Carnet de voyage

Des volcans vers les vignes...

5 étapes
8 commentaires
Pour finir mon périple en Amérique du Sud, je continue à remonter vers le Nord, à la rencontre des volcans puis des vignes!
Avril 2019
4 semaines
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Après mon séjour sur Chiloé, j'ai repris mon chemin vers le nord (le soleil et la chaleur !) et vers Pucon, dans la région des lacs et volcans, où je resterai 4 jours. Sur Chiloé ce n'était pas possible de prendre mon billet de bus vers Pucon, pas plus que d'avoir les infos sur les horaires d'ailleurs... J'ai donc décidé de prendre un des premiers bus vers Pucon à 7h05 du matin... Lever matinal... et échec et mat en arrivant à Puerto Montt ! Une seule compagnie fait le trajet à Pucon et le bus part à 16h... il est 10h30... ça fait pas mal d'heures à occuper dans la magnifique ville industrielle et portuaire de Puerto Montt ! Le bon point est qu'il ne pleut pas ! Je commence par chercher un café ou prendre mon petit déjeuner. Ils sont beaucoup moins charmants que ceux de Puerto Varas. Ensuite direction les hauteurs de Puerto Montt pour profiter de la vue. Par rapport à d'autres villes que j'ai visitées, il y a pas mal de mendicité le long de la grève. La ville devient plus sympathique lorsque je commence à monter, je quitte les immeubles gris pour des petites maisons plus colorées ! Un peu plus de verdure aussi sur le chemin. Du mirador, je peux voir l'ensemble de la ville et sa baie.


Puerto Montt

J'arrive à Pucon vers 21h. J'avais réservé au Hashtag Hostel qui avait plutôt de bons commentaires sur Hostelword. Je ne resterai au final qu'une seule nuit comme l'auberge est quasi déserte et que ma chambre est dans une cabane non chauffée - les nuits sont fraîches en cette période automnale ! J'ai la chance qu'ils acceptent d'annuler ma seconde nuit de réservation. Je me dirige vers le Chili Kiwi Hostel, au bout de l'avenue principale de Pucon, face au lac. N°1 sur Hostelword ! Manque de pot, plus de place en dortoir pour cette nuit. Il n'y a qu'une chambre disponible, dans une cabane dans les arbres pour 35000 $ (50 €). Ca fait cher... mais je ne me vois pas rechercher une troisième auberge pour une nuit, d'autant plus que cette fois il y a du monde et un peu plus d'ambiance ! La cabane est plus que charmante avec une magnifique vue sur le lac. Je n'en profiterai malheureusement pas beaucoup comme je me lève à 5h du matin le mercredi pour faire l'ascension du volcan Villarrica. Avec tout ça, il est midi passé, comme il fait beau, j'opte pour une virée aux thermes Los Pozonos, accessibles en collectivo. Ca change des randos et ça détend ! Il y a environ 5 piscines différentes qui vont du quasi brûlant à des températures parfaites pour se prélasser ! Je n'aurai pas fait beaucoup d'excursions organisées pendant mon voyage mais, malgré son coût (80 000 $, soit un peu plus de 100 €), je ne regretterai en aucun cas celle de l'ascension du volcan Villarrica. J'opte pour l'ascension organisée par l'auberge, pas la moins chère, pas la plus chère... un super côté convivial comme on est qu'entre gens de l'auberge ! Pour débuter la montée, on a le choix entre un télésiège et 1h de montée en marchant... je vous laisse deviner l'option que j'ai choisie !


Les deux premières heures de montée se font sur la caillasse. Ca me rappelle l'ascension du Piton de La Fournaise. Après un peu plus d'une heure de montée, on arrive à un premier point de vue sur le lac Villarrica.

Vue sur le lac Villarrica

On arrive ensuite au passage sur neige pour lequel il nous faudra chausser les crampons et prendre le piolet. Après avoir fait un stage d'alpinisme d'une semaine avec l'UCPA, je trouve les 5 min d'explication des guides un peu light... enfin, la montée n'est pas trop raide et tout se passe bien ! On arrive ensuite à la troisième et dernière partie pour laquelle on déchaussera les crampons et on laissera les sacs à dos. Environ 30 minutes de marche pour arriver au cratère. Pas trop de vent ce jour là donc pas besoin de mettre les masques à gaz qu'on aura cependant bien pris avec nous ! Impressionnant de voir la fumée s'échapper du cratère ! La vue sur le cratère aussi bien que sur les séracs en contrebas est magnifique ! C'est l'instant photo !

Le groupe, un parmi environ 20 autres... un peu l'usine !

Pour arriver jusque là, on aura gravi 1400 m de dénivelé positif !

Le cratère, un peu de fumée !
Les séracs en contrebas
Au fond, le Quetrupillan, 2360 m d'altitude

Le volcan Villarrica est en activité. La dernière éruption date de 2015 et la plus grosse de 1970. Pour surveiller son activité, il y a 20 stations de mesure...

Station de mesure du gaz

Pour la descente, ce sera en luge ! Tout le matos est fourni (gants, veste, pantalon imperméables). Quelques passages un peu raides pour moi ! Un petite crampe à l'épaule à un moment tellement je serrais fort mon piolet pour freiner ! Mais la descente avec vue sur le lac reste sympa ! On finira par une heure de marche rapide dans du gravier, "comme dans du beurre". Retour à l'auberge vers 16h pour partager une bière avec les guides. Une très belle excursion avec une météo plus que favorable !

