Carnet de voyage

Van trip hivernal en Nouvelle-Zélande

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Dernière étape postée il y a 5 jours
Bienvenue à Aotearoa, le pays du "long nuage blanc" . Un trip en van d'un mois où vont se mélanger riches découvertes et apprentissage du quotidien en hiver dans un espace réduit.
Du 30 juin au 31 juillet 2019
32 jours
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Nouvelle-Zélande (NZ), nous voilà. C'est le début d'une aventure dans l'aventure, attendue avec impatience depuis la première lecture du Lonely Planet "l'essentiel de la NZ" fin 2018.

Depuis 3 mois, nous n'avions rien à penser hormis l'organisation de notre programme et des activités : nos lits étaient faits avec des draps propres (ou presque) et nous mettions les pieds sous la table matin, midi et soir. Désormais, nous aurons notre maison sur le dos. Une liberté illimitée pour se déplacer, mais seulement 6 m2 pour 2 où il faudra vivre, manger et dormir ...

Ce changement de continent, c'est aussi un changement de saison. Jamais moins de 30 degrés pendant 3 mois, nous nous retrouvons en plein hiver néo-zélandais à notre arrivée à Auckland. Il n'y a pas d'autre mot que "choc thermique" pour décrire ce que nous avons ressenti en sortant de l'aéroport.

Vous nous direz que nous sommes surement un peu fous d'avoir fait le choix du mois de juillet pour visiter la NZ mais on vous rassure, il a quand même été réfléchi : hiver en NZ est synonyme de moins de touristes, prix moindres, des réservations à l'avance non-obligatoires, sans pour autant y perdre sur la beauté des paysages.

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Chers lecteurs de passage, abonnés, admirateurs, le contenu de nos articles va légèrement changer. Ils seront plus courts puisque chaque soir, nous et notre maison dormirons dans un endroit différent.

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Arrivés en début de soirée à l'aéroport d'Auckland, nous devons attendre le lendemain matin pour récupérer notre van. Nous rejoignons donc une auberge de jeunesse, la seule option qui rentre dans notre budget. Bon, on ne va pas comparer les prix néo-zélandais avec les prix asiatiques pendant tout le séjour mais quand même. On se parle d'une nuit à 45 euros (sans petit déjeuner, ni café ou thé) avec une seule douche dans toute l'auberge pour 30 personnes, qui est en plus ... payante. Pour 5 à 10 fois moins cher, les auberges birmanes, cambodgiennes, thaïlandaises, indonésiennes, et philippines n'ont vraiment rien à envier à leurs homologues néo-zélandaises.

Nous ne nous attardons pas à l'auberge, ayant l'impression de tomber "comme un cheveu sur la soupe". Est-ce du au changement radical d'ambiance que nous avons du mal à encaisser, ou au fait que les autres personnes ne nous calculent pas, mais on ne s'y sent pas très à l'aise.

On part donc en quête d'un petit quelque chose à grignoter. 10 minutes de marche plus tard, qui nous semble bien longues au regard de la température polaire extérieure, et on tombe sur un food court (= un regroupement de stands de restauration rapide) qui met à l'honneur la cuisine asiatique. Surement un clin d'œil du destin.

Le lendemain matin, le temps est certes frais mais ensoleillé, et c'est bon pour le moral. Nous partons donc récupérer avec beaucoup d'enthousiasme notre maison pour 30 jours. Nous avons choisi un van self-contained, ce qui veut dire que nous sommes autonomes d'un point de vue hygiène pour 3 jours : on dispose en effet de toilettes sèches, d'une réserve d'eau propre et d'un réservoir d'eaux usées. Outre le côté pratique, cette certification nous permettra de dormir dans des campings gratuits (à la différence des vans non self-contained).

Prêts à rouler 

On fait connaissance avec la bête verte et violette, et on découvre, admiratifs, comment s'organisent un salon, une salle à manger, une cuisine et une chambre dans 6 m2.

Nos grandes toilettes 

Notre premier arrêt est le Pak'n save, un supermarché soit-disant bon marché .. avec des prix 50% plus chers qu'au Leclerc Nanterre ! Première addition salée à 200 dollars néo-zélandais (120 euros environ). On savait que la vie en NZ était chère, mais franchement pas à ce point-là.

La bière pour l'apéro dans notre manoir

Deuxième arrêt, le magasin de sport pour s'acheter quelques vêtements chauds. Ce sont les soldes (d'hiver) ici et on se dégote quelques affaires à -30%. On avait les pantalons éléphant en Asie, nous voici maintenant en NZ avec les chaussettes de ski. Plus glamour, tu meurs. Là encore, la CB chauffe car les prix des vêtements sont à l'image de ceux de la nourriture.

Nouveau survêtement pour Lolo, ça change du short claquettes 

Il est déjà 17h et l'heure de chercher où dormir car la nuit tombe. Grâce à l'application Campermate, un indispensable pour les campeurs de notre genre, on parvient tant bien que mal à trouver notre refuge pour la nuit. Il faut savoir qu'en NZ, la réglementation applicable au camping est très stricte et que l'amende pour camping sauvage s'élève à 200 NZD. On ne peut donc pas se garer n'importe où n'importe comment. Pour cette première nuit, ce sera un parking de salle de sport à 30 minutes d'Auckland, où nous sommes autorisés à stationner pour la nuit moyennant 6 NZD. On avait imaginé mieux comme première nuit, mais au moins on ne se fera pas réveillés à 3h du mat' par les flics parce qu'on est mal garés !

On termine la journée en se disant que l'anticipation et l'organisation devront être les maîtres mots de notre vantrip si l'on veut profiter au maximum de cette expérience.

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Publié le 6 juillet 2019

Après notre nuit dans la banlieue d'Auckland, de nombreuses questions se posent.

Quelle est la répartition optimale des 30 jours entre les deux îles ? Devons-nous remonter sur Auckland et y passer quelques jours ? Partons-nous vers l'est de l'île dans la péninsule du Coromandel ?

D'après nos différentes lectures à droite à gauche, l'île du sud est considérée comme celle où il faut le plus s'attarder. Nous décidons donc d'y accorder les 2/3 de notre périple. Ce sera donc une dizaine de jours pour l'île du nord (ça va être speed), et les 20 suivants pour l'île du sud.

Du coup, premier choix difficile mais nécessaire, la ville d'Auckland doit être sacrifiée, tout comme le Northland (la partie située au nord d'Auckland), si on veut espérer atteindre Wellington dans les temps.

Le deuxième choix concerne la région du Coromandel. La conduite sur les routes n'y est pas très recommandée en période hivernale alors, là aussi, on décide de faire l'impasse. Cela doit néanmoins être un super spot durant l'été néo-zélandais (aux alentours de janvier), car la région est très réputée pour sa côte et ses plages.

Ce sera donc cap au sud de l'île du nord puisque l'île du sud a été privilégiée à celle du nord (si tu as bien lu au-dessus), puisque nous sommes au sud d'Auckland (si tu as lu les articles précédents) qui est au nord de l'île du nord, et on ne veut pas faire un aller-retour nord-sud pour repartir dans le sud de l'île du nord car notre temps est compté sur l'île du nord. Allez on arrête de vous embêter, mais les fans de Chevallier et Laspallès apprécieront sans nul doute.

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Une fois réglées les questions existentielles, revenons-en au pratico-pratique.

La prise en main du van et l'apprentissage de la conduite à gauche se passent bien. Laurent est (auto-) désigné capitaine de conduite, avec pour binôme une copilote aguerrie au guidage (5 étoiles sur Google Maps et Maps.Me), prête à prendre le relais à tout moment. Un entraînement sur le parking de la salle de sport la veille en atteste.

En NZ, le volant est à droite et la copilote (désignée d'office) à gauche 

Nous essayons de nous familiariser avec les applications mobiles dédiées aux baroudeurs (Campermate, Rankers Camping, Wikicamps) pour tracer notre route et identifier les sites où il est possible de dormir, prendre une douche, vidanger, pique-niquer, etc.

Justement, Campermate nous indique un petit endroit calme et verdoyant pour s'arrêter et déjeuner. On a même droit à un rayon de soleil. Première cuisine et première dégustation du plat numéro 1 des étudiants fauchés sur Tripadvisor : le plat de pâtes. Un régal pour nous qui avons mangé du riz 1 à 3 fois par jour pendant 3 mois.

Pilote et cuistot à ses heures perdues 

On réalise alors qu'on a notre maison sur le dos, qu'on est à l'autre bout de la planète, qu'on est en plein hiver au mois de juillet, et que notre liberté est infinie. En bref, on est en train de vivre une sacrée expérience !

La maison Scoubidoo

On redescend sur terre en réalisant qu'il faut déjà penser à trouver un lieu où dormir, une tâche qui sera quotidienne et pas toujours aisée a priori. Les campings gratuits ne sont pas légion et parfois pas très rassurants (merci Campermate pour les commentaires et notations laissés par d'autres). Ils ne disposent en outre d'aucune installation type toilettes ou douche. Les campings payants sont à partir de 40 NZD pour 2. Heureusement, il y a quelques entre-deux, et nous avons la chance d'en trouver un à Pirongia, petite bourgade située au sud d'Hamilton. Le gérant d'un café a installé des équipements pour les campings-cars et vans sur son parking. Le stationnement coûte 6 NZD par personne et le reste est en option (électricité, douche). On se fait le plaisir d'une bonne douche chaude pour 6 NZD de plus par personne. À ce prix-là, on en profite pour faire un peu de vaisselle dans la douche (l'eau de notre réservoir est tellement froide !). Ce n'est sûrement pas règlementaire mais après tout, il n'est écrit nulle part que c'est interdit 🙂

Ah oui, nous avons oublié de vous dire une chose importante. On est en hiver, il fait nuit à 17h30 et les commerces ferment à la même heure. Du coup, nous n'avons pas d'autre option que de nous rendre dans un lieu convivial, où se remonter le moral et se réchauffer : le bar de la ville.

Outre la dégustation de bières locales fortement appréciée, cela nous permet d'avancer sur les prochaines étapes, au chaud, et avec le Wi-Fi. Une nécessité pour quadriller notre parcours jusqu'au sud de l'île du nord et profiter au maximum des 10 heures de clarté quotidiennes ...

Entrée du bar : la confiance règne 
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Notre soirée à Pirongia autour de quelques bières devient le fer de lance de notre trip. Le trajet se dessine et de nouvelles décisions tombent !

Pour ceux qui nous connaissent bien, vous savez que nous sommes amateurs de bonnes choses, de dégustations et de nouvelles saveurs. Vous ne serez donc pas étonnés si l'on vous dit que nous avons trouvé un super site, Ok2Stay, qui permet aux vans self-contained de se garer gratuitement sur des propriétés agricoles pour la nuit, en échange de l'achat de produits locaux ou de vins. Comment allier l'utile à l'agréable. L'inscription sur le site, nécessaire pour entrer en contact avec les agriculteurs, coûte 35€, mais le concept nous plaît tellement qu'on n'y résiste pas.

Grâce à Ok2Stay, il est seulement midi et nous savons déjà où nous dormirons le soir : chez un producteur de pommes, près de Rotorua.

