Carnet de voyage

Van trip hivernal en Nouvelle-Zélande

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Dernière étape postée il y a 1 jour
Bienvenue à Aotearoa, le pays du "long nuage blanc" . Un trip en van d'un mois où vont se mélanger riches découvertes et apprentissage du quotidien en hiver dans un espace réduit.
Du 30 juin au 31 juillet 2019
32 jours
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Nouvelle-Zélande (NZ), nous voilà. C'est le début d'une aventure dans l'aventure, attendue avec impatience depuis la première lecture du Lonely Planet "l'essentiel de la NZ" fin 2018.

Depuis 3 mois, nous n'avions rien à penser hormis l'organisation de notre programme et des activités : nos lits étaient faits avec des draps propres (ou presque) et nous mettions les pieds sous la table matin, midi et soir. Désormais, nous aurons notre maison sur le dos. Une liberté illimitée pour se déplacer, mais seulement 6 m2 pour 2 où il faudra vivre, manger et dormir ...

Ce changement de continent, c'est aussi un changement de saison. Jamais moins de 30 degrés pendant 3 mois, nous nous retrouvons en plein hiver néo-zélandais à notre arrivée à Auckland. Il n'y a pas d'autre mot que "choc thermique" pour décrire ce que nous avons ressenti en sortant de l'aéroport.

Vous nous direz que nous sommes surement un peu fous d'avoir fait le choix du mois de juillet pour visiter la NZ mais on vous rassure, il a quand même été réfléchi : hiver en NZ est synonyme de moins de touristes, prix moindres, des réservations à l'avance non-obligatoires, sans pour autant y perdre sur la beauté des paysages.

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Chers lecteurs de passage, abonnés, admirateurs, le contenu de nos articles va légèrement changer. Ils seront plus courts puisque chaque soir, nous et notre maison dormirons dans un endroit différent.

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Arrivés en début de soirée à l'aéroport d'Auckland, nous devons attendre le lendemain matin pour récupérer notre van. Nous rejoignons donc une auberge de jeunesse, la seule option qui rentre dans notre budget. Bon, on ne va pas comparer les prix néo-zélandais avec les prix asiatiques pendant tout le séjour mais quand même. On se parle d'une nuit à 45 euros (sans petit déjeuner, ni café ou thé) avec une seule douche dans toute l'auberge pour 30 personnes, qui est en plus ... payante. Pour 5 à 10 fois moins cher, les auberges birmanes, cambodgiennes, thaïlandaises, indonésiennes, et philippines n'ont vraiment rien à envier à leurs homologues néo-zélandaises.

Nous ne nous attardons pas à l'auberge, ayant l'impression de tomber "comme un cheveu sur la soupe". Est-ce du au changement radical d'ambiance que nous avons du mal à encaisser, ou au fait que les autres personnes ne nous calculent pas, mais on ne s'y sent pas très à l'aise.

On part donc en quête d'un petit quelque chose à grignoter. 10 minutes de marche plus tard, qui nous semble bien longues au regard de la température polaire extérieure, et on tombe sur un food court (= un regroupement de stands de restauration rapide) qui met à l'honneur la cuisine asiatique. Surement un clin d'œil du destin.

Le lendemain matin, le temps est certes frais mais ensoleillé, et c'est bon pour le moral. Nous partons donc récupérer avec beaucoup d'enthousiasme notre maison pour 30 jours. Nous avons choisi un van self-contained, ce qui veut dire que nous sommes autonomes d'un point de vue hygiène pour 3 jours : on dispose en effet de toilettes sèches, d'une réserve d'eau propre et d'un réservoir d'eaux usées. Outre le côté pratique, cette certification nous permettra de dormir dans des campings gratuits (à la différence des vans non self-contained).

Prêts à rouler 

On fait connaissance avec la bête verte et violette, et on découvre, admiratifs, comment s'organisent un salon, une salle à manger, une cuisine et une chambre dans 6 m2.

Nos grandes toilettes 

Notre premier arrêt est le Pak'n save, un supermarché soit-disant bon marché .. avec des prix 50% plus chers qu'au Leclerc Nanterre ! Première addition salée à 200 dollars néo-zélandais (120 euros environ). On savait que la vie en NZ était chère, mais franchement pas à ce point-là.

La bière pour l'apéro dans notre manoir

Deuxième arrêt, le magasin de sport pour s'acheter quelques vêtements chauds. Ce sont les soldes (d'hiver) ici et on se dégote quelques affaires à -30%. On avait les pantalons éléphant en Asie, nous voici maintenant en NZ avec les chaussettes de ski. Plus glamour, tu meurs. Là encore, la CB chauffe car les prix des vêtements sont à l'image de ceux de la nourriture.

Nouveau survêtement pour Lolo, ça change du short claquettes 

Il est déjà 17h et l'heure de chercher où dormir car la nuit tombe. Grâce à l'application Campermate, un indispensable pour les campeurs de notre genre, on parvient tant bien que mal à trouver notre refuge pour la nuit. Il faut savoir qu'en NZ, la réglementation applicable au camping est très stricte et que l'amende pour camping sauvage s'élève à 200 NZD. On ne peut donc pas se garer n'importe où n'importe comment. Pour cette première nuit, ce sera un parking de salle de sport à 30 minutes d'Auckland, où nous sommes autorisés à stationner pour la nuit moyennant 6 NZD. On avait imaginé mieux comme première nuit, mais au moins on ne se fera pas réveillés à 3h du mat' par les flics parce qu'on est mal garés !

On termine la journée en se disant que l'anticipation et l'organisation devront être les maîtres mots de notre vantrip si l'on veut profiter au maximum de cette expérience.

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Publié le 6 juillet 2019

Après notre nuit dans la banlieue d'Auckland, de nombreuses questions se posent.

