Carnet de voyage

MAt FAS O vent

17 étapes
65 commentaires
70 abonnés
Dernière étape postée il y a 3 jours
Par MAFASO
De Brassens à Césaire en passant par Evora MAFASO nous emmène à la Madinina... poussés, on l’espère, par le Mistral et les Alizés!
Du 4 novembre au 25 décembre 2018
52 jours
Partager ce carnet de voyage
J33
J33
Publié le 8 décembre 2018

C'est la nuit noire, la lune ne se lève plus que très tard dans la nuit auréolée d’un halo orange mafaso file a 5,5 noeuds de moyenne vers mindelo. Le vent a fini par capituler hier soir aprés une belle journée sous spi .Dans un peu moins de 100 miles nous achéverons cette grande glissade vers le sud dans la douceur de l’alizée aprés quatre belles journées de spinnaker et quelques galéres inhérentes .C’est le contraste total avec notre étape précédente qui nous saisit le plus .Douceur,vent portant,légére gite ,chaleurs,bronzettes,balnéothérapie ,péche a la coryphéne ,que du bonheur d’étre sur l’eau .Les nuits sont aussi douces que les jours ,bob et maxou jouent comme des enfants dans leur cour de récréation sur le pont ,se partagent successivement le poste de top chef ,ouvrent le bar a l’heure de l’apéro ,la musique nous accompagne dans notre bonne humeur collective .Nous avons un passager clandestin depuis notre départ ,une mouche,bizarrement affublée du surnom de JP ou jean pierre .Un oiseau du large nommé jacky nous accompagne parfois,quelques dauphins viennent nous saluer .Dans la douceur de la soirée ,la nature nous offre son plus beau spectacle :les constallations et étoiles posées sur l’écran géant bleu noir .Orion ,cirrius,cassopiée nous guident ,une trainée phosphorescente de plancton trace la route de mafaso sur un océan désert .

Notre derniére journée sera a l’image des précédentes avec un alizé suffisant pour justifier une nouvelle bataille avec le spi pour arriver a mindelo avant la nuit .Bob a fini par se séparer de son poisson volant dont il était amoureux aprés 3 jours de frigo et l’a transformé en tapas a l’heure de l’apéro .

Nous avons scruté l’horizon maintes fois a la recherche des iles tant désirées sans rien apercevoir a plus de 8 miles des cotes .Soudain le massif de santo antao culminant a prés 2000 métres d’altitude a émérgé au dessus de l’horizon brumeux ,magie de la découverte .

Le chenal a délivré ses rafales de vent comme prévu et poussé mafaso dans la splendide baie de mindelo parsemée de navires multicolores a flots ou coulés racontant les histoires de mer .

La marina est comparable au camping des flots bleus et on a vu passer franck en moule bite .En fait c’est plutot le world sailing people qui glandouille gentiment au bar du ponton flottant pour avoir du lien internet et raconter ses histoires de mer .Julie ,lizou,sofia,max fléche nous rejoindrons demain pour d’autres aventures a santo antao.

Votre circuit individuel en France, personnalisable et abordable

Circuits inspirés des meilleurs blogs MyAtlas
Personnalisation en quelques clics de votre voyage
Devis instantané, réservable en ligne, sans intermédiaires
J32
J32
Publié le 6 décembre 2018

Il est temps je pense, de vous présenter le cadet des équipiers. Arborant une silhouette originale du style Rastacouère négligé et remarquable à son déplacement clairement non chaland, Lluc (prononcé "Youk" par les non-iniciés) est une espèce, dieu soit loué, en voie de disparition.

Surnommé "Bob, le Poulpe" ou encore "Kikinou" , il fit ses armes aux Antilles sous les 40èmes titrants, c'est d'ailleurs là qu'il commença à entretenir une relation spirituelle avec le palétuvier qui lui sert de cheveux.

Cet hominidés tenant extrêmement bien sur ses deux poutres est agile quand il ne déblate pas (là est le probleme). Il ne rechigne pas à servir le café à JP, éponger les cales, vider la pèche du jour ou récurer les chiottes après une nuit de baston où pisser dans la cuvette relève de l'exploit. Journaliste à ses heures perdues car capable de commenter ce qu'i va faire, ce qu'il fait, ce que tu fais et ce que nous avons fait entre chaque manoeuvres...

Sa jeunesse n'a d'égal que sa générosité, fin gourmet, bon vivant, bref... il faudrait un océan de feuilles pour décrire toutes ses qualités.

DONC: Si vous vous trouvez au Cap Vert et envisagez de traverser l'atlantique avec un équipier, il est je pense l'espace rare que vous cherchez.