Le jeudi, la météo est encore avec moi j'opte donc pour une randonnée au parc Huerquehue. Deux itinéraires sont possibles : le trek San Sebastian, environ 7h aller-retour qui se situe exclusivement en forêt et mène à un point de vue sur la chaîne de volcans. Comme j'ai déjà pu profiter d'une vue la veille avec l'ascension du volcan, j'opte pour l'itinéraire des lacs, sur les conseils du gardien du parc pour qui cette randonnée est la "mas bonita". Aucun regret ! Un parcours magnifique entre vue sur le volcan Villarrica, lacs aux couleurs et reflets magnifiques vu l'ensoillement et parcours sous les araucaria, coigüe et lenga aux milles couleurs en ce début d'automne ! Quelques photos pour essayer de vous faire partager la beauté de ce parcours !


Certainement l'oeuvre d'un carpintero, le pic vert local

Comme dans presque toutes les forêts que j'ai traversées jusque maintenant, les arbres aux formes étranges nous emmènent dans un monde féerique !

Avec le soleil, les lacs aux couleurs chatoyantes sont tous plus magnifiques les uns que les autres !

Un petit coin de paradis avec les feuilles mortes qui parsèment la surface de l'eau...

Quelques photos des arbres rencontrés sur le chemin, principalement les immenses et majestueux coigües, les araucarias et les lengas qui illuminent la forêt en ce début d'automne. L'araucaria est un "fossile vivant" puisqu'il peuple la planète depuis près de 200 millions d'années ! Certains individus peuvent vivre jusque 2000 ans ! C'est un arbre sacré pour les Mapuches, qui devaient lui demander la permission avant d'entrer dans la forêt. Les Mapuches se nourrissaient des graines de l'araucaria, les piñones, à forte valeur nutritive.

Pas sure que mes photos restrancrivent complètement le mélange des couleurs... un véritable côté enchanteur que j'espère vous avoir transmis au travers de ces photos ! Mais comme souvent, c'était nettement mieux en vrai ! 😀

Encore un peu de flore avec le fushia Magallanes que je retrouve ici encore !

Au cours de la montée vers le lago Verde, plusieurs miradors m'ont permis d'admirer le volcan Villarrica.

Au loin, le volcan Villarrica

Sur le chemin, j'aurai l'occasion de ramasser de nombreux piñones, les graines de l'araucaria. C'est la pleine saison ! Une fille de l'auberge m'en a fait goûter le matin même, coup de chance, sinon je n'aurais pas eu l'idée de les ramasser ! Entre les photos le matin et le ramassage des piñones l'après-midi, j'ai perdu un peu de temps sur la rando. Je finirai donc en courant un peu dans la descente du retour pour pas rater le dernier bus de 17h. J'aurai quand même le temps, avant que le bus n'arrive, de poser quelques questions sur la flore au gardien du parc et surtout de lui demander comment on cuisine les piñones !

Le soir en rentrant à l'auberge, je me lance dans la cuisson des piñones... rien de bien compliqué, il suffit de les faire bouillir dans l'eau salée. Le plus difficile est de savoir quand ils sont cuits ! D'après le gardien, ils auraient dû s'ouvrir. Au bout de 20 min ce n'était toujours pas le cas, j'ai donc opté pour la solution de les goûter. Au top ! J'en ai donc fait profiter pas mal de gens dans l'auberge... un bon moyen d'initier la conversation ! Ce même soir, on aura aussi la possibilité de déguster des pancakes brésiliens à la banane. Un délice !

Les piñones, un goût qui s'approche de la châtaigne

Le vendredi, la météo sera moins de mon côté... il est prévu de la pluie dans l'après-midi. J'hésite un peu en voyant le ciel gris mais me décide tout de même à me rendre à la réserve Del Cañi. Encore une belle rando de 6h ! Vu la météo, je ne profiterai malheureusement pas beaucoup des points de vue mais je pourrai découvrir de nouvelles plantes et notamment la fleur nationale du Chili ! Je n'ai pas eu l'idée de la toucher, mais a priori elle serait dure. Je prendrai la pluie sur la dernière heure, de la bruine qui se transformera par la suite en bonne pluie ! Je rattrape un couple chiloaméricain sur la fin de la descente qui me proposera de me ramener sur Pucon. Plus rapide et moins d'attente que le bus ! De retour vers 18h à Pucon, j'aurai le temps de dîner et prendre une petite douche avant d'aller prendre mon bus de nuit vers Santiago où je vais retrouver Sophie !

Pour finir, quelques photos de la flore rencontrée au cours de cette balade...

On commence par les fleurs... malheureusement, le guide n'étant pas là à la fin de ma rando, je n'ai pas pu lui poser de questions sur la flore rencontrée... je n'ai donc pas tous les noms.

Et petite énigme pour voir ceux qui suivent... quelle est cette fleur ??

Je retrouve encore les araucarias dans toute leur splendeur...

Un bébé araucaria, il va lui en falloir des années pour grandir !

Et les coigües.

Comme sur chaque randonnée, je retrouve ces arbres aux formes atypiques... qui enchantent le paysage.

Et toujours ces couleurs automnales données par les lengas.

Si vous passez à Pucon, je vous recommande vraiment le Chili Kiwi Hostel ! Ambiance très chaleureuse, chambres et sanitaires propres, il y a tout ce qu'il faut pour cuisiner sur place et la vue sur le lac est magnifique, encore plus au coucher de soleil !