Quelle est la répartition optimale des 30 jours entre les deux îles ? Devons-nous remonter sur Auckland et y passer quelques jours ? Partons-nous vers l'est de l'île dans la péninsule du Coromandel ?

D'après nos différentes lectures à droite à gauche, l'île du sud est considérée comme celle où il faut le plus s'attarder. Nous décidons donc d'y accorder les 2/3 de notre périple. Ce sera donc une dizaine de jours pour l'île du nord (ça va être speed), et les 20 suivants pour l'île du sud.

Du coup, premier choix difficile mais nécessaire, la ville d'Auckland doit être sacrifiée, tout comme le Northland (la partie située au nord d'Auckland), si on veut espérer atteindre Wellington dans les temps.

Le deuxième choix concerne la région du Coromandel. La conduite sur les routes n'y est pas très recommandée en période hivernale alors, là aussi, on décide de faire l'impasse. Cela doit néanmoins être un super spot durant l'été néo-zélandais (aux alentours de janvier), car la région est très réputée pour sa côte et ses plages.

Ce sera donc cap au sud de l'île du nord puisque l'île du sud a été privilégiée à celle du nord (si tu as bien lu au-dessus), puisque nous sommes au sud d'Auckland (si tu as lu les articles précédents) qui est au nord de l'île du nord, et on ne veut pas faire un aller-retour nord-sud pour repartir dans le sud de l'île du nord car notre temps est compté sur l'île du nord. Allez on arrête de vous embêter, mais les fans de Chevallier et Laspallès apprécieront sans nul doute.

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Une fois réglées les questions existentielles, revenons-en au pratico-pratique.

La prise en main du van et l'apprentissage de la conduite à gauche se passent bien. Laurent est (auto-) désigné capitaine de conduite, avec pour binôme une copilote aguerrie au guidage (5 étoiles sur Google Maps et Maps.Me), prête à prendre le relais à tout moment. Un entraînement sur le parking de la salle de sport la veille en atteste.

En NZ, le volant est à droite et la copilote (désignée d'office) à gauche 

Nous essayons de nous familiariser avec les applications mobiles dédiées aux baroudeurs (Campermate, Rankers Camping, Wikicamps) pour tracer notre route et identifier les sites où il est possible de dormir, prendre une douche, vidanger, pique-niquer, etc.

Justement, Campermate nous indique un petit endroit calme et verdoyant pour s'arrêter et déjeuner. On a même droit à un rayon de soleil. Première cuisine et première dégustation du plat numéro 1 des étudiants fauchés sur Tripadvisor : le plat de pâtes. Un régal pour nous qui avons mangé du riz 1 à 3 fois par jour pendant 3 mois.

Pilote et cuistot à ses heures perdues 

On réalise alors qu'on a notre maison sur le dos, qu'on est à l'autre bout de la planète, qu'on est en plein hiver au mois de juillet, et que notre liberté est infinie. En bref, on est en train de vivre une sacrée expérience !

La maison Scoubidoo

On redescend sur terre en réalisant qu'il faut déjà penser à trouver un lieu où dormir, une tâche qui sera quotidienne et pas toujours aisée a priori. Les campings gratuits ne sont pas légion et parfois pas très rassurants (merci Campermate pour les commentaires et notations laissés par d'autres). Ils ne disposent en outre d'aucune installation type toilettes ou douche. Les campings payants sont à partir de 40 NZD pour 2. Heureusement, il y a quelques entre-deux, et nous avons la chance d'en trouver un à Pirongia, petite bourgade située au sud d'Hamilton. Le gérant d'un café a installé des équipements pour les campings-cars et vans sur son parking. Le stationnement coûte 6 NZD par personne et le reste est en option (électricité, douche). On se fait le plaisir d'une bonne douche chaude pour 6 NZD de plus par personne. À ce prix-là, on en profite pour faire un peu de vaisselle dans la douche (l'eau de notre réservoir est tellement froide !). Ce n'est sûrement pas règlementaire mais après tout, il n'est écrit nulle part que c'est interdit 🙂

Ah oui, nous avons oublié de vous dire une chose importante. On est en hiver, il fait nuit à 17h30 et les commerces ferment à la même heure. Du coup, nous n'avons pas d'autre option que de nous rendre dans un lieu convivial, où se remonter le moral et se réchauffer : le bar de la ville.

Outre la dégustation de bières locales fortement appréciée, cela nous permet d'avancer sur les prochaines étapes, au chaud, et avec le Wi-Fi. Une nécessité pour quadriller notre parcours jusqu'au sud de l'île du nord et profiter au maximum des 10 heures de clarté quotidiennes ...

Entrée du bar : la confiance règne 
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Notre soirée à Pirongia autour de quelques bières devient le fer de lance de notre trip. Le trajet se dessine et de nouvelles décisions tombent !

Pour ceux qui nous connaissent bien, vous savez que nous sommes amateurs de bonnes choses, de dégustations et de nouvelles saveurs. Vous ne serez donc pas étonnés si l'on vous dit que nous avons trouvé un super site, Ok2Stay, qui permet aux vans self-contained de se garer gratuitement sur des propriétés agricoles pour la nuit, en échange de l'achat de produits locaux ou de vins. Comment allier l'utile à l'agréable. L'inscription sur le site, nécessaire pour entrer en contact avec les agriculteurs, coûte 35€, mais le concept nous plaît tellement qu'on n'y résiste pas.

Grâce à Ok2Stay, il est seulement midi et nous savons déjà où nous dormirons le soir : chez un producteur de pommes, près de Rotorua.

C'est donc l'esprit léger que nous profitons du reste de la journée.

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Petite devinette. Attention concentration : On cherche le nom d'un fruit, qui n'est pas originaire de la NZ, mais qui pourtant est considéré comme le symbole du pays, alors qu'en réalité on parle d'un oiseau ? ... Il s'agit du kiwi bien évidemment !!!

