Carnet de voyage

Les Balkans !

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En fait, c'est quoi les Balkans ?? Toute la péninsule de la Croatie à la Grèce ? Seulement la partie Albanie, Macédoine ? Pour mon hôte de ce soir à Trilj, la Croatie n'en fait pas partie !
Juin 2019
3 semaines
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Après m'être un peu reposée pendant mes deux jours à Trieste, ce dimanche 2 juin est un grand jour. Pas uniquement parce que c'est la date anniversaire des 35 ans de mariage de mes parents. Mais aussi parce qu'après près d'un mois de voyage, je vais enfin arriver dans les Balkans !

Pendant mon séjour chez eux, Iulia et Stefano m'ont parlé de la Parenzana, une ancienne voie de chemin de fer reliant Trieste-Muggia à Porec en Croatie sur 123 km, reconvertie en chemin vélo. Tout ça financé par l'Europe... merci au Feder ! La Parenzana démarre à Muggia à une dizaine de kilomètres de chez eux, c'est donc vers là que je m'oriente. Depuis chez eux, la liaison avec la Parenzana est indiquée. Facile !

Après quelques kilomètres, premier passage de frontière, facile !

Ensuite petite pause visite à Koper... J'attache le vélo car c'est quasi impossible de se déplacer dans le centre historique pavé avec mon vélo chargé ! Je fais le petit tour classique.


De jolies ruelles fraîches

La maison Carpaccio du 14e siècle, où serait né le peintre Vénetien Vittore Carpaccio... je vous rassure, je ne le connaissais pas avant de découvrir Koper...

La maison Carpaccio

J'ai pu visiter l'église à l'issue de la messe qui devait célébrer les premières communions. Beaucoup d'enfants en aube... Un style architectural encore assez chargé. Je ne prendrai pas de photos car il y a du monde partout. Photo souvenir de la communion oblige !

La place centrale avec l'église

Ensuite, je repars, la Parenzana continue le long de la côte, c'est juste magnifique ! L'occasion de faire une pause déjeuner face à la mer !

Je n'ai vu qu'un petit fragment de la Slovénie mais sur ce fragment là, ce pays m'est apparu comme un paradis du vélo ! Quelques extraits...

Si vous ne voyez pas qu'il y a une piste cyclable, je ne peux rien faire pour vous ! Les Slovènes laissent bien la priorité aux cyclistes !

Marquage piste cyclable

Des dos d'âne pour cyclistes sur la Parenzana ! Très agréable quand on a des sacoches !

Qui dit ancienne voie de chemin de fer, dit tunnels... Ça fait du bien, c'est frais !

Ça monte et ça descend et ça permet d'avoir de belles vues ! La route est très verte entre les vignes et les vergers... Quelques cerises au passage !

Marais salans, parc Secoveljske

Et encore une frontière ! Deux pays en une journée... mon record ! J'arrive donc en Croatie... et je quitte Schengen et l'euro. Une dizaine de voitures devant moi, étant à vélo, je me permets de les doubler et vais m'installer à côté d'un motard qui me laissera passer. Il est Slovène et fait sa sortie moto du dimanche. On discute un peu le temps de passer la frontière, il me propose d'aller boire un verre à Umag à une dizaine de kilomètres de là. Au final, ça tombera à l'eau au propre comme au figuré car la pluie se mettant à tomber, il devra repartir pour la Slovénie mais il passera quand même me dire bonsoir. Je profite pour faire un petit tour dans Umag, charmant village côtier. Puis direction le camping à 14 km, il y en avait un à 7 km mais sans herbe... Pas top pour une tente ! C'est le début de la joie des campings à 20€ en Istrie !

Si la Parenzana était magnifique et sans voiture, je déchante la frontière passée... C'est retour de WE en Croatie. Il y a 3 km de bouchons ! La route est très étroite et impossible pour les voitures qui me suivent de me doubler et ça monte ! Heureusement, il n'y a pas tant de monde dans mon sens. Je m'arrête quand même de temps en temps pour laisser passer quelques voitures ou bus ! Ça faisait aussi un drôle d'effet de croiser les regards des conducteurs arrêtés dans l'autre sens et de recevoir leurs encouragements !

Au final, une très belle journée, essentiellement ensoleillée malgré les quelques gouttes de pluie sur la fin ! 77 km à 12,97 km/h de moyenne et sur un des plus beaux chemins vélo que j'ai pris jusque maintenant !

Une fois la tente installée, ce sera l'occasion d'aller faire mon premier plouf dans l'Adriatique... Je m'imaginais une côte sauvage avec des criques comme dans les Cyclades, ce sera la plage privée du camping... Mais l'eau est bonne et ça fait du bien après une journée de vélo !

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Réveillée vers 7h par le soleil... je n'avais pas vraiment fait attention à placer ma tente à l'ombre. Je décolle vers 10h. Direction le sud et Pula d'où je pense prendre un ferry pour les îles. En cours de route, je m'arrête devant un panneau détaillant les chemins vélo en Istrie... il y a de quoi faire !

Plutôt que suivre la côte, très fréquentée, je me décide à aller à la découverte de l'intérieur de la péninsule. Direction Vizinada donc ! Des petites routes sur la première partie puis je rejoins la D44 pour une belle longue descente le long du Mirna. Peu de circulation, c'est top ! Le parcours est plutôt vert ! Des champs d'oliviers, des vignes, mais aussi un peu de forêt !

Une belle montée de 6 km avec 270 m de D+ vers Vizinada, pas facile ! J'y arrive vers 13h30. Petite marche vers le point de vue à l'entrée du village. Une jolie vue qui se sera méritée !

Pas de chance, il n'y a rien dans le village pour me restaurer. Sur les conseils du gérant d'un café, je prendrai une route un peu plus longue pour retourner vers Porec mais dans 2 km, il y aura un restaurant !

Gnocchis au goulash avec une petite salade pour reprendre des forces ! 10€, on voit que j'ai quitté la côte !

Le retour vers Porec sera plus tranquille, pas mal de descente. Quelques cerises pour goûter !

Encore un camping à 20€... Je monte la tente dans une des zones "libres" pour les tentistes. Cette fois, je regarde l'orientation et je mets la tente sous des arbres de sorte à avoir de l'ombre le lendemain matin. Ensuite, deuxième plouf plage privée ! Mais que ça détend de nager !

Pas de tables disponible, donc dîner spartiate sur l'herbe puis au dodo !

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Encore une journée sous le signe du soleil ! J'ai encore des progrès à faire sur le placement de la tente... l'ombre matinale était beaucoup plus longue que ce que je pensais, résultat réveillée par le soleil le matin ! Objectif de la journée, arriver jusque Pula où j'ai réservé un air bnb pour la nuit.

Encore une fois le trajet démarre par une petite route de campagne entre oliviers, vignes et coquelicots ! J'adore !

Au détour, d'un chemin, cochon grillé, un des plats typiques d'Istrie. Entre les gnocchis au goulash et le cochon grillé, je trouve que la gastronomie est plutôt en phase avec le climat ! A 11h du matin, je passe mon tour !

Puis je rejoins une route surplombant un magnifique fjord... Tout ça en descente, magnfique ! Petite halte au point de vue, ça a l'air un peu plus touristique... L'offre le long des routes s'articule en général autour de la lavande, le miel et l'huile d'olive. Production locale !

Mais la vue est belle !

Je prendrai mon pic-nique - vu l'expérience d'hier, j'ai prévu cette fois ! - au bord du fjord. Sur la route, je m'arrêterai à Bale, un très joli petit village en pierre. Typique de l'Istrie ! Je prends le temps de flâner et déguster une glace !