Coucher de soleil sur le lac et volcan Villarrica
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Je suis arrivée samedi matin (7h30) à Santiago après environ 10h de bus et une petite nuit... J'ai retrouvé Sophie, rencontré Alex, l'ami de Sophie et son frère José Manuel qui était là pour le WE. Tous deux très sympas ! Sophie et Alex vivent dans un grand immeuble de plus de 30 étages... on se croirait dans les immeubles de standing à la Défense avec des agents de sécurité présents en permanence à l'entrée de l'immeuble. En fait, j'apprends que c'est courant à Santiago... on se protège ! Un autre point marquant, il y a pas mal de choses partagées : laverie, salle de réception, espace bbq en toiture... ces différents espaces peuvent être loués. De quoi s'inspirer pour faire évoluer nos modes d'habitat ?

J'aurai découvert une partie de Santiago... bien loin d'avoir tout vu mais l'idée de ce WE était surtout de passer du temps avec Sophie !

On est passées au petit marché en bas de chez elle. Fruits, légumes, plantes... on était comme aux Lices ! 😉

Après un bon petit déjeuner, on est allées se balader dans le quartier de Lastarria pendant qu'Alex nous cuisinait une cazuela de pollo. Lastarria est un coin assez touristique avec pas mal d'artisanat. C'est un endroit où il fait bon flâner, les rues sont assez vertes et pleines de charme.

Petite pause musique, avant d'aller plus loin...

On tombe ensuite sur la fête du jeu locale, où on enchaînera quelques parties de Dobble, un chilien se joindra à nous. Amusant de reconnaître une bonne partie des jeux auxquels je joue et le caractère international de ce type d'évènement social !

D'autres jeux, que je ne connaissais pas... comme ce jeu d'adresse.

Après un bon déjeuner et une petite (grande ?) sieste, on ira découvrir Santiago by night. D'abord dans un petit bar sympa et posé à côté de chez Sophie et Alex où on dégustera une Kasteel... Pas très local mais toujours agréable !

On ira ensuite se balader dans le barrio Bellavista, le quartier de la night life de Santiago, et déguster d'autres bières, locales cette fois, dans un bar qui possède sa propre brasserie.


Le lendemain on fera un footing de décrassage sur le Cerro San Cristobal. Comme en 4 mois j'ai dû courir UNE SEULE fois, on fera la montée en marchant (elle est plutôt raide !). Pas facile de me remettre à courir ! La reprise sera dure en juillet !

Vu d'en-haut, Santiago a l'air un peu pollué...

Pour reprendre des forces, on partagera un mote con huesillo, la boisson locale, blé, pêches et caramel ! Délicieux !

On redescendra ensuite par le circuit trail, en courant cette fois !

Vous pouvez noter le maillot qui a profité de cette occasion pour faire une de ses premières sorties !

Après un brunch made in Sophie, le dimanche aprem sera plus posé. J'en profite pour faire une lessive, acheter mes tickets de bus pour Valparaiso et Mendoza et trier quelques photos ! Un très chouette WE qui m'a permis de découvrir le nouveau monde de Sophie !

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Après mon bref passage à Santiago, direction Valparaiso. La fin de mon voyage en Amérique du Sud se rapproche... je quitte le Chili samedi 27 avril. Au programme une escale de 3 jours à Rio de Janeiro pour voir Gaëlle et Hadrien et retour à Paris le 1er mai pour quelques jours avant d'entamer un nouveau périple, décarboné cette fois !

J'attendais de passer chez Sophie pour voir comment j'organisais la fin de mon périple... il va de soi qu'il me faudra faire des choix pour les deux semaines restantes. Au final, je décide de me cantonner à Valparaiso, Mendoza en Argentine et La Serena au Chili pour ces deux dernières semaines et de faire une croix sur le nord (Iquique et San Pedro de Atacama au Chili ou Salta en Argentine...) Même si je sens la fin du périple arriver, je préfère rester sur un rythme de voyage "à la cool", en restant plusieurs jours dans chaque ville plutôt que d'oublier de prendre le temps en essayant de voir un maximum de choses...

Il me faudra donc revenir ! Mais, à chaque voyage, j'aime passer à côté de choses, simplement pour pouvoir me dire, je reviendrai !

Lundi matin, je suis donc partie pour Valparaiso, à deux heures de bus de Santiago, sur la côte. C'est la capitale artistique du Chili, réputée notamment pour le street art.

A peine arrivée, je découvre en effet les premiers graffitis ! Il fait soleil, très doux, bien agréable ! Je vais poser mes affaires à l'auberge et en profite pour changer les chaussures de rando que je mets toujours à mes pieds quand je voyage pour des nu-pieds et le pantalon pour un short... un air d'été ! Pas mal de flyers à l'hôtel, en particulier sur les free tour. J'apprends qu'il y en a un sur le street art à 15h30. Il est 12h30, ça me laisse le temps d'aller me balader un peu et chercher un endroit où déjeuner avant d'y aller !

Comme souvent quand j'arrive dans une nouvelle ville, je me laisse simplement guider par mes pas... j'ai démarré par longer la mer vers le sud... pas forcément le meilleur choix, plus que la mer ce sont les rails (il y a le train ici !) et les containers du port que je longe... je me décide donc à bifurquer vers l'intérieur au bout d'une petite demi-heure de marche. Je débouche alors sur la place Sotomayor où on peut découvrir le Monumento a los Heroes de Iquique (guerre avec le Pérou) et la Comandancia en Jefe de l'armée du Chili.


