1
juil

Je pars prendre le bateau depuis Nusa Lembongan en direction de Sanur. Depuis Sanur, je me fais transférer directement à Kuta, tout proche de l'aéroport afin de retrouver maman venant me rejoindre pour 3 semaines.

Après quelques heures d'attente à l'aéroport, je la retrouve finalement puis nous prenons un GoJek (l'équivalent de Uber ici en Indonésie) pour nous rendre à l'hôtel.

Nous posons nos affaires puis nous partons nous balader en direction de l'Art Theater Center où se déroule tous les jours des spectacles d'arts balinais.

Avant de le rejoindre, nous passons par le marché très authentique et très peu touristique de Kereneng.

Nous arrivons finalement dans le théâtre à ciel ouvert dans lequel se tient une sorte de comédie musicale avec de nombreux acteurs habillés dans de très beaux habits traditionnels.

Nous partons ensuite manger dans un autre marché se trouvant juste à côté du théâtre avant de rentrer à l'hôtel nous reposer.

2
juil

C'est parti pour notre première matinée sur Denpasar, la capitale de l'île de Bali.

La majorité des Balinais vivent dans cette ville tentaculaire, trépidante et en constant développement. Largement délaissée par les touristes, la ville paraît d’abord intimidante et chaotique. Pourtant, en apprenant en la connaître, je l'apprécie de plus en plus... Entre sa street food et ses marchés qui sont restés authentiques, Denpasar est une ville passionnante.

Nous commençons la journée par la visite du marché aux oiseaux de Satria. L'oiseau est l'animal de compagnie le plus courant dans ce pays.

La visite de marché, où se trouve des milliers d'oiseaux (mais pas que) de plus de 200 espèces différentes, est l'occasion de se rendre compte de la différence de traitement envers les animaux entre les Indonésiens essayant de gagner leur vie par tous les moyens et nous, touristes occidentaux.

En effet, la plupart des cages sont inadéquates ou trop petites pour la quantité d'oiseaux qui s'y trouve... Il faut s'avoir qu'il n'existe pas de loi contre la maltraitance envers les animaux en Indonésie.

Après avoir fini le tour de la cinquantaine de marchands, nous partons vers les marchés de Badung et de Kumbasari, séparés par la rivière de Badung.

Le marché de Badung est le plus grand et ancien de Bali avec son offre de produits locaux tels que les fruits et légumes, la viande, le poisson, l’épicerie, les épices, les vêtements, des feuilles pour les offrandes et bien plus.

Le marché de Kumbasari est lui spécialisé dans l’artisanat d’art : artisanat en bois, peintures et autres objets d’art indonésien.

Nous marchons ensuite vers le centre commercial Bali afin de remplacer (enfin!) mes chaussures qui sont complètement mortes puis nous rentrons à l'hôtel.

Le soir venu, nous partons vers le très sympathique marché Kereneng pour manger et nous balader dans ses ruelles étroites.

3
juil

Le matin, nous partons nous balader sur la belle promenade du front de mer de Sanur.

Cette balade, suivant la mer sur 4 kilomètres en direction du sud, est la première aménagée à Bali. Le long de la balade, je fais du parachute ascensionnel pour ma première pour l'équivalent de 12 euros tandis que maman se fait masser.

Après une excellent repas pendant lequel nous goûtons plein de spécialités locales, nous louons un chauffeur pour la demi-journée qu'il nous reste.

Nous partons visiter Pura Taman Ayun, un magnifique temple d'État doublé d'un palais aquatique puis Pura Tanah Lot, un autre temple qui lui a été reconstruit.

Nous demandons ensuite à notre chauffeur de nous déposer dans notre marché préféré, celui de Kereneng, pour y manger une nouvelle fois (cette fois ci un délicieux babi guling).

4
juil

Un GoJek passe nous chercher à notre hôtel à Denpasar pour nous déposer à notre nouvel hôtel se trouvant à Ubud. Il s'agit d'une chambre chez l'habitant située dans un temple : un cadre très sympa.

Nous posons nos affaires puis nous partons à la découverte d'Ubud.

Bordée de belles rizières verdoyantes, de denses forêts, de ravins et de rivières, Ubud est une destination touristique majeure en Asie.

Berceau de la culture balinaise, c’est un bon endroit pour observer les traditions, entre offrandes quotidiennes et rites hindous. La ville est aussi un haut lieu de la spiritualité.

Nous partons dans un premier temps en direction de la forêt des singes se trouvant au sud de la ville. Sur le chemin, nous visitons le magnifique Palais Royal.

La fameuse forêt des singes d’Ubud est une bande de forêt épaisse et fraîche, qui englobe trois temples sacrés et où reside un groupe de macaques à longue queue et au pelage gris. L'un d'entre eux s'amusera à faire un tour sur mes épaules et mon dos.

Nous mangeons dans un petit warung local puis nous partons vers le Nord où se trouve le Pura Desa, et, encore un peu plus loin, la marche de Campuhan Ridge longeant les rizières.

5
juil

Étant malade, c'est toute seule que maman part visiter le musée d'art d'Agung Rai, réunissant une collection d’œuvres d’artistes balinais indonésiens et européens mondialement réputés.

En début d'après-midi, nous louons un scooter afin de nous rendre sur les attractions touristiques des alentours.

Premier arrêt au temple de Goa Gajah (signifiant "cave de l'éléphant"), inscrit au patrimoine mondiale de l'UNESCO depuis 1995.

Bien que cet endroit soit appelé "temple", il n'y a aucun bâtiment destiné au culte sur place. L’attraction principale des lieux est une grotte dont l'entrée est gardée par une tête de démon (Boma) sculptée à même la roche.

Selon un mythe local, celle-ci serait l’œuvre d’un géant nommé Kebo Iwo. Ce dernier aurait creusé la caverne avec ses ongles en une nuit. La tête de démon serait présente pour dissuader les esprits malveillants de pénétrer dans le site.

Avant de pénétrer dans la grotte, nous nous baladons sur les bords du bassin de Patirtaan, où se trouvent des statues de femmes tenant chacune des vasques d’où jaillit un filet d’eau. Ces eaux sacrées auraient la particularité de conserver la jeunesse d’un individu. Nous nous lavons le visage avec cette dernière comme le veut la coutume.

Le site est d'autant plus agréable à visiter qu'il est entouré d'une magnifique végétation tropicale (banians, palmiers, fromagers, etc.) ainsi qu'une cascade venant probablement alimenter les bassins du temple.

Nous reprenons le scooter et partons en direction du Nord, vers le temple de Tirta Empul (temple de l'eau sainte).

Ce temple est considéré comme l'une des plus belles visites spirituelles de Bali tellement on ressent l'importance des lieux du fait du grand nombre de balinais présents sur place pour prier et se purifier. La légende raconte que les sources sacrées aux propriétés curatives ont été créées par le Dieu Indra suite à une bataille épique avec un roi puissant et magique nommé Mayadenawa.