Jolies maisons fleuries
Porte du château Soardo Bembo
Jolies petite rues fraîches et ombragées

Pour l'anecdote, Giacomo Casanova, séducteur le plus connu du 18e siècle, aurait visité plusieurs fois Bale entre 1743 et 1747, à la rencontre de the lady of Soardo family, dont il était tombé amoureux.

En Istrie, on ne parle pas de Bed an Breakfast mais de Bike and Bed... Effectivement côté vélo, il y a de quoi faire et dès qu'on va à l'intérieur, peu de circulation !

J'arrive vers 17h30 à mon air bnb. On dira que ce n'est pas le plus charmant que j'ai fait jusque maintenant ! Et galère pour décharger le vélo avec les échafaudages ! J'ai aussi manqué de peu de me faire courser par un chien errant !

A peine installée, direction le port qui, c'est le point positif est à 3 min à vélo ! Un seul bateau pour rejoindre Cres. Départ à 7h demain matin, le réveil sera matinal ! Et direction la plage, publique cette fois ! Gare aux oursins ! J'y reste jusqu'au coucher de soleil... Détente bien méritée après 60,5 km à 14,15 km/h. Retour à mon air bnb où je me cuisinerai une petite salade de pâtes.

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Réveil à 5h45 pour avoir le temps de charger le vélo pour 6h30 et prendre le bateau à 7h ! Le bateau est un catamaran, mon vélo sera attaché à la barrière et nous sommes cloisonnés à l'intérieur pendant le voyage. Je profite des 3h30 de trajet pour prendre mon petit déjeuner - j'avais fait l'impasse à 6h du matin - et essayer de mettre un peu à jour le blog ! D'ailleurs j'étais tellement absorbée que j'ai failli rater mon arrêt ! Le vélo a un peu pris les vagues et le sel... 😔

Avant de partir, petite visite de Mali Losinj. Village de pierre aux petites ruelles fleuries et ombragées, un joli petit port, pas mal d'escaliers mais comme chaque visite de village, je la fais à pied ! Un village bien représentatif des villages insulaires croates ! Quelques images !

Le port de Mali Losinj
Les petites ruelles fleuries

Je m'apprête à partir de Mali Losinj par la route principale. Quand je vois un joli petit chemin le long de la mer qui a l'air praticable à vélo. Je ferai donc une petite option de 4 km avec le tour de la petite péninsule avant de partir. Un peu poil plus sauvage que les plages privées des campings d'Istrie. Une jolie petite boucle même si je devrai pousser le vélo sur quelques passages.

Ensuite, en route ! Il n'y a qu'une seule route pour traverser l'île. La première partie jusque Osor avec pas mal de descente et vue sur la mer est magnifique !

Je tente une option pour aller voir la mer de plus près à Artatore. Pas forcément le choix le plus judicieux...

Je ferai ma pause déjeuner à Osor. Encore un très joli petit village de pierre aux rues fleuries.

Eglise Stolnica Marijina Uznesenja, Osor

La suite du parcours sera plus monotone. Un peu plus de montée, moins de vue sur la mer mais une belle campagne, assez aride qui me rappelle un peu les Cyclades !

Je dormirai au camping de Kovacine. Encore bien cher, 20 € l'emplacement. J'arrive à me dégoter une place relativement ombragée. Je discute un peu vélo avec mon voisin suisse allemand puis direction la plage privée du camping. Je profite pour nager un peu cette fois et j'ai manqué de me prendre un paddle boat comme je ne regardais pas où j'allais en nageant le crawl... Un bon moment de détente après 67,3 km à 14,6 km/h de moyenne.

Je profite des tables à pic-nique disponibles à la réception avec prises électriques pour dîner en rechargeant mon portable. J'ai une batterie externe qui tient 2-3 jours mais autant être prudente et l'économiser quand je peux !

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J'ai progressé sur le placement de la tente... elle était bien à l'ombre cette fois et j'ai pu dormir jusque vers 8h. Par contre, j'avais mis le vélo sous un olivier, un peu de ménage à faire le matin...

Mon objectif de cette journée sera de quitter les îles pour rejoindre au plus vite Zadar et aller à la découverte de l'intérieur de la Croatie car la côte est un peu trop touristique pour moi, surtout dans le cadre de ce projet de voyage. En mode vacances détente et farniente, je saurai apprécier mais ce n'est pas ce que je cherche actuellement !

Après un petit tour à pied dans Cres, direction Merag d'où je prendrai un ferry à 13 h pour Valbiska sur l'île Krk. De là, j'ai un ferry à 16h pour l'île de Rab où je devrai effectuer un petit sprint pour rallier en un peu moins d'1h30 Lopar à Rab (13 km) où je prendrai un dernier bateau à 18h55 pour l'île de Pag reliée par un pont au continent ! Et le lendemain je devrais pouvoir atteindre Zadar !

Par contre, pour y arriver... je dois d'abord passer de l'autre côté de cette petite montagne...

Effectivement ça monte... et il fait déjà chaud à 11h du matin !

Et puis à un moment, ça descend ! Par contre, je descends quand même moins vite que dans les Alpes. Les routes sont plus sinueuses et la qualité du revêtement n'est pas toujours bonne !

Le timing est parfait, je vois le ferry arriver quand il ne me reste plus que quelques kilomètres de descente !

A Krk, pas vraiment le temps de partir à la découverte de l'île, je ferai un mini tour à Pinezici, le village de bord de mer le plus proche à une dizaine de kilomètres. Je descends au port, un joli spot pour déjeuner... Bien sûr la remontée est toujours plus coûteuse ! Mais le pic-nique au bord de l'eau était sympa et je grapille quelques cerises en remontant !

Ensuite, encore un ferry de Krk vers l'île de Rab. J'y rencontre Joze et Maria, un couple de slovènes qui se font quelques jours de vélo en mode très light, seulement un petit sac à dos chacun jusque Zadar. Et deux jeunes allemands qui sont partis d'Allemagne et prévoient un retour en train. D'un bon rythme je pédale jusque Rab. J'arrive avec près d'une demi-heure d'avance. Le bateau n'est pas encore là. A priori, il arrive juste quelques minutes avant. Je vais donc faire un petit tour dans Rab avant de revenir attendre le bateau. C'est un catamaran. J'attends que les passagers descendent, que les autres montent et au final, les marins me disent qu'ils ne prennent pas les vélos à bord. Dommage qu'ils ne me l'aient pas dit plus tôt !

Le bateau de l'arnaque...

A tout problème, il existe une solution. La solution de ce soir sera le camping de Rab que j'avais déjà repéré... mais je ne vous cache pas que le moral en a pris un petit coup... Je profite de la lumière déclinante du soir pour me balader à nouveau dans Rab et faire quelques photos. La ville est très jolie ! Maisons de pierre et petites ruelles. Et bien sûr quelques églises !

Eglise Sainte Marie de l'Assomption, cathédrale jusque 1828
Eglise Saint Jean Évangéliste

Les touristes peuvent vraiment tout trouver à Rab...

Un bas est toujours suivi d'un haut. La remontée sera rapide. L'agent d'accueil du camping est super accueillante. Elle me dit qu'il y a un petit bateau privé le lendemain à 12 h pour rallier Lun sur l'ile de Pag. C'est une allemande à vélo qui lui a donné cette info et c'est ainsi que je rencontrerai Almut, une allemande d'une trentaine d'année avec qui je ferai deux jours de vélo jusque Zadar ! Et le camping n'est qu'à 10€ la nuit. Bref, une belle fin de soirée, même si le dîner se fera à la frontale, pour clore cette journée entre terre et mer de 47,6 km à 12,45 km/h de moyenne.