Il y a un petit marché d'artisanat sur la place, j'y fais un petit tour. Je continue, par les rues intérieures cette fois, vers le sud. Je n'aurai pas le temps de monter jusque Playa Ancha avant le free tour. Je prends cependant quelques photos de graffitis au passage. Une femme m'interpelle et me dit de faire attention à mon appareil photo (que j'avais à la main, comme j'étais en train de prendre une photo) dans ce quartier. Certes le quartier avait l'air populaire mais avec pas mal de passage et je ne me sentais pas particulièrement en insécurité. Je remets l'appareil dans la pochette et reste vigilante. Je dégote un petit café à l'air sympa qui propose des salades. J'opte pour un mélange étonnant épinards frais, avocat, fraises et fromage... plutôt réussi !


Direction ensuite la place Anibal Pinto pour le free tour.

Notre guide commence par resituer l'histoire du street art qui est né dans les années 60s à Philadelphie avec les oeuvres de l'artiste Corn Bread. Il est ensuite arrivé à Santiago en 1994. A Valparaiso, les premières oeuvres datent de 2004 et mélangent le style new yorkais et le style brésilien. Ci-dessous, les exemples des différents styles. Au centre-haut, on identifie le style brésilien, la signature TIP en violet, en bas à droite est du style new-yorkais.

Si j'ai bien compris, on distingue en fait deux courants : le muralisme comme la peinture murale Lamento Latino Americano, plus réaliste et figuratif.

Lamento Latino Americano

Et le graffiti qui peint plutôt des lettres. Seul notre guide a réussi à déchiffrer ce mot... et j'ai oublié !

Ce n'est pas en une visite que je suis devenue experte du street art... mais j'ai apprécié me balader dans les rues de Valparaiso à la découverte de ces oeuvres. Quelques illustrations...

Une oeuvre qui doit parler à nombre d'entre-nous, réalisée par des artistes français.

De nombreuses oeuvres véhiculent aussi des messages. Notamment d'égalité...

Plusieurs artistes sont aussi engagés sur le plan social et utilisent le street art comme activité pour sortir les jeunes de la rue.

Une récente oeuvre de jeunes artistes

Pendant le tour, j'ai sympathisé avec Wiebke de Belgique. On continuera à se balader sur les hauteurs à l'issue du tour pour voir le coucher de soleil depuis un mirador. On empruntera plusieurs ruelles-escaliers, qui sont extrêmement nombreuses à Valparaiso et constituent souvent de bons raccourcis dans cette ville posée sur une colline.

Coucher de soleil depuis les hauteurs de Valparaiso

Photo souvenir de notre guide...

Enfin, deux peintures qui m'ont rappelé mon voyage. La première, qui illustre pour moi la Patagonie avec ses baleines, ses fushias Magallanes 💜, pour laquelle j'ai eu un coup de coeur. Et la seconde, avec cette femme sur laquelle on reconnaît la représentation des bardeaux de bois, caractéristiques de Chiloé notamment.

Avec Wibeke, on se retrouvera le soir pour dîner dehors et boire une bière. Sur ma route, je croise cette échoppe qui je trouve, traduit bien l'atmosphère très (trop ?) fêtarde de Valparaiso. On peut y acheter de l'alcool, les bouteilles passent à travers le petit espace libre. Une française que j'ai croisée plus tard me dira que c'est en fait très courant, y compris à Santiago.

Le lendemain matin, je débute à 10h30, place Sotomayor, par un nouveau free tour, plus centré sur les moments et l'histoire de la ville cette fois. De nombreux monuments sont l'oeuvre de l'architecte Harrington qui a notamment introduit les règles de construction anti-sismiques.


Passage Harrigton à Playa Ancha

On remarque plusieurs bâtiments partiellement détruits dans le centre-ville (explosion de gaz, tremblement de terre...) Cela vient du fait que la reconstruction doit conserver le style d'origine qui requiert souvent des matériaux coûteux... d'où, bien souvent et malheureusement, le choix de l'abandon du bâtiment.

L'église de la Matriz, correspond, dans sa première version, au bâtiment le plus ancien de Valparaiso et date du 17e siècle. Après avoir subi un incendie par des pirates, un bombardement espagnol et un tremblement de terre, elle en est aujourd'hui à sa quatrième version, qui date du 19e siècle. L'illustration qu'une église, peut, comme un phénix, renaître de ses cendres...

Église de la Matriz

Le quartier Marquez, avec ses immeubles réhabilités et colorés, qui fait parti des quartiers typiques classés de Valparaiso. Au moment où je prends cette photo, une femme m'interpelle en me disant que je ne devrais pas sortir mon appareil ici. La guide qui vit dans ce quartier nuance ce propos... je range tout de même mon appareil. On était pas très loin du coin où une première dame m'avait déjà interpellée la veille.

Nous avons ensuite pris l'ascenseur Cordillera pour nous rendre sur la colline Playa Ancha. Valparaiso a compté environ 30 ascenseurs dont 15 existent encore, avec 7 en fonctionnement.

L'ascenseur Cordillera

Playa Ancha est un charmant quartier de Valparaiso qui date du début du 20e siècle. Il se caractérise par ses nombreuses maisons de style colonial. Un quartier assez cher, qui abrite aussi de nombreux logements étudiants et se sent un peu en-dehors de Valparaiso.

