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Avril 2010 : 

Pour la 4ème fois en 5 ans, nous décidons de partir en vacances au printemps et au Sud : hors saison, donc moins de monde et moins cher. Et après avoir tellement aimé la Sicile en 2008, nous renouons avec l'Italie : il y a la mer, il y a des volcans, c’est culturel, on y mange bien !

Par contre, cette fois, pas de bateau Gênes - Naples (et c'est bien dommage) : il va falloir "tailler la route".

Samedi 10 avril :

Nous sommes prêts à partir après que je sois rentrée du boulot, mais la météo est execrable sur l'Italie et annoncée telle pour tout le week-end sur la côte Adriatique et les Pouilles (première étape prévue au voyage). Nous décidons de modifier un peu notre parcours et repoussons notre départ d'un jour.

Dimanche 11 avril : 

On roule ! Sous la pluie battante ! Nous arrivons en fin de journée à Manfredonia où nous trouvons un camping pour la nuit. Hélas, la pluie nous empêchera de bien en profiter ou même de visiter le coin.

Le lendemain, la météo s'annonce meilleure : les vraies vacances commencent !

12
avr

Nous arrivons en fin de matinée à Matera, ville complètement intégrée au rocher sur lequel elle est construite, avec des habitations troglodytes.

C'est minéral, la pierre est claire, presque blanche. On n'ose même pas imaginer la chaleur dans les rues en été... Par contre, dans les "maisons" creusées dans la roche, il doit faire frais !

Nous visitons l'intérieur d'une habitation, aménagée en petit musée et adorons nous balader dans ces ruelles et aux alentours du village.

En fin de journée, nous trouvons un Agriturismo pour un camping à la ferme : nous sommes tout seuls, mais l’hôtesse nous propose le repas traditionnel du soir. Il sera pantagruélique et délicieux !

13
avr

Le temps est encore un peu maussade et nous prenons notre temps pour traverser "la botte" vers l'ouest, par de petites routes.

Nous nous arrêtons pour le pique-nique dans le village abandonné de Roscigno Vecchia.

En fin d'après-midi, nous arrivons à Paestum, où nous avons le temps de visiter un élevage de bufflonnes et la fromagerie attenante, qui fabrique la fameuse Mozzarella di Buffala.

Installation au camping sous la pluie... Espérons que ça va s'arranger !

14
avr

Nous consacrons la matinée à la visite du site archéologique de Paestum. Il reste deux temples debout et des vestiges de la cité grecque.

Le petit musée attenant renferme des stèles, dalles ou tombeaux ornés et bien conservés.

À l'issue de cette belle visite nous reprenons la route vers le nord, en longeant la mer. C'est tout plat et boisé. Régulièrement, des allées perpendiculaires à la route vont vers la mer, ce qui devrait nous permettre de trouver un chouette coin pique-nique... Hélas, toutes sont occupées par des "dames qui travaillent"... Les enfants commencent à poser des questions sur leurs tenues... Nous n'insistons pas et filons jusqu'à Salerne où nous mangerons nos sandwiches sur un banc, le long de la promenade de bord de mer.

Après quelques courses pour les jours qui viennent, nous repartons vers la côte Amalfiataine où nous allons nous poser dans l'unique camping, situé à Agerola, plus précisément dans le hameau de San Lazzaro. La route pour y accéder depuis la côte et Amalfi vaut à elle seule le détour : étroite, elle grimpe en épingles dans une gorge. Heureusement, des "refuges" sont aménagés pour s'y croiser. Nous aurons une petite frayeur en croisant le bus de ligne qui effectue la liaison Agerola-Amalfi : alors qu'il descendait, il n'a absolument pas ralenti en nous voyant, nous obligeant à une marche arrière un peu précipitée jusqu'à un passage un peu plus large.

Arrivés sur le plateau, nous traversons Agerola jusqu'à San Lazzaro, où le camping se trouve à côté de l'église : il faut passer sous un porche, c'est étroit, mais ça va, notre VW n'est pas trop gros !