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Matinée tranquille comme le bateau pour Lun sur l'île de Rab ne part qu'à 12h. On petit déjeune ensemble avec Almut puis elle va visiter Rab. Comme je l'ai déjà fait la veille, je me pose dans un café. On prévoit de se retrouver au bateau.

Petite photo du centre historique de Rab depuis la promenade de l'autre côté.

Rab

Vers 11h30, je me dirige vers le bateau et j'y retrouve Joze et Maria (en plus de Almut) ! Le bateau n'est pas très grand mais les 4 vélos passeront ! On enlève les sacoches qui sont posées sur le toit... S'ils font comme ça, c'est que ça passe... Pas le trajet en bateau le plus rassurant 😥 et ce n'est pas sans me rappeler une certaine traversée du Golf du Morbihan en zodiaque...

Les vélos ont l'air bien attachés...
Almut, Maria, Joze

Une petite cotelette bien saignante pour sortir du port mais elle est courte et intense et on arrivera à la monter à vélo.

On quitte Joze et Maria à Lun. La rencontre me vaudra une invitation à revenir les voir du côté de Ljubljana pour qu'ils me fassent découvrir les environs à vélo. Avec Almut on commence par la visite du parc des oliviers de Lun. Des oliviers sauvages qui poussent là depuis plusieurs milliers d'années. On demande si on peut y aller à vélo comme le chemin a l'air d'une piste. "Oui, oui" nous dit le gars à l'accueil... Certes on peut mais avec des vélos lourds, chargés de sacoches, ça ne passe pas si bien que ça ! Sur les 2 km de trajet, on devra pousser plusieurs fois le vélo. Dont une fois à deux par vélo !

La maxi côte du jardin des oliviers...

C'est assez impressionnant de voir ces arbres torturés qui ont plus de 1000 ans... Des témoins de l'histoire et de notre petitesse !

Olivier 1600 ans
Olivier 2000 ans

On continue ensuite sur la route qui est assez monotone et en plein soleil. Pour une fois, ce n'est pas un serpent écrasé que je croise sur la route mais une tortue bien vivante ! Elle n'allait pas vraiment dans la bonne direction donc j'ai tenté d'opérer un petit sauvetage !

Petite pause culturelle à Pag. Un tout petit village. Ce sera aussi l'occasion de déguster une glace et faire quelques courses pour le dîner. On assistera brièvement au concert de l'école de musique locale. Il est déjà 19h30 et il nous reste encore 15 km jusqu'au camping... On ne s'attarde pas !

On pourra profiter de la belle lumière du soir sur les marais salants à la sortie de Pag.

Et du coucher de soleil...

Il y a deux campings à Povljana. On choisit celui de droite... certainement le bon choix : un tout petit camping plutôt familial pour 10 € pour deux ! Montage de tente rapide avant qu'il fasse nuit puis dîner à la frontale avant un repos bien mérité après ces 69,3 km/h de moyenne à 13,6 km/h.

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Almut aura la patience de m'attendre ce samedi matin pour qu'on continue à rouler ensembles. C'est vrai que c'est plus sympa mais quand ma tente est à l'ombre, je n'émerge pas toujours avant 7h30-8h du matin... On partira vers 9h30.

Direction Zadar où on se quittera comme Almut y prendra un logement et que j'ai préféré réserver un air bnb dans un petit village de bord de mer un peu plus au sud pour ma pause. Au sortir de Povljana, on traverse une réserve ornithologique. On ne verra pas beaucoup les oiseaux mais on les entendra. Le paysage est très sec. Ca aurait été difficile de faire du camping sauvage !

C'est assez étonnant, au milieu de cette aridité, de voir ces marécages...

Réserve ornithologique - Povljana

On rejoint ensuite la route principale qu'on suivra jusque la sortie de l'île. Quelques belles vues sur la mer !

En arrivant au pont, on fera une halte pour voir une petite forteresse et un petit phare. Presque plus jolis depuis le pont.

Vue depuis le pont
Le pont qui nous ramène sur le continent

On croise deux cyclistes croates de l'autre côté du pont qui donneront quelques indications à Almut pour la suite de son parcours. La route jusque Zadar est un peu monotone : à travers la campagne, en plein soleil... On croisera un cycliste dans l'autre sens, il faut dire qu'on a rejoint l'Eurovélo 8. On se sépare à Zadar après un petit tour ensemble dans le centre historique. Je prends le temps d'y flâner et de visiter la Tower de Stosija qui donne une belle vue sur la ville et le port. Je croise un couple de néerlandais qui remonte depuis la Grèce. L'occasion d'échanger dans un sens comme dans l'autre quelques informations sur les trajets, les bons plans...

Église Saint Dona et tour Stosija
Zadar

Ensuite direction Sukosan où j'arrive vers 17h. Comme souvent, je n'ai pas choisi la meilleure route pour rejoindre l'appartement...

Après avoir déchargé mes affaires, direction le supermarché pour faire quelques courses. J'achète fruits et légumes à une petite dame sur le bord de la route. Ils sont délicieux ! Mon hôte m'offre une bouteille de vin... De quoi récupérer de ces 7 jours de vélo consécutifs et de cette dernière journée de 69,3 km à 15,49 km/h de moyenne. L'appartement, un petit studio avec terrasse est très chouette. Parfait pour m'y poser un jour ou deux !

La vue depuis la terrasse
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Dimanche matin, petite messe en croate pour démarrer la journée puis je profite d'être posée pour avancer le blog. En fin d'après-midi, direction la plage. Je croise un petit serpent bien vivant cette fois au milieu de la route... C'est qu'il faut rester sur ses gardes en Croatie !

C'est plutôt bien aménagé avec de quoi ancrer son parasol. Seul petit bémol, l'accès à l'eau n'est pas facile entre les algues qui glissent et les coquillages qui coupent les pieds... Un coup d'oeil à mes voisins me montre qu'ils sont mieux équipés !

Le soir dîner sur la terrasse ! M'étant sentie un peu fatiguée ce dimanche, certainement signe que je commençais à récupérer, j'ai décidé de prolonger mon séjour à Sukosan d'un jour de plus pour me remettre en forme !

Lundi, après une petite grasse matinée, je vais faire un tour à pied dans le village.

Sukosan

En fin d'après-midi, de nouveau direction la plage mais cette fois je suis mieux équipée !

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Après avoir rechargé les batteries pendant deux jours, je décide de partir pour une petite semaine à la découverte de l'intérieur de la Croatie. L'objectif étant de rejoindre Split le dimanche 16 juin où je dois retrouver mes parents, cyclotouristes depuis nombre d'années, pour une dernière semaine de vélo en famille. Une belle façon de clôturer ce périple !

A travers ce trajet vers l'intérieur, j'espère rencontrer des gens plus accueillants, découvrir une Croatie plus authentique et moins "bling-bling". L'Istrie ne m'aura pas vraiment convaincue. J'ai déjà préféré les îles avec leurs charmants petits villages de pierre aux rues fleuries mais il y un côté un peu trop touristique qui ne me correspond pas vraiment...

Vous verrez avec mes 6 prochaines étapes que l'intérieur de la Croatie se mérite ! Petite carte 3D histoire de poser le décor !

Zadar, Split et quelques petites montagnes sur le chemin...

Je pars de Sukosan par des petites routes en direction de Skradin, à l'entrée du parc national Krka. C'est parfois un peu monotone...

Mais le trajet me permet de me rendre compte des autres activités économiques de la Croatie que le tourisme. Par exemple, la taille de pierre. J'aurai croisé un certain nombre de carrières... les jolies maisons en pierre ne sortent pas de nulle part... 😉

Je verrai aussi de nombreux panneaux de chemins vélo sur la route ce qui me conforte dans mon choix d'itinéraire.

