Carnet de voyage

Bolivia

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Je commence ce carnet 3 semaines après mon arrivée en Bolivie, j’étais partie pleine d’images incroyables et diverses du Pérou et j’en attendais pas moins de la Bolivie
Du 14 octobre au 6 novembre 2021
24 jours
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Publié le 18 novembre 2021

14/10 Atterrissage à 4h du matin, on arrive enfin à la douane et : on attend 2h !! ma zénitude instaurée depuis le début du voyage en prend un coup …

Je dis au revoir à Camille et Thibault ainsi qu’aux 2 chercheurs français avec qui j’avais discuté dans l’avion, Maeva et Édouard sont déjà partis, et je retrouve le taxi de l’hôtel qui m’attend.

Sa voiture est pourrie, il passe aux feux rouges, son compteur de vitesse est cassé, l’aéroport est a 4000m d’altitude, mon hôtel à 3400 donc autant dire que ça descend sec et que je suis pas convaincue qu’on ait des freins.

Cela dit le lever de soleil sur la Paz et les montagnes qui l’entourent, est superbe !! (Trop occupée à m’accrocher à la poignée pour prendre des photos)


J’arrive enfin à l’auberge à 6h30, je monte deux étages, je peux plus respirer et je remarque qu’à ce moment : l’ascenseur ! Je rassure mes parents, et m’endors dans une chambre de 10 mais il semble qu’on soit que 4, le lit est nickel, c’est une vraie couette je me rendors comme un bébé jusqu’à 11h30 !

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Je repère ce qu’il y a à voir à La Paz et me met en quête !

Ça monte sec ! Je suis fatiguée ! j’ai faim ! (j’ai quasi rien mangé depuis deux jours) mais j’ai toujours pas de bolivianos … et on va quand même pas se reposer alors que j’ai glandé pendant 3 jours à Cusco ! Faudrait pas que ça devienne des vacances quand même !!

Premières impressions : ça ne klaxonne pas à tout va comme au Pérou et ça, ça fait du bien ! Il y a aussi beaucoup moins de chiens errants, bien que je m’y suis complètement habituée !

Je tombe enfin sur la rue la plus touristique, avec en prime un petit tour au marché aux sorcières : super glauque, pauvres petits lamas et alpagas suspendus 😦 (il paraît que ça porte chance)

Petit tour sur la place de la cathédrale, je me perds dans un marché, trouve enfin une banque, ne trouve pas à manger, petit tour sur la place Murillo pleine des pigeons (ma théorie que j’ai pas creusé : impossible d’avoir exactement les mêmes pigeons à Paris à Lima et La Paz : c’est forcément un cadeau des colons : SYMPA LES MECS !) visite de la cathédrale, puis de la petite rue toute mignonne de Jaén…

Je finis dans un food court a 16h pour manger un burger et une glace (super local) et pour regarder Bolivie-Paraguay avec plein de boliviens !

La Bolivie gagne tout va bien !

Je retourne à l’hôtel, courses chips oreo pour le dîner, je rencontre mes colocs : 2 brésiliennes ( que j’aide à réviser pour un entretien de visa à l’ambassade américaine) et une bolivienne.

Camille me propose sur whatsapp un city tour demain avec un autre couple de français qui étaient dans le même avion, ça sera globalement le même tour que j’ai fait, mais il y aura des explications, un tour en téléférique et je pourrais sociabiliser autre qu’en portugais ^^

Couchée 21h après quelques courses fromage coca.

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15/10 : Je retrouve donc Camille et Thibault ainsi que Nikita et Daniel, on refait la rue touristique, le marché aux sorcières, j’ai pas bien plus d’explications si ce n’est qu’on enterre un fœtus de lama sous une maison pour porter chance : ça n’explique pas Jacqueline pourquoi il y a des petits lamas tous poilus qui pendouillent !

Dans l’ordre : Moi / Camille / Nikita / Thibault / Daniel 

Ensuite direction le téléférique, c’est comme le métro parisien, y a plusieurs ligne représenté par des couleurs : et les stations sentent moins la pisse que le métro : hyper moderne ! (c’est autrichien) la vue est magnifique, on se rend compte à quel point La Paz étendu !

Petit tour à un mirador, on fait des photos de touristes et on tombe sur un couple en costume traditionnel en train de se marier !

Ensuite on repart direction la place Murillo encore … on discute avec tout le monde … du coup je n regarde pas où je marche et bien évidement … je m’éclate par terre suite à un trou dans le trottoir …

les lunettes volent mais surtout j’entends le clac… le fameux, celui de l’entorse … ENCORE … Mais en plus je sens que j’ai tapé un os, ce qui me fait très mal à l’autre pied !

J’ai tellement mal, plus je pense que l’altitude n’aide pas que je tombe quasiment dans les pommes… pas normal tout ça mais bon comme à mon habitude je continue la visite …

Visite terminée, clopin clopant on part manger tous les 5 des sandwich un restaurant cubain (encore super local).