Après nous être installés, une petite balade de fin d'après-midi nous permet de visiter le village et voir la côte et la mer 700 mètres sous nos pieds, la pente abrupte étant cultivée en minuscules terrasses.

 Amalfi vu d'en haut

Ce premier contact nous enchante !

Camping (et B&B) Beata Solitudo : au cœur du hameau, à côté de l'arrêt de bus et de petits commerces. Top ! 👍

15
avr

Au réveil, il pleut. Pas bien fort, mais suffisamment pour nous faire renoncer à notre projet initial : une chouette rando. La météo s'annonce meilleure les deux jours suivants : il faut trouver un plan B pour aujourd'hui.

Nous sommes arrivés à San Lazzaro par une petite route tortueuse, mais le plateau est desservi depuis le nord par une bonne route, qui peut nous conduire en moins d'une heure à Pompei. Nous avions prévu d'y aller en train depuis Sorrente quelques jours plus tard, mais de tout ce qu'on a prévu dans le coin, c'est franchement ce qui est le moins gênant sous la pluie.

Nous extirpons le VW du camping et c'est parti !

L'avantage, c'est qu'il n'y a pas foule. Le site est immense. Nous arpentons la rue principale jusqu'aux arènes. Beaucoup de maisons sont fermées, officiellement pour rénovation... mais nous savons aussi que les budgets dédiés à la culture ont été largement amputés ces dernières années... C'est un peu désolant.

Heureusement, nous pouvons tout de même visiter quelques intérieurs, laissant deviner la richesse des décorations.

Après presque 5 heures de balade, nous avons fait le tour ; il y aurait de quoi rester plus longtemps, mais il se remet à pleuvoir et pour les loulous, c'est déjà pas mal ! Une grande pizzeria à l'entrée du site nous parait un peu "attrape touristes", mais il est 15 h et nos ventres crient famine. Finalement, les pizzas sont très bonnes et les tarifs raisonnables.

Nous rentrons à San Lazzaro pour une fin d'après-midi tranquille, entre petite balade et lecture au camping, sous un ciel qui s'éclaircit doucement.

Finalement, c'était une chouette journée 👍

16
avr

Ce matin, c'est tout gris, le temps que l'humidité s'évacue, mais il ne pleut pas et la journée est annoncée "belle". Nous prenons donc le bus jusqu'à Bomerano (un autre hameau d'Agerola) et nous nous engageons sur Il Sentiero Degli Dei. Celui-ci est très ancien et avait pour but de relier, à pied et avec des mules d'anciens hameaux perchés à 600 m d'altitude au dessus de la côte entre Praiano et Positano.

 d'est                  en                              ouest

Au passage, nous admirons donc les cultures en terrasse et d'anciennes habitations.

Arrivés à Nocelle, nous descendons un peu jusqu'à une petite place devant l'église et les marches continuant, nous poursuivons la descente... avant de réaliser que ce n'est pas le bon chemin ! Il va nous faire arriver sur la côte avant Positano qu'il faudra rejoindre en longeant la route 👎 . Nous remontons donc notre centaine de marches descendues pour rien (les enfants ont compté ) pour trouver le chemin qui continue à flan de montagne, offrant des vues de plus en plus belles sur des gorges, des à-pics et la montagne.

Nous arrivons sur les hauteurs de Positano, et descendons jusqu'à sa plage par une longue volée de marches (cette fois, ce sont les bonnes !) Le village est charmant, nous pique-niquons sur la plage, nous baladons dans les petites rues bien pentues et nous offrons une glace bien méritée après cette belle rando.

Sur le coup de 16 h, nous prenons le bus pour Amalfi et c'est ainsi que nous découvrons pour la première fois la route côtière... étroite et sinueuse. On comprend pour quoi elle est interdite aux camping-cars et cars de tourisme ! Le chauffeur du bus de ligne a l'habitude et ne se laisse pas démonter : il passe !

