1er stop de notre périple : La Thaïlande. Nous commençons par l'un des pays les plus visités en Asie du Sud Est (22 millions par an).
Avril 2019
3 semaines
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Mercredi matin 8h : Nanterre

Nous voilà en jogging et sweat prêts à en découdre avec les 3 vols qui nous attendent. En compagnie du "Padre" venu nous accompagner dans les derniers préparatifs, nous attendons patiemment le Uber qui se fait clairement désirer.

Le sourire est là mais on se caille !!! 

9h, on arrive à Charles de Gaulle, derniers aurevoirs au patriarche, derniers appels, derniers messages et nous voilà dans l'avion en direction de la Thaïlande. Le bonheur se mérite et voici la preuve en 3 vols :

Paris-Istanbul (vol de 3h20) : 5h d'attente à Istanbul

Istanbul-Bangkok (vol de 9h30) : 8h d'attente à Bangkok

Finalement, c'est Céline qui dort partout

Bangkok-Phuket, petite formalité d'1h30 de vol

Dernier moove entre l'aéroport et le centre ville de Phuket (50 kms) avec l'airport bus. Solution bien plus avantageuse que les taxis (3 euros chacun seulement) et surtout très pratique car le terminus était très proche de notre auberge de jeunesse.

1ère photo officielle lors de l'atterrissage à Phuket

Jeudi 21h heure locale (16h heure française), nous voilà (enfin) arrivés à destination.

Nous avions prévu de ne rester qu'une seule journée à Phuket mais vu l'état de fatigue des troupes, nous avons changé nos plans et avons pris le parti de rester un jour de plus et de visiter Phuket "Old Town" : pas la côte ouest ultraprisée, ultratouristique qui ne reflète en rien la culture thaï, mais la vieille ville, plus atypique. On est loin de la carte postale montrant des plages bordées de cocotiers !

Pour avoir fait le Laos et le Vietnam, rien de sensiblement différent, on est moins surpris que l'an dernier.

Images de Phuket "Old Town" 

Une journée relativement agréable où on a commencé à se réadapter à ses grosses chaleurs avant d'attaquer les îles.

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Jour 4 : 06/04/2019

Lever matinal à 6h30 pour être surs de ne pas louper le bateau qui doit nous amener tout près du paradis.

8h, le tuk-tuk (sorte de taxi très en vogue en Asie) vient nous chercher pour nous emmener au port.

2h de bateau plus tard, nous voilà à Koh Phi Phi. Nous y ferons juste une escale (obligatoire) puisque nous avons choisi une île un peu moins touristique et festive pour passer les prochains jours.

En approche de Koh Phi Phi : on ne s'y arrête pas mais on immortalise quand même le moment 

2h de bateau supplémentaire et nous voila cette fois arrivés à Koh Lanta. Un peu moins touristique certes mais un peu quand même. Tant mieux car nous n'avons aucun mal à trouver un autre tuk-tuk qui nous amènera au milieu de la côte ouest de l'île, à Klong Khong Beach pour être exact.

N'ayant pas réservé de logement en avance, nous choisissons Klong Khong un peu arbitrairement, en pensant que son aspect central pourra nous permettre de visiter l'île plus facilement.

Le tuk-tuk nous arrête dans un resort bien trop cher pour nous, et nous comprenons alors que Booking est notre meilleur ami ! Un coup d'oeil rapide aux hostel (comprenez auberge de jeunesse pour les non anglophones) disponibles aux alentours grâce au wifi du resort et nous voilà au Cottage Hill. Chambre très bien, mais sauna garanti !!!

Puis kif de rejoindre la plage où on se prend en photo dans tous les sens. La preuve en images :

Transcription des écritures sur le sable : Half world tour 2019 et #kohlanta2019 ;-)

Pad thai au menu pour reprendre des forces puis petite session billard pour nous rappeler nos années lycée. Le patron de l'auberge se prend même au jeu et une partie endiablée entre Lolo et lui ponctue notre première journée sur Koh Lanta (on taira le nom du vainqueur ...).