Camille et Thibault ont également fait une école du réseau télécom ce qui nous fait regarder cette magnifique vidéo de telecomusical bretagne dont on ne se lassera jamais, Nikita et Daniel, eux, sont médecins, ça pourrait être utile car la douleur a l’entorse passe un peu mais pas celle à l’autre pied qui devient de plus en plus aiguë.


Après dej on repart en excursion dans la vallée de la luna à 45 min du centre, pas trop besoin de marcher (oui ce n’est pas raisonnable maman, mais j’ai des nouveaux copains !!)

Littéralement lunaire comme paysage :

On commence tous à parler de la suite : visite de Tiwanaku, des ruines incas non loin de La paz, de la Lagune de Sajama mais surtout de l’excursion dans le Salar qui est l’attraction première de la bolivie. Nikita et Daniel ont répondu à une annonce facebook sur « les français en Bolivie » et vont le faire le 25 octobre, on va essayer de se greffer avec Thibault et Camille car autant le faire avec des gens que l’on connaît.

Retour à La Paz, on se donne rdv le lendemain pour aller à Tiwanaku en collectivo !



Toujours clopin clopant (je ne sais même plus quel pied fait clopin, lequel fait clopant), je tombe quand même sur une boulangerie soit disant française et prend un pain au chocolat pour le réconfort : très sec mais c’est mieux que rien.




Couchée tôt mais impossible de dormir, j’ai super mal à l’autre pied (beaucoup plus qu’à celui avec l’entorse) et je commence à me dire qu’il est sûrement cassé, donc bien évidemment telle une drama queen :

J’imagine que mon voyage est terminé, regarde les billets d’avions pour Tulum quitte à avoir du temps et être immobilisée autant que ce soit dans des bonnes conditions, me dit que finalement un rapatriement en business c’est pas si mal … tout y passe…

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16/10 : 7h : mon pied a triplé de volume : je préviens tout le monde qu’au lieu de l’excursion à Tiwanaku, ça sera découverte à la clinique allemande de la paz ! chouette !

J’arrive donc à la clinique en tong et en uber, j’explose en sanglot devant le secrétaire (ouais je suis peut être un peu fatiguée)


Une médecin qui parle anglais me prend en charge, ma cheville a entorse n’est pas gonflée donc elle me croit pas (meuf j’en ai quelques unes à mon actif : je sais) par contre elle pense bien que l’autre pied est cassé … super… j’attends 1h30 que le radiologue arrive, un autre médecin qui ne parle pas anglais me fait le compte rendu sur google trad :


Entorse à la cheville droite (told you bitch !) mais rien de cassé ni fracture de l’autre côtés, juste un gros trauma sur l’os !

Ahhh je vais pouvoir continuer ! Par contre je peux mettre une croix sur la route de la mort en vélo que je voulais faire et qui se trouve à côtés de La Paz …


Retour à l’hôtel, on (moi et mes 153 personnalités) explique aux parents qu’on sort de l’hôpital mais que tout va bien ^^

Sieste, série, blog … les 4 autres rentrent enfin de Tiwanaku, je les rejoins en uber et mange une crêpe bien méritée !


Ils partent tous les 4 le lendemain pour Sajama mais du coup impossible de les suivre en rando sur ce coup, je peux donc faire une croix sur ça également car ce n’est pas très touristique donc difficile de le refaire solo :/

On se dit donc au revoir mais on se reverra sûrement pour le Salar !

Je rentre et je décide de mon côtés de partir pour Copacabana (sur le lac Titicaca) le lendemain matin, quitte à rien faire autant que ce soit au soleil et près de l’eau même si j’ai déjà vu le lac côtés Pérou (voir losteph/peru de la même auteure) !

Je dis au revoir à mes colocs Brésilienne qui comme tous les sud américains, a défaut de respecter mon sommeil étaient quand même bien gentilles. Et direction Copacabana (en Bolivie) demain !

BOLIVIE 1 - STEPH 0

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Publié le 19 novembre 2021

17/10 - Départ tranquille vers 10h pour le cimetière de La paz, de là où partent les bus et minibus pour Copacabana (c’est un signe).

Vue du bus 

Je suis même pas descendue du taxi qu’on me saute dessus pour me vendre un ticket de bus, je pars 5 min après : nickel sauf que j’aurais bien acheter à manger, j’ai rien dans le ventre à part ma crêpe au nutella d’hier…

Bref c’est parti pour 4h de bus, c’est la première fois que je vois que les gens respectent le numéro de leur places (sauf la nuit) c’est à dire que pour un pays qui vous donne la chichi au moment de se brosser les dents, il est étonnant de voir quelqu’un vous virer parce que c’est SA place (alors qu’il en reste 50 autres) !

Mais sinon les paysages sont canons !

On finit par arriver au port de Tiquina, y a plus de route, tout le monde descend du bus mais moi j’ai payé pour Copacabana donc rien à battre je reste même si je sais pas trop ce qui m’attend ^^

Le bus finit par monter sur une espèce de grande planche flottante à moteur : pas sure que ce soit très homologué tout ça !