Mayadenawa possédait le pouvoir spirituel de se transformer en toute forme qu'il souhaitait. Il devint négligent avec ses pouvoirs et utilisait ces derniers pour utiliser la magie noire.

Un prêtre nommé Sang Kulputih a prié le Dieu Indra de mettre un terme au dérives de ce roi méchant. Indra et ses soldats ont réussi à vaincre les forces de Mayadenawa, et ont laissé le roi méchant et ce le reste de ses troupes fuir pour leur vie.

Plus tard, Mayadenawa s'est introduit dans le camp d'Indra pendant la nuit. Il construit un bassin magnifique, mais toxique, auquel l'armée irait s’abreuver au réveil. Dans la matinée, Indra se réveille et trouve beaucoup de ses hommes morts ou mourant. C'est alors, par son pouvoir puissant, qu'il a percé le sol avec son bâton, créant la source sacrée d'eau bénite et curative nommée Tirta Empul.

Sachant que son plan avait échoué, Mayadenawa essaya frénétiquement de se transformer en toutes sortes d'êtres différents, mais sans succès avant de se faire tuer par Indra. Les Balinais commémorent la mort de Mayadenawa tous les 210 jours dans le calendrier traditionnel balinais comme le jour où la vertu triomphe sur le Mal lors d'une cérémonie appelée Galungan.

Hormis ces sources d'eaux sacrées, on trouve également des grands espaces de prières remplis de balinais en vêtements blancs qui constratent avec les dorures du palais. Magique.

Nous partons maintenant en direction des terrasses de riz de Tegalalang connues pour son système d'irrigation innovant. Malheureusement le soleil vient de se coucher et on dispose de très peu de temps pour admirer le paysage.

6
juil

Un petit bus passe nous chercher devant notre auberge à 11h. Une heure de route plus tard, nous arrivons à Padangbai puis nous prenons le bateau en direction de Gili Air.

Les îles de Trawongan, Meno et Air forment un archipel très touristique mais toujours assez serein : pas de motos ni de chiens.

Chaque île a son atmosphère propre. Trawangan est de loin la plus cosmopolite et la plus festive, avec des restaurants et des hôtels misant sur un style chic et tropical. Gili Air a une ambiance plus locale, entre animation et langueur. Gili Meno, qui évoque une île déserte où fuir le monde, n’en est pas moins de plus en plus animée.

Le reste de la journée sera plutôt calme : baignade en mer en face de notre hôtel puis dans la piscine de ce dernier avant de partir dîner.

7
juil

Nous faisons tranquillement le tour de l'île à pied avec de nombreux arrêts.

L'eau est vraiment magnifique, malheureusement les nombreux hôtels viennent dénaturer le bord de mer et on trouve très peu (voir quasiment pas) de plage de sable, tous les espaces étant occupés par des terrasses aménagées.

8
juil

Sortie snorkeling en bateau avec une vingtaine d'autres touristes. Au programme : statues sous-marines, de nombreuses tortues et du magnifique corail.

Retour à l'hôtel pour une après-midi assez tranquille : baignade et bronzage.

9
juil

Départ en bateau à 8h30 pour effectuer 15 minutes de trajet entre Gili Air et Gili Meno, sa voisine.

Nous faisons le tour de Gili Meno à pied et nous découvrons une île ayant gardé une certaine authenticité avec moins d'hôtels, un bord de mer assez bien conservé et une ambiance vraiment très décontractée. Notre île favorite !

Nous faisons également du snorkeling et nous voyons de magnifiques poissons de toutes les couleurs. Je vois de nouveau une tortue.

10
juil

Nous prenons le même bateau que la veille, toujours à 8h30, sauf que cette fois-ci nous allons jusqu'à Gili Trawangan, la plus grande des trois iles.

Nous louons des vélos pour en faire le tour et découvrir des hôtels / des restaurants les uns à côtés des autres et très peu de plages encore intactes.

Je monte en haut du Bukit Trawangan en espérant avoir une vue panoramique sur l'île... Malheureusement, des arbres viennent obstruer la vue.

Je redescends puis nous poursuivrons notre tour. Je pars faire du snorkeling et rencontre une nouvelle tortue pendant que maman se fait masser au bord de l'eau.

Nous partons manger un morceau avant de trouver une jolie plage où nous baigner puis nous reposer avant de retourner sur l'île de Gili Air.

De retour à l'hôtel, direction la piscine !

11
juil

Notre bateau devant partir à 12h30 depuis Gili Air en direction de Padangbai arrive avec quasiment 2h de retard. Après 1h30 de bateau puis 2h de bus, nous arrivons à notre hotel la nuit tombée puis nous sortons nous balader dans les environs.

12
juil

Nous quittons aujourd'hui Bali depuis l'aéroport de Denpasar pour rejoindre l'île de Java.

Cœur de l’Indonésie, Java rassemble des villes tentaculaires, une nature envoûtante, des sites archéologiques magiques et des traditions bien enracinées dans les domaines des arts, de la musique et de la danse. Les paysages – rizières, volcans, forêt équatoriale, hauts plateaux lunaires, plages vierges – étourdissent par leurs couleurs et leur diversité. Les villes sont bondées, polluées, labyrinthiques, bétonnées, bruyantes… Avec plus de 140 millions d’habitants, Java est l’île la plus peuplée du monde. Les déplacements par la route peuvent y être lents, surtout dans l’Ouest, mais il existe un réseau ferroviaire fiable et efficace et des liaisons aériennes peu coûteuses.

Notre visite de l'île commence par la ville de Yogyakarta. Si Jakarta est le centre financier et industriel de Java, Yogyakarta en est l’âme.

Cœur artistique et intellectuel de l’île, Yogyakarta est la ville où la langue javanaise est la plus pure, les arts sont les plus brillants et les traditions les plus vivantes. Indépendante et gardienne de ses coutumes, toujours dirigée par un sultan, dont le kraton (palais fortifié) demeure le garant des traditions, Yogya est aujourd’hui une mégalopole de 3,5 millions d’habitants.

Bastion du batik, du gamelan et des rituels de cour, elle compte aussi de nombreux cybercafés et centres commerciaux et n’est pas épargnée par les embouteillages.

Ce mélange improbable forme une cité très appréciable et agréable.

Le conducteur de GoJek nous conduisant de l'aéroport vers notre hôtel nous informe qu'un festival a lieu à seulement quelques petits kilomètres de ce dernier.

Après nous être installés tranquillement, nous prenons donc un nouveau GoJek pour nous rendre dans ce fameux festival et découvrir de très nombreux (et délicieux) stands de nourriture et d'artisanat. Divers événement tels que des concerts ont également lieux.

Nous découvrons également que les habitants de Java sont tout aussi souriants, accueillants et chaleureux que ceux de Bali... Bref, ce fût une sortie très authentique et très agréable.