C'est donc l'esprit léger que nous profitons du reste de la journée.

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Petite devinette. Attention concentration : On cherche le nom d'un fruit, qui n'est pas originaire de la NZ, mais qui pourtant est considéré comme le symbole du pays, alors qu'en réalité on parle d'un oiseau ? ... Il s'agit du kiwi bien évidemment !!!

Pour la petite histoire, le kiwi (le fruit) est originaire de Chine, où il est dégusté depuis près de 2000 ans. Cela explique ses autres appellations, actinidia chinensis, ou encore groseille de Chine.

Nous voilà donc partis à Paengaroa, à 45 kms au nord de Rotorua, dans une ferme qui produit et exporte ces fameux kiwis.

Kiwiland !! 

La visite est très intéressante et pédagogique. On remarque immédiatement la ressemblance des plants de kiwis avec les pieds de vignes, qui sont tous les deux des fruitiers grimpants. Cela se confirme par les explications du producteur : tout comme le raisin, le cycle annuel du kiwi comporte des étapes de taille, de vendange, etc. La température est très importante : le kiwi ne résiste pas aux gelées. C'est d'ailleurs pour cela que leur production se limite à l'île du nord.

Un champ de kiwis

Nous terminons la visite par la dégustation des deux kiwis produits sur place, le vert et le jaune, ainsi que de plusieurs produits dérivés. Nous repartons tout contents avec une bonne dizaine de fruits pour les prochains petits déjeuners.

Le plaisir des papilles 
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Nous reprenons ensuite la route direction Rotorua.

A peine entrés dans la ville, nous sentons une forte odeur de soufre, assez désagréable pour être honnêtes (Laurent promet qu'il n'y est pour rien).

Nous remarquons ensuite des geysers qui crachent de la fumée un peu partout dans la ville. Nous nous arrêtons dans un parc, le Kuirau park, qui paraît embrumé du fait de la présence de nombreux geysers, et où se trouvent des bassins, pour aller voir ça d'un peu plus près.

Un équipement 5 étoiles, il manque juste les pinces-nez

Il s'avère en fait que l'odeur de soufre et la fumée sont la matérialisation de l'activité géothermique intense de la région de Rotorua. On vous donnera un peu plus d'explications dans le prochain article (suspense, suspense).

Il faut imaginer le son et l'odeur
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La journée s'achève par la découverte du village maori Ohinemutu, accolé à Rotorua. Là encore, nous apercevons ces fameuses fumerolles qui s'échappent du sol, ainsi que des boues bouillonnantes, à l'origine de sons sifflants. Malins les maoris, ils se sont installés à cet endroit pour pouvoir profiter de l'énergie géothermique abondante, et s'en servir pour la cuisine et le chauffage.

Premiers pas en terre maorie  

On ne s'y attarde cependant pas car on ne vous l'a pas encore dit, mais la pluie est notre fidèle compagnon depuis le début de la journée, et on commence à être un peu mouillés. On rejoint alors notre camping du jour (la production de pommes) où nous passons la soirée et la nuit sous une pluie battante ...

Camping (boueux) d'un jour 

Heureusement que les gens du nord ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors 😉

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Publié le 10 juillet 2019

Après une nuit où les gouttes tapent sur la carrosserie comme une berceuse, nous entamons une nouvelle journée avec elles.

Nous avions prévu une balade dans la forêt de séquoias de Redwood prés de Rotorua, où l'on marche sur des passerelles perchées à 6m de haut (et plus), mais nous abandonnons rapidement l'idée au vu de la météo.

Dans ces cas-là, le meilleur moyen de se jouer de ces conditions est de se déplacer dans une autre région, en espérant que la pluie ne nous suive pas.

Nous mettons donc le cap sur Taupo, ville réputée pour le lac du même nom, le plus grand de NZ.

Nous nous arrêtons en chemin, sur un site géothermique actif, considéré par Tripadvisor comme "l'un des lieux les plus surnaturels de la terre", Wai-O-Tapu. Nous l'avions coché comme incontournable la veille, vous savez, lors de notre soirée pluvieuse.

Nous prenons l'option de la balade la plus longue, qui dure 1h30 environ. Cela permet de mieux comprendre l'origine des phénomènes géothermiques et de découvrir les merveilles que la nature est capable de créer.

Si Tripadvisor le dit 

La région de Rotorua se trouve à la limite de deux plaques tectoniques, la plaque pacifique et la plaque indo-australienne, et c'est de cette localisation particulière, entre deux plaques, que naît la forte activité géothermique.

Des paysages de folie 

Champagne Pool, l’un des bassins les plus connus de Wai-O-Tapu, doit son nom aux bulles de gaz qui remontent du centre de la terre jusqu'à la surface. Son contour orangé est quant à lui du à la présence de minéraux.

Champagne, où te caches-tu ? 

D'autres bassins sont de couleurs différentes, un vert et un jaune nous interpellent tout particulièrement.

Temps de rêve 

Deuxième arrêt avant Taupo dans la galerie d'un souffleur de verre. Là encore, on en apprend beaucoup sur cet art méconnu qui requiert talent et patience.

Le verre est à 1200°C et le type est en short, normal

On visite à la hâte le jardin adjacent composé de fleurs de verre car les parapluies fournis ne suffisent pas pour nous protéger de la pluie. Vous l'aurez compris, cette petite joueuse a décidé de poursuivre l'aventure avec nous jusqu'à Taupo.

Le parapluie, l'accessoire indispensable de la journée

On l'emmène donc dans un pub de la ville, en espérant se réchauffer avec quelques bières IPA.

Petite bière remonte-moral 

Miraculeusement, en sortant du pub, elle décide de s'arrêter. 29h non stop quand même, ça mettrait presque à mal l'optimisme d'une ch'ti et d'un audois.

Le plat de pâtes, il n'y a que ça de vrai pour terminer la journée !! 

On rejoint avec le sourire notre campement du jour, situé le long du lac Taupo. Il fait nuit noire et nous avons hâte de nous réveiller le lendemain pour savourer les lieux.

Le réveil au bord du lac qui remonte le moral
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Requinqués par le soleil qui pointe le bout de son nez, on part à la découverte de plusieurs lieux d'intérêt, situés à proximité de Taupo.

D'abord les Huka Falls, des chutes d'eau où se déverse un quart de million de litres par seconde. On les entend avant même de les voir !

Une petite baignade ? 

Ensuite, direction le barrage Aratiatia qui ouvre ses vannes tous les jours à 10h, 12h et 14h, pendant 15 minutes. On est en place à 9h58, timing parfait pour admirer le spectacle de 10h.

Pile poil pour l'ouverture des vannes 

Enfin, on s'arrête aux Craters of the moon, repérés le matin même en allant aux Huka Falls. Ce site est également connu pour son activité géothermique. On est maintenant bien au point sur le sujet mais on ne se lasse pas des cratères bouillonnants.

Ça réchauffe toute cette vapeur

On apprend au passage que la France n'est pas au centre du Monde.

Qu'est ce que c'est que cette carte du Monde ? 

Dernière session de la journée, le shopping. Il fait trop froid et on n'en peut plus de grelotter. On achète une grosse doudoune de ski chacun. Taille 16 ans pour Céline, S pour Laurent ... ça a au moins du bon pour la confiance en soi (moins pour le porte-monnaie). Les photos de nos trouvailles au prochain épisode.

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Les doudounes achetées, on est enfin équipés pour affronter l'hiver néo-zélandais et profiter de tous ses aspects.

Nous continuons notre chemin en faisant un arrêt dans une seconde ferme Ok2Stay, Nevelea Alpacas située dans le centre du l'île du nord, à Taumarunui exactement. Le concept est un peu différent puisqu'ils ne sont pas producteurs agricoles, mais éleveurs d'alpagas.

Gros teaser 

Nous faisons connaissance avec Léonie et Neville, les propriétaires de la ferme. Nous devons être les premiers membres d'Okay2Stay à venir chez eux car ils ne sont pas à l'aise avec le système. C'est un peu le monde à l'envers mais on leur explique qu'on souhaite dormir sur leur propriété, et qu'en échange, on fera le lendemain l'un des tours proposés avec les alpagas. La discussion est malheureusement limitée car ils ont un accent de folie. On comprend 1 mot sur 2 pour Léonie et 1 mot sur 5 pour Neville.

Hey Leonie, could you please speak slowly ?

Après une nuit très froide (si on a bien compris ce que Léonie nous a dit, il a gelé durant la nuit), nous sommes prêts à passer un moment avec les alpagas.

Poncho est attribué à Céline, Lucas à Laurent. C'est à mourir de rire car ces deux alpagas ont le même caractère que leur propriétaire du jour : Lucas prend la pôle position, quand Poncho traîne à l'arrière du peloton.

Photos de famille 

Comme on a payé pour l'option la plus chère, on a le droit de les nourrir.

Laurent, la star des alpagas 

Nous sommes en période hivernale et comme les moutons, ils ont leur beau pelage pour se tenir chaud. Avec en plus leur petite tête mignonne, ils sont juste trop craquants.

Qui ne craquerait pas devant tant de mignonitude ? 

En été, leur pelage est rasé pour confectionner des vêtements, encore plus chauds que ceux en laine merinos paraît-il. Léonie créé et coud les modèles vendus sur place ou exportés (Canada, Japon). La qualité se paye : comptez une vingtaine d'euros pour une paire de chaussettes, et de 100 à plusieurs centaines d'euros pour un pull.

Ça, c'est de la qualité ! 

Deuxième activité de la journée : la recherche d'une bonne douche chaude. Comme vous l'avez peut-être remarqué dans le descriptif du van (cf. le premier article de ce carnet de voyage si vous n'êtes pas au point 😉), celui-ci n'est pas équipé d'une vraie salle de bain, mais seulement d'un réservoir d'eau propre, et très froide.

On trouve notre bonheur dans un i-site, l'équivalent de l'office de tourisme en France. Là encore, merci Campermate car pour 2 NZD chacun, on peut prendre une douche chaude et illimitée. Un pur kif après 3 jours sans ! Le plaisir des choses simples en somme.

Un sourire qui en dit long 
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Tout beaux, tout propres, nous prenons la direction de la ville de New Plymouth. Deux bonnes heures de route, où l'on profite des paysages verdoyants. On ne vous l'a pas encore dit mais on est émerveillés à chaque trajet par la beauté de la nature.

Le mot paisible prend tout son sens en NZ

On s'arrête en fin de journée (comprenez 17h45) au bord d'une plage (oui, en NZ tu peux passer de la campagne à la mer ou à la montagne en un claquement de doigt) pour profiter du coucher de soleil.

Fin de journée parfaite 

On découvre enfin notre nouveau camping du jour. Gratuit, il s'avère plutôt luxueux au regard de nos nouveaux standards, avec toilettes propres et eau chaude qui s'écoule des robinets. De quoi passer une bonne nuit 🙂

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Notre réveil à New Plymouth est encore une fois un vrai émerveillement. Le camping devant le lac Rotomanu est vraiment qualitatif. On est surpris par la beauté, la propreté du lieu et la qualité des emplacements.

Un réveil qui claque !