"Le choc des héros" 

Jour 5 : 07/04/2019

Ay ay ay que calor ! Notre chambre est une véritable étuve et la nuit est un peu agitée.

Mais il en faut plus pour ébranler notre motivation et nous voilà prêts à partir en scooter à la découverte de l'île (qui fait 30 kms de long et 5 de large).

C'est pas la classe ces casques ?! 

Pour faire le plein, pas besoin d'aller à la pompe, des bouteilles en verre remplies de gasoil sont disponibles un peu partout sur le bord des routes et dans les hôtels.

La pompe à essence thaïlandaise 

Nous voulons initialement longer la côte ouest en direction du sud de l'île, mais un virage raté nous emmène finalement le long de la côte est. Pas grave, nous en profitons pour faire un arrêt dans la charmante bourgade de Lanta Old Town.

La rue commerçante et les maisons en bois traditionnelles de cet ancien port rendent la balade agréable.

On retiendra notamment de cette visite un délicieux jus de pastèque dont nous sommes désormais des fans inconditionnels :-)

Nous continuons ensuite jusqu'au bout de la côte en passant par le village de Ban Hua Lem principalement habité par les Chao-Lay (gitans de la mer).

Nous nous arrêtons enfin sur une petite plage qui borde la route pour terminer tranquillement la journée.

Jour 6 : 08/04/2019

Le scooter nous a tellement plu que nous décidons de le louer une journée de plus.

Direction donc cette fois le sud, avec une attention toute particulière au moment du fameux virage à ne pas rater.

Arrivés tout en bas de l'île, nous entrons dans le parc national de Koh Lanta. Nous sommes conquis par la beauté des paysages. Bonus, il y a peu de touristes, on peut donc se prendre tranquillement en photo :-)

Il y a comme un petit air de paradis par ici.

Premier grand bain de soleil où on profite de cette belle plage et de cette eau où tu ne mets pas 3h pour rentrer dans l'eau (comme à Narbonne Plage ou à Berck) mais bien une 1/2 seconde.

On finit par une petite randonnée de 45 minutes pour se familiariser avec la faune et la flore locale.

On fait même la rencontre de petits singes plutôt mignons, qui ont l'air de bien plaire à Lolo.

Il est mignon M. Pignon 

Ça ce sont les photos pour montrer des singes mignons et sympas mais la réalité c'est qu'ils se baladent pour trouver de quoi se nourrir et profiter de l'incivilité des gens.

Bande de morfales !!! 

Après ce très bon moment, il est temps de se restaurer. Avec cette chaleur, on en oublierait presque de manger. Et surprise, c'est bien Céline qui quémande son repas ;-).

Nous nous arrêtons donc sur le chemin du retour dans un petit resto de bord de route qui ne paye pas de mine mais qui nous propose un délicieux pad thai (oui oui, on est fans aussi !)

Nous rentrons en milieu d'après midi au Cottage et la chaleur à l'intérieur de notre chambre est insoutenable. Déménagement dans une autre chambre qui a la clim, moyennant quelques bahts supplémentaires (monnaie Thaï) bien entendu.

Une fin de journée sur le bord de plage pour profiter de la douceur de la soirée tout en se restaurant et en lançant officiellement notre tournoi international de yams (Céline mène 2-1 à ce jour).

La petite île de Koh Lanta nous a tellement charmé que nous décidons finalement de rester une journée de plus dans notre super chambre climatisée (ça sent la grasse mat' !)

Minute culture pour clôturer cette étape : la population de l'île de Koh Lanta est à 90% musulmane. Nous avons vu beaucoup de femmes en burka et en burkini, ce qui contraste fortement avec les touristes pas toujours très vêtus, et nous avons entendu l'appel à la prière plusieurs fois par jour de notre cottage. Nous qui pensions que tous les thaïlandais étaient bouddhistes, nous nous sommes bien trompés !

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Un voyage est fait de rebondissements et il y a souvent un décalage entre ce que l'on avait prévu et ce que l'on fait réellement.