Aussi bien en Istrie, que sur les îles et en Damaltie, la Croatie semble être une belle destination pour les amoureux de la petite reine.

Petite pause déjeuner à l'ombre à Benkovac suivi d'un coca. Cette semaine vers l'intérieur me permettra d'apprécier la variation du cours de la bouteille de coca en verre de 250 ml. A Rab il était à 24 kune, soit environ 3€. Au plus bas, il passera à 10 kune. Ici, on est sur un prix moyen de 14 kune. Avec cette semaine de grimpette par plus de 30° C, je ferai ma cure de coca! En effet, je bois beaucoup d'eau, plus de 5 litres par jour mais le pouvoir désaltérerant est assez limité ! Tandis que le coca... j'arrête ici la minute pub !

Petite photo de l'objet en question

Une jolie petite église en sortant de Benkovac, l'église Saint Jovana. Ouverte pour une fois ce qui est assez rare en Croatie !

En plus du coca, il y a fort heureusement également le cerisier pour un instant fraîcheur !

Une belle dernière descente vers Skradin... c'est agréable après 84 km à 15,55 km/h de moyenne et 490 m de D+. Je vis l'instant présent sans penser à demain où je devrai repartir par la même route...

Skradin

J'avais repéré un petit camping, j'y vais pour déposer mes affaires et monter la tente avant d'aller visiter Skradin. Le camping est plus que charmant ! Tout y est, des tables à la kitchenette en passant par les emplacements ombragés et même le jacuzzi, et dans un joli cadre fleuri ! Et tout ça pour 10 €, ça change de l'Istrie !

Ensuite direction la vieille ville pour flâner un peu le long du port.

Puis dans les rues fleuries.

Avant de monter à la forteresse d'où la vue sur la ville et le parc national est magnifique !

Skradin et le parc Krka
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Bon là c'est le jour où va falloir passer de l'autre côté des montagnes... Au programme environ 70 km et 1200 m de D+. Ce ne sera pas pire que les Alpes ! Quoique dans les Alpes il faisait bon... En Croatie, il fait un poil plus chaud ! Départ vers 9h30 du matin avec achat du déjeuner à la supérette à côté du camping. Sur ces petites routes, il vaut toujours mieux être prévoyant côté victuailles !

La journée va être longue mais belle car je vais traverser le parc Krka... Je le savais, ça démarre par une petite côtelette... Première petite pause au bord du lac Krka, pour voir l'île Visovac, située exactement au milieu du lac. L'île, sous le protection des Princes Croates, a été habitée au 14e siècle par des moines augustins qui y ont érigé un monastère et une église dédiés à Saint-Paul. Le lac est magnifique !

Ile de Visovac
Lac Krka

Il y a mieux à faire que du vélo par cette chaleur !

Ça continue à monter et je commence à avoir une belle vue sur la vallée, le lac, les roches qui l'entourent et la cascade Roski.

Je traverse des villages escarpés aux jolies maisons fleuries...

On a un peu fait la course avec le tracteur mais il a gagné !

Petite pause coca avec vue sur le lac avant d'entamer la descente vers la cascade Roski.

La cascade est magnifique ! Par contre, il faut trouver le créneau pour les photos. Le pont est très étroit et une voiture et un vélo avec sacoches, ça ne passe pas ! Quelques photos tout de même...

Cascade de Roski
Cascade de Roski

Petite pause pic-nique à l'ombre, sur un banc de l'autre côté de la cascade.

Je ne m'éternise pas car à peine ai-je fini mon sandwich, comme je suis en train de ranger des affaires dans mes sacoches, qu'une nana - du parc, je présume - vient me demander si j'ai un ticket... Je réponds que non mais que je vais partir... Je ne suis pas sûre de comprendre... un ticket de parking pour vélo ? Un ticket d'entrée dans le parc ? Bref, je range tout rapidement et redemande au passage si la route était bien publique. A priori oui mais je ne devais pas trop avoir le droit de "garer" mon vélo...

Ça remonte, ce n'est pas large et je manque de peu de me faire rentrer dedans par un bus en sens contraire qui prend son virage plutôt large... Si les Croates ou les touristes en voiture de location conduisent plutôt bien, pour les bus, c'est un petit peu plus aléatoire ! Quelques belles vue sur le lac pour me donner du courage dans la montée !

L'avantage des Balkans c'est que ça monte plutôt sec et qu'en quelques virages bien raides, on grimpe 200 m. Le gros de la montée est vite derrière moi mais ça continuera en pente plus douce mais montée constante jusque Drnis. J'y arrive à 15h. J'en profite pour faire ma deuxième pause coca de la journée et prendre le temps de réfléchir... il me reste environ 30 km jusque Garjak où j'ai repéré un petit camping en bord de lac... mais aussi 600 m de D+ et pas vraiment de possibilités d'hébergement entre les deux. Si je continue, ça veut dire arrivée vers 19h. Si je m'arrête à Drnis, je n'aurai peut-être pas le temps d'aller ensuite jusque Imotski où se trouvent de magnifiques lacs... Bref, je continue et repars vers 16h. Quelques travaux à la sortie de Drnis. Heureusement ça ne dure pas !

Un peu de plat et de descente avant d'attaquer le col ! J'en profite ! Après ça monte, ça monte, c'est long, c'est monotone, c'est dur avec la chaleur, je ferai plusieurs pauses.

Et puis à un moment, ça y est, c'est le col !

La vue en valait la peine !

Et après le col, la descente ! 😀

La descente sera un poil plus rapide que la montée... Une halte à Maovice pour reprendre un peu d'eau. Ça me vaudra quelques fraises du jardin du gars à qui j'ai demandé de me remplir les gourdes. J'arrive vers 19h au camping. Il est tout neuf, pas encore complètement fini. Il y a encore quelques réglages à faire : pas d'eau chaude et pas d'électricité pour la soirée mais des tables, des sanitaires. Je pose ma tente sur l'un des rares coins d'herbe et vais prendre ma douche et dîner. Pas de chance en voulant me coucher, je n'avais pas vu les chardons ! Je préfère déplacer la tente que tester la résistance de mon thermarest... Je serai donc bonne pour un déplacement de tente pleine sur quelques mètres et un repiquage de sardines à la frontale. Plus de chardons mais des cailloux mais avec le thermarest bien gonflé, je dormirai pas trop mal ! Une belle journée, peut-être un peu longue avec 73 km à 11,27 km/h de moyenne et 1200 m de D+...

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Réveillée assez tôt par les rayons de soleil, je ne m'attarde pas sous la tente et vais prendre mon petit-déjeuner à l'ombre des arbres. Un français vient me parler pendant que je démonte ma tente. C'est un groupe de 4 retraités en camping car qui viennent du Béarn. Je décolle vers 9h30, j'ai de la chance, j'ai rempli mes gourdes avant la coupure d'eau ! 🙂

La journée devrait être plus plate que la veille et heureusement car j'en ai encore pas mal dans les pattes ! Je n'avancerai pas très vite cette journée. Je pars en espérant trouver de quoi pic-niquer sur le chemin car à part une banane et des fruits secs, je n'ai pas grand chose !

La route surplombe le lac de Cetina, une retenue d'eau pour un barrage, avec de belles vues sur les montagnes et champs environnants.

Lac de Cetina

Quelques panneaux explicatifs sur la faune locale... je suis rassurée, seule la vipère est dangereuse pour l'homme ! Il faut dire que voir des serpents écrasés sur la route fait parti du quotidien !

Tout se passe bien jusque ce que la route se transforme en piste ! Je ne m'y attendais pas ! Et comme j'ai déjà fait près d'une quinzaine de kilomètres, il faut continuer. C'est assez praticable, sauf quand ça monte. Je devrai pousser le vélo quelques fois ! La piste va durer une petite dizaine de kilomètres !