Lors de notre précédent passage à Taupo, nous avions prévu de passer un peu de temps au Tongariro national park, un endroit réputé pour la randonnée. Une très belle balade, la plus réalisée en NZ d'ailleurs, nommée l'Alpine crossing, faisait partie de nos plans. Malheureusement, comme vous avez pu le constater, les conditions météorologiques n'étaient pas en notre faveur et nous avons dû annuler, à regrets.

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Heureusement, nous avions également listé dans notre "to-do-list" un autre parc national situé près de New Plymouth, l'Egmont national park, qui abrite le mont Taranaki. Perché à plus de 2 500 mètres, ce volcan a la particularité d'être l'un des plus symétriques du monde grâce à ses pentes régulières et prononcées. L'Egmont national park propose une multitude de randonnées pour tous les goûts : l'ascension du mont/volcan Taranaki à la journée (que nous souhaitions faire), des parcours de plusieurs jours, ainsi que des balades plus familiales.

Ça donne envie de s'y approcher 

On est au cœur de l'hiver, assez rigoureux cette année selon les locaux, et le mont est déjà bien enneigé. Son ascension requiert des outils de randonnée que nous ne possèdons pas (crampons, pioches ...), ce qui nous pousse à trouver une solution intermédiaire.

On est prêt à l'affronter ce volcan ... ou presque 

Nous voilà donc partis pour une marche de 3h environ, avec une vue à couper le souffle (un mix entre le Veronica Loop et le Holly Hut). On marche sur la neige et cela paraît un peu fou lorsqu'on réalise qu'une semaine auparavant, on était sur l'île de Bali en train de se dorer la pilule ...

Changement de continent, changement de décor, mais toujours les mêmes sauts 

On apprécie le moment, avec cet air frais et cette nature verdoyante qui nous entoure.

Il va falloir revenir pour monter tout en haut 
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S'ensuit une deuxième activité des plus intéressantes : la vidange du van. Élimination des eaux usées, remplissage du réservoir d'eau propre, nettoyage des toilettes. On est des campeurs en van ou on ne l'est pas !

On vous fait rêver là, non ? 

La dernière activité consiste à profiter de la coastal walkway de New Plymouth, une balade en bord de mer d'une dizaine de kilomètres. C'est un endroit prisé des cyclistes, des coureurs et des marcheurs.

Marche reposante et agréable 

Après la marche sur la neige en montagne au soleil, on se retrouve en bord de mer sous la pluie et le vent. 2 lieux, 2 ambiances, mais toujours avec nos supers manteaux. On les kiffe vraiment.

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La nuit tombe toujours aussi vite et afin d'optimiser le timing, on décide de reprendre la route. 2h de trajet avant le dîner, un bon moyen de s'ouvrir l'appétit.

Wanganui nous voilà !!!

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Publié le 14 juillet 2019

L'heure est au jeu de mot ... Mais quand tu arrives de nuit dans un endroit inconnu pour te garer, tu fais moins le malin.

Campermate, mais surtout les commentaires des campeurs passés avant nous, nous aident à trouver l'emplacement exact du site où nous pouvons poser notre maison volante.

Le lieu est situé au bord d'un lac, un peu à l'écart du centre-ville, et dispose encore une fois d'installations propres (nous devrions prendre quelques notes pour nos amis français concernant les toilettes publiques par exemple).

Le réveil est toujours aussi agréable avec le soleil qui se reflète sur le lac. Nous décidons de profiter du beau temps et partons à pied pour une belle balade en direction du centre historique de Wanganui.

Instants street art 

Étape marquante : la Durie Hill, partie de la ville connue pour ses célèbres tour et ascenseur souterrain.

La vérité est au bout du couloir (dédicace Bataille et Fontaine) 

L'ascenseur, construit en 1919, est toujours utilisé quotidiennement par les habitants de la "banlieue" (et les touristes). Après 66m de montée, une vue panoramique de la ville s'offre à nous.

Les villes traversées par des rivières sont décidément les plus belles

Nous montons ensuite 176 marches pour accéder au sommet de la tour. Ce monument commémoratif rend hommage aux habitants de Wanganui morts pendant la Première Guerre mondiale.

Intéressant de voir les guerres mondiales d'un autre angle

On redescend ensuite la colline (à pieds cette fois) avec un timing parfait car la pluie, notre fidèle acolyte, nous fait le plaisir de sa présence.

On en profite pour faire des choses inintéressantes de la vie quotidienne de campeurs en van qu'on vous épargnera (pour cette fois du moins 😆)

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On reprend ensuite la direction de notre camp Ok2Stay du jour : une ferme productrice de noix, noisettes et autres fruits à coques.

En place avec la maison volante 

On fait d'abord la connaissance de la mère de la propriétaire, qui paraît tantôt agacée, tantôt amusée par notre présence et notre anglais (on lui renvoie le compliment en ce qui concerne l'anglais). Elle nous offre du café et des noix, ou plutôt nous oblige à boire du café et à manger des noix. Heureusement, Hel, la fille, apparaît quelques minutes plus tard.

On découvre alors sa magnifique propriété, qui comprend évidemment des noyers, des noisetiers, etc., mais aussi des cochons, des moutons, des oies, des arbres à fruits de la passion, à tamarillos (sortes de tomates sucrées). Aussi fou que cela puisse paraître, tout peut pousser en NZ !!!

Noix, oie, et tamarillo(i) 

On discute longuement avec elle (enfin Hel ... ok, on sort) et on croît entendre le mot Heineken ... on se regarde et on lui demande si on a bien compris. Énorme coïncidence : Hel a travaillé pendant des années pour Heineken NZ avant de tout quitter pour reprendre cette ferme !

En plus d'être passionnante, Hel est adorable. Elle nous allume un feu de camp et nous offre fruits de la passion et tamarillos pour le dîner.

Elle n'est pas bien Céline ? 

On passe une super soirée à refaire le monde, réchauffés par le feu et éclairés par des étoiles scintillantes. La vie est belle 🙂

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Nous décidons de poursuivre notre route vers le sud de l'île du nord pour se rapprocher petit à petit de la capitale Wellington (que celui ou celle qui pensait que c'était Auckland, lève le doigt !).

Pour lancer correctement la journée, un premier arrêt hygiène s'impose. Céline trouve notre bonheur sur le chemin, à Palmerston North, au centre de renseignements pour touristes (i-site). Nous arrivons tout sourire avec notre trousse de toilette mais nous nous décomposons rapidement en apprenant que la douche pour hommes est en maintenance. Quelle déception, car on va se le dire, l'odeur de mâle se fond moins bien dans la masse que l'odeur naturelle de rose des femmes.

Heureusement, les néo-zélandais ont tout prévu car la bibliothèque de la ville fait aussi douche pour voyageurs, qui l'eût cru (ça peut donner des idées à nos amis commerçants, pourquoi pas une boucherie-tabac ou un mécanicien-opticien).

Mais Palmerston North ce n'est pas qu'une bibliothèque multi-fonctions, c'est aussi un musée autour du rugby et de l'histoire des All Blacks.

L'antre de la meilleure équipe du monde derrière la France

Pourquoi ici ? Tout simplement parce que l'un des habitants de la ville, Charles Monro, a introduit ce sport en NZ en 1870. Pour ceux que cela intéresserait, le premier match a eu lieu dans l'île du sud à Nelson, entre le Nelson College et le Nelson Football Club.

Mais où est Charly ? 

Ce musée décrit l'évolution du rugby, son arrivée dans le pays et l'émergence de l'équipe la plus célèbre au monde, les All Blacks.

Les règles ont évolué car s'il y avait les mêmes gabarits en 2015 qu'en 1890, ce n'est pas 71 morts que l'on aurait dénombrés ! 

Le tout est agrémenté par des petits jeux de plaquage, de poussée en mêlée, avec lesquels Laurent ... et Céline vont beaucoup s'amuser. L'histoire racontera qu'un plaquage rugueux et bruyant de Laurent amènera la personne de l'accueil jusque dans l'enceinte (une vidéo est disponible à la demande).

Crouch, Touch, Pause, Engage

Ce musée a été apprécié par les deux protagonistes, mais pas de la même manière. Céline a préféré la partie Haka et celle réservée à l'arrivée du marketing dans le rugby (Dieux du stade, Dan Carter en caleçon...).

Dans la peau d'un All Black 
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Nous poursuivons la route vers le sud et faisons une halte au Pukaha national wildlife center, une réserve forestière de 942 hectares.

Elle est dédiée à la préservation et à la célébration de la faune et de la flore du pays, et accueille le seul kiwi blanc en captivité du monde (on parle bien de l'oiseau, l'emblème de la NZ).

Le classement du kiwi en tant qu'oiseau peut surprendre car il ne peut pas voler (il ne possède pas d'ailes). Cela explique pourquoi il est menacé par les prédateurs terrestres que l'homme a introduits dans le pays (chiens, chats, rats, etc.).

Hé oui c'est ça un kiwi ! 

La NZ essaye aujourd'hui de préserver les espèces natives de ce type, qui rendent le pays si unique et riche.

La visite est à la fois très pédagogique et très apaisante. On a dû croiser 10 personnes en tout.

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Cette journée se termine par une halte à Masterton pour une pause houblonnée et désalterante. Même s'il fait moins chaud qu'en Asie, il ne faut pas oublier de s'hydrater. On en profite pour organiser nos derniers jours sur l'île du nord, et les premiers sur l'île du sud.

Il est alors temps de rentrer se reposer à Featherston, petite bourgade idéalement située pour notre prochaine étape.

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Notre avant-dernière étape sur l'île du nord sera synonyme d'aventure et de gastronomie.

Après un réveil matinal à 6h30, nous prenons la route pour le point le plus au sud de l'île du nord, le Cape Palliser. Ce lieu est même situé plus au sud que certaines villes de l'île du sud comme Nelson, Blenheim ou Takaka. Il tient le nom de l'amiral de la Royal Navy, Sir Hugh Palliser, ami de James Cook. Ce dernier, explorateur britannique et premier homme à avoir cartographié la NZ au 18e siècle, décidera de donner le nom de son pote à cet endroit. Nous vous promettons que si nous découvrons une île non cartographiée, nous n'hésiterons pas à donner le nom de l'un d'entre vous, fidèles lecteurs.

Notre maison au bout du monde 

Le Cap Palisser est connu pour son phare automatisé et les 252 marches qu'il faut gravir pour y accéder.

Un jeu d'enfants ces 252 marches 

Mais c'est aussi et surtout le lieu de refuge de phoques et d'otaries. Pour nous qui n'en avions jamais vu de notre vie, c'est très impressionnant. Car ce n'est pas un mais des dizaines et des dizaines qui sont face à nous. Certains se confondent avec les rochers noirs, encore un peu et on en écraserait un.

Le capitaine Cousteau en repérage

Après ce bol d'air pur, on décide de rentrer dans les terres, pour apprécier le travail de la terre. Direction Martinborough, seule région de l'île du nord où l'on produit du raisin ... et donc du vin !