Pour la petite histoire, le kiwi (le fruit) est originaire de Chine, où il est dégusté depuis près de 2000 ans. Cela explique ses autres appellations, actinidia chinensis, ou encore groseille de Chine.

Nous voilà donc partis à Paengaroa, à 45 kms au nord de Rotorua, dans une ferme qui produit et exporte ces fameux kiwis.

Kiwiland !! 

La visite est très intéressante et pédagogique. On remarque immédiatement la ressemblance des plants de kiwis avec les pieds de vignes, qui sont tous les deux des fruitiers grimpants. Cela se confirme par les explications du producteur : tout comme le raisin, le cycle annuel du kiwi comporte des étapes de taille, de vendange, etc. La température est très importante : le kiwi ne résiste pas aux gelées. C'est d'ailleurs pour cela que leur production se limite à l'île du nord.

Un champ de kiwis

Nous terminons la visite par la dégustation des deux kiwis produits sur place, le vert et le jaune, ainsi que de plusieurs produits dérivés. Nous repartons tout contents avec une bonne dizaine de fruits pour les prochains petits déjeuners.

Le plaisir des papilles 
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Nous reprenons ensuite la route direction Rotorua.

A peine entrés dans la ville, nous sentons une forte odeur de soufre, assez désagréable pour être honnêtes (Laurent promet qu'il n'y est pour rien).

Nous remarquons ensuite des geysers qui crachent de la fumée un peu partout dans la ville. Nous nous arrêtons dans un parc, le Kuirau park, qui paraît embrumé du fait de la présence de nombreux geysers, et où se trouvent des bassins, pour aller voir ça d'un peu plus près.

Un équipement 5 étoiles, il manque juste les pinces-nez

Il s'avère en fait que l'odeur de soufre et la fumée sont la matérialisation de l'activité géothermique intense de la région de Rotorua. On vous donnera un peu plus d'explications dans le prochain article (suspense, suspense).

Il faut imaginer le son et l'odeur
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La journée s'achève par la découverte du village maori Ohinemutu, accolé à Rotorua. Là encore, nous apercevons ces fameuses fumerolles qui s'échappent du sol, ainsi que des boues bouillonnantes, à l'origine de sons sifflants. Malins les maoris, ils se sont installés à cet endroit pour pouvoir profiter de l'énergie géothermique abondante, et s'en servir pour la cuisine et le chauffage.

Premiers pas en terre maorie  

On ne s'y attarde cependant pas car on ne vous l'a pas encore dit, mais la pluie est notre fidèle compagnon depuis le début de la journée, et on commence à être un peu mouillés. On rejoint alors notre camping du jour (la production de pommes) où nous passons la soirée et la nuit sous une pluie battante ...

Camping (boueux) d'un jour 

Heureusement que les gens du nord ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors 😉

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Publié le 10 juillet 2019

Après une nuit où les gouttes tapent sur la carrosserie comme une berceuse, nous entamons une nouvelle journée avec elles.

Nous avions prévu une balade dans la forêt de séquoias de Redwood prés de Rotorua, où l'on marche sur des passerelles perchées à 6m de haut (et plus), mais nous abandonnons rapidement l'idée au vu de la météo.

Dans ces cas-là, le meilleur moyen de se jouer de ces conditions est de se déplacer dans une autre région, en espérant que la pluie ne nous suive pas.

Nous mettons donc le cap sur Taupo, ville réputée pour le lac du même nom, le plus grand de NZ.

Nous nous arrêtons en chemin, sur un site géothermique actif, considéré par Tripadvisor comme "l'un des lieux les plus surnaturels de la terre", Wai-O-Tapu. Nous l'avions coché comme incontournable la veille, vous savez, lors de notre soirée pluvieuse.

Nous prenons l'option de la balade la plus longue, qui dure 1h30 environ. Cela permet de mieux comprendre l'origine des phénomènes géothermiques et de découvrir les merveilles que la nature est capable de créer.

Si Tripadvisor le dit 

La région de Rotorua se trouve à la limite de deux plaques tectoniques, la plaque pacifique et la plaque indo-australienne, et c'est de cette localisation particulière, entre deux plaques, que naît la forte activité géothermique.

Des paysages de folie 

Champagne Pool, l’un des bassins les plus connus de Wai-O-Tapu, doit son nom aux bulles de gaz qui remontent du centre de la terre jusqu'à la surface. Son contour orangé est quant à lui du à la présence de minéraux.

Champagne, où te caches-tu ? 

D'autres bassins sont de couleurs différentes, un vert et un jaune nous interpellent tout particulièrement.

Temps de rêve 

Deuxième arrêt avant Taupo dans la galerie d'un souffleur de verre. Là encore, on en apprend beaucoup sur cet art méconnu qui requiert talent et patience.

Le verre est à 1200°C et le type est en short, normal

On visite à la hâte le jardin adjacent composé de fleurs de verre car les parapluies fournis ne suffisent pas pour nous protéger de la pluie. Vous l'aurez compris, cette petite joueuse a décidé de poursuivre l'aventure avec nous jusqu'à Taupo.

Le parapluie, l'accessoire indispensable de la journée

On l'emmène donc dans un pub de la ville, en espérant se réchauffer avec quelques bières IPA.

Petite bière remonte-moral 

Miraculeusement, en sortant du pub, elle décide de s'arrêter. 29h non stop quand même, ça mettrait presque à mal l'optimisme d'une ch'ti et d'un audois.

Le plat de pâtes, il n'y a que ça de vrai pour terminer la journée !! 

On rejoint avec le sourire notre campement du jour, situé le long du lac Taupo. Il fait nuit noire et nous avons hâte de nous réveiller le lendemain pour savourer les lieux.

Le réveil au bord du lac qui remonte le moral
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Requinqués par le soleil qui pointe le bout de son nez, on part à la découverte de plusieurs lieux d'intérêt, situés à proximité de Taupo.

