Carnet de voyage

Polska 🇵🇱

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En mémoire de la Seconde Guerre mondiale, nous avons visité la ville de Cracovie et ses alentours, fin janvier. Un voyage enrichissant, rempli de découvertes culturelles et historiques.
Du 29 janvier au 2 février 2019
5 jours
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We wrote a daily summary of what we did everyday. So that, you will be able to follow precisely where we slept, what we ate, what we saw, why we cried and fortunately why we had a good time.

Day one is our arrival in Poland, indeed, we left France by bus in the morning, took the plane in Spain and we arrived in Krakow around 2pm. We first vivited the city center with the famous medieval square, the Jagellonne university, St. Mary's Basilica, which is famous for its legends and also because of the trumpeter who plays each hour, day and night.


Le 29 janvier 2019, nous nous sommes donnés rendez-vous à 7h00 devant le lycée, pour prendre le bus et se diriger vers l’aéroport de Gérone-Costa Brava. L’avion a décollé aux alentours d’11h00 et a atterri à 13h20 à Cracovie, ancienne capitale de la Pologne. Notre guide Agnieszka nous a accueillis à notre arrivée à l’aéroport Jean Paul II. Nous avons pris le bus pour rejoindre le centre ville de Kraków. Aux alentours de 14h30, nous sommes arrivés au cœur de la vieille ville, place Rynek Glówny, entourée de calèches. Puis, lors d'un temps libre, nous sommes allés déjeuner et changer nos euros en zloty. Ensuite, nous sommes retournés place Rynek Glowny, point de rencontre, la plus grande place médiévale d’Europe.

Rynek Gowny

À 16h00, nous nous sommes arrêtés devant la basilique Sainte-Marie, où nous avons pu assister à un morceau de trompette. En effet, chaque heure, une homme joue de la trompette pour annoncer la nouvelle heure. Notre guide nous a raconté la légende de la construction de la basilique. L’histoire raconte que la construction de la basilique fut confiée à deux frères, chacun devant construire une tour. L’objectif de chacun étant de construire la plus grande tour possible et la plus somptueuse. Le plus jeune ayant échoué, et ne pouvant supporter la défaite, décida de tuer son frère.

Basilique Sainte-Marie 

La place dispose d’une Halle aux draps, Sukiennice. Lors de sa traversée, en levant la tête, on peut remarquer un couteau en fer forgé accroché à une chaîne. Ce couteau serait celui qui aurait permis au plus jeune des frères de tuer son aîné. Ce couteau permettrait de dissuader les voleurs. La place dispose aussi d'un beffroi de l’ancien Hôtel de ville, à côté de la sculpture nommée Eros Bandato, réalisée par Igor Mitoraj en 1999.

Sukiennice, halle aux draps
Eros Bandato 

On a ensuite vu le monument représentant Adam Mickiewicz, un poète polonais. Le monument fut détruit par les nazis en 1940. Ensuite, notre aventure s’est dirigée vers l’université Jagellone, la plus ancienne université d’Europe centrale après l’université de Prague.


Collegium Jagellone 

Le froid commençait à tomber lorsque nous nous sommes rendus au Collegium Novum, université accueillant de nombreux étudiants étrangers. Nous avons ensuite découvert la magnifique façade de l’opéra qui ressemblait à l’opéra Garnier de Paris. Nous avons ensuite longé le parc Planty. Notre guide s’est arrêtée devant certaines maisons anciennes, de personnalités polonaises. Par la suite, nous avons admiré la Barbacane, forteresse construite en 1498. Devant cette forteresse, prend place une crèche faite par une famille de Cracovie. En effet, notre guide Agnieszka expliqua que chaque année, des familles se réunissent afin de créer la plus belle crèche; les deux familles gagnantes se voient exposer leur crèche devant des monuments de la ville. Enfin, nous avons regardé la maquette à gauche de la porte Saint-Florian pour visualiser la ville d'un point de vue d'ensemble. Nous avons quitté le centre ville pour nous rendre à notre hôtel en bus. L’hôtel Krakus junior se situe à 10 minutes de bus du centre-ville. Après l’attribution des chambres et l’ouverture des valises, nous sommes allés manger. Nous avons mangé de la soupe en entrée avec des betteraves. En plat, de la purée, de la viande accompagnée d’une sauce aux champignons. En dessert, un excellent gâteaux au chocolat et aux cerises. La fatigue s'accumulant, nous sommes allées nous coucher après une bonne douche chaude et des étoiles pleins les yeux.

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Day two is the discovery of the ghetto of Cracow, we did the Jewish district in the morning. Followed by the guided visit of Schindler museum. Oskar Schindler was a businessman who helped a thousand Jewish workers in his factory during World War Two. It was really interesting but sad at the same time because we saw how Jewish people used to live before, how they were treated, separated from the rest of the city. 


