Compostelle

Le récit de mon projet : faire une partie du Chemin de Compostelle cet été.
Juin 2017
8 semaines
Dernière étape postée il y a 1362 jours
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Publié le 9 avril 2017

Le 1er janvier 2017, je me suis retrouvée à Roncevaux et l'idée est venue de faire Compostelle. Si je prenais le temps de marcher cette année ? Si je revenais à pied à Roncevaux ?

Une de mes joies dans la vie est de rencontrer des personnes qui vous aident à modifier la routine, qui, sans le savoir, influent sur votre vie. Ce 1er janvier, ce fut le cas avec Danièle, elle m'a racontée son expérience de Compostelle : ses rencontres, les gîtes, la vie sur le chemin. Elle a répondu à toutes mes interrogations et a su rassurer mes peurs. Elle m'a donnée envie de me lancer dans ce projet.

En revenant à Paris et après quelques recherches sur internet, je me suis précipitée chez Gibert pour acheter le fameux guide miam miam dodo : Compostelle mode d'emploi.

Ce livre est très complet. Il répond à toutes les questions qu'un pélerin néophyte, comme moi, se pose : Comment préparer son voyage ? Que mettre dans son sac à dos ? Comment gérer les étapes ?

Après avoir passé le mois de janvier, à en parler à mon entourage proche et à être encouragée : "c'est génial, vas-y fonce !" et un peu testée sur l'ampleur du projet : "es-tu sûre ? toute seule ?", il fallait surtout négocier les 2 mois de vacances avec mon employeur ! Chance du calendrier ou forte conviction, ce fût très facile de trouver un accord sur mes 8 semaines de vacances.

Compostelle, c'est parti !

Saint-Jean-Pied-de-Port

site internet : http://www.chemindecompostelle.com/

Guide : Compostelle mode d'emploi - Collection miam miam dodo - Jacques Clouteau - Les éditions du Vieux Crayon

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Publié le 9 avril 2017

En lisant le miam miam dodo et les différents blogs sur internet, le plus important pour réussir son pèlerinage est de voyager léger.

Intellectuellement, je conceptualise très bien : moins le sac sera rempli, plus ça sera facile d'avancer mais concrètement, je mets quoi dans mon sac ? A priori, il ne faudrait pas porter plus de 10% de son poids soit 6 à 7 kilos, si je retire l'eau et le poids du sac : 4 à 5 kg : pas grand chose.

Certains experts conseillent de d'abord faire le point sur l'ensemble de ces affaires et ensuite de prendre le plus petit sac pour éviter de le remplir. D'accord, mais non.

Est-ce que j'ai un sac ? Non. Avec mon Quecha, on fait vieux couple, nous avons fait beaucoup de chemin ensemble mais il est vraiment temps de se séparer.

En bonne parisienne, toujours heureuse de faire un peu de shopping, je suis partie Au vieux Campeur pour trouver mon nouveau partenaire. J'avais un peu prospecté, mais pas de critère précis.

Chez le spécialiste de l'équipement à Paris, je me suis retrouvée devant large choix de sac à dos face à moi, sans savoir lequel choisir. Toute intimidée devant le vendeur, physique de montagnard, j'ai expliqué que je me lançais dans la grande aventure de Compostelle et qu'il me fallait un sac léger et pratique. Après quelques essais et des conseils sur comment porter mon sac à dos : "Ce sont les hanches qui portent et pas les épaules", je suis repartie avec le Aura AG 50 d'Osprey.

Mon binôme de randonnée est laid : il est vert sapin mais il a l'air très confortable. Bref, comme certains.

Contente de concrétiser mon projet, je me suis offert une glace mandarine, cerise noire chez Berthillon. Pas terrible pour les hanches qui vont porter pendant 8 semaines mais formidable pour le moral.

Au Vieux Campeur : 70 boulevard Saint Germain -75005 PARIS

Sac Osprey Aura AG 50

Berthillon

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Publié le 9 avril 2017

Après le choix du partenaire sac à dos, la question est : quelles chaussures pour faire le chemin ? La voie Le Puy - Roncevaux, c'est 770 km. Etre bien chaussé est primordial.

Chez les experts de Compostelle, 3 courants s'affrontent :

- les sandales : pour avoir les pieds aérés, il est aussi conseiller chaussettes et sandales !?! OK, je laisse mes robes et mes talons à Paris, mais il ne faut pas exagérer.