J24
Chabin barre, Chabin chill, Chabin guitare, Chabin nettoyage, Chabin dauphin, Chabin pécheur

Chabin, notre routeur, héritier direct de notre merveilleux capitaine Gilvenec, Celui qui nous a porté jusqu’aux Canaries. Négociant une descente de la mer Méditerranée un peu compliquée, durant la quelle il a essayé, tant bien que mal, de faire de cette péniche un voilier respectable et après avoir joué au jeu du chat et la sourie avec les dépréssions entre Tanger et Lanzarote, nous voilà maintenant aux portes des alizés. Mais pas seulement, sur ce rafiot il est également à ses heures perdues guitariste, dresseur de dauphin, bricoleur, dormeur, parfois rouleur aux couchés de soleil pour le bien être de son fidèle équipier. Il est également notre meilleur pécheur et a profité de son premier bain par 4000 mètre de profondeur dans l’Atlantique pour aller pécher ce magique serpent des mers coincé dans notre hélice.


Je vous laisse apprécier quelques jolies photos ce très sympathique spécimen.

PS: Merci Jean Pierre pour ce rapala qui nous a permis cette belle prise.

J25

Les commentaires promis, le capitaine veille au grain

La baston au large du cap Spartel a bien eu lieu dès la première nuit, 40 noeuds établis, des rafales a 50 dans la nuit noire et chargée de grains, le tout au prés et arrosé de belles déferlantes s'écrasant sur notre très chère capote. L'équipage réduit a été mis a mal mais a assuré crânement le défi marocain du cap Spartel, le brave Mafaso sous trois ris et trinquette nous a rassuré par ses capacités, son confort relatif mais rassurant dans ces creux de trois a quatre mètres. Le jour s'est levé sans beaucoup de sommeil assuré, la mer chaotique de partout, le vent toujours bien établi et désespérément ancré plein ouest, la guerre de tranchées a continué jusqu'au mercredi ou une belle journée ensoleillée nous attendait, le moral est remonté en flèche, les apéros aussi, un thon passant par la a fini a la Tahitienne dans nos assiettes. Bref tout allait bien au coucher du soleil lorsqu'un serpent de mer surgit et attaqua notre brave Volvo en le calant. Heureusement que Chabin n'écoutant que son courage est allé braver le vilain armé de sa lampe et de son couteau pour libérer Mafaso de cette vilaine posture. La suite fut un peu plus cool, le sommeil est revenu les milles ont redéfilés enfin au compteur méme si éole s'est obstiné d'ouest, la chaleur est enfin montée d'un cran, les dépressions hivernales successives ont progressivement laché prise et nous sommes arrivés a la marina de Arrecife sur l'ile de Lanzarote vers midi ou le comité d'accueil nous attendait quelques heures plus tard pour nous emmener dans un tourbillon exotique espagnol,merci mille fois a Pilar et david pour ce moment magique. Bob a retrouvé sa famille des iles nous transportant tels des collégiens dans leur minibus autour de l'ile . Imaginez des points de vue a couper le souffle sur Graciosa l'ile du nord, des repas royaux au pied des vieux marais salants et au coucher du soleil. Imaginez une soirée de folie dans un village en féte, les bodégas brulantes sous les accords de guitares, l'alcool qui coule a flot continu, des créatures de réves se tortillant en tous sens, la movida espagnole avec des airs félliniens. Quel sens de la fête, que de belles rencontres, que de belles personnes ,nous sommes repartis sonnés révants ces soir la. Le lendemain david a assuré une logistique hors du commun ,une nouvelle balade avec une bonne humeur et gentillesse au top ,merci mille fois !

Viva Lanzarote, un dernier saut sur Fuerteventura a Puerto morro Jable pour un premier bain de mer au milieu des pêcheurs locaux et la nuit va nous emmener vers Cabo Verde .



J19
J19
Publié le 27 novembre 2018

N'ayant pas assez de temps ... les commentaires viendrons plus tard . la bise a tous

les commentaires promis

tanger sous les grains, que d'eau que d'eau ,quelques belles éclaircies cependant pour une balade dans la médina accompagné de mustapha pour un déjeuner au top marocain

tanger sous les contrastes d'une marina et d'un front de mer a l'occidentale ,d'une administration a l'orientale ,d'une ville vestige du passé chargé du mythe des artistes et écrivains de passage

tanger et les rencontres de pontons avec des catamarans secoués depuis gibraltar ,des circum navigateurs les yeux chargés de réves

tanger que nous quittons un soir avec une option météo qui nous envoie au charbon plein ouest avec 25 noeuds prévus en face et l'espoir de choper ensuite le nord ouest pour descendre vers les canaries

J15
J15
Publié le 18 novembre 2018
Mon capitain, le second, le troisième et mon capitain quime dit : " La sortie c'est par là"

Il était une fois:

"Par une nuit froide et agitée, après un début de soirée fort arrosé et un état proche du comas, j'ai été pris de force et enrôlé, à l'issue de mon plein gré, sur un vaisseau basé à Sète, commandé par le Capitaine JM et son second Max. Le reste de l'équipage étant composé d'un matelot avec pleins de cheveux et d'habits bizarres, style africain mais blanc. J'ai eu à peine trois jours pour m'amariner. Ensuite, corvée de vaisselle, nettoyage, cuisine, quart et surtout obligation de gouter à tous les breuvages présent à bord. J'ai donc décidé de m'évader....