Petite maison étonnante sur Playa Ancha avec le garage entre deux niveaux... Après, vu la configuration du terrain, il y a comme une certaine optimisation !

La visite s'est finie sur Playa Ancha. Après un échange avec la guide, j'ai décidé de me rendre au mirador Piedra Feliz pour voir la mer et marcher un peu le long de la côte pour revenir en centre-ville. Ce mirador est malheureusement réputé pour être celui d'où les gens se jettent pour mettre fin à leur jours... la vue sur la mer et Playa Ancha reste cependant très agréable.

Le long de la grève, entre pêcheurs et oiseaux marins

J'ai bien aimé me balader le long de cette grève jusqu'à ce qu'un policier s'arrête à ma hauteur avec sa moto... Il se présente et me demande si je prenais des photos. Je réponds que oui, lui demande si c'est interdit... En fait il voulait juste me prévenir que c'était dangereux de prendre des photos ici car il pouvait y avoir de jeunes pickpockets. Il insiste bien sur le fait que je ne dois pas sortir mes objets de valeur, les garder dans le sac... Je veux bien mais comment je fais pour prendre des photos sans sortir l'appareil ?? En plus le coin avait l'air plutôt tranquille ! J'y ai croisé essentiellement des familles en balade et des joggueurs. Cette troisième remarque sur le fait de ne pas sortir mon appareil photo me conforte dans l'idée d'aller passer l'après-midi à Viña del Mar ! Je marche encore un peu et avant d'arriver au port, je prends un collectivo pour revenir dans le centre. Pour finir ma visite de Valparaiso, j'irai faire un tour au cimetière, sur les hauteurs. Je retrouve pas mal de similitudes avec celui de Punta Arenas. De grand tombeaux assez monumentaux et les petits emplacements alignés.

Valparaiso et Viña del Mar forment une même continuité urbaine bien qu'elles soient on ne peut plus différentes l'une de l'autre ! Valparaiso est une ville populaire, haute en couleurs. Viña del Mar est beaucoup "aseptisée", une jolie sation balnéaire, assez verte, avec de nombreux parcs. Pas mal de touristes. Donc après l'ambiance un peu chaotique de Valparaiso, je suis allée me balader dans le parcs de Viña del Mar et j'ai pu admirer le coucher de soleil en fin d'après-midi. La configuration de la baie de Valparaiso fait que c'est moins facile d'en profiter. C'était assez intéressant de voir la différence entre ces deux villes. Peut-être un reflet des inégalités de la société chilienne ?

Le château Wulff dont la construction a été initiée en 1905 par l'industriel allemand Gustavo Adolfo Wulff. La municipalité de Viña del Mar en a fait l'acquisition en 1959 et il a été déclaré monument de l'histoire nationale le 20 septembre 1995. Très joli avec le coucher de soleil en arrière plan.

Castillo Wulff

Petite anecdote pour finir : les fils électriques et de télécommunications... combien de fois, je me suis dit : quelle jolie maison, quelle belle église... que j'aimerai prendre une photo s'il n'y avait pas ces fils en plein devant ! Mais bon, c'est comme les jolies paraboles, on veut avoir internet et c'est souvent le revers de la médaille ! Par certains côtés, ça m'a rappelé le Népal ! Et je me demande comment ils s'y retrouvent dans cet amas de fils !

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De retour en France pour quelques jours avant de démarrer mon nouveau périple, décarboné cette fois, j'en profite pour mettre à jour mon blog ! La fin du voyage ayant été plutôt intense !

Pour aller de Valparaiso à Mendoza, j'ai opté pour le bus de jour... Même si ça prend une journée (8h30-17h), passer la cordillère de jour en vaut le coup ! Et pour moi, les trajets en bus qui nous permettent de contempler les paysages font partie intégrante du voyage ! Quel changement par rapport au sud, quand j'avais franchi la frontière entre Puerto Varas et Bariloche ! Au nord de Santiago, autour de Los Andes, c'est la région du vin. La route au milieu des vignes aux couleurs automnales, avec les montagnes rouges en arrière plan, est magnifique ! La végétation se raréfie quand on commence à monter... les paysages me rappellent le Pérou ! Comme une impression de boucler la boucle en cette fin de voyage.... La route qui monte au col côté Chilien serpente bien, une jolie vue ! On mettra deux bonnes heures à passer la frontière. Pourtant, en général, c'est plus rapide dans ce sens comme il n'y a pas le contrôle des services agricoles !