D'abord les Huka Falls, des chutes d'eau où se déverse un quart de million de litres par seconde. On les entend avant même de les voir !

Une petite baignade ? 

Ensuite, direction le barrage Aratiatia qui ouvre ses vannes tous les jours à 10h, 12h et 14h, pendant 15 minutes. On est en place à 9h58, timing parfait pour admirer le spectacle de 10h.

Pile poil pour l'ouverture des vannes 

Enfin, on s'arrête aux Craters of the moon, repérés le matin même en allant aux Huka Falls. Ce site est également connu pour son activité géothermique. On est maintenant bien au point sur le sujet mais on ne se lasse pas des cratères bouillonnants.

Ça réchauffe toute cette vapeur

On apprend au passage que la France n'est pas au centre du Monde.

Qu'est ce que c'est que cette carte du Monde ? 

Dernière session de la journée, le shopping. Il fait trop froid et on n'en peut plus de grelotter. On achète une grosse doudoune de ski chacun. Taille 16 ans pour Céline, S pour Laurent ... ça a au moins du bon pour la confiance en soi (moins pour le porte-monnaie). Les photos de nos trouvailles au prochain épisode.

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Les doudounes achetées, on est enfin équipés pour affronter l'hiver néo-zélandais et profiter de tous ses aspects.

Nous continuons notre chemin en faisant un arrêt dans une seconde ferme Ok2Stay, Nevelea Alpacas située dans le centre du l'île du nord, à Taumarunui exactement. Le concept est un peu différent puisqu'ils ne sont pas producteurs agricoles, mais éleveurs d'alpagas.

Gros teaser 

Nous faisons connaissance avec Léonie et Neville, les propriétaires de la ferme. Nous devons être les premiers membres d'Okay2Stay à venir chez eux car ils ne sont pas à l'aise avec le système. C'est un peu le monde à l'envers mais on leur explique qu'on souhaite dormir sur leur propriété, et qu'en échange, on fera le lendemain l'un des tours proposés avec les alpagas. La discussion est malheureusement limitée car ils ont un accent de folie. On comprend 1 mot sur 2 pour Léonie et 1 mot sur 5 pour Neville.

Hey Leonie, could you please speak slowly ?

Après une nuit très froide (si on a bien compris ce que Léonie nous a dit, il a gelé durant la nuit), nous sommes prêts à passer un moment avec les alpagas.

Poncho est attribué à Céline, Lucas à Laurent. C'est à mourir de rire car ces deux alpagas ont le même caractère que leur propriétaire du jour : Lucas prend la pôle position, quand Poncho traîne à l'arrière du peloton.

Photos de famille 

Comme on a payé pour l'option la plus chère, on a le droit de les nourrir.

Laurent, la star des alpagas 

Nous sommes en période hivernale et comme les moutons, ils ont leur beau pelage pour se tenir chaud. Avec en plus leur petite tête mignonne, ils sont juste trop craquants.

Qui ne craquerait pas devant tant de mignonitude ? 

En été, leur pelage est rasé pour confectionner des vêtements, encore plus chauds que ceux en laine merinos paraît-il. Léonie créé et coud les modèles vendus sur place ou exportés (Canada, Japon). La qualité se paye : comptez une vingtaine d'euros pour une paire de chaussettes, et de 100 à plusieurs centaines d'euros pour un pull.

Ça, c'est de la qualité ! 

Deuxième activité de la journée : la recherche d'une bonne douche chaude. Comme vous l'avez peut-être remarqué dans le descriptif du van (cf. le premier article de ce carnet de voyage si vous n'êtes pas au point 😉), celui-ci n'est pas équipé d'une vraie salle de bain, mais seulement d'un réservoir d'eau propre, et très froide.

On trouve notre bonheur dans un i-site, l'équivalent de l'office de tourisme en France. Là encore, merci Campermate car pour 2 NZD chacun, on peut prendre une douche chaude et illimitée. Un pur kif après 3 jours sans ! Le plaisir des choses simples en somme.

Un sourire qui en dit long 
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Tout beaux, tout propres, nous prenons la direction de la ville de New Plymouth. Deux bonnes heures de route, où l'on profite des paysages verdoyants. On ne vous l'a pas encore dit mais on est émerveillés à chaque trajet par la beauté de la nature.

Le mot paisible prend tout son sens en NZ

On s'arrête en fin de journée (comprenez 17h45) au bord d'une plage (oui, en NZ tu peux passer de la campagne à la mer ou à la montagne en un claquement de doigt) pour profiter du coucher de soleil.

Fin de journée parfaite 

On découvre enfin notre nouveau camping du jour. Gratuit, il s'avère plutôt luxueux au regard de nos nouveaux standards, avec toilettes propres et eau chaude qui s'écoule des robinets. De quoi passer une bonne nuit 🙂

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Notre réveil à New Plymouth est encore une fois un vrai émerveillement. Le camping devant le lac Rotomanu est vraiment qualitatif. On est surpris par la beauté, la propreté du lieu et la qualité des emplacements.

Un réveil qui claque !

Lors de notre précédent passage à Taupo, nous avions prévu de passer un peu de temps au Tongariro national park, un endroit réputé pour la randonnée. Une très belle balade, la plus réalisée en NZ d'ailleurs, nommée l'Alpine crossing, faisait partie de nos plans. Malheureusement, comme vous avez pu le constater, les conditions météorologiques n'étaient pas en notre faveur et nous avons dû annuler, à regrets.

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Heureusement, nous avions également listé dans notre "to-do-list" un autre parc national situé près de New Plymouth, l'Egmont national park, qui abrite le mont Taranaki. Perché à plus de 2 500 mètres, ce volcan a la particularité d'être l'un des plus symétriques du monde grâce à ses pentes régulières et prononcées. L'Egmont national park propose une multitude de randonnées pour tous les goûts : l'ascension du mont/volcan Taranaki à la journée (que nous souhaitions faire), des parcours de plusieurs jours, ainsi que des balades plus familiales.