Initialement, nous devions aller de Koh Lanta à Koh Lipe, mais la distance et le coût du trajet nous ont finalement fait changer d'avis.

Dans le même temps, nous devions forcément faire un stop sur Koh Phi Phi pour rentrer à Phuket, alors au vu de la réputation de l'île, on s'est dit "Pourquoi pas pour 36h ?".

Ce lieu (composé en fait de 2 îles, Koh Phi Phi Don et Koh Phi Phi Ley) est connu pour 2 raisons principales, la première, le film "La Plage" avec Leonardo di Caprio, tourné notamment sur la plage de Maya Bay sur Koh Phi Phi Ley, et la seconde plus tragique, le tsunami de 2004.

Quand nous parlons de réputation, c'est parce qu'il y a de très belles plages et qu'il est possible de faire la fête en illimité !

Sur ces deux points, on n'a pas été déçus !!!

Nous sortons du ferry et nous voyons immédiatement quelque chose de très différent de Koh Lanta. Tout est concentré et clairement fait pour les occidentaux : pubs irlandais, magasin GoPro, restaurant de burgers ou de pizzas... Pas grand chose de typique.

Et même le comble, quel est le premier point de repère en sortant de l'embarcadère ?

La réponse en image....

Oui oui tu peux manger ton Big Mac à Koh Phi Phi

Malgré tout, on se dirige vers notre guest house réservée la veille (comptez quelques centaines de bahts de plus qu'à Koh Lanta) mais là encore, nous rencontrons une légère déconvenue : la personne de l'accueil méprise les touristes et ne s'en cache même pas !

Mais on ne se laisse pas abattre car on est venu voir ce lieu en mode "aucun à priori"

Mini rando de 20 min pour accéder au sommet de l'île. 30 bahts par tête pour monter des marches mais paysage à couper le souffle. On n'est pas déçus.

Ça claque, hein ? 

Beaucoup d'activités pour touristes sont proposées, notamment le tour des 2 îles avec passage par la fameuse plage de Maya Bay. On apprend cependant rapidement qu'on ne peut plus y accéder depuis 7 mois car la plage a besoin d'être nettoyée et les coraux sont abîmés !

Ne serait-ce pas un syndrome du à notre ami le tourisme de masse ?

Nous refusons poliment les nombreuses tentatives de revente d'excursions et essayons de sortir des sentiers battus pour trouver une partie plus esseulée. Nous trouvons finalement notre bonheur.

Des photos "carte postale" 

Le soir, nous trouvons un petit restaurant local proposant des plats typiques thai. Les touristes ne s'y pressent pas et cela dénote avec les bars et restaurants "occidentaux" pleins à craquer.

C'est un peu dommage de faire le tour du globe pour aller se boire une Guinness et manger des "French Fries", non ? (Oui oui, nous français sommes les spécialistes des frites aux yeux du monde).

On en profite pour continuer notre tournoi international de yams (pour les suiveurs, Céline mène toujours 6 à 4).

Du local, local, local, dédicace J.P Coffe

Puis on décide de rentrer tôt pour se lever aux aurores.

Il est 6h et mis à part 2-3 ultimes fêtards, le moment est paisible et agréable et on profite d'avoir les lieux presque que pour nous.

On voit l'île se réveiller avec une effervescence qui monte au fil des heures.

On profite encore quelques temps de la plage puis on remonte dans le ferry.

Bilan

Si tu veux de l'authenticité, passe ton chemin. Si tu veux de la grosse fiesta et du resort tout option, tu es au bon endroit.

Tout est une question d'envie....

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Koh Phi Phi aurait du marquer notre dernière étape sur les îles du sud. C'était sans compter l'énorme nuage de pollution qui sévit actuellement sur le nord de la Thaïlande, tout particulièrement sur Chiang Mai et Chiang Rai, les deux destinations où nous avions prévu d'aller après le farniente. On est parisiens me direz-vous, donc habitués à la pollution, mais en réalité, les niveaux n'ont absolument rien à voir. Voici l'article qui nous a définitivement convaincu de changer nos plans :

Depuis, les niveaux sont un peu redescendus mais les chiffres sont quand même effrayants (merci l'application Airvisual, découverte à cette occasion).