J'arrive à Mendoza mercredi 17 avril vers 16h15... Presque 45 min d'avance, c'est bien la première fois ! Je galère un peu à trouver la sortie du terminal qui est en travaux et direction mon auberge "Hostel campo base" à deux pas de la Plaza Independencia. Il y a deux bons kilomètres de marche, je prendrai donc un bus sur le chemin. Mais, comme à Bariloche, il fallait que j'achète une carte : la redbus. Mais le chauffeur est cool et ne me fait pas payer ! Mauvaise surprise quand j'arrive à l'auberge... ça sent un mélange de renfermé et de vapeurs d'alcool... un peu comme dans un pub. Dans l'espace chilling, la musique type techno est à fond ! Bref, la première impression n'est pas super. Je laisse mon sac à dos et pars faire un tour en ville à la recherche d'un cadenas comme le mien m'a lâchée à Valparaiso. Sur la route, je me pose dans un café avec wifi et commence à chercher un autre hôtel à l'ambiance peut-être un peu moins éclectique. Finalement je réserve pour le soir même dans le quartier de Maipu à 11 km. L'hôtel est bien noté sur Hostelword, tout comme l'était Campo Base. Les commentaires le disent assez tranquille ce qui je pense me correspondra plus. Je retourne à Campo Base pour annuler ma réservation comme je n'ai encore rien payé. Sur la route, je dégote un cadenas dans une petite tienda. Pas très à l'aise, j'explique au gars qui fait l'accueil que je ne me vois pas rester dans l'hôtel à cause de la musique. Réponse classique "Todo bien, no te preocupes". Je me dirige donc vers l'arrêt de bus le plus proche qui m'emmènera à Maipu. J'ai entre temps acheté la carte redbus mais dans le bus que je prends, le système de validation ne fonctionne pas. Ca me fera donc encore un trajet gratuit ! Le trajet est assez long avec les nombreux bouchons et j'arrive vers 19h30-20h à l'hôtel. Je vais faire des mini courses pour mon diner à une tienda comme le supermarché est en train de fermer. C'est un hôtel familial, tenue par une femme, la soixantaine passée, épaulée par deux de ses fils. Pas le grand luxe mais c'est clean, calme et j'ai accès à la cuisine. Par contre, je suis la seule dans l'hôtel. Ce n'est donc pas là que je ferai des rencontres. Mais bon, il faut bien que je dorme quelque-part et demain sera un autre jour ! Vu la distance au centre-ville et le temps que j'ai mis pour venir, je décide de ne rester qu'une seule nuit et réserve pour les deux nuits suivantes dans un troisième hôtel, toujours très bien noté sur Hostelword et plus central, Casa Pueblo Hostel. La bonne nouvelle est que mon hôtel est situé dans le quartier Maipu, qui est un des quartiers vignobles de Mendoza. Le fils me conseille donc de louer un vélo le lendemain pour faire le tour des bodegas, les châteaux locaux.

Le lendemain matin, je me lève vers 9h comme le magasin de vélo (Maipu bikes) à proximité n'ouvre qu'à 10h. J'arrive un peu avant 10h au magasin. C'est bizarre, il y a déjà plein de gens à vélo... le magasin a dû ouvrir un peu plus tôt ! Les vélos sont assez basiques, pas de vitesses mais le gars m'explique que c'est tout plat. La location ne me coûtera que 7 € pour la journée ! Le gars me donne une carte avec les voies cyclables et les différentes bodegas. Le musée du vin, la bodega la plus proche, propose des tours guidés. Le prochain est dans une heure, à midi, me dit le loueur. Je regarde le papier, il y en a un à 11h. Je lui fait remarquer. Mais il est 11h, me dit-il... je regarde mon portable... ben non, il est 10h ! Non non, il est 11h ! Heu, on a pas la même heure qu'au Chili ?? Et bien non, si le Chili passe à l'heure d'hiver, ce n'est pas le cas de l'Argentine - en hiver, il y a donc une heure de décalage entre les deux pays... Bref, je remets à l'heure mon téléphone et pars à la découverte des bodegas et du vin argentins ! Je ferai un petit tour vers la bodega Trapiche pour patienter jusque 12h. Je ne m'y arrêterai pas pour une dégustation mais la vue était sympa !


Bodega Trapiche

Je me dirige ensuite vers la bodega La Rural (Musee del Vino) pour la visite guidée qui sera suivie d'une dégustation. C'est l'une des plus vielles de Mendoza. Elle a été créée en 1885. La visite nous permet de voir un peu tout le processus d'élaboration du vin - malheureusement j'ai raté les vendanges d'une semaine ! La région étant semi-aride, les vignes sont alimentées, depuis la cordillère, par l'eau du Rio Mendoza - enfin les 20 % dédiés à l'agriculture, 80 % de l'eau étant destinée à l'alimentation en eau potable de la ville. L'eau est acheminée par des canaux jusqu'aux vignes. La bodega produit 20 millions de bouteilles par an.

Bodega La Rural

La pulpe du raisin est séparée des grains et de la peau. Mais rien ne se perd ! Les graines et la peau (ci-dessous) sont utilisées entre-autre pour la production de cosmétiques.

Initialement une bodega familiale tenue par la famille Don Felipe Rutini, elle a été vendue en 1994 à une banque. En 1933, la famille Rutini avait commercialisé la première bouteille de vin en Argentine. Le vin produit par cette bodega peut se garder jusque 8 ans environ.

Le musée du vin de la bodega La Rural présente les différents outils utilisés autrefois dans la production du vin comme les arganas qui étaient utilisés pour transporter les grappes sur le dos des mules.

A la fin du tour, j'ai pu convertir mon ticket d'entrée en une bouteille de Trumpeter (Malbec). On partagera la bouteille avec les filles de ma chambre, le samedi soir avant mon départ, un moment sympa pour conclure mon séjour à Mendoza.

L'après-midi, je visiterai encore 2 bodegas. La bodega bio et familiale Viña el Cerno et la jolie bodega Mevi qui peut offrir une vue sur les Andes mais comme je suis arrivée en fin de journée, c'était un peu bouché. Mais le cadre, avec la terrasse avec vue sur les vignes, à défaut des montagnes était quand même très agréable !