Je traverse donc ! le bus continue sa route et 5 min plus tard tous les gens remontent dans le bus : comment ont-ils fait pour arriver là ? ça reste un mystère 1 mois après (ouiiii j’ai du retard sur mon blog, je sais ^^)

Arrivée à 15h à Copacabana, c’est dimanche je tombe en plein sur des baptêmes de voitures, genre littéralement le prêtre baptise ou sacre, des voitures décorées aux capots relevés !

J’arrive à l’hôtel, pose mes affaires et part tel Verbal Kint dans Usual suspects, sur la « plage » pour trouver à manger : pâtes carbo (on reste dans la culture locale 😀).

Je fais un petit tour de la ville (oui papa, maman j’ai menti, j’ai pas pas marcher de la journée : mais j’ai limité je suis pas montée au mirador pour le coucher de soleil, celui qu’on voit sur la deuxième photo)

Je suis solo dans l’hôtel, je vais donc clairement passer quelques jours solo car il n’y a aucun touriste aux alentours 😦

Dîner chips oreo : dodo !

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18/10 : comme les sud américains n’ont toujours pas inventé les volets ou les rideaux occultants et qu’ils adorent multiplié les fenêtres dans les chambres : je me réveille à 6h.


Rien à raconter à part un brunch continental très copieux à 3 euros, un petit tour à l’église, je me

pose sur la plage quelques heures, et finalement retourne faire la sieste.

Beaucoup plus calme un lundi que la veille 

1h au téléphone avec Camille (ma copine d’amour de Prepa pas celle de La Paz) pendant qu’un bourdon de la taille de l’œil de Teddy Riner me joue des tours au passage !


C’est l’heure du coucher de soleil et cette fois je monte au mirador (tout doucement promis, et j’ai moins mal du cotes de l’entorse) : l’endroit est hyper mystique et le coucher de soleil est splendide.

C’est bon je me suis assez reposée, en plus je m’ennuie, y a personne : je décide de partir demainpour Cochabamba pour faire les randos du parc Torotoro ! Y en a pour au moins 7h de bus avec un changement de bus à La Paz.


Je trouve une auberge recommandée par le Lonely planet, impossible de réserver sur les différents sites genre booking donc je les contacte sur messenger mais pour l’instant pas de réponse …

On verra demain …

Pas de changements : BOLIVIE 1 - STEPH 0


Pied droit : ça tire mais c’est ok

Pied gauche : ça fait mal de ouf mais rien de cassé a dit le médecin

KM
689
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Publié le 25 novembre 2021

19/10 : Départ à 8h, toujours pas de réponse de l’auberge et en plus le routard dit que Cochabamba autour du terminal de bus ça craint …. Bon dans le pire des cas mes calculs savants me font dire que j’arriverai à 18h30/19h30, ça sera déjà la nuit mais bon c’est mieux que pire…


Je demande quand même au proprio de l’hôtel de Copacabana de joindre l’auberge pour moi, mais là aussi : échec, bon les auberges sont ouvertes toute la nuit donc ça devrait quand même le faire.


Le bus part à 9h, reprend le bateau bus chelou, le bus fait un stop au bout de 3h30 au terminal de El Alto (le quartier pauvre de La Paz), j’hésite à descendre et trouver un bus pour Cochabamba direct de là mais bon c’est la zone et pas sure qu’il y en ait… faut dire que je stresse un peu d’arriver trop tard …

Mais ne tentons pas le diable, je descends 30 min plus tard au cimetière de La Paz, je demande à la dame du bus où je peux prendre le bus pour Cbba (comme dirait l’autre), elle me répond, je comprends rien.


Donc je pars avec mon sac à dos chercher un taxi pour le vrai terminal où je sais qu’il y a des bus.

Arrivée au terminal, on me saute à nouveau dessus pour… COCHABAMBITA ! Le bus part AHORITA, genre le vrai le littéraire, pas le sudaméricain ! Trop bien ! Je me retrouve même à devoir ramper à 4 pattes sous le comptoir !

Le bus part direct, la bonne nouvelle : je serai très fortement à l’auberge à 19h30, la nuit sera à peine tombée, le terminal ne craindra pas encore, je me sens plus légère mais légère également du portefeuille : je n’ai plus que 20 BOB qui serviront à payer le taxi à Cbba car j’ai un deal avec moi même :

Si j’arrive de nuit dans une nouvelle ville je ne marche pas : navette précommandé si depuis les aéroports, taxi si depuis les terminaux de bus

Je suis plus légère mais tout n’est pas rose cela dit :