Pour donner une idée, à cette heure ci, Chiang Mai : 154 / Chiang Rai : 268 versus Paris : 45

Tant pis pour nous, on ne verra pas le nouvel an thaïlandais à Chiang Mai (c'est le 13 avril) et par la même occasion, on ne participera pas au concours de miss tshirt mouillé (car oui en Thaïlande, comme dans d'autres pays asiatiques comme le Laos, la tradition veut que les gens se souhaitent la bonne année à coups de batailles d'eau). Qui de Céline ou de Lolo est le plus déçu, on se demande bien !

C'est donc comme cela que nous nous sommes retrouvés à Koh Yao Yai le 12/04 (jour 10), une île accessible depuis Phuket, contrastant fortement avec Koh Phi Phi.

Koh Yao Yai est une île encore sauvage et très reposante, sur laquelle les touristes ne sont pas rois.

L'île est aussi grande que celle de Koh Lanta alors on a décidé de rempiler pour la session scooter.

Céline qui se croit dans l'avion pour Chiang Mai 

Ces balades nous ont permis de voir une île verdoyante avec de belles maisons atypiques.

Elles sont colorées et sur pilotis pour la plupart avec ce fameux espace qui sert à 2 principales actions, garer sa voiture et une zone hamac.

 C'est un prix net vendeur !!! #marcantoinelebretimitantstephaneplaza

Les plages ne sont certes pas aussi paradisiaques qu'à Koh Phi Phi mais elles sont tellement reposantes que c'est le bonheur. La vue sur les îles aux alentours n'est pas non plus pour nous déplaire.

Pour les fans de Jason Statham (et nous en connaissons^^), l'île a été utilisée pour le film Mechanic.

Hé oh, y'a quelqu'un ? 

Petite anecdote rigolote, alors qu'on était en train de se dire à quel point c'était bien d'être seuls au monde, on a vu débarquer un tuk-tuk de luxe de chinois, tous habillés avec la même chemise à fleurs. Heureusement pour nous, leur halte n'a pas duré plus d'une dizaine de minutes !

En mode paparazzi  

Hormis les plages, on a kiffé plusieurs moments de vie :

Le petit déj' au "bear bar" avec une vue imprenable sur la mer. Qui plus est, c'est un spot de choix pour la poursuite du tournoi international de yams. C'était tellement bien qu'on y est même revenu plusieurs fois.

Avec ce spot, tu ne peux que bien digérer ton petit dej'

Lolo qui aide des pêcheurs à débarquer le poisson fraîchement pêché et des femmes à ramasser des coquillages.

Quel homme ce Lolo ! 

Le diner dans un petit resto local où on a pu discuter avec les thaï. Autre anecdote qui vaut le détour, le jus de pastèque qui a le goût d'oignon parce que le monsieur du resto a utilisé le même couteau que pour les oignons ! Haaaa les hommes ! Fou rire garanti ! Là aussi c'était tellement bien qu'on y est allé plusieurs fois.

La version 2 du jus de pastèque avait bien le goût de pastèque, ouf !

Pour la partie culturelle, Koh Yao Yai est aussi à 90% musulmane. On a d'ailleurs vu plusieurs mosquées de toutes les couleurs sur notre chemin. Et des panneaux nous indiquant que l'alcool n'était pas le bienvenu sur l'île. C'est aussi pour cette raison que Songkhran (=nouvel an thaïlandais chez les bouddhistes) n'est pas fêté sur l'île.

On en parle de la mosquée rose et verte ? 

Bilan :

Nous pensons être allés à Koh Yao Yai au bon moment, à une époque où le tourisme de masse n'est pas encore développé et où l'on sent encore une proximité avec les locaux.

Mais quid dans 10 ans...