Ça donne envie de s'y approcher 

On est au cœur de l'hiver, assez rigoureux cette année selon les locaux, et le mont est déjà bien enneigé. Son ascension requiert des outils de randonnée que nous ne possèdons pas (crampons, pioches ...), ce qui nous pousse à trouver une solution intermédiaire.

On est prêt à l'affronter ce volcan ... ou presque 

Nous voilà donc partis pour une marche de 3h environ, avec une vue à couper le souffle (un mix entre le Veronica Loop et le Holly Hut). On marche sur la neige et cela paraît un peu fou lorsqu'on réalise qu'une semaine auparavant, on était sur l'île de Bali en train de se dorer la pilule ...

Changement de continent, changement de décor, mais toujours les mêmes sauts 

On apprécie le moment, avec cet air frais et cette nature verdoyante qui nous entoure.

Il va falloir revenir pour monter tout en haut 
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S'ensuit une deuxième activité des plus intéressantes : la vidange du van. Élimination des eaux usées, remplissage du réservoir d'eau propre, nettoyage des toilettes. On est des campeurs en van ou on ne l'est pas !

On vous fait rêver là, non ? 

La dernière activité consiste à profiter de la coastal walkway de New Plymouth, une balade en bord de mer d'une dizaine de kilomètres. C'est un endroit prisé des cyclistes, des coureurs et des marcheurs.

Marche reposante et agréable 

Après la marche sur la neige en montagne au soleil, on se retrouve en bord de mer sous la pluie et le vent. 2 lieux, 2 ambiances, mais toujours avec nos supers manteaux. On les kiffe vraiment.

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La nuit tombe toujours aussi vite et afin d'optimiser le timing, on décide de reprendre la route. 2h de trajet avant le dîner, un bon moyen de s'ouvrir l'appétit.

Wanganui nous voilà !!!

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Publié le 14 juillet 2019

L'heure est au jeu de mot ... Mais quand tu arrives de nuit dans un endroit inconnu pour te garer, tu fais moins le malin.

Campermate, mais surtout les commentaires des campeurs passés avant nous, nous aident à trouver l'emplacement exact du site où nous pouvons poser notre maison volante.

Le lieu est situé au bord d'un lac, un peu à l'écart du centre-ville, et dispose encore une fois d'installations propres (nous devrions prendre quelques notes pour nos amis français concernant les toilettes publiques par exemple).

Le réveil est toujours aussi agréable avec le soleil qui se reflète sur le lac. Nous décidons de profiter du beau temps et partons à pied pour une belle balade en direction du centre historique de Wanganui.

Instants street art 

Étape marquante : la Durie Hill, partie de la ville connue pour ses célèbres tour et ascenseur souterrain.

La vérité est au bout du couloir (dédicace Bataille et Fontaine) 

L'ascenseur, construit en 1919, est toujours utilisé quotidiennement par les habitants de la "banlieue" (et les touristes). Après 66m de montée, une vue panoramique de la ville s'offre à nous.

Les villes traversées par des rivières sont décidément les plus belles

Nous montons ensuite 176 marches pour accéder au sommet de la tour. Ce monument commémoratif rend hommage aux habitants de Wanganui morts pendant la Première Guerre mondiale.

Intéressant de voir les guerres mondiales d'un autre angle

On redescend ensuite la colline (à pieds cette fois) avec un timing parfait car la pluie, notre fidèle acolyte, nous fait le plaisir de sa présence.

On en profite pour faire des choses inintéressantes de la vie quotidienne de campeurs en van qu'on vous épargnera (pour cette fois du moins 😆)

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On reprend ensuite la direction de notre camp Ok2Stay du jour : une ferme productrice de noix, noisettes et autres fruits à coques.

En place avec la maison volante 

On fait d'abord la connaissance de la mère de la propriétaire, qui paraît tantôt agacée, tantôt amusée par notre présence et notre anglais (on lui renvoie le compliment en ce qui concerne l'anglais). Elle nous offre du café et des noix, ou plutôt nous oblige à boire du café et à manger des noix. Heureusement, Hel, la fille, apparaît quelques minutes plus tard.

On découvre alors sa magnifique propriété, qui comprend évidemment des noyers, des noisetiers, etc., mais aussi des cochons, des moutons, des oies, des arbres à fruits de la passion, à tamarillos (sortes de tomates sucrées). Aussi fou que cela puisse paraître, tout peut pousser en NZ !!!

Noix, oie, et tamarillo(i) 

On discute longuement avec elle (enfin Hel ... ok, on sort) et on croît entendre le mot Heineken ... on se regarde et on lui demande si on a bien compris. Énorme coïncidence : Hel a travaillé pendant des années pour Heineken NZ avant de tout quitter pour reprendre cette ferme !

En plus d'être passionnante, Hel est adorable. Elle nous allume un feu de camp et nous offre fruits de la passion et tamarillos pour le dîner.

Elle n'est pas bien Céline ? 

On passe une super soirée à refaire le monde, réchauffés par le feu et éclairés par des étoiles scintillantes. La vie est belle 🙂

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Nous décidons de poursuivre notre route vers le sud de l'île du nord pour se rapprocher petit à petit de la capitale Wellington (que celui ou celle qui pensait que c'était Auckland, lève le doigt !).

Pour lancer correctement la journée, un premier arrêt hygiène s'impose. Céline trouve notre bonheur sur le chemin, à Palmerston North, au centre de renseignements pour touristes (i-site). Nous arrivons tout sourire avec notre trousse de toilette mais nous nous décomposons rapidement en apprenant que la douche pour hommes est en maintenance. Quelle déception, car on va se le dire, l'odeur de mâle se fond moins bien dans la masse que l'odeur naturelle de rose des femmes.