J'avoue avoir eu peur de débarquer à Tanger et devoir faire face à mon passé. Peur de me faire intercepter et finir mes jours enfermé ici. Si j'avais eu un peu plus de courage je serais resté avec mes gars.

Trêve de plaisanterie: Super bateau, super équipage, super capitaine ( étonnant de flegme et surtout pouvant dormir n'importe où et n'importe quand) son second, acrobate, équilibriste, plein de fougue ( à la jeunesse) et le troisième... à le troisième que dire à part un super ( à la jeunesse).

Maintenant que je suis chez moi (après un retour des plus galère, pourtant organisé par la meilleur agence de voyage existante) je me rends compte à quel point ils me manquent. Merci les gars je vous aime."

JP

J13
J13
Publié le 16 novembre 2018

Adieu les rencontres de ponton a Carthagène, Gontran, Rémi , Suzanne, nous reprenons la route vers Gibraltar pour midi toutes cannes dehors et avec un poulet au curry succulent mitonné par Guilvinnec et dégusté au soleil. Le vent va jouer a cache-cache pendant une bonne partie de la traversée. Nous croyons faire la route du rhum mais c'est plutôt la Volvo Ocean Race,bref.. La marine a gas oil. Une petite bonite pour l'apéro du soir et les quarts de nuit se succèdent dans la fraicheur en chassant le catamaran Mojito sur l'ais qui visiblement n'a pas apprécié de se faire contrôler de nuit a la vhf par le commandant de la Guardia Civile "Massimo Etchevino". Levé du jour sur la Sierra Nevada, on imagine Grenade et l'Alhambra perchés dans le massif. Dans la nuit noire pour reprendre l'expression de Guilvinnec, nous sommes passés du couscous au tajine, de l'Algérie au Maroc. Les lumières d'Oran nous ont accompagné sur la route, la vhf a craché des informations inquiétantes d'embarcations sur le point de couler, migrants certainement qui nous rappellent aussi la triste actualité. La cote africaine approche de plus en plus, Guilvinnec et moi soupçonnons de plus en plus le Catalan qui a fait l'école des glandus de trafiquer les quarts de nuit pour pouvoir faire des grasses matinées sur notre compte.

Le vent s'est levé 20 a 30 noeuds au bon plein ,les Globycéphales et autres dauphins sont venus jouer avec Mafaso en faisant les torpilles lumineuses dans le plancton nocturne. Nous avons passé Malaga dans la matinée en se tirant la bourre avec Mojito. Les troupes sont un peu fatiguées après deux nuits en mer et c'est vers midi que l'ombre du rocher apparait dans un temps brumeux et humide. Le Volvo a repris du service pour nous amener au port de la marina espagnole vers 16H00. Nous bouclons la plus longue navigation et la fin de la première partie de notre périple dans la bonne humeur!

J8

A bord de Mafaso dans la catégorie vieux rhum nous avons un équipier atypique compagnon de la route 66. A première vue rien ne le distingue d'un réfugié de la mer avec son allure de métèque pas net. Cependant, après quelques contrôles douaniers, il s'avère que l'animal est bien français et porte, a y regarder de plus prés le vieux caleçon du type "moulebite" racontant 40 ans de navigations. Mais c'est lorsqu'il s'exprime que la différence est flagrante. La flopée d'expressions du type "bon dieu de bordel de m..." et autres injures rappelle ses origines culturelles entre Lautner et Audiard dans les Tontons flingueurs. Un peu comme si lino ventura venait de se taper la tète contre le barreau du carré et poussait quelques jurons bien français. Il ne reste plus alors qu'a calmer l'animal avec une plâtrée de riz blanc voire une boite de créme de marrons pour que les choses s'apaisent. Cet équipier est parfois surnommé "edgard aux mains d'argent" car il est capable avec ses dix doigts de transformer un mixeur en brosse a dent électrique si nécessaire. Son surnom de guilvinnec lui vient de ce caractère bougon ,retord, renfrogné, tètu et surtout de son penchant pour la bouteille et les bars qu'il a du mal a quitter a l'heure de l'embarquement. Toujours joyeux entre deux orages, c'est l'équipier indispensable, bourlingueur né , prêt pour toutes les aventures.

