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Pays connu pour son meilleur comme son pire, les temples d'Angkor et le génocide des khmers rouges, il a bien d'autres facettes: campagne verdoyante, iles paradisiaques et une population si souriante.
10 au 31 mars 2017
3 semaines
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Après les péripéties de la frontière nous voilà enfin au Cambodge à Siem reap ! Et on commence par le site le plus fameux du pays et le rêve de nombreux voyageurs (nous y compris !).

On avait peur d'être déçus tellement Angkor est connu et photographié, étant classé au patrimoine mondial de l'Unesco, mais heureusement ce ne fut pas le cas. Allez on vous emmène dans un monde à part !

Premier jour: découverte en scooter 

Comme on souhaite visiter un temple situé à 20 km au Nord Est d'Angkor, on loue un scooter. Jusqu'il y a peu, il était interdit de rouler en motobike dans le site, la mafia des tuk tuk faisait pression pour garder le monopole des visites. De nombreux touristes nous on arrêtés étonnés, mais oui, on commence à trouver quelques loueurs à Siem reap et on a eu aucun soucis avec la police...

Mais il nous faut acheter le pass en premier lieu ! Attention le guichet ne se situe plus au niveau des temples mais à mi chemin entre la ville et Angkor. Autre nouvelle, les prix ont quasiment doublés depuis le 1er février (mauvais timing 🤔). Au lieu de prendre un ticket à la journée (37$) et tout faire au pas de course, on choisi plutôt le pass 3 jours à 62$ par personne, quitte à être là autant en profiter. (Il existe aussi un pass 7 jours pour les intéressés).

Finalement, nous voilà parti ! En longeant l'Est d'Angkor on se rend compte qu'en plus d'être très étendu (plus de 400 km2), ce site archéologique est vivant ! En effet de nombreux locaux y circulent, vivent ou étudient entre les monuments ou aux abords. On se retrouve d'ailleurs au moment de la sortie des classes à rouler au milieu des maisons colorées et des cocotiers.

 Les dieux singes gardant l'entrée de Banteay srei 

Premier arrêt au temple Banteay srei, excentré donc, par raport à Angkor. Littéralement "la citadelle des femmes" il a été construit au Xe siècle (soit plus ancien qu'Angkor vat) en latérite et grès rose (ben oui il a été commandé par une femme pour une fois...). La finesse des sculptures et son bon état de conservation en font une bien belle étape pour découvrir la beauté de l'art Khmer.

Puis on revient sur nos pas pour attaquer la grande boucle...

Minute info: pour visiter Angkor il y a deux possibilités, faire la petite ou la grande boucle qui passe toutes les deux par Angkor vat, mais évidemment l'une conduit à des temples plus éloignés que l'autre ! En 3 jours il y a largement le temps de boucler les deux boucles 😉.

On est bien heureux de trouver un peu d'ombre en déambulant dans le temple Preah khan, construit par le roi Jayavarman VII en l'honneur de son père.

En haut à droite magnifique Apsara  

Ancien complexe monastique bouddhiste qui a servi de ville et d'école il est immense et on se perd presque dans son entrelas de salles et galeries. On voit pour la première fois de magnifiques arbres dont les racines enserrent les ruines !

Après l'avoir traversé il y a grand bassin aménagé qui offre un joli point de vue. Oui, en plus des temples déjà impressionnants, le site d'Angkor regorge de canaux et retenues d'eau artificielles. Les rois Khmers ont développés des cités autour de leurs temples et ont donc eu à élaborer des systèmes d'exploitations hydrauliques à la hauteur.

On continue dans la dynamique de l'eau avec le temple Neak pean, accessible par une passerelle en bois, il est situé au milieu d'un bassin (lui même entouré de 4 bassins) et servait aux rites de purification. Du coup ça donne un effet miroir assez sympa pour les photos !

Après quelques autres arrêts, on grimpe au sommet du Pre rup, temple hindouiste vénérant shiva, caractéristique avec ses énormes lions sculptés. Quel monde pour le coucher du soleil ! La vue est pas mal avec cette luminosité mais on a pas envie d'être collés les uns aux autres.

On reprends donc la route de la petite boucle cette fois ci, et on est pratiquement tout seuls avec les macaques quémandant des fruits sur le bord de la route... c'est le bonheur de se dire qu'on est bien à Angkor en passant sous les fameuses portes et leurs énormes têtes sculptés.

A droite temple Baphuon  

Puis, c'est une course contre la montre avant que le soleil ne montre ses derniers rayons ! Après une pause face au Baphuon qu'on reviendra voir plus tard, on trouve un endroit incroyable sur un pont surplombant la douve de la porte Sud de l'enceinte d'Angkor Thom.

Une rangée de statues imposantes nous dominent tandis que le soleil isparaît derrière un énorme nuage au loin d'un côté, alors que la lune se lève de l'autre.

Deuxième jour: à vélo et lever de soleil raté 

Aujourd'hui on fait les sportifs, lever à 5h et c'est parti pour 15km de vélo à jeun (les grands fous 😉) en direction du temple de Ta prohm, où on souhaite profiter du lever de soleil.

Bon ce fut raté, seuls 4 temples sont ouverts avant 7h30 du matin et bien évidemment on ne s'en n'ai rendu compte qu'une fois sur place... on a bien tenté d'esquiver en passant par les champs près d'un lac, (surtout Aymeric) mais on s'est fait rappeler à l'ordre par un gardien 😅.

Après avoir patienté dans la nature, on a finalement le droit d'entrer dans le temple, un des plus connu (et magnifique) d'Angkor. Construit lui aussi par le roi Jayavarman VII (un des plus grand bâtisseur) mais cette fois ci en l'honneur de sa mère, il a été utilisé pour des scènes du film Tomb raider !

Un bout de lever de soleil à gauche  !

Il a été laissé quasiment en l'état depuis sa découverte au XIX ème siècle, excepté quelques travaux de consolidation. On a l'impression de s'enfoncer au milieu de la forêt, comme des explorateurs.

En bas Apsara sculptées, en haut à gauche fromager  

La jungle a repris ses droits ici, et des immenses fromagers (arbres au tronc argenté) et banians envahissent les lieux. Leurs racines courrent sur les murs et ils ont carrément élu domicile sur les bâtiments dont ils menacent l'équilibre. De nombreuses Apsaras (dédicace à toi Aps 😉), ou nymphes célestes, sont sculptées sur les bas relief comme dans de nombreux temples. On passe 2h à déambuler dans les lieux tellement l'atmosphère nous plaît et aussi parce que c'est un sacré labyrinthe !

Du coup la température a bien augmentée lorsqu'on sors du couvert des arbres. Quelle bonne idée de faire du vélo sous 43 degrés !

En suivant la petite boucle, qu'on a pas explorée la veille, on se fera une visite de temple, une pause à l'ombre et ainsi de suite pour supporter la chaleur... Heureusement la plupart des allées sont bordées d'arbres immenses. Au Banteay kdei on tombe sur une séance de photos de mariage !

Puis petite pause déjeuner près du Ta keo, où les patrons nous aident en nous faisant réciter nos chiffres en Cambodgien, avant de repartir à l'assaut de petits édifices sur le bord de la route.

Finalement vaincus et harassés par la fournaise, une piste à travers la forêt vers les ruines de North khleang, nous fait de l'oeil. On se reposera un bon moment sur une plate-forme en bois à l'ombre des arbres. De nombreux papillons, à la recherche de fraîcheur, viennent virevolter autour de nous.