Le mercredi 30 janvier 2019, après un réveil aux alentours de 7h30, nous sommes descendus au réfectoire afin de prendre notre petit déjeuner. Nous fûmes fort surpris lorsque nous vîmes sur le buffet plus de salé que de sucré. Cependant, le choix fut riche: céréales, lait, café, pains, confiture, miel, café, gâteaux, fromages, saucisses, jambon, bacon...

Ensuite, nous avons pris le bus pour nous rendre au centre de Cracovie afin de visiter l'ancien quartier juif, Kazimierz. Notre guide nous a expliqué que la population juive, avant la Seconde Guerre mondiale, comptait 65 000 habitants sur 250 000, ils représentaient donc 26% de la population de Cracovie. Aujourd'hui, la vieille ville compte 150 juifs pour 800 000 habitants, seulement 0,02% de la population. Et même si la population n'avait pas augmenté, ils correspondraient qu'à 0,6% des habitants. Le quartier juif de Cracovie est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. La guide nous a montré 7 synagogues dont 3 en particulier. En effet, dès le début de la visite, nous nous sommes arrêtés devant la Vieille synagogue du XVème siècle, la plus ancienne de Cracovie. La synagogue était d'abord réservée aux hommes, puis au XVIème siècle, une salle est construite pour les femmes. Puis au même siècle, elle est entièrement détruite par un incendie. Elle fut reconstruite, puis pillée par les nazis en 40. Après des années de reconstruction, elle sert aujourd'hui de musée.

Par la suite, nous nous sommes dirigés vers un restaurant Ariel qui propose des spécialités polonaises. La devanture du restaurant comporte un chandelier comportant neuf branches( la Hanouka ). Le chandelier ( la Menorah ) est symbole dans la religion juive. Cependant, la Menorah n'a que sept branches.



Puis, nous nous sommes dirigés vers une plaque commémorative, qui rend hommage aux 65 000 juifs tués par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

"Lieu de méditation, à propos des 65 000 juifs polonais juifs de Cracovie et ses environs tués par les nazis durant la Seconde guerre mondiale"



Puis, nous nous sommes orientés vers la synagogue Remuh. Son nom vient d'un philosophe de Cracovie, aussi fondateur de cette synagogue. Nous sommes entrés à l'intérieur, les hommes doivent porter la kippa. Cette synagogue a été brûlée par les Nazis pendant la Seconde guerre mondiale. Avant la reconstruction, seul les hommes disposaient d'une salle pour prier. A ce jour, elle est l'une des seules synagogues encore utilisée. A l'entrée de la synagogue, on peut apercevoir un tableau avec des noms, chaque nom est accolé d'une petite ampoule. Les noms représentent les noms des juifs décédés et l'ampoule associée s'allume le jour de la date de décès des noms assignés.


La cour qui permet d'entrer dans la synagogue et dans le cimetière est ornée de plaques commémoratives, écrites en hébreu.

Cimetière juif Remuh et Tombe d'un médecin juif 

Par la suite, nous avons découvert le cimetière juif Remuh. Après la Seconde guerre mondiale, il est réorganisé pour devenir un lieu de commémoration. Sur les tombes, on trouve des cailloux montrant qu'ils ne sont pas oubliés. (En France, on dépose des fleurs, des bougies). On trouve aussi des prières écrites sur des petits bouts de papiers et déposées sur les stèles des rabbins. Certaines tombes sont ornées de couronnes, qui traduisent l'importance de cette personne dans la société. D'autres, sont ornées en fonction du métier de la personne défunte. En effet, sur une stèle est gravé un serpent, symbole de la médecine, sur une autre un ciseau sûrement pour un tailleur.


Puis, nous sommes allés voir la synagogue Isaak, toujours utilisée pour les cultes. La légende est la suivante: un jeune juif pauvre fit un rêve durant lequel un homme lui disait qu'il y avait un trésor à Prague. Il alla à Prague mais il rencontra un homme qui avait fait le même rêve, sauf, que dans son rêve le trésor était à Cracovie. Donc Isaak retourna dans son jardin pour chercher le trésor et il le trouva. Avec cet argent, il construisit cette synagogue. La morale de cette légende est la suivante: Ne cherches pas le bonheur ailleurs, le bonheur est déjà à ta portée



Puis nous avons continué la visite de la ville, avec la High Synagogue. Aujourd'hui elle abrite des expositions ainsi qu'une librairie.





Par la suite, nous nous sommes dirigés vers un centre commercial afin de manger notre panier repas composé de deux sandwichs, un jus d’orange, de l’eau, une banane et une gaufrette au chocolat. Puis certains en ont profité pour acheter leur premier souvenir.