Captain jean marc

J8
J8
Publié le 12 novembre 2018

Mafaso Express ou comment le RM se met à accélérer avec des pointes à 11 noeuds.

Porté par un Nord-Ouest fraichissant parfois à 30 noeuds nous avons quitté Valencia au portant puis passé le Cap de la Nao au reaching à la recherche de la chaleur d'Ibiza . Passé Alicante de nuit nous avons franchi le Cap de Palos au petit matin après 24 heures de navigation et sommes arrivés à Cartagena pour assister au départ de la grande régate du week-end.

La chaleur n'est pas au rendez-vous, les nuits sont fraiches, heureusement il y a la chaleur de la ville en fête qui nous a ébloui avec son festival inter-religions du moyen-âge, son architecture passée et nouvelle, son festival de Jazz avec Stanley Clarke au mieux de sa forme, des courses de motos en pleine ville, des régates au top niveau avec les cousins de Grisette et autres barcos de véla. On y croise aussi des objets étonnants comme ce yacht désigné par Philippe Starck, objet de nombreuses réflexions d'écoeurement de Guilvinnec.

Jean Marc


PS: Sur la route, nous avons passé Greenwich, méridien séparant l'Est et l'Ouest de la planète.

J5
J5
Publié le 8 novembre 2018

" Du vent bordel ! Je n'ai pas acheté une péniche. " Jolie remarque matinale de JM reflétant bien cette étape pas très "écolo".

En effet c'est contre le vent (ou sans), la houle et le clapot que l'on a parcouru les 240 milles qui séparent l'Estartit de Valencia.

On a fait un petit stop à Blanes sur la route pour laisser passer un vent frais durant la nuit. Une navigation en grande partie au moteur...

Heureusement: des dauphins, une grosse bonite et des "levé de soleil" à couper le souffle nous ont remonté le moral.

Aujourd'hui c'est visite de Valencia, histoire de boire un autre vin que celui présent dans les cales, et d'y manger une Paella; On repart dans le nuit cap sur Cartagène avec du vent.... dans le CUL cette fois !

Sinon, à part la météo : "tudo beim" ; Jean-marc rale toujours autant, Jean-pierre gueule quand il ne dort pas et c'est toujours les mêmes qui montent sur le pont pour faire les manoeuvres...

J2

Une mer hachée , un peu de vent , deux gars en convalescence dans le carré.. voici les ingrédients de notre première étape qui s'est plutôt bien déroulée.

On s'arrête à l'Estartit en Catalogne pour que Jean Pierre récupère.

J0
J0
Publié le 5 novembre 2018

Après une journée bien chargée pour finir les dernières réparations et l'avitaillement c'est enfin le départ , enfin , après que Jean Pierre eu finit son repas bien arrosé. C'est à dire à 3h00 du mat..

Merci à Florence pour les médocs, Paula pour les biscuits, Roseline pour ce super gâteau personnalisé, Michel, Eric, Antonin et Téral pour le coup de main au bricolage, merci aux autres pour le soutient et un Grand Merci à la troupe qui est venue nous voir partir dans la nuit fraiche au Port de Sète.

On est crevés, mais ravis!

Bannnnnnzaiiiii

J-5
J-5
Publié le 30 octobre 2018

Départ

La méteo confirme une fenétre dimanche donc branle bas de combat moussaillons pour un départ dimanche 4 novembre au matin du port de séte

Au milieu du chaos automnal,nous allons essayer de progresser vers le sud et passer le cap creux avant un coup de sud annoncé lundi

Le hasard fait que nous partons en méme temps que la route du rhum et nous comptons bien les battre

Ce sera donc une épreuve concurrente pour les médias : la route de la bière de biloute et son équipage n'hésitez donc pas a en boire une a notre santé

lépabelladodo
J-17
J-17
Publié le 27 octobre 2018

MAFASO à malheureusement connu sa première tempête... dans le port de Sète.

L'ouragan LESLIE qui a frappé le Portugal, les Baléares, l'Aude, a finit par arriver a Sète avec des rafales à plus de 110 km/h. La houle et le vent a eu raison d'une amarre (corde attachant le bateau au quai) et MAFASO s'est posé contre le ponton. Pas de dégâts remettant en question le départ , juste le maquillage de MAFASO qui a un peu coulé. Contents de retrouver le soleil et toujours chauds pour l'atlantique 😉

J-17
J-17
Publié le 13 octobre 2018
4360 miles 
J-14
J-14
Publié le 24 octobre 2018


Préparation physique pour le skipper sous les tropiques a 11000 km du point de départ au trou de fer a la réunion.

J-21
J-21
Publié le 13 octobre 2018

Logistique illogique, triples aller-retour inutiles, météo inappropriée, chutes d'objets dans le port, poly-traumatismes crâniens sur la poutre du carré, bref... des préparatifs quoi!