on peut accéder à un des lieux de tournage du Seigneur des anneaux.

La pluie se met à tomber alors qu'on rejoint le chemin dit du Bobs cove track (qui permet de longer l'eau par la suite). Au bout de 20mn dans la forêt, on trouve l'endroit d'où Sam et Frodon apercoivent les troupes ennemies montées sur des Oliphants, avant d'être capturés par Faramir...

Pour ceux qui ne remettent pas la scène, on vient de vous donner une bonne excuse pour regarder de nouveau les films !

Rejoignant Queenstown, il ne fait pas assez beau pour gagner le point de vue de la skyline gondola, situé au sommet de de la ville et de l'arrivée du téléphérique, mais allez-y si vous pouvez. Direction donc Arrowtown, ancienne ville minière située à 20km.

La visite débute par son minuscule quartier Chinois, à la fin du 19e siècle, 8 000 chinois sont arrivés sur la côte Ouest de la Nouvelle-Zélande pour travailler dans les mines d’or. Installés en communauté, on peut visiter les vestiges de leur campement, ça fait pas rêver...

On file ensuite au bord de la rivière, à la recherche d'une autre scène du Seigneur des anneaux (quand Arwen passe le gué vers Fondcombe poursuivie par les cavaliers noirs Nazgul). Après cette courte marche dans la forêt, le retour direct vers la ville est quelque peu compliqué car il n'existe pas de ponts pour traverser, on doit sauter comme des cabris de pierres en pierres...

Le centre ville a gardé (et cultivé) un charme d’antan avec ses maisons en bois souvent colorées, des vieilles enseignes et boutiques vendant de l'or : nous voilà dans un décor de western !

Même l'ancienne poste est toujours en activité avec un ingénieux système de boîte postale. Avant de quitter les lieux, rebelote Aymeric veux s'arrêter à un autre site de tournage, où l'anneau avait été perdu dans la rivière, bon pour celui-ci, difficile de reconnaître les lieux en cette saison...

On prends finalement la direction de Wanaka à la tombée de la nuit par la Cardrona Valley (Crown range road). La route fait de nombreux zig zag dans la montagne et permet des vues sublimes sur les stations de ski illuminées et Queenstown au loin.

Nuit à Queenstown au Q box motorhomme park: 50$ pour deux (30€).

J17àJ18

Notre première journée à Wanaka sera assez tranquille, en effet, il fait gris et pluvieux et depuis qu'on est ici on a bougé tous les jours. Ce sera donc rattrapage des nouveaux épisodes de série Tv (Game of throne) puis balade sur les rives du lac en fin de journée. La bourgade paisible de Wanaka, surnommée la petite soeur de Queenstown (mais bien moins touristique) est aussi posée au bord d'un lac et entourée de montagnes. Aymeric motivé par une icône locale part en repérage photo sur la rive du lac alors que le crépuscule arrive.

Le lendemain, pendant que les filles rangent le van, Aymeric file prendre l'arbre de Wanaka en photo au lever du soleil. Cet arbre solitaire, un saule, doit être un des plus photographié au monde ! À cette saison il n'a pas les pieds dans l'eau mais la vue est quand-même magnifique avec l'île de Ruby island en second plan. Même en arrivant tôt, Aymeric est devancé par 3 autres photographes amateurs, plantés tout près devant l'arbre... en rang d'oignon pour prendre chacun la même image. Et forcément ils n'ont aucune envie de bouger 😡, il faudra attendre que le soleil soit levé pour les voir plier bagage, et pouvoir prendre l'image voulue, mais ça valait la peine !

On se retrouve tous ensemble pour profiter du panorama avant de partir en direction du parc national Mount Aspiring, situé en bordure du lac dans la continuité de la chaîne montagneuse de l’Ile du Sud. Aux alentours de Wanaka, il doit exister une vingtaine de randonnées possibles, on a donc dû faire un choix !

C'est décidé pour la rando de Diamond Lake & Rocky mountain, située à 20mn de Wanaka et à l'entrée du parc national. On commence par longer le petit lac Diamond qui est complètement gelé à cette saison, brrrr... On se réchauffe doucement en amorçant la montée.

Puis, deux choix s'offrent à nous: eastern ou western track qui permettent de faire une boucle en passant par le sommet de la Rocky mountain. On choisit la eastern track plus ensoleillée et en pente douce, mais quand même parsemée de glace. En peu de temps on gagner le premier point de vue sur le lac Wanaka.