Un petit coup d'oeil au Monastère de Dragovic. J'en profite aussi pour recharger mon eau à la fontaine !

Sur la piste, je croiserai des vaches... je ne suis jamais très rassurée quand je dois passer à côté !

Une petite descente technique signalée... effectivement pas mal de cailloux, ça cahote un peu !

Mais plus bas, la vue sur un bras du lac est magnifique !

Au bout de 8 km à Dabar, la piste redevient une vraie route... c'est mieux !

Un peu plus loin, à Bajagic, une jolie petite église du XVIIIe siècle.

Je fais plusieurs pauses fruits secs et banane sur la route comme je ne trouve aucune supérette avant Obrovac Sinjski. J'ai alors fait environ 40 km et il est de 14h. J'en profite pour boire un coca à 10 Kune... et atteindre le minimum du cours ! A ce prix là, j'en prends deux et profite de la vue sur la rivière Cetina. Puis direction la supérette pour acheter un sandwich avant de repartir pour la vingtaine de kilomètres qu'il me reste jusque Trilj ! Forcément, à partir de là et jusque Trilj, je croiserai de nombreuses supérettes... 😣

Ce qui est intéressant en vélo c'est qu'on voit vraiment de tout ! Aussi bien de beaux lacs et de belles montagnes, que des cimetières de bus...

Souvent, c'est quand on a rien prévu qu'on trouve les meilleurs hébergements ! J'arrive à Trilj vers 16h. J'ai donc bien le temps de chercher où dormir. Après deux nuits de camping sous la cagnard, j'ai décidé de m'offrir un hébergement en dur. Je me dirige vers le centre du village car sur la route principale il y a surtout des motels qui ne m'attirent pas trop ! Je suis les premiers panneaux indiquant des chambres d'hôte. La première tentative sera un échec. La deuxième sera parfaite ! Le mari parle français, la femme anglais. Il y a une belle piscine où je vais pouvoir me relaxer un peu ! Il n'y pas d'accès à la cuisine mais je négocie pour 30 € le petit-déjeuner du lendemain et que la femme me cuise quelques pommes de terre et oeufs du jardin pour mon dîner et ma salade du lendemain ! Le dîner sera un peu tardif comme elle ne revient que vers 21h mais les pommes de terre sont excellentes ! J'ai aussi eu droit à une part de spécialité locale à la blette pendant que je farnientais à la piscine, quelques cerises du jardin de sa belle-soeur et un verre de la petite grappa locale aromatisée aux noix ! Miam ! Parfait après cette journée de 62,7 km avec 380 m de D+ à une vitesse moyenne de 12,8 km/h !

Mon petit tour à pied dans Trilj me permettra de découvrir qu'encore une fois, le coin recèle de nombreux itinéraires vélo !

Trilj
Les itinéraires vélo autour de Trilj

La tarte à la blette !

Et cette journée aura marqué le passage des 2000 km !

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J'ai profité de ma soirée farniente au bord de la piscine pour réfléchir... Est-ce que je suis mon plan initial et je me mets en direction de Tomislavgrad en Bosnie en passant par Kamensko pour revenir par Imotski. Ce choix implique de passer de nouvelles montagnes et avec la chaleur, c'est difficile ! Je préfère donc faire le choix raisonné de laisser tomber la Bosnie et de me mettre en direction de Zagvozd pour y rester deux nuits ce qui me permettra d'aller à Imotski par le sud, en mode léger sans les sacoches !

Le petit-déjeuner avec de la confiture et du miel maison est top et je me suis accordée un peu de sommeil en plus comme la journée ne devrait pas être trop longue.

Sur les conseils de mon hôte, je démarre par une visite de Grab, un charmant petit village au bord du Grab avec de nombreux anciens moulins à eau encore en fonctionnement. Ça va me rallonger d'une petite quinzaine de kilomètres mais je ne serai pas déçue ! Je suis l'itinéraire vélo... mais il est plus VTT que vélo ! Donc après quelques centaines de mètres, quand la piste se transforme en chemin, je préfère faire demi-tour !

Le village de Grab est magnifique !

C'est aussi intéressant de pouvoir voir le plus ancien moulin de Grab en fonctionnement...

Moulin de Samardzica
Moulin de Samardzica
Moulin de Samardzica

En continuant un peu le chemin de randonnée, j'arrive à un très joli étang et une petite cascade, la cascade Izvor...

Après avoir profité un peu de Grab, je me mets en route vers Zagvozd vers 12h. J'opte pour les petites route, donc ça va monter et descendre... c'est la Croatie ! Après environ 1h de pédalage au milieu des champs, je commence à chercher un coin à l'ombre pour pic-niquer. C'est parfois rare le long des routes si on ne traverse pas un village ou un hameau...

Les champs le long de la route

Donc quand je dégote ce petit bout d'ombre, pas d'hésitation, je m'arrête ! C'est du 3🌟, il y a même un banc. Pas très stable mais si je ne bouge pas, ça le fait !

La route qui continue vers Zagvozd est très sympathique. Je passe au milieu des montagnes...

...avec quelques belles descentes !

L'inconvénient des chemins de campagne c'est quand on croise des chiens en liberté... Encore plus quand on est en montée. Bref, vous l'aurez compris, j'ai croisé non pas un mais deux jolis toutous... J'étais en pleine montée quand j'entends les chiens aboyer et les vois courir à travers champs jusque la route ! Un chien type berger allemand, un autre de belle taille également mais je ne sais pas de quelle race ! Je pense que je n'ai jamais pédalé aussi vite en montée ! Heureusement ils sont de l'autre côté de la route et venaient de loin. J'ai donc un peu d'avance sur eux quand ils se mettent à me courser sur la route. Ils finiront par abandonner. De mon côté, j'ai bien encore dû pédaler encore 1 km avant de m'accorder une pause pour reprendre mes esprits !

Un peu plus loin, j'ai aussi eu l'occasion d'enrichir mon vocabulaire croate. Otrov signifie poison, je passerai donc mon tour sur ces cerises !

Mais juste à l'entrée de Sestanovac, il y a un magnifique cerisier. A pic pour la pause goûter ! Cette fois, je tente ma chance !

Après la pause cerises, petite pause coca à Sestanovac avant d'affronter les 15 derniers kilomètres et 300 m de D+ qu'il me reste.

Sur la fin du trajet, je traverse encore des jolis hameaux. Heureusement sans chiens !

J'arrive au camping vers 19h après avoir affronté les 300 m de D+ qui étaient concentrés sur les 6 derniers kilomètres. Le camping que j'avais repéré est un petit camping d'une quinzaine d'emplacements. Un tarif cycliste à 40 KN, une gazinière pour cuisiner, un super accueil avec un verre de grappa. Bref, mon dernier camping croate me laissera une super impression ! Petit bémol, le montage de tente nécessitera un marteau. Le sol est dur ! Mais il y a ce qu'il faut à la réception ! Encore une belle journée au milieu des montagnes avec 58 km à 13,8 km de moyenne et 550 m de D+ !

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Après 4 jours plutôt intensifs avec la chaleur et le dénivelé, je m'accorde une mini-pause samedi... Ce sera donc direction Imotski, presqu'à la frontière avec la Bosnie pour voir les lacs bleu et rouge.

J'avais cru mettre ma tente à l'ombre. En fait, pas vraiment... donc réveil à 6h30 du matin. La tente commence à être un vrai four. Une seule solution... sortir !