Ça pousse comme des champignons
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Ça y est, l'étape des îles du sud de la Thaïlande touche à sa fin. Et nous la terminons de la plus belle façon qui soit, puisque Koh Yao Noi est un vrai petit coin de paradis.

Mettez-y la beauté de Koh Phi Phi, la douceur de vivre de Koh Yao Yai et les quelques infrastructures de Koh Lanta, mélangez le tout et nous voici à Koh Yao Noi.

Le petit plus de l'île est qu'elle est peu étendue (d'ailleurs Noi en thaï veut dire petite, on vous laisse deviner ce que veut dire Yai ...), ce qui permet de l'explorer à vélo. Pensée pour la planète (dédicace Nicolas H.) et pour nos cœurs respectifs (#onrepoussenosrendezvouschezlecardiologue).

Pour aller de Noi à Yai, 10 minutes avec un local de l'étape suffisent.

Peinard sur le bateau 

Petit plaisir du voyage (comme on le fera surement dans chaque pays), on se paye un petit hôtel plus sympa que les autres. Welcome to "The simple".

Le personnel aux petits soins, des chambres luxueuses (lit de 200 cm de large, y'a quoi après King Size ?), un petit déjeuner local hyper copieux et le prêt gratuit des vélos.

Boucle de 16 kms vallonnée mais avec ce paysage et ce soleil, on ne peut pas y résister.

Laurent Indurain et Céline Longo

On profite aussi de cette étape pour se faire un lever de soleil en kayak. Les roches karstiques nous rappellent le paysage de la baie d'Halong.

On pagaie, on pagaie 

2 anecdotes qui ont mis en évidence la mentalité des locaux.

La première, en louant le kayak, on dit au monsieur que l'on veut commencer à 5h30 pour voir le soleil se lever.

"Pas de souci, moi j'arrive à 8h, vous me payez demain et je vous laisse le kayak à disposition sur le bord de plage pour votre heure de départ"

Vas demander ça à un loueur en France...

La deuxième anecdote concernant les vélos. Voulant débuter le kayak à 5h30, on allait devoir les laisser sans surveillance et sans cadenas. On demande donc à la gérante de l'hôtel comment faire, et sa réponse nous a laissé sans voix :

"Au pire, l'île c'est une boucle, on les retrouvera toujours"

Mais en fait ça va encore plus loin que ça : tous les scooters garés ont les clefs sur le contact.

Au final, tu te demandes si c'est de la sérénité, de la naïveté, de la confiance en l'être humain ou du je m'en foutisme, mais quoiqu'il en soit, ça fait du bien de sentir ce climat apaisé et apaisant.

Fais ça à Nanterre et en 30 secondes, disparus les scooters 

Bilan de cette dernière escapade dans les îles du sud de la Thaïlande : sport et détente, le combo parfait.

On est chanceux d'avoir pu profiter de cette île qui n'en est encore qu'aux prémices de son développement. Nous retiendrons le sourire des gens, leur amabilité, la quiétude et le sentiment que rien ne peut nous arriver.

Ceci dit, dans 10 ans, les paysages et les mentalités risquent d'avoir changé ...

L'exemple en images et en histoire (Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé n'est pas fortuite).

Dans les années 60, dans un village breton s'appelant Landernau, se trouvait des dizaines et des dizaines d'epiciers. Ils vivaient de cette activité, mais un jour l'un d'entre eux décida de tout révolutionner. Au fil des années, il détruisit tout le commerce de proximité.

Nous voilà maintenant en 2019 sur Koh Yao Yai et Noi. Se trouvent sur les deux îles de nombreux petits commerces, faisant souvent partie intégrante des habitations. Mais depuis peu, un 7 Eleven (enseigne de grande distribution américaine) est venu s'ajouter au paysage, où les gens (touristes comme locaux) s'y pressent ...

Le compte à rebours est lancé pour la disparition du petit commerce, à gauche le 7 eleven, à droite un étal chez l'habitant 
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Après avoir bien profité (voire glandouillé ?) au sud de la Thaïlande, il était nécessaire de revenir à la réalité. Quoi de mieux pour cela que 12h de bus de nuit (sans couchette svp) entre Krabi et Bangkok, puis 2h supplémentaire entre Bangkok et Ayutthaya.