Quelques épingles et centaines de mètres plus haut nous voici au sommet de la Rocky mountain et quel panorama ! Une vue à 360° sur le lac, les deux plus grandes îles de Mou Waho et Mou Tapu qui font office de réserve et les montagnes enneigées aux alentours, simplement splendide.

On en profite pour déjeuner face à la vue à côté de pierres empilées en cairns comme on en retrouve de nos jours absolument partout à travers le monde.

La descente se fera par le western track. Après un replat au milieu de plaines herbeuses et dorées, on s'enfonce dans la forêt et la boue ! On nommera Sandrine, Jacky Chang doudoune (son surnom), avec les nombreuses figures de glissades qu'elle nous fera, la pauvre se retrouvera avec le fessier stylisé 😂.

Au retour il nous faut passer de nouveau par Wanaka avant de continuer vers le nord. La voie qu'on emprunte longe, on vous le donne en mille: un lac ! Le lac Hawea, plus précisément. Sous ce grand soleil il passe d'un bleu profond, au turquoise éclatant. Le bord de l'eau est d'une transparence rare. Sans les montagnes parsemées de neige on se croirait au bord d'une mer du sud. Décidémment ces paysages ne cessent de nous surprendre.

Après la rive gauche du lac Hawea, 1km plus loin nous voila à nouveau sur la rive droite du lac Wanaka, pour lui faire nos adieux. Quatrième lac de Nouvelle-Zélande par sa superficie (192 km2), ses berges sont vierges de toute exploitation grâce à un traité de préservation. On déjeune à un spot bien sympa avec vue sur ses rives et encore une fois entourés par des espèces de palmiers locaux, on a pas l'impression d'être en Nouvelle Zélande du tout !

Non loin de là, arrêt obligé aux Blue pools. Une petite vingtaine de minutes de chemin au coeur d'une magnifique forêt humide nous emmène à un pont suspendu. De là on peut traverser la rivière Makarora où l'eau est tellement translucide qu'on voit la couleur des truites depuis le pont.

Puis par un jeu de plateformes suspendues, nous voilà aux blue pools à proprement parler. Ce sont des trous d'eau turquoises situés à la confluence des rivières, ici encore on voit jusqu'au fond de l'eau sans problème.

Vient le moment d'attaquer le Haast pass, col nous permettant de traverser l'île en direction de l'Ouest. Bon il culmine seulement à 564m ! Mais par contre, au risque de se répéter, la route pour le traverser est grandiose.

Elle traverse le Mount Aspiring National Park en suivant le trajet de la Haast River qui va se jeter dans la Mer de Tasman. Tout ça bordé de forêts luxuriantes, chutes d’eaux et montagnes abruptes.

Gagnant finalement la côte, vers la ville de Haast, revoilà la mer ! Pour notre plus grand plaisir, on arrive juste à temps pour le coucher du soleil à Ship Creek beach, où on peut profiter du panorama depuis une tour d'observation.

- Nuits à Wanaka au Lakeview holiday park: 40$ (23,50€).

- Nuit sur la côte Ouest à Jacobs river au Pine grove motel: 35$ (20,50€).

J19

Une fois encore, la porte du van s'ouvre sur un paysage complètement gelé. Dans la clarté du soleil levant, la neige et la brume se teintent d'orange. C'est magnifique comme première vision au réveil. Le programme du jour: explorer rapidement la côte Ouest en remontant vers le Nord. C'est une des régions les plus sauvages de Nouvelle-Zélande, où la forêt subtropicale ne cède la place qu'aux montagnes et aux glaciers.

Une voie d'accès nous conduit à un premier point de vue sur le Fox glacier. L'humidité est si élevée, avec 5m de pluie par an, que la mousse recouvre les arbres jusqu'aux branches. C'est impressionnant d'apercevoir de la glace au loin alors qu'on se trouve au milieu d'une forêt dense, humide et pleine de fougères ! Ici impossible de se rapprocher davantage, une rivière coule en contrebas.

Reprenant la route principale, l'embranchement suivant sera le bon, de là on peut effectuer une courte marche jusqu'au front du glacier. Le Fox glacier s'étend sur 13 km et descend pratiquement au niveau de la mer de Tasman ! Après deux siècles de retrait, le Fox s'est remis à avancer depuis 1985, mais ces dernières années réchauffement climatique oblige, sa progression s'est ralenti, il régresse à nouveau et est condamné à terme.