Je vais donc petit déjeuner à l'ombre et profite du début de matinée pour écrire mon blog. Je pars vers 10h en direction d'Imotski... ça commence par une belle montée suivie d'une très belle descente... Mais bon, pour cette journée, c'est un aller-retour qui est prévu donc je sais que tout ce que je descends, je vais devoir le remonter... J'ai un petit moment d'hésitation dans la descente quand je vois que je suis à plus 18 km/h de moyenne. Je n'ai pas les sacoches certes mais c'est 4-5 km/h au-dessus de ma vitesse croisière. Je me demande donc un instant si l'idée est vraiment bonne...

J'arrive vers 11h30 à Imotski. Le temps de faire un petit tour dans le centre-ville avant de chercher un restaurant. Imotski est encore une jolie petite ville de pierre fleurie.

Imotski
Eglise Saint-François d'Assise, Imotski

Pour l'anecdote, pour une fois, l'église étant ouverte - fait assez rare en Croatie, j'étais contente de pouvoir la visiter mais j'ai failli me faire enfermer par la nonne qui est venue fermer l'église sans voir que j'étais dedans ! Je pense donc que c'était un vrai coup de pot qu'elle ait été ouverte ! J'aurai tout de même pu la visiter quelques minutes !

Ensuite, je me mets en recherche d'un restaurant. Si les cafés sont nombreux, les restaurants se cachent bien ! Je finis par demander à un café. On me conseille l'Euphoria. Je ne serai pas déçue ! Calamars grillés et gâteau local aux amandes ! Un délice !

Ensuite direction le lac rouge, à 2 km. Il tient son nom des rochers qui se reflètent dedans. Il émane de deux trous consécutifs à des tremblements de terre et est alimenté par une source souterraine et n'est donc jamais à sec. De mon côté, je l'ai trouvé plus bleu que rouge...

Lac rouge, Imotski

Ensuite direction le lac bleu. Dans celui là, on peut se baigner ! Il y a un peu de monde et l'accès coûte 3€ mais avec la chaleur, ça en vaut le coup et la couleur est vraiment splendide mais encore une fois, c'était mieux en vrai !

Lac bleu, Imotski

Je repars vers 16h pour le camping... c'est que j'ai près de 23 km à faire avec 400 m de D+. Même sans sacoches, ça ne va pas être facile ! Effectivement sur la route, en plein soleil, c'est dur ! Un petit coca rafraîchissant en milieu de montée... J'arrive vers 18h à Zagvozd après quelques belles côtes à plus de 10%, 46,6 km à 13,17 km/h de moyenne et 810 m de D+.

Petite surprise en arrivant à Zagvozd, il y a un petit festival local, le Biokovo festival. Au programme, danses et chants folkloriques et quelques produits locaux à déguster. Pas trop fan des chants par contre j'aurai bien aimé la danse folklorique et l'ambiance générale de fête de village ! Une belle clôture de ma découverte de l'intérieur de la Croatie !

Biokovo festival
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Pas beaucoup de photos pour cette journée, il faut dire que jusque Blato na Cetini, je reprends la même route que pour arriver à Zagvozd. Je suis un peu stressée car si Maps.me me donnait un itinéraire de 75 km avec environ 500 m de D+, Osmand - qui est en général plus précis sur le calcul du dénivelé - me parlait de 1200 m de D+... ce qui change pas mal la donne ! J'essaie donc de ne pas décoller trop tard et pars vers 9h30. Le début jusque Sestanovac où je ferai une pause cerise est essentiellement en descente ! Parfait pour se mettre en jambe ! Les montagnes à ma gauche ne me permettent pas d'oublier le côté plausible de l'itinéraire avec 1200 m de D+ d'Osmand.

Mon inquiétude principale, outre cette question de dénivelé, est de savoir si je vais recroiser les chiens fous avant de bifurquer vers Split...

Au final, je ne recroise pas les chiens... Ouf ! Après ma bifurcation, la route surplombe la Cetina par l'ouest, au milieu des roches. Je traverse quelques hameaux, l'occasion de recharger mon eau. C'est agréable, surtout vu la faible circulation !

C'est plutôt vallonné mais à 13h, après environ 40 km, quand je fais ma pause déjeuner, j'ai fait environ 300 m de D+... Si Osmand a raison, je risque donc de me trouver bientôt face à un mur ! En approfondissant sa proposition, c'est bien cela... il voulait me faire prendre des chemins VTT et un col pour éviter un petit échangeur vers Bisko. Je suis donc rassurée pour mon après-midi !

Effectivement à partir de Bisko, ça circule un peu plus mais ça reste bien gérable !

Bisko

Je ferai une pause coca vers 15 h à Bosancici. Il me reste encore une bonne quinzaine de kilomètres pour rejoindre Split avec essentiellement de la descente. J'arrive à Split vers 17h. J'y retrouve mes parents qui viennent d'arriver. Ils ont réservé un appartement dans le palais de Dioclétien. C'est charmant mais pas forcément le plus pratique pour y loger 3 vélos. On y arrivera quand même. Petite balade dans le palais avant un petit resto. J'ai aussi eu l'occasion d'enrichir ma culture dans la dernière descente en arrivant à Split car il n'y a pas que le palais de Dioclétien à visiter à Split.

Une belle dernière journée en solitaire avec 75,9 km à 14,62 km/h de moyenne et 460 m de D+.

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Comme j'ai eu l'occasion de l'expérimenter cette dernière semaine, la Croatie, c'est vallonné ! Et si mes parents aiment pédaler et pratiquent régulièrement le cyclotourisme, avec la chaleur, on choisit de privilégier les îles, un peu moins vallonnées que le reste du pays. On se laisse le lundi pour visiter Split et le palais de Dioclétien et essayer de comprendre comment fonctionnent les ferrys pour passer d'une île à l'autre...

Le projet sera de visiter Brac, l'île de la pierre blanche, Hvar, l'île de la lavande et Korcula d'où on retournera en ferry à Split. On a eu la fiche horaire de l'ensemble des bateaux de la compagnie Jadrolinija qui devrait nous permettre de rejoindre ces trois îles.

Avant tout ça, quelques photos du palais de Dioclétien.

On a fait une visite guidée de près de 3h avec une super guide francophone. Elle nous a vraiment conté l'histoire de Dioclétien et son palais. Une belle visite !

Quelques éléments d'histoire. La construction date du début du 4ème siècle après JC. Dioclétien a fait construire ce palais en prévision de sa retraite. Avant sa construction, la péninsule de Split était inhabitée et couverte de genêts - c'est d'ailleurs de là que vient le nom de Split.


La cathédrale Saint-Domnius, ancien mausolée de Dioclétien

A droite, dans l'ombre, on devine un sphinx. Ces sphinx sont des trophées que Dioclétien a rapportés d'Egypte. Ils traduisent le côté un peu mégalo de Dioclétien. Le sphinx est sensé protéger Pharaon, Dieu sur terre. A travers ce symbole, Dioclétien affirme sa volonté d'être considéré comme Dieu sur terre. Les colonnes rouges, couleur de l'Empire Romain, proviennent également d'Egypte.

Une baignoire qui date de 645 après JC et témoigne des débuts de l'installation de la ville de Split dans le palais de Dioclétien lorsque les habitants de Salone sont venus s'y réfugier lors des invasions Slaves en Dalmatie.

La photo est malheureusement un peu sombre mais elle montre comment les caves du palais, qui ont servi de poubelles pendant des siècles, ont été nettoyées et restaurées et hébergent maintenant des petits commerces pour touristes.

Une jolie place fleurie avec la statue de Saint-Domnius, évêque de Salone et martyr persécuté par Dioclétien.

La plus petite ruelle d'Europe, la ruelle "laisse moi passer". Effectivement, on n'y passe pas à deux...