  • Les personnes devant moi qu’on appellera Jackie et Michel Tuche s’allongent à 160 degrés (donc sur mes genoux) comme si c’était la nuit …
  • Je suis finalement confrontée à ce dont parlaient beaucoup de français : les sud-américains jugent les écouteurs inutiles et adorent faire profiter tout le monde : je ne sais pas ce qui m’énerve le plus : que la fille d’à coté soit sur TikTok à pleine balle et donc que la musique change toutes les 3 secondes, ou le fait que MOI je ne puisses pas être sur TikTok.
  • Apres 40 min de bus on s’arrête pendant 30 min à … El Alto : Là où j’avais hésité à m’arrêter il y a deux heures donc …
  • Le bus ne roule clairement pas assez vite et fait beaucoup trop de pauses pour une arrivée supposée à 19h30
  • J’ai très faim et plus un rond et accessoirement je suis dans un bus
  • Il commence à faire nuit, on vient de croiser une voiture retournée, la route est sinueuse et … on a clairement pas de phares…
  • Et le pompom sur la Garonne : Michel Tuche a décidé que c’était l’heure de mettre sa musique depuis son 3310 : c’est parti pour « Macho Macho Man » repris en coeur par le mec derrière moi : Ahhhhh je vais craquer (il faut imaginer que je rentre dans ma 10ème heure de bus en cumulé …) et en plus cette chanson reste dans la tête !!
  • On arrive enfin et il y a tellement de bouchons qu’on met 30min à rentrer dans le terminal : ça ne finira donc jamais …

Ça finit : je saute dans un taxi : 1ère mission accomplie !

Il me dépose à 22h devant l’auberge qui est… définitivement fermée : merci covid.

Les rues sont désertes, on est au top mon sac à dos et moi.

Heureusement j’étais parée à cette éventualité et je sais qu’il y a deux hôtels dans la même rue même si plus chers.


Je débarque à l’hôtel Montserrat, négocie le prix, jette mes affaires sur le lit et je ressors chercher des sous pour manger malgré les mises en gardes du réceptionniste (super rassurant mais j’ai la dalle cher monsieur).

10 min plus tard je suis devant Koh lanta avec un hot-dog ! Tout est bien qui finit bien !

Bonne nuit !

Macho macho maaaaaaaaan !

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20/10 : Donc même dans un bon hôtel à 20 euros on est réveillé par les coqs et les chiens … en revanche le petit déj est cool, y a même des toasties !! Un bon point pour Cochabamba.


Deuxième bon point, Cochabamba est connu pour être la ville au printemps éternel : ciao le legging, bonjour la robe qui traîne depuis deux mois au fond du sac !!

Trêve de bavardage : objectifs de la journée : mettre toutes les affaires du sac à laver, trouver des tours pour aller à Torotoro demain !

Torotoro c’est un grand parc avec de multiples randonnées et surtout des traces de dinosaures à 3h de Cochabamba, il est conseillé d’y passer plusieurs jours mais on peut aussi le faire sur la journée en mode sportif : ça tombe bien je m’ennuie depuis quelques jours (oui j’ai encore mal au pied mais je me reposerai en France)


Mais j’avais oublié trop vite que la Bolivie m’était hostile : Échecs sur tous les points et mêmes d’autres :

  • La laverie ne me rendra pas mes affaires aujourd’hui (première fois que ca m’arrive) et c’est aussi la première fois que j’ai donné TOUTES mes affaires à laver sauf la robe et un legging … je dois donc acheter un tee-shirt pour pouvoir faire mes randos de demain
  • Toutes les adresses que le Lonely conseille, notamment pour les tours touristiques sont fermées, again le Covid a frappé 😦
  • Je me fais voler mon sprite par un mendiant pendant que je suis à table …
  • Après avoir fait 18 agences de tourisme et l’office de tourisme : le constat est presque sans appel : il n’y aura pas de Torotoro 😦😦😦😦😦. En effet 3 « options » qui n’en sont pas s’offrent à moi :

- Payer 1 million d’euros pour un tour privé (et pour ceux qui pensent que j’exagère c’est 150 euros soit 5 jours de budget)

- Attendre 8 jours un tour groupé (c’est la première fois que je vois des tours à des dates précises)

- Y aller par mes propres moyens à savoir en collectivo (bus de ville) qui part à des heures incertaines, et qui ne repart le soir que s’il est plein donc il y a des chances d’être bloquée à Torotoro… Et même si j’y vais par moi même il faudra que je paie un guide obligatoire à 100 Soles pour moi toute seule…


Je rentre un peu dépitée à l’hôtel, poste un message sur ‘’les français en Bolivie’’ au cas où il y est quelqu’un qui ait prévu d’y aller demain avec qui partageait le trajet, l’expérience et les frais de guide, mais peu d’espoirs …

Du coup j’ai acheté un tee-shirt pour rien…

Je discute avec Camille de La Paz de l’excursion dans le Salar, ça me met un peu de beaume au cœur ces 4jours en perspective avec des gens que je connais. Elle me convainc de venir 2 jours avant l’excursion pour faire d’autres sorties mais surtout profiter de l’hôtel partenaire du tout… avec piscine !!!


BANCO décision prise, je me barre : il est temps de reprendre la Bolivie en main : ça sera direction Tupiza dans 2 jours pour des vacances !!!


Ce sera donc direction Tupiza dans 2 jours pour 2 jours de vacances avant d’entreprendre THE trip.

En plus il y aura Nikita et Daniel aussi, on sera au top après ces quelques jours d’échecs répétés.