13
juil

Après une petite sieste, nous nous réveillons à 23h30 afin de partir en direction du temple de Borobudur.

Notre périple commence par la montée du Barede Hill afin de profiter d'une vue panoramique du lever du soleil sur le temple de Borobudur et ses collines avoisinantes.

Nous redescendons ensuite afin de visiter le temple lui-même.

Borobudur compte parmi les sites majeurs d’Asie du Sud-Est, au même titre qu’Angkor Vat au Cambodge et que Bagan au Myanmar. Dominant un patchwork verdoyant de rizières et de palmiers, ce monumental temple bouddhique a survécu aux éruptions du Gunung Merapi, aux bombes des terroristes, au séisme de 2006…

Il est aujourd’hui encore aussi beau et énigmatique qu’il y a 1 200 ans.

En effet, deux millions de blocs de pierre, assemblés en forme de stupa symétrique, composent Borobudur, monument bouddhique emblématique de l’Indonésie, littéralement enroulé autour d’une petite colline. Le temple se dresse sur une base de 118 m de côté. Six terrasses carrées sont surmontées de trois terrasses circulaires et quatre escaliers grimpent jusqu’au sommet à travers des portes délicatement sculptées.

Vue du ciel, la construction ressemble à un gigantesque mandala tantrique en trois dimensions. Selon certaines hypothèses, les fidèles qui fréquentaient Borobudur pratiquaient le vajrayana, ou bouddhisme tantrique, et déambulaient dans le temple comme dans un mandala. Même si les peintures ont disparu depuis longtemps, on pense que la pierre grise était jadis recouverte de couleur et captait les rayons du soleil.

Le monument était conçu pour représenter la vision bouddhique du cosmos, commençant par le monde terrestre et montant en spirale jusqu’au nirvana – état d’Illumination, d’“être éveillé”. Sur la base, une série de reliefs figure un monde dominé par la passion et le désir, où les bons sont récompensés par la réincarnation dans une forme de vie supérieure, tandis que les mauvais renaissent dans une espèce inférieure. Dissimulées par des pierres, ces sculptures de scènes charnelles sont partiellement visibles du côté sud. La délicatesse des sculptures impressionne tout autant que le gigantisme de l’édifice. Long d’environ 5 km, le chemin de pèlerinage suit d’étroits corridors et passe devant près de 1 460 panneaux narratifs richement ornés et 1 212 panneaux décoratifs sur lesquels ont été gravés des doctrines bouddhistes et de nombreux aspects de la vie javanaise il y a un millénaire – une procession ininterrompue de navires, d’éléphants, de musiciens, de danseuses, de guerriers et de rois. Au troisième niveau, un long panneau décrit un rêve de la reine Maya, une vision d’éléphants blancs à six défenses. Les moines et les courtisans y voient la prémonition que son fils sera le Bouddha ; la description continue jusqu’à la naissance du prince Siddhartha et son chemin pour atteindre l’Éveil. De nombreux autres panneaux sont consacrés à des concepts bouddhistes, comme la loi des causes et des effets.

Au-dessus des galeries, 432 bouddhas au visage serein sont installés dans des pièces ouvertes ; 72 autres effigies du Bouddha (beaucoup désormais sans tête) sont partiellement visibles dans des stupas en pierre treillissée sur les trois terrasses supérieures ; l’un d’eux est considéré comme le Bouddha de la Chance. La dernière plateforme, circulaire, symbolise le nirvana éternel.

Avant de partir, nous passons devant l'Elephant House, où des éléphants souffrent, les pattes avant enchaînées...

Après cette visite extraordinaire (malgré le nombre incroyable de touristes présents), nous rejoignons un autre temple : celui de Prambanan.

Dans les plaines, les spectaculaires temples de Prambanan sont sans doute les plus beaux vestiges de la longue période hindoue de Java. Tous les temples de la région de Prambanan furent édifiés entre le VIIIe et le Xe siècle, lorsque Java était gouvernée par les bouddhistes Sailendra au sud et par les hindous Sanjaya de l’ancien Mataram au nord. Après une période créatrice d’environ deux siècles, la plaine de Prambanan fut abandonnée quand les rois hindous javanais se déplacèrent à Java Est. Au milieu du XVIe siècle, un fort tremblement de terre aurait endommagé de nombreux temples. Au cours des siècles suivants, leur destruction fut aggravée par les chercheurs de trésors et les habitants en quête de matériaux de construction. La plupart des temples sont aujourd’hui plus ou moins restaurés. À l’instar de Borobudur, Prambanan figure au Patrimoine mondial depuis 1991.

La flèche du temple principal dédié à Shiva s’élève à 47 m au-dessus de centaines de temples plus modestes, dont la restauration est plus ou moins avancée. Il renferme une remarquable statue de Shiva le Destructeur à quatre bras.

Nous retournons ensuite à l'hôtel nous reposer avant de ressortir faire un tour de la ville dans une sorte de tuk tuk.

Nous allons ensuite manger dans un marché proche du centre avant de rejoindre le musée Sonobuyo pour assister à notre premier spectacle de Wayang Kulit (théâtre d'ombres de marionnettes), un chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité (UNESCO).

14
juil

Journée consacrée à la visite de la ville de Yogyakarta et ses principaux lieux touristiques (et moins touristiques..) et nous continuons notre découverte de sa délicieuse street food.

- Le Kraton : centre spirituel et royal de Yogyakarta. Protégés derrière une enceinte carrée d’un kilomètre de coté, de 3 mètres de haut et de 4 mètres d’épaisseur se cachent de vastes places, cours, quartiers d’habitation des serviteurs de la cour et de la famille royale. On y trouve le palais du sultan et ses cours successives aux élégants pavillons.

- Le Taman Sari : Juste au sud-ouest du kraton, ce splendide parc d’agrément autrefois réservé au sultan et à sa cour englobe un ensemble de palais, de jardins, de canaux, de bassins et de promenades. L’architecte portugais de Batavia qui construisit cette villégiature pour le sultan aurait été, si l’on en croit la légende, exécuté aussitôt son œuvre achevée afin que les lieux de plaisir secrets du souverain ne fussent pas dévoilés. Construit entre 1758 et 1765, cet ensemble fut d’abord endommagé lors de la guerre de Diponegoro, puis par un tremblement de terre en 1865. La majeure partie du site est aujourd’hui en ruine.

- La rue Malioboro (une succession de boutiques / échoppes les unes à cotées des autres) et le marché Beringharjo : marché principal de la ville, à 800 m au nord du kraton, est un lieu très animé. La section à l’entrée est dédiée aux batiks – surtout des batik cap (batiks tamponnés) bon marché tandis que la partie ancienne à l’arrière est un marché traditionnel, avec d’innombrables warung et stands de fruits et légumes.