Photo de famille devant le clocher de la cathédrale

Un fait qui m'a fait réfléchir... Il y a encore 10-15 ans, environ 5000 habitants de Split vivaient dans le palais de Dioclétien. Actuellement, il y en a moins de 500... Cette évolution est la conséquence de l'expansion des plates-formes de réservation en ligne type booking ou air bnb. Il est plus rentable pour les habitants de transformer leur résidence principale en une résidence touristique. Les locaux désertent donc le palais au profit des touristes. Certains aspects sont positifs cela permet certainement de dégager des revenus pour restaurer les bâtiments mais le pendant est qu'il n'y a plus de vie locale. En-dehors de la période touristique, le palais de Dioclétien comme beaucoup d'autres centres-ville sont morts... Une question d'équilibre se pose donc et en tant que touristes, je pense que nous devons nous interroger sur notre manière de voyager et l'impact sur l'économie et la vie locale que nous pouvons avoir lorsque nous réservons ce type de logements...

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Étant un peu dépendants des horaires de ferry, nous partons de Split pour Supetar sur l'île de Brac à 11h. Une petite distance de programmée pour ce premier jour comme la journée sera bien entamée quand nous commencerons à pédaler et qu'il y aura environ 600 m de dénivelé à gravir. Le ferry est plutôt bien équipé : escalators, distributeurs de billets... De façon générale, en Croatie, que ce soit dans les îles, sur la côte, dans les ferries, s'il y a quelque chose qui ne manque jamais, ce sont bien les distributeurs de billets !

Après une traversée d'environ 50 min, nous pédalons de Supetar jusque Sutivan où nous nous arrêtons pour déjeuner. C'est un joli village à la pierre blanche typique de l'île de Brac. C'est la même pierre qui a été utilisée pour la construction du palais de Dioclétien et de la Maison Blanche.

On déjeune sur le port. Pour ma part, gastronomie locale avec un risotto à l'encre de seiche.

Ensuite on repart, ce n'est clairement pas la meilleure heure pour pédaler. D'autant plus qu'il nous reste essentiellement de la montée jusque Nerezisca.

La journée ne sera pas la plus facile pour ma mère. On fait des pauses régulières à l'ombre. On arrive vers 17h à Nerezisca. Le parcours nous aura permis de voir le joli village perché de Lozisca.

Le chemin est aussi régulièrement bordé de carrières. L'exploitation de la pierre blanche de Brac n'est pas un mythe !

Le village de Nerezisca, un peu perdu dans les montagnes, a son charme. On commencera par se rafraîchir au café du village. Un rafraîchissement bien mérité après les 15 km de montée avec près de 500 m de dénivelé positif ! L'appartement est très accueillant et nous pourrons observer un joli coucher de soleil au-dessus des montagnes.

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Objectif de la journée, rallier Stari Grad sur l'île de Hvar. Pour cela, nous avons un bateau à 17:50 qui nous emmènera de Bol à Jesla. Nous avons donc pleinement le temps de faire la trentaine de kilomètres qui nous séparent de Bol. On prendra tout de même l'option de partir assez tôt le matin pour éviter la chaleur. On démarre par une dizaine de kilomètres de côte jusqu'au col... la montée et ses virages nous donneront un ou deux faux espoirs... mais on finit par arriver en haut ! Avec un peu moins de cagnard que la veille, ça aura été plus facile pour ma mère ! Sur les hauteurs, la route est assez jolie avec de beaux genêts en fleurs.

L'occasion de faire une selfie de famille.

L'arrivée sur Bol avec une descente surplombant la mer et les vignes est magnifique !

En arrivant à Bol vers 11h, on se dirige vers l'embarcadère de Jadrolinija pour se faire confirmer l'horaire du bateau... Mauvaise nouvelle, ce n'est pas un ferry mais un catamaran qui ne prend pas les vélos ! On ne s'était pas bien compris lorsqu'on avait demandé les informations à Split et nous n'avions pas noté la subtilité entre les ferries et les catamarans... Mais à tout problème, il existe une solution et l'agent de Jadrolinija qui est très sympa nous indique qu'un petit bateau fait le trajet vers Jelsa à 17h et prend les vélos ! Ouf ! Rassurés, nous pouvons commencer la visite de Bol.

On retrouve la caractéristique de la pierre blanche de Brac dans les constructions.

Comme souvent dans le sud, on peut admirer les bougainvilliers en fleurs.

Outre l'exploitation de la pierre de Brac, la pêche constitue également une activité importante de l'île...

Après un déjeuner sur le port, on se dirige vers le monastère dominicain Samostana. Malheureusement, nous ne pourrons pas le visiter. On ira profiter de la plage en attendant notre bateau. En-dehors des oursins, c'est plutôt agréable la baignade en Croatie, un poil plus chaud qu'en Bretagne !

On admirera encore l'art des Croates pour attacher les vélos sur le bateau. Celui-là est un peu plus grand que celui que j'avais pris depuis Rab.

En nous éloignant, nous profitons d'une belle vue sur Bol et notre parcours de la matinée.

Pour rallier Stari Grad depuis Jelsa, nous prendrons la petite route côtière qui surplombe la mer. Très joli avec la luminosité du soir ! En se rapprochant de Stari Grad, on repasse à l'intérieur des terres ce qui nous permet de découvrir les champs de lavande.

On arrive vers 19h à notre appartement après 44,3 km à 14,6 km/h de moyenne. Une douche rapide avant d'aller dîner en ville. Pour ma part, un délicieux gigot d'agneau cuisson lente, un délice !

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Pour nous rendre sur Korcula, ça risque d'être plus compliqué que prévu. En effet, c'est un catamaran qui fait le trajet de Hvar à Vela Luka. Il y a peut-être encore une fois un petit bateau qui ferait le trajet mais le seul moyen de le savoir est d'aller au port de Hvar. Dans un premier temps, on décide donc d'aller découvrir le petit village de Sveta Nedjelja, au sud de l'île, de l'autre côté des montagnes. Une petite distance qui nous laisse le temps de visiter Stari Grad le matin avant de partir.

Il fait donc déjà bon quand on part mais le dénivelé ne devrait pas être trop important. La route est très agréable. Très peu de circulation, de la lavande en fleur et de jolis villages perchés.

En avançant et ré-étudiant la carte, je me rends compte que c'est à travers un tunnel que nous passerons de l'autre côté de la montagne. Ça ne m'inquiète pas plus que ça comme j'ai passé plus d'un tunnel au cours de mon voyage... Bon en fait, j'aurais dû m'inquiéter car le tunnel est à une seule voie, avec une circulation alternée et est interdit aux vélos...

Bref, l'idéal aurait été de le savoir avant... Mais hier, quand j'ai demandé à un local au restaurant si la petite route vers Sveta Nedjelja était bien praticable vélo, il nous a dit que oui mais n'a pas pensé à nous parler du tunnel. Notre hôte ne nous a rien dit non plus lorsqu'on lui a dit notre destination en partant le matin. Pour contourner le tunnel, il faut emprunter une piste sur 7 km avec une belle montée de 300 m de dénivelé... Autant dire qu'avec les vélo typés route de mes parents, je ne le sens pas trop. La décision la plus raisonnable aurait certainement été de faire demi-tour malgré notre réservation à Sveta Nedjelja. Mais le tunnel n'étant long que de 1,4 km et la circulation assez faible, on fait le choix de le traverser. Mes parents n'ayant pas prévu l'éclairage, je donne ma frontale à mon père et je me mets à l'arrière. On roulera en train. Au milieu du tunnel on est contraint de nous arrêter pour laisser passer quelques voitures. Le redémarrage est un peu cafouilleux mais on s'en sort et on finit par arriver de l'autre côté !