Remotivée, je pars quand même faire un tour dans cette ville de Cochabamba, il y a la place principale : la place du 14 septembre à voir : très sympa, ambiance colonial et il fait vraiment super beau c’est agréable. C’est la première ville que je vois aussi « occidentale » avec des femmes en jupes et mêmes celles en costume traditionnel ont des jupes plus courtes. Par contre ce qui va avec : je me fais siffler et « reluquer » … y a des choses qui sont universelles dés que les femmes montrent des bouts de peau donc …

A Cochabamba il y a aussi un des plus grands marchés de Bolivie, il est à côté du terminal où je me rends en premier pour aller checker les horaires pour Potosi (j’ai décidé de couper le chemin en deux jusqu’à Tupiza, et j’avais prévu de passer dans cette ville à un moment anyway.

Plus je descends vers le terminal plus c’est pauvre et sale…

Il y a plusieurs compagnies de bus qui partent entre 20h et 22h. Top.

Je cherche le fameux marché le plus grand de Bolivie : ben je l’ai pas trouvé ^^

Et je suis pas très à l’aise dans ce quartier donc je remonte tranquillement vers la place centrale.


Il y a aussi un Christ rédempteur plus grand qu’à Rio, auquel on monte par un téléférique qui semble déja fermer (à 17h) ça sera donc mon activité de demain matin.

En attendant je monte tranquillement sur les hauteurs de la ville pour aller voir la place des banderas et aussi aller me poser dans le jardin d’une maison famous « le Palacios Portales » : un gars qui voulait jouer à « qui a la plus grosse » à fait ramener des matériaux de toute l’Europe pour construire une villa de style entre Versailles, Vatican, Venise et Marrakech. Ca m’intéresse pas des masses mais le jardin est parait-il sympa pour déguster mes oréos.

Là c’est l’inverse : plus on monte, plus les maisons et les quartiers sont riches.


J’arrive enfin à la fameuse villa, là il faut montrer fesses blanches devant des mecs en uniformes et il faut que je paye pour rentrer alors que j’avais lu que c’était gratuit pour juste s’assoir dans le jardin… bon je paye et on me fait attendre, je comprends pas trop quoi, mais le monsieur est armé donc j’obéis ^^


Quand soudain un autre me fait me lever et me débite à toutes vitesse de l’espagnol incompréhensible (cette fois j’en suis sure c’est bien de l’espagnol et pas de l’hébreu); me voila de retour 16 ans en arrière, chez ma coloc allemande qui m’avait fait me lever de table pour faire un jeux, selon ma compréhension de l’époque, pour en fait me retrouver à faire le benedicité en allemand; ben là pareil je capte que le mec est en fait en train de me faire une visite guidée privée de tout le bordel en me parlant de matériel ou je ne sais quoi, à toutes vitesse : super j’ai pas fait la leçon matériel sur Duolingo et moi je voulais juste bèqueter des oréos en regardant le replay des marseillais sur un banc !!


J’explose de rire, il me demande si je veux continuer : allons y pour maintenant …

c’est trés beau mais je bite rien: j’ai même droit à une projection privée sur la vie de la famille … en espagnol, je bite pas plus…

bref voila rapidement ce qu’on peut dire dessus :


Situé au nord de la ville, à l’opposé du marché, le Palacio Portales attire les curieux qui viennent visiter Cochabamba pour son bâtiment coloré, qui est un vrai bijou d’architecture avec ses matériaux nobles habillant le site de marbre et de boiseries. C’est l’un des plus beaux palais édifiés dans le pays, dans un style ayant diverses influences ; il fût d’ailleurs le projet de l’architecte français Eugène Bliault qui le construit pour le baron Simon Iturri Patiño, entre 1915 et 1927.

Pour l’anecdote, en 1964, alors que le Général de Gaulle s’apprêtait à rencontrer le président bolivien Victor Paz Estenssoro, on l’invita à dormir dans le Palacio Portales. Il était même invité à emprunter pour l’occasion, le lit du baron Iturri Patiño. Cependant, des travaux d’agrandissement ont été nécessaires pour permettre d’accueillir les 1 m 92 du Général.


Sur ce : retour à l’hôtel tranquillement : ce sera plateau télé à base de fromage trouvé au supermarché !

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21/10 Petit déj et je traîne jusqu’à 11h, car j’ai pas mille trucs à faire jusqu’au bus de nuit.

Direction le christ rédempteur, c’est à 20min à pieds : mine de rien j’ai encore mal donc j’y vais tranquillement.

Petit tour de périphérique et on y est !

C’est effectivement très impressionnant et la vue sur la ville est imprenable.

Des jeunes « filment » un de leur pote courir sur les marches en mettant la musique de Rocky, ça m’occupe bien 10 min de les regarder et après je zone tranquillement …


Redescente, je vais manger, je zone dans un parc puis je zone sur la place du 14 septembre puis je zone sur une autre place avec un frappucino puis je zone devant une glace… une journée chargée somme toute.

Ensuite je me promène quand un chien me dépasse et j’entends « vous êtes française? » alors la balèze d’avoir deviné de dos.

Voici donc « Codi » un péruvien qui parle espagnol, italien, anglais et français.