Les néo-zélandais ont le sens du parallélisme et de la propreté (merci aux guest stars les moutons) 

Après notre arrêt au Cape Palliser le matin, on ne pouvait choisir un autre vignoble que le Palliser Estate pour une petite dégustation. 5 vins nous sont proposés, un rosé pétillant, 3 blanc et un rouge. Pas de risque de ressortir pompette car la taille des verres est inversement proportionnelle à la sévérité des lois néo-zélandaises sur l'alcool.

Un bel espace de dégustation  

Peut-être est-ce du à la culture viticole française bien ancrée en nous, mais on n'est pas vraiment emballés par ces vins. Malgré tout, la dégustation est plaisante car c'est une française qui l'anime et on est contents de pouvoir tout comprendre (pour une fois).

Tout cela nous ayant bien ouvert l'appétit, on part déjeuner dans un autre vignoble, le Vineyardcafe (en basse saison, certains vignobles comme le Palliser Estate ne servent plus à manger).

La vue donne envie de s'y poser 

Premier resto depuis les débuts en van, on surkiffe lasagnes, burger et petite dégustation bis.

Je dis Oui Oui Oui !!!!! 

Bah oui, ça aurait été dommage de rester sur une mauvaise impression. Cette fois, on apprécie davantage les vins, particulièrement le chenin blanc (Louise et Juju, pensée pour vous !). Cela dit, on peut être fiers d'être français car sans chauvinisme aucun, les vins de chez nous ont un petit quelque chose en plus que les néo-zélandais (notre revanche sur le rugby).

Rassasiés et bien hydratés, nous pouvons tranquillement tracer vers la capitale, notre dernière étape sur l'île du nord.

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Voici venue notre ultime étape sur l'île du nord, et nous ne pouvions finir que par la capitale. Enfin, on ne va pas se mentir, c'est surtout sa localisation géographique qui fait cela. À la pointe de l'extrême sud-ouest avec un accès direct à l'île du sud, Wellington est un point final logique de notre aventure nordiste.

Troisième ville du pays après Auckland et Christchurch, nous décidons de nous y poser deux jours, une première depuis le début de notre aventure néo-zélandaise.

Céline nous dégote un nouveau spot de qualité, un camping gratuit à la légère périphérie de Wellington. C'est un réel avantage d'être en hiver car nous n'avons pas besoin d'arriver tôt, il y a de la place même à 20h. Cela ne doit pas être la même histoire en été.

Céline a du goût sur les lieux du dodo 

Au programme de cette escapade, tout d'abord un peu de culture avec le musée Te Papa. Il s'agit du musée national de la NZ, qui est gratuit et qui fonctionne grâce aux donations des visiteurs. Il est dédié aux richesses, à l'histoire et aux spécificités du pays. Nous qui ne sommes pas des grands fans des musées en général, nous y restons plusieurs heures tellement chaque thème est bien illustré.

Ces pierres représentent la terre, la mère de la terre et les hommes qui la composent

Nous en apprenons plus sur l'origine des phénomènes géologiques qui se produisent régulièrement dans le pays (éruptions volcaniques, séismes, etc. qui ont façonné la NZ, et qui la façonnent encore aujourd'hui), sur la préservation de la faune et la flore et sur la culture maorie bien évidemment. Il y a aussi une exposition temporaire sur la première guerre mondiale racontant comment les néo-zélandais ont combattu l'armée turque lors de la bataille de Gallipoli (Égypte). Un autre angle de vue très intéressant de cet événement historique.

Merci Te Papa pour nous rendre moins cons

En sortant du musée idéalement situé en front de mer, nous profitons du soleil (qui nous a beaucoup manqué ces derniers jours) pour poursuivre la balade le long des quais et goûter à l'ambiance locale de la capitale.

Une balade très agréable 

Nous profitons de ce beau temps pour monter au Mont Victoria, qui surplombe la ville. Une belle vue à 360 degrés, qui donnerait presque envie de s'y installer.

Franchement pas mal du tout cette vue 

Mais retrouver la ville, ce n'est pas uniquement chausser ses lunettes de soleil et se la jouer parisiens, c'est aussi s'occuper des tâches qui nous incombent ... et nous décombent (#lesinconnus). Après plus de 10 jours de vadrouille, le stock de vêtements chauds et propres est au plus bas. Il est donc l'heure de trouver une laverie, qui fait aussi sèche-linge car ce n'est pas dans notre mini-maison que ça risque de sécher. On repart de l'île du nord au propre.

En coulisse

Enfin, place au plaisir des papilles grâce à Laurent qui avait repéré en amont des brasseurs locaux. Nous nous arrêtons à Garage Project, qui comme son nom l'indique, a été créé par des amis qui ont commencé en brassant leurs bières dans un garage. Ils ont ensuite gardé cet univers underground en s'installant dans une ancienne station-essence et en offrant un design très créatif sur leurs canettes.

A la station bières 

Leur concept permet de venir chercher sa bière au litre (comme une station-essence), avec l'avantage de pouvoir la goûter avant de faire son choix.

A chacun son plaisir 

Nous prenons le temps de savourer quelques breuvages avant de repartir avec plusieurs canettes. Oui, la NZ a un temps d'avance sur la France puisqu'elle a démocratisé depuis longtemps la canette aluminium pour la bière craft, ce qui n'altère en rien son goût selon les spécialistes.

Culture, sport, gastronomie et tâche du quotidien, il est déjà temps d'embarquer sur le ferry en direction de l'île du sud. Laurent se remémore lorsqu'il embarquait à Toulon direction la Corse pour rendre visite à sa mère, et Céline lorsqu'elle se rendait en Angleterre pour son stage. Le temps sera moins long (3h30) mais la mer très agitée.

C'est parti !!! 

En débarquant sur l'île du sud, à Picton pour être exacts, la fatigue se fait sentir. Coup de chance, il y a un camping gratuit non loin de là. Certes, il est en bord de route et manque de charme, mais peut importe, cette nuit, on n'a pas besoin de berceuse pour bien dormir.

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Nous nous réveillons tôt après cette nuit à Picton et partons en direction de Nelson. Même si nous avons un peu de route, nous nous abstenons du petit-déjeuner et vous comprendrez bientôt pourquoi.

La route est plutôt agréable  

Cette ville, la deuxième plus vieille de la NZ, doit son nom à l'amiral Nelson qui a vaincu les flottes françaises et espagnoles lors de la bataille de Trafalgar en 1805.

Mais ce n'est pas que pour l'histoire que nous nous levons tôt un samedi matin, c'est aussi et surtout parce que c'est le jour du marché. Il est réputé dans la région pour ses nombreux producteurs locaux.

Le mec qui vient en vélo avec son chien n'a rien compris

Nous ne sommes pas déçus en arrivant, c'est un endroit agréable, propice aux rencontres et au partage, où l'on ressent la bonne humeur des néo-zélandais.

Oui oui, du pain frit. Et après on se demande pourquoi les maoris sont solides... 

Nous trouvons en plus notre bonheur au rayon "je suis chauvin à l'autre bout du monde". Un compatriote bordelais expatrié depuis quelques années fabrique des pâtés, dont l'un à base de gratton bordelais. On est refait. La baguette en poche et un bon café (le vin à 10h, on n'est pas prêts) et c'est l'heure du petit-déjeuner bien mérité.

Si on devait imager ce qu'est la vie, la voici  

C'est ensuite l'heure de la promenade digestive sur la plage de Tahunanui.

Trop lourds pour les sauts 

Céline retrouve ses sensations d'enfant lorsqu'elle se baladait sur les grandes plages de sable du nord (de la France), où les marées font reculer la mer à plusieurs centaines de mètres. Un moment idéal avant d'entamer les dégustations de bières.

En effet, la région de Nelson produit quasiment l'ensemble du houblon de la NZ. Nous sommes encerclés de brasseries. Nous faisons une halte au McCashin's, où une famille a décidé de relancer la bière artisanale dans les années 80. Première dégustation où nous tombons sous le charme de la NPA (Nelson Pale Ale).

Toujours prêts pour goûter de nouvelles saveurs 

Avant de poursuivre la tournée des grands ducs, nous faisons un arrêt chez notre nouvel hôte Ok2Stay, un vendeur de souvenirs artisanaux, pour repérer les lieux, puis à la cathédrale moderne de Nelson.

Ils sont à la pointe de la technologie les catholiques néo-zélandais 

C'est notre moment culture de la journée.

Cathédrale située place Trafalgar (si tu as bien lu au dessus, tu sais pourquoi)

La soirée se finit dans une ancienne église reconvertie en pub, The Free House où l'on peut déguster de nombreuses bières à la pression fabriquées aux alentours. Cela marque le grand retour du Yam's, mis de côté depuis plusieurs semaines. Un état des lieux des scores vous sera fait ultérieurement, à la demande générale.

On fait des photos Instagram alors qu'on n'a pas Instagram 

Le lendemain, nous poursuivons la découverte du coin par le Founders heritage park, un hommage au patrimoine du village de Nelson tel qu'il était au 19e siècle. On l'avoue, on se retrouve là un peu par hasard : c'est à la même adresse que le musée du houblon. Logique me direz-vous au vu de la longue histoire brassicole qui fait la fierté de Nelson.

Un peu d'histoire 

On en profite pour faire une pause au bar attenant, qui lui, est bien réel.

Nous sommes accompagnés par une fine pluie, qui devient de plus en plus forte au fil de la journée.

Nous n'avons alors pas d'autre choix que de nous réfugier au musée. Direction le Wow, le world of wearable art and classical cars museum. Un bon musée pour les féministes, puisque d'un côté se trouvent des tenues toutes plus excentriques les unes que les autres (considérées comme de l'art vestimentaire...) et de l'autre, des voitures. On ne comprend pas bien le rapport entre les deux (peut-être le moyen de faire venir les hommes au musée ?) mais on passe un bon moment quand même.

Alors tu es plutôt de gauche ou de droite ? 

Après toutes ces émotions, il est temps de se restaurer. Depuis notre arrivée à Nelson, nous voyons partout des fish and chips (prononcé fush N chups), alors on décide de tenter l'expérience. L'espace d'un instant, Céline se retrouve dans le nord, avec ces frites croustillantes et moelleuses à la fois (et peut-être un peu grasses aussi).

On a roulé pour retourner jusqu'au van 

Enfin, on termine la journée ... au bar ! Bien que l'église reconvertie nous ait beaucoup plu, on décide de se rendre au Workshop, attirés par les bières locales produites sur place. On passe un tellement bon moment qu'on finit par se faire gentiment virer (à 20h30 ...).

Du made-in inside 

Merci Nelson pour toutes ces belles découvertes, je crois qu'il est temps de rendre l'antenne.

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Après la cure de houblon à Nelson, nous décidons de rester encore un peu au nord de l'île du sud pour profiter de la Golden Bay, très réputée pour ses plages et les deux parcs nationaux adjacents, Abel Tasman et Kahurangi.

Nous nous arrêtons juste avant Takaka pour profiter d'une activité inédite : une ferme salmonicole (Anatoki Salmon), qui propose de pêcher son propre saumon, de le tuer (Brigitte B. et amis vegans, ne nous blâmez pas) puis de le déguster sur place.