Une fois rassenerés, on se lance dans un itinéraire qui coupe à travers les bois et nous permet de voir plusieurs styles différents. Tout d'abord une cérémonie de baptême bouddhiste à Tep pranam, puis, on tente de ne pas réveiller des enfants bercés dans un hamac a côté de Preah palilay avec ses 3 incroyables arbres perchés. Ensuite, on va se perdre à côté d'un temple dont l'immense mur d'enceinte s'enfonce dans la forêt, on arrivera jamais à en trouver le bout !

Au lieu d'en faire le tour on fini par couper au milieu des ruines vers le bassin Sras srei. Ouf vannés pour aujourd'hui, on longe la terrasse des éléphants qui domine les environs et retour au bercail pour 17h, la journée se fini bien au frais dans la piscine de l'hôtel 😄.

Troisième jour à vélo et lever de soleil réussi !

Ce matin, l'affaire est d'importance, on a décidé d'aller immortaliser le lever de soleil devant Angkor vat, oui, on s'est gardé le temple le plus connu pour la fin. Il est ausi en passant le symbole du Cambodge et figure sur son drapeau national ! Du coup levé à 4h15, on fonce pour arriver avant la foule.

Mission accomplie, on trouve une bonne place le long de la piscine nord au deuxième rang. En peu de temps des centaines de personnes s'agglutinent autour de nous ! Les premières lueurs de l'Aube apparaissent derrière les impressionnantes tours du temple et se réfléchissent dans l'eau à nos pieds.

On commence à deviner des lotus en fleur un peu plus loin alors que les détails d'Angkor vat se précisent. De beaux nuages en arrière plan nous offrent d'éclatantes couleurs violettes et orangées avant de laisser filtrer un premier bout de soleil. C'est beau, mais il est quand même difficile de faire abstraction du monde autour de nous.

On mitraille le temple sous tous les angles possibles (difficile de bouger avec autant de voisins) jusqu'à ce que le soleil passe finalement au dessus d'une des tours et sonne la fin de ce spectaculaire lever de soleil.

Il est temps de petit déjeuner, heureusement des rangées de resto sont à 50 mètres de là. Forcément les locaux nous voient arriver et on rigole bien en regardant les prix annoncés. Il faut négocier sévère, faire mine de partir visiter le temple, pour arriver enfin à un prix raisonnable. Au final on aura négocié à 5$ pour deux au lieu de 17$. Repus on peut attaquer la visite du temple...

D'abord les coursives magnifiquement sculptées de scènes de combat de légende, il nous faut presque 30mn pour en faire le tour ! Puis le colossal intérieur, succession de différents niveaux, bassins et escaliers menant jusqu'aux tours centrales.

Plus grand des temples du site et le mieux conservé, il fut le seul à être toujours entretenu par des moines après le déclin du royaume d'Angkor...

Il y a d'ailleurs de nombreux moines dans l'enceinte.

Minute histoire: (pour ceux que ça barbe, rdv à la fin du paragraphe😉)

La civilisation Khmer date du 7e siècle et les premiers édifices en pierre seront construit à partir du 9e siècle. Le roi Jayarvaman II modifia un royaume morcelé et installa la capitale du nouvel empire à Angkor. Les rois successifs affirmeront chacun leur pouvoir par la construction de temples et dicteront ainsi le type de religion à adopter (brahamique puis bouddhiste).

Des énormes citées se développent autour des temples et la capitale (750 000 habitants sur 1000 km2 !) Angkor, connaît un véritable âge d'or qui durera VI siècle. Les Khmers occuperont à cette époque la quasi totalité de l'Asie du sud est !

La cause du déclin d'Angkor est inconnue mais probablement liée à la concurrence du royaume de Siam voisin ainsi qu'une perte du contrôle de l'eau qui avait fait sa renommée. Sécheresse puis pluies torrentielles on mis à mal leurs systèmes hydrauliques, ce qui associé à une surexploitation des sols entraîna le déplacement du pouvoir vers Phnom penh.

Retour au présent

Après deux bonnes heures à arpenter Angkor vat, on se dirige vers le nord pour aller découvrir le Bayon autre icône du site. Situé au centre de l'enceinte d'Angkor Thom, ce temple d'état avait pour but de rassembler toutes les religions du royaume (hindou et bouddhiste).

Les 49 tours sculptées de visages géants seraient les dieux protecteurs de la loi de bouddha. Tout ça concentré dans un petit espace fait qu'on ne sait pas où donner de la tête vers les têtes nous surplombant 😄.

Heure de pointe oblige, on doit éviter de se faire crever un oeil par les perches à selfies et les ombrelles des touristes chinois.

On a l'impression d'être scrutés de toute part par ces faces souriantes, remarquables de détails, il restera un de nos temples préféré.

Pour finir la matinée, on retourne voir le Baphuon qu'on avait loupé la veille. Il ressemble à une énorme pyramide maya accessible par un pont en pierre.

On décide d'en finir avec les visites de temple et sur le retour, on s'assoit sur une natte pour boire un coup au milieu des locaux en hamac face aux douves d'Angkor vat. Et, on fait nos adieux à Angkor au milieu de familles de singes et de leurs nombreux petits.

Angkor fut encore plus beau et impressionnant que ce que l'on imaginait, empreint d'une légère mélancolie. Vue l'ampleur du site il est parfois possible de se sentir seuls au monde en véritable explorateur d'une contrée oubliée... on serait bien restés plus longtemps si il n'y faisait pas aussi chaud !

Seul point négatif:

Des touristes se font balader à dos d'éléphant dans Angkor (comme beaucoup d'endroit en Asie), cela est contre nature pour eux car malgré leur corpulence il ne peuvent supporter autant de poids. D'autre part, cette activité favorise la capture de jeunes éléphanteau qui vont être dressés. C'est à dire une véritable torture afin de briser l'esprit de l'éléphant et lui inculquer une peur durable de l'homme.

je vous encourage à y réfléchir à deux fois avant de monter sur le dos de ce magnifique animal et pour mieux comprendre, vous pouvez lire cet excellent article de Seth et Lise.

- Pass Angkor: 62$/pers les 3 jours (a pris 22$ d'augmentation depuis le 1er février ! )

- Nuit à Siem reap à Angkor reas: 9,36$ sur agoda négocié à 8$ la nuit sup. chambre très moyenne et peu d'aération mais piscine du tonnerre.

- Location scooter: 10$ la journée, il est maintenant permis de louer un scooter à Siem reap et de circuler dans Angkor avec, c'était interdit jusqu'il y a peu...

- Location vélo de ville: 1,5$/jour

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Située à 2h au sud de Siem reap, sur la grande route ralliant Phnom-Penh, Battambang n'est pas forcément une destination touristique car jugée trop tranquille et pourtant !

Deuxième plus grosse ville du Cambodge et véritable grenier à riz du pays, elle a gardé un charme provincial et sa campagne environnante est vraiment magnifique et chargée d'histoire.

Flâner dans le centre de Battambang

A peine notre bus s'arrête à la station qu'un essaim de chauffeurs de tuk tuk nous encerclent et c'est la compétition ! Finalement pour 1$ et moins de 10 minutes de route, nous voilà à Tomato guesthouse ! Cet après midi c'est relâche, vu que notre tablette est en train de lâcher à cause de la chaleur, on trouve à deux pas un cyber café avec climatisation pour avancer le blog et prendre le frais. Il en faut peu pour être heureux 😊.

A droite: relax dans son hamac pendant que les autres font du sport... 