Heureusement, les néo-zélandais ont tout prévu car la bibliothèque de la ville fait aussi douche pour voyageurs, qui l'eût cru (ça peut donner des idées à nos amis commerçants, pourquoi pas une boucherie-tabac ou un mécanicien-opticien).

Mais Palmerston North ce n'est pas qu'une bibliothèque multi-fonctions, c'est aussi un musée autour du rugby et de l'histoire des All Blacks.

L'antre de la meilleure équipe du monde derrière la France

Pourquoi ici ? Tout simplement parce que l'un des habitants de la ville, Charles Monro, a introduit ce sport en NZ en 1870. Pour ceux que cela intéresserait, le premier match a eu lieu dans l'île du sud à Nelson, entre le Nelson College et le Nelson Football Club.

Mais où est Charly ? 

Ce musée décrit l'évolution du rugby, son arrivée dans le pays et l'émergence de l'équipe la plus célèbre au monde, les All Blacks.

Les règles ont évolué car s'il y avait les mêmes gabarits en 2015 qu'en 1890, ce n'est pas 71 morts que l'on aurait dénombrés ! 

Le tout est agrémenté par des petits jeux de plaquage, de poussée en mêlée, avec lesquels Laurent ... et Céline vont beaucoup s'amuser. L'histoire racontera qu'un plaquage rugueux et bruyant de Laurent amènera la personne de l'accueil jusque dans l'enceinte (une vidéo est disponible à la demande).

Crouch, Touch, Pause, Engage

Ce musée a été apprécié par les deux protagonistes, mais pas de la même manière. Céline a préféré la partie Haka et celle réservée à l'arrivée du marketing dans le rugby (Dieux du stade, Dan Carter en caleçon...).

Dans la peau d'un All Black 
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Nous poursuivons la route vers le sud et faisons une halte au Pukaha national wildlife center, une réserve forestière de 942 hectares.

Elle est dédiée à la préservation et à la célébration de la faune et de la flore du pays, et accueille le seul kiwi blanc en captivité du monde (on parle bien de l'oiseau, l'emblème de la NZ).

Le classement du kiwi en tant qu'oiseau peut surprendre car il ne peut pas voler (il ne possède pas d'ailes). Cela explique pourquoi il est menacé par les prédateurs terrestres que l'homme a introduits dans le pays (chiens, chats, rats, etc.).

Hé oui c'est ça un kiwi ! 

La NZ essaye aujourd'hui de préserver les espèces natives de ce type, qui rendent le pays si unique et riche.

La visite est à la fois très pédagogique et très apaisante. On a dû croiser 10 personnes en tout.

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Cette journée se termine par une halte à Masterton pour une pause houblonnée et désalterante. Même s'il fait moins chaud qu'en Asie, il ne faut pas oublier de s'hydrater. On en profite pour organiser nos derniers jours sur l'île du nord, et les premiers sur l'île du sud.

Il est alors temps de rentrer se reposer à Featherston, petite bourgade idéalement située pour notre prochaine étape.

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Notre avant-dernière étape sur l'île du nord sera synonyme d'aventure et de gastronomie.

Après un réveil matinal à 6h30, nous prenons la route pour le point le plus au sud de l'île du nord, le Cape Palliser. Ce lieu est même situé plus au sud que certaines villes de l'île du sud comme Nelson, Blenheim ou Takaka. Il tient le nom de l'amiral de la Royal Navy, Sir Hugh Palliser, ami de James Cook. Ce dernier, explorateur britannique et premier homme à avoir cartographié la NZ au 18e siècle, décidera de donner le nom de son pote à cet endroit. Nous vous promettons que si nous découvrons une île non cartographiée, nous n'hésiterons pas à donner le nom de l'un d'entre vous, fidèles lecteurs.

Notre maison au bout du monde 

Le Cap Palisser est connu pour son phare automatisé et les 252 marches qu'il faut gravir pour y accéder.

Un jeu d'enfants ces 252 marches 

Mais c'est aussi et surtout le lieu de refuge de phoques et d'otaries. Pour nous qui n'en avions jamais vu de notre vie, c'est très impressionnant. Car ce n'est pas un mais des dizaines et des dizaines qui sont face à nous. Certains se confondent avec les rochers noirs, encore un peu et on en écraserait un.

Le capitaine Cousteau en repérage

Après ce bol d'air pur, on décide de rentrer dans les terres, pour apprécier le travail de la terre. Direction Martinborough, seule région de l'île du nord où l'on produit du raisin ... et donc du vin !

Les néo-zélandais ont le sens du parallélisme et de la propreté (merci aux guest stars les moutons) 

Après notre arrêt au Cape Palliser le matin, on ne pouvait choisir un autre vignoble que le Palliser Estate pour une petite dégustation. 5 vins nous sont proposés, un rosé pétillant, 3 blanc et un rouge. Pas de risque de ressortir pompette car la taille des verres est inversement proportionnelle à la sévérité des lois néo-zélandaises sur l'alcool.

Un bel espace de dégustation  

Peut-être est-ce du à la culture viticole française bien ancrée en nous, mais on n'est pas vraiment emballés par ces vins. Malgré tout, la dégustation est plaisante car c'est une française qui l'anime et on est contents de pouvoir tout comprendre (pour une fois).

Tout cela nous ayant bien ouvert l'appétit, on part déjeuner dans un autre vignoble, le Vineyardcafe (en basse saison, certains vignobles comme le Palliser Estate ne servent plus à manger).

La vue donne envie de s'y poser 

Premier resto depuis les débuts en van, on surkiffe lasagnes, burger et petite dégustation bis.

Je dis Oui Oui Oui !!!!! 