Tu te rappelles le bus avec un espace restreint entre chaque siège mais où tu ne restes que quelques heures ? Ben c'était le même, mais pour 12h !

Le périple nous a étonnés sur plusieurs points :

Le premier plutôt positif, nous avons eu quelques petites attentions : couverture, bouteille d'eau, kit petit-déjeuner (biscotte et café soluble) et même repas gratuit et à volonté sur une aire.

Le deuxième un peu moins car il a fallu attendre 5h30 avant la seule et unique pause du trajet (celle du repas gratuit). Autant vous dire quel a été pour nous le plaisir de se dégourdir les jambes.

Et puis il n'y a pas d'autoroute. C'est comme si tu faisais Paris - Carcassonne par la nationale, ça fait un peu long, d'où les 12h ...

Après ce loooong voyage, l'arrivée à Ayutthaya à 8h du matin a planté le décor direct : ah ouiiii, il fait vraiment 35 degrés de bon matin ? Selon ses origines, on le supporte plus ou moins bien.

Evidemment, le bus nous arrête dans le centre touristique où les tuk tuk nous attendent avec impatience. Et quand tu es le seul couple occidental qui sort du bus, il ne faut pas attendre plus de 2,3 secondes pour se faire alpaguer.

Avec cette chaleur, le tuk tuk semble la bonne solution pour déposer nos sacs à la guesthouse et surtout pour faire le tour du centre historique sans trop souffrir du soleil de plomb, sous peine de perdre Céline ...

Mais il a fallu négocier : le premier prix est un bon prix attrape-touristes (1300 bahts pour aller à la guesthouse et rester avec nous pendant 4h = 37 euros) et on le sait. Alors on marchande et on ne s'en sort pas trop mal (600 bahts soit 17 euros).

Nous voilà donc partis pour le tuk tuk tour du centre historique, qui mélange visites de ruines de pagodes (elles ont été détruites au cours de l'invasion birmane au 18e siècle) et superbes bouddhas ornés d'or.

Les tuk tuk sont dans la place 

Il y a un code éthique pour rentrer dans ces pagodes, femmes et hommes doivent être couverts au niveau des épaules et jusqu'au genou. Autant vous dire que ce n'était pas notre moment le plus glamour. Cristina Cordula se serait sans doute évanouie en nous voyant.

Le pantalon éléphant ou l'indispensable du touriste 

Ce parcours nous a permis de découvrir le culte bouddhiste (ou redécouvrir puisque nous en avions déjà eu un aperçu au Laos) qui s'accompagne de dons divers et variés (bougie, encens, papier d'or, argent...). Nous nous sommes même retrouvés face à un moine qui nous a offert des bracelets et nous a béni (enfin l'équivalent bouddhiste de la bénédiction). Un moment symbolique dont nous nous souviendrons.

Photos vrac de temples, de bouddhas et de pantalons moches

Le soir, nous nous baladons dans différents marchés de nuit où tout s'entremêle : vêtements, jouets, mini-restaurant, fruits, et nous croisons au fil de la balade d'autres ruines que nous n'avions pas vu le matin même. A cet instant, la ville nous fait clairement penser à Rome.

Le deuxième jour à Ayutthaya, on essaye de sortir des sentiers battus, et la ville nous le rend bien : on trouve un petit marché local très agréable et une pagode somptueuse qui n'apparait pas dans les guides. Aucune trace de traduction en anglais, c'est un signe qui ne trompe pas.

Il fallait néanmoins passer par un lieu purement touristique où tu sens bien que tu es un porte-monnaie sur patte : le marché flottant. Pour les étrangers, il faut payer un droit d'accès mais attention celui-ci est justifié par le tour en bateau inclus dans le prix ... enfin par tour en bateau comprenez 10 min ridicules de pirogue pour nous montrer toutes les boutiques, ça fait cher le droit d'entrée ! Le problème c'est qu'après cela, tu n'as même plus envie d'acheter quoique ce soit tellement cette sensation de porte-monnaie sur pattes t'envahit.