Le soir approchant, on fait comme les locaux, c'est à dire une promenade au centre-ville ! Les Cambodgiens profitent des équipements du parc pour faire leur sport maintenant que la température redevient supportable. En flânant au bord de la rivière et du petit marché, on garde les yeux rivés sur l'autre côté de la route à la recherche des maisons coloniales datant de l'Indochine Française. Il y en a assez peu, mais le style est tout de même reconnaissable. Après avoir traîné un bon moment au bord de l'eau, au milieu des sourires et des hellos, c'est burger végétarien (succulent et pas cher) sur le rooftop bar de notre guesthouse juste en face de notre chambre.

Quoi voir aux alentours

- Colline Phnom samphou et killing cave

Direction le sud pour rallier la Colline Phnom samphou. Au passage il faut jouer au chat et à la souris avec la police locale connue pour être corrompue et délester les touristes de quelques billets sous n'importe quel prétexte. On se cache donc derrière d'autres motorbikes, en mode local avec foulards sur le visage, et on passe comme de rien un barrage, yihaaa !

Une fois aux pieds de la colline, deux choix s'offrent à nous: gravir des centaines de marches pour arriver aux temples, ou emprunter une route jusqu'en haut. Vu les 40° ambiants, c'est vite vu, le scooter l'emporte !

Du premier temple, la vue dégagée nous donne un aperçu à 360° des environs. C'est rizières et cocotiers à perte de vue, seule une colline vient de temps en temps compléter le tableau. Ah les cocotiers, Aymeric n'a d'yeux que pour eux, selon lui "sans cocotiers c'est pas assez exotique"... Au Cambodge on en croise de partout, alors il est aux anges 😄.

En contrebas, se situe Nature cave, en fait, c'est plutôt une énorme arche naturelle située en dessous des temples. Une grand mère et des enfants sont les gardiens d'un petit autel en bas des escaliers. On s'amuse à faire tournoyer les garnements à tour de rôle avant de remonter de l'autre côté, et, déboucher sur l'autre versant de la colline. Mais ils se mettent aussitôt à nous appeler ! Maëlle répond en faisant de grands gestes qu'ils copient aussitôt, c'est parti pour une séance d'aerobic, avec Maëlle en prof et trois marmots à 100m de là, de l'autre côté de cette grotte qui la suivent 😅.

En retournant au point de départ, le site est envahi par les singes, ils entrent même tranquilles dans les temples à la poursuite des moines qui les protègent ici. En achetant une boisson on a le droit à une pomme gratuite, chouette, mais en fait la dame nous fait signe que c'est pour les macaques !

Ils rappliquent illico alors qu'on s'en paye une tranche en profitant de la vue. Difficile de donner à tout ce monde sans que ça se chamaille, et ils deviennent de plus en plus hardis... Aymeric se fera même subtiliser la fin de son soda pendant qu'il remettait sa casquette et on ose pas la récupérer sinon ces petits chapardeurs montrent les dents !

En contrebas sur la route se situe la tristement célèbre Killing cave. Un policier nous indique où garer notre monture, et nous demande si on a les tickets d'entrée à la cave... Ben non on n'a vu personne aux pieds de la colline 🤔 on pensait payer là. C'est pas grave, l'agent nous demande quelques dollars (qu'il doit se mettre direct dans la poche), de toute façon on est gagnants au change et sans faire exprès...

La région de Battambang a connu une histoire bien sombre pendant le régime des Khmers rouges de Pol pot. Des milliers de personnes ont été torturées puis tuées de manière sommaire sur cette colline. Le plus souvent à coup de bêche et de gourdin ou lancés directement dans la caverne... on ressort le coeur lourd après avoir vu toutes les reliques d'ossements et les sculptures.

À gauche: Killing cave, trou par lequel était lancé les gens / A droite: une partie des ossements retrouvés dans la caverne. 

Heureusement en remontant, on discute un bon moment avec un suisse adorable, à propos des atrocités commises, de l'élection de Trump (qui lui fait craindre des événements terribles) et de voyages pour s'alléger un peu l'esprit...

- Le Temple de Wat banan

Après une sacré route de terre poussièreuse et longiligne, on arrive à Wat banan. Enfin plus exactement en contrebas des 353 marches qui mènent au temple. Vous avez compris, on a l'impression de se changer en loukoums mous avec la moiteur, donc un beau tronc à l'ombre des arbres nous fait de l'oeil !

A peine posés, on observe hypnotisés un veil homme désherbant entre les arbres à côté de nous. Puis des mariés arrivent en tenue avec photographe, accessoiriste, maquilleuse... Le veil homme et nous, nous déplaçons afin de ne pas gâcher les photos. On se retrouve du coup "obligés" d'aller s'affaler dans des hamacs au bord du lac face à nous 😆.

Youpee, le temps se couvre c'est le signal du départ pour les marches menant au temple. Les 5 petites tours de style Angkorien (encore !) sont bien tordues et branlantes, d'ailleurs, de nombreux géomètres sont en action. Avec le vent qui se lève, l'orage qui gronde et les éclairs zébrant le ciel, l'ambiance est parfaite avec les vieilles pierres.

- Campagne et villages

En évitant finalement les gouttes, on coupe à travers la campagne à la découverte des villages agricoles environnants, nichés entre plantations de mangues et rizières. Les gens sont chaleureux à notre passage et les habitations bien que sommaires sont colorées et bien entretenues.

Après avoir suivi le cours de la rivière, on traverse le hameau de Wat kor connu pour ses belles maisons en bois. Peu tentés par la visite de certains des édifices payants, on se contentera de traverser cette bourgade tranquille.

De retour à battambang, c'est l'heure de notre shake journalier ! La veille on avait eu le droit à une mangue finement coupée à tremper dans du piment en cadeau avec notre boisson. Aujourd'hui on tombe sur un patron marrant et philosophique, avec lequel on discute longuement. Notamment du changement climatique dont il voit l'impact au Cambodge, avec une accentuation des sécheresses et pluies diluviennes. Mais aussi de la politique dans son pays (le même parti est au pouvoir depuis des lustres), ils ont bientôt des élections comme nous en France.

Boutique de Battambang où sont garés voiture et scooter pour la nuit ! 

Et il nous fait bien rire avec la théorie suivante: "il n'y a qu'un mois où il fait frais au Cambodge donc c'est celui où tu manges plus et où tu fais des bébés ! La majorité naîtrai donc en septembre et octobre " 😂.

Voilà comment s'achève notre séjour à Battambang, dont on a adoré l'ambiance et les habitants.

NB: On a fait l'impasse du bambou train (attraction phare du coin) car c'est à présent une procession de touristes sans authenticité, ils ne sont plus utilisés par les locaux.

On a loupé la représentation du cirque PHARE, (spectacle d'humains uniquement 😄) mené par une très belle ONG aidant les rescapés de la guerre civile. On vous encourage à y aller si vous passez par là au bon moment !

- Bus Siem reap à Battambang: 4,5$

Il y a possibilité de s'y rendre par bateau en passant par le lac Tonle sap, mais en saison sèche ça s'annonçait trop galère.

- Nuit à Battambang à Tomato guesthouse: 4$, famille chaleureuse, roof top et excellent burgers végétariens.

- Location scooter à la guesthouse: 6$

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Cardamomes ou pas

En quittant Battambang, on a le projet de traverser la chaîne des Cardamomes pour gagner la ville de Krong koh kong (située au Sud le long de la côte). Cette région montagneuse s'étend sur 20 000 km2 du sud ouest du Cambodge jusqu'à la Thaïlande. Elle abrite la deuxième plus vaste forêt tropicale vierge d’Asie du Sud-Est, de nombreuses espèces endémiques et reste très peu explorée...