- les chaussures basses : légères : il n'y a pas vraiment de montagne à franchir en France

- les chaussures hautes : chevilles bien maintenues, capable d'affronter tous les terrains

Qu'est ce que j'ai dans mon placard ? Pas grand chose, mes chaussures de randonnée ont rendu l'âme l'année dernière en Grèce et celles achetées à Paros m'ont martyrisées les pieds sur le Stevenson. Très mauvais souvenir ! J'ai été tellement marquée par mes ampoules que j'ai failli faire une séance EMDR, mes pieds refusaient de rentrer dans des chaussures de randonnée.

Après quelques recherches sur internet, je suis retournée au Vieux Campeur. Les vendeurs, beaucoup moins impliqué que mon vendeur de sac à dos m'ont conseillée de prendre des chaussures hautes pour protéger mes chevilles. Le poids du sac étant également un paramètre à prendre en compte. Après avoir essayé quelques paires, j'ai choisi les Renegade de chez Lowa : des chaussons. Elles sont très légères, Malheureusement, ils n'avaient pas ma taille.

Quelques jours après, je suis allée chez Expé dans le 12ème et le vendeur, très agréable, m'a préconisée la même paire de chaussures et il avait ma taille. Me voilà chaussée pour le chemin.

Il me reste à les mettre le plus possible avant le départ.

Au Vieux Campeur - 80 boulevard Saint Germain 75005 PARIS

Expé - 2 rue Charles Baudelaire 75012 PARIS

Renegade GTX MID Ws LOWA

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Tester le matériel en milieu naturel compliqué à Paris ! Les Tuileries ? Le Luxembourg ? Gravir Montmartre?

Les filles ont proposé de passer la journée à la campagne : cueillette à la ferme de Gally à Saint Cyr l'Ecole. : parfait pour profiter du soleil printanier et tester les chaussures en milieu champêtre.

45 minutes de métro et 45 minutes de voiture plus tard, nous sommes arrivées à la ferme. Complètement dépaysées ! Des collines et des champs à perte de vue.

En parisiennes, nous avons commencé par déjeuner au Café Gally : un brunch pour les unes, des pommes de terre et des oeufs à la coque pour les autres. Le café propose des desserts fabuleux : cake à l'orange, au citron, des meringues, des tartes ...

Le lieu est chaleureux et la restauration est simple et délicieuse : carte. Il est conseiller de réserver à l'avance.

Ensuite nous sommes allées arpenter les champs pour ramasser les légumes et fruits de saison : poireaux, salade, radis et radis ... La cueillette est très agréable et économique.

Nous avons choisi le bon créneau du début d'après midi, les champs étaient quasi vides. Quand nous sommes reparties vers 16 heures, c'était le rendez-vous des familles.

la cueillette des tulipes - Ferme de Gally 
Les champs de la ferme de Gally 

Pendant que les filles ont joué les maraîchères, j'ai testé mes chaussures sur différents terrains : sentiers, chemins, paille ...

Le test est très positif :

  • escalade des escaliers du métro : la semelle s'agrippe bien
  • bitume parisien : chaussures souples
  • sentier champêtre : chevilles maintenues
  • pas de frottement, ni d'ampoule après une journée

OK, la prochaine fois, je fais un vrai test en pleine nature.

La Ferme de Gally

CD 7 - Route de Bailly, 78210 Saint-Cyr-l'École

Site internet

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juin
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Publié le 5 juin 2017

Une des choses essentielles pour réussir son chemin de Compostelle, à part prendre soin de ses pieds, est de voyager léger. Quelle aventure de faire son sac !

Les guides conseillent de porter maximum 10% de son poids (il n'est pas précisé avec ou sans eau) soit pour ma part entre 6 et 7 7kg.

Ça m'a pris des semaines : à lire des blogs, à écouter les conseils des uns et des autres, à faire des piles de vêtements, à rassembler mes affaires dans une boîte ...

Il y a 2 semaines, j'ai fait une première version en prenant juste le nécessaire. Le couperet est tombé : 10kg dont 2 litres d'eau.

Désespérée...

La première version

Ce week end, j'ai refait une nouvelle version de mon sac avec l'essentiel.

J'ai enlevé mon maillot de bain, mon écharpe, des sous vetements, 2 t-shirt et mon cahier. J'ai refait ma trousse à pharmacie, ma trousse de toilette, pris des flacons plus petits. J'ai changé de pull pour le soir, de legging et ajouté ma boite à pique nique.

J'arrive à 8,5 kg, ce qui n'est pas encore un poids idéal.

Dur dur comme exercice mais indispensable pour la suite.

La technique de tri est la même que celle appliquée par Marie Kondo pour le rangement : en ai-je réellement besoin de chaque objet ? Est-ce que ça me fait plaisir ?

J'en reste là pour le moment pas prête à faire encore un tri supplémentaire, il faut que je réfléchisse.

La 2éme version