Bah oui, ça aurait été dommage de rester sur une mauvaise impression. Cette fois, on apprécie davantage les vins, particulièrement le chenin blanc (Louise et Juju, pensée pour vous !). Cela dit, on peut être fiers d'être français car sans chauvinisme aucun, les vins de chez nous ont un petit quelque chose en plus que les néo-zélandais (notre revanche sur le rugby).

Rassasiés et bien hydratés, nous pouvons tranquillement tracer vers la capitale, notre dernière étape sur l'île du nord.

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Voici venue notre ultime étape sur l'île du nord, et nous ne pouvions finir que par la capitale. Enfin, on ne va pas se mentir, c'est surtout sa localisation géographique qui fait cela. À la pointe de l'extrême sud-ouest avec un accès direct à l'île du sud, Wellington est un point final logique de notre aventure nordiste.

Troisième ville du pays après Auckland et Christchurch, nous décidons de nous y poser deux jours, une première depuis le début de notre aventure néo-zélandaise.

Céline nous dégote un nouveau spot de qualité, un camping gratuit à la légère périphérie de Wellington. C'est un réel avantage d'être en hiver car nous n'avons pas besoin d'arriver tôt, il y a de la place même à 20h. Cela ne doit pas être la même histoire en été.

Céline a du goût sur les lieux du dodo 

Au programme de cette escapade, tout d'abord un peu de culture avec le musée Te Papa. Il s'agit du musée national de la NZ, qui est gratuit et qui fonctionne grâce aux donations des visiteurs. Il est dédié aux richesses, à l'histoire et aux spécificités du pays. Nous qui ne sommes pas des grands fans des musées en général, nous y restons plusieurs heures tellement chaque thème est bien illustré.

Ces pierres représentent la terre, la mère de la terre et les hommes qui la composent

Nous en apprenons plus sur l'origine des phénomènes géologiques qui se produisent régulièrement dans le pays (éruptions volcaniques, séismes, etc. qui ont façonné la NZ, et qui la façonnent encore aujourd'hui), sur la préservation de la faune et la flore et sur la culture maorie bien évidemment. Il y a aussi une exposition temporaire sur la première guerre mondiale racontant comment les néo-zélandais ont combattu l'armée turque lors de la bataille de Gallipoli (Égypte). Un autre angle de vue très intéressant de cet événement historique.

Merci Te Papa pour nous rendre moins cons

En sortant du musée idéalement situé en front de mer, nous profitons du soleil (qui nous a beaucoup manqué ces derniers jours) pour poursuivre la balade le long des quais et goûter à l'ambiance locale de la capitale.

Une balade très agréable 

Nous profitons de ce beau temps pour monter au Mont Victoria, qui surplombe la ville. Une belle vue à 360 degrés, qui donnerait presque envie de s'y installer.

Franchement pas mal du tout cette vue 

Mais retrouver la ville, ce n'est pas uniquement chausser ses lunettes de soleil et se la jouer parisiens, c'est aussi s'occuper des tâches qui nous incombent ... et nous décombent (#lesinconnus). Après plus de 10 jours de vadrouille, le stock de vêtements chauds et propres est au plus bas. Il est donc l'heure de trouver une laverie, qui fait aussi sèche-linge car ce n'est pas dans notre mini-maison que ça risque de sécher. On repart de l'île du nord au propre.

En coulisse

Enfin, place au plaisir des papilles grâce à Laurent qui avait repéré en amont des brasseurs locaux. Nous nous arrêtons à Garage Project, qui comme son nom l'indique, a été créé par des amis qui ont commencé en brassant leurs bières dans un garage. Ils ont ensuite gardé cet univers underground en s'installant dans une ancienne station-essence et en offrant un design très créatif sur leurs canettes.

A la station bières 

Leur concept permet de venir chercher sa bière au litre (comme une station-essence), avec l'avantage de pouvoir la goûter avant de faire son choix.

A chacun son plaisir 

Nous prenons le temps de savourer quelques breuvages avant de repartir avec plusieurs canettes. Oui, la NZ a un temps d'avance sur la France puisqu'elle a démocratisé depuis longtemps la canette aluminium pour la bière craft, ce qui n'altère en rien son goût selon les spécialistes.

Culture, sport, gastronomie et tâche du quotidien, il est déjà temps d'embarquer sur le ferry en direction de l'île du sud. Laurent se remémore lorsqu'il embarquait à Toulon direction la Corse pour rendre visite à sa mère, et Céline lorsqu'elle se rendait en Angleterre pour son stage. Le temps sera moins long (3h30) mais la mer très agitée.

C'est parti !!! 

En débarquant sur l'île du sud, à Picton pour être exacts, la fatigue se fait sentir. Coup de chance, il y a un camping gratuit non loin de là. Certes, il est en bord de route et manque de charme, mais peut importe, cette nuit, on n'a pas besoin de berceuse pour bien dormir.

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Nous nous réveillons tôt après cette nuit à Picton et partons en direction de Nelson. Même si nous avons un peu de route, nous nous abstenons du petit-déjeuner et vous comprendrez bientôt pourquoi.

La route est plutôt agréable  

Cette ville, la deuxième plus vieille de la NZ, doit son nom à l'amiral Nelson qui a vaincu les flottes françaises et espagnoles lors de la bataille de Trafalgar en 1805.

Mais ce n'est pas que pour l'histoire que nous nous levons tôt un samedi matin, c'est aussi et surtout parce que c'est le jour du marché. Il est réputé dans la région pour ses nombreux producteurs locaux.

Le mec qui vient en vélo avec son chien n'a rien compris

Nous ne sommes pas déçus en arrivant, c'est un endroit agréable, propice aux rencontres et au partage, où l'on ressent la bonne humeur des néo-zélandais.

Oui oui, du pain frit. Et après on se demande pourquoi les maoris sont solides... 