Déposés au bord de la grande route traversant la ville de Pursat, on part à la recherche du marché central où se négocie les trajets en taxis partagés. Au bout d'une heure de discussion, un taxi nous propose enfin un tarif abordable mais il nous faut attendre deux autres passagers qui doivent arriver...

3h d'attente et quantité de jeux de cartes observés, plus tard, on est toujours pas partis ! On va donc voir notre chauffeur qui nous propose 30 $ par personne (on avait convenu à 10$) pour partir maintenant. Le filou, on comprends qu'il attendait tout simplement de nous avoir à l'usure... Dépités on refuse, change nos plans et on prends un bus pour Phnom-Penh, la route classique pour accéder à Koh kong...

NB: Si vous tentez de faire comme nous, mieux vaut s'y prendre tôt le matin car davantage de locaux vont se rendre dans les bourgades nichées sur la piste traversant le massif. En plein après midi comme nous, ce n'est pas l'idéal.

Direction Krong koh kong 

On passe donc la nuit à Phnom-Penh (située à l'est du Cambodge) afin de se rendre à notre destination en effectuant une boucle qui contourne les Cardamomes pfff... Non seulement Aymeric se reçoit une souris dessus sur la terrasse de notre guesthouse, mais le lendemain, à la bourre, on se tape un sprint de 4km à travers la ville pour sauter de justesse dans le bon bus ! Ouf on l'aura mérité ce Koh Kong...

A gauche: pub pour paquet de cigarettes Alain delon ! / A droite: notre adorable chauffeur de bus.

Après quelques arrêts, nous voilà arrivés à 3 kilomètres de la ville, les tuk tuk ne veulent pas négocier tant pis, on pars à pied ! Le chauffeur de notre bus, trop sympa, nous prends en stop plus loin au bord de la route et nous lâche juste à l'entrée de la ville (car il n'a pas le droit normalement... chut).

L'orage n'est pas loin, on trouve rapidement une super guesthouse avec terrasse juste avant que la rincée ne tombe ! Enfin on a le droit à un peu de fraicheur.

La petite ville de Koh kong, située à 11 km de la frontière Thaïlandaise, était un ancien port de pirates puis a eu une histoire sulfureuse liée aux jeux d'argent, la prostitution et au traffic. L'isolement de la région a permis également à de nombreux Cambodgiens d’échapper au régime sanguinaire des Khmers rouges avant que ces mêmes Khmers rouges ne viennent y trouver refuge après la chute du régime...

A droite: après la pluie 

Bon maintenant l'histoire de la bourgade s'est bien apaisée (il y a quand même quelques casinos), elle est un port de pêche et une étape rapide sur la route de la Thaïlande pour la plupart des voyageurs. Bien qu'elle n'ai pas grand charme on est vite conquis par ses maisons colorées.

Autour de Koh kong

Située entre forêt dense, mangroves et côtes vierges bordant l'océan, il y a de quoi faire aux environs de Koh kong !

Paysages lors de la traversée du pont 

On commence par traverser le pont Thaï, soumis à péage, qui surplombe la rivière en direction de Koh yor. C'est une plage située de l'autre côté de la presqu'île séparant le Cambodge de la Thaïlande toute proche.

Déjà, la route qu'on emprunte nous en mets plein la vue ! On surplombe les canaux, îles et méandres de la mangrove avant d'arriver à destination.

Nous voilà finalement à la plage, la première du voyage ! Cette immense langue de sable blanc pourrait être paradisiaque sans tout les déchets... On reste un petit moment à apprécier la brise à l'ombre des arbres.

Puis on fait un crochet au sud, après une statue gigantesque d'un moine noir, on atteint le hameau de pêcheurs de Bak khleng. En se trompant de route, c'est parti pour un slalom périlleux sur un ponton en bois qui fait office de "chemin" entre les habitations sur pilotis. Les gens ici ne vivent de pas grand chose et nous regardent passer avec étonnement.

Le village retraversé dans l'autre sens, on se dirige au nord sur la route menant à Phnom-Penh. La végétation se fait plus dense alors qu'on arrive en vue des montagnes de la Cardamome. Cette luxuriance est incroyable, on profite du pont surplombant la rivière Tatai pour faire une pause et profiter...

Éclatant de teintes de vert ! 

De retour sur nos pas, c'est une petite piste qui nous mène vers les chutes d'eau Tatai. On paye 2$ de droit d'entrée puis on progresse en mode trampoline entre les creux et les bosses ! En arrivant au parking, un groupe de jeunes Cambodgiens font la queue pour prendre un selfie avec nous. Du coup on en profite pour les avoir aussi 😉.

Une courte descente escarpée plus tard, nous voilà aux chutes. Elles ne sont pas exceptionnelles au niveau débit mais dans un écrin magnifique surtout avec cette lumière du soir. On essaye d'apercevoir gibbons, tigres ou éléphants qui vivent cachés dans ces collines mais rien de vient troubler la tranquillité du lieu...

Vu que l'éclairage de notre scooter est quasiment inexistant, on décide de rentrer sans tarder vers la ville. Le coucher de soleil s'annonce tellement beau qu'on ne peut s'empêcher de s'arrêter à plusieures reprises. Et, on est fascinés par ce paysage et les gouttes d'humidité perlant sur les végétaux alentours.

Puis on trouve un super spot au milieu des champs pour voir le soleil disparaître au loin derrière les côtés Thaïlandaises.

Et ce soir, belle surprise, notre amie Natacha nous rejoint de Bangkok après une épopée vols et taxis, elle voulait être là à temps pour l'excursion prévue demain. On a le plaisir de se raconter nos aventures en mangeant un bout ensemble !

L'île de Koh kong et parc national de Peam krasop

On a donc réservé une excursion organisée, une fois n'est pas coutume, pour l'île de Koh Kong et un parc de mangroves. A 8h c'est le départ dans la grisaille mais le temps commence à se lever alors qu'on approche des côtes de l'île.

On accoste à la mode Koh lanta: en sautant directement dans l'eau ce qui n'ai pas pour nous déplaire ! Et quel lieu: des kilomètres de sable blanc bordé par une forêt tropicale.

L'île de Koh kong est la plus grande des îles cambodgienne, quasiment inhabitée elle est extrêmement préservée, mais pour combien de temps encore ?

Après s'être fait sprayer d'anti moustique à tout va par les guides (qui craignent qu'on se fasse avoir par les mouches de sable), on enfile palmes, masques et tubas à la découverte des fonds marins qui sont bien plus riches et préservés que ce que l'on imaginait...

Après un repas gargantuesque cuisiné sur place, on repart en direction des côtes. C'est incroyable la quantité de bateaux de pêche qu'on croisent à la file indienne, on se demande comment on a fait pour voir autant de poissons vivants !

Non loin du parc national des mangroves de Peam krasop, le ciel se fait d'encre et de nombreux éclairs zèbrent le ciel, cela nous permet de filer droit sur un magnifique arc en ciel. Heureusement il se déplacera rapidement loin de nous...

On débarque aux mangroves pour faire une courte balade suspendue sur des pontons. De nombreux jeunes locaux viennent ici pour manger ensemble et écouter de la musique (hyper fort) sous des tonnelles, étonnant !

La préservation de ce lieu est d'importance car les mangroves couvrent 20 000 km2 et 10 000 personnes vivent à son pourtour. Les fermes d'élevage de crevettes et la pêche intensive on mis à mal cet écosystème fragile dont les habitants dépendent pourtant (pour la reproduction des poissons notamment...). Ce parc, mis en place en association avec les locaux (écotourisme), cherche à leur fournir un autre moyen de subsistance et les intégrer dans la préservation de la mangrove. Donc les droits d'entrée servent à une bonne cause !