C’est un espèce de hippie de 60 ans qui vit de paris sportifs, le mec est complètement barré mais moi aussi… donc le courant passe bien. Nous voilà dans la rue sur un bout de trottoir à parler politique, croyances, mysticisme psychologie, littérature et sport : Improbable.

Le mec se rend compte qu’il est en retard à sa partie d’échecs qui se déroule dans un restaurant italien (rien ne va dans cette histoire).

Du coup comme j’ai rien à faire, je les accompagne lui et son chien… On continue de discuter politique en même temps qu’il explose l’autre gars aux échecs.

Très marrant, très improbable comme moment mais bon il faut y aller.

Je récupère mes habits au pressing, refais tout mon sac, commande un taxi et arrive au terminal vers 19h (je passe sous silence l’hésitation grandissante de passer la porte d’un piercer/tatoueur quand j’ai rien à faire)


Je prends mon billet pour le premier bus qui part pour potosi à 20h30 au lieu de 21h/21h30, j’ai une place réservée très correct : parfait … c’était sans compter que la Bolivie ne m’aime pas.

On ne part qu’à 22h donc après tous les autres bus…

Je m’installe, regarde à gauche et là… ça grouille, ça grouille de cafards … merveilleux …

Ensuite le bus fait des trafics de fruits : à peine passé le terminal que d’autres personnes montent dans le bus (sans payer donc) en accord avec le chauffeur pendant qu’il charge 15 caisses de pêches à notre niveau et dans sa cabine.

Il n’y a pas de porte entre moi et le couloir des toilettes comme la meuf m’avait dit : bref tout va bien : une bonne nuit en perspective ^^

BOLIVIE 2 - STEPH 0


Pied droit : ça tire quasiment plus

Pied gauche : ça fait toujours mal de ouf


Je vous laisse avec une vidéo du terminal de Cochabamba dans lequel j’ai attendu quasiment 4h.

KM
1210
KM
1210
Publié le 30 novembre 2021

22/10 Arrivée à 7h à Potosi avec une heure de retard et après ce trajet de l’enfer entre les cafards et les trafic de fruits. Potosi est une ville minière à 4070m d’altitude


Le plan devait être d’en arrivant de regarder les horaires de bus pour Tupiza pour le soir même, sauf que j’arrive pas du tout au niveau des départs, que c’est galère, que je suis crevée et que j’ai la flemme (cette flemme me perdra) donc tant pis direction l’hôtel/auberge la moins chère de Potosi (5e la nuit sans eau chaude) où le but n’est pas d’y passer la nuit car je repartirai en bus de nuit, mais d’avoir un endroit où poser mes affaires et me poser dans la journée.


Je me rends vite compte que le terminal est super loin du centre donc je vais pas pouvoir y retourner pour regarder les horaires … bien ouej Steph ! encore une victoire de Canard…


Donc j’arrive à l’auberge, la ville à l’air sympathique, je pose mes affaires je dors un peu parce que victoire par KO des cafards il y a eu cette nuit.

Vers 9h je vais me balader pour voir tous les petits points d’intérêts du Lonely :

Cela se résume à de multiples églises, descendre dans les mines (ce que je ne ferai pas, un peu trop voyeur et culpabilisateur de descendre en touristes pendant que de pauvres gens se tuent littéralement à la tâche), et également la maison de la monnaie.


Je vais sur la place principale : très sympa, il y a une manifestation et notamment des mineurs, mais c’est chill par rapport aux gilets jaunes, ils sont juste assis sur des bancs et il y a parfois des banderoles par ci par là.

La cathédrale est fermée, je me balade donc en quête des autres églises, une après l’autre je tombe sur des portes fermées. Le marché aussi est fermé mais visiblement définitivement.

Qu’à cela ne tienne, les facades sont belles, il fait beau, à cause de la manif les rues sont animées, je me balade, même si Potosi est très en altitude et que chaque pas m’essouffle.

Je tombe enfin sur une église ouverte qui abrite une sorte d’office du tourisme en rénovation (donc non visitable) qui m’explique qu’effectivement tout est fermé, pas à cause des manifestations mais les églises n’ouvrent que pour les offices de peur d’être pillées. Top top top …

Le gars me conseille d’aller à une petite place : la place San Francisco, notée.

Je continue donc ma balade d’églises fermées et je tombe sur le musée de la cathédrale, à tout hasard je rentre et demande si je peux visiter la cathédrale parce que bon les musées et moi… J’ai donc droit à une visite privée par une jeune bolivienne qui ouvre et referme les cadenas sur notre passage.

La cathédrale est somptueuse, enfin en tout cas le plafond (oui j’ai un faible pour le plafond des églises), on monte même tout en haut du clocher avec une vue imprenable sur la ville et les mines.

Je comprends même presque tout de ce que me dit la dame :)

Vue du clocher 

Suite à cette visite réussie je pars manger des empanadas, et rentre à l’auberge appeler mes parents. Je demande aussi les horaires pour le bus direction Tupiza, la meuf de l’auberge me dit 3 horaires, le papier devant elle en dit 3 autres… bon on verra plus tard… petit appel avec les parents et un peu de blog…

J’entends beaucoup de pétards, sûrement la manifestation, je décide de rebouger un peu intriguée par les pétards, pour aller faire la visite de la maison de la monnaie et pour aller voir la place dont le gars m’a parlée tout à l’heure.