Des saumons et d'autres animaux non identifiés 

Une initiation à la pêche réussie pour Céline puisqu'elle pêche le plus gros poisson de la journée, 2 kgs !!!

Patience, patience 

On se régale comme jamais mais vu la taille de la bête, on n'arrive pas à terminer. Pas de problème car ils ont tout prévu et on repart avec les restes dans une boîte à pizza.

Grosse régalade 

Nous reprenons la route en direction de notre premier camping payant du séjour, faute d'avoir trouvé aux environs un camping gratuit. 20 euros pour un emplacement, une douche, et un accès direct à la plage. On se fait le plaisir d'une nouvelle sculpture sur sable.

Élue meilleure sculpture de coquillages sur sable à l'unanimité 

On se couche avec la pluie, mais le lendemain matin, le soleil nous fait le plaisir de sa présence.

On a dit soleil dans l'article, c'est un soleil néo-zélandais, donc en fait avec des beaux nuages à proximité 😊

On fonce donc direction l'un des endroits les plus à l'ouest (du nord), la Wharariki beach. On est seuls au monde, c'est impressionnant. On vous laisse profiter des photos car aucun mot ne pourrait décrire la beauté du moment.

La nature dans toute sa splendeur 

On nous avait également parlé des Pupu springs, situés non loin de là, alors on y fait un crochet. Il s'agit de sources d'eau ultraclaire (l'une des plus claires du monde). Elles représentent dans la culture maorie la source de la vie. On a donc absolument pas le droit d'y toucher.

Et pourtant, ça donne envie d'y piquer une tête 

Et voilà, il est temps de quitter le nord de l'île du sud. Cap à l'ouest !

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Publié le 23 juillet 2019

Même si nous nous plaisons bien au nord, nous devons commencer à descendre vers le sud. En effet, nous n'oublions pas le point d'orgue de notre séjour, le parc national du Fiordland, situé bien au sud de l'île du sud.

Pour ce faire, on décide de longer la côte ouest entre Takaka et Greymouth, deux villes éloignées de 6 heures de route.

Après notre visite aux Pupu springs, les conditions météorologiques se dégradent et nous n'avons pas d'autre choix que de nous arrêter dans un camping à 1 heure de Greymouth. Tant pis, le reste de la route sera pour demain.

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Après une pause petit-déjeuner, nous dévions finalement légèrement de notre parcours en nous dirigeant 45 kilomètres au nord de Greymouth, à Punakaiki. La ville est réputée pour ses pancakes, mais pas ceux qu'on mange, ceux qu'on voit : les Pancake Rocks (si tu n'as pas lu en diagonale, tu n'étais pas passé à côté du fait qu'on avait déjà petit-déjeuner, et 2 petits-déjeuners dans la même matinée, c'est pas très autorisé selon les règles du docteur Cohen).

On ne vous a pas menti 

Pourquoi ce joli nom appétissant ? Tout simplement parce que le processus d'érosion de la pierre calcaire donne une forme de piles de ... pancakes !

Des piles de pancakes

Pour le coup, c'est le lieu où il faut aller par temps agité car la mer s'engouffre dans la grotte sous-marine et jaillit puissamment des cavités, et c'est juste impressionnant.

Du pancake en version panoramique 

Nous avons le sentiment que nous sommes bien peu de choses lorsque les vagues s'écrasent sur les roches.

La beauté de la nature (nous parlons des pierres bien évidemment) 

Nous en prenons, encore une fois, plein les yeux.

Sortez les k-ways 

Après ce petit intermède autour de Greymouth, nous poursuivons notre objectif du jour, à savoir, rejoindre le Fox Glacier avant la nuit. 3h30 de route sur le papier, mais c'est sans compter les arrêts imprévus dans des endroits magiques. C'est cela aussi le voyage en van, s'arrêter à sa guise, sentir la liberté et changer ses plans à la dernière minute.

C'est par exemple s'arrêter prendre cette photo magnifique 

Nous faisons donc une halte pique-nique au lac Lanthe, un lieu apaisant et verdoyant, qui nous permet en plus d'en apprendre sur la réglementation liée à la pêche.

Ce petit "plus" qui te fait apprécier ton repas. 

Nous passons ensuite devant le glacier Franz Josef, principale attraction de la côte ouest, mais nous décidons de nous concentrer sur l'autre glacier du coin (peut-être moins connu), le Fox Glacier.

Franz Josef de la route

A cette latitude, ils sont les deux glaciers au monde les plus proches de la mer.

Nous trouvons notre camping à quelques kilomètres du Fox Glacier, prêts pour la belle journée de marche qui nous attend le lendemain.

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Cette étape est finalement une étape de transition, un peu comme au Tour de France entre les Alpes et les Pyrénées. Elle permet de rallier les deux montagnes et faire gagner les baroudeurs. Nous sommes aussi des baroudeurs, mais pour nous ce sera rallier le sud de l'île.

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Publié le 24 juillet 2019

En tant que lecteur(rice) assidu(e) de notre blog, on ne vous apprendra rien si l'on vous dit que l'on est en place pour profiter du Fox Glacier.

Dans un monde idéal, nous aurions aimé marcher sur le glacier, mais à cette période de l'année, les conditions sont assez difficiles et à moins d'être super bien équipés (ce que nous ne sommes pas), cela est impossible.

Il y a bien la solution hélicoptère, qui permet d'accéder aux glaciers et de s'y balader quelques minutes, mais c'est un sacré budget que l'on préfère garder pour d'autres activités.

On opte donc pour la solution : je marche près du glacier et je profite de paysages hivernaux magnifiques.

Il est important de se lever tôt car très souvent, les sommets sont recouverts de nuages l'après-midi. On part donc aux aurores en direction du lac Matheson, pour une belle boucle de 5 kms.

Dans les starting blocks pour les 5 kms 

On a la chance d'apercevoir la plus belle fougère du monde (bien nommée Leptopteris superba) et le glacier se reflétant sur le lac (bien nommé Glacius superbus ... ok, on sort avec nos blagues pourries).

On ne vous a pas menti pour la fougère 

C'est juste whaou.

Non, non, tu ne vois pas double 

Tous les sentiers de NZ sont un paradis pour les marcheurs, car au-delà des paysages qu'ils offrent, ils sont toujours propres, balisés, aménagés et sécurisés.

Aménagements Instagram et "safety first"

Ce n'est par contre pas le paradis des chiens, ils sont très souvent interdits (même s'ils restent dans les voitures) car considérés comme des menaces pour la faune et la flore du pays.

Les 5 kms autour du lac nous ayant mis en jambe, on repart pour une nouvelle marche de 6 kms, qui promet une vue imprenable sur le glacier. Mouais bof ... un peu mensonger pour la vue imprenable.

Jugez par vous même ...

Heureusement que la balade en forêt est vraiment sympa.

Quelle force 

Il est déjà temps de dire aurevoir aux glaciers, puisque nous avons 4h30 de route pour atteindre Cromwell et notre nouveau Ok2Stay.

La balade routière n'est pas désagréable et les kilomètres défilent sans même que l'on s'en rende compte. Il y a de nombreux points d'intérêts sur le trajet, notamment la côte ouest jusqu'à Haast avec la vue sur la mer de Tasman, et le superbe lac Wanaka.

En vrai, c'est 100 fois plus beau. Ça doit être Céline qui a pris les photos. .. 

Nous arrivons dans la soirée pour notre prochaine étape, qui s'annonce gastronomique ...

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Vous l'attendiez tous et nous sentons la palpitation monter depuis la NZ ... c'est bien sûr ... le point jeu.

Nous ne vous avions pas tout dit puisque le yams n'est pas notre seul jeu, nous en avons 4 en tout, dont 2 sont déjà terminés.

Le premier est le fameux "bac" (ça doit rappeler des souvenirs à certains). Après 15 lettres, Céline dispose facilement de son adversaire 120 à 100.

Le deuxième, c'est un jeu en commun, qui est le comptage de vieil homme accompagné d'une jeune asiatique (on voit de NZ votre bouche s'agrandir tellement vous êtes choqués). Pour les plus curieux, on s'est arrêtés à 32, le changement de continent ayant automatiquement stoppé notre partie.

Le suivant, c'est une trouvaille dans un supermarché en Indonésie qui nous a coûté seulement 2 euros, le Uno. A ce jour, Laurent est le plus à l'aise en menant 38 à 28.

C'est moins le cas pour le yams, où son retard se maintient. Céline garde son mental d'acier et ses lancers de dés extraordinaires. Elle mène 50 à 35, et la victoire finale se profile.

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Publié le 25 juillet 2019

Cromwell est au cœur de la région vinicole du centre de l'Otago, réputée pour son pinot noir. Amis bourguignons, ne lisez pas ce passage, mais les pinots noirs de cette région concurrencent désormais fortement leurs homologues français au concours international des vins et spiritueux (ISWSC, pour les connaisseurs), qui a lieu chaque année à Londres.

Pour la petite histoire, il n'y avait pas de vignes dans l'Otago avant les années 80. C'est en 1983 qu'Alan Brady, une légende nationale toujours vivante, décida de planter une quinzaine de cépages dans la Gibbston Valley. Son but était de déterminer ceux qui seraient capables de résister au climat de la région (très froid l'hiver, très chaud et sec l'été).

Le pinot noir sera l'heureux élu. Il représente à ce jour 75% de la production.

D'autres cépages sont aussi travaillés dans une moindre mesure, notamment le riesling (4%), le pinot gris (12%), le chardonnay (3%), le gewurtztraminer (1%), dans plusieurs bassins de l'Otago (Gibbston Valley, Cromwell, Bannockburn...).

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En tant qu'épicuriens et grands amateurs de vins, il nous a semblé tout naturel de nous y attarder un peu. 3 jours au même endroit, c'est une grande première dans notre trip néo-zélandais.

On ne va pas se mentir, ces 3 jours ont été rythmés par des dégustations de vins. Nous avons en plus la bonne idée de dormir dans un Ok2Stay vinicole, de quoi bien commencer la journée.

Toujours avec modération 

Quelques bonnes surprises côté rouge, mais surtout quelques coups de foudre côté blancs.

Si l'on devait recommander quelques adresses, on choisirait :

- les vins biologiques de Lucie Lawrence (domaine Aurum) qui, pour la petite histoire a reçu Kate et William dans son vignoble ... et Céline et Laurent sur son parking pendant 3 jours. On ne comprend pas pourquoi on n'a pas eu le droit à notre petit article, nous.

- les vins blancs de Misha's, notre gros coup de coeur. Le frigo de notre van peut d'ailleurs en témoigner 😃

On ne s'en lasse pas 


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Mais cette étape à Cromwell, c'est aussi l'occasion de faire passer la pilule des 31 ans de Laurent un peu plus facilement. Avec quelques verres de vin dans le gosier et un excellent repas avec vue sur les vignobles au Mt Difficulty, tout passe mieux.

31 ans, ça se fête aussi en jogging 

Pour digérer, nous filons à Arrowtown, ville créée en 1860 à la suite de la découverte d'or dans l'Arrow river (le choix du nom de la ville n'a pas du prendre beaucoup de temps) pour aller chercher l'or de Laurent, une pâtisserie.