Une tourelle nous offre un incroyable panorama sur ce lieu avant de repartir.

On retourne à la ville, en longeant la côte le long de nombreux villages de pêcheurs aux couleurs éclatantes. Juste à temps pour admirer le coucher de soleil en buvant un coup avec Marianne, bretonne rencontrée sur le bateaux !

On va finalement dîner tous ensemble, Aymeric se sent seul avec 3 femmes 😂. On vous conseille les petites gargottes avec chaises en plastiques à côté du marché on y mange pour 1$ et c'est très bon !

On a adoré cette étape et on y serait bien rester plus longtemps afin d'explorer les Cardamomes en trek ou découvrir d'autres îles protégées. Seulement le mauvais temps s'installait dans la région, on a donc continué plus au sud...

Une précision, vous avez dû remarquer qu'on parle en dollars alors que nous sommes au Cambodge. Ici les monnaies officielles sont le Riel et le dollar ! Tu peux payer en $ et te faire rembourser en riels, c'est un coup à prendre. Les distributeurs ne donnent que des dollars.

Conversion à ce jour: 1$= 4000 riels

- Bus Battambang à Pursat: 5$ / Bus Pursat à Phnom-Penh: 5,5$ (passe quasiment toutes les heures).

- Bus Phnom-Penh à Kho kong: 8$

- Nuit à Koh Kong à Rozanna guesthouse: 6$, grande chambre très propre et bien situé.

- Excursion île de Koh Kong et mangroves, comprenant repas, prêt matériel: 20$/pers par Ritthy's guesthouse

- Location scooter chez Fat Sam's: 5$

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Direction Sihanoukville

Le mauvais temps nous rattrape, on file donc se planquer aux îles ! Mais il faut d'abord passer par Sihanoukville, à l'est de Koh Kong, donnant sur le golfe de Thaïlande. Bon on est un peu à la bourre ce matin, Aymeric fonce devant prévenir le bus pendant que Maelle attends Natacha, qui finalement n'a plus assez de sous pour payer la chambre (et oui il faut le temps de se faire à ces deux monnaies... ). Pas de stress, le gérant l'emmène illico en scooter vers Aymeric pour qu'elle puisse le payer ! 5h de trajet plus tard comprenant un changement de bus à la croisée des chemins, nous voilà en ville. Direction les plages de Serendipity et d'Ochheutreal près desquelles où on se trouve une guesthouse pour trois, puis une bonne soupe locale à déguster assis au bord de l'eau. Il n'y a pas grand monde à cette heure et c'est tant mieux !

Le programme de la fin de journée sera: baignade dans une eau si chaude qu'on ne sent pas la différence avec l'extérieur, coucher de soleil les pieds dans le sable blanc et cocktails (négociés bien sûr 😄).

Après tout ça on se sent bien détendus et pour une fois, plus dans l'esprit "vacances" que tour du monde.

Koh rong

Le lendemain, on réserve le slow boat pour aller sur Koh rong (qui dit slow dit moins cher 😉) et la caissière nous dit de revenir pour 13h au guichet, "tu es sûre ? Ok... ". Génial on a le temps de déjeuner et de prévenir Manu, 2ème compère qui doit nous rejoindre, de la suite des évènements. Malheureusement on loupe le bateau de peu malgré qu'on soit en avance, et oui 13h c'était l'heure du départ !!! En s'énervant car la guichetière aurait pu nous dire de venir un peu en avance, on nous reclasse dans un slow-boat 3h plus tard. Il ne part pas du même port donc c'est en tuk-tuk qu'on y accède. Une fois le bateau chargé de marchandises tel que des pains de glace fondants au soleil et poulets suspendus par les pattes, nous voilà enfin partis cheveux au vent !

Coup de chance, on arrive exactement en même temps que Manu (qui vient pourtant de faire quelques milliers de kilomètres en 48h depuis l'Australie). On se trouve rapidement une chambre à 4 avec vue panoramique sur les pontons de la baie de Koh Tuich. Le village réduit à un front de mer, ressemble à un repère de pirates avec ses devantures en bois et ses allées de sable, on a l'impression d'être dans un film par moments ! L'île ne compte que 5 villages dont la plupart vivent de la pêche. Après une bonne marche le long de la plage et un repas: au lit ! On se réveillera tous pour voir le lever de soleil depuis notre chambre, avant de finir notre nuit.

Premier jour sur l'île on commence tranquille en prenant notre temps, tout d'abord changement de guesthouse puis petit-déjeuner à l'abri d'un parasol car la chaleur est terrible ! Et puis il faut dire que la vue depuis la plage, en sirotant un café est déjà superbe, jugez par vous même...

On se décide tout de même pour une petite balade à travers l'île vers Long beach, une immense plage située à l'ouest. Le chemin pour y aller passe par le Sky Bar sur les hauteurs de la baie. Arrivés à ce fameux bar, la vue est splendide, on en profite pour prendre des infos sur les tours organisés par le patron.

Puis c'est parti pour une petite expédition à travers la jungle, ça monte doucement, par contre attention à la descente de l'autre côté de l'île, c'est un peu plus sportif ! La plage bien que très belle est en chantier, ici un nouveau ponton va sortir de l'eau, et plus loin c'est des dizaines de bungalows de luxe qui poussent sur le sable un peu en retrait de l'eau... 😲 On est un peu déçu de trouver cette plage en cours de transformation (et avec tant de déchets), on imagine sans peine ce qu'il va en advenir dans peu de temps. Mais on profite du moment en se baignant dans une eau cristalline quasiment seuls sur ces 8km de sable blanc.

On traine tellement que le retour se fera en partie de nuit, en recommençant à taper des pieds et des mains tout en chantant pour éloigner les serpents, puis, un chien nous ouvre le chemin jusqu'à l'autre côté, ouf on est plus rassurés ! De nouveau au Sky bar, on profite d'un verre alors que les étoiles pointent le bout de leur nez. Pour dîner ce sera un petit restaurant tenu par un italien super sympa et bavard, qui nous apprends l'histoire cachée de l'île. En effet, comme sa petite soeur Koh Rong Samloem, l'île a été vendue par le gouvernement à de grands groupes, qui projettent d'en faire une destination de privilégiés, avec aéroport, route et complexe hotelier de luxe... ça explique ce qu'on a vu plus tôt sur Long beach. Et ces groupes voient d'un mauvais oeil le tourisme backpacker, ils mettent donc des batons dans les roues des gérants de bar, restaurants et guesthouses du coin. Heureusement, ici tout prend du temps, donc malgré de gros investissements, ces petits paradis devraient échapper au bétonnage pendant encore quelques années... Misère !

Le lendemain on a réservé une excursion à Koh rong Samloen avec Adam Adventure. La journée commence par du snorkelling autour du petit îlot situé en face de notre baie. Les fonds sont bien conservés et il y a des poissons, mais le temps étant moyennement clément ce matin, la visibilité n'est pas au rendez-vous. Ensuite c'est direction Ma pai Bay sur la "petite" ile de Koh Rong Samloen.

Le temps s'améliore et l'eau prend une couleur turquoise profonde près du bord. Ça y est, on est dans un paysage de carte postale, tout ébahis, le sourire aux lèvres !