À Amalfi, nous faisons un petit tour en attendant le bus qui monte à Agerola-San Lazzaro : ça nous plaît déjà ! On reviendra visiter demain.

Le dernier trajet en bus vaut son pesant d'or : il enchaîne les virages sans mollir avec un coup de klaxon avant chaque épingle. Les autres ont intérêt à se pousser. Mais ça passe. Toujours. Et il nous dépose au terminus, devant l'entrée du camping.

17
avr


Par ce deuxième jour de beau temps sur la côte, nous voulons visiter Ravello, perché sur un "nid d'aigle" à l'est de San Lazzaro. Un chemin muletier permet d'y aller à pied, mais il faut passer une grande combe et le chemin est long. Nous irons donc en bus : on descend d'abord jusqu'à Amalfi, puis on remonte de l'autre côté, pour arriver à Ravello.

Les voitures sont bannies, tout est calme, l'ambiance est chic et feutrée... Nous passons sous le porche d'une sorte de palais pour déboucher sur un jardin magnifique, surplombant la mer.

En avançant dans le jardin, se succèdent kiosques et statues, qu'on ne mettrait pas chez soi, mais qui dans ce cadre, sont en parfaite harmonie.

Plus loin, le jardin devient parc, dans lequel quelques tables sont nonchalamment disposées pour un café dans cet environnement enchanteur .

Nous revenons sur nos pas et trouvons le sentier qui descend le long des fortifications vers la mer. En bas, le village d'Altrani est modeste mais plein de charme.



Nous rejoignons Amalfi et sa petite plage de galets gris pour une petite baignade. Nous visitons ensuite la cathédrale et son beau cloître, et nous baladons dans la ville, elle aussi pleine de ruelles.

Retour en bus à San Lazzaro où nous trouverons un petit resto sympa pour le soir après cette belle journée.

Ravello a été un coup de cœur !

18
avr

Au réveil, le temps est à nouveau très maussade.

Nous maintenons le programme prévu, à savoir : descendre sur la côte sud, rouler vers l'ouest jusqu'au bout de la presqu'île où des sentiers permettent des balades, rejoindre Sorrente et la visiter avant de se poser dans son unique camping pour la nuit.

Hélas, nous avons été rattrapés par la pluie au moment des balades que nous avons écourtées 😥.

Nous avons seulement pris le temps de quelques courses et de regarder les horaires des bateaux pour Capri avant de nous réfugier dans le combi au camping, à l'abri d'une pluie torrentielle... Après-midi lecture, donc !

Petit resto le soir tout de même pour se remonter le moral 😛... d'autant que la météo s’annonce meilleure le lendemain 👍.

19
avr

Nous nous levons tôt pour attraper le premier bateau pour Capri et ouf, il fait super beau !

Vu les difficultés de stationnement, nous laissons sagement le combi au camping et il faut d'abord marcher un bon quart d'heure pour rejoindre le port et l'embarcadère.

Après une courte traversée, ça y est, nous y sommes. À Capri, tout se passe en haut du rocher. On peut monter à pied ou en funiculaire : vu que nous allons ensuite pas mal marcher, nous choisissons cette solution.

Nous décidons de visiter la partie est de l'île et nous nous engageons donc sur un chemin qui longe la côte nord. Au bout, un belvédère offre une belle vue sur le bout de la presqu'île Amalfitaine.

Nous visitons ensuite la Villa Jovis, résidence de l'empereur Tibère : très en ruine, mais très instructif ! Nous avons bien aimé ! Nous reprenons le sentier qui revient par la côte sud, plus sauvage et magnifique !

Un long chemin serpente jusqu'à la mer : nous le suivrons ! Et remonterons en passant dans un parc, puis longerons quelques boutiques de luxe avant de nous offrir une glace et de reprendre le bateau retour en fin d'après-midi.