On ne se laisse cependant pas abattre par cette mini mauvaise expérience et on termine la journée en beauté par un coucher de soleil sur les ruines et une fondue thaïlandaise sur le marché de nuit.

Coucher de soleil, fondue thaïlandaise et bien sur, apéro yams

Petite parenthèse pour nos suiveurs assidus du World Yams Tour qui n'auront pas manqué d'apercevoir les dés sur la photo précédente. Celine a pris un avantage considérable à Koh Yao Yai, mettant Lolo au tapis avec 10 points de retard. Son adresse dans les moments forts et sa régularité n'ont laissé aucune chance à son adversaire. Cependant Ayutthaya aura été prolifique pour le sudiste puisqu'il a légèrement recollé, et se retrouve le 19 avril à -7 (29-22).

Après cette étape à Ayutthaya mêlée de culture et de religion, nous voila prêts pour la grande aventure à Bangkok ... A suivre ...

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Après 3 semaines riches et variées en Thaïlande, nous ne pouvions partir sans sonder l'ambiance de l'incontournable Bangkok. Première ville visitée au monde (devant Londres et Paris), elle a tenu toutes ses promesses et nous allons vous dire pourquoi.

Mais avant tout cela, petit point habituel transport. Après l'avion, le ferry, le taxi, le longtail boat, le speed boat, le tuk tuk et le bus, il ne manquait que le train.

C'est désormais chose faite avec un Ayutthaya-Bangkok, dont le prix défie toute concurrence : 30 bahts pour 2 personnes (moins d'un euro) ! (Petit aparté, la SNCF devrait en prendre de la graine). Par contre, c'est 2h pour faire 80 kms avec fenêtres grandes ouvertes, ventilateurs, sans oublier les vendeuses en tous genres qui passent dans les couloirs en criant dans tes oreilles toutes les 5 minutes. L'expérience valait le détour.

Le mini bar du train vient jusqu'à toi 

Une fois arrivés à Bangkok, on rejoint notre auberge de jeunesse située en plein Chinatown, relativement qualitative pour le prix payé (855 bahts soit 25 euros pour 2 pour 3 nuits avec petit déjeuner inclus) et surtout proche de tout.

Juste le temps de déposer nos sacs et on file directement au grand marché de Chatuchak (ouvert seulement le week-end) qui regroupe plus de 15 000 commerçants. Un air de Camden Market pour ceux qui sont déjà allés à Londres. Du pantalon éléphant aux décorations luxueuses pour la maison, on trouve de tout à tous les prix. Un très bon moment pour flâner tout en cuisant.

Le temple du shopping où tu as en plus le sauna gratuit

Le soir, on profite de la richesse de Chinatown et de sa célèbre street food. Chaque soir, une voie de la route est condamnée pour permettre de se restaurer à petits prix. Une envie de tout goûter, du gyoza (nous n'avons même plus envie d'en remanger en France) aux fruits sucrés en passant par des expériences plus insolites comme les insectes grillés. Laurent s'est lancé, a tout goûté sauf le scorpion (il avait peur qu'il le pique dans la bouche). Céline, qui en avait déjà goûté auparavant en a eu assez avec un seul. Un petit goût de crackers salé selon monsieur, de son d'avoine selon madame.

Un peu gluant mais appétissant  

Jour 2 à Bangkok, nous sommes motivés pour nous lever tôt pour profiter du lever de soleil sur les Wat (= temples) Pour y accéder, nous prenons l'option du bateau qui navigue le long de la rivière Chao Praya. C'est une sorte de RER A mais version aquatique. Petits malins que nous sommes, nous prenons le bateau pour les locaux qui ne coûte que 15 bahts et non celui pour les touristes à 1000 bahts.

On s'arrête tout d'abord à proximité du Wat Arun, aussi appelé temple de l'aube. Magnifique.