Notre guide nous fait faire un petit tour du village par le nord, où se cache un bar avec une vue bien sympathique ! Viens ensuite un stop a l'école où les enfants sont en plein devoirs. Les filles s'empressent d'aller voir les marmots et c'est parti pour les selfies. Ici aussi on voit que les constructions vont bon train, mais ce ne sont que de petites guesthouses ou auberges de jeunesse qui sortent du sable, les complexes à plusieurs centaines de dollars la nuit sont plus loin au sud de l'île.

Après le petit tour, c'est pause baignade dans la baie qui est juste exceptionnelle: pas de constructions, une clarté incroyable contrastant avec la couleur dorée du sable et un véritable sentiment de bout du monde ! On déjeune sur le sable avant de reprendre le bateau qui est venu s'amarrer tout près.

La petite île de Koh Kok (à gauche) deuxième spot de Snorkelling, magnifique !

Après une nouvelle séance de snorkelling cette fois-ci qui vaut son pesant d'or, on débarque à une autre plage fameuse et plus cossue, celle de Saracen bay. Celle ci d'un blanc éclatant est lechée par un degradé de bleu turquoise, c'est vraiment le paradis ici ! Puis on gagne la Sunset beach par un sentier traversant la jungle à la queue leu leu et sans bruit. Et oui on essaye d'observer les nombreux singes qui se planquent dans les arbres. Arrivés sur place on profite juste à temps du coucher du soleil, et oui la plage est intitulée sunset pas pour rien !

Rebelotte on embarque et en mode colonie de vacances on a le droit à des bières et du whisky coca bien dilué tout en se rapprochant de Koh rong de nuit. Et là ce fut un de nos meilleurs moment du voyage et une super expérience à partager à 4: on a nagé avec du plancton phosphorescent et oui !!!

Phytoplancton bioluminescent by Imgur

Késako ? Alors en fait ça s'appelle plutôt du phytoplancton bioluminescent, bon vous savez certainement déjà qu'il produit une grande partie de l'O2 que l'on respire, et est le premier maillon de la chaîne alimentaire océanique, mais en plus grâce à une réaction chimique il transforme l'énergie cinétique en énergie lumineuse (ok on vous a perdu ? 😂 ). Bon en tout cas c'est incroyable, à chacun de nos mouvement l'océan s'illumine de milliers de petites lueurs vertes. On s'amuse donc à bouger le plus vite possible pour les faire apparaître et les regarder avec nos masques et tubas en s'exclamant ! ! C'est même un peu plus visible en descendant de 2 ou 3 mètre sous la surface. Autant vous dire qu'en quelques minutes à s'agiter et à plonger dans le noir on est à bout souffle au moment de retourner sur le bateau.

NB: Prévoyez de préférence un soir de nouvelle lune (c'est à dire quand on ne la voit pas la nuit !)

Le lendemain de cette fabuleuse excursion, on se la joue tranquille, matinée paresse puis on part à la découverte d'autres plages de Koh rong accessibles à pied. Et oui on a oublié de vous précisez qu'il n'y a pas de route ni de véhicules sur les îles, le bonheur ! Tout d'abord 4k beach où sont camouflés quelques bungalow sur pilotis. Bon si on revient avec un meilleur budget on ira dormir là !

On poursuit la balade par les plages de Nature beach et Sons of beaches (nom véridique 😂) qui ne sont pas moches non plus... mais plus le temps de poursuivre jusqu'à Coconut beach, Aymeric est déçu il n'a pas eu son quota de cocotiers ! Du coup on se paye un shake de fruits avant de s'en retourner au soleil couchant.

Dernière matinée, c'est finalement le moment des adieux, on se sépare à contrecoeur de Natacha et Manu qui poursuivent vers Angkor, tandis qu'on se rends toujours plus à l'Est du Cambodge. Heureusement un chaton nous réconforte avant de repartir vers le ponton...

Ces îles sont magnifiques, de vrais havres de tranquillité... Koh rong samloen est plus préservée que Koh rong davantage festive (mais à la cool) dans tout les cas elles sont à visiter rapidement avant qu'il ne soit trop tard !

- Slow boat Sihanoukville à Koh rong: 13$

- Nuit à Koh Kong au dessus du restaurant Turc: 20$ pour 4 personnes, avec super vue !

- Nuit à Koh rong island chez Bungs: 12$ avec free breakfeast, eau gratuite, happy hour...

- Excursion koh rong avec Adam adventure camp: 20$ par personne (et de beaux débardeur bien voyants gratuits)

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Après ce superbe séjour aux îles, retour à la terre ferme et une fois n'est pas coutume 😉, on prend un minibus pour rallier Kampot à l'est de Sianhoukville. Le chauffeur roule tranquillement, et s'arrête à la sortie de la ville dans une station essence. Pendant une heure on attend sans savoir pourquoi... On en profite pour tchatcher avec un couple de Francais et un Américain barbu complètement déjanté. De l'autre côté de la route, puisqu'on à rien d'autre à faire, on suit la vie de la basse cour et quelle surprise quand une grosse truie rose saute une rambarde pour rentrer dans son enclos. On est tous mort de rire en la voyant recommencer pour sortir 😂. Le minivan repart finalement et on sera poursuivi par un énorme orage jusqu'à notre destination. On se pose à notre hébergement vers 20h30, l'orage est passé, heureusement car notre chambre est un mini bungalow (même Maëlle ne tient pas debout) en bambou, donc plein de courant d'air et sur pilotis ! Comme il est tard on commande à grignoter là, en guise de snack arrive (en scooter) le plus gros Samosa qu'on ai jamais vu !

Dans les environs, le parc national de Bokor est très réputé. Comme d'habitude on s'y rend en scooter et ça grimpe ! Située à 1000m d'altitude cette ancienne station climatique Française d'Indochine, nichée au beau milieu de la nature, était un lieu de détente pour les colons puis pour la bourgeoisie Khmère. De nombreuses fois abandonnée, la station a été rachetée (pour 99 ans !) par un grand groupe financier qui évidemment lance un projet titanesque d'hotel puis de ville nouvelle (pour l'instant c'est horrible...). On se demande ce que va devenir le parc national après ça...

Le point positif de l'ascension mis à part la vue incroyable sur la côte en contrebas, c'est qu'il fait enfin frais ! On fait un tour de la Pagode des cinqs jonques, seul bâtiment historique encore en activité. Aymeric se prends pour un bouquetin en grimpant sur des rochers pour obtenir de meilleurs clichés.

Arrivés au sommet, se trouve la pièce maîtresse de l'ancienne station soit le Bokor palace. Rêve mégalo des colons français il a eu un coût faramineux pour être rapidement degradé vu les conditions climatiques (une des régions les plus pluvieuses du Cambodge et envahie par la brume). Il sera laissé à l'abandon à de nombreuses reprises puis investi par les derniers survivants Khmers rouges avant de tomber réellement en désuétude...

A droite: le Bokor palace 

Pour finir, se sera deux fails consécutifs, on cherche les 100 champs de riz (100 rice fields en anglais) et finalement se sont des étendues de pierres empilées qui pourraient ressembler à de petites montagnes entourées de verdure (champs de riz donc) avec pas mal d'imagination... Puis, vient la visite sans intérêt des chutes d'eau Popokvil, et oui on s'est rendu compte qu'elles étaient asséchées après avoir payé les droits d'entrée... bon ils t'offrent une bouteille d'eau ils sont sympas quand même 😂 ! Heureusement on était pas venu là pour ces deux attractions.

On reprends la descente et la brume se fait de plus en plus compacte, si bien qu'on y voit plus à 3 mètres ! Heureusement la route est la meilleure qu'on ai eu au Cambodge, d'ailleurs attention les locaux ont tendance à se prendre pour des champions de moto Gp !