Sorrente vue du bateau 

Avant de regagner le camping, nous visitons encore le très joli et bucolique Chiostro di San Francesco à Sorrente.

Fin de soirée au resto après cette très belle journée !

Bilan : Capri, c'est très joli ! Et nous n'avons vu qu'un tiers de l'île ! 

20
avr

Nous quittons Sorrente et la presqu'île Amalfitaine par une belle journée de beau temps, direction : le Vésuve !

À son pied, d'abord, pour visiter Herculanum, autre cité engloutie par l'éruption de 79 après JC et mieux conservée (car n'ayant pas reçu les pluies de pierre ponce comme à Pompei et la chaleur des coulées pyroclastiques a permis la conservation des bois). Alors, oui, cette cité est plus petite, mais peut-être plus émouvante, plus intime. On y comprend mieux la vie quotidienne, comme par exemple avec ces comptoirs où les habitants venaient commander et prendre leur repas de midi : les premiers fast-food !

Les mosaïques, peintures et sculptures ornant les villas ou les bains sont également superbes.

Nous avons beaucoup aimé cette visite !

Après un pique-nique dans un parc de la ville actuelle d'Herculanum, nous prenons la route qui traverse les vignes et autres cultures en terrasse avant de s'élever sur les pentes du volcan, jusqu'au sommet du Vésuve.

Il faut payer une (petite) redevance pour accéder au pourtour du cratère. Bien sûr, après avoir visité les volcans siciliens (Etna, Vulcano, Stromboli) deux ans auparavant, celui-ci nous impressionne moins... Mais quand même, c'est un beau volcan !

Et de là haut, la vue est superbe, sur Naples au nord et sur Pompei et la presqu'île Amalfitaine au sud.

En fin de journée, nous contournons Naples afin de rejoindre le camping que nous avons choisi pour les trois jours suivants, à Puozzoli : le Vulcano Solfatara, situé dans le cratère du volcan. Nous posons le combi à l'ombre des arbres, prenons le repas du soir dans les odeurs de soufre... et irons visiter demain (et après, car quand on campe, l'accès au site touristique est gratuit et à volonté, jour et nuit ! 👍)

21
avr

Ce matin, nous sommes tous impatients d'aller découvrir le cratère dans lequel nous avons dormi ! La Solfatara fait partie du vaste complexe volcanique des Champs Phlégréens, toujours actif... et qui "menace" Naples au nord bien autant que le Vésuve au sud...

au premier plan : le camping 

Nous quittons la partie boisée et ombragée où est installé le camping pour déboucher sur un décor lunaire, où l'on comprend immédiatement le nom donné au cratère : pas de doute, ça sent le soufre !

Nous nous baladons : ça fume, ça glougloute, ça gargouille ; c'est visqueux, c'est gris bouillasse, c'est jaune orangé. À un endroit précis, un guide demande à son groupe de sauter : le sol bouge très très sensiblement. Impressionnant ! Du coup, un peu plus tard, au passage d'un autre groupe, nous sautons tous les quatre, provoquant quelques cris effarés ! Les enfants sont morts de rire !

Après cette chouette visite, nous décidons de descendre visiter la ville de Pozzuoli. À l'aller, nous longeons la route principale (pas terrible, mais bon ça va, il y a des trottoirs) et peu après la gare, nous décidons d'aller visiter les arènes. Bon, ce n'est pas celles de Nîmes, mais quand même, c'est pas mal ! Elles sont en briques ce qui nous semble assez rare.

Nous descendons encore jusqu'au port avant de nous balader dans les rues piétonnes du centre-ville. Après une bonne glace, il est temps de remonter et pour cela, M. a repéré un sentier et des escaliers qui devraient nous ramener sur la route principale qui passe près du camping.