- Le Fort Vredeburg : ancienne forteresse coloniale, ne complexe militaire a été transformé en un musée de la lutte de l'indépendance, ouvert en 1992.

Une fois la visite terminée, nous partons en direction du stade Sultan Agong, d'une capacité de 35 000 places, pour assister au match du PSIM Yogyakarta face au PSBS (match de deuxième division indonésienne).

Nous sommes vraiment super bien accueillis par les locaux, un grand nombre d'entre eux étant très surpris de voir des touristes nous montrent du doigt et prennent (plus ou moins discrètement) des photos de nous.

Nous passons la plus grande partie du match avec le groupe de fan BITS. Le PSIM l'emporte 1 à 0 sous une chaleur étouffante.

À la fin du match, les joueurs ainsi que le staff se sont réunis au centre du terrain et tout le stade s'est mis à chanter une chanson en tendant ses écharpes. Frissons garantis...

15
juil

Nous prenons le train de bon matin depuis Yogyakarta pour rejoindre la ville de Surakarta (Solo). Deux villes assez comparables à mon goût puisqu'elles sont le foyer de la tradition et de l’identité javanaise.

Éternelle rivale de Yogyakarta, cette cité conservatrice de Surakarta tend cependant à rester dans l’ombre de sa voisine plus flamboyante.

Nous visitons l'Istana Mangkunegara sur le chemin entre la station de train et notre hôtel ainsi que le marché Triwingu.

Datant de 1757, l’Istana Mangkunegaran, en meilleur état que le kraton, est la résidence de la deuxième famille de Solo. Le grand pendopo, un pavillon mêlant les styles architecturaux javanais et européens, marque le centre du palais. Son haut plafond circulaire a été décoré en 1937 d’une flamme centrale entourée des signes du zodiaque javanais ; tous sont peints dans leur couleur symbolique.

Arrivés à l'hôtel, nous appelons un chauffeur afin qu'il nous conduise dans les environs de Surakarta, et notamment dans les temples de Suku et de Cetho, à deux heures de route du centre ville.

Magnifiquement situé sur les pentes du Gunung Lawu (3 265 m), à 36 km à l’est de Solo, le Candi Sukuh est l’un des temples les plus énigmatiques et les plus intéressants de Java. Édifié au XVe siècle, ce fut l’un des derniers temples construits à Java par les hindous qui, fuyant la présence musulmane, trouvèrent alors refuge dans les montagnes et à Bali. De taille modeste, il comporte une grande pyramide tronquée en pierres grossièrement taillées, ainsi que de splendides bas-reliefs et statues de Barong (créature mythologique, mi-lion mi-chien). Plusieurs sculptures très explicites ont valu au Candi Sukuh le surnom de “temple érotique” et il est évident qu’on y pratiquait un culte de la fertilité. Calme et isolé, le site possède une atmosphère singulière.

Le Candi Cetho, un temple du XIVe siècle évoquant les temples balinais, est situé sur le versant sud du Gunung Lawi et est le plus récent des temples javanais de la période hindou bouddhique trouvés à ce jour.

Situé en un lieu isolé, Cetho baigne dans une atmosphère atypique. Il est constitué d'une dizaine de terrasses qui se succèdent.

Nous retournons ensuite en ville et le chauffeur nous emmène voir le Kraton, jadis au centre du royaume. Ce n’est plus aujourd’hui que le mémorial d’une époque révolue. Il fut détruit en grande partie par un incendie en 1985 ; nombre de ses bâtiments ont été reconstruits mais le palais, désormais négligé, a largement perdu de sa splendeur.

Il nous conduira ensuite vers quelques autres attractions de la ville puis nous partons manger tous les trois dans le Nasi Liwet Wongso Lemu. Tenu par une ibu (“vieille femme” ou “petite mère”, terme affectueux) vêtue de batik, ce stand de rue, ouvert le soir uniquement, est spécialisé dans le nasi liwet que l’on déguste sur une feuille de bananier : le riz au lait de coco est servi avec du poulet, des œufs, du tofu au curcuma et des assaisonnements spéciaux. Délicieux.

16
juil

Nous partons en direction de la gare de Surakarta afin de prendre le même train que celui qui nous avait déposé la veille. C'est parti pour plusieurs heures de train en direction de Malang.

Avec sa brise agréable, ses boulevards arborés et ses édifices de l’époque coloniale, Malang vit à un rythme paisible. Cité de culture, elle compte plusieurs grandes universités, d’où une importante population estudiantine. Fondée par les Néerlandais à la fin du XVIIIe siècle, Malang commença à prospérer grâce au café qui poussait sur les collines voisines.

Nous arrivons aux alentours de 16h, juste le temps de manger un morceau puis de regarder depuis le pont le magnifique village coloré (maman le visite entièrement) puis je pars en scooter vers le stade Kanjuruhan, de plus de 40 000 places.

J'achète le billet puis un maillot du club de Malang (AREMA) en compagnie de mon très sympathique conducteur puis je pénètre dans le stade.

Bien qu'il s'agisse cette fois d'un match de première division, les gens sont tout autant surpris de voir un européen dans le coin... je me fais photographier un nombre incalculable de fois puis je me fais inviter à chanter dans le groupe de supporter principal se trouvant en tribune latéral.

On me présente le capo ("tête", en italien, meneur représentatif du groupe de supporters chez les ultras) qui est ici considéré comme un Roi (et je n'exagère même pas...).

Ce capo descend de mon estrade et m'accueille tel un invité de prestige, n'arrêtant pas de me faire des accolades.

Alors que l'alcool coule à flots, le capo m'invite finalement sur l'estrade. Je me retrouve face à plus de 10.000 Indonésiens face à moi.

Alors que j'enfile le maillot du club, ces derniers applaudissent puis chantent en mon honneur.

J'aurais même l'occasion de lancer un chant, des frissons dans le dos et des larmes pleins les yeux. Je profite pleinement de cet instant qui restera sans aucun doute l'un des plus beaux de mon voyage (si ce n'est le plus beau).

Alors que AREMA gagne 4 à 1 face au Badak Lampung, je reste sur l'estrade jusqu'à la fin du match.

Apres coup de sifflet final, le capo me demande de rester avec lui et ses adjoints pour éviter tout problème. Nous nous faisons prendre en photo et salués des dizaines de fois puis il demande à son bras droit de me raccompagner en scooter jusqu'à mon hôtel.

Je prends place à l'arrière du scooter du bras droit et remarque que nous sommes suivis par 5 autres scooters. Il s'avère que ces derniers font office d'escorte / assistance.

Nous faisons un premier arrêt dans un supermarché : le bras droit m'offre une bouteille d'eau tandis que le reste du groupe attends dehors puis un second arrêt car il souhaite désormais m'offrir un roti bakar.

L'ensemble du groupe me dépose finalement juste devant mon hotel...