Wat Arun à l'ouverture  

Puis direction le Wat Pho, connu pour deux particularités : son bouddha d'or allongé de 46 m de long pour 15 m de hauteur et le rôle qu'il a joué dans l'enseignement et notamment de l'art du massage thaï.

Le Wat Pho, son bouddha allongé et ses bouddhas pas allongés  

Il subsiste une école médicale de massage thaï dans son enceinte alors on s'est laissé tenter par 30 minutes de massage des pieds : expérience inoubliable au vu du professionnalisme des personnes qui se sont occupées de nous.

Comme des pachas 

Nous longeons ensuite le Wat Phra Kaeuw et le grand palais, sans toutefois y rentrer. C'est un choix personnel que nous avons fait compte tenu du prix exorbitant de l'entrée, de la chaleur étouffante qui règne, et des merveilles que nous avons déjà vu le matin même et l'année dernière au Laos.

Un peu fatigués par un lever à 5h30 du matin, on regagne l'auberge pour se reposer un peu et pouvoir attaquer la 2e partie de la journée ...

Une des volontés de Laurent avant de partir était de pouvoir assister à un combat de muay (boxe) thaï. Voeu exaucé puisque nous partons en milieu d'après midi au Rajadamnern Stadium (l'un des 2 stades mythiques avec le Lumpini Stadium). Un peu de négociation pour rentrer dans ce stade où les prix sont assez élevés (entre 1000 et 2000 bahts par personne) et où les étrangers sont séparés des locaux (ça fait un peu bizarre). 9 combats au programme, mais avant tout ça, une vidéo pour mettre à l'honneur le sulfureux roi de Thaïlande Maha Vajiralongkorn, dit Rama X. Chaque combat est précédé de rituels propres à chaque protagoniste et est accompagné d'un fond musical assez indescriptible mais ressemblant plutôt à de la flûte de pan péruvienne.

La muay thaï autorise coups de pieds et coups de poings alors les coups pleuvent, personne n'est là pour rigoler. En général, lors du 3e round le public ainsi que les deux camps s'embrasent, créant un brouhaha général qui fait que l'on se prend au jeu.

Match au sommet : Nowak vs Missene 

Jour 3, on prend le parti de se perdre dans la ville sans plan bien établi. Nous commençons par visiter le temple du Bouddha d'or.

Le bouddha d'or tout en or

Puis nous passons par le marché des tissus, à Little India, et au marché aux fleurs.

En vrac : marché aux fleurs et marché aux tissus 

Nous reprenons ensuite le bateau local pour 1h de "croisière" sur la rivière Chao Phraya. Le timing est idéal puisque nous profitons du magnifique coucher de soleil et du Wat Arun qui s'illumine.

Nous finissons la journée en compagnie de Matthieu (collègue de travail de Lolo) et de sa femme et leur faisons découvrir la street food de Chinatown, ainsi que le rooftop de notre auberge de jeunesse.

Quelques heures de sommeil plus tard, direction le parc Lumpini, une sorte de central park thaïlandais. Voir la ville se réveiller et regarder les plus motivés courir, faire du yoga ou du taï chi est agréable et nous ne regrettons pas la courte nuit passée. Nous croisons même un énorme varan prêt lui aussi pour ses exercices quotidiens.

Comme un air de New York 

De retour à l'auberge de jeunesse, il est temps de préparer ses sacs, de dire aurevoir à cette belle ville, d'écrire ce post et de se projeter sur notre nouvelle aventure : La Birmanie.

Nous vous disions en préambule que Bangkok avait tenu ses promesses. Si l'on devait résumer pourquoi, on dirait que tout y est possible (culture, sport, gastronomie, détentes, expériences locales...) à tous les prix. C'est bien là une grande différence avec les autres grandes villes du monde.

Notre top 5 des choses à faire à Bangkok (que ceux qui y sont déjà allés confirment ou se taisent à jamais) :

Les Wat (Arun et Pho, Phra Kaew si tu as gagné au loto)

Chinatown

La street food

La boxe thaï

Le coucher de soleil sur la Chao Praya