Entre Cromwell et Arrowtown 

Céline a assuré pour rendre ce moment unique avec le fameux soufflé de bougies dans notre maison mobile, sans toutefois savoir que c'était nos derniers jours à l'intérieur ...

La cerise sur le gâteau de la journée
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En effet, il y a parfois des signes dans la vie.

Le vendredi, en se baladant entre Arrowtown et Cromwell, nous avions vu au bord de la route, un vignoble, , qui donnait envie de s'y arrêter. Malheureusement, le timing ne s'y prêtait pas.

2 jours plus tard, alors que nous roulons en direction de Queenstown, le voyant rouge de la batterie s'allume. On sent que quelque chose ne tourne pas rond sous la carrosserie. Le début d'une journée qui ne se passera absolument pas comme on l'avait prévu ...

On parvient heureusement à poser la maison mobile au bord de la route en toute sécurité. Mais aucun réseau.

C'est le moment de sortir nos talents en anglais ! 

On marche pendant 2 kms pour trouver un début de signal, sans succès. Une voiture passe, nous voit, nous traite d'inconscient puis aperçoit plus loin notre campervan. Elle décide donc de faire demi-tour pour venir à notre rencontre. Et devinez qui c'est ? La patronne du Kinross Winery !!! Elle nous embarque pour nous ramener au chaud, appeler l'assistance et attendre le dépanneur tout en sirotant des cafés offerts par la maison.

Un mécanicien du coin nous récupère au vignoble, redémarre le van en nous conseillant d'aller chez le loueur le plus proche (bah oui, c'est quand même bizarre une batterie qui se décharge alors qu'on est en train de rouler). On reprend les commandes rassurés, en sachant qu'une agence se situe à Queenstown, à 30 kms de là.

Les dessous de notre campervan 

Mais vous nous connaissez, on ne pouvait pas repasser devant le Kinross Winery sans remercier les patrons. Il s'avère justement qu'ils organisent des dégustations, vendent du vin des 3 pionniers de la Gibbston Valley (Alan Brady, Grant Taylor et Ann Pinckney) et possèdent un espace restauration. Pas besoin de vous expliquer les heures qui ont suivi ...

Ou comment voir le verre à moitié plein 🙂  #onelife

Après tous ces rebondissements, nous arrivons finalement à Queenstown en fin d'après-midi. La compagnie de location ne prend absolument aucun risque. Ce sera un changement de van, siglé désormais à notre effigie LMC 599 (van Laurent Missene Céline du 59 ... ou presque).

Changement de joueur, c'est aussi le mercato chez les Jucy

L'aventure est loin d'être finie !!!

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Nous aimons les bonnes choses de la vie, la gastronomie bien sur, la nature et le sport. Cela tombe bien puisque Queenstown est surnommée "la capitale mondiale de l'aventure".

La ville est bordée par le lac Wakatipu et entourée de montagnes, alors il y en a pour tous les goûts : marche, ski, VTT, sans oublier les sports extrêmes tels que le Nevis Bungy, un saut à l'élastique de 134m, le plus haut de l'Australasie (NZ + Australie + certaines îles du Pacifique).

L'expression "le pays au long nuage blanc" prend tout son sens ici, car même avec un grand ciel bleu, une épaisse couche de nuage proche du sol persiste une bonne partie de la journée (voire toute la journée). Les pilotes d'avion doivent se régaler d'atterrir ici

Nous avons de la chance, notre copine la pluie a pris des vacances et son cousin le grand ciel bleu nous accompagne en ce début de semaine. Une aubaine pour nous, car nous n'avons qu'une seule journée à Queenstown. C'est bien beau de faire le coup de la panne et d'aller boire des verres au Kinross Winery, mais on le paye après.

Nous arrivons tôt pour profiter au maximum de la ville. On se dirige vers les télécabines pour prendre de la hauteur et apprécier la beauté du paysage. Plus besoin d'écrire, les photos suffisent.

Alors, qui déménage ? 

On monte encore un peu, en télésiège cette fois, pour un moment "retour en enfance" : les luges à 3 roues. 2 pistes de 800 m au choix, on se régale de la vue et de l'activité.

Les fous du volant 

Céline avait repéré une marche de 2h30 pour profiter de la ville sous un autre angle. Vu la météo, ça serait dommage de s'en priver. Ça grimpe un peu mais ce qui nous attend à l'arrivée en vaut vraiment la peine.

Une vue à couper le souffle 

Nous prenons le temps de savourer la chance d'être là, à l'autre bout du monde, avec une vue imprenable sur des reliefs naturels.

Mais avant la méditation, petite séance photo 

Malheureusement, il est déjà temps de quitter Queenstown, avec un sentiment d'inachevé.

Cela tombe bien, car nous avons décidé de prolonger un peu notre séjour en NZ 😃. Nous retournerons donc très bientôt à Queenstown pour de nouvelles aventures sportives.

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Publié le 27 juillet 2019

Aucun article ne pourrait décrire ce que nous avons vécu. On va essayer quand même. Nous attendions cette journée depuis très longtemps. On y est.

Go, go, go 

Direction le Fiordland. Cette région est située au sud-ouest de l'île du sud, elle est sauvage, très peu peuplée, et possède un parc national (du même nom), qui est l'un des plus grands du monde.

Deux principaux spots permettent de profiter de la beauté du Fiordland : Doubtful Sound et Milford Sound. Nous choisissons de rejoindre le deuxième, car c'est le point de départ de croisières s'engouffrant dans le Fiordland. Le premier est intéressant aussi (voire plus, car moins fréquenté et plus grand), mais bien plus difficile d'accès.

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Nous arrivons la veille à Te Anau, la ville où débute l'unique route qui mène à Milford Sound. Une centaine de kilomètres sépare les deux points, mais 3h de route.

Cela pour deux raisons. La première : les routes sinueuses où il est impossible de rouler vite. La deuxième : la beauté des paysages et les propositions de courtes marches tout au long du trajet.

C'est le moment où on arrête d'écrire et on vous laisse savourer comme nous ces paysages :

- Mirror Lake

Non, tu ne vois toujours pas double 

- Chasm Walk

Non non, on n'utilise toujours pas de filtre 

- Homer Tunnel

Un petit air de Game of Thrones, non ?

Lorsque nous arrivons à Milford Sound, l'atmosphère apaisante du lieu nous envahit. Nous pouvons observer le Mitre peak, l'une des images les plus connues de la NZ.

L'iconique pic Mitre (ça sonne mieux en anglais, on est d'accord) 

Pour l'approcher d'un peu plus près, nous avons booké quelques jours auparavant une croisière de 2h.

Prêt pour la croisière dans les fiords

L'avantage d'être en basse saison est de pouvoir profiter de la croisière sur le pont sans être tous agglutinés. Le spectacle commence : vues majestueuses, cascades, lions de mer et surtout dauphins.

Que dire de plus ? 

Tous les ingrédients sont présents pour rendre ce moment inoubliable. Nos yeux brillent encore en vous écrivant ces quelques mots.

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La route du retour vers Te Anau nous permet une nouvelle fois de savourer la nature dans toute sa splendeur.

Magnifique du matin au soir 

On croise même le perroquet Kea, la seule espèce de perroquet vivant dans les montagnes. Ni peureux, ni farouche, curieux et farceur, il est une vraie attraction pour les touristes et une plaie pour les locaux.

Salut toi ! 

En plus, le cousin ciel bleu a poursuivi l'aventure avec nous, une raison supplémentaire d'avoir le sourire aux lèvres 🙂

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Après l'émerveillement vécu au Fiordland, nous décidons de mettre cap au sud de l'île du sud, pour découvrir la région des Catlins. Bah oui, c'est quand même l'une des zones les plus proches de l'Antarctique au monde, ça serait dommage de passer à côté.

Pour cela, nous empruntons d'abord la southern scenic route (traduisez par route panoramique du sud) de Te Anau jusqu'à Invercargill, où nous faisons un arrêt dodo. Rien de passionnant, alors on vous passe les détails.

Le lendemain, nous poursuivons notre route sur la southern scenic route qui longe la côte sud au niveau des Catlins.

Tout est prétexte à faire les bêtes 

Encore une fois, c'est un sentiment de calme et d'apaisement qui nous envahit : soleil, immenses étendues verdoyantes, mer d'un bleu profond, et juste quelques voitures pour nous rappeler que nous ne sommes pas seuls au monde.

Sur la route des Catlins 🎶

Ah oui, et il y a aussi les moutons qui nous le rappellent. On a même droit à une haie d'honneur.

Les moutons font la circulation 

Seul regret, nous n'avons malheureusement pas pu apercevoir les pingouins aux yeux jaunes de la Curio bay. La particularité de ces pingouins qu'on ne trouve qu'en NZ est d'être les plus petits au monde, ils ne mesurent que 25 cm.

Pourtant, on avait bien lu toutes les consignes 

On espère que le prolongement de notre séjour néo-zélandais permettra de remédier à ce rendez-vous manqué.

On cherche, on cherche mais en vain... 
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Mais prolongement de séjour signifie aussi nouveaux projets fous. On reprend la route depuis l'extrême sud pour rejoindre l'extrême nord. Un ferry pour Wellington nous y attend, il paraît qu'un évènement important a lieu le samedi 27 juillet ...

800 kms ? Les doigts dans le nez avec notre van de compét !
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On dit toujours qu'il faut vivre ses rêves et non rêver de les vivre. Il arrive parfois en plus que l'opportunité se mette sur notre chemin.

Tout a commencé le lendemain de l'anniversaire de Laurent, c'est-à-dire une semaine avant "l'évènement". Nous sommes alors à Cromwell et décidons de nous faire un "samedi sport", ou du moins un "samedi spectateur". Deux rencontres sportives ont lieu sur les terrains municipaux, la première concerne un match d'un sport peu ou pas joué en France, le hockey sur gazon féminin.

On a mis un peu de temps à comprendre les règles 

L'autre match se déroule sur le terrain d'en face, et c'est la demi-finale du championnat local de rugby. Le rugby, cette institution en NZ.

Supporter les chèvres, le slogan ne marcherait pas en France 

Pour remettre un peu de contexte, Laurent avait repéré dès le début du séjour que l'équipe des All Blacks recevait l'Afrique du Sud à Wellington le samedi 27 juillet. Malheureusement, cela ne collait pas avec notre programme puisque notre trip devait s'achever le 31 juillet sur l'île du sud.

Le match de rugby à Cromwell est le moment choisi par Céline pour se transformer en super Céline et poser la question fondatrice "Et pourquoi pas ?".

Pour info, les chèvres ont gagné. Comme quoi... 

Elle rajoute même "C'est peut-être la dernière fois de notre vie que nous sommes en NZ, et les All Blacks en NZ, ça ne se rate pas".

Analyse rugbystique de Céline 

On regarde alors comment adapter le programme et la logistique, et bien évidemment, si des billets sont toujours disponibles. Nous parvenons in extremis à prendre les derniers (il faut aussi une bonne étoile).

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Nous voilà donc arrivés au moment où il faut remonter les 800 kms de la côte est.

Nous partons du nord des Catlins le matin et arrivons au bout de 8h de route près de Blenheim.