Une leçon de vie.

17
juil

Après une nuit qui a durée exactement 30 minutes, le réveil sonne déjà.

Il est 23h15 et il est temps de se préparer pour la magnifique journée qui nous attends : nous allons découvrir le Bromo.

Paysage lunaire aux proportions gigantesques et d’une beauté surréaliste, le secteur volcanique autour du Bromo forme l’un des sites les plus impressionnants du pays. Bromo est le nom javanais de Brahma, le dieu hindou de la Création – et, de fait, chaque éruption semble redessiner le paysage environnant. S’élevant des profondeurs de l’ancienne caldeira du Tengger, le Gunung Bromo (2 392 m) est l’un des trois volcans qui ont émergé d’un vaste cratère de 10 km de diamètre. Son cône fumant se dresse dans une mer de cendres et de sable volcaniques. De ce paysage désolé naît une sensation de fin du monde, surtout au lever du soleil, que nous observons depuis le belvédère de Kingkong Hill, quel spectacle...

Une fois le soleil levé, nous retournons dans le minibus pour nous rendre au pied du volcan avant de monter les nombreuses marches nous menant au sommet de ce dernier.

De nombreux touristes mais également locaux sont présents et cela rend compliqué la montée et la circulation au sommet du cratère.

Certaines personnes jettent des offrandes dans le cratère. Certains y jettent des chèvres et des vaches... Dieu merci, je ne vois pas ça de mes propres yeux mais j'ai tout de même vu quelques chèvres tenues en laisse...

Des locaux attendent patiemment la prochaine offrande afin de la ramasser (argent, nourriture, etc).

Nous redescendons puis retournons dans le bus car une longue route nous attend : direction le village de Kalisat, où nous passerons la nuit dans une chambre se trouvant en plein milieu d'une culture de café.

18
juil

Après une nouvelle nuit assez courte (4h de sommeil), nous partons pour de nouvelles aventures...

Et pas n'importe laquelle puisque aujourd'hui.... Direction le plateau d'Ijen !

Le plateau d’Ijen forme une vaste zone volcanique dominée par les trois cônes de l’Ijen (2 368 m), du Merapi (2 800 m) et du Raung (3 332 m). Il est couvert d’une forêt somptueuse, faiblement peuplé, et parsemé de plantations de café et de quelques villages isolés, tels que celui où nous avons dormis la veille.

Le minibus nous dépose au pied de l'Ijen. De là, une magnifique randonnée nocturne nous attend jusqu'au sommet du cratère. La grimpée abrupte dure 3 km puis quelques centaines de mètres plus plats nous emmènent jusqu'au bord du cratère, balayé par le vent.

Nous arrivons en haut alors qu'il fait encore nuit noire puis nous descendons, équipés de masques à gaz et de lampes frontales au bord du lac d'où des émanations sulfureuses s'échappent. Le chemin sur les roches est très abrupt et glissant, mais il vaut le détour !

Une fois en bas, nous nous retrouvons en plein milieu des émanations sulfureuses s'échappant de la cheminée du volcan et à quelques mètres des fameuses flammes bleues électrique d'une très forte intensité visibles seulement la nuit.

Cette incandescence tout à fait inhabituelle pour un volcan est due à la combustion des gaz sulfuriques au contact de l'air à des températures dépassant 220 °C.

Malheureusement, la lune est si lumineuse qu'on ne peut apercevoir qu'une partie des flammes bleues qui peuvent atteindre jusqu'à 5 mètres de haut.

Je remonte ensuite en haut du cratère par le même chemin que celui emprunté pour descendre afin d'admirer le lever du soleil.

J'aperçois pour la première fois le merveilleux lac de soufre turquoise du Kawah Ijen, à 2 148 m d’altitude, enserré par les parois abruptes du cratère. Au bord de ce derniere, la couleur jaune du souffre et les parois grises et fissurées du volcan surmontées des nuages et d'un magnifique lever du soleil forment un panorama extraordinaire.

Nous redescendons ensuite du cratère pour retourner dans le minibus qui va nous déposer au terminal ferroviaire de Banyuwangi.

Sur la route, nous manquons de peu d'écraser 2 tout petits chatons se trouvant sur la route et parraissants perdus et affamés. Un troisième se trouve sur le bord de la route allongé sur un sac plastique (peut-être celui avec lequel ils avaient étés transportés jusqu'ici...).

Nous nous décidons de les prendre avec nous jusqu'en ville dans une boite en carton.

Une fois en ville, nous achetons du lait ainsi que de la nourriture pour chat qu'ils mangent volontiers.

Nous partons ensuite faire le tour de la ville avec les chats à la recherche de gens prêts à les adopter. En 15 minutes chacun des trois petits chatons a trouvé sa nouvelle maison.

C'est donc soulagés que nous prenons finalement le ferry pour quitter l'île de Java et retourner à Bali. Depuis Gilimanik, un nouveau bus nous attends pour nous conduire sur la péninsule de Bukit, au sud de Denpasar.

19
juil

L’aride péninsule méridionale appelée Bukit (“colline” en indonésien), située à l'extrémité sud de l'île de Bali, est très populaire. Avec sa belle succession de plages, la côte ouest (Pecatu), en plein essor, est l’un des points névralgiques de l’île. On y trouve des hébergements sommaires sur le sable de Balangan Beach et des lodges de charme sur les falaises, notamment à Bongin. De nouvelles adresses semblent apparaître chaque jour. La plupart donnent sur les eaux houleuses ; de célèbres breaks déferlent tout le long de la côte en direction du sud, jusqu’au grand temple d’Ulu Watu.

Nous louons un scooter puis nous partons pour le Garuda Wisnu Cultural Park.

Il s'agit d’un parc culturel de la côte sud montagneuse de Bali, célèbre pour sa gigantesque statue de Vishnu chevauchant le dos d’un ‘garuda’ (un être surnaturel ressemblant à un aigle). Avec des 145 mètres de haut, il s'agit de la 15ème plus grande statue au monde, bien plus grande que la Statue de la Liberté.

Le parc culturel est devenu l'un des lieux de prédilection de Bali pour les spectacles artistiques et culturels, les expositions et les conférences. Les installations comprennent un amphithéâtre, une galerie d’expositions, des sites en plein air, deux restaurants, une boutique de souvenirs, un marché de l’art, un centre de massage, des locations de VTT et de Segway, etc.

Nous partons ensuite visiter toute la partie est de l'île en commençant par un magnifique belvédère au dessus de Melasti Beach avant de partir marcher sur les plages de Padang et Pandawa sur lesquelles plein d'indonésiens viennent se balader.

Après une nouvelle balade en scooter, nous arrivons à Nusa Dua, un énorme complexe balnéaire. Nous nous baladons sur ses petites péninsules et sur son énorme plage avant de rejoindre le village de Tanjung Benoa, notre dernier stop de la journée.

