J1
après-midi

Partis dans la matinée, nous arrivons pour le pique-nique à Breuil Cervinia, station de ski située au pied du Cervin côté italien, aux tarifs plus accessibles que ceux pratiqués côté Suisse à Zermatt.

La météo n'est hélas pas avec nous en cette fin du mois d'août : nous commençons par une visite touristique du village. Nous sommes clairement hors saison et il se met à pleuvoir : l'ambiance est donc un peu tristouille...

Nous écourtons et allons prendre notre chambre à l'hôtel, situé un peu à l'écart du centre-village sur les hauteurs.

Après notre installation et un moment de lecture, le ciel se dégage !



Nous ressortons pour une balade de fin d'après-midi au pied du Cervin que nous apercevons enfin !


J2

Lever matinal dans l'espoir de voir les montagnes avant le développement des nuages. C'est réussi : le ciel est complètement dégagé alors que nous enchaînons 3 téléphériques pour grimper jusqu'au glacier situé à la frontière Italiano-Suisse. À plus de 3000 mètres, on peut y pratiquer le ski d'été et la vue panoramique est magnifique !

Cervin vu du plateau Rosa 

Il faut redescendre le premier tronçon en téléphérique, mais ensuite, nous continuons à pied jusqu'au lac Goillet, dont nous ferons le tour.

lac Goillet 

Après le pique-nique et une petite sieste au soleil, nous décidons de repartir en direction du refuge situé au pied du Cervin, par des sentiers restant plus ou moins à la même altitude jusqu'à la grimpette dans les pierriers menant au refuge. Comme la veille, le ciel se couvre en ce milieu de journée et nous arrivons sous quelques gouttes...

vue sur la vallée depuis le refuge Oriondé 

Comptant sur les éclaircies de fin de journée, nous finissons le tour du cirque pour redescendre au village par le côté opposé à celui par lequel nous sommes montés ce matin.

Malgré l'ascension du matin en téléphérique, nous aurons parcouru plus de 20 km, environ 800 m de dénivelé positif et un peu plus de 1000 m de dénivelé négatif.

J3

Nous profitons d'une matinée tranquille et ensoleillée à Breuil...

Une bonne partie de l'après-midi sera utilisée pour régler un problème de voiture, mais cela ne remet pas en question la suite de notre mini trip et nous arrivons en début de soirée à Cogne.

Le village est hyper touristique. Faut dire que c'est mignon. Nous nous y baladons en fin de journée et repérons une rando pour le lendemain.

J4

Nous roulons jusqu'à Valnontey, point de départ de notre rando du jour : encore une boucle au pied des langues glaciaires du massif du Grand Paradis.

On commence par marcher le long de la rivière en fond de vallée.

Après 3 ou 4 km, un chemin s'élève sur la gauche : ça grimpe raide en lacets, mais les vues sont superbes.

On débouche enfin sur un plateau.

De là, le sentier s'avance vers le fond du cirque, traversant les ruisseaux issus des glaciers. Nous sommes quasiment seuls.

Nous redescendons doucement en faisant le tour du cirque, pour rejoindre le cours d'eau du fond de vallée, que nous suivrons vers l'aval jusqu'à notre point de départ.

Peu avant l'arrivée nous faisons un crochet vers une ferme qui propose quelques spécialités locales : jus de pomme local, fromage blanc et panna cotta maison font un bon goûter.

Aujourd'hui encore, nous aurons marché sur une bonne vingtaine de km, pour un dénivelé d'environ 850 mètres.

Nous retraversons la vallée d'Aoste pour remonter en direction du col du Grand Saint Bernard, au pied duquel nous trouverons un petit hôtel familial pour la soirée et la nuit.

J5

Journée de transition, émaillée de balades et visites.

Première étape au Col du Grand Saint Bernard.

route qui monte au col côté italien et statue de Saint Bernard 

Nous choisissons de grimper jusqu'à un petit sommet voisin : belle vue d'en haut, bien que les plus hauts sommets (dont le Mont Blanc) soient dans les nuages.

Le ciel se charge : nous descendons côté Suisse, mais au lieu de rejoindre Martigny par la route principale, nous "coupons" par la montagne et faisons une halte à Champex-Lac. Nous y pique-niquons, faisons une petite balade le long du lac et un peu par hasard, suivons une visite guidée d'un fort d'artillerie, construit là en 1940 : à cette date, la Suisse coincée entre Hitler au nord et Mussolini au sud a sécurisé ses frontières en toute hâte. Les activités militaires furent abandonnées à la fin des années 90, puis des associations remirent le fort en état afin qu'il puisse être ouvert à la visite. Celle-ci est assez longue, mais intéressante.

De Champex, nous descendons sur Martigny, où nous ne nous attardons pas. C'est sous une pluie battante que nous grimpons à nouveau dans la montagne, jusqu'à Val-d'Illiez, village typique des vallées d'altitude en Suisse, avec ses chalets et sa gare.

J6
matin

Avant de quitter Val-d'Illiez, nous poussons jusqu'à Champéry, dernier village au fond de la vallée. Un téléphérique le relie à la station de ski située en altitude, mais le village en lui-même est typique et adorable. Nous nous y promenons une petite heure.

Demi-tour en direction de Morgins. Avant de passer la frontière avec la France, nous faisons une petite balade jusqu'à la Pointe de Bellevue, qui porte bien son nom !

L'extrémité est du Léman : à gauche, la France ; à droite, les Alpes Vaudoises 

Morgins est un peu déserte : malgré les possibilités de randonnées l'été, ici, la saison bat son plein en hiver !

Nous pique-niquons à la frontière Franco-Suisse, au bord d'un petit lac, redescendons sur Châtel et la vallée d'Abondance et rentrons à la maison.

Ce petit tour alpin fût tranquille et bien agréable !