C'est parti. Nous traversons des quartiers moins touristiques, mais c'est sympa de voir aussi où les gens vivent. Sur la fin, un escalier grimpe bien raide le long d'un mur dans un beau jardin fleuri... on sent l'arrivée... sauf qu'une fois tout en haut, la route est là, on la voit... de l'autre côté d'un haut portail bien fermé. Nous sommes enfermés DANS une propriété... dont la maison semble inhabitée. Pourtant, venant du bas, nous n'avons jamais franchi de porte / barrière / portail / interdiction quelconque... Et sur notre appli de cartographie, il y a bien un sentier... Alors ok, c'est mal, mais, en forçant un peu, M. réussit à entrouvrir le portail et nous parvenons à sortir !

Quelques mètres plus loin, nous rejoignons la rue qui mène au camping, la vue n'est pas mal !

En fin d'après-midi, nous retournons voir le cratère et voulons essayer le sauna naturel du camping : ah ça, pour être naturel, il est naturel ! Ils ont installé une cabane-sauna au dessus d'une bouche du volcan. C'est bien chaud et bien fumant... mais l'odeur de soufre est intenable ! Nous renoncerons...

Repas du soir dans une pizzeria du quartier et soirée tranquille après cette belle journée !

22
avr

Nous nous levons assez tôt, rejoignons (à pied) la gare de Pozzuoli pour prendre un train jusqu'à Naples. Nous arrivons à la gare Montesanto, d'où un métro nous conduit au sommet de la colline de Vomero : nous aimons bien commencer les visites d'un lieu par une vue d'ensemble depuis un point haut !

Pour de beaux points de vue, il faut entrer dans le chateau Sant Elmo, dont la visite est couplée avec la Chartreuse di San Martino. Depuis les fortifications, on voit côté mer, d'est en ouest...

... et côté ville, avec Spaccanapoli, la rue qui "coupe" la ville en deux... surtout vu d'en haut si on se met bien dans l'axe :

La visite de la Chartreuse s'avère bien agréable, avec notamment un cloître et des jardins qui plaisent bien aux enfants (avec leurs têtes de morts...).

Nous trouvons de quoi manger dans une focacceria du quartier, puis descendons dans la ville basse par les petites rues du Quartier des Espagnols.

De là, nous sommes à deux pas de la belle Galleria Umberto et de la majestueuse Place du Plébiscite... d'où l'on entrevoit la colline du Vomero d'un côté et le Vésuve de l'autre.

En repartant, nous passons devant le Théâtre San Carlo... qui vante une visite guidée en français dans 10 minutes. On y va ? On y va ! Sans regret : ce théâtre est magnifique ! Les photos sont en principe interdites car il y a une répétition, mais le guide voit qu'elle n'a pas commencé et ferme les yeux...

De là, nous rejoignons le Castel Nuovo, tout proche, à la porte de marbre blanc entre les tours de pierre volcanique noire. À l'intérieur, quelques peintures et ce retable en magnifique trompe l’œil !

Nous retournons vers Santa Lucia pour aller visiter le Castel dell'Ovo sur sa presqu'île. La visite en soi n'est aps exceptionnelle, mais on a de belles vues sur le port la ville et toujours, le Vésuve.

Nous commençons à fatiguer un peu, mais trouvons l'énergie de longer un beau jardin en bord de mer, vers l'ouest, pour trouver un l'arrêt d'un bus qui nous ramènera à Pozzuoli.

Le trajet en bus est bien plus long qu'en train, mais après cette journée bien dense, nous nous reposons en regardant défiler les quartiers moins touristiques par la fenêtre : bien agréable, finalement ! Et le bus nous déposera à l'arrêt juste devant le camping : ouf, pas besoin de marcher !

Soirée tranquille au camping.

23
avr

Ce matin, il pleut... comme prévu... Nous descendons à la gare en bus puis prenons le train pour Naples où il y a moyen de visiter pas mal de choses en étant à l'abri.