On gravit la moraine du glacier qui est un énorme amoncellement de roches jusqu'à arriver au pied du Fox. Bien sûr il est possible de marcher sur la glace en tour accompagné, cela paraît une super expérience mais représente un certain budget.

Après avoir traversé le village de Fox glacier on se rend au lac Matheson. Sa formation a commencée il y a 14 millions d'années suite à la fonte du glacier Fox qui atteignait réellement la mer de Tasman à cette époque. C'est un lieu emblématique de Nouvelle Zélande qu'on a la chance de découvrir avec un grand soleil.

Un chemin balisé permet de faire le tour du lac en donnant accès à plusieurs points de vue. Une fois encore la forêt qui nous entoure est luxuriante, et sans un brin de vent pour rider l'eau, elle se reflète dans le lac comme dans un miroir. Mais le plus grandiose sont les cimes enneigés des Mont Cook et Tasman en toile de fond, surtout depuis le point le plus éloigné du lac.

On pourrait aisément passer la journée ici a regarder les nuages passer, mais nous avons beaucoup de kilomètres à parcourir aujourd'hui, on doit déjà repartir. Sur le chemin, on croise quelques étranges oiseaux bleus foncés au bec rouge, des Pukekos, et une charmante ferme au premier plan du Mont cook.

En haut a droite: Drôle d'animal sans tête 🤔


Après avoir salué notre 100 000 ème moutons 😆, on fait un court passage par le point de vue sur le Franz Joseph glacier. Pour Maëlle c'est un choc, elle avait marché en crampons sur sa surface en 2009 et il a énormément fondu... Avant une partie de la vallée était couverte de glace, maintenant on aperçoit à peine où elle commence.

On s'occtroit une petite pause au bord de la côte, et ses plages complètement vierges, pour un superbe coucher de soleil. Après quelques courses et le plein à la ville de Greymouth, on bifurque à nouveau vers l'Est et l'intérieur des terres. Et vous ne rêver pas sur la photo ci dessous c'est bien des troupeaux de cerfs ! On en croisera régulièrement en Nouveau Zélande où ils sont malheureusement élevés en immense troupeaux pour leur bois et viande...

Et oui contrairement à son image 100% écolo, la Nouvelle Zélande est un pays d'élevage entre ses immenses troupeaux de moutons, de vaches laitières (un des plus gros producteur mondial) et donc de cerf. Cela occasionne, entre autre, un défrichement pour créer des pâturages et de la pollution notamment des sols et eaux douces.

Autre fait choquant, on slalommera souvent entre les cadavres de Possum (Opossum en Français), renversés par des voitures ou empoisonnés 😡. Au départ introduit pour sa fourrure, cette espèce invasive détruit des hectares de forêt et est responsable du déclin de nombreuses espèces en se nourrissant de leurs oeufs (notamment du cher Kiwi). Du coup le gouvernement investi 100 millions de dollars par an pour tenter de les éradiquer et cela devient un sport national d'essayer de les écraser...

Nuit près du Lewis pass au Reefton motorcamp: 28$ (16,50€)

J20àJ21

Après une belle nuit, c'est reparti pour les successions de virages en direction du Lewis pass, moins haut des trois cols reliant la côte Est à la côte Ouest. On espère gagner Kaikoura, petite citée balnéaire entourée de montagnes et connue pour ses colonies de dauphins et d'otaries. (Que Maëlle avait adoré il y'a quelques années...).

Peu après la bifurcation de Spring junction, c'est l'heure du point route (grâce au site Nz transport agency) et on se rend compte que l'accès remontant le long de la côte de Kaikoura vers la pointe Nord de l'île (et Picton) est fermé à cause du dernier tremblement de terre... oui on a été long à la détente ! La mort dans l'âme on fait donc demi tour, abandonnant l'idée d'aller vers Kaikoura par un autre chemin, car cela nous occasionnerai un trop long aller/retour... Nous voilà donc en direction du Nord de l'île par la route de l'intérieur.