Nous sommes repartis pour nous rendre dans la principale rue du quartier où fut tourné une partie du film "La liste de Schindler" du grand réalisateur Steven Spielberg. Cette rue est utilisée lors de la liquidation du ghetto. Sur un des murs, sont affichées des photos du film dont celle d'une petite fille marchant à côté de juifs et de SS. Cette petite fille porte un manteau rouge, ce qui contraste avec le film, en noir et blanc. Elle permet de déclencher la prise de conscience d'Oskar Schindler. En effet, il la voit pour la première fois lors de la liquidation du ghetto et ensuite il revoit le corps de la petite fille, brûlé par des nazis. En réalité cette petite fille, Roma Ligocka, était connue dans le ghetto de Varsovie pour son manteau rouge. Cependant, contrairement au film, elle a survécu et a publié ses mémoires en 2002 s'intitulant La petite fille au manteau rouge. Cette petite fille est la cousine d'un cinéaste franco-polonais très connu s'appelant Roman Polanski.

Par la suite, nous nous sommes rendus sur la place des Héros du Ghetto, cette place était le cœur du ghetto juif. Des milliers de juifs partirent à destination de divers camps. Aujourd'hui, la place est décorée par un monument commémoratif composé de 65 chaises vides (65 000 juifs vivaient à Cracovie), symbolisant les biens abandonnés par les déportés, ainsi que le deuil et l'absence. La plupart des chaises sont tournés en direction de la pharmacie ("apteka") de Taddeus Pankiewicz. Il fut le seul non-juif à vivre et à travailler dans le ghetto. Il convint les Allemands que sa pharmacie peut permettre d'éviter la propagation des maladies. Il aida de nombreux juifs en leur proposant, souvent gratuitement, des médicaments, de la nourriture et en particulier des papiers et des cachettes. Il sauva des centaines de juifs. Après sa mort, il est honoré par le gouvernement d’Israël. Aujourd'hui, sa pharmacie est un musée retraçant la vie dans le ghetto.

Enfin, nous sommes arrivés devant un fragment du mur du ghetto, ce mur traduisait la séparation des juifs et des non-juifs. En effet, les nazis avaient construit ce ghetto afin de les mettre à l'écart de la société. Agnieszka nous a en fait expliqué, que les nazis avaient construit une ville exprès pour les juifs pour qu'ils soient à l'écart, ils étaient prisonniers d'un mur qui les empêchait de voir de l'autre côté, ils étaient complètement exclus de la société. Quand le mur fut détruit après la fin de la Seconde guerre mondiale, ce ghetto est devenu une partie de la ville de Cracovie.

Après, nous nous sommes mis en route pour nous rendre au Musée de l'usine d'Oskar Schindler.

Voici l'histoire de cette usine: un riche industriel achète une usine à Cracovie durant la Seconde Guerre mondiale. Il embauche de la main d'oeuvre juive pour son faible coût. Cependant, il découvre les terribles conditions de vie des Juifs dans le ghetto ainsi que dans le camp de Plaszow. Il décide alors d'essayer de les sauver en les protégeant le plus possible. Il réussit à en sauver environ 1200.



Dès notre arrivée, nous avons pu voir sur les vitres extérieures les portraits des Juifs sauvés par Oskar Schindler.



La visite commence par une pièce avec des photos accrochées aux murs puis, dans une autre pièce où au centre, loge un immense stéréoscope dans lequel on peut observer des images en relief.


Dans cette même pièce, on peut voir une vue aérienne de Cracovie ainsi que la ville avant la Seconde Guerre mondiale. En changeant de pièce, on tombe sur une bâche décorée d'une campagne avec au sommet une date celle du 6 août 1939. Cette bâche témoigne d'un été où personne n'imaginait ce qu'il allait se passer. Puis, on arrive dans une salle d'attente d'une gare, des malles sur les bancs et des journaux éparpillés. Il s'agit de la dernière salle illustrant l'avant guerre. On pénètre alors dans un couloir sombre, froid, lugubre avec des bruits de bombardements.


Dans un trou, il y a des accessoires anciens comme des casques, des armes, des masques à gaz, l'émotion commence alors à monter. Les écrans montrent l'invasion de la ville. On se trouve face à une chenillette TKS, un char équipé d'une mitraillette utilisée pour annoncer le début de la guerre.

Dans le couloir suivant, des drapeaux nazis ont été étendus et les murs sont tapissés d'affiches, le mot principalement revenant est "Obwieszczenie" qui signifie des interdictions. Le sol est fait de pavés rappelant le centre ville de Cracovie.

En changeant de salle, on voit une reconstitution d'un tramway, interdit aux juifs.