20
juil

Après avoir découvert l'est de la péninsule, il est temps de découvrir sa partie ouest !

Je commence la journée par une visite du fameux marché de poissons de Kendonganan.

Le marché aux poissons de Kedonganan est un marché traditionnel d'où l’essentiel des captures fraîches de Bali proviennent. Il se trouve à environ 3,6 mètres au nord de la plage de Jimbaran. Il s'agit du plus grand marché de fruits de mer frais de Bali. On y trouve trouve presque tous les types de prises d’eau de mer, des vivaneaux rouges aux mahi-mahis rares, crevettes, crabes, homards et une grande variété de récoltes marines présentées dans des rangées de bacs à glaçons prêts à être vendus au détail ou en gros.

Je retourne à l'hôtel pour récupérer maman puis nous partons en direction de la plage de Nyang Nyang, qui n'est pas facile d'accès puisqu'il faut parcourir à pied un chemin assez glissant et pentu sur environ 1km. La plage, sauvage, est très jolie et mérite amplement la marche.

Nous partons déjeuner dans un petit warung local puis nous découvrons un magnifique belvédère depuis lequel nous pouvons apercevoir des magnifiques plages de sables inaccessibles ainsi que le temple d'Uluwatu au loin.

Le temple d'Uluwatu est justement notre prochaine étape : ce temple majeur est juché à la pointe sud-ouest de la péninsule, au sommet d’une falaise vertigineuse dont la base est léchée par les vagues incessantes. Un porche voûté inhabituel, flanqué de statues de Ganesh, mène à l’intérieur, où des sculptures du bestiaire mythologique balinais recouvrent les murs en briques de corail.

Nous reprenons le scooter en direction de la plage de Dreamland afin de regarder le soleil se coucher tout en sirotant un milkshake.

Nous retournons à l'hôtel avant de ressortir manger dans un marché de nuit rempli de street food.

21
juil

Nous retournons dans l'hôtel que nous avions quittés avant de rejoindre Java pour récupérer nos affaires et profiter de la piscine avant de se balader dans ses environs puis d'y passer la nuit.

22
juil

C'est déjà le jour du départ de maman... Je l'accompagne à l'aéroport puis je me balade dans un centre commercial avant de partie vers mon auberge de jeunesse se trouvant à Kuta.

Kuta est une zone touristique (beaucoup trop à mon goût), dotée d'une plage. Faisant partie des premiers complexes touristiques bâtis à Bali, elle est davantage connue pour son ambiance principalement festive et la possibilité de pratiquer le surf sur l'océan Indien. Les longues vagues régulières de Kuta font de celle-ci un spot de surf plébiscité, en particulier pour les débutants. De nombreux magasins proposent des planches à la location et des cours de surf.

Je me balade aux alentours de mon auberge avant de marcher sur le plage tout en regarder le soleil se coucher de l'autre côté de l'Océan.

23
juil

Après 30 jours en Indonésie, il est déjà temps de dire au revoir à ce pays magnifique et ses habitants extraordinaires.

Je marche les 7 kilomètres séparants mon hostel de l'aéroport puis je prends l'avion en direction de Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie.

Base aménagée dans la jungle par les mineurs d’étain il y a 150 ans, Kuala Lumpur (KL) est devenue une métropole prospère du XXIe siècle, remarquable par sa diversité culturelle. Malais de souche, prospecteurs chinois, immigrants indiens et colons britanniques ont façonné cette ville, chaque groupe laissant des marques indélébiles ainsi qu’un fascinant assortiment de traditions culturelles. Temples et mosquées historiques côtoient tours et galeries marchandes ultra-modernes ; des étals ploient sous les piles de durians à l’odeur âcre et les sacs à main de contrefaçon ; des monorails filent à travers une végétation luxuriante ; les habitants sirotent un cappuccino dans des cafés connectés ou se régalent de cuisine de rue.

Je rejoins en bus la gare de KL Sentral puis je rejoins mon hostel à Chinatown, prisé des voyageurs pour ses hébergements à petits prix et son marché de nuit animé dans lequel je pars me balader avant de partir me reposer.

24
juil

Ma première journée à Kuala Lumpur commence plutôt bien puisque je prends mon petit-déjeuner à l'auberge en compagnie de En, une modèle malaise et de Mr Kwan, son oncle qui est de passage à Kuala Lumpur et qui ne parle malheureusement pas anglais. Après quelques discussions, ces derniers m'invitent à déjeuner et me font goûter mon premier nasi lemak (riz au lait de coco servi avec divers accompagnements). Alors que mes deux amis retournent à l'hostel de reposer, je pars me balader.

Je commence ma balade par la mosquée Jamek. Dessinée dans le style moghol par l’architecte britannique A.B. Hubback, cette mosquée se situe à la confluence du Klang et du Gombak. Malheureusement, j'arrive à l'heure de la prière et il m'est donc impossible de la visiter.

Je continue ma visite avec le Merdeka Square.

Cette vaste place où fut proclamée l’indépendance du pays en 1957 est entourée d’édifices historiques, tels le bâtiment du sultan Abdul Samad et la cathédrale anglicane St Mary, deux splendides édifices conçus par A. C. Norman. Dominée par un immense mât où flotte le drapeau national, la place servait de terrain de cricket à l’époque britannique et était appelée le Padang (“terrain”).

Sous une chaleur étouffante, je pars désormais vers la mosquée nationale, dans laquelle je rentre avec une robe violette sur le dos.

Principal lieu de culte de la population musulmane de KL, cette gigantesque mosquée des années 1960, inspirée de la Grande Mosquée de La Mecque, peut accueillir 15 000 fidèles. Les 18 points de son toit bleu en forme de parasol symbolisent les 13 États de Malaisie et les 5 piliers de l’islam. Surplombant la mosquée, un minaret haut de 74 mètres lance l’appel à la prière, qui s’entend jusqu’à Chinatown.

Je me rend désormais dans l'immense Tun Abdul Razak Heritage Park. Ma visite de ce dernier commence par une visite rapide du mémorial en l'honneur de celui qui a donné son nom au parc (il s'agit d'un ancien premier ministre).

Je pars ensuite vers l'immense Bird Park. J'hésite à y entrer à cause du prix du billet (14 euros), mais je dois avouer que ça vaut largement le coup. Cette extraordinaire volière de 21 ha compte quelque 3 000 oiseaux, représentant 200 espèces essentiellement asiatiques. Le parc est divisé en quatre sections ; dans les deux premières, les oiseaux volent librement sous une immense canopée. La troisième abrite les calaos indigènes (reconnaissables à leur énorme bec) à l'intérieur duquel un employé me donne de la nourriture et je finis avec trois Rainbow Lorikeet dans la main et un Chattering Lory sur le crâne, tandis que la quatrième offre le spectacle moins édifiant d’oiseaux en cage.