La jeune bodega Viña el Cerno a été créée en 1995 et produit actuellement 80 000 bouteilles par an. Le processus est totalement biologique - aucun additif n'est utilisé pour la fermentation qui requiert donc un temps de fermentation un peu plus long (15 jours) que les bodegas classiques (autour de 5 jours). La vendange se fait à la main. La bodega produit 7 vins différents, des vins jeunes qui sont vieillis 6 mois dans un tank en époxy aux vins plus vieux qui sont viellis de 8 mois à 3 ans dans des tonneaux de chêne. Il y avait une conception assez intéressante dans la production de Viña del Cerno comme plusieurs vins représentaient par l'alliance de cépages différents, les membres de la famille : la mère et le père, les trois filles...

Une nouvelle dégustation avant d'aller visiter ma dernière bodega, la Mevi. J'ai goûté le Geoenergia, un vin issu de l'agriculture biodynamique dont l'élaboration se fait en lien avec le cycle lunaire.

Bodega Viña del Cerno

Et la dernière dégustation à Mevi.

Bodega Mevi

Malbec, Cabernet et Syrah, ma préférence ira au Syrah.

Après les bodegas, je suis allée aux thermes de Cacheuta. Pour le coup, par manque d'info, j'ai un peu joué la touriste sur ce coup là en optant pour le minibus partenaire de l'hôtel... mais ça m'a permis de sympathiser avec une argentine de l'auberge. Comme c'était le Vendredi Saint, jour férié en Argentine, pas mal de monde sur place ! Plutôt que d'aller directement me baigner, je suis allée faire une petite rando sur un point de vue avant. Puis relaxation dans les très nombreuses piscines des thermes avec vue sur les montagnes !

Pour finir mon séjour à Mendoza, j'ai réalisé l'incontournable randonnée au camp de base de l'Aconcagua. Départ de bonne heure, de bonne humeur, le samedi matin avec un bus à 7h30 (Entreprise A.Buttini - sur les conseils de deux allemandes de l'auberge). L'entrée du parc est à environ 3h de bus de Mendoza. Je débute donc la rando vers 11h après avoir réglé le coût du permis pour aller jusqu'au camp de base (Confluencia). Environ 700 $ argentins... pas donné ! Le bus pour rentrer à Mendoza est à 16h30. Je marche donc d'un bon pas pour être sure d'avoir le temps d'arriver à Confluencia, le camp de base de l'ascension de l'Aconcagua, le plus haut sommet d'Amérique avec 6961 m et de redescendre prendre le bus. Sur le milieu de la randonnée, je retrouve deux argentins du bus. On fera la randonnée ensembles, on s'attardera peut-être un peu trop au camp de base et on commencera la descente vers 14h. Descente qu'on fera un peu au pas de course mais avec l'aide d'une voiture sur le dernier kilomètre de route, on arrivera à avoir le bus.

L'Aconcagua, 6961 m
La grande classique !!!

Petit échantillon des magnifiques paysages traversés au cours de cette belle randonnée !

Confluencia, camp de base de l'Aconcagua, 3 400 m

Les mules qui descendent le matériel du camp de base qui se prépare doucement à fermer avec l'hiver...

Le fameux pont qui marque la limite en le permis balade et trekking jusqu'au camp de base... Attention si vous le traversez sans avoir payé les 700 $ du permis trekking, vous risquez une amende !

Que voyez vous dans ces rochers ?

Laguna Horcones

De retour à Mendoza et à l'auberge, je profiterai de ma dernière soirée pour partager ma bouteille de Trumpeter avec les filles de la chambre. Une belle dernière soirée ! Dimanche, une belle journée de 14h de bus m'attend pour rallier La Serena, un peu plus au nord, côté chilien et la région du pisco !

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Je profite de ma première journée de pause de mon périple à vélo pour rattraper mon retard sur le blog !

Après Mendoza, retour au Chili et avant dernière étape en Amérique du Sud à La Serena et la Valle del Elqui.

Dimanche 21 avril, une belle journée de près de 14h de bus... encore une belle pause à la frontière pour le contrôle du service agricole. Mon miel qui venait de Chiloé était passé à l'aller mais ne passera pas au retour - ça fait parti des produits d'importation interdits, d'autant plus lorsqu'il est ouvert 😣. Mais le plus important est sauf : ma calebasse et mes hierbas mate !

J'arrive vers 22h à l'hôtel Cosmo. Une auberge de jeunesse assez centrale. J'y resterai 2 nuits avant d'aller chez son petit frère dans la Valle del Elqui. Lundi, petit déjeuner très agréable au soleil sur la terrasse ! Après avoir pris mes marques, je loue un vélo pour me rendre à Coquimbo, à environ 20 km. Une fois que j'ai rejoint le phare, il y a une piste tout le long... le trajet est donc super agréable !

Le phare a été construit en 1950 par l'armée du Chili et fait depuis pleinement partie de l'identité de La Serena. Son style néo-colonial est en accord avec le style architectural de La Serena.


Faro Monumental La Serena

Sur la plage, je rencontre une petite troupe de pélicans. Un peu peureux, pas facile de s'en approcher pour les photographier ! Ca doit être une des premières fois que je vois ces oiseaux en liberté !

Ensuite je traverse une petite zone humide... Au fond, on peut voir Coquimbo et la croix du Troisième Millénaire. Ca m'évoque un peu la baie de Saint-Brieuc où j'étais passée à vélo en novembre.

La Serena et Coquimbo sont des villes de pêcheurs. Un petit monument en leur hommage sur la route.