Un arrêt pour saluer les copines de Laurent

L'avantage de Blenheim est de se situer à 30 kms du ferry, qui est à... (si tu as lu tous les articles, tu sais où c'est) ... Picton.

Le lendemain, nous en profitons pour s'occuper des diverses tâches de la vie en campervan (hé non, ce n'est pas que du plaisir, contrairement à ce que nos photos pourraient laisser penser) et se remettre à la course à pied. Le paysage en vaut la peine.

Ça donne envie de s'aérer 

Puis c'est parti pour l'aller-retour express à Wellington. On ne pensait pas revoir la capitale, mais il ne faut jamais dire "jamais".

Embarquement immédiat pour Wellington 

Nous arrivons bien en avance en ville (dédicace à toi Patoche) et nous en profitons pour nous balader sous un grand soleil. Nous tombons même sur le bus des All Blacks, qui stationne devant leur hôtel.

Toute la ville aux couleurs des All Blacks

Nous, nous n'avons pas de bus à notre effigie, mais nos pieds motivés pour rejoindre le stade.

Sans surprise, le bus est noir ! 

C'est alors le début d'un grand moment sportif. On se rappellera longtemps de l'arrivée dans le stade, de l'avant-match, de l'hymne national (moitié maori, moitié anglais), du fameux Haka, et bien sur du match, d'une grande intensité. On va se le dire, ça change de la demi-finale à Cromwell.

Des souvenirs sportifs plein les têtes  

Nous avons même la chance de terminer la soirée par un selfie avec le talonneur Codie Taylor.

T. J. Perenara et notre nouveau copaing Codie

Nous repartons du match avec des étoiles plein les yeux. Après une courte nuit, il est déjà temps de reprendre la route en sens inverse. La boucle est bouclée.

Redébarqués sur l'île du sud, nous décidons de descendre en direction de la péninsule de Banks (6h de route). La prolongation de cette belle aventure néo-zélandaise sera en effet focus sur le quart sud-est de l'île du sud.

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Publié le 31 juillet 2019

Après cet intermède sportif #backblacks, il faut bien reprendre là où nous nous étions arrêtés. Direction la péninsule de Banks, située à une bonne heure de Christchurch.

Pourquoi Banks ? Encore une fois, ce fameux James Cook n'est pas étranger à ce nom. Après le Cape Palisser en hommage à son ami de la Royal Navy, Sir Hugh Palliser, James a décidé d'appeler cette péninsule en l'honneur de son botaniste, Joseph Banks. Et il y en a sûrement bien d'autres !

Mais cette étape a une saveur particulière, pour nous Gaulois, puisque se trouve dans cette péninsule, un village à nos couleurs, Akaroa.

Ce n'était pas écrit comme cela au 19e siècle 

Ceci est lié à notre capitaine, Jean-François Langlois, qui, voyant la pêche excellente dans cette région, décide en 1838 d'acheter la péninsule pour 1000 francs dans l'optique d'une potentielle colonisation. Comme souvent, il y a des anglais qui s'en mêlent, et cette histoire ne fait pas exception. Apprenant l'acquisition française (et pourtant il n'y avait pas internet) et le temps que nos valeureux français fassent l'aller-retour (qui est long soit-dit en passant, surtout en bateau au 19e siècle), les rosbeefs passent à l'attaque en signant le traité de Waitangi qui leur octroie la souveraineté dans les deux îles de la NZ. Trop tard ! Nous garderons en lot de consolation uniquement deux villages, dont Akaroa.

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Après la minute Stéphane Bern, revenons à l'époque contemporaine. Nous posons donc notre maison mobile à Akaroa, pour ressentir cette francophonie à l'autre bout de la planète.

Une bonne dose de bleu blanc rouge 

Beaucoup de drapeaux français, de noms de rues et de boutiques aux sonorités françaises (rue Jolie, rue Benoît,rue Lavaud, La boucherie du village, etc.) viennent agrémenter le reste d'une histoire passée.

On en profite au passage pour manger quelques viennoiseries, après 4 mois d'abstinence.

Haaa le pain au chocolat (en fait c'est chocolatine) 

Au-delà de cela, la péninsule possède la plus rare espèce de delphinidés, le dauphin d'Hector. Uniquement présente en NZ, il y a 99% de chances d'en apercevoir grâce à une croisière. Le prix, notre envie de marcher et le fait d'avoir vu plusieurs dizaines de dauphins au Fiordland (ok, pas des Hector, mais des dauphins quand même) nous font passer chemin.

Les paysages sont toujours aussi extraordinaires (on est conscients de l'avoir déjà dit plein de fois) et plusieurs possibilités s'ouvrent à nous pour en profiter.

Côté route, un itinéraire s'appelant Summit Road, permet de profiter de la péninsule en faisant des arrêts tout le long. Check.

Magnifaïk 

Côté pieds, plusieurs marches permettent d'allier nature et sport tout en admirant le paysage environnant. Check bis.

Nouvelles photos "carte postale" 

Au final, deux jours frenchy passés à la vitesse de l'éclair. On repart reposés et prêts pour retrouver la ville. See you in Christchurch !

Souvenirs d'Akaroa 
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Christchurch aurait dû être l'étape finale de notre périple néo-zélandais. Par la même occasion, cela aurait été la fin de ce carnet pour lequel vous vous passionnez (nous en profitons pour vous remercier pour vos commentaires et vos messages privés).

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, nous devions rendre le van le 31 juillet à Christchurch, y dormir une nuit, puis partir pour les Fidji. Finalement, nous avons opté à l'unanimité pour une prolongation de 13 jours en NZ.

Vous allez nous dire que nous aurions pu continuer notre aventure vers d'autres lieux et terminer par Christchurch, mais une réservation non remboursable du 31 au 1er nous "oblige" à y faire un stop. On n'allait quand même pas jeter une nuit comme cela. Et puis une nuit au chaud avec vrai lit et douche à volonté, ça ne se refuse pas !

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Christchurch, 2e ville du pays, est souvent citée pour des évènements tragiques : les tremblements de terre de 2010 et 2011, puis plus récemment, les attentats de mars 2019 dans 2 mosquées.

Pour information, le séisme de 2011 a fait 185 morts et a endommagé tout le centre-ville. Depuis cette date, la ville essaye de se redynamiser pour retrouver de son attractivité, mais la reconstruction est longue (estimée à 20 ans) et va coûter cher (plus de 30 milliards d'euros).

L'atmosphère qui règne dans la ville est donc un peu particulière puisque se mélangent bâtiments flambants neufs, chantiers en cours, et espaces détruits qui attendent patiemment leur tour. L'une des illustrations de la reconstruction de la ville est la cathédrale en carton, qui aurait du être temporaire, mais qui sera finalement permanente.

Une ville entre renouveau (la cathédrale en carton, en haut à gauche), antan, et ruines

La météo est un peu capricieuse, alors on décide de visiter le musée Quake City. Il retrace, par des photos, des témoignages et des explications scientifiques, les deux principaux séismes de 2010 et 2011. Le moment est à la fois touchant et pédagogique.

Des morceaux entiers de route s'effondrent 

Nous nous rendons dans la foulée au mémorial temporaire qui rend hommage aux victimes du séisme de 2011, où 185 chaises blanches sont posées sur le sol. Le plus surprenant reste la possibilité de s'y asseoir pour se recueillir.

Instant solennel 

Nous nous baladons ensuite très rapidement dans le centre-ville pour profiter du street art (une façon de redonner un peu de couleur à cette ville détruite) mais la météo fraîche et pluvieuse n'invite pas à la promenade.

Le street art omniprésent

Cette étape marque aussi un grand moment gastronomique. Amis végétariens, vegans, antispécistes, les lignes qui vont suivre ne sont pas pour vous. En effet, la NZ est réputée pour ses steakhouses, restaurants spécialisés dans la viande, principalement de bœuf (le black Angus, ça doit en faire saliver certains). Nous nous faisons même 2 fois ce plaisir (El Fogon et le Jaba) et on peut vous dire que nos papilles se sont régalées.

On s'en souvient encore 😋

Au vu de la météo, nous décidons de ne pas nous attarder à Christchurch, mais nous nous autoriserons sans doute un nouvel arrêt lorsque l'heure sera venue de rendre le van 😿

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Publié le 5 août 2019

Voici donc l'heure du premier repêchage dans l'aventure néo-zélandaise. L'heureux élu est ...

... Le lac Tekapo ! Il peut remercier le Lonely Planet (oui, oui, il est toujours de la partie celui-là) pour avoir vanté ses mérites.

En même temps, est-ce que le Lonely a tort ? 

2h30 de route depuis Christchurch, où se succèdent des paysages à couper le souffle. Plus on se rapproche de Tekapo et plus la vue sur les montagnes environnantes est époustouflante. Notre ami James Cook a du les aimer autant que nous puisque le plus haut sommet que l'on aperçoit est le Mont Cook (quel modeste, ce James).

Arrivés à destination, nous sommes impressionnés par la teinte turquoise du lac Tekapo. Cette couleur est due à ce que l'on appelle la farine glaciaire, un mélange de très fines particules de roches.

Reposant, apaisant, kiffant, les superlatifs ne manquent pas... 

Du coup, quoi de mieux pour en profiter qu'une belle balade ...

C'est le genre de balade où tu es content de monter au sommet 

... Agrémentée de quelques sauts et autres poses (vous en avez l'habitude maintenant).

#sansfiltre 

On tombe ensuite sur l'une des principales attractions du coin, les Tekapo springs, qui proposent différentes activités idéales pour l'hiver. On choisit : patinoire + bains chauds extérieurs. Le combo parfait pour s'amuser et se détendre.

Céline Bonaly et Laurent Candeloro 

Mention spéciale pour le coucher de soleil dans la piscine (38 degrés dans l'eau contre 2 degrés dans l'air) avec vue sur les montagnes et les étoiles.

Le cadre idéal pour une bonne fin de journée 

Avec un arrière-plan aussi grandiose, on prend le temps de savourer nos deux plaisirs "fil rouge" : le jeu et la gastronomie.

Côté jeu, Tekapo aurait pu être le temple de la belote, mais nous préférons poursuivre le jeu qui nous suit depuis le début du voyage, le Yams.

Le Tekapo Stadium, le lieu idéal pour une partie endiablée 

Ce dernier, dont on fête la 100e partie, voit Laurent revenir dans le match à quelques jours de la fin. De -16, il parvient à revenir à -10, pour être finalement mené 55 à 45. Est-ce une simple mauvaise passe pour Céline ou une vraie remontada ? ... La réponse dans quelques jours.

Côté gastronomie, c'est un saumon frais entier à vider, couper et cuisiner (hummm les bons sashimis, tu les imagines Francesca ? 😈) qui nous fait l'honneur d'être parmi nous. On est refaits pour plusieurs jours.

Heureux comme un gosse 

Après tout cela, il est important de dormir dans de bonnes conditions. Check : merci Campermate pour les deux campings gratuits autour du lac Tekapo et de son voisin le lac Pukaki, lui aussi de couleur turquoise. Les photos parlent d'elles-mêmes.

