Du 13 au 17 avril 2017
5 jours
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6h30 du matin. Notre premier avion de la journée décolle sous le soleil levant, au dessus d'une France brumeuse. Arrivés à Roissy, nous voilà partis pour une longue attente de près de 10h avant de rejoindre notre avion Norwegian. 18h30. Décollage. Pendant les 7h de vol, une véritable course contre le soleil se lance, qui ne se coucha finalement qu'à notre arrivée à New York à 20h, heure locale. Un phénomène à la fois fascinant et perturbant. Après les 2h d'attente au contrôle de l'immigration et pas loin de 2h de transfert, nous arrivons finalement à notre hôtel, épuisés, sans même prendre le temps de découvrir la vue depuis notre fenêtre. Et quelle vue. Sous les premières lueurs matinales, des immeubles se dressent de toute part. Cette fois on prend vraiment conscience qu'on est à New York. Puis ce sont les premières déambulation urbaines, la découverte, lever la tête à tous les coins de rue. Notre hôtel est juste à côté du New York Times. Et à côté de Times Square, arrêt rapide obligé avant de prendre le métro pour entamer notre première journée.

Arrivée à Battery Park, tout au sud de Manhattan pour prendre le ferry vers la Statue de la Liberté. À première vue, ça sent l'arnaque : malgré une pré-réservation, il faut faire une queue monstrueuse pour accéder au bateau, ce qui nous laisse penser qu'on en a sans exagérer au moins pour une demi-journée d'attente. L'idéal aurait été d'arriver tôt, vers 8h du matin, et non 10h30. Pendant l'attente, j'ai le temps de faire quelques pas dans Battery Park, un petit parc bien sympathique au pied de Wall Street et duquel on peut voir de loin la fameuse statue. Finalement, après moins de temps que nous le pensions (mais quand même 2h de queue), nous voilà à bord du ferry, duquel on voit Manhattan s'éloigner doucement. Après à peine un quart d'heure de traversée, débarquement sur Liberty Island. Et moi qui m'attendait à une grosse arnaque pour touristes, je dois dire que j'ai été agréablement surprise. L'île n'est pas bien grande, mais on passe successivement d'un décor de cerisiers en fleurs autour de la Statue de la Liberté à de magnifiques vues sur Manhattan. Le flot de touristes n'est pas si important que ça, et on passe finalement un agréable moment sur cette île à l'ambiance printanière. Certains conseillent de prendre le ferry gratuit qui va à Staten Island est passe juste à côté de la statue, mais s'arrêter sur l'île vaut finalement le détour.

Retour à Manhattan, et découverte de Wall Street. Première étape incontournable : le mémorial du 11 septembre. Grands moments de silence autour de cet immense vide accueillant auparavant l'une des tour. La petite nouvelle, le One World Trade Center, est pour moi un coup de coeur architectural. Après une virée shopping dans l'immense gare de Calatrava juste en face, nos pas nous mènent jusqu'à l'extrémité sud-est de Manhattan, où se trouve le port. Il est surprenant d'y voir un grand voilier, qui correspondrait davantage aux ports d'Anvers ou de Copenhague que de New York. Un promontoire avec des transats se dresse juste à côté, l'occasion de se poser pour admirer les lumières de fin de journée sur Brooklyn.

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Au programme du lendemain : l'Intrepid Sea Air & Space Museum, un ancien porte-avion de la guerre froide sur lequel se trouvent une ribambelle d'avions, d'hélicoptères et de navettes spatiales en tout genre. Une sortie davantage pour faire plaisir à mon frère et qui fut bien plus longue que je ne l'avais pensé, mais bon, parfois il faut prendre son mal en patience. Sur le chemin, passage dans un très joli quartier résidentiel typiquement new-yorkais.