A l'entrée de Coquimbo, quelle surprise de découvrir un groupe de lions de mer qui prennent le soleil ! Je ne m'en approche pas trop... ils n'ont pas l'air si sympathiques que ça quand ils se mettent à grogner !

Coquimbo fait un peu penser à Valparaiso (en plus petit !). Je m'arrête comme il se doit au marché aux poissons. Il n'est pas loin de 14h mais il y a encore pas mal de restaurants et étalages ouverts. Je me laisse tenter par les beaux étalages de fruits de mer... c'est frais de la pêche du matin. J'opte pour un mélange de fruits de mer cuits (différentes variétés de poulpes, moules, crevettes...). Le poissonnier coupe le tout et le met dans un bol en plastique. Après, on assaisonne à notre convenance (citron frais, persil, piment...) C'est frais et bon ! Mais j'en paierai le pris dans l'après-midi...

Après cette mise en bouche, j'opte pour un restaurant de poisson avec vue sur le port. Je dégusterai un blanquillo, un poisson à chaire blanche, pané, accompagné de frites. Le poisson est fondant... un délice !

Ensuite je repars, direction El Fuerte Lambert. Une belle vue sur la mer, les rochers et les pélicans !

Fuerte Lambert

Après le fort, direction la fameuse croix du Troisième Millénaire ! Ca me permet de découvrir quelques jolies maisons colorées sur le chemin en traversant les quartiers populaires de la ville. Par contre, ça grimpe sévère pour arriver jusque la croix ! Je pousserai le vélo sur certaines côtes !

De là-haut, une belle vue sur la ville et ses couleurs !

L'église est assez moderne !

La construction de la croix a été achevée en 2000.

La croix du Troisième Millénaire

Il est déjà 17h passées donc je repars vers La Serena... une belle descente pour rejoindre le port et la piste cyclable. Vue l'heure, je pourrai profiter du coucher de soleil sur le retour !

La Serena et Coquimbo, c'est un peu comme Viña del Mar et Valparaiso. Une même continuité urbaine mais deux villes à l'opposé ! D'un côté la ville balnéaire et de l'autre, sur les collines, la ville populaire. Le long de la plage, quelques immeubles imposants, qui montrent le côté balnéaire de La Serena... un air de Vendée ! 😣

Le mardi, je profiterai de la matinée pour flâner dans La Serena. A la découverte de ses maisons coloniales.

Je visiterai aussi la cathédrale.

Quelques autres points de passages au cours de cette balade...

Pour finir, passage au jardin japonais. El jardin del Corazon dont la construction a débuté en 1988 et qui a été inauguré en 1994. Une belle balade rafraîchissante !

En fin d'après-midi, direction le petit frère de mon hôtel en bus avec trois autres personnes de l'auberge. Le départ un peu tardif vers 17h ne me permettra pas de profiter de la route tout du long... On arrive à Rivadavia vers 19h. Un hôtel un peu éclectique mais sympa pour clôturer mon voyage.

Le mercredi matin, le temps met du temps à se lever. Je passe donc une partie de la matinée à discuter avec des argentins et à faire quelques parties cartes... En fin de matinée, je pars en bus avec une allemande pour Pisco Elqui afin de visiter le village et une distillerie. Un village encore bien coloré où on retrouve le style colonial !

Encore une jolie petite église...

Je visiterai la distillerie Los Nichos... un nom qui vient du fait que les gardes bouteilles étaient en forme de tombeaux pour faire peur aux voleurs !

Dans cette distillerie qui date de 1868, le pisco est produit à partir du mélange de trois variétés de raisins. La récolte se fait entre mars et avril. Pour produire 2 bouteilles de pisco, il faut 10 kg de raisin ! En début de récolte, ils produisent aussi du vino dulce. Je n'aurai pas goûté... mais le pisco lui était bon ! Pour le produire, 5 jours de décantation puis de un à un mois et demi de fermentation. Ensuite suivant les bouteilles, il est gardé de 10 mois à 3 ans en tonneaux. La mise en bouteille se fait à la main, tout au long de l'année !

Retour à l'auberge pour 18h mais mon tour pour observer les étoiles est annulé au vu de la météo trop nuageuse ☹. Ce sera donc soirée UNO à l'auberge.

Le jeudi, je pars à vélo à la découverte Vicuña (à 20 km) et de la route des vignes ! C'est la période des vendanges, de gentils agriculteurs me donneront un peu de raisin au passage ! 😋 Vicuña est encore un joli village haut en couleurs, avec pas mal de street art comme souvent en Amérique du Sud.

L'église et l'office du tourisme de Vicuña.

Un bus m'aide à remonter à Pisco Elqui l'après-midi... C'est à 40 km ! Petite pause autour d'un jus de copao (cactus local).

En fin d'après-midi, je redescends à vélo et profite de la belle lumière du soir sur la vallée !

Cette fois c'est bon, j'irai voir les étoiles ! On verra Betelgeuse, une étoile de la constellation d'Orion à 600 années lumière ! Sirius, l'étoile la plus brillante de l'hémisphère sud. La galaxie du Grand Nuage de Magellan... On se sent tout petit !

Le guide nous expliquera aussi que dans l'hémisphère Sud, il n'y a pas d'étoile, comme l'étoile polaire, pour indiquer le pôle sud. C'est en fait un point noir qui est invariable et déterminé depuis la Santa Cross. Une belle expérience mais j'ai des progrès à faire en photo de nuit ! Comme je dis souvent... c'était mieux en vrai !