Comme les péripéties mettent du piment dans l'aventure...on se rends rapidement compte que notre pneu arrière est bientôt à plat, bon on commence à être habitués après la Thaïlande ! Aymeric continue les 3,5 km restant tout seul et à petite vitesse pendant que Maëlle marche au bord de la route jusqu'à ce qu'une famille la prenne en stop ! A la station service située à l'entrée du parc, il n'y a pas de gonflage évidemment... on fini par pousser le scooter au bord de la grande route sur un bon kilomètre jusqu'à trouver notre bonheur ! Le bénéfice du frais est déjà oublié, on est à nouveau ruisselants !

On retourne rapidement sur Kampot tant qu'il y a de l'air dans le pneu, pour échanger notre monture et visiter un peu la bourgade. Petite ville coloniale qui a connu son heure de gloire grâce au poivre, il est agréable d'y flâner tellement l'ambiance est détendue.

Le lendemain en se dirigeant vers Kep, on s'arrête visiter les marais salants. Les femmes font un travail harassant (on a vu que des femmes !) en ratissant le sel puis en créant des monticules qu'elles chargent dans des paniers posés sur l'épaule avant d'aller les déverser dans un appentis. Elle nous sourient même en portant leur lourde charge...

Les pistes de terre rouges font suite à la route alors qu'on bifurque vers secret lake... on se retrouve à circuler au milieu de champs, hameaux et de belles maisons en bois entourées de palmiers.

Le but de ce détour est d'aller visiter une plantation de poivre (qui s'appelle La plantation). La visite gratuite est très intéressante, tout d'abord on a droit à un cours sur le poivre, puis des dégustations avant d'aller sur le terrain. Quel parfum et il reste en bouche un bon moment, c'est incomparable avec ce que l'on a dans nos cuisines ! On comprend pourquoi le poivre de Kampot est connu comme un des meilleurs au monde et est surtout utilisé par les restaurateurs réputés. Ici il est cultivé de manière biologique sans pesticide donc, l'engrais étant à base de végétaux et de coques de crabes... Comme le poivre est une plante grimpante, il est cultivé sur des tuteurs, abrité sous des tonelles car il ne supporte pas le soleil direct pendant ses premières années.

Après cette pause forte en saveurs, on continue vers Kep en longeant le Parc national jusqu'au bord de mer. À la plage on se fait une "folie" avec un jus de canne à sucre pressé devant nous dans une sorte de girobroyeuse miniature !

Puis on poursuit en passant le semblant de centre ville et en circulant au milieu des nombreuses propriétés à l'abandon. Située près du Vietnam, cette station balnéaire a connu un essor fulgurant jusqu'au années 60 mais le régime des Khmers rouges a eu raison de la ville... Elle tente de se redévelopper mais est surtout connue pour son crabe (qu'on ne goûtera pas... Na !).

L'ambiance du lieu est assez particulière, comme après une fin du monde mais ce n'est pas pour nous déplaire... et on fini la balade en s'enfoncant dans le parc national à l'assaut d'un point de vue incroyable sur les environs depuis le balcon d'un temple visible de loin !

On termine la journée sur Kampot, en flanant au bord du fleuve, buvant un coup sur un bar flottant puis on se fait un petit plaisir pas cher avec des excellents raviolis et pizza maison faits par un italien dans une gargotte de bord de route ( chez Ciao vous ne serez pas déçus !).

On ne regrette vraiment pas cette étape verdoyante et tranquille avant de rallier la capitale...

- Bus Sihanoukville à Kampot: 6$/pers

- Nuit à Kampot à Kampot oasis: 6$ bungalow en bambou sur pilotis sdb partagée.

- Petit déjeuner et location scooter à l'adorable Family guesthouse et restaurant

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J1 

Arrivés de Kampot vers 14h après avoir attendu notre bus, en retard comme souvent, on négocie un tuk-tuk pour 3$ depuis les abords du marché Russe et nous voilà à notre hôtel. Il fait une chaleur terrible et la moiteur est de la partie, on avale un repas avant de prendre la direction de l'ambassade pour faire notre visa Vietnamien.

Au passage on croisera des équivalents asiatiques de HLM très photogéniques avec leurs façades en train de se délabrer et où la nature commence à reprendre ses droits. Arrivés à l'ambassade et délestés de 80$, on repart sans nos passeports qu'on pourra récupérer dans 2 jours. ( Il y a possibilité de le faire en 24 heures ou moins mais en payant plus cher 😉.)

Pour continuer la visite de la ville, sans but plus précis aujourd'hui que celui de s'économiser pour ne pas transpirer toute l'eau de notre corps, on bifurque pour arriver à la confluence de la rivière Tonle Sap et du Mékong. De beaux buildings neufs bordent ce côté de la rive, ainsi que des centres commerciaux. La ville est en ébullition, il est difficile de faire 5 minutes de marche dans n'importe quelle direction sans tomber sur un chantier. Face à nous cela semble plus résidentiel, mis à part quelques gros hôtels, malgré ça les bords de la rivière manque tout de même un peu de charme... Le coucher de soleil approchant, la promenade se rempli de sportifs qui attendaient que la chaleur baisse !

Le long du parc Wat Botum tout proche de notre hébergement, de nombreux stand servent cafés et autres boissons, mais peu de nourriture. Il nous faudra chercher dans les contres allées avant de se décider pour une gargotte qui propose des espèces de grandes omelettes fines... comme souvent on s'assoit avant de savoir ce qu'on va pouvoir manger, ou, comment on va le manger. Les grandes omelettes arrivent fourrées de pousses de soja et ce qui semble être de la viande (damned !). Et on nous emmène en plus un panier rempli de feuilles de salade, coriandre, menthe et autres condiments. Bon on est pas bien avancés, et devant notre mine de perdu, le patron se met à faire un mime. Tu attrapes un bout de l'espèce d'omelette, que tu poses dans une feuile de salade, tu rajoutes des herbes fraiches, essaye de tenir ça sans en perdre la moitié pour que ça ressemble à une crêpe roulée, et tu as enfin le droit de le tremper dans la sauce. Tout ça avec pour seuls ustensiles des baguettes ! Autant vous dire qu'on a vite fait d'utiliser nos doigts 😆. Forcément on doit pas avoir l'air dégourdi, mais c'est sacrément bon et bien local !!

J2

Après avoir un peu traînassé le matin, on se dirige vers le palais royal dont on ne verra que l'extérieur, il n'est pas si réputé que ça... Pas grave, les rues adjacentes sont pleines de vie et nous offrent de beaux points de vue sur les temples colorés. Par contre on s'arrête non loin de là visiter le musée national.

C'est surtout un musée d'archéologie qui retrace une partie de l'histoire du Cambodge. On y reconnaîtra des styles de bas reliefs et statues de l'époque Angkorienne. D'autres plus anciennes ressemblent presque à des statues égyptiennes. Il y a un peu de tout, des pans de murs sauvés de justesse d'une sortie illégale du pays, des ustensiles d'époque tels que pipes à opium, vases et autres céramiques. Ce qui frappe c'est la diversité des genres et des religions, ici des bouddha, et plus loin de petits bronzes de Ganesh, indouhiste donc.

Le musée n'est pas immense, le tour est vite fait. Prochaine destination, le marché Psar Kandal, pas tant pour ses étals, mais parce qu'il nous reste de la monnaie laotienne à échanger. Le marché est noir de monde et le passage entre les états, déjà pas bien large, se réduit encore à cause des motorbikes qui le traverse. Nous voilà du côté des poissonniers à juger par l'odeur, alors Maëlle qui a le nez fin, grimace et presse le pas pour s'extirper de cette vision de poissons décapités au plus vite.