À la sortie de l'enfer, nous longeons le port industriel pour rejoindre la High Line : une ancienne voie de chemin de fer abandonnée puis réaménagée en promenade surélevée de 2 km. Une escapade que j'attendais beaucoup car beaucoup étudiée en cours. Malheureusement, en ce vendredi après-midi très ensoleillé, nous n'étions pas les seuls à avoir eu la même idée. Par moments, on ne voyait pas à un mètre devant soi, j'avais l'impression de me retrouver sur le pont Charles de Prague en plein mois d'août. Cette promenade me laisse finalement un goût amer, l'ambiance est vraiment particulière et agréable, mais l'expérience a été gâchée par cette marée humaine. Au bout de la High Line, déambulations dans les beaux quartiers de Chelsea et de Greenwich Village, avant de faire une pause dans le Washington Square Park, bondé lui aussi.

Après cette brève halte, nous prenons le métro pour remonter vers le Rockefeller, avec pour objectif de monter à son sommet. Nous avions déjà un ticket, nous pensions pouvoir monter directement Malheureusement, il fallait venir chercher un autre ticket la veille, car à 17h30, tous les billets de la journée étaient déjà vendus. Tant pis, nous prenons donc notre billet pour le lendemain même heure et en profitons pour flâner et faire des emplettes dans les environs. Dommage, le ciel était magnifique ce soir là. En revenant vers notre hôtel, passage cette fois sur l'ensemble de Times Square et tous ses panneaux lumineux. Un bain de foule qui n'est pas franchement à mon goût, mais c'est un passage obligé.

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Le lendemain matin, c'est parti pour 45 minutes de métro, direction Coney Island dans le sud de Brooklyn. À la sortie de la station, c'est le dépaysement total. Des rues désertes, sales, des morceaux de papier qui s'envolent emportés par le vent. Le cliché d'une ville américaine abandonnée. L'intérêt de Coney Island, c'est son parc d'attraction, Luna Park. J'avais soigneusement regardé les jours d'ouverture pour pouvoir en profiter une matinée. Mauvaise pioche : le parc n'ouvre qu'à midi, ce qui compromettrait tout le programme de la journée. Tant pis, on peut quand même se balader sur la promenade le long de la plage. Une plage sale qui ne donne absolument pas envie de s'y baigner, indépendamment du froid et du vent qui souffle. Quelle idée de mettre une jupe aussi. Se promener le long des manèges vides donne des airs de parc d'attraction fantôme. Toutes les devantures des boutiques sont fermées. Une ambiance très particulière règne, mais ce n'est pas déplaisant pour autant. C'est agréable aussi de s'échapper quelques temps de la frénésie urbaine de Manhattan. Néanmoins, pour vraiment apprécier Coney Island, il faudrait revenir le soir ou en été.

Retour sur Manhattan, dans le quartier de SoHo pour manger et faire du shopping. Il faut surveiller l'heure, car à 17h30 on doit être au Rockefeller Center. Malheureusement, on a choisi la plus mauvaise journée pour admirer New York vu d'en haut. Il fait froid, le vent souffle, de gros nuages gris plombent le ciel, mais l'expérience reste quand même un incontournable quelque soit la météo.

Après être descendus, notre chemin se poursuit vers la célèbre Grand Central Station, et juste à côté le Chrysler Building, joyau Art Deco.

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Au programme de la journée, l'incontournable Museum of Modern Art. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, mon avis est assez partagé sur l'art, surtout sur l'art contemporain. Or, étant étudiante en architecture, j'ai aussi droit à des cours d'art, et il se trouve que j'ai étudié au moins la moitié des oeuvres du MoMA. Il y avait des classiques bien sûr, tels que des Van Gogh ou des Picasso, mais d'autres oeuvres étaient beaucoup moins connues et j'étais contente d'en connaître les secrets. Toujours est-il qu'il est très satisfaisant de voir en vrai un tableau qu'on connaît, rien que pour ça je recommande ce musée, qui reste un musée d'art très abordable.