Le parterre change alors pour un sol décoré de croix gammée. Les nazis interrompent des cours dans les universités et arrêtent de nombreux professeurs. On voit que les nazis font des travaux pour rendre la ville "plus allemande". Dans le musée est mise en place une allée avec des cellules de prison. Elle représente la prison de Montelupich où de nombreux résistants furent torturés. Cette partie de l'usine est remplie de douleurs, de tristesse et d'angoisse... Par exemple, un étui de cigarettes a été fabriqué avec de la peau humaine. Puis, nous pouvons lire cette phrase d'Hans Frank: "Si je devais mettre une affiche à chaque fois que j’assassine sept polonais, il n'y aurait pas assez de forêt dans le pays pour fournir le papier". Puis, on se retrouve dans le tramway. On voit des vidéos défilant sur les écrans, traduisant le quotidien des Juifs. Ensuite, on accède à un couloir bordé des murs du ghetto, ce couloir traduit l'enfermement des Juifs. Sur les murs on peut apercevoir des habitants... Puis, le musée se concentre sur le personnage d'Oskar Schindler.


On y visite son bureau, au centre de cette pièce, des vitres renferment des plats anciennement fabriqués par l'entreprise, ainsi que la liste des noms des personnes qu'il a sauvé. On peut alors écouter des témoignages de certains Juifs sauvés par Oskar Schindler. Ce qui nous attend après est dramatique, entre l'arrivée dans une salle qui reconstitue une étape terrible de cette guerre: l'abandon des jeux d'enfants et la reconstitution du camp de Plaszow, constitué d'un sol en caillou où l'on découvre des barbelés. En bas des escaliers, on aperçoit une vitrine conservant les objets de valeurs qui appartenaient aux Juifs. On se dirige dans une pièce où nous pouvons entendre des bombes qui éclatent, puis nous visitons un abri minuscule où dormaient de nombreux juifs.

Le musée se termine sur un portrait de Staline. Puis sur une pièce où les murs et les rouleaux sont gravés de témoignages.

Des témoignages très poignant raconte ceci: "Il m'a embauché dans son usine tout en sachant que je ne servirai à rien" ou encore "Elle nous a donné deux actes de naissance de ses frères envoyés au travail forcé dans le Reich. Avec ces papiers, nous avons pu nous procurer des kennkarte." ou encore "My elder sister volunteered for transport because she wanted to take care of me"...

Par la suite, nous avons repris le bus pour nous rendre à l’hôtel. A 18h, nous avons eu "un temps de sensibilisation" à la visite du jour suivant. Professeur d'histoire-géographie, Mr Martignoles nous a définit les principaux termes comme la Shoah et ses synonymes: l'holocauste, la Solution finale. Nous sommes revenus sur le contexte ainsi que sur le comportement adapté à la visite. Nous nous sommes dirigés vers le réfectoire pour manger. Après le repas, une bonne douche et quelques rigolades pour se changer les idées, nous nous sommes couchés avec beaucoup d’appréhension concernant la visite du jour 3.

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Day three was the most difficult day of the journey. We arrived around 9am to Auschwitz, and we started visiting right away. First, in the morning we saw Auschwitz I, with all the blocks. Some of them were having expositions such as family pictures, objects from the families who died there, such as bowls, suitcases, and hair. Real hair. On the walls there were the pictures of the victims of the genocide. It really hurt us, some people cried because we couldn't imagine how hard life must have been before visting the camp. In the afternoon, we visited Birkenau, a huge extermination camp. We saw gas chambers, but most of them have been destroyed. We had the opportunity to realise how people survived there, in such horrible living conditions.


Nous savions tous que le troisième jour n'allait pas être le plus agréable de tous, mais que ce serait le plus intéressant. C'est pourquoi même si le réveil a retentit tôt, nous étions prêts à affronter cette journée qui nous le savions, serait riche en émotions. Nous avons alors fait environ 1h30 de bus pour arriver au camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau en Pologne, lieu emblématique de l’événement qui a marqué le 20ème siècle: la Shoah. Nous avons eu une guide polonaise qui parlait français toute la journée et qui nous a fait la "visite" de cet endroit particulier. En fait, le camp se décompose en 3 camps. Il y a d'abord le camp Auschwitz I qui a été construit en février 1940 en tant que camp de concentration et de travail forcé, puis ont été créés des chambres à gaz et des fours crématoires. Ensuite, le camp de concentration, de travail forcé et d'extermination Auschwitz II Birkenau, qui fait 170 hectares, et enfin Auschwitz III Monowitz.

Disposition du camps d'Auschwitz-Birkenau 

Nous sommes donc arrivés le matin vers 8h30, et nous avons directement commencé la visite du camp Auschwitz I. Nous avons alors vu l'entrée du camp, avec le célèbre portail avec marqué "Le travail rend libre". Ce fut très impressionnant de le voir en vrai, sachant que depuis le collège nous ne le voyions que dans les livres d'histoire ou dans les films. C'était un moment touchant mais aussi très poignant, car nous étions à la place des personnes déportées.