Arrivés en vue de la baie de Tasman, située au milieu de la côte Nord, c'est l'heure d'une petite halte à Motueka. En passant devant le ciné local on est surpris par la présence d'effigies géantes de Gandalf et Gollum sur le toit ! La pause déjeuner sera face à la mer et l'épave du Janie Seddon. Ce navire a donné les premiers coups de canons de l'armada Kiwi pendant la seconde guerre mondiale puis vendu comme bateau de pêche il fut finalement abondonné dans la baie.

Un type de Combi-caravane VW encore inconnu... 

Suivant le rivage par une route sinueuse, 18km plus au Nord, voici la bourgade de Kaiteriteri. Située aux portes du parc d'Abel Tasman elle est connue pour ses plages magnifiques. En effet, l'eau est trop fraîche pour y faire trempette malgré ces couleurs qui donnent tellement envie ! On se fait une courte grimpette pour dominer la plage de Little Kaiteriteri avant de reprendre le van.

Nous voilà donc à Abel Tasman, plus petit parc de Nouvelle-Zélande mais le plus populaire et touristique du pays. Et oui pas fous, c'est ici qu'on trouve le meilleur climat du pays sans compter des plages de sable fin orangé et une mer transparente, que demander de plus ?

Et peut être vous vous dites encore Tasman ?! Après le Glacier Tasman, la mer de Tasman, la baie de Tasman, la Tasmanie et j'en passe... Alors ce Monsieur Tasman est d'importance, il est l'explorateur Hollandais qui a découvert l'île du Sud en 1642. Bon au départ il s'est fait chaudement accueillir par les Maoris locaux et quelques flèches sont venus décorer ses marins, mais quelle gloire par la suite !

Une bonne chose ici, le seul moyen d'explorer le parc est soit via la mer par bateau, kayak,... soit par l'un des nombreux chemins de randonnées. Il y a notamment le trek Abel Tasman Coast Track qui longe la côte de Marahau jusqu’à Wainui sur 60 km puis le retour se fait en bateau taxi. Bon comme le temps nous est compté sur l'île du Sud, oui ça y est on a pris nos tickets de ferry 😭, on se contente d'une courte marche depuis l'entrée du parc.

Les teintes sont sublimes au soleil couchant et on a la chance de croiser la route de nombreux oiseaux marins. Ce parc bien préservé héberge une faune marine et sous marine très riche.

Éberlués nos pieds foulent même du givre qui a tenu sur le sable 😮

On gagne en hauteur vers l'Ouest et de la ville de Takaka. A Hawkes lookout, un chemin coupe la forêt jusqu'à un promotoire donnant sur la baie et les montagnes enneigées en second plan. Malheureusement la lumière embrasant les cimes blanches a decliné alors qu'on arrive au but. Au lieu de continuer vers la pointe Ouest de l'île et la Golden bay, on fait demi tour vers Richmond pour y passer la nuit et économiser ainsi du temps de trajet pour le lendemain.

Notre dernier jour au Sud a sonné, sous un soleil éclatant, on laisse se dérouler tranquillement les kilomètres ralliant Nelson à Picton ville d'où part le ferry.

Quittant la mer, les forêts denses nous entoure à nouveau et on s'octroit un arrêt photo à Pelorus bridge. Ici, un pont surplombe les eaux claires de la Pelorus river où a été tourné la scène hilarante du film The Hobbit, où les dits Hobbits s'enfuient du royaume des elfes bringuebalés dans des tonneaux.

Gagnant à nouveau la côte escarpée, nous voilà longeant les Marlborough Sounds. Ce sont un ensemble de vallées submergées par les eaux de l'océan Pacifique (et ressemblent à des Fjords). On emprunte la voie dite de Charlotte drive pour découvrir la partie est de ces Sounds. Joie, on est seuls pour contempler ces paysages complètement incroyables et les incessants changements de teintes de bleu selon les rayons du soleil.

Notre ferry étant à 14h, on retourne à regret sur l'axe principal pour gagner Picton. Direction Wellington en 3h de traversée avec le bonheur de naviguer au milieu des Fjords. (Compagnie Bluebridge, tickets réservés sur internet).

Nuit à Richmond au Richmond motel et holiday park: 28$ (16,50€)

Voici la fin de notre découverte de l'île du Sud, la suite (prochainement) dans le carnet l'île du Nord: un road trip en hiver ! À la fin de celui-ci vous retrouverez notre bilan de la Nouvelle-Zélande.

Pour lire le reste de nos aventures voici le lien vers le carnet tour du monde.