Après un hot dog de chez Nathan's dégusté sur Columbus Circle, il est temps de s'attaquer à l'immensité de Central Park. Et pour se faire, rien de mieux que de louer des vélos. Enfin, "rien de mieux", je ne sais pas. Disons que louer un vélo est très pratique pour parcourir des grandes distances dans le parc, mais à vrai dire, on loupe tout. Je m'attendais à circuler parmi les piétons, le long des petits chemins, au bord des plans d'eau, sur les ponts... Je m'attendais à tout sauf à des boulevards cyclistes, faisant tout le tour de Central Park sans presque rien n'en voir. Si on voulait aller voir ce qu'il se passait en dehors de l'autoroute à vélos, il fallait se le trimballer à pied son vélo. Moi qui pensait me retrouver déconnectée de la ville, être plongée au coeur de la nature, tout ce que j'ai vu c'est une piste bétonnée surpeuplée et quelques brefs points de vue sur les plans d'eau. Déçue. Le dimanche de Pâques ensoleillé n'arrangeait rien, il y avait évidemment un monde fou. Pour profiter pleinement de Central Park, je pense qu'il faudrait se prendre une journée entière, à parcourir à pied pour y trouver tous ses vrais attraits.

Après cette déception, nous prenons le métro pour nous rendre plus au sud, direction le Flatiron Building et Madison Square Garden. L'occasion de se prendre un petit goûter sur un banc devant cet étrange mais majestueux bâtiment. Nous remontons ensuite vers le nord, et sans même l'avoir remarqué avant, l'Empire State Building se dressait devant nous. En soi, ce n'est pas une tour à l'architecture très originale, mais ça reste bien sûr un emblème de New York.

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Déjà le dernier jour de cette escapade new yorkaise. Et impossible d'aller à New York sans passer par Brooklyn. Nous n'avons malheureusement pas le temps de nous enfoncer trop loin dans le quartier, nous débouchons donc du métro dans un quartier résidentiel très calme, avant de rejoindre la promenade de Brooklyn Heights. Une belle promenade entre les maisons chics de Brooklyn et la skyline de Manhattan. Avant de s'engager sur le fameux Brooklyn Bridge, notre regard accroche un autre pont, le Manhattan Bridge, et son célèbre point de vue notamment utilisé dans "Il était une fois en Amérique". Piqués par la curiosité, nous continuons dans la percée et débouchons dans le Brooklyn Bridge Park. Au bord de l'East River, juste entre les deux ponts et entouré de bâtiments industriels rénovés, ce parc n'est pas sans rappeler l'ambiance de la High Line. Un parc dans lequel je serai restée des heures, à contempler Brooklyn Bridge, Manhattan Bridge et la skyline de Manhattan au bord de l'eau.

Passage obligé, la passerelle piétonne du Brooklyn Bridge. On sent le côté vintage, avec ses arches en pierre, sa ferraille brune et son lattage avec des interstices qui laisse deviner l'eau sous nos pieds. Il y a beaucoup de passage, mais on ne se sent pas autant oppressé que sur la High Line. On se sent plus libre, ce qui est paradoxal vu l'impressionnant enchevêtrement de câbles tout autour de nous. Malgré les voitures qui circulent en contrebas, la traversée d'une vingtaine de minutes reste très agréable.

Une fois traversé le Brooklyn Bridge, nous rejoignons le célèbre quartier adjacent de Chinatown. Et franchement, il n'y a pas de quoi donner envie. Les rues sont sales, sentent mauvais, on ne se sent pas à l'aise. On a presque l'impression de ne pas être les bienvenus. Pour manger, nous préférons pousser jusqu'à Little Italy, un peu plus accueillant, mais où Chinatown déploie encore ses tentacules. Ici non plus, on ne se sent pas vraiment à l'aise.

Juste à côté de Chinatown et Little Italy se trouve le quartier de SoHo, bien plus sympathique, où nous avions déjà fait des achats quelques jours auparavant. Des façades richement décorées, aux couleurs pastels et ornées de cages d'escalier, c'est ce qui fait tout le charme de SoHo, ce quartier d'artistes branché. Je retrouve même l'atelier d'un artiste étudié en cours, Donald Judd.

Après ces cinq jours intensifs, il est temps de dire au revoir à New York. Une ville cosmopolite, où tous les quartiers donnent une ambiance différente. Je garderai dans mes coups de coeur Brooklyn et SoHo, à explorer plus en profondeur lors d'un prochain voyage.