"Arbeit macht frei" : "le travail rend libre"


Chemins de fer et Blocks
Disposition des blocks 

Il faut savoir que dans les camps, il y a plusieurs "catégories" de personnes, toutes identifiables d'un coup d’œil grâce à des marques, sur leurs habits fournis par les camps. Il y a donc, des prisonniers de nombreux pays différents, des prisonniers politiques, des Roms, des Tziganes, des homosexuels, des criminels, des personnes considérées comme "associales", des témoins de Jéhovah, et enfin majoritairement des juifs.


La plupart des blocks sont désormais des sortes de musées avec des expositions, des objets retrouvés, des archives... Nous en avons visité certains, comme le block 5 consacré aux objets retrouvés, qui étaient retirés aux prisonniers dès leur arrivée. Il y a des pièces entières remplies de chaussures toutes entassées les unes sur les autres formant des montagnes de chaussures, ou encore de lunettes, de vêtements, de sacoches, de brosses à cheveux ou de peignes, ou encore de vaisselles. Mais le plus impressionnant fut la grande pièce remplie de cheveux humains. Les prisonniers étaient rasés qu'ils soient des hommes ou des femmes. Ils étaient déshumanisés, traités comme des animaux. Puis, nous sommes aussi rentrés dans le block 6 consacré à la vie des prisonniers au camp et le block 7 consacré aux conditions de vie et conditions sanitaires avec une reconstitution des chambrées. Nous avons continué, avec le block 11, surnommé "Block de la mort" par les prisonniers, composé de cellules de prison en sous-sol. C'est finalement la prison à l'intérieur de la prison...

Ensuite, nous avons continué avec le block 10 (qui sert pour des expérimentations médicales de stérilisation sur les femmes Juives) et le block 11, il y a le "Mur noir", où a eu lieu de nombreuses exécutions.

Par la suite, le block 13 correspond au block pour l'extermination des Tziganes. Puis, le numéro 8 est la place d'appel. L'appel pouvait se faire pendant des heures, car les SS exigeaient que tout le monde soit présent lors de l'appel. Ainsi, quand des hommes mouraient la nuit, les prisonniers devaient amener le corps pour l'appel pour que les SS sachent exactement qui était mort. Le plus long appel a duré 19 heures, et personne ne pouvait s'asseoir, ils sont restés debout 19 heures car un détenu s'était échappé. Enfin, la place 9 est le lieu des pendaisons collectives. Nous avons vu des images de personnes pendues et c'était extrêmement violent.Pour finir, nous sommes entrés dans une chambre à gaz, puis un four crématoire... une expérience traumatisante.



Chaussures, vaisselle, lunettes retrouvées 

Dans d'autres blocks, il y avait des expositions photos. Il y avait par exemple, des photographies prises clandestinement par les prisonniers. En fait, durant la Seconde Guerre mondiale à Auschwitz, seules 3 photographies sont les seules preuves réelles de ce qui se passait vraiment dans les camps. L'une, montre des femmes juives nues en train d'être conduites vers la chambre à gaz, et le crématorium 5 dans le camps de Birkenau où elles allaient être tuées. Et les deux autres photographies montrent des corps qui ont été gazés et qui sont maintenant en train d'être brûlés dehors à coté du crématorium 5.

Les 3 photographies uniques prises illégalement dans le camp

Enfin, sur les murs, il y avait le visage des personnes déportées dans le camp, avec leur date de naissance, leur nom, leur origine, nationalité, mais surtout leur date d'entrée dans le camp et leur date de mort. Ce fut à ce moment là où nous avons versé des larmes. Ce fut extrêmement touchant, et les émotions prenaient le dessus. En effet, des personnes pouvaient survivre dans ce camp de la mort pendant des années, comme certaines personnes pouvaient tenir 3 jours. Voir toutes ces personnes qui sont mortes à cause, majoritairement, de leur religion, est quelque chose qui procure une haine énorme envers les nazis, mais une tristesse immense. Ce sont des sentiments puissants, contradictoires qui prennent possession de nous, et qui ne nous laissent pas indemnes.

Pays sous l'emprise de l'Allemagne nazi 
archives 
Photographies de l'arrivée des juifs au camp 

Voici les conséquences de la sous nutrition, du travail forcé dans les camp de concentration sur les femmes, les enfants... Tous sont maigres, affamés, épuisés, ne peuvent plus marcher. Une femme polonaise de 31 ans, lors de son arrivée au camp, pesait 75 kilos, et au moment où la photo a été prise elle ne pesait plus que 25 kilos.