J’arrive sur la place principale, effectivement il y a a banderole et compagnie mais ça a l’air toujours peaceful. Ca doit être fini car les gens se dispersent. Pour aller sur la petite place je dois prendre la même rue que la plus grosse partie de la foule, je boite toujours, j’ai à peine commencé à descendre la rue que je vois une nana en uniforme foncer sur moi … (?)(?)(?)


Elle me demande mes papiers, je refuse parce que j’ai lu pas mal de trucs sur les faux policiers et que mon passeport est dans ma banane secrète !

Mais bon elle a l’air d’insister, elle me dit qu’elle est d’INTERPOL ??? Mazette !!

Madame d’Interpol donc veut toujours mes papiers, je finis par lui passer mon passeport parce qu’elle est armée quand même, et qu’on est à côté de la mairie, il y’a des policiers juste à côté et d’autre personnes avec le même uniforme, si c’est une folle c’est un peu gros… j’en mène pas large pour autant, je sais pas ce qu’elle cherche mais elle prend tout mon passeport en photo, chaque page …. « Tengo un problema ? » … pas de réponse … elle me demande si je suis Argentine, hum captain obvious, t’as mon passeport Français entre les mains …

Alors je sais pas si elle m’a pris pour un Che Guevara à la française qui attiserait le feu de la manifestation…Mais madame… Je boite ! Je suis en tong ! J’avance tel un escargot, je parle en espagnol comme un kiwi trop mur et tu penses que j’ai lancé une manif ??


Une bolivienne observe ce qu’il se passe et me regarde du genre « je suis de tout cœur avec toi mais là t’es dans la merde », merci de ton soutien Jacqueline.

Bon on me laisse repartir, elle me de demande où je vais, je lui dis que je vais à la petite place San Francisco conseillée, elle me dit que c’est pas le bon chemin… ah bah en plus j’aurais pu m’éviter ça.


Du coup je rentre à l’auberge 1/3 sceptique, 1/3 amusée, 1/3 inquiète : qu’est ce qu’elle va faire de mes infos ? Est ce que c’était une vraie policière, est ce qu’ils vont venir me chercher dans l’auberge???? il faut aussi savoir qu’il y ait sensé avoir une quarantaine de dix jours en Bolivie, qui n’est pas du tout surveillée et donc respectée, et je suis en Bolivie depuis 9 jours…


Je ne fais plus rien de la journée, j’attends résignée qu’on vienne me mettre les menottes et qu’on m’enferme dans une sombre cellule bolivienne, oubliée de tous…

Bon mon cousin me dit quand même qu’il viendra me chercher si c’est le cas, et papa me fait écrire au consulat et à l’alliance française « pour que quelqu’un sache »…


Je vais quand même boire un chocolat chaud, le dernier repas du condamné.

Et je décide de dormir à Potosi et de prendre le bus demain matin, car je ne suis toujours pas sure des horaires du soir, que le terminal est à l’autre bout du monde, que ça craint et que je suis recherchée maintenant…


Je fais la rencontre d’une espagnole Macarena (oui oui c’est son prénom), qui travaille pour une ONG en Bolivie et qui va faire un reportage sur les conditions de travail des mineurs, elle me propose de les accompagner le lendemain, ça aurait été avec plaisir vu que c’est la première fois depuis 1 semaine que je rencontre quelqu’un mais je veux trop repartir le plus vite de cette ville !


Dodo tant bien que mal à cause de l’altitude qui me fait me réveiller par manque d’air et ce tout en rêvant de grande évasion !

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23/10 Personne ne m’a embarquée pendant la nuit

Je décolle à 7h pour un bus théorique à 8h, impossible de monter dans un taxi, il y en a très peu ou alors ils ne s’arrêtent pas quand je fais signe, après 15min de marche, y en a un qui finit par s’arrêter, je lui demande d’aller au terminal « Quel terminal ? il y en a plusieurs » Cry in Spanish …. Cette ville et ce pays ne m’aime pas !


Bon au final il me dépose à celui qu’il pense être le bon pour partir à Tupiza, je descends du taxi et j’entends « Tupiza Tupiza tupiza » ! Une bonne nouvelle, je négocie même pas, prends mon billet, regarde les avis de recherche : mon nom n’y figure pas, on peut y aller !


Le bus met 1H30 à partir mais au moins je pars ! Je vais retrouver des copains et me baigner dans une piscine !

Adieu Potosi !


BOLIVIE 3 - STEPH 0


Le pied gauche c’est toujours pas l’éclate !

KM
1464
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Publié le 5 décembre 2021

23/10 Déposée au bord de la route après 5h de bus, j’arrive sous une chaleur de feu à cet hôtel espoir de bon temps et de chill.


Thibault et Camille ne sont pas là, je pose mes affaires et part chercher à manger (tout est fermé, c’est reparti pour une tournée d’oréos), en rentrant je les retrouve, ça fait chaud au cœur !