Nous commençons par le célèbre Musée Archéologique, où sont exposés entre autres les vestiges de Pompei : sculpture, peintures et mosaïques. C'est toujours la "semaine de la culture", donc gratuit... mais hélas, toutes les salles consacrées à Pompei sont fermées pour "rénovation" ou "réorganisation" (on ne comprend pas bien, mais bref, c'est fermé 😥 ).

Nous nous rabattons sur la Collection Farnese, ensemble de sculptures retrouvées pour la plupart lors des fouilles des thermes de Caracalla à Rome.

À l'étage, nous pouvons donc seulement admirer la maquette de Pompei.

.. et je complète avec quelques photos de mosaïques et peintures, prises par Clo lors de son voyage scolaire 3 ans après...

Après cette visite écourtée, il plouvine, mais ça va... Nous nous dirigeons vers la Via Duomo, entrons dans la cathédrale... où se tient un mariage (donc nous ne nous attardons pas et surtout restons dans le fond de l'église). En ressortant, la pluie s'intensifie et les enfants ont faim : ok, une pizzeria est sur notre chemin, nous y entrons et dégustons de délicieuses et véritables pizzas napolitaines !

Requinqués, nous rejoignons la petite mais célèbre Via San Gregorio Armeno, piétonne et bordée d'échoppes de santonniers, spécialité napolitaine également.

Au bout, nous faisons la visite de Naples Souterraine : on descend pour découvrir un ancien réseau d’adduction d'eau et des réservoirs creusés dans le tuf volcanique qui constitue le sous-sol de la ville actuelle. Intéressant et sympa (mais on n'a pas de photos).

Après cette visite à l'abri, nous rejoignons, toujours sous la pluie, l'église du Gesù Nuovo où nous entrons. Bon, là aussi, c'est l'heure de la messe, donc nous ne nous avançons pas trop, mais c'est encore une belle église baroque !

 De g. à d. :  Cattedrale di Santa Maria Assunta   -   Via San Gregorio Armeno     -    Chiesa del Gesù Nuovo

Nous ne profitons pas trop des ruelles et places de la vieille ville à cause de la pluie, mais finissons tout de même notre journée par une visite incontournable en extérieur : le magnifique Cloître Santa Chiara :

Nous rentrons à Pozzuoli et comme c'est notre dernier soir, nous allons dîner dans un petit resto de la ville près du port.

Pour rentrer au camping ensuite, nous avions bien repéré l'horaire du dernier bus. Sur le coup de 22h, nous voilà donc à l'arrêt... On attend... pas de bus. On commence à se demander si on va devoir se prendre un taxi pour remonter (nous n'avons pas le courage de le faire à pied de nuit et sous la pluie...) mais avant, une affichette donne un numéro de téléphone à composer en cas de problème. Dont acte. 15 minutes après, un bus arrive (c'est un minibus) : le chauffeur nous explique qu'il n'y a jamais personne sur sa dernière tournée, donc il était en train de rentrer chez lui ! Ah... bon, ok, ben nous on monte hein... Pas trop contrarié, ils nous ramène à fond les ballons, loupe l'arrêt et avant qu'on ait le temps de dire quoi que ce soit, prend le virage dans la ruelle qui conduit au camping où il entre pour nous déposer (et faire son demi-tour) ! Morts de rire...

Dernière nuit au camping après cette journée pluvieuse, mais bien remplie !

24
avr

Nous devions rentrer en deux jours, avec étape à Pise qui a l'avantage de ce trouver à mi-chemin et d'offrir une curiosité à visiter.

Mais en arrivant aux abords de notre étape du soir, il pleut toujours. Du coup, nous continuons : nous arriverons tard mais tant pis, notre lit nous attend à la maison et demain c'est dimanche, on peut dormir.


Bilan :

Ce voyage printanier a été franchement marqué par une météo pluvieuse... Mais cette région a un patrimoine culturel tellement important que nous avons presque toujours pu nous en accommoder.