La vue est magnifique. On se remet de nos émotions en en profitant. Des allemands nous proposent de nous prendre en photo.

On entame ensuite une belle descente entre mer, montages et vignes. C'est magnifique et ça vaut la traversée du tunnel...

On arrive à notre logement vers 16h après 25,8 km à 12,5 km/h de moyenne. Après avoir déposé les affaires, on va faire un tour dans le village pour faire les courses. Pas de chance, quand on arrive à l'épicerie qui est tout en haut du village, on découvre qu'elle n'ouvre qu'à 18h... Heureusement on peut acheter légumes et fruits à un petit vendeur sur le port et on trouve une boulangerie ouverte. On finit la soirée par une baignade, cette plage sera l'une des plus sauvages de mon parcours en Croatie.

Dîner sur la terrasse avec vue sur la mer et sous le ballet des hirondelles qui nourrissent leurs petits dans le nid. Le tout agrémenté de vin local offert par nos hôtes pour s'excuser d'un petit dysfonctionnement de la gazinière. Chouette dîner !

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On ne part pas trop tard pour éviter de devoir gravir la côte vers le tunnel sous le cagnard. Pour sortir du village, très encaissé, la côte est raide ! On le fera en poussant les vélos !

Ensuite, on profite à nouveau de la belle route côtière avec la lumière du matin cette fois. C'est toujours agréable de pédaler le long de la mer...

Quand on arrive au tunnel, un croate nous dit que c'est interdit aux vélos. Mais bon, on a pas vraiment le choix. Il faut bien repasser de l'autre côté. On fait à nouveau la traversée en mode train avec ma mère en tête cette fois. On s'arrête au milieu pour laisser passer le flot de voitures venant d'en face. Fort heureusement on arrive sans problème de l'autre côté ! La voiture croate qui nous avait signalé que la traversée était interdite redémarre juste quand nous sortons. A-t-elle attendu de voir si on s'en sortait ? Le mystère reste entier. En tout cas, une fois ressortis, on est content... Bien sûr, on aurait préféré ne pas avoir à passer par ce tunnel ! Mais pas si simple d'avoir les infos avant !

On arrive à 10h30 à Jelsa. On profite donc du reste de la matinée pour faire une petite boucle supplémentaire le long de la côte. On se dirige ensuite vers le centre ville. On arrive juste avant 12h à l'église Sainte Marie. Quelle chance, elle est ouverte pour une fois ! Mais elle ferme à 12h. Les deux jeunes qui font la billetterie nous laissent cependant entrer gratuitement pour une visite rapide. On pourra même monter dans le clocher ! L'église de style gothique date de 1331.

On a aussi le temps de faire un petit tour de la forteresse adossée à l'église.

On flâne ensuite dans les rues et passons devant la place Saint Jean, où se trouve l'église Saint Jean, de style gothique et de plan octogonal. Elle date du XVe siècle. Mais cette fois, comme la plupart des églises en Croatie, elle est fermée !

On fera ensuite un petit restaurant sur le port suivi d'une coupe glacée avant d'aller nous installer à notre appartement puis d'aller à la plage après 30,3 km à 11,48 km/h de moyenne.

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On a décidé de quitter les îles pour profiter de nos deux derniers jours pour nous rendre à Trogir. On prendra donc un ferry pour Split depuis Stari Grad à 11h30. On part vers 9h de Jelsa et reprenons la route côtière que nous avions empruntée quelques jours auparavant lors de notre arrivée sur l'île de Hvar.

Après la côte, la route passe à travers la plaine de Stari Grad qui est classée au patrimoine mondial de l'Unesco au titre de l'ancien système d'organisation agricole en lots réguliers, la chora, mis en place par les Grecs au IV siècle avant JC. Aujourd'hui encore, on peut observer les cultures de vignes et oliviers délimités par les murs de pierres sèches.

On a pris plusieurs ferries mais il faut croire que celui là est loin d'être le mieux organisé pour le déchargement et chargement des voitures. C'est un sacré mic-mac mais on finit par pouvoir monter et on part avec une petite demi-heure de retard.

Encore une fois les distributeurs sont présents sur le ferry, comme les escalators. Celui-là fait plus bateau de croisière que ferry puisqu'il y a des cabines, un salon, un restaurant...


Après deux heures de traversée, on déjeune sur le port avant de reprendre la route vers Kastel Sucurac, sur la route de Trogir où nous avons réservé un airbnb. On y arrive vers 16h. Ce n'était pas le parcours le plus sympathique de notre semaine en Croatie. Des routes qui circulent plus et la traversée de quelques zones industrielles. On s'installe puis on va faire un petit tour dans le village. C'est un ancien village fortifié qui date du XIVe siècle. On peut admirer le clocher de l'ancienne église paroissiale qui date du XVIe siècle. L'église a été détruite par un bombardement des alliés en 1943.


Ce village est encore bien caractéristique des villages côtiers croates avec son petit port, ses maisons de pierre et ses petites ruelles fleuries et ombragées.


On profite ensuite de la plage pour notre dernière baignade croate. Ce n'est pas la plage la plus charmante de notre périple, je préférais la vue sur les montagnes à Sveta Nedjelja à la vue sur la zone industrielle et portuaire de Split... Pour cette avant dernière journée, nous aurons parcouru 30,69 km à 13,64 km/h de moyenne.

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Départ vers 9h de Kastel Sucurac. Nous prenons la route principale qui passe au sud de l'aéroport. Ça circule un peu plus que sur les îles mais ça reste gérable. On arrive à Trogir juste avant 10h30. On démarre donc par la messe à la cathédrale Saint-Laurent. Après la cérémonie, on fait un petit tour dans l'église mais comme il y a un baptême, on ne peut s'attarder plus de 5 min. En sortant, on essaie de prendre le temps de regarder le portail mais on se fait virer en à peine 2 min... La visite étant payante, pas le droit de s'attarder... On a tout de même trouvé la manière de faire un peu abrupte, surtout qu'en France les cathédrales se visitent gratuitement. On aura tout de même pu voir la chapelle Saint-Laurent.


Cathédrale et chapelle Saint-Laurent

Après un petit tour au marché et quelques achats (huile d'olive, miel de lavande...), on part à la découverte de la vieille ville.

Cippiko Palace

On appréciera flâner dans les jolies ruelles fraîches et fleuries de Trogir.

On visite aussi le château Kamerlengo d'où nous avons une très belle vue sur la ville.

En repartant, on aura une petite altercation avec un scooter. En attachant mon vélo, j'avais veillé à laisser l'espace pour qu'un piéton puisse passer mais je n'avais pas pensé qu'un scooter puisse vouloir passer par là. En fait si ! Et d'après lui, les scooters ont le droit mais pas les vélos... Certainement une question de point de vue !

Sur notre trajet vers Trogir, on a aussi dû traverser un petit passage à niveau à l'ancienne... Heureusement, peu de trains !

Une belle dernière journée avec 48,38 km et 16,34 km/h. Notre meilleure moyenne ! On retrouve la voiture en pleine forme sur le parking de la gare routière. Par contre l'automate ne marche pas... Un peu galère donc la sortie du parking comme le paiement se fait uniquement en liquide et qu'on était plutôt à sec !

Cela clôture mon périple de Mulhouse à Split. Un magnifique périple de 7 semaines avec 2400 km, 14 hébergements chez l'habitant entre les réseaux Warmshower et Servas, une petite quinzaine de nuits en camping... essentiellement sous le soleil de Croatie mais avec tout de même une nuit bien humide à Iseo en Italie, 0 panne technique ! De magnifiques paysages mais surtout de très belles et riches rencontres... Va falloir atterrir maintenant...