Je poursuis ma balade dans le parc en visitant les jardins puis je me dirige vers le Monument National commémorant la défaite des communistes en 1950. Malheureusement je peux uniquement me contenter de l'observer de loin puisque j'arrive trop tard pour rentrer dans l'enceinte.

Je retourne ensuite à l'hostel puis je sors à nouveau pour une balade nocturne avec En.

25
juil

Je commence la journée par le temple Sri Mahamariamman. Ce temple hindou animé, le plus ancien de Malaisie et prétendument le plus riche, fut fondé en 1873. Mariamman est la déesse-mère de l’Inde du Sud, également appelée Parvati. Son sanctuaire se tient à l’arrière du complexe. À sa gauche et à sa droite s’élèvent respectivement des sanctuaires consacrés à Ganesh, le dieu à tête d’éléphant, et à Murugan. Je reste plus d'une heure sur place à découvrir le temple et observer une célébration se tenant devant moi.

Je pars ensuite prendre le train pour me rendre vers les grottes de Batu, un réseau de trois grottes sur lesquelles règnent des divinités hindoues. Ces dernières se trouvent à 13 km au nord-ouest de la capitale. La Temple Cave, la grotte plus importante, contient un sanctuaire hindou desservi par un escalier de 272 marches et gardé par une statue dorée de Murugan haute de 42,70 m, qui serait la plus grande au monde.

L'escalier coloré ainsi que la statue sont assez impressionnants, cependant l'endroit est tellement touristique (on trouve une boutique de souvenirs à l'intérieur même de la grotte) que le spectacle est légèrement gâché...

Je prends le train en sens inverse pour retourner vers le centre de KL puis je marche jusqu'à l'auberge. Je sors de nouveau peu après afin de me rendre vers le parc de KLCC et les fameuses tours Petronas, deux fusées argentées constituant une parfaite allégorie de l’essor fulgurant de la ville.

Le parc de KLCC offre le meilleur point de vue sur les Petronas Towers et tous les habitants (et touristes) s’y rassemblent pour regarder les tours étincelantes se découper sur le ciel nocturne tout en admirant les fontaines jouer le spectacle Lake Symphony devant le Suria KLCC.

Après être resté plus d'une heure dans le parc à admirer ces magnifiques jeux d'eau et de couleurs, je pars me restaurer dans un stand de street food avant de rentrer à l'auberge.

Sur place, je retrouve En puis nous sortons nous balader avant de rentrer à l'auberge regarder un film.

26
juil

Je prends le petit-déjeuner en compagnie de En puis nnous partons faire quelques magasins et nous balader dans le marché de Chinatown avant de déjeuner.

Son oncle nous rejoins puis ils m'accompagnent tous les deux prendre mon bus qui va me conduire jusqu'à l'aéroport.

Il est déjà temps de quitter KL ainsi que En et Mr Kwan, deux personnes incroyablement gentilles, direction l'île de Langkawi.

L’archipel de Langkawi se situe à 30 km au large de Kuala Perlis et à 45 km de la ville-frontière de Satun. L’île principale de ce chapelet de 99 îles tropicales est dominée par des pics acérés couverts d’une sombre végétation. Entourée d’une eau bleu azur, elle reste indéniablement un paradis tropical, malgré le développement des complexes hôteliers. De plus, Langkawi est une zone franche depuis 1987, et l’un des rares endroits du pays où l’alcool est relativement bon marché.

Depuis l'aéroport, je prends un Grab (le Uber malaisien) pour rejoindre mon auberge et j'y rencontre Alina, une polonaise se trouvant dans la même chambre.

Je pars ensuite retrouver Mira (la malaise que j'avais rencontrée en Indonésie) qui est en week-end à Langkawi en compagnie de trois amies à elle. Nous partons nous baigner avant d'admirer le coucher de soleil (en compagnie de quelques bières) puis de partir manger.

Nous retournons de nouveau sur la plage, cette fois-ci dans un bar, afin d'y passer le reste de la soirée.

27
juil

Rendez-vous à 10h à l'hôtel des filles qui ont louent une voiture pour la journée et qui m'ont invité à passer la journée avec elles.

Nous commençons par prendre un petit-déjeuner tous ensembles avant de reprendre la voiture en direction du Guning Machinchang et ses 708 mètres de haut avec l'aide du Cable Car nous conduisant directement jusqu'à son sommet.

Nous profitons de la vue et nous baladons dans le musée en 3D avant de redescendre.

Nous partons désormais vers la cascade de Temurun, malheureusement très touristique, en compagnie de 4 filles et de la Polonaise que nous avons rencontré entre temps.

Le road trip continue vers la plage de Tanjung Rhu dans laquelle nous nous baignons et ramassons un nombre incroyable de déchets...

Nous retournons ensuite dans le même bar que la veille en admirant le coucher du soleil avant de partir manger de la street food à un endroit que j'avais repéré la veille.

28
juil

Alors que ses trois amies retournent chez elles, Mira m'accompagne vers ma prochaine destination : Penang.

Située au carrefour de grands royaumes asiatiques et de puissants empires coloniaux européens, l’île de Penang a longtemps servi de lien entre les deux moitiés de l’Asie. Ce contexte historique a donné naissance à l’une des cultures les plus variées, cosmopolites et fascinantes de Malaisie. Elle est particulièrement vivace à George Town, la ville principale de Penang où subsiste l’Asie d’antan ; des trishaws passent devant les shophouses chinoises délavées par l’humidité, tandis que les volutes bleues de l’encens parfument l’air. Le centre historique de George Town a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2008. Penang offre aussi une abondante végétation tropicale, des plages ourlées de palmiers, des villages de pêcheurs et une jungle montagneuse. L’île constitue un microcosme exotique oriental enchanteur.

Nous prenons le ferry à 10h30 pour un trajet qui durera un peu plus de 2 heures jusqu'à George Town.

George Town parvient à séduire les “urbanophobes” les plus convaincus grâce à son fabuleux patchwork culturel. Le dédale de rues encombrées et de ruelles étroites est bordé d’édifices britanniques de l’époque du Raj, de temples, de mosquées, de guirlandes de lanternes en papier, de cafés et de bars branchés. En dehors du centre historique, des gratte-ciel et de vastes centres commerciaux dominent l’horizon. George Town est aussi la capitale gastronomique du pays, voire d’Asie du Sud-Est, avec cinq cuisines distinctes et d’excellents stands de restauration à prix doux.