Tout autour, de nombreux bijoutiers achètent de l'or et font du change, mais peu veulent bien des Kips Laotien... même après négociation le taux est toujours mauvais, on décide donc de les garder et de tenter notre chance au Vietnam qui a une longue frontière avec le Laos.

La fin d'après-midi passe alors qu'on déambule vers le nord en regardant les vieux immeubles coloniaux tombés en décrépitude. On fini par se trouver un restaurant indien, près du marché central (Psar Thmei), qui ne paye pas de mine mais on est pas déçu. Ici les portions sont gigantesques, et comme c'est rarement le cas, on a eu les yeux plus gros que le ventre ! Le fallafel à lui seul (oui ils ont aussi des plats libannais) aurait rempli un estomac sans problème, alors avec les hamburger indiens et autre plats végétariens, on a du mal à finir et on sort de table au ralenti. (On vous mets l'adresse en bas de la page 😉). Ça nous donne l'occasion de regarder les locaux charger des marchandises sur des camions qui finissent par faire 4 ou 5 mètres de haut. On reste stupéfait en en voyant un dans lequel est posée une camionnette elle même remplie à raz bord de sacs en tout genre...

J3 

Aujourd'hui on recupère nos visa pour le Vietnam. On en profite donc pour visiter les alentours de l'ambassade avant de pouvoir prendre possession de nos passeports dans l'après-midi. Direction le quartier du marché russe (Orussey Market) ou il y a paraît-il de nombreux stands pour bien manger. Au passage on se perds volontairement dans des ruelles plus typiques que les grandes artères passantes. Il y a souvent des tags et l'enchevêtrement de petites maisons (souvent en bois) et des immeubles tout proches donne un beau mélange de genre. Malgré la chaleur on fera pas mal de détours en suivant les allées qui nous paraissent les plus prometteuses.

Aux alentours du marché, il y a de nombreux restos branchés, mais après pas mal d'allers retours (comme souvent on a du mal à se décider) on arrête notre choix sur un resto pur Japonais au grand bonheur d'Aymeric. On file ensuite récupérer nos visas tout neufs, avant de se diriger vers l'ancienne prison S21 qui est le musée du génocide Cambodgien.

Il est bien difficile d'expliquer les événements tragiques qu'ont connu le pays, c'est extrêmement compliqué et nombre de pays voisins ou pas (France, USA, Vietnam...) ont leur part de responsabilité... Toujours est-il qu'une guerre civile a éclaté en 1967 suite à la levée du protectorat Français. Au terme de cette guerre civile, les Khmers Rouges, un mouvement pseudo communiste radical (entendre "dictature" ), se met en position de "sauveur" et prend les commandes du pays avec en grand chef le fameux Pol Pot.

Ils vident alors les villes de leurs habitants, les envoient dans les campagnes en les réduisant en esclavage pour travailler dans les champs afin de nourrir le pays (majoritairement du riz). La plupart n'étant pas fermiers, les récoltes sont maigres et en peu de temps une famine sévit dans le pays.

Et ce n'est pas le pire, ils arrêtent tout ceux supposé être des opposants au régime et ce pour n'importe quel motif. La prison qu'on visite aujourd'hui est la plus connue des 190 du même genre. Car elle a été conservée en l'état et les archives des atrocités commises en son sein y ont été retrouvées. Elle était à la base un lycée qui a été "amelioré" pour la circonstance...

Ouvriers, diplomates, professeurs ou étrangers, hommes, femmes comme enfants, il suffit d'être considéré comme intellectuel pour être incarcéré à S21. Par exemple, le simple fait de porter une paire de lunettes faisait de vous une personne à exterminer. Une fois en cellule et dans des conditions abominables, quasiment sans nourriture, les prisonniers étaient photographiés, avant d'être torturés (on vous passe les sordides techniques utilisées) pour leur extirper des aveux de culpabilité.

On verra des galeries entières de ces portraits de pauvres gens à qui on a fait avouer tout et n'importe quoi. Une fois les aveux jugés suffisants, et pour ceux qui ne mourraient pas de torture ou malnutrition, ils étaient envoyés à l'extérieur de la ville pour y étres exécutés. Pas d'une balle de fusil, trop cher, mais la plupart du temps égorgés ! L'horreur sous sa pire forme...

Entre 1975 et 1979 sous la domination des Khmers Rouge, 3 millions de cambodgiens ont été tués, soit 1 cambodgien sur 4.

Le musée vaut vraiment la peine d'être visité, mais préparez vous à être bouleversés et émus...

A gauche: circulation cahotique depuis l'intérieur d'un tuk tuk. A droite: Singe déambulant en pleine ville ! 

Pour se changer les idées, on repasse par les bords du Tonle Sap afin d'observer le coucher de soleil. Sur le retour, toujours par le bord de l'eau, il y a plus d'activité, et pas seulement des sportifs maintenant que la nuit est tombée. On croise des femmes qui tirent les cartes sur de petits bancs, un monsieur qui surveille une balance en self service, oui des fois que tu ai envie de te peser pendant ta balade...

Plus loin, vers la petite île de Koh pich qui rassemble centre commerciaux et bar avec musique à fond, on décide de reposer nos pieds et c'est le classique nouilles aux oeufs assis par terre sur une natte pour dîner.

Pour finir notre dernière soirée ici et puisque on a encore un creux, on retourne le long du parc wat botum pour trouver des rotee chocolat banane dé-li-cieux (y a rien de mieux pour se remonter le moral...), qu'on déguste en regardant des dizaines de jeunes danser.

La ville de Phnom-Penh ne nous laissera pas un souvenir impérissable, trop grande et dénuée d'âme, excepté pour la visite de la prison S21.

- Bus Kampot à Phnom-Penh: 20$

- Nuit à Phnom-Penh à Lazy gecko guesthouse: 12$, avec charmant bar/resto bien situé.

- Besto Restaurant and Mart cuisine indienne mais pas seulement, c'est très bon et l'essentiel falafel sont immenses (à côté de Phsar Thmei).

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Nos coups de coeur:

- Les temples d'Angkor.

- Les îles Koh rong et Koh rong samloen.

- Les alentours de Krong Koh Kong.

- L'ambiance décontractée à Battambang et la joie de vivre, l'humour et la gentillesse des Cambodgiens en général.

Oh le Cambodge c'est déjà fini ? 

Un poil de négatif:

- La nature est une poubelle, des déchets partout même sur les plages paradisiaques.

- Les sollicitations incessantes des tuk tuk. Rester zen et connaître la phrase clef: "At té akoun bong " (non merci frère) à dire en faisant un signe de la main comme les marionnettes. (Qui signifie non).

- La chaleur étouffante à cette période de l'année parfois difficile à supporter pour les visites...


On ouvre la bourse:

En comptant nourriture, logement, transports, activités (et on s'est fait plaisir), extras,...

Nos 22 jours au Cambodge nous seront revenus à 21€ par personne et par jour. (En adéquation avec les 21€ prévus grâce à l'excellent site planificateur à contresens).

Le visa étant payant à hauteur de 30$ pour une durée de 30 jours, on arrive à un GRAND TOTAL de 982€ à deux (soit 491€ par personne pour 22 jours).

Le Cambodge est un pays qui nous a énormément plu et où il nous reste pas mal de régions à découvrir notamment au Nord, le Mondulkiri et Rattanikiri, donc à une prochaine !


Pour lire la suite de nos aventures voici le lien vers le carnet tour du monde.