Nous trouvons en plus notre bonheur au rayon "je suis chauvin à l'autre bout du monde". Un compatriote bordelais expatrié depuis quelques années fabrique des pâtés, dont l'un à base de gratton bordelais. On est refait. La baguette en poche et un bon café (le vin à 10h, on n'est pas prêts) et c'est l'heure du petit-déjeuner bien mérité.

Si on devait imager ce qu'est la vie, la voici  

C'est ensuite l'heure de la promenade digestive sur la plage de Tahunanui.

Trop lourds pour les sauts 

Céline retrouve ses sensations d'enfant lorsqu'elle se baladait sur les grandes plages de sable du nord (de la France), où les marées font reculer la mer à plusieurs centaines de mètres. Un moment idéal avant d'entamer les dégustations de bières.

En effet, la région de Nelson produit quasiment l'ensemble du houblon de la NZ. Nous sommes encerclés de brasseries. Nous faisons une halte au McCashin's, où une famille a décidé de relancer la bière artisanale dans les années 80. Première dégustation où nous tombons sous le charme de la NPA (Nelson Pale Ale).

Toujours prêts pour goûter de nouvelles saveurs 

Avant de poursuivre la tournée des grands ducs, nous faisons un arrêt chez notre nouvel hôte Ok2Stay, un vendeur de souvenirs artisanaux, pour repérer les lieux, puis à la cathédrale moderne de Nelson.

Ils sont à la pointe de la technologie les catholiques néo-zélandais 

C'est notre moment culture de la journée.

Cathédrale située place Trafalgar (si tu as bien lu au dessus, tu sais pourquoi)

La soirée se finit dans une ancienne église reconvertie en pub, The Free House où l'on peut déguster de nombreuses bières à la pression fabriquées aux alentours. Cela marque le grand retour du Yam's, mis de côté depuis plusieurs semaines. Un état des lieux des scores vous sera fait ultérieurement, à la demande générale.

On fait des photos Instagram alors qu'on n'a pas Instagram 

Le lendemain, nous poursuivons la découverte du coin par le Founders heritage park, un hommage au patrimoine du village de Nelson tel qu'il était au 19e siècle. On l'avoue, on se retrouve là un peu par hasard : c'est à la même adresse que le musée du houblon. Logique me direz-vous au vu de la longue histoire brassicole qui fait la fierté de Nelson.

Un peu d'histoire 

On en profite pour faire une pause au bar attenant, qui lui, est bien réel.

Nous sommes accompagnés par une fine pluie, qui devient de plus en plus forte au fil de la journée.

Nous n'avons alors pas d'autre choix que de nous réfugier au musée. Direction le Wow, le world of wearable art and classical cars museum. Un bon musée pour les féministes, puisque d'un côté se trouvent des tenues toutes plus excentriques les unes que les autres (considérées comme de l'art vestimentaire...) et de l'autre, des voitures. On ne comprend pas bien le rapport entre les deux (peut-être le moyen de faire venir les hommes au musée ?) mais on passe un bon moment quand même.

Alors tu es plutôt de gauche ou de droite ? 

Après toutes ces émotions, il est temps de se restaurer. Depuis notre arrivée à Nelson, nous voyons partout des fish and chips (prononcé fush N chups), alors on décide de tenter l'expérience. L'espace d'un instant, Céline se retrouve dans le nord, avec ces frites croustillantes et moelleuses à la fois (et peut-être un peu grasses aussi).

On a roulé pour retourner jusqu'au van 

Enfin, on termine la journée ... au bar ! Bien que l'église reconvertie nous ait beaucoup plu, on décide de se rendre au Workshop, attirés par les bières locales produites sur place. On passe un tellement bon moment qu'on finit par se faire gentiment virer (à 20h30 ...).

Du made-in inside 

Merci Nelson pour toutes ces belles découvertes, je crois qu'il est temps de rendre l'antenne.

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Après la cure de houblon à Nelson, nous décidons de rester encore un peu au nord de l'île du sud pour profiter de la Golden Bay, très réputée pour ses plages et les deux parcs nationaux adjacents, Abel Tasman et Kahurangi.

Nous nous arrêtons juste avant Takaka pour profiter d'une activité inédite : une ferme salmonicole (Anatoki Salmon), qui propose de pêcher son propre saumon, de le tuer (Brigitte B. et amis vegans, ne nous blâmez pas) puis de le déguster sur place.

Des saumons et d'autres animaux non identifiés 

Une initiation à la pêche réussie pour Céline puisqu'elle pêche le plus gros poisson de la journée, 2 kgs !!!

Patience, patience 

On se régale comme jamais mais vu la taille de la bête, on n'arrive pas à terminer. Pas de problème car ils ont tout prévu et on repart avec les restes dans une boîte à pizza.

Grosse régalade 

Nous reprenons la route en direction de notre premier camping payant du séjour, faute d'avoir trouvé aux environs un camping gratuit. 20 euros pour un emplacement, une douche, et un accès direct à la plage. On se fait le plaisir d'une nouvelle sculpture sur sable.

Élue meilleure sculpture de coquillages sur sable à l'unanimité 

On se couche avec la pluie, mais le lendemain matin, le soleil nous fait le plaisir de sa présence.

On a dit soleil dans l'article, c'est un soleil néo-zélandais, donc en fait avec des beaux nuages à proximité 😊

On fonce donc direction l'un des endroits les plus à l'ouest (du nord), la Wharariki beach. On est seuls au monde, c'est impressionnant. On vous laisse profiter des photos car aucun mot ne pourrait décrire la beauté du moment.

La nature dans toute sa splendeur 

On nous avait également parlé des Pupu springs, situés non loin de là, alors on y fait un crochet. Il s'agit de sources d'eau ultraclaire (l'une des plus claires du monde). Elles représentent dans la culture maorie la source de la vie. On a donc absolument pas le droit d'y toucher.

Et pourtant, ça donne envie d'y piquer une tête 

Et voilà, il est temps de quitter le nord de l'île du sud. Cap à l'ouest !