Parkings 5* pour notre van 

Les emplacements étaient tellement canons qu'on a même fait une petite donation.

Quelques dollars pour le nettoyage des toilettes 

Bon aller, c'est pas tout ça mais il va être temps de reprendre la route direction Ashburton. On est gentils, on vous laisse un petit indice pour savoir ce qui nous attend là-bas ...

T'es cap ? 
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Publié le 6 août 2019

L'article précédent donnait un indice bien précis de notre prochaine activité.

L'œil de lynx de Céline

Mais revenons quelques jours auparavant.

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Nous entamions notre remontée depuis les Catlins vers Wellington (en vue du match des All Blacks) et la décision de prolonger notre séjour en NZ était déjà prise. À une centaine de kilomètres au sud de Christchurch, la super co-pilote Céline aperçut au bord de la route un panneau annonçant une course à pied le 4 août à Ashburton.

A mesure que la route avançait, l'idée commençait à germer dans l'esprit de Laurent (c'est toujours plus long chez les hommes). Il se connecta alors sur le site internet de l'évènement, se rendit compte que la ville d'Ashburton n'était pas si loin que ça de Christchurch (ni du lac Tekapo), et qu'il y avait non pas une, mais deux courses, un 7 kms et un semi-marathon.

Lorsqu'une personne raconte son expérience en NZ, elle va souvent énumérer les lieux touristiques, mais pourra-t-elle dire qu'elle a fait la course d'Ashburton ? ...

Voici la réflexion qui fit pencher la balance. Bingo, on prend deux dossards, Céline fera le 7 kms et Laurent le semi-marathon.

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Une fois inscrits, on ne peut plus reculer et il faut rechausser les baskets après plusieurs mois sans courir. On profite de nos deux passages à Blenheim (vous savez, durant notre aller-retour express pour les All Blacks), puis du cadre magnifique d'Akaroa pour retrouver quelques sensations de course. Nous finissons notre intense préparation par le repérage du tracé de la course à Ashburton (de vrais professionnels). Le profil de la course est très agréable puisque c'est une boucle de 7 kms autour d'un lac.

Assidus à l'entraînement (la dernière semaine)

Et puis nous voilà le jour J, à relever ce petit défi personnel. Il fait un peu froid vêtus de nos shorts (ressortis des sacs à dos pour l'occasion), mais le soleil est de la partie.

Yes, we can ! 

Nous repartons satisfaits de nos prestations respectives, Céline termine sa course en 38 minutes (7e de sa catégorie) et Laurent son semi-marathon en 1h56.

Yes, we did ! 
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Pour terminer cette belle journée, quoi de mieux que de nous adonner à notre autre passion commune, un peu moins healthy (peut-être).

Nous nous retrouvons chez des vignerons (les seuls de la région), Charles et Esma, qui sont membres d'Ok2Stay. Il y a une dizaine d'années, en fin de carrière professionnelle, ils ont décidé de créer leur petit business de vin. Pinot noir, pinot gris et riesling sont les cépages travaillés dans cette exploitation.

Laurent avait eu un bon feeling avec les propriétaires lors des premiers échanges par message et cela se confirme à notre arrivée, ils sont très chaleureux. Cela se ressent d'autant plus qu'il n'y a pas de salle de dégustation, celle-ci se fait dans leur salon. Nous goûtons 7 vins différents et nous pouvons vous affirmer que ce ne sont pas des verres de dégustation qui nous sont servis, mais des verres tout court.

De quoi se réhydrater après l'effort

On comprend mieux pourquoi Charles nous avait demandé avant de commencer si nous voulions garer le van. Si on avait su, on aurait peut-être dit oui.

On n'est pas bien là ? 

En tous cas, c'est un excellent moment pour la récupération, car comme dit le dicton "Après l'effort, le réconfort".

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Publié le 9 août 2019

Nous vous proposons un article un peu différent de ce que vous avez pu voir jusqu'à maintenant.

Cela pour deux raisons bien simples. La première concerne notre parcours puisque nous repassons dans des lieux que nous vous avons déjà présentés (exemple de Queenstown). La deuxième est pour vous faire partager notre vie quotidienne en van, qui vaut le détour.

Oui, on dit que tout est beau et merveilleux en NZ avec notre maison mobile (et on le pense sincèrement) mais il faut se l'avouer, la vie en van en hiver, c'est le meilleur moyen d'ouvrir ses chakras et ceux de son binôme.

Tout cela est aussi lié à notre choix (budgétaire) de dormir dans des campings gratuits ou des Ok2Stay plutôt que dans des campings payants, plus confortables. Mais bon, cela a un prix (environ 60 dollars néo-zélandais par nuit avec prise électrique, soit 40 euros), qui se rajoute à la location du van, qui soit dit en passant à une bonne descente (qui se ressemble s'assemble). Rendez-vous chez son pote la pompe tous les 400 kms.

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Alors oui, la vie en van c'est

- Se réveiller dans les lieux magnifiques

De délicieux réveils 

- Se faire des bons petits repas healthy

On prend soin de notre ligne  

- Cuisiner en pleine nature

Hey mec, c'est de l'autre côté le paysage

Mais la vie en van, c'est aussi

- Fêter son anniversaire avec des kiwis

Joyeux kiwiwersaire ! 

- Se faire raser la tête dans les toilettes publiques

Nous laissons chacun exprimer son imagination 

- Avoir ses toilettes portables toujours à disposition

En cas d'urgence 

- Passer chez son pote la pompe

Le sourire c'était avant de voir l'écran 

- Étendre son linge tant bien que mal

Optimisation optimisation 

- Utiliser des sacs poubelles pour mettre son linge propre et sale

Ne te trompe pas de direction, c'est la laverie et non la poubelle

- Optimiser l'espace comme on peut

Le jour et la nuit 

- Faire toutes les piscines publiques payantes de NZ pour se doucher

Ils ne font pas de carte de fid'? 

- Se trouver des surnoms débiles (car on a que cela à faire)

Commandant Cousteau et Commandante Fourchette 

- S'habiller pendant 3 jours de la même façon (on pense que ce détail ne vous a pas échappé)

C'est le pull pour les sorties gastronomiques

- Râler contre les c***

Le manque de respect amènera la fin des campings gratuits

- Vouloir faire demi-tour au mauvais endroit

Le mec au volant n'est pas forcément coupable ...  

- Devoir être rigoureux

Un petit déjeuner et un repas et c'est le bordel

Voilà, avec tout ça on ne doute pas vous avoir donner envie de tenter l'aventure à votre tour 😊

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Publié le 11 août 2019

Après notre séjour vino-sportif à Ashburton, nous avons mis le cap sur Queenstown, ou plutôt devrions-nous dire, remis le cap, puisque nous y étions déjà quinze jours auparavant.

Du coup, on ne va pas vous répéter à quel point nous avons apprécié passer du temps dans cette ville, mais on vous laisse quand même quelques nouveautés photographiques.

Vous voyez maintenant mieux à quoi ressemblent les luges de Queenstown 

Après cela, il est temps d'entamer un triathlon à la mode "Cécé et Lolo". Il faut croire que la course à Ashburton nous a redonné le goût de l'effort. Quoi de mieux pour cela que de repasser par l'Otago, région qui nous avait beaucoup plu (rappelez-vous, l'étape Cromwell) et qui est propice aux activités sportives.

Première épreuve : le VTT. On ne pourra malheureusement pas faire l'intégralité des 150 kms du célèbre Central Otago Rail Trail (par manque de temps et parce que la saison hivernale ne s'y prête pas forcément) mais on se rattrape avec notre petit parcours de 45 kms aux alentours d'Alexandra.

Jamais sans nos casques #safetyfirst 

Tiens en parlant d'Alexandra ... ce n'est pas là ou se déroule la 51e édition de la fameuse course Clyde-Alexandra dans 2 jours ? Affaire à suivre ...

Et pourquoi pas ? 

Deuxième épreuve : la randonnée. On choisit un lieu non encore expérimenté par notre binôme, Wanaka. La vue au sommet du Mont Iron est à couper le souffle, tout particulièrement parce que le soleil nous fait l'honneur de sa présence. Wanaka, repêché de dernière minute, méritait vraiment le détour.

Émerveillés par la nature 

Puis un ravitaillement cérébral s'impose : le Puzzling world. Il s'agit d'un musée ludique avec un labyrinthe géant et des salles bourrées d'illusions optiques. On a adoré (et finalement continué notre randonnée dans le labyrinthe ...).

On a fait le labyrinthe "difficult challenge". Verdict : on a marché pendant une soixantaine de minutes  

Enfin, l'ultime épreuve, le running. Les 10 kms de la course Clyde-Alexandra semblaient n'attendre que nous, alors nous n'avons pas voulu les décevoir. Malgré un temps froid, venteux et pluvieux sur un parcours en faux plat montant, on ne lâche rien et on termine la course tant bien que mal : en 55'30 pour Céline et en 49'30 pour Laurent.

Prêts pour en chier ! 

Et voilà ce triathlon qui se finit (par une bonne bière), il va maintenant être temps de remonter à Christchurch pour (enfin) dire aurevoir à notre van 😢

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Ça y est, il est l'heure de remonter vers Christchurch, définitivement cette fois. Plus de "et pourquoi pas", "on n'a qu'une vie", " on est en NZ quoi". Après 6 semaines d'aventures, de fous rires, d'engueulades (légères), de moments magiques comme moins glamours, il est temps de rendre notre maison mobile.

Mais avant tout cela, nous nous octroyons un dernier arrêt : les Moeraki boulders. Qui dit dernier arrêt ne dit pas forcément le premier. En effet, les Moeraki boulders (qu'on traduirait en français par gros rochers, oui ça sonne toujours mieux en anglais) présentent la particularité de ne pouvoir être aperçus qu'à marée basse. Après une première lecture ratée (par Céline) du tableau des horaires de marée deux semaines auparavant, c'est sûre d'elle-même qu'elle propose à Laurent d'être à 7h30 pétantes sur la plage de Moeraki. Et cette fois, les boulders sont au rendez-vous. Comme quoi, la persévérance paye toujours. Vues l'heure matinale et la météo (la même que lors de la course Clyde-Alexandra), nous les avons même rien que pour nous.

Commandant Cousteau et Commandante Fourchette en pleine introspection

Décrits selon les sources comme des ballons de foot, des œufs de dinosaures ou des œufs au cœur coulant, nous comprenons immédiatement pourquoi. Et vous aussi, à la vue des photos qui vont suivre.

A chacun son interprétation

Après cette ultime découverte (peut-être un peu survendue par certains - blogeurs entre d'autres - qui la décrivent comme un symbole de la NZ), nous pouvons reprendre notre route direction Christchurch.

Nous procédons une dernière fois à toutes les activités réjouissantes qui ont rythmé notre vie quotidienne pendant 6 semaines : nettoyage du van, vidange, remplissage des réservoirs d'eau, d'essence et de gaz avant de rejoindre l'agence de location.

En mode Zook Machine 

Il est alors temps de dire aurevoir à notre maison à 4 roues après 42 nuits et plus de 7000 kms, et de la remercier pour ses bons et loyaux services.

Bye bye 😭