Des années 1850 aux années 1950, Penang connut un important afflux de migrants chinois, issus en majorité de la province du Fujian. Pour faciliter l’intégration de leurs oncles, tantes, cousins, cousins au dixième degré, voisins, etc., les Chinois formèrent des associations de clans et construisirent des maisons de clans (kongsi) afin de créer un esprit de communauté, de loger les nouveaux arrivants et de les aider à trouver du travail. Ces maisons, qui fonctionnaient comme des sortes d’“ambassades”, symbolisaient aussi un contrat social plus profond, voire spirituel, entre les membres d’un clan étendu et ses ancêtres. Au fil du temps, beaucoup d’associations de clans se mirent à décorer davantage leurs bâtiments. Une concurrence s’instaura alors entre les clans – que les Britanniques appelaient les “sociétés secrètes”– quant au nombre de leurs temples. Grâce à cette rivalité, le Penang actuel est doté de l’une des concentrations d’architecture de clans les plus denses en dehors de la Chine. Nous visitons notamment la maison des Khoo (Khoo Kongsi).

Les Khoo sont un clan prospère et leur maison est la plus impressionnante de George Town.

À l’intérieur, des fresques impressionnantes représentent anniversaires et mariages et, surtout, les 36 gardiens célestes (répartis en deux panneaux de 18 gardiens chacun). De splendides céramiques d’immortels, de carpes, de dragons, et de carpes se métamorphosant en dragons (motif chinois traditionnel symbolisant le succès) serpentent le long du faîtage.

Nous visitons également plusieurs jettys, et notamment le Chew Jetty. À la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, Pengkalan Weld formait le cœur d’un des ports les plus prospères au monde et le travail n’y manquait pas pour les immigrants qui ne cessaient d’affluer. Une communauté de Chinois se développa autour du quai, construisant des maisons flottantes et sur pilotis le long des docks branlants. Ces zones d’habitations furent appelées “clan jetties”. Chew Jetty est aujourd’hui la plus grande et la mieux préservée.

Entre toutes ces visites, nous prenons bien évidemment le temps de profiter des diverses œuvres de street art présentes dans la ville et nous nous arrêtons très (trop?...) régulièrement déguster diverses street food.

Au programme : samossa (beignet indien) au poulet, aux œufs et au thon, cendol (un dessert traditionnel malais dont les principaux ingrédients sont de la farine de riz sous forme de nouilles vertes au pandan, du lait de coco, du Sucre de palme et de la glace pilée) et autre cuisine chinoise.

29
juil

Après un délicieux petit-déjeuner dans les rues de George Town, nous prenons le bus n°101 à destination de Teluk Bahang, la porte d'entrée du parc national de Penang.

Avec une superficie de 2 300 ha, ce parc national est le plus petit du pays, ainsi que l’un des plus récents (établi en 2003). Site majeur de Penang, il comporte divers chemins à travers la jungle, et abrite certaines des plages les plus belles et les plus tranquilles de l’île.

Nous effectuons le trek de 4 kilomètres nous conduisant jusqu'à la plage de turtle beach puis nous reprenons le même chemin dans le sens inverse pour retourner à l'entrée du parc. De là, nous prenons un bateau qui nous dépose sur la plage de Monkey Beach (malheureusement inaccessible à pied lors de notre visite).

Nous installons notre tente sur la plage puis nous profitons de cette dernière en écoutant de la musique avant de partir nous doucher dans une douche commune à ciel ouvert qui n'est rien d'autre qu'un grand bassin d'eau avec deux sceaux à l'intérieur.

Alors qu'il fait déjà nuit, nous allumons un feu de camp et nous grignotons en admirant les milliers d'étoiles présentes dans le ciel avant de partir nous coucher.

30
juil

Après une courte nuit sous la chaleur tropicale, la douche fraîche matinale fait vraiment du bien.

Nous rangeons toutes nos affaires puis nous attendons le bateau qui vient nous chercher à 10h30. Nous mangeons un morceau à Teluk Bahang puis nous prenons le bus jusqu'à Tanjung Tokong. De là, nous marchons jusqu'au temple Kuan Yin.

Le temple Kuan Yin est le plus ancien temple de Penang. Construit en 1728, il se situe dans le quartier de Jalan Masjid Kapitan Keling (anciennement connu sous le nom de Pitt Street) et a été construit par les premiers immigrants de Chine. Une fois terminé, le temple était l’une des plus magnifiques structures de style chinois du nord de la Malaisie. Construit au prix de 4 000 dollars espagnols, somme princière à l'époque, il a été construit en l'honneur de la déesse chinoise de la miséricorde, Kuan Yin. Plus ancien que les kongsis (maisons de clans) de Penang, il était à l'origine utilisé non seulement pour des fonctions religieuses mais également pour des fonctions sociales au sein de la communauté chinoise.

Nous partons désormais nous reposer à l'hôtel avant de sortir manger.

31
juil

Nous commençons notre journée par la visite du magnifique temple Kek Lok Si.

Connu également comme le temple du bonheur suprême, Kek Lok Si serait le plus grand temple bouddhiste d'Asie du Sud-Est. En tout cas, il est sans conteste l'un des plus célèbres de Malaisie.

Dans cette région surnommée « He San » (la colline des grues), les collines d'Air Itam sur lesquelles il est construit sont considérées depuis la nuit des temps comme importantes d'un point de vue géomantique et caractérisées par un excellent « feng shui ». En fait, ces collines sont un lieu de retraite extrêmement populaire pour les moines et les taoïstes à la recherche de l'immortalité. 

La première étape de construction du temple remonte à l'année 1893 sous l'inspiration de l'abbé officiant dans le temple de la déesse de la miséricorde sur Pitt Street. L'empereur mandchou Guangxu approuva le projet et offrit une tablette ainsi que 70 000 volumes de l'édition impériale des sutras bouddhistes. D'autres dirigeants chinois, comme sa majesté l'Empereur Kuang Xi et l'Impératrice Cixi de la dynastie Qing, ont été si impressionnés par ce temple qu'ils l'ont couvert d'offrandes.

Salles de prières, pagodes, clochers, magnifiques jardins, ainsi qu'une vue imprenable sur Penang, ce temple est vraiment très impressionnant.

Terminée en 1930, la pagode de Rama VI (la pagode aux 10 000 bouddhas) exhibe fièrement ses sept étages. Ornée de 10 000 statues en albâtre et en bronze à l'effigie de Bouddha, sa conception mêle harmonieusement une base octogonale d'inspiration chinoise à une partie centrale de style Thaï, le tout coiffé d'une couronne birmane, mélange subtil symbolisant l'harmonie entre les bouddhismes Mahayana et Theravada. On trouve également une statue de bronze de 30,2 mètres à l'effigie de Kuan Yin, la déesse de la miséricorde.

La visite du temple finalement terminée, nous prenons un Grab pour nous rendre au pied de Penang Hill. De là, un train nous dépose directement au sommet, à plus de 800 mètres d'altitude. Nous nous baladons sur quelques kilomètres sur ses sommets afin de profiter de sa magnifique végétation et de ses divers animaux (singes, papillons, etc.) puis nous redescendons à l'aide du train.

De retour en ville, nous partons observer le coucher du soleil sur une petite avancée au bout d'un jetty.