"Les prisonniers tenus dans les camps de concentration, sont morts car ils ont été surmenés par le travail, ont été affamés, ont été victimes de punitions sadiques, ont été épuisés par les appels prolongés, par la torture, par des conditions de vie déplorables, car ils ont été utilisés pour des expérimentations médicales ou par des exécutions arbitraires, ceux qui étaient trop faibles ou trop malades pour travailler ont été sélectionnés par les SS durant les heures d'appels, ou à l'infirmerie, et envoyés dans les chambres à gaz avec une injection de phénol."

le nombre de juifs tués pendant la Shoah par pays 

Arriva l'heure du déjeuner, nous avons mangé de la soupe avec des sandwichs dans un restaurant, avec notre barre de céréale chouchou: Grégoire (ou Roger, cela dépendait des jours).

L'après midi, nous avons retrouvé notre guide pour la visite du camp Auschwitz II Birkenau. Le camp est à 3km d'Auschwitz, et il est par rapport au 1er camp, immense.

L'entrée de Birkenau  et un wagon qui transportait les déportés

Le paysage est totalement différent du premier. Il y a plus de 300 baraquements mais uniquement 45 en briques et 22 en bois sont conservés. Nous avons vu des baraquements à perte de vue ou du moins ce qu’il en reste : les cheminées. Encore une fois, Birkenau, centre de mise à mort, se décompose en 3 parties: le secteur BI le camp pour les femmes principalement, puis le secteur BII pour les hommes juifs et non-juifs, pour les familles juives, les Gypsies, les prisonniers et le secteur BIII nommé "Mexico" , une extension du camp mais qui n'a jamais été fini.

Birkenau 


Il y avait vraiment une atmosphère particulière, étrange... On avait déjà lu que dans cet endroit aucun oiseau ne chante, mais qu'ils chantent tous à l'extérieur du camp. Et c'est quelque chose de vrai et surprenant, il y a un silence pesant car aucun oiseau ne chante, comme s'ils savaient les atrocités qui se sont passées là-bas.

On a ensuite vu un mémorial écrit en plusieurs langues, plus de 20.

Nous avons continué la visite vers les fours crématoires et les chambres à gaz. En fait les nazis ont pensé à tout. Quand les juifs arrivaient en trains, ils devaient faire face à la sélection. Soit les plus faibles comme les enfants, les personnes âgées, les handicapés, les femmes enceintes étaient directement envoyés dans les chambre à gaz. Soit les personnes les plus fortes, résistantes étaient envoyées dans le camp de concentration et de travail forcé, pour construire des baraques, ou creuser des fossés, déplacer les corps gazés...Ceux qui allaient être exterminés ne se doutaient de rien. Ils pensaient commencer une nouvelle vie, c'est pour cela qu'ils avaient apporté leurs affaires personnelles. Les allemands leur disaient, que pour commencer cette nouvelle vie, ils devaient d'abord commencer par la case de la douche. Parce que, évidement, après plusieurs jours dans un wagon entassés, c'est toujours agréable de se laver ! Mais en réalité ils se dirigeaient vers la mort. Les chambres à gaz étaient encore une fois, bien pensées, tout laisse à croire que le bâtiment est aux normes et totalement inoffensif. Les personnes allaient d'abord (pour la chambre à gaz IV) dans une baraque pour se déshabiller avant d'entrer dans la chambre à gaz ou alors directement dans une pièce faite exprès pour ça. Ensuite ils descendaient des marches et se dirigeaient là où ils pensaient se doucher. Mais finalement ce n'était pas de l'eau qui coulait mais du gaz, le Zyklon B, qui se propageait et qui pouvait asphyxier (selon les calculs des allemands pour savoir exactement quelle quantité de gaz mettre dans combien de m²) 8000 personnes à la fois quand toutes les chambres à gaz fonctionnaient. Ils mouraient dans des conditions atroces, les poumons explosaient... Ensuite, les prisonniers transportaient les corps vers les fours pour les brûler, et enfin ils jetaient les cendres partout autour.

Fonctionnement de la chambre à gaz IV 

Il y avait donc en tout 5 chambres à gaz à Birkenau, mais toutes ont été détruites par les nazis pour effacer les traces de leurs crimes.

Ruines des chambres à gaz 

Puis, nous sommes aussi allés à l'intérieur des baraques où nous avons pu voir là où ils "dormaient" et ainsi comprendre les conditions sanitaires dans lesquelles ils étaient.

baraques où ils dormaient sur de la paille usagée, et 6 par "lits" 

Pour finir ,nous avons vu un "mémorial" : "A la mémoire des hommes, des femmes, des enfants qui ont été victimes du génocide fait par les Nazis. Ici reposent leurs cendres. Que leurs âmes reposent en paix."

Enfin, nous sommes rentrés au bus. La journée fut éprouvante, fatigante, éreintante, mais enrichissante. Tout le monde dormait dans le bus. Puis nous sommes rentrés, nous avons mangé, et on s'est tous couché tôt car on était tous pris de fatigue.