Plouf dans la piscine et on fait la connaissance de Céline et Jérôme, un couple de suisses qui avait posté un message sur les « français en Bolivie » pour partager ce tour du Salar, et auquel Nikita et Daniel avaient répondu et ce qui fait qu’on est tous là aujourd’hui !

On apprend qu’on sera 10 : 2 voitures donc, que des français (et des suisses) : donc présentation

  • Nikita et Daniel médecins, 29 et 31 ans, mariés en Juillet et qui font un tour du monde
  • Céline et Jerome infirmiers, 28 et 32 ans , mariés en Mai et qui font un tour d’Amérique du Sud pour leur lune de miel en finissant par Punta Cana
  • Camille et Thibault ingénieurs, 28 et 27 ans, fiancés depuis avril et qui font également un tour du monde pendant 1 an et demi
  • Stéphanie et ses 32 personnalités pommée dans sa vie, 30 ans, plus solo que Tom Hanks qui lui avait Wilson


Mystère sur le profil des 3 derniers.

Nikita et Daniel n’arrivent que demain soir, avec Céline et Jerome qui ont un accent suisse du tonnerre, on se décide pour faire un autre tour le lendemain avec cheval et voiture.

Pour l’heure il faut diner, on part tous les 5 en quête d’un restaurant, mais tout est fermé et pourtant c’est samedi soir 20h, on veut des cocktails !

On finit par trouver un truc, les garçons prennent des bières de cactus et les filles des cocktails style Pisco sour, on rigole bien, on parle politique, des différences entre la suisse et la France, bref tout le monde s’entend bien, ça promet pour les 4 jours d’excursion !

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24/10 Après une bonne nuit de sommeil, dans un bon lit : pas d’eau chaude.


On retrouve Pauly notre chauffeur, il nous emmène visiter les horizons, on est sur des paysages très arides, par moment on se croirait dans l’Ouest américain.

On découvre même une église abandonnée !

Ensuite direction le cheval, à part Céline personne ne sait trop en faire, je fais la connaissance de Cordito (petit gros) mon cheval !

Il a l’air sympa mais la vache, on est haut là dessus !

Les gars du ranch nous disent « allez c’est parti », comment ça c’est parti ? y a pas d’instructions ? C’est parti si Cordito le veut bien d’ailleurs, c’est à priori pas moi qui commande.

Donc les chevaux partent un peu dans tous les sens, alors qu’il y’a la route, le guide monte une espèce d’étalon un peu fougueux qui est réticent à avancer et qui se cabre… Je me dis que si Cordito veut l’imiter c’est fini pour moi : « Comment on dit « j’ai peur » ??? Comment on dit je veux descendre ? » personne me répond tous occupés à maîtriser leur propre cheval.

Un des ados du ranch finit par tenir Cordito à pied pour me rassurer.

Il y a un ordre pour les chevaux, Céline en premier, Thibault en deuxième, Camille en troisième, Jérôme en 4ème et Cordito et moi en dernier… L’ado finit par m’abandonner même s’il est déja allé beaucoup plus loin que ce qu’il avait prévu.

C’est fini Cordito est en roue libre, il part à gauche à droite manger, quand il voit qu’on prend du retard sur les autres ils trottent à mon grand désespoir !

« Cordito c’est pas grave si on est en retard ! »

Un moment le guide s’arrête et donc les chevaux se doublent, s’arrêtent, je me retrouve en premier !! Ça ne me plait pas du tout !

Le guide nous engueule parce qu’il faut absolument garder le bon ordre, sauf que c’est toujours pas nous qui décidons !! Et en plus ce n’est pas très rassurant : par exemple le cheval de Thibault et le mien ne s’entendent pas ils ne doivent pas être à côté !

Sinon le paysage est magnifique, petite pause photo et on remonte, on a vraiment l’impression d’être des cowboys seul au monde !

Retour au ranch, au revoir Cordito tu as été bon, même si je ne suis pas faite pour le trot !


On va ensuite faire une petite marche dans une quebrada puis deux miradors et la journée est terminée !

En rentrant, il y a 3 français à l’hôtel qui regardent le match « PSG-OM » mais comme je sais pas de quel côté ils sont, dans le doute je regarde dans mon coin ^^.


Autour de la piscine il y a encore deux autres français des architectes qui ont l’air un peu chelous mais qui ne font pas le tour avec nous !

On retrouve aussi Daniel et Nikita et on part tous les 7 manger des pizzas, again très bonne soirée qui fini presque en Karaoké !

De gauche à droite : Céline / Camille / Daniel / Nikita / Thibault / Jérôme  

Couchés tôt car demain on part pour 4 jours d’excursions intenses !!

ENFIN une très bonne journée en Bolivie parce que vu ma chance jusque là, Cordito aurait pu se cabrer et me jeter dans un ravin, où me marcher sur le pied droit qui va mieux : on reprend du poil de la bête !!! Le pied gauche toujours pas au top après la petite marche dans la Quebrada par contre :/


BOLIVIE 3 - STEPH 1