L'objectif de ce voyage est d'apporter aux élèves les connaissances indispensables à une meilleure compréhension sur les jeunesses et les résistances.
Mars 2018
5 jours
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Les élèves du Lycée Professionnel des Métiers Lucien Voilin sont partis à la rencontre des élèves du Lycée des Métiers de Saint-Claude en Guadeloupe.

An Nou Ay! 

L’avion arriva à Pointe-à-pitre à 18 heures. L’excitation était à son comble en foulant le sol guadeloupéen.

Nous avons récupéré nos bagages et pris le car dans la joie et la bonne humeur de l’aéroport jusqu’à l’hôtel.

Nous avons fait connaissance avec le personnel qui était très gentil et accueillant.

Enfin, nous avons dîné et sommes allés nous reposer afin de profiter pleinement de notre premier jour en Guadeloupe.

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Avant notre départ pour Saint- Claude, Madame Grandison nous a remis le planning de la semaine.

Durant le trajet, nous sommes passés sur le pont qui relie les deux îles: la Basse-Terre et la Grande-Terre

d'où la forme de papillon vue du ciel.

Nous sommes arrivés au lycée et l'accueil a été chaleureux par les élèves de commerce, la Proviseure,

le Proviseur-Adjoint et le professeur de français du lycée.

Après le déjeuner, nous avons visité l'établissement. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers la salle où se trouvaient le professeur de français et le professeur d'économie-gestion. Nous avons été regroupés pour

enrichir nos connaissances sur le thème de la Résistance.

Un élève de commerce nous a fait une démonstration de gwoka qui est un instrument guadeloupéen fréquemment utilisé lors des manifestations populaires et un enseignant faisait la démonstration de danse traditionnelle. Monsieur Yves THOL est celui qui est à l’origine de la fabrication du tambour présent sur la photo. Cet instrument est emblématique dans la société guadeloupéenne car c’est une expression de la résistance contre l’esclavage comme d’autres instruments comme la kalbas, le shiak, le chacha, et le boulas. Il s’agit d’une musique ayant des rythmes bien particuliers qui sont au nombre de sept: le toublack, le kaladja, le mende, le voula, le lewoz, le glag et le padjembe, mais le toublack et le mende sont les rythmes les plus utilisés. Ils existent des groupes qui célèbrent cette culture notamment Akiyo en Grande-Terre et Voukoum en Basse-Terre.

Ces danses ont été conçues à une époque où les esclaves n’avaient pas le droit de jouer d'un instrument donc ils se servaient de leur bouche et de leurs mains pour créer de la musique. Ces coutumes perdurent aujourd'hui,

par exemple, lors d'une veillée mortuaire rassemblant la famille, les amis et le voisinage qui viennent, parlent, chantent, rient et jouent du ka.

Cette musique a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Présentation du KA  

Le professeur d’économie-gestion a expliqué que les danses au tambour n’étaient pas une opposition directe au pouvoir colonial et à l’économie de plantation. Mais elles offraient un espace de dérobade, une échappée ce que Glissant appelle « un détour ». La danse et la musique étaient les propriétés inaliénables des personnes réduites à l’esclavage.

Puis, l’écrivain Daniel Maximin a présenté le travail du projet de la Résistance que nous avons réalisé à partir de

la nouvelle Dissidences (Les lettres de Valéry) . Ensuite, nous avons présenté nos origines aux lycéens de Ducharmoy puis nous avons lu individuellement la lettre réalisée.Nous avons terminé l'échange à 17h30.

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Le troisième jour, nous sommes allés au Mémorial Acte à Pointe-à-Pitre : le Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage à l’architecture unique dans la Caraïbe. Nous avons été accueillis par le directeur du musée du Memorial ACTe, Jacques Martial. Il nous a fait une présentation du musée et de sa création. Ce musée est un lieu dédié à la mémoire de l’esclavage et de la traite négrière. Ce monument a été construit sur l’ancien site de l’ancienne usine sucrière Darboussier au port de Pointe-à-Pitre.

Dans ce musée, chaque pièce est dédiée à une partie de l’histoire des esclaves. D'ailleurs , nous avons pu voir une reproduction de l’Arbre de l’oubli qui permettait aux captifs d’oublier leur ancienne vie pour entamer celle d’esclave. Nous avons également vu la pièce dédiée au temps de l’abolition de l’esclavage et son rétablissement en Guadeloupe.

Visite guidée du Mémorial Acte à Pointe-à-Pitre 
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Le quatrième jour, nous avons été en Basse-Terre mais d'abord nous avons fait une halte afin de récupérer notre guide Madame Eliane Sampère (historienne) . Nous avons visité le marché où se déroulait la vente des esclaves. Nous avons appris le fonctionnement de la vente.

Elle a expliqué la construction en 1848 du premier monument de l’abolition de l’esclavage mais érigé en 1849 ainsi que de la première église crée en 1928.

Puis, nous avons visité un autre musée où le guide nous a fourni des explications sur la formation de la Guadeloupe c'est-à-dire un archipel né des volcans et de la mer et elle nous a aussi expliqué l’utilisation du bois.

Et enfin nous nous sommes rendus au musée "La Vie d'Antan" à Petit-Canal et nous avons travaillé sur la Résistance.

En fin de journée, nous sommes allés à la Fondation KA où Madame Sampère a narré les tracés de cette journée sur les esclaves et la Résistance.

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Une rencontre était prévue au Fort Delgrès avec les élèves du lycée Ducharmoy.

Nous avons visité le mémorial à l'aide d'une guide qui retraçait l’histoire de Louis Delgrès avec des images et des textes.Ensuite, nous sommes allés découvrir des plats typiques guadeloupéens dans un restaurant située en bord de mer. L’après midi, nous sommes partis au lycée Ducharmoy pour échanger sur le travail fourni durant notre séjour ainsi que celui effectué en France pendant deux ans avec l'aide de Daniel Maximin.

Un journaliste de Guadeloupe la 1ère la chaîne de télévision locale est venu nous filmer durant cet échange. Il a aussi interviewé Madame Grandisson Proviseur du lycée Voilin, Madame Claude Proviseure du lycée Ducharmoy, Monsieur Daniel Maximin, un élève de Ducharmoy et une élève du lycée Lucien Voilin.


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L'association "FIAT LUX", située dans les Grands Fonds de Sainte-Anne, soucieuse de la protection et la conservation du patrimoine a permis aux élèves de découvrir sur un de leur site un BAOBAB âgé de plus de 400 ans. Le Baobab est un arbre typique de l'Afrique tropicale sèche et l’emblème du Sénégal et de la Guinée d'où sont arrivés un nombre important d'esclaves. Moment de découverte de nombreux arbres, arbustes et plantes à vertu médicinale qui a enchanté les élèves à travers les explications de spécialistes. Un moment de dégustation de fruits cueillis sur place mêlant découverte d'odeurs, de saveurs, mais aussi méfiance de l'inconnu. Belle expérience.


Au pied du Baobab  et découverte du site naturel protégé.