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On day four, visit of Cracow's salt mine in the morning. In fact, our guide told us that the mine is really big and that visitors can only visit 2% of it. In the mine, we saw a lot of sculptures made of salt. It was the miners who built them. Then, we had a free afternoon where students could do anything they wanted. So we decided to buy some souvenirs and then go to a huge mall in the city center. Next, in the evening, we had dinner at a restaurant shared by all the Bon Secour's students. After that, we stayed in town until 11pm to see the city at night.


Pour ce quatrième jour, nous avons eu une journée moins éreintante. C'est pour cela que nous nous sommes levés plus tard et que nous sommes arrivés à notre visite matinale à 10h00. Nous avons alors visité la mine de sel de Cracovie, « Wieliczka ». Classée à l’Unesco depuis 1978, la mine a été construite au 13ème siècle et produisait encore du sel de table jusqu’en 2007. Elle faisait alors partie des plus anciennes mines de sel du monde encore en activité. Aujourd’hui en musée, elle comprend des dizaines de statues, trois chapelles et une cathédrale immense (la chapelle Sainte-Cunégonde ou Sainte Kinga) et vieille de plus de 400 ans qui a été creusée dans la roche de sel par les mineurs. Les sculptures les plus anciennes s’ajoutent aux nouvelles sculptures d’artistes contemporains.

Nous avons eu une guide, qui nous a expliqué qu'on allait uniquement voir 2% de la mine. En fait, les allées dans la mine de sel font 300 kms. Nous avons alors descendu environ 800 marches soit une descente de 135 mètres sous terre. Nous avons alors pu apercevoir de superbes chambres taillées dans le sel, des lacs souterrains extraordinaires, de majestueuses charpentes et des sculptures uniques en leur genre.

Les mines sont le fruit du travail de mineurs sur des dizaines de générations et constituent un véritable monument historique de la Pologne.

D'abord, nous avons vu des statues entièrement taillées dans du sel. C'était les mineurs qui sculptaient sur leurs temps libres.

Il faut savoir que le sel a permis à la Pologne d'avoir des richesses, car le sel était comme de l'or à l'époque. C'est pourquoi on retrouve souvent le terme "sel" dans des expressions. Par exemple "l'addition est salée" qui signifie que la facture est élevée, en effet le sel était très cher à l'époque et était très demandé.En effet, Le sel fût pendant des siècles une ressource minière de première importance. Le monopole royal sur l’extraction et la distribution fut en vigueur :

  • Le sel servait de moyen de paiement remplaçant l’argent en métal,
  • Le sel permettait de conserver la viande, le poisson, le beurre.
  • Le sel permet de tanner les peaux animales et de les transformer en cuir.

Au 14e siècle, les revenus issus de la vente du sel constituaient 1/3 des ressources financières de l’État polonais.

Il y a des endroits insolites où les roches salines ont dû céder à la puissance des mains humaines. En effet, les mineurs sculptaient, ils ont aussi fait des chapelles dans la mine pour pouvoir prier. Effectivement, les conditions de travail très dangereuses exacerbaient le sentiment religieux des mineurs.

Des salutations d’usage « Que Dieu vous protège », aux messes quotidiennes célébrées sous terre, les mineurs sculptèrent des statues, des autels et chapelles.


Les parois de la mine sont salées

Ensuite, nous avons entendu les compositions de Fréderic Chopin sur les bords d’un des lacs salins, c'était vraiment très beau, avec des jeux de lumières.

Nous avons aussi pu comprendre comment travaillaient les mineurs, à l'aide de systèmes en bois complexes pour remonter le sel, ils avaient aussi l'aide de chevaux qui ne sortaient jamais de la mine.

Enfin, le chef d’œuvre de la mine de sel est la chapelle de la reine Kinga. Entièrement faite de sel, du sol aux lustres en passant par des scènes bibliques sculptées dans les parois. Tout est en sel. C’est la plus grande église souterraine du monde.

Petit souvenir:

A la fin de la visite, beaucoup d'élèves ont achetés du sel en tant que souvenir. Puis, pour remonter nous avons pris un ascenseur et nous n'étions pas très confiants...Enfin, nous avons pris le bus pour retourner au centre ville, pour avoir un quartier libre tout l'après midi jusqu'au soir 22h00.

Nous avons alors décidé d'aller manger quelque part, et d'aller pour notre après-midi libre au centre commercial que nous avait indiqué notre guide. Il est en plein centre ville et est vraiment très grand. Nous avons pu alors acheter des souvenirs, et faire des emplettes.

Galeria Krakowska 


Le soir, nous avions rendez-vous au centre ville pour aller au restaurant avec tous les élèves et les professeurs à 18h30.

Enfin, le soir nous avons eu quartier libre jusqu'à 22h dans le centre ville de Cracovie. Ainsi, nous sommes rentrés à l'hôtel et tout le monde a profité de sa dernière soirée en Pologne.

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On the last day, we saw the hill of Wawel where we visited Saint Stanislas-Venceslas Cathedral. Our guide told us that before WWII, Cracow was Poland's capital. But now it is Warsaw. After that, we had a last free time in the city center and then back to France. We, Inès and Lisa would like to say thanks a lot to all the teachers who were with us, who organised the trip, because it was amazingly interesting, we learned a lot, and we will, of course, never forget it.


Pour ce dernier jour, nous nous sommes rendus sur la colline de Wawel. Cette colline dispose d'un château et d'une cathédrale. Nous avons fait la visite extérieure du château Renaissance et puis l'intérieur de la cathédrale Saint Stanislas-Venceslas. La cathédrale a été reconstruite au XIVème siècle après avoir été détruite de nombreuses fois. Elle est le lieu de couronnement des Rois de Pologne, même après le déplacement de la capitale vers Varsovie. La cathédrale a la forme d'une basilique gothique. Elle est entourée de dix-neufs chapelles de styles différents, ajoutées successivement au cours des siècles.

Au dessus de l'entrée principale, sont accrochés les os d'une baleine, d'un mammouth et d'un rhinocéros, censés protéger du mal. La porte est composée du monogramme de Casimir le Grand. A l'intérieur nous avons pu voir le célèbre mausolée en forme d'autel à baldaquin de saint Stanislas, évêque et patron de la Pologne, occupe la place centrale. Une coupole dorée se trouve au dessus du cercueil en argent , soutenu par quatre figures d'anges et décoré de scènes de la vie du saint. Les nefs hébergent les tombeaux des rois de Pologne, sur lesquels reposent leurs gisants: celui de Ladislas le Bref, ceux de Casimir le Grand et celui de Ladislas Jagellon. Puis celui de la reine sainte Edwige et de Ladislas III Jagellon. Cependant, ce dernier tombeau est vide.


Par la suite, nous nous sommes intéressés à la chapelle la plus connue, la chapelle Sigismond, recouverte d'une coupole dorée, aussi considérée comme le chef d’œuvre de la Renaissance en Pologne. L'intérieur de cette chapelle se compose d'un autel, en face se trouvent les tombeaux des derniers rois de la dynastie Jagellons: Sigismond Ier l'ancien et de son fils Sigismond II Auguste. La chapelle suivante est de style baroque. La chapelle Sainte-Croix qui a été élevée comme mausolée du roi Casimir Jagellon et son épouse Elisabeth de Habsbourg. Les murs sont couverts de polychromie . Le tombeau du roi est sculpté dans le marbre tacheté. Ensuite, nous sommes descendues aux cryptes qui renferment les dépouilles de Joseph Poniatowski et de Tadeusz Kosciuszko.

Puis, nous sommes montés sur la tour Zygmuntowska. Tout en haut, nous avons eu une vue à couper le souffle et vu la plus célèbre cloche de Pologne. La légende raconte que si on fait un vœu puis qu'on la touche avec la main gauche, le vœu se réalisera. Enfin, nous nous sommes dirigés vers la cour intérieure : Sigismond I Stary.


Puis nous sommes allés voir une statue d'un dragon qui crache du feu toutes les quatre minutes.

Nous nous sommes ensuite, remis en route en direction du centre ville pour un dernier temps libre. Mais avant cela, nous nous sommes arrêtés devant deux églises.

Enfin, nous nous sommes rendus devant l'église des Dominicains que nous n'avions pas pu visiter le premier jour. Avant d'entrer à l'intérieur, nous avons pu admirer la mosaïque de Jean-Paul II ornant le Palais des Évêques. Cette église fut détruite par des incendies de nombreuses fois. L'Eglise est entourée de galeries gothiques.


Après cette visite, nous sommes allés manger puis nous avons profiter d'un dernier temps libre pour dépenser nos zlotys restants. Enfin, aux alentours de 15h, nous avons été transférés à l'aéroport de Cracovie avant de décoller vers 17h30.


Après 2h40 de vol, nous sommes bien arrivés à Gérone où nous avons pris le bus pour nous rendre devant le lycée où les grandes retrouvailles ont eu lieu.




Ce voyage fut véritablement très enrichissant. Pour la première fois, nous avons pu passer des livres à la réalité, une réalité extrêmement dure et encore présente soixante-dix ans après. La ville de Cracovie est "une ville commémorative", indispensable pour se souvenir. Ce voyage permet d'élargir sa culture, de gagner en maturité, mais aussi simplement de ne pas